
Publié le 4-09-2010
"Le mouvement pour un boycott culturel d’Israël pour
réagir au traitement des Palestiniens par ce pays, boycott modelé sur
celui de l’Afrique du Sud de l’apartheid, peut arriver à éclipser des
décennies de comédies politiques mensongères en faisant s’engager les
intellectuels, les universitaires et les artistes occidentaux. Des
personnalités renommées internationalement, tels que Naomi Klein et Ken
Loach, soutiennent cet appel au boycott et maintenant, l’un des groupes
les plus en vogue en Grande-Bretagne, "Massive Attack", apporte son
soutien public au boycott. « J’ai toujours eu le sentiment que c’était la seule
façon d’avancer, » me dit Robert Del Naja, premier chanteur du groupe,
lors de notre rencontre aux Galeries Lazarides à Fitzrovia, Londres. Del
Naja est un artiste et un musicien, son visage et ses doigts sont
mouchetés de peinture. Des dizaines de tableaux sont répandus sur le
parquet, en train de sécher. « C’est un système qui a été appliqué pour
de nombreux pays. C’est un bon objectif car il fait une pression
constante et c’est cela qu’il faut. » Les musiciens ont tout un passé derrière eux de
ralliements de l’opinion au soutien de causes politiques. Le mouvement
anti-apartheid mondial a connu un coup de fouet, dont il avait
désespérément besoin, quand les musiciens ont commencé à s’y impliquer.
Le single "Sun City", par les "Artistes unis contre l’apartheid", en
1985, et le concert en hommage au 70è anniversaire de Nelson Mandela à
Wembley, en 1988, ont catapulté la cause dans des millions de foyers
ordinaires. « Je pense que les musiciens ont un rôle majeur à
jouer, » dit Del Naja. « Je trouve que plus je m’implique, plus le
mouvement devient quelque chose de tangible. Je me souviens des
concerts de rock des "Artistes contre l’apartheid", et ceux de "Rock
contre le racisme", dans le même genre à l’époque. Des groupes comme
"Clash" et "Specials" ont beaucoup influencé l’esprit de la jeunesse à
ce moment-là. Ces expériences riches d’enseignement sont toujours
évidentes dans les conceptions de "Massive Attack" aujourd’hui. Un
concert typique du groupe, c’est une fusion torride de musique avec de
messages politiques et de statistiques qui s’affichent sur les écrans
vidéo, pendant que le groupe apporte régulièrement son soutien à des
causes humanitaires. » Les appels au boycott ont d’abord été lancés il y a cinq
ans par la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et
culturel d’Israël, mais une série de développements, débutant avec la
guerre contre Gaza durant l’hiver 2008-2009, ont stimulé le soutien à la
campagne. Après le raid meurtrier d’Israël contre la Flottille de la
Liberté pour Gaza, le 31 mai dernier, un certain nombre d’artistes
réputés, notamment les "Pixies", Elvis Costello et Gorillaz, ont annulé
leurs concerts en Israël. En août, 150 artistes plasticiens irlandais
ont également promis de ne pas se produire en Israël, mais ce sont les
musiciens qui se sont montrés les plus éminents partisans du boycott. Leurs points de vue ne sont pas unanimes, cependant.
D’autres musiciens, d’Elton John et Diana Krall (l’épouse de Costello) à
Placebo et John Lydon, ont refusé d’annuler leurs dates de concerts en
Israël. Certains insistent en affirmant qu’un engagement avec Israël est
plus productif – position que rejette Del Naja. « On nous a demandé de
jouer en Israël et nous avons refusé. » dit-il. « La question qui nous a
été posée : "Si vous n’y jouez pas, comment pouvez-vous y aller et
changer les choses ?" ». J’ai répondu : "Ecoutez, je ne peux pas jouer
en Israël quand les Palestiniens n’ont pas accès aux mêmes avantages que
les Israéliens". Je pense que la meilleure approche est de boycotter un
gouvernement qui semble décidé pour des politiques destructrices. Et
c’est triste, parce que nous avons rencontré des gens formidables en
Israël, et c’est une décision difficile à prendre. » Au-delà du monde des arts, un nombre croissant
d’organisations syndicales, de syndicats d’étudiants et d’Eglises sont
en train de s’impliquer dans le mouvement pour le Boycott, les Sanctions
et le Désinvestissement (BDS). Même un groupe basé en Israël, "Boycott
de l’intérieur", soutient la campagne, déclarant que « l’agenda
politique du gouvernement ne changera que lorsque le prix pour le
maintien du statu quo deviendra trop élevé… parce les niveaux actuels
d’apathie dans notre société rendent cette initiative indispensable ». « Nous n’allons pas arriver à une libération sous peu de
temps, » concède Del Naja, mais pour lui, la question est de faire
« pression, une pression permanente nécessaire ». Et la menace d’un
isolement international d’Israël et de répercussions économiques
commencent manifestement à porter leurs fruits : le parlement israélien,
la Knesset , a récemment voté en première lecture, un projet de loi qui
imposera de lourdes amendes à tout citoyen israélien qui lancerait ou
soutiendrait un boycott contre Israël, et un autre projet, pour
interdire aux étrangers – tel Del Naja – qui agissent de même, d’entrer
en Israël pendant dix ans. « Le boycott n’est pas un acte d’agression contre le
peuple israélien, » dit-il. « Mais contre son gouvernement et sa
politique. Il est nécessaire de le rappeler à chacune et chacun, car il
est très facile de se faire accuser d’être un antisémite, alors que ce
n’est pas du tout le sujet. » *William Parry a écrit : « Contre le Mur : l’art de la
résistance en Palestine », publié par Pluto Press (Grande-Bretagne,
£14,99) Source : http://www.newstatesman.com/music/2010/09/israel-interview-boycott-naja (Traduit par JPP) CAPJPO-EuroPalestineLe groupe musical
"Massive Attack", apporte son soutien public au boycott

Israël : on a raison de boycotterPublié le 4-09-2010 Le journaliste Gideon Eshet, du
quotidien à grand tirage Yediot Ahronot, revient, vendredi dans un
éditorial, sur la décision de centaines d’artistes israéliens de
boycotter la colonie d’Ariel (Cisjordanie occupée) où doit
officiellement se tenir un festival théâtral en novembre prochain.
« Les boycotts sont quelque chose de légitime », écrit-il en titre, et
c’est même selon lui « un mode d’ expression parfaitement juif ». Lire
ci-dessous (traduit de l’anglais par CAPJPO-EuroPalestine)
Les boycotts sont légitimes C’est même une manière juive de s’exprimer, alors pourquoi tout ce bazar à propos du boycott du théâtre d’Ariel ? (Par Gideon Eshet) Le boycottage d’Ariel, annoncé par des artistes, des écrivains et des professeurs d’université a fait beaucoup de bruit ici. Comme si une infraction grave venait d’être commise. Il y a eu des voix pour dire que c’était parfaitement illégitime et correspondait, à Dieu ne plaise, à une coutume diasporique. Les plus prudents ont dit que les personnes bénéficiant de subventions publiques –comme les théâtres ou les établissements universitaires – n’ont pas le droit de boycotter d’autres Israéliens, quels qu’ils soient. Pourtant, le boycott est un mode d’expression légitime partout dans le monde, et une arme politique vitale. Les Américains et les Indiens avaient imposé un boycott sur les produits britanniques, à l’époque où ils luttaient contre l’occupant anglais. Les anti-esclavagistes américains boycottèrent les fabricants américains qui pratiquaient l’esclavagisme. De nombreux Etats ont boycotté les produits sud-africains quand ce pays pratiquait la ségrégation raciale. On a aussi vu les Etats-Unis boycotter les Jeux Olympiques à Moscou, et les Soviétiques boycotter les Jeux Olympiques à Los Angeles. Des syndicats et des associations de consommateurs ont pareillement boycotté des fruits et légumes, dans le cadre d’une lutte entre ouvriers agricoles et propriétaires. C’est comme ça, le boycott est quelque chose de mondial. Et c’est aussi une pratique juive. De fait, les Juifs ont imposé le boycott à l’encontre d’autres Juifs, ceux qu’on appelle les Samaritains. Pas tant parce que ces derniers voyaient d’un bon œil la lutte des Palestiniens, mais plutôt parce que ces Samaritains considèrent le Mont Gerizim comme leur Saint des Saints, au lieu de Jérusalem. Le fait que les Samaritains lisent et étudient de manière presque exclusive la Torah, en ignorant largement le contenu du reste des écrits bibliques (ce que font aujourd’hui une bonne part des ultra-orthodoxes aussi) n’était pas pris en compte. Leur haut degré d’observance des prescriptions de la Torah, bien plus élevé que chez le Juif laïque moyen, n’était pas non plus porté à leur crédit. Le judaïsme orthodoxe et l’Etat d’Israël décidèrent de les boycotter. Un boycott de taille, n’est-ce pas ? On peut mentionner aussi le boycott juif des automobiles Ford. Aujourd’hui, on voit plein de Ford en Israël. Mais dans les années 1920, les Juifs avaient lancé une campagne de boycott contre ce fabricant. Pourquoi ? Cela n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui est intéressant, dans cet épisode, c’est que ce fut une des campagnes de boycott parmi les plus réussies, à l’instar de celle, ultérieure, lancée contre l’Afrique du Sud. Le fabricant américain finit par supprimer les écrits antisémites du fondateur de la firme, Henry Ford. Ailleurs, des Juifs « sionistes » imposèrent un boycott des produits d’entrepreneurs juifs ayant osé embaucher des ouvriers arabes. Et on peut dire aussi quelque chose à propos des boycotts lancés par des gens ou des institutions subventionnés par l’Etat d’Israël. Il y en a un paquet. Toutes les institutions juives orthodoxes, qui sont financées par l’Etat, boycottent néanmoins les congrégations Réformées et Conservatrices. Pendant ce temps, des ultra-orthodoxes édictent le boycott des magasins vendant de la nourriture non-cachère aux côtés d’aliments cachère, quelque chose que leurs homologues de Londres n’oseraient jamais faire. Tout cela émane d’institutions religieuses financées par l’Etat. Mais bien sûr, quand la politique religieuse arrive sur le tapis, Limor Livnat (ministre de la culture) et Benjamin Netanyahou (Premier Ministre), qui pérorent en ce moment sur les boycotts émanant de gens financés publiquement, ne trouvent rien à redire. Condamnations absurdes L’Union Européenne a imposé un boycott des produits des colonies, ne les reconnaissant pas comme produits « made in Israel », et leur appliquant des tarifs douaniers. Mais lorsque cela se produisit, que fit donc le gouvernement, qui comptait alors dans ses rangs Ariel Sharon, Benjamin Netanyahu, Ehud Olmert et Limor Livnat ? Il déclara sa disponibilité à coopérer avec ce boycott, et les produits d’Ariel ne sont plus considérés comme fabriqués en Israël. Enfin, il faut savoir que le gouvernement israélien ne reconnait pas « l’Université d’Ariel ». La règlementation du Conseil de l’Enseignement Supérieur ne s’y applique pas, et lorsque des pressions ont été exercées sur lui, le Conseil les a repoussées. L’établissement d’Ariel n’est donc reconnu que par la grâce d’un décret du gouverneur militaire, remplaçant de l’Etat jordanien dans ce territoire occupé. Ironiquement, c’est donc le gouvernement lui-même qui a initié le boycott d’Ariel , avec une Limor Livnat déjà à la tête de ce Conseil, et toujours à sa tête aujourd’hui ! Autrement dit, même dans ce cas, le boycott a été fait sur fonds publics ! Alors, en quoi l’acteur Dror Keren et l’écrivain David Grossman (deux des signataires de l’appel au boycott d’Ariel, NDLR) méritent-ils des condamnations aussi insensées ? Parce qu’ils se sont conduits comme les Juifs et leurs gouvernements se conduisent, depuis des générations ? Ou parce qu’ils font ce que ferait tout défenseur des libertés luttant contre la discrimination et l’oppression ? Gideon Eshet L’article en anglais : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3948278,00.html CAPJPO-EuroPalestine |
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contre la reprise des pourparlers israélo-palestiniens à Washington
publié le samedi 4 septembre 2010
Karim Lebhour
Les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens reprennent le 2 septembre à Washington sous l’égide de Barack Obama. Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas sont arrivés aux Etats-Unis, alors que quelques centaines de personnes ont manifesté mercredi matin 1er septembre, à Ramallah contre cette reprise des négociations. Ils participent à des courants de pensée qui commencent par gagner du terrain.
Les manifestants répondaient surtout à l’appel des partis de gauche et des milieux associatifs. Quelques centaines de personnes, ce n’est pas un rassemblement massif, mais le sentiment anti-négociations est très largement partagé dans l’opinion palestinienne, beaucoup plus que ces quelques centaines de personnes qui se sont rassemblées sur la place centrale de Ramallah.
Il est très difficile de trouver des pro-négociations dans les territoires palestiniens en dehors des dirigeants des autorités palestiniennes. Et l’idée principale est que les négociations sont une perte de temps et qu’elles servent d’abord à Israël à gagner du temps pendant que la situation sur le terrain se dégrade et que les colonies se développent. Pour cela les manifestants demandent aux autorités palestiniennes d’arrêter de négocier. C’est une position qui gagne aussi en puissance au sein même du Fatah et l’un des manifestants portait une pancarte par exemple avec la définition de l’idiotie qui était selon lui, de refaire sans cesse la même erreur en espérant à chaque fois que le résultat sera différent.
Tous ceux qui s’opposent à ces négociations affirment que les Palestiniens ont accepté d’aller à Washington dans de très mauvaises conditions, sans avoir obtenu le gel des colonies, sans même avoir obtenu une déclaration ou un arrangement clair du Quartet sur cette question. Très pessimistes, ils prévoient qu’au mieux ces négociations seront inutiles, et au pire, les Palestiniens pourraient être poussés à un accord qui sera inacceptable par une large partie de la population. [1] ]]
Alors quelle alternative ?
Le reproche qui est fait à l’Autorité palestinienne, c’est de miser seulement sur ces négociations et depuis bien trop longtemps. Les manifestants souhaitent, que les Palestiniens réfléchissent à d’autres moyens pour mettre fin à l’occupation, par exemple, « la résistance populaire », c’est-à-dire les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre Israël. On parle beaucoup également d’actions en justice contre les entreprises ou les compagnies internationales qui prendraient part à la construction des colonies en Cisjordanie. C’est un mouvement qui monte au sein de l’opinion palestinienne.
Par ailleurs, un autre mouvement qui gagne du terrain, est celui de « l’Etat unique ». Un groupe de Palestiniens a lancé une campagne en Cisjordanie ces dernières semaines pour demander l’intégration des Palestiniens et des Israéliens dans un seul Etat, avec les mêmes droits civiques. Et c’est un courant d’opinion qui commence à sortir des marges dans lesquelles il était encore il y a quelques années.
[1] voir les réactions de la presse régionale :
La presse reste mesurée après la rencontre Abbas-Netanyahou
Plusieurs sons de cloche ce matin dans les médias du Proche-Orient. De l’optimisme feutré au pessimisme forcené, petit tour d’horizon de la presse régionale.
En tant que principal protagoniste, la presse israélienne veut croire aux pourparlers directs mais émet encore quelques réserves. Pour le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, c’est « un premier pas » significatif. Si le ton modéré de Benjamin Netanyahou a plu, Nahum Barnea, éditorialiste vedette du journal , ne donne pas dans l’optimisme aveugle : « Il est possible que tout cela ne soit que du théâtre, que Netanyahou cherche avant tout à complaire à l’administration américaine, et que ses propos ne visent qu’à faire porter sur le camp adverse (palestinien) la responsabilité d’un échec » écrit-il en une. Le journal Maariv se penche lui sur la maturité du Premier ministre israélien, « Netanyahou est-il sérieux ? Est-il assez mûr pour un accord de paix historique ? ». La suite de l’article suppose que l’espoir est permis, déconcerté par les propos du Premier ministre. À gauche, l’optimisme est aussi de rigueur. « Netanyahu a surpris en qualifiant Abbas de" partenaire pour parvenir à la paix" », reconnaît l’influent quotidien Haaretz.
Les médias jordanien sont plus nuancés. Si « l’opportunité de paix que les peuples de la région souhaitent existe », le quotidien Al-Raï, proche du gouvernement, pose les bases de la négociation. Il faudra « traiter ces négociations avec bonne volonté, sincérité et courage loin du langage de la force et de l’arrogance ». Jusqu’à présent, l’histoire nous a plutôt montré l’inverse. Le Jordan Times, seul quotidien en langue anglaise, ne cherche pas à minimiser l’ampleur du travail qui attend les deux parties. « La tache est ardue » parce que les « deux peuples ont perdu confiance dans les négociations », c’est pourquoi « toutes les parties(…) [devront] soutenir ces négociations ».
Un point de vue différent ressort des médias du Golfe. Malgré un discours encore salué pour sa modération, les propos de Premier ministre israélien n’ont pas convaincu. « Les espoirs ne semblent pas de mise lorsqu’on connaît les positions Benjamin Netanyahou (...) et l’entêtement des extrémistes au sein de son gouvernement » analyse le quotidien émirati Al-Bayan. Le journal saoudien Al-Watan rejoint son confrère sur l’utilité réelle de ces pourparlers pour l’administration américaine, et voit dans cette rencontre une manœuvre politique, « Obama cherche par ces négociations directes à remporter une victoire médiatique interne en prévision des élections du Congrès ». Poursuivant sur sa lancée, le quotidien annonce une série de conditions indispensables à la réussite du processus de paix israélo-palestinien : « un gouvernement israélien modéré imbu d’une volonté réelle de paix, une direction palestinienne forte et unifiée (...) et une administration américaine prête à exercer des pressions sur Israël ». Pour le journaliste la conclusion ne fait aucun doute, « il [faudra] attendre encore longtemps avant que ce soit le cas ».
Du côté palestinien, on reste suspicieux. Sur le site The Palestinian Information Center, le Dr. Mahmoud Al-Zahhar, proche du Hamas, déclare que « les pourparlers directs servent de couverture pour tous les crimes commis par Israël ». Un officiel du Hamas poursuit « Mahmoud Abbas n’est pas représentatif de toute la population palestinienne », ce qui sape son leadership. Pour le Palestine Times, ces négociations ont « humilié et réduit à néant l’autorité du Fatah ». Le site internet considère les tractations comme une capitulation face à Israël, puisque la condition du gel total des colonies n’a pas été respectée. A contre-courant de ses confrères, le site palestinien Wafa demande solennellement au président de l’Autorité Palestinienne de « ne pas laisser (les extrémistes) gagner » et de conclure, « Amenez-nous la paix ! »
Matthieu Alexandre, publié par l’Humanité http://www.humanite.fr/03_09_2010-l...
publié par RFI le 1 septembre
http://www.rfi.fr/moyen-orient/2010... ajout de note : CL, Afps
Liberté pour Salah
Hamouri !
Le 4 septembre 2010
Cela fait 2.000 jours qu'il est
emprisonné...
Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.
Liberté pour Salah Hamouri !
Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et
Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que
depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les
geôles israéliennes.
Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un
tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il
n’est« que » Français de jure du fait que l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la
dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant
dans cette partie de la ville.
Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à
l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la république refuse
même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.
Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons
politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés,
inclus Jérusalem-Est.
Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans.
Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France sans aucune exclusive dans le
monde : les droits de l’homme qui sont universels ou ne sont pas.
Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que
trop duré.
Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des
autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui
a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.
Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors
qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir
fermement pour obtenir la :
Libération de Salah Hamouri !
Les premiers signataires :
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Américains contre la
guerre (AAW) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) -
Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour les Jumelages entre les camps
de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) -
Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Collectif des Musulmans de France
(CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Judéo-Arabe et
Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix
Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) -
Confédération Générale du Travail (CGT) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -
Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)- Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire
(GU) – Cedetim-IPAM – La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir -
Les Verts - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section
française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour
l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France
(PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) -
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires
publié le samedi 4 septembre 2010
Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
Le 4 septembre 2010
Cela fait 2.000 jours qu’il est emprisonné...
Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.
Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est« que » Français de jure du fait que l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville.
Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la République refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.
Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est.
Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’Homme qui sont universels ou ne sont pas.
Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré.
Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.
Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la :
Libération de Salah Hamouri !
"Moi aussi, je boycotte" : le célèbre écrivain John Berger apporte son soutien aux militants poursuivis en justicePublié le 3-09-2010 John Berger, romancier,
critique d’art et peintre britannique, qui vit en Haute-Savoie, tient à
exprimer sa solidarité envers les militants de Mulhouse et Bordeaux, qui
comparaîtront les 13 et 24 septembre pour avoir appelé au boycott
d’Israël, tant que cet Etat refuse de se conformer au droit.
John Berger* nous charge de publier ce message, que nous avons traduit en Français (la version originale se trouve ci-dessous) : "Moi aussi, je boycotte ! Certains d’entre nous qui lançons des appels au boycott commercial, culturel et universitaire de l’Etat d’Israël se voient maintenant traînés en justice pour incitation au racisme ! C’est le monde à l’envers. Il faut rétablir quelques faits : le boycott est d’abord une action de soutien aux résolutions internationales prises par l’ONU et la Cour Internationale de Justice de La Haye, qui condamnent les pratiques passées et actuelles de l’Etat d’israël. (Il n’est pas utile de dresser ici la longue liste de ces pratiques illégales). Le Boycott a pour but de soutenir ces résolutions. Le boycott est également une protestation contre le refus calculé de nos gouvernements de prendre en compte ces résolutions, en exerçant une pression diplomatique ou en imposant des sanctions obligeant l’Etat d’Israël à les respecter et à se soucier de l’opinion publique mondiale. Enfin, le boycott offre un cadre démocratique, en permettant à des citoyens individuels d’agir sur une base personnelle et visible contre l’injustice quotidienne et cruelle dans le monde. Il faut notamment rendre hommage au courage des Israéliens qui militent activement en faveur du boycott, et refusent que la vérité soit dévoyée. John Berger * John Berger a été à l’initiative dès décembre 2006 d’une lettre, signée par 92 autres écrivains, cinéastes et artistes, appelant au boycott culturel d’Israël. ****************** |
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Le boycott d’H&M se poursuitPublié le 3-09-2010 Notamment en Suède, siège de la
multinationale, où les militants de la campagne BDS, réagissant à
l’implantation de nouveaux magasins de cette enseigne en Israël, ont
lancé plusieurs opérations cet été, à Stockholm et Gothenburg,avec
notamment des autocollants recouvrant les étiquettes de prix sur les
vêtements H&M, afin d’informer les clients.
Source : http://bdshm.org/2010/08/31/hm-protests-in-sweden-on-august-18th-and-28th/ CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le vendredi 3 septembre 2010
Entretien avec Meron Benvenisti
Hier soir, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se sont réunis à la Maison-Blanche à l’initiative de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. En activant la relance des pourparlers pour la paix au Proche-Orient, l’administration américaine a donné un an aux parties pour parvenir à un accord.
De son côté, le travailliste Meron Benvenisti, 76 ans, soutient depuis 30 ans que le mouvement de colonisation des territoires palestiniens est irréversible et qu’un « régime binational de fait » existe entre le fleuve Jourdain et la mer Méditerranée.
Deux Etats pour deux peuples : ce slogan est-il toujours pertinent ?
Meron Benvenisti : Il n’y a pas de place pour deux Etats souverains et strictement égaux entre le Jourdain et la Méditerranée. La charge politique, sociale, culturelle et émotionnelle du conflit est tellement lourde qu’une division chirurgicale est impossible. Il ne s’agit pas de l’Alsace-Lorraine ici.
Il s’agit d’un conflit de cent trente ans, sur une terre que chacun des deux peuples considère comme sienne. La seule partition faisable, c’est une partition imposée par le dominant, donc forcément inégale. C’est ce dont rêve Benyamin Netanyahou : un agrégat de cantons ethniquement homogènes, à qui l’on donnerait le nom d’Etat, mais qui ne serait rien de plus qu’une réédition des bantoustans sud-africains.
– Vous supposez que le processus de paix est voué à l’échec ?
– Le processus de paix perpétue le statu quo. Il n’offre pas de solution, il offre une illusion. Il entretient l’idée que nous sommes toujours au septième jour de la guerre des Six-Jours, que nous pouvons facilement revenir en arrière, comme si quarante-trois années ne s’étaient pas écoulées, comme si Israël n’avait pas investi des dizaines de milliards de dollars dans l’infrastructure des colonies. Parler d’occupation militaire en Cisjordanie, avec un demi-million de colons juifs, n’a pas de sens. Nous sommes confrontés à un régime binational de fait, avec une domination juive intégrale. Et la probabilité que ce régime se perpétue est beaucoup plus grande que la probabilité qu’il se termine.
– Pourtant, la communauté internationale pousse à la création d’un Etat palestinien…
– L’aide financière des pays occidentaux contribue à la perpétuation du statu quo. En comparaison avec l’Irak, où les Etats-Unis dépensent une fortune, Israël vit comme Alice au pays des merveilles. L’ardoise de l’occupation, environ un milliard de dollars par an, est payée par les pays occidentaux, terrorisés à l’idée qu’en l’absence de cet argent, un bain de sang ne survienne. Et regardez comment les Etats-Unis font pression sur ce pathétique Mahmoud Abbas tandis que Benyamin Netanyahou se promène insouciant ! Il est illusoire de penser que la communauté internationale puisse un jour contrebalancer l’inégalité entre Israéliens et Palestiniens. La moindre pression véritable sur Israël, comme un appel au boycottage, serait instantanément repoussée, en étant taxée d’antisémitisme.
– Que faites-vous du mouvement national palestinien ?
– Je crains que nous n’assistions à son agonie. Israël a réussi à fragmenter le peuple palestinien en quatre groupes : les Palestiniens d’Israël, ceux de Cisjordanie, ceux de la bande de Gaza et ceux de la diaspora. Chacun d’eux obéit à un agenda distinct, qui fait le jeu d’Israël. Gaza sous la tutelle du Hamas est en passe de devenir une caricature d’Etat.
En Cisjordanie, le premier ministre Salam Fayyad veut faire croire qu’il construit un Etat alors que 60% de ce territoire lui échappe. Mahmoud Abbas se pose en partenaire de paix alors que la dissidence du Hamas l’empêche d’appliquer le moindre accord conséquent.
La population de Cisjordanie est entrée dans un processus de transformation similaire à celui des Arabes israéliens. Elle ne veut pas de troisième Intifada. Elle se concentre sur la constitution d’un sous-groupe socio-économique viable qui demandera, à terme, son annexion à Israël. Ce qui ramènerait la question binationale sur le devant de la scène. Il est temps qu’Israéliens et Palestiniens se mettent à penser le régime binational non comme une menace mais comme une réalité.
Le système sud-africain, « one man, one vote » (un homme, une voix), n’est pas le plus adapté à notre région. On peut trouver un mode de régime qui concilie partage du pouvoir et partage du territoire, avec des frontières souples.
Mais rien de tout cela n’adviendra sans une « parité d’estime », le concept-clé du processus de paix nord-irlandais. Israéliens et Palestiniens se doivent une reconnaissance mutuelle de leur existence et de leur légitimité sur cette terre.
publié par le Temps
publié le vendredi 3 septembre 2010
Pierre Barbancey
Benyamin Netanyahou peut être content de lui. Il a su gérer la vexation américaine induite par une annonce malencontreuse de la poursuite d’un programme de colonisation alors que le vice-président américain se trouvait en visite en Israël. Or, on le sait, les États-Unis sont des adeptes du Don’t ask, don’t tell (ne demandez pas, n’en parlez pas), en l’occurrence : continuez la colonisation, mais en silence. C’est si vrai que quelques semaines après cet incident, Washington et Tel-Aviv se sont rabibochés.
Reste que l’événement politique que représente cette reprise des négociations avec les Palestiniens devient une affaire interne à Israël. Sur la ligne de départ : Benyamin Netanyahou, le premier ministre (Likoud), Ehoud Barak, le ministre de la Défense (travailliste), et Tzipi Livni, à la tête de Kadima (mélange de transfuges des deux partis précédents). Les annonces des uns et des autres à la veille de la rencontre de Washington semblent plus s’adresser à l’opinion publique israélienne qu’aux Palestiniens.
C’est là que le bât blesse et fait douter de la volonté israélienne de parvenir à une paix juste, c’est-à-dire à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, un règlement du problème des réfugiés, de la gestion de l’eau…
Pour Netanyahou, Jérusalem doit rester capitale indivisible d’Israël, pour Barak une partition est possible à condition que la majeure partie de la ville revienne aux Israéliens. Quant à Livni, au milieu du gué, elle estime la paix possible !
publié par l’Humanité
publié le jeudi 2 septembre 2010
Gilles Paris
Des deux délégations, la palestinienne est sans aucun doute la plus expérimentée : les hommes qui la composent sont en place à des titres divers pratiquement depuis les accords d’Oslo de 1993 (à l’époque, l’actuel chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait boudé la signature historique de la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël, exaspéré que Yasser Arafat récupère à son seul profit le fruit de son travail mené de l’ombre.) Ne manque aujourd’hui qu’Ahmed Qoreï, qui fut par le passé le bras droit de M. Abbas. Yasser Abed Rabbo (co-signataire à titre individuel de l’initiative de Genève), Saeb Erekat, Nabil Shaath [1], Mohammed Shtayeh et l’influent autant que discret Akram Haniyéh, connaissent sur le bout des doigts les questions centrales de ce contentieux.
Côté israélien, M. Nétanyahou, marginalisé pendant une décennie par Ariel Sharon puis Ehoud Olmert, avait lui-aussi négocié avec les Palestiniens de 1996 à 1999 lorsqu’il était premier ministre : c’est lui qui ratifia en janvier 1997 le partage sensible de la ville palestinienne de Hébron, justifié par la présence de colons radicaux et d’un site historique et religieux partagé par les juifs et les musulmans. Il négocia également en octobre 1998 les accords de Wye destinés à relancer officiellement les accords dits de Oslo II (1995). Ces accords de Wye furent à nouveau relancés par les accords de Charm Al-Cheikh, en septembre 1999 par Ehoud Barak, alors premier ministre et actuel ministre de la défense israélien. Ils furent eux-mêmes interrompus par le passage direct aux discussions finales de Camp David, en juillet 2000, avec le même Ehoud Barak et les mêmes Palestiniens que dirigeait Yasser Arafat, un calcul qui s’avéra hasardeux.
Face à ces experts, Barack Obama est un néophyte : il n’a d’ailleurs pas encore effectué de visites sur place en tant que président des Etats-Unis et on peut raisonnablement penser que la convocation de Washington tient autant à des considérations de politique américaine (les midterms) que d’une dynamique de négociations. Un néophyte encore en place pour encore deux ans au minimum, ce dont ne sont assurés ni M. Nétanyahou, ni M. Abbas.
[1] voir sur Jeune Afrique, l’entretien avec N. Shaath :
"Si la colonisation reprend, nous quitterons les négociations"
Figure historique de l’OLP, Nabil Chaath participera, en tant que membre de la délégation palestinienne, aux premières discussions directes avec Israël depuis 2008, qui s’ouvrent à Washington le 2 septembre.
Jeune Afrique : Dans quel état d’esprit abordez-vous la reprise des négociations ?
Nabil Chaath : Nous n’allons pas à Washington contraints et forcés. Si les Israéliens affichent une attitude positive, nous ferons tout pour faire avancer la paix. Mais nos chances d’obtenir quelque chose lors de ce sommet sont minces. Ce qui nous importe, c’est la reconduction du gel de la colonisation après le 26 septembre. Si le gouvernement de Benyamin Netanyahou décide de le lever, nous ne trahirons pas nos aspirations et celles du peuple palestinien. Il n’y aura aucun compromis possible : nous quitterons la table des négociations.
Malgré les pourparlers indirects, les Palestiniens n’ont obtenu aucune garantie sur l’arrêt de la colonisation…
Israël a totalement saboté ces pourparlers indirects. Nous avons été les seuls à avoir eu de véritables échanges de points de vue avec l’émissaire américain George Mitchell. À aucun moment les Israéliens ne nous ont fait parvenir une proposition. Nous avons quand même accepté de reprendre les négociations directes, car le gel de la colonisation est toujours en vigueur. Les discussions qui s’ouvrent à Washington sont un test.
Le Premier ministre israélien a déjà émis plusieurs conditions à la création d’un État palestinien…
Cela fait partie du petit jeu des Israéliens. Ils souhaitent une reprise du dialogue sans conditions préalables, mais nous imposent déjà leur vision sur le tracé des frontières, les aspects sécuritaires et le caractère juif de l’État d’Israël. Je veux leur rappeler qu’il s’agit de négociations de paix entre une force occupante et une population occupée. Seules les résolutions internationales devront déterminer la forme de notre futur État.
Quelle est votre position sur Jérusalem ?
Les Israéliens doivent se retirer de la partie est de la ville pour nous permettre d’y établir notre capitale. J’ai conscience de la difficulté d’une telle entreprise, car la présence juive est de plus en plus importante dans les quartiers arabes. Mais les Israéliens ont la capacité de satisfaire cette exigence, comme l’a prouvé leur désengagement de la bande de Gaza, en 2005.
Partagez-vous l’optimisme de Hillary Clinton, qui affirme qu’un accord de paix peut être obtenu dans un an ?
Oui, un accord peut être conclu rapidement. Après tout, Netanyahou est l’instigateur des accords de Wye Plantation, en 1998, qui avaient abouti à un retrait partiel de Cisjordanie.
Souhaitez-vous que Barack Obama exerce de nouvelles pressions sur Israël ?
Il est évident qu’Israël ne serait rien sans le soutien américain. C’est pour cette raison que les États-Unis ont un rôle clé et doivent tout faire pour parvenir à une solution équitable du conflit. J’ai confiance en Barack Obama pour qu’il mette fin à la colonisation et s’engage à faire reconnaître nos droits.
Quel est le sens de la participation de la Jordanie et de l’Égypte aux discussions qui s’ouvrent à Washington ?
La présence de Hosni Moubarak et du roi Abdallah II doit être perçue comme un geste de soutien en faveur des Palestiniens. De leur côté, les Américains ont voulu lancer un signal fort en les conviant aux négociations. Cela prouve que la paix entre Israéliens et Palestiniens concerne toute la région.
01/09/2010 Par Propos recueillis à Ramallah par Maxime Perez
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix" Liens hypertextes sur l’article source
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
ajout de note : C.
| Briser le blocus de Gaza : Viva Palestina va se mettre en route 3-09-2010 La coalition internationale Viva Palestina établie pour briser le blocus de Gaza, prendra prochainement un nouveau départ, pour un périple à travers l'Europe et l'Asie Mineure, qui doit l'amener à la mi-octobre dans le territoire palestinien martyre. (lire...) |
| Mohammad, 16 ans, sauvagement torturé par l’armée israélienne 3-09-2010 Le jeune Mohammad, en prison depuis plus de 6 mois après avoir été sauvagement torturé par l'armée israélienne, (y compris au sein de l'hôpital où il se trouvait), va être jugé lundi par un tribunal militaire parfaitement illégal. Qui parmi nos élus va demander sa libération et la fin de la torture institutionnalisée par Israël sur les prisonniers palestiniens ? (lire...) |
| Procès de Mulhouse : Lettre de soutien de Maurice BARTH, 94 ans 2-09-2010 Un dominicain, originaire de Mulhouse, nous écrit pour apporter son soutien aux 5 militants appelés à comparaître le 13 septembre pour avoir appelé au boycott de l'occupant israélien. Nous rappelons que des actions et manifestations BDS auront lieu dans de nombreuses villes de France le samedi 11 septembre, en solidarité avec ces militants, et pour dire non à la collusion entre la colonisation israélienne et le gouvernement français. (lire...) |
| Les camps, la Shoah... et le chantage à l’antisémitisme 2-09-2010 Toute la journée (et ce n'est sans doute pas fini) nous aurons eu droit en boucle à cette info d'une enseignante sanctionnée pour avoir forcé la dose sur la "Shoah" et les voyages organisés dans les camps de concentration auprès de ses élèves. La sanction vient de l'Education Nationale après enquête, mais cela n'empêche pas la victime de clamer que c'est parce qu'elle est juive qu'on s'en prend à elle (4 mois de suspension, tout en conservant son salaire, si l'Education nationale, sous pression, ne revient pas sur sa décision). Rappelons ici les réflexions d'Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS sur ce type de "voyages organisés pour les jeunes". (lire...) |
| Pour... parler(s) de paix... 2-09-2010 Plus personne n'est dupe. Israël gagne du temps avec l'aide des Obama and Co. Mais il y a tout de même des choses qui changent...Ci-dessous l'article d'Ali Abuminah dans Maa'n news. Merci à www.info-palestine.net pour la traduction. (lire...) |
| Rentrée sous le signe du boycott d’israel, en Espagne 2-09-2010 L'association Al Quds de Malaga a déployé une banderole géante BDS sur la route de retour des vacanciers. (Voir leur vidéo) (lire...) |
"Xénophobie d’état ou instrument de classe ?", par Annie Lacroix-Riz
2-09-2010
Tribune de Annie Lacroix-Rix qui analyse les fondements toujours actuels de la propagande raciste. Pour rappel, RV dans de nombreuses villes ce week-end pour dire NON à la xénophobie, à la chasse à l'homme et aux mesures obscènes annoncés par le gouvernement français. (cf notre article : http://www.europalestine.com/spip.php ?article5321 (lire...)
publié le jeudi 2 septembre 2010
Sarah Irving
L’Église méthodiste anglicane avaient déjà voté il y a quelques années plusieurs résolutions concernant Israël. En 2006, explique le Dr Stephen Leah, un vote pour le désinvestissement des compagnies qui profitaient de l’occupation avait été accepté par une large majorité des méthodistes. D’autres résolutions ont été également prises, condamnant la politique d’Israël envers Gaza et incitant les fidèles de l’Église à défendre une paix juste.
En juin, Lean et sa collègue Nicola Jones, pasteur de l’Église méthodiste, ont été à l’origine d’un débat virulent dans les médias britanniques après avoir fait passer une résolution sur le boycott d’Israël aux membres de l’Église. "Depuis 2009 nous avions lancé un travail de recherche qui servirait à donner des bases aux résolutions de l’Église méthodiste concernant la Palestine" explique Leah.
Suite à ce rapport, une motion sur le boycott des produits en provenance des colonies a été ratifié par les méthodistes. Christine Elliott, la secrétaire des Affaires étrangères de l’Église, déclarait à la presse que "cette décision n’a pas été facile à prendre ; elle a vu le jour après plusieurs mois de recherche, après avoir été minutieusement réfléchie et finalement soumise au vote. Le but du boycott est de mettre un terme à l’existence de l’injustice. Cette campagne dénonce la colonisation, qui reste un obstacle à la paix dans cette région. Nous sommes toujours ouverts au dialogue avec les autres communautés religieuses et avec les pratiquants de différentes confessions. Nous restons profondément attachés aux relations que nous entretenons avec nos frères et sœurs d’autres religions et nous nous engageons dans l’écoute et la compréhension, c’est pour cela que nous agissons comme des porteurs d’espoir tous ensemble."
"De mon point de vue, nous devrions boycotter tous les produits venant d’Israël"confie Leah. "Mais nous avons eu un gros débat là dessus, comme vous pouvez l’imaginer, et plusieurs personnes se prononçaient pour le boycott des produits des colonies uniquement. Donc à l’heure actuelle, la ligne politique de notre Église consiste à boycotter uniquement ces biens. Cependant, d’autres méthodistes veulent s’engager plus loin dans la voix du boycott." Bien que l’Église méthodiste soit la seule en Grande-Bretagne à soutenir le boycott des produits des colonies, Leah croit que l’opinion publique, au sein d’autres communautés religieuses, particulièrement dans L’Église réformiste unifiée, se rallierait au boycott si elle avait accès à plus d’informations à propos de la colonisation en Cisjordanie.
La résolution votée par les méthodistes ne s’arrête pas au simple boycott des produits issus des colonies. Elle encourage également les membres de l’Église à s’instruire et s’informer sur la situation en Palestine, et à s’engager dans des initiatives de volontariat en Palestine, pour observer les violations répétées des Droits de l’Homme. Les documents officiels de l’Église qualifient maintenant les colonies "d’illégales", et les dirigeants de l’Église ont demandé des précisions sur l’origine des produits vendus dans les principales chaines de supermarchés. Selon un porte parole de l’Église, leur rapport devrait être publié prochainement et l’on peut déjà trouver sur leur site internet des informations concernant les entreprises et labels qui exportent ou importent des produits issus des colonies en Cisjordanie.
Les réactions au boycott.
Sans surprise, cette décision de l’Église méthodiste a déclenché une vague de protestations au Royaume-Uni. Le Conseil des Chrétiens et des Juifs, basé à Londres, a déclaré que cette résolution sur le boycott allait "blesser le peuple palestinien". Le Conseil des députés juifs et anglais a publié un communiqué, déclarant que le vote de cette motion symbolisait "une journée vraiment triste, dans les relations entre juifs et méthodistes mais aussi pour tout ceux qui voudraient voir de réels engagements dans la résolution du conflit israélo-palestinien. La Conférence des méthodistes a publié un rapport truffé d’erreurs historiques et de conceptions erronées sur la religion juive et la politique israélienne." Le communiqué a accusé l’Église d’être "grossière, insensible et mal informée". Le Conseil a déclaré mettre un terme à toutes relations avec les méthodistes tant qu’il n’y aura pas de changements dans leur position.
En Israël, on qualifie cet engagement de "menace au multiculturalisme qui se développe partout en Europe." Le Jerusalem Post a déclaré que les méthodistes étaient "une petite communauté en déclin" [l’Église méthodique à 330.000 membres au Royaume-Uni]. Robin Shepherd écrit dans un article du Jerusalem Post, intitulé "la banalité des démons méthodistes" : "si l’Église méthodiste lance une campagne de boycott contre Israël, laissons Israël répondre de manière appropriée ; empêchons leurs représentants de rentrer en Israël, renvoyons leurs missionnaires, bloquons leurs financements, fermons leurs bureaux et taxons leurs églises. Si ils veulent la guerre, ils l’auront. Les agresseurs doivent payer le prix de leurs actions."
"Je pense que beaucoup de personnes s’attendaient à cela" a déclaré Leah, "la plus part des fidèles que je rencontre restent d’accord avec la position de l’Église. Ils disent que nous avons fait ce qui était juste." Leah cite des lettres du révérend Rob Hufton, membre de l’Église méthodiste, qui dénonce l’attitude d’Israël envers les mouvements pro-palestiniens ; attitude qui selon lui, est la vraie menace à l’interculturalité. Il critique la politique israélienne qui a transformé la Cisjordanie en "gruyère suisse". Il conclut en affirmant que "la situation est pire que ce que le rapport des méthodistes dénoncent. En tant qu’ Église, nous n’avons pas à nous excuser pour cela, et nous n’avons pas à subir ce genre de menaces."
Leah admet que les nombreux griefs que les méthodistes ont pu avoir avec des journaux sionistes comme le Jerusalem Post ou le Jewish Chronicles les font toujours quelque peu culpabiliser. Cependant, il est très enthousiaste quant au soutien apporté par diverses associations juives anti-sionistes, ainsi que sur les possibilités de dialogue désormais possible avec la communauté musulmane britannique. "Je pense que le plus important pour les méthodistes est de ne pas perdre courage face aux attaques de nos détracteurs et de continuer le combat contre l’injustice."
Derrière les attaques quasi hystérique de la communauté sioniste, se cache en réalité la peur de voir à quel point la campagne BDS se développe ses dernières années. La décision de l’Église méthodiste pourrait entrainer d’autres communautés religieuses à s’opposer publiquement à la politique israélienne. Malgré les commentaires du Jerusalem Post sur la marginalité de ce mouvement, une semaine après la déclaration des méthodistes, l’Église d’Angleterre, la plus grande Église protestante du Royaume-Uni, condamnait publiquement l’entreprise française Véolia pour sa participation au projet de tramway dans Jérusalem. "Une fois construit, le tramway renforcera la domination d’Israël sur les territoires occupés de Jérusalem-est et rapprochera les colonies de l’État d’Israël."
Des Églises australiennes et américaines s’engagent également en faveur du peuple palestinien.
En Australie, le Conseil National des Églises a également voté une motion fin juillet, de soutien au boycott des produits issus des colonies en Cisjordanie. Le Conseil a déclaré que le boycott des biens en provenance des colonies aiderait à "l’émancipation du peuple [palestinien] face aux injustices dont il est victime" et participerait à l’élaboration d’une paix "juste et définitive". Ce Conseil représente la majorité des Églises catholiques et anglicanes d’Australie.
Face à cela, des groupes de sionistes australiens, ont réagi avec colère en dénonçant ce boycott des "juifs de Cisjordanie". Robert Goot, président du Conseil Exécutif des Juifs Australiens a violemment condamné cette décision qui pour lui "fait revivre chez les juifs australiens des moments très douloureux, liés aux évènements du siècle précédent en Europe, quand les Eglises autorisèrent la répression contre le peuple juif."
Sans aller aussi loin que les Églises britanniques et australiennes, l’Église presbytérienne aux États-Unis, qui représentent plus de deux millions de croyants, a voté plusieurs résolutions en juillet en faveur du peuple palestinien. Durant l’Assemblée Générale, 82% des membres ont voté pour une résolution appelant à "la fin de l’occupation des territoires palestiniens" (affirmant également le droit pour Israël d’être reconnu et d’exister en tant que pays souverain). Les résolutions votées se prononcent également en faveur du "gel immédiat des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-est". L’Assemblée Générale a aussi critiqué l’entreprise Caterpillar pour les profits qu’elle réalise en Israël, allant à l’encontre de tous principes moraux et chrétiens. Les investissements de Caterpillar sont accusés de se faire au détriment d’une paix juste et durable et l’entreprise est appelée à s’engager dans le respect des Droits de l’Homme. Cependant, l’Église presbytérienne ne s’est pas engagé pour le boycott.
Publié par Electronic Intifada :
http://electronicintifada.net/v2/ar... et en français par PNN
se réunissent pour soutenir le boycott des implantations par les acteurs
publié le jeudi 2 septembre 2010
Parti communiste d’Israël
Des centaines de personnes de se sont rassemblé hier (lundi, le 30 août 2010) au Théâtre national Habima à Tel-Aviv pour manifester leur soutien à ses acteurs qui boycottent les manifestations culturelles qui auraient lieu à Ariel dans des implantation en Cisjordanie (Rive Ouest) en territoire palestinien occupé.
Un dirigeant du Parti communiste d’Israël, MK Dov Henin (Hadash) a dit au rassemblement que, « le théâtre israélien n’est pas et ne sera pas un théâtre de marionnettes. C’est un théâtre du peuple avec des pensées indépendantes et des consciences. »
Le secrétaire général de la Paix maintenant Yariv Oppenheimer a aussi dit que le rassemblement « n’envoyait pas seulement un message sur l’occupation, mais aussi sur la démocratie. Ces acteurs ont le droit d’exercer leur libre arbitre et leur droit de ne pas accepter de se produire là où ils ne veulent pas aller .
A la question de savoir ce qu’il répondait aux critiques qui ont dit que l’art et la culture ne devraient pas être mélangés à la politique, Oppenheimer a dit, « Bien sûr qu’ils doivent se mélanger, et la culture et l’art ont un rôle à jouer dans le débat sur les questions de valeurs et de morale. »
Samedi, après les reportages dans les médias sur le fait que plusieurs institutions théâtrale majeures étaient prévues pour jouer au centre d’Ariel, des douzaines d’ acteurs de théâtre professionnels et des ouvriers ont diffusé publiquement une lettre dans laquelle ils ont juré de ne pas se produire dans ce lieu parce qu’il est situé dans les territoires plestiniens occupés .
Tard lundi soir, des auteurs Amos Oz, David Grossman, A.B. Yehoshua et Sami Michael, en tant que lauréat israélien de prix, le sculpteur et architecte Dani Caravan ont signé une pétition de soutien au boycott, ainsi que de nouveaux acteurs et des directeurs de théâtre.
La lettre a été critiquée par les membres du gouvernement d’extrême droite, y compris par le Premier ministre Binyamin Netanyahu, qui à l’ouverture de la séance hebdomadaire du dimanche du cabinet hebdomadaire de dimanche a dit à ce propos : « Israël est en train d’être attaqué, délégitimée, par des éléments de la communauté internationale. Cette attaque comprend des tentatives d’instaurer des boycotts économiques, universitaires et culturels. La dernière chose dont nous avons besoin en ce moment est de subir une telle attaque – je veux parler de cette tentative d’organiser un boycott – de l’intérieur. »
Le boycott des acteurs du nouvel Ariel le centre culturel a reçu un nouvel appui avec plus de 250 universitaires et plusieurs douzaines d’auteurs et artistes signant des lettres de soutien. Dans la lettre des universitaires, publiée hier, les membres de faculté d’universités à travers le pays ont juré de ne pas faire des cours ou de participer à n’importe quelles réunions dans les lieux d’implantation en territoire palestinien et ils ont apporté leur soutien aux artistes de théâtre qui ont dit qu’ils refuseraient de se produire dans l’ouest de Bank- ville.
Nous ne participerons à aucune sorte d’activité culturelle au-delà de la Ligne Verte, nous ne participerons pas à des réunions et à des séminaires, nous ne ferons des cours dans n’importe quelle sorte de cadre universitaire dans ces implantation, » ont écrit les universitaires.
« Nous soutenons les artistes de théâtre qui refusent de jouer dans Ariel, nous exprimons nos félicitations sur leur courage public et nous les remercions pour poser un débat public sur des implantations cachées, » la pétition dit. « Nous voudrions rappeler au public israélien que comme toutes les implantations, Ariel est aussi dans le territoire occupé ». Les signataires de la pétition universitaire sont Zeev Sternhell et Yael Sternhell, Nissim Calderon, Anat Biletzki, Ziva le Ben-Porat, Yaron Ezrachi, Aeyal Brut, Shlomo le Sable, Dan Rabinowitz, Neve Gordon, Efraim Davidi, Ofer Casif, Kalman Altmann, Oded Goldreich et Oren Yiftachel.
Publié par Changement de société http://socio13.wordpress.com/2010/0...
Traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société.
Braderie de Lille ce week-end : Ne ratez pas les animations palestiniennes !Publié le 1er-09-2010 Cette année, il faudra compter,
au milieu des moules et des frites, avec la campagne BDS, sa troupe
théâtrale, ses musiciens, sa littérature, son artisanat, ses quizz, et
de nombreuses surprises...
Comme chaque premier week-end de septembre, Lille va devenir samedi et dimanche le plus important marché aux puces d’Europe, et sans doute l’un des événements les plus connus en France et au-delà des frontières, avec quelque deux millions de visiteurs arpentant les rues de la ville au son de la musique et des nombreuses animations organisées du samedi matin au dimanche soir. Venez nous rejoindre, avec vos amis, vos familles, vos enfants ! Où ça ? Un peu partout, car les check-points et défilés se déplaceront dans toutes les rues de la braderie, sur la "Grande Place", Porte de Paris, rue Nationale, rue de Paris, dans le Vieux Lille et sur l’esplanade. Il y aura également un stand EuroPalestine, boulevard de la Liberté, non loin de la place de la République (celle sur laquelle se trouve reproduit le premier article des droits de l’homme, un sujet que nous nous ferons un plaisir d’aborder !). Rendez-vous donc ce samedi et dimanche 4 et 5 septembre sans faute à Lille ! On compte sur vous. Faites passer le message ! (Si jamais vous réussissiez à ne pas nous voir, appelez le 06 25 75 96 83) CAPJPO-EuroPalestine |
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Manifestation à Tel Aviv en soutien au boycott des coloniesPublié le 1er-09-2010 Des centaines de personnes se
sont réunies lundi soir au Théâtre national Habima de Tel Aviv pour
soutenir le boycott des colonies et le refus des artistes israéliens
d’aller se produire dans la colonie d’Ariel.
« Le théâtre israélien n’est pas un théâtre de marionnettes », a déclaré le député communiste Dov Khenin (Hadash), à cette occasion. Et les intervenants ont souligné, en réponse à ceux qui leur reprochaient de mélanger culture et politique, que la culture et l’art ont un rôle à jouer dans le débat sur les questions de valeurs et de morale. Samedi, des douzaines d’acteurs de théâtre professionnels et des ouvriers ont diffusé publiquement une lettre dans laquelle ils s’engagent à ne pas se produire dans les colonies installées dans les territoires palestiniens occupés. Tard lundi soir, Amos Oz, David Grossman, A.B. Yehoshua et Sami Michael, Dani Caravan, ainsi que de nouveaux acteurs et des directeurs de théâtre, ont également signé cette pétition de soutien au boycott. Lettre critiquée par les membres du gouvernement d’extrême droite, y compris par le Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui à l’ouverture de la séance hebdomadaire du cabinet hebdomadaire de dimanche, a dit à ce propos : "Israël est en train d’être attaqué, délégitimé, par des éléments de la communauté internationale. Cette attaque comprend des tentatives d’instaurer des boycotts économiques, universitaires et culturels. La dernière chose dont nous avons besoin en ce moment est de subir une telle attaque – je veux parler de cette tentative d’organiser un boycott – de l’intérieur". Mais ce discours n’a pas empêché plus de 350 universitaires et plusieurs douzaines d’auteurs et artistes de signer à leur tour des lettres de soutien. Ces universitaires se sont engagés à ne pas faire de cours ni à participer à des réunions dans les colonies. "Nous ne participerons à aucune sorte d’activité culturelle au-delà de la Ligne Verte, nous ne participerons pas à des réunions, à des séminaires ; nous ne ferons aucun cours de nature universitaire dans ces implantation", ont écrit les universitaires. "Nous soutenons les artistes de théâtre qui refusent de jouer dans Ariel, nous exprimons nos félicitations pour leur courage public et nous les remercions de poser un débat public sur ces implantations occultes", poursuit la pétition, signée notamment par Zeev Sternhell , Yael Sternhell, Nissim Calderon, Anat Biletzki, Ziva le Ben-Porat, Yaron Ezrachi, Aeyal Brut, Shlomo le Sable, Dan Rabinowitz, Neve Gordon, Efraim Davidi, Ofer Casif, Kalman Altmann, Oded Goldreich et Oren Yiftachel. (D’après la traduction de Danielle Bleitrach) CAPJPO-EuroPalestine |
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Boycott d’israël : Appel de Jacques Muller, sénateur Vert du Haut RhinPublié le 1er-09-2010 Lettre ouverte de Jacques
Muller à ses collègues sénateurs pour soutenir les cinq militants
assignés devant le tribunal de Mulhouse, le 13 septembre prochain, en
raison de leur action de boycott des produits israéliens.
Cher collègue, Vous trouverez ci-jointe une "lettre-pétition" au sujet du procès qui se déroulera lundi 13 septembre à Mulhouse, au cours duquel comparaitront cinq militants assignés devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Mulhouse le 26 septembre 2009 les appelant au boycott des produits exportés par Israël. L’action qu’ils ont menée en vue de faire respecter le Droit International s’inscrit dans la campagne internationale « Boycott/Désinvestissement/Sanctions » initiée à la demande de la société civile palestinienne afin de faire cesser l’impunité dont jouit l’Etat d’Israël. Depuis des années, celui-ci viole systématiquement le Droit International (Résolution du conseil de sécurité de l’ONU), le Droit Humanitaire (Conventions de Genève interdisant la colonisation, la spoliation et le déplacement de populations en territoire occupé, le siège et bombardements de la bande de Gaza) et les Droits de l’Homme (pratique de discrimination selon l’origine des citoyens, emprisonnements massifs de résistants). Il faut également relever que les autorités israéliennes violent au vu et au su de tous le Droit Commercial français et celui de l’Union Européenne en pratiquant une fraude systématique quant à l’origine de leurs produits, ceux issus des colonies en territoire palestinien occupé étant abusivement estampillés « made in Israël ». C’est pourquoi j’estime qu’il est particulièrement choquant de voir mis en accusation, des concitoyens qui s’engagent pour ouvrir une possibilité de contraindre pacifiquement les autorités actuelles d’Israël afin qu’elles cessent d’appliquer une politique inacceptable au regard du Droit International...et source de toutes les violences. En effet, il n’y a pas de symétrie dans ce conflit, de violences qui viendraient tout simplement d’extrémistes des deux camps : à la suite de mon séjour en Israël cet été, avec quelques courtes incursions en territoire palestinien, je suis intimement convaincu que tant que la politique d’oppression de l’Etat d’Israël - une violence structurelle, que l’on a du mal à imaginer ici en Europe - n’aura pas cessé, la spirale de la violence continuera ses effets dévastateurs dans les deux camps, notamment à Gaza assiégé, coupé du monde et bombardé régulièrement, et sur le territoire d’Israël sous la forme des attentats-suicides de kamikazes palestiniens. En réalité la situation s’apparente à celle de l’Afrique du Sud, à l’époque où toute la politique était fondée sur le racisme, et où les territoires dits "autonomes" s’appelaient des bantoustans, morcelés et enclavés... comme en Palestine aujourd’hui : le fameux mur en est la parfaite l’illustration. Les pressions internationales, notamment le boycott économique de l’économie sud-africaine, avaient contraint les autorités de l’époque de reconnaître enfin les Droits fondamentaux des noirs. C’est pourquoi le boycott me parait aujourd’hui le seul moyen, parfaitement non-violent, pour contraindre l’Etat d’Israël à respecter le Droit des peuples, en l’occurrence celui des Palestiniens... et assurer de manière durable sa légitime sécurité : la paix ne peut pas se construire sur l’injustice, surtout lorsqu’elle prend de telles proportions. Je souligne enfin que lors de cette action de sensibilisation il n’y a eu aucune violence, ni la moindre dégradation, ni de pression sur les personnes... Ainsi vous comprendrez que cette comparution est incompréhensible, notamment au regard des valeurs de notre République dont nous sommes les élus. Je vous propose ainsi d’apporter votre soutien à ces cinq concitoyens qui méritent plutôt le respect que l’inculpation. Cordialement, Jacques MULLER CAPJPO-EuroPalestoine |
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Bonne nouvelle : La mairie de Villeneuve d’Ascq vient d’enlever la banderole ShalitPublié le 31-08-2010 A 14 H 45 ce mardi, la mairie
de Villeneuve D’Ascq (département du Nord), saisie par de nombreuses
protestations, a retiré la banderole "Libérez Guilad Shalit" installée
vendredi sur le fronton de l’Hotel de Ville.
Interrogé par CAPJPO-EuroPalestine, le cabinet du maire indiquait cet après-midi être "sensible à toutes les causes humaines", et comptait le montrer en installant, dans les jours à venir d’autres banderoles, dont une en faveur de la libération de Salah Hamouri. Merci à tous ceux et toutes celles qui ont réagi. CAPJPO-EuroPalestine |
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"L’amitié judéo-noire" et le soutien à l’armée d’occupation israéliennePublié le 31-08-2010 Le quotidien La Voix du Nord,
rapporte de manière touchante comment un "simple administré" noir de la
commune de Villeneuve d’Ascq a fait mettre sur le fronton de la mairie
une banderole à la gloire d’un soldat de l’armée d’occupation
israélienne. Imparable, non ? Vous ne pouvez pas être antisémite et
anti-Noirs, tout de même ? Il faut tout de même se poser quelques
questions.
"Le Villeneuvois Sewa W. LASSEY se bat pour la libération d’un otage franco-israélien", titrait samedi La Voix du Nord en affichant la photo de Sew W Lassey, avec la légende : "Sewa W. LASSEY sourit. Les ouvriers viennent de poser la banderole sur la façade de l’hôtel de ville."
"Hier, en début d’après-midi, une banderole de soutien à l’otage franco-israélien Guilad Shalit a été déployée sur la façade de l’Hôtel de Ville de Villeneuve d’Ascq. Une action réalisée à la demande d’un Villeneuvois, Sewa W. LASSEY qui, depuis un peu plus de deux ans maintenant, se bat avec son association pour obtenir la libération du jeune homme, otage du Hamas depuis le 25 juin 2006.", commente la journaliste, chargée du reportage. Reportage qui explique que ce monsieur anime l’association "Judéo-Noire" qu’il a créé pour des raisons fort louables, mais sans trop chercher ses liens avec le lobby israélien. Il est ainsi intéressant de consulter :http://www.aschkel.info/article-un-calicot-pour-guilad-sur-le-fronton-de-la-mairie-de-villeneuve-d-asq-56171039-comments.html et http://www.aschkel.info/ et http://lessakele.over-blog.fr/ La journaliste de la Voix du nord n’a pas non plus pensé à demander au président de cette association pour l’amitié judéo-noire, son avis sur la discrimination contre les Noirs en Israël (cf article http://www.europalestine.com/spip.php ?article5329&var_mode=calcul ). Il n’est donc pas inutile de poser les questions qui ne l’ont pas été à M. Lassey ( amitiejudeonoire@free.fr ), ainsi qu’au journal qui nous a rapporté cet événement touchant. villeneuvedascq@lavoixdunord.fr CAPJPO-EuroPalestine |
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Le syndrome de Camp David
publié le mercredi 1er septembre 2010
R. I. & Agences
« "e suis inquiète que cette décision ait été prise à contre-courant de l’opinion publique palestinienne », affirme Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (CEOLP). « C’est la dernière chance, il n’y aura pas de direction palestinienne aussi souple que celle-ci », prévient Mme Achraoui, ex-membre de la délégation palestinienne aux négociations avec Israël. Comme plusieurs autres leaders de l’OLP, elle n’a pas participé à la réunion du CEOLP approuvant l’invitation lancée par Washington pour une reprise des négociations directes le 2 septembre. « En tant que partie la plus faible, ce sont les Palestiniens qui seront accusés en cas d’échec », comme après les négociations de « Camp David II » (juillet 2000), craint Mme Achraoui.
Le président américain, Bill Clinton, avait convoqué ce sommet entre le Premier ministre israélien, Ehud Barak, et le chef palestinien, Yasser Arafat, auquel il avait assuré qu’il n’imputerait à personne la responsabilité d’un échec, une promesse non tenue. « J’avais dit à Arafat : ‘‘Vas-y et si tu sens que c’est un piège, repars’’ », se souvient le milliardaire palestinien Mounib al-Masri, qui a récemment lancé un mouvement politique et participé à une conférence contre les nouvelles négociations. « Je ne vais pas le répéter à Abou Mazen. J’ai été échaudé deux fois, par Oslo (1993), puis Camp David, ça suffit », insiste M. al-Masri. Selon Qaddoura Farès, membre de la jeune génération des cadres du Fatah, le parti qui dirige l’Autorité, « la direction palestinienne est devenue otage du processus de paix, mais elle devrait essayer de dire non au moins une fois, pour que le monde comprenne ». « Nous perdons du temps, de la crédibilité, le soutien de la population », regrette cet ancien ministre. « Une fois on nous dit que c’est parce qu’il y a un nouveau Premier ministre israélien, ou que le président américain veut marquer l’Histoire pour son second mandat. Maintenant, on nous présente Barack Obama comme un nouveau prophète depuis son discours du Caire » au monde arabe, explique-t-il.
Abbas, un homme seul
Autre figure de la jeune garde du Fatah, l’ex-député Hossam Khader se résigne à ces négociations, faute de moyens de pression sur Israël parce que les « dirigeants du Fatah et du Hamas ont détruit l’unité palestinienne et cessé la lutte armée ». « Nous devrions être prêts à utiliser au moins l’Intifadha », en référence aux deux précédents soulèvements palestiniens, préconise-t-il. Robert Malley dresse un diagnostic similaire. « Pour le mouvement national palestinien, le choix était entre aller à des pourparlers auxquels il ne croit pas et pas d’alternative du tout », relève M. Malley, directeur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’International Crisis Group. « Le président Abbas vient à des négociations où il n’est pas certain de représenter l’ensemble de la population palestinienne. Arafat, lui, représentait, avec ses hésitations mais aussi son acceptation de venir à Camp David, un consensus palestinien », ajoute-t-il. M. Malley juge néanmoins que l’Administration américaine se trouve dans une position plus favorable grâce au « bénéfice d’avoir vu ce qu’il s’est passé en 2000 » et au « corpus de négociations » qui en est sorti. « Ce qui est inacceptable pour une partie ou pour l’autre est clairement défini », précise-t-il, « on a déjà balisé le chemin ».
publié par el Watan
publié le mercredi 1er septembre 2010
al Ahram
A la veille d’une reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des Etats-Unis, l’établissement israélien se lance dans toutes sortes de provocations démontrant que la société dans l’Etat hébreu est peu disposée à la paix. C’est-à-dire une paix basée sur la restitution aux Palestiniens de leurs droits.
Ainsi, les colons ont mis en demeure le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, de relancer la colonisation le 26 septembre, au risque de faire capoter les négociations directes de paix avec les Palestiniens.
Naftali Bennet, chef de Yesha, principale organisation de colons, a déclaré à la presse : « Nous ne permettrons pas que M. Netanyahu manque à ses engagements et maintienne, même partiellement, le moratoire de dix mois dans la construction (à l’intérieur des colonies) qui vient à terme le 26 septembre » et il a averti que son organisation « va lancer dans les prochains jours une campagne très agressive, au niveau politique et dans la rue, pour contraindre le gouvernement à être fidèle au mandat qu’il a reçu de la majorité de l’opinion ».
Si Netanyahu ne se prononce pas de manière claire sur la question, son parti lui semble résolu à une reprise de la colonisation. Le député Zeev Elkin, chef du groupe parlementaire de son parti, le Likoud (droite), a promis que « la construction reprendra fin septembre, car nous devons être crédibles pour l’étranger et à nos propres yeux ». [2]
Des défis donc, d’où la question de savoir à quoi bon ces négociations.
D’ailleurs, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a porté les provocations au plus haut.
Concernant la reprise des négociations, il a dit : « Nous avons connu beaucoup d’événements festifs de ce genre. De Madrid à Annapolis, nous en avons vu d’innombrables et en voici un autre ». Oui, pour Israël la paix n’est guère un objectif et les négociations, auxquelles il est obligé, sont une fuite en avant pour avoir les Palestiniens par l’usure.
[1] le 31 août une attaque menée par des militants palestiniens a visé une voiture de colons près de Bani Naim, à côté d’Hébron. 4 sont morts. Voirhttp://www.lepoint.fr/monde/proche-...
[2] voir aussi Christian Merville dans l’Orient le Jour
En terrain miné
« Qu’Abou Mazen et ces méchants ennemis d’Israël tout emplis de haine disparaissent de la surface du globe » : le rabbin Ovadia Yossef ne s’embarrasse pas de litotes quand il s’agit de maudire les Palestiniens. Et à près de 90 ans, le chef du parti Shass peut se permettre de prodiguer des conseils au Créateur. Celui-ci par exemple : « Yahvé devrait les frapper de la peste. » Ces propos, a aussitôt fait savoir le bureau de Benjamin Netanyahu, ne reflètent pas le point de vue du Premier ministre, pas plus d’ailleurs que celui du gouvernement. Respirons donc, en cette veille de reprise des pourparlers : il n’y a pas eu de trop violents remous au sein du cabinet israélien - où siègent quatre ministres de la formation ultraorthodoxe - et les Palestiniens ont feint l’indignation, mais sans forcer.
Par le passé, le vieux chef religieux, né à Bassora, n’a jamais raté l’occasion d’appeler sur la tête des ennemis l’abomination de la désolation promise par le prophète Daniel. En 2001 déjà,il avait réclamé l’annihilation des Arabes, décrétant qu’il est interdit d’être clément avec eux. « Vous devez lancer des missiles sur leurs têtes, disait-il alors, car ils méritent la damnation. »
Ses dernières vitupérations ne pouvaient tomber à un plus mauvais moment, c’est-à-dire à la veille d’un dîner à la Maison-Blanche, en prélude à un nouveau round d’entretiens destinés à débloquer, d’ici à un an, un dialogue en panne depuis les catastrophiques rencontres de Camp David de juillet 2000, mais plus encore depuis une vingtaine de mois. Il y aura là le chef de l’État égyptien, le roi de Jordanie et Tony Blair. Un quintette sur lequel planera l’ombre des derniers échecs et la menace d’une récidive, vue par certains comme inéluctable alors que les deux parties ne se mettront sérieusement au travail que le lendemain jeudi, sous l’égide de la secrétaire d’État Hillary Clinton. Pour l’occasion, le président devrait faire une brève apparition, histoire de bien marquer son implication personnelle dans le processus.
Il reste que jamais autant qu’en cette fin d’été l’horizon n’aura paru aussi lourd de nuages. Scénario noir : les pourparlers sont voués à l’échec avant même que d’avoir débuté. L’État hébreu a démenti hier avoir promis à Washington la prolongation du gel de la colonisation après l’expiration, le 26 septembre prochain, du moratoire de dix mois décidé sur l’insistance des Américains. Mahmoud Abbas, pour sa part, semble déterminé à claquer la porte si la construction de grands blocs venait à reprendre dans les territoires occupés. C’est que son autorité, contestée par le mouvement Hamas depuis que celui-ci a pris le contrôle de l’enclave de Gaza en 2007, année de sa victoire électorale, s’est sérieusement érodée ces temps-ci, surtout que, son mandat à la tête de l’Autorité ayant expiré,il ne dispose plus d’un pouvoir constitutionnel. Jusqu’au 26 septembre, il lui faudra jouer sur le facteur temps dans l’espoir que Barack Obama se décidera enfin à user de son influence sur son protégé israélien pour l’amener à mettre de l’eau dans son vin.
Scénario rose : le président US entre en lice, fidèle en cela à la ligne de conduite qui paraît avoir été la sienne dès son accession à la direction du pays. On se rappelle qu’à l’époque, Abou Mazen et Netanyahu figuraient parmi les premiers leaders qu’il avait appelés au téléphone. En outre, George Mitchell était devenu son émissaire au Proche-Orient avant la formation du cabinet US et Dennis Ross vient de rentrer d’un séjour à Jérusalem où il avait été chargé de trouver une formule de compromis sur l’épineuse question des points de peuplement.
Vendredi dernier, le Yediot Aharonot faisait état des grandes lignes d’un plan élaboré quelques jours auparavant par l’administration américaine et les chefs de la communauté juive en Amérique. En vertu de ce projet, les négociateurs des deux parties aborderaient dans le détail les points essentiels du contentieux : sort des colonies, délimitation des frontières des deux États, Jérusalem et droit des réfugiés au retour, autant de sujets qui seraient réglés dans un délai d’un an, leur mise en application devant s’étaler sur une période de dix ans. Le problème, c’est que les Israéliens ont établi entre-temps leur contre-projet, qui porte l’empreinte du chef du gouvernement puisque deux de ses auteurs, son conseiller à la sécurité Uzi Arad et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires stratégiques Moshe Ayalon, font partie du cercle restreint de ses fidèles. Dans ses grandes lignes, le texte rejette, pour des raisons de sécurité, tout retour aux frontières de 1967 pour prévoir un contrôle de la vallée du Jourdain et de l’espace aérien.
Tout se passe comme si, embarqués, à leur corps défendant ou de leur plein gré, dans cette bien curieuse galère des négociations, les deux parties mais aussi leur mentor tiennent par-dessus tout à ne pas être rendus responsables d’un éventuel échec. Ce n’est pas suffisant pour assurer un moins éventuel succès. publié par l’orient le Jour
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
Intro et (ajout de) notes : CL, Afps
Discrimination envers les Noirs en Israël... y compris s’ils sont juifsPublié le 31-08-2010 Le ministère israélien de
l’Education vient d’approuver l’existence d’une école "réservée aux
Blancs" dans les colonies, après qu’une écolière juive éthiopienne a été
exclue de son école.
Cette jeune Ethiopienne de religion juive avait été exclue de son école établie dans la colonie d’Immanuel dans les territoires palestiniens occupés, il y a plusieurs mois, en raison de la couleur de sa peau. Ses parents ayant protesté, ils ont eu dans un premier temps gain de cause, l’école en question étant publique et financée par l’Etat. Mais les parents blancs des 74 enfants fréquentant cette école ont finalement obtenu du ministère de l’Education que les classes de cette école soient réservées aux Blancs, à partir du moment où l’école devient privée, et elle est désormais privatisée. Les colons blancs qui refusaient "la mixité raciale" pour leurs enfants sont satisfaits. La discrimination raciale est donc légale en Israël dans tout le domaine privé (entreprises, écoles, commerces.....) Et cette législation raciale s’applique y compris dans les territoires supposés être sous contrôle palestinien, vient de statuer un tribunal israélien ! Ce sont les règles de l’occupant militaire qui priment sur celle de l’Autorité Palestinienne a-t-il décrété. Et pendant ce temps, le maire du 3ème lance une exposition pour "changer l’image d’Israël", des élus affichent des banderoles à la gloire d’une armée d’occupation sur le fronton de nos mairies ! Et les Sammy Ghozlan, Goldnaddel, et autres officines israéliennes en France, osent engager des poursuites pour "discrimination" contre ceux qui appellent au boycott d’Israël ! Source : http://www.imemc.org/article/59331 (Traduit par CAPJPO-EuroPalestine) CAPJPO-EuroPalestine |
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La mairie du 3ème à Paris veut redorer le blason du gouvernement d’extrême-droite israélienPublié le 31-08-2010 La Mairie du 3ème
arrondissement de Paris entend accueillir à compter de jeudi
l’exposition « Mashav », organisée par le Ministère israélien de la
coopération internationale et l’organisation B’nai Brith, avec pour
objectif de « changer l’image d’Israël ». Ci-dessous la lettre de la
campagne BDS France à Pierre Aidenbaum.
A l’attention de Pierre Aidenbaum, Maire du 3e arrondissement de Paris 75003 Paris Le 27 août 2010, Paris Monsieur le Maire, C’est avec consternation que nous avons découvert le thème de l’exposition « Mashav » que vous accueillerez dans vos locaux municipaux à partir du 2 septembre. Cette exposition organisée par le Ministère israélien de la coopération internationale et l’organisation B’nai Brith a pour objectif de « changer l’image d’Israël » ; vous soutenez ainsi la promotion d’un gouvernement d’extrême-droite dont la politique, loin d’aller dans le sens des principes universels de la coopération internationale, de solidarité ou d’humanisme, va activement à son encontre. Cette exposition est l’un des outils de propagande destinés à servir une politique qui viole depuis des décennies les droits les plus fondamentaux des Palestiniens, que ceux-ci aient la citoyenneté israélienne ou non. L’implication directe des institutions de l’Etat israélien responsable d’une occupation et d’une colonisation illégales, au système législatif raciste, belliqueux et reconnu responsable de plusieurs crimes de guerre voire contre l’Humanité (ainsi que l’indique le rapport Goldstone), devrait pourtant interpeller le maire républicain que vous êtes. Le B’nai Brith, par son soutien inconditionnel et partisan à Israël, peut d’autre part difficilement être assimilé à une organisation humanitaire. Cette exposition souhaite promouvoir « toutes les ressources et solutions que l’Etat d’Israël a créé afin de résoudre les grands problèmes de l’eau, irrigation, santé, éducations, intégration, agriculture en terrain difficile, etc. ». Évoquera-t-elle les « solutions » adoptées par Israël qui consistent en la confiscation pure et simple des ressources aquifères des territoires occupés à son profit, au détriment des villages palestiniens asséchés ? Parlera-t-elle du détournement des voies d’irrigation pour ses plantations coloniales dans la vallée du Jourdain ? Montrera-t-elle l’empoisonnement des terres des Bédouins du Néguev, l’enrôlement des lycéens dans les chantiers de destruction d’un de leurs villages, en juillet dernier ? Rappellera-t-elle l’arrachage et les incendies de milliers d’acres d’oliviers et de vignes en Palestine ces dernières années ? B’nai Brith se vante d’avoir aidé des réfugiés dans le monde, parlera-t-elle des centaines de milliers de Palestiniens devenus eux-mêmes réfugiés suite à des expropriations violentes que B’nai Brith lui-même revendique avoir soutenues ? A quoi ressemble la « coopération internationale » d’un état qui compte 150 résolutions de l’ONU - non appliquées ! - qui attaque violemment et quotidiennement une population sans armée et tue les militants internationaux qui viennent la secourir, dans des eaux internationales qui plus est ? Accueillir une exposition chargée de vanter la coopération internationale d’Israël pour changer son image, et de dissimuler tous les aspects violents et hors la loi de sa politique, est une action de désinformation de nos concitoyens, ce n’est pas là le rôle d’une municipalité française. « Je suis pour toujours un homme de gauche, fort de ses convictions et des valeurs républicaines. Combattre en permanence toutes les injustices, c’est aussi pour moi combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie et toutes les formes d’intolérances. Je veux une société où les mots liberté, solidarité et laïcité prennent tous leurs sens. La justice sociale n’est pas un concept abstrait (...) » Monsieur le Maire, c’est vous qui avez déclaré cela sur votre blog. C’est donc à la cohérence de l’homme politique que nous nous adressons pour vous demander d’annuler cette opération de vulgaire propagande qui porte aussi ostensiblement atteinte aux valeurs républicaines. Veuillez agréer nos salutations, La Campagne BDS France Campagne BDS France Campagnebdsfrance@yahoo.fr www.bdsfrance.org CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mardi 31 août 2010
Nathalie Janne d’Othée
Cette semaine [24 août], Lady Ashton a créé la surprise en se déclarant concernée par le sort d’Abdallah Abu Rahma, un des leaders du mouvement de résistance populaire du petit village de Bil’in en Cisjordanie. La Haute Représentante a précisé que « l’UE considérait le tracé du mur comme illégal là où il était construit sur le territoire Palestinien » et que « l’emprisonnement possible de Mr Abu Rahma était destiné à l’empêcher lui et d’autres Palestiniens d’exercer leur droit légitime de protester contre l’existence de la barrière de séparation d’une manière non-violente » [1].
Cette déclaration est lancée la veille d’une relance des pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens, dans lequel le Quartet jouera un rôle de médiateur. Même si les Etats-Unis occupent une position dominante dans cet ensemble, la déclaration d’Ashton sur le sort d’Abdallah Abu Rahma est de taille à inquiéter les autorités israéliennes. Israël n’a d’ailleurs pas tardé à exprimer sa désapprobation face à cette tentative d’ingérence de l’UE dans son système judiciaire. Mais la véritable crainte d’Israël est de voir l’UE se détacher des positions américaines et emprunter une position plus ferme vis-à-vis de l’occupation israélienne lors des futures négociations.
Des négociations qui s’annoncent chaotiques eu regard de l’actualité de cette semaine. C’est davantage une résignation qu’un réel engagement que Washington avait arraché la semaine passée à l’Autorité Palestinienne. Contraint par les arguments économiques américains, Mahmoud Abbas a finalement accepté tant bien que mal de négocier sans condition préalable. Néanmoins cette semaine l’AP s’est rétractée en annonçant qu’elle se retirerait de la table de négociations si le moratoire sur la colonisation n’était pas prolongé. Depuis une semaine, Mahmoud Abbas a en effet du mal à justifier son geste face à une opinion publique qui l’accuse d’avoir capitulé face aux pressions américaines et israéliennes.
Netanyahou a donc été sommé par l’administration américaine de donner des garanties sur la colonisation. Pour s’en sortir sans par ailleurs froisser les factions d’extrême droite de sa coalition, ce dernier a consenti à un « mini-gel » de la colonisation pour prolonger le moratoire. Ce « mini-gel » ne concernera que les tentatives de colonisation illégales, au cœur de la Cisjordanie, et non les grandes colonies de peuplement comme Ariel, Maale Adoumim, Modiin Illit, etc. Pourtant, ce sont bien ces dernières qui posent le plus de problèmes aux Palestiniens. Pour la plupart englobées par le mur de séparation Israël et reliées entre elles par des routes réservées aux Israéliens, elles morcellent la Cisjordanie en une multitude d’ilots isolés (voir la carte de l’OCHA).
La prise de position de la baronne Ashton est donc loin d’être insignifiante. La Haute Représentante a en effet réaffirmé que l’UE considérait le tracé du mur se situant en territoire palestinien comme illégal. Si elle continue à suivre cette logique, l’UE pourrait maintenant exercer des pressions sur Israël afin qu’il concède davantage qu’un « mini-gel » sur la colonisation. Dans le cas contraire, il est fort à craindre que l’on assiste seulement à des « mini-négociations ».
[1] voir Déclaration :
EUROPEAN UNION Brussels, 24 August 2010 A 167/10
Statement by the Spokesperson of High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy on conviction of human rights defender Abdallah Abu Rahma
The spokesperson of High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy/Vice
President of the Commission Catherine Ashton issued the following statement today :
"The High Representative is concerned by the conviction of 39-year-old Abdallah Abu Rahma in an Israeli military court on charges of incitement and organising and attending demonstrations. He is due to be sentenced shortly. The EU considers Abdallah Abu Rahma to be a Human Rights Defender committed to non violent protest against the route of the Israeli separation barrier through his West Bank village of Bil’in.
The EU considers the route of the barrier where it is built on Palestinian land to be illegal. The High Representative is deeply concerned that the possible imprisonment of Mr Abu Rahma is intended to prevent him and other Palestinians from exercising their legitimate right to protest against the existence of the separation barriers in a non violent manner. "
Note to Editors : The EU attended all court hearings in the case of Abdallah Abu Rahma, who has been in detention since 10 December 2009."
publié le 27/8/2010 par Medea
"Un mariage arrangé que seuls les parents veulent"
publié le mardi 31 août 2010
Hélène Bekmezian
Les négociations commenceront jeudi mais, dès mercredi soir un dîner réunira, outre Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, le président égyptien, Hosni Moubarak, et le roi Abdallah de Jordanie. Dans un article intitulé Devine qui vient dîner ?, Ron Kampeas, du Jerusalem Post, explique que cette rencontre sera essentielle pour restaurer la confiance des différents convives et décrit les raisons de chacun pour venir à table.
TROUVER UNE "APPROCHE ORIGINALE"
"Benyamin Nétanyahou veut régler la question de la sécurité avant d’aborder les problèmes de fond tels que Jérusalem ou le statut des réfugiés palestiniens. Mahmoud Abbas, lui, veut arriver à ces problèmes le plus vite possible" car "ces négociations sont pour lui le seul moyen de démontrer aux Palestiniens que la diplomatie marche mieux que la violence pour obtenir un Etat", écrit le journaliste. Quant à Barack Obama, il "veut juguler les autres crises de la région", notamment en Irak et en Iran.
"Je demande vigoureusement au président Obama (...) de résister à la tentation de regarder en arrière", écrit le diplomate et chercheur américain Stephen Cohen dans le Huffington Post. Il appelle à une "approche originale" passant par exemple par un accord autour du terme "sécurité" pour qu’il ne soit plus l’apanage d’Israël comme "frontière" est celui des Palestiniens.
"UN MARIAGE ARRANGÉ QUE SEULS LES PARENTS VEULENT"
De son côté, l’ex-ministre israélien Yossi Beilin, figure centrale des accords d’Oslo (1993), estime lui dans Le Temps que "l’administration américaine se conduit de manière irresponsable en poussant Nétanyahou et Abbas à s’asseoir à la même table". "Si, par miracle, les négociations annoncées devaient donner des résultats concrets (...) l’accord serait inapplicable sur le terrain en raison de la désunion des Palestiniens", poursuit-il.
Pour Herb Keinon, du Jerusalem Post, il n’y a d’ailleurs que les Etats-Unis pour espérer un accord. "Imaginez un mariage arrangé par des parents, dans lequel ni la promise ni le prétendant n’auraient envie de se marier mais qui auraient accepté à contrecœur juste parce que leur parents – desquels ils sont tous les deux dépendants – l’exigent", résume le journaliste.
"Nétanyahou et Abbas, vivant à 15 minutes l’un de l’autre, se préparent à faire 10 000 kilomètres jusqu’à la ’maison des parents’ à la Maison Blanche pour se rencontrer et faire un mariage qu’ils ne veulent pas vraiment. Même deux des invités [Moubarak et Abdallah] n’ont pas confiance en ce mariage, selon des diplomates israéliens, mais se sentent obligés de venir parce qu’ils sont fortement liés aux Etats-Unis", poursuit le journaliste.
SIMULATION DES NÉGOCIATIONS
Pour tenter d’évaluer les chances de succès d’une telle rencontre, le Jerusalem Post a lui simulé, dimanche, ces négociations directes avec d’anciens hauts dirigeants de l’armée israélienne. Chacun des participants incarnait un personnage – Obama, Nétanyahou, Abbas, Moubarak et Abdallah – avec le plus de réalisme possible. Le scénario s’est déroulé ainsi : Obama demande le gel des colonisations israéliennes tout en s’efforçant de convaincre Abbas de rester à la table des négociations malgré le refus de Nétanyahou.
"Même avec une approche agressive des Etats-Unis, il n’est pas sûr que Abbas restera. Son intérêt est aussi de montrer le vrai visage de Nétanyahou pour ensuite pouvoir faire appel à l’ONU", écrit le journaliste Yaakov Katz. Conclusion de la simulation : "Le profond niveau de méfiance entre Israël et les territoires palestiniens est en soi un obstacle important." [1]]] Mais ce qui comptera le plus, rappelle le journaliste, sera la sincérité que mettra chacun des participants dans les négociations. Et "cela ne peut être simulé".
Sans compter les événements de dernière minute qui peuvent encore changer la donne comme ceux de ce week-end, que rappelle le New York Times. D’un côté, "Israël était en ébullition dimanche après le refus d’une troupe de théâtre israélien de jouer dans les colonies juives", et de l’autre "les Palestiniens ont été eux scandalisés par un sermon violemment anti-palestinien d’un rabbin de Jérusalem". "Cela n’a fait qu’électrifier de plus en plus l’atmosphère à quelques jours de la reprise des négociations." [2]
[1] voir aussi le Figaro : Négociations dans la méfiance entre la Palestine et Israël
[2] pendant ce temps, S. Fayyad continue dans la voie qu’il a tracée. Voir Karim Lebhour sur RFI :
Le Premier ministre palestinien souhaite créer un Etat d’ici un an
Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, présentait aujourd’hui à Ramallah la deuxième étape de son plan pour l’année à venir. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, présentait aujourd’hui à Ramallah la deuxième étape de son plan pour l’année à venir.
Selon le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, les Palestiniens seront prêts à établir leur Etat d’ici un an. M. Fayyad présentait aujourd’hui, à Ramallah, la deuxième étape de son plan de deux ans pour poser les fondations d’un Etat palestinien, sans attendre le résultat des négociations avec Israël.
Salam Fayyad l’assure : l’Etat palestinien est en marche. Un an après le lancement de son plan d’action baptisé « Vers la liberté », l’Autorité palestinienne a construit 34 écoles, 11 cliniques et une quarantaine de routes. Pour le Premier ministre, c’est la preuve que les Palestiniens sont prêts à se gouverner eux-mêmes. « Le pari que nous prenons, dit Salam Fayyad, c’est que tous ces résultats vont mettre suffisamment de pression sur le processus politique pour pousser à la fin de l’occupation ». Car pour Salam Fayyad, les négociations pourraient ne pas suffire. Le Premier ministre palestinien doute notamment de la volonté israélienne d’accepter un véritable Etat palestinien souverain.
La politique des petits pas
« Quel Etat Benyamin Netanyahu veut-il proposer aux Palestiniens ? C’est une question fondamentale et sans préjuger de ce qui se passera dans les prochaines semaines, je pense que nous approchons du moment de vérité », a annoncé le Premier ministre palestinien. Quel que soit le résultat des négociations avec Israël, Salam Fayyad a présenté son plan pour l’année à venir, axé sur la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption, persuadé que la politique des petits pas peut accoucher de grands résultats.http://www.rfi.fr/moyen-orient/2010...
Comme les églises chrétiennes, le conseil mondial des Oulémas appelle les musulmans au boycott des produits israéliensPublié le 30-08-2010 A l’occasion du mois de
Ramadan, un appel solennel est lancé à tous les musulmans pour qu’ils ne
consomment pas de produits israéliens, à commencer par les grosses
dattes en vente chez certains commerçants arabes.
"Le Boycott des dattes israéliennes pendant le Ramadan : une démarche éthique et un devoir religieux Par Nabil Ennasri* et Mustafa Kastit** (...) Nous profitons donc de ce mois sacré pour lancer un appel aux musulmans de France et d’Europe. Il leur faut tout mettre en oeuvre, par voie pacifique, pour contribuer à mettre un terme à l’une des injustices les plus longues de l’histoire contemporaine. Israël se considérant constamment au dessus du droit et la communauté internationale étant incapable de forcer l’Etat hébreu à appliquer les résolutions internationales, il appartient désormais aux peuples et aux citoyens de la planète d’agir pour la défense et le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Initiée par de nombreuses associations palestiniennes issues de la société civile palestinienne et soutenue par plusieurs prix Nobel de la Paix, l’arme du boycott est aujourd’hui l’un des moyens les plus efficaces pour contraindre Israël à se plier au droit international*8. En ce sens, les musulmans d’Occident ont une responsabilité historique à mettre en pratique ce boycott et ce, à tous les niveaux et notamment dans le domaine économique. Plus qu’une responsabilité, c’est un devoir et nous allons ici en détailler les motivations. Par conséquent et au regard de la situation actuelle, il nous apparait primordial de rappeler que l’éthique du musulman devrait lui interdire de consommer des produits provenant de l’Etat d’Israël. En ce sens, nous appelons les musulmans d’Europe à souscrire aux recommandations émises par l’Union Mondiale des Oulémas au sujet de la solidarité que doivent témoigner les musulmans du monde à l’égard du peuple palestinien. Nous affirmons cela sur la base de l’avis juridique émis le 31 décembre 2008 par l’Union Mondiale des ‘Oulémas, (...) « Il incombe à la Oumma toute entière de soutenir et de venir en aide au peuple de Gaza, victime de la barbarie israélienne. Cet édit religieux (hukm shar’i) est valable pour tous les musulmans de la planète sans exception et s’adresse autant aux gouverneurs qu’aux peuples. (…) Car la Oumma est à l’image d’un seul corps, si un membre se plaint, c’est tout le corps qui souffre. En effet, les croyants sont frères et l’agression infligée à l’un d’eux devient une. ». Dans ce même texte, les savants musulmans mettaient l’accent sur le boycott des produits israéliens comme moyen de lutter contre l’impunité et l’agression israélienne : « Nous appelons à faire revivre la dynamique du boycott économique à l’égard des produits israéliens et même américains. C’est l’un des moyens les plus efficaces et l’une des armes les plus redoutables pour venir à bout de l’agresseur. Car chaque centime dépensé dans ces produits se transformera en balle qui finira par se loger dans le corps de l’un de nos frères ». Cet appel au boycott d’Israël émis en janvier dernier a depuis été rappelé à de nombreuses reprises. Il apparaît donc important pour nous d’affirmer que ce boycott ne relève pas simplement du choix. Au regard de ce qui précède, nous pouvons soutenir que le boycott des produits israéliens relève non seulement d’une démarche éthique, d’un acte citoyen mais également du devoir religieux. Cette attitude devrait, pour les musulmans, s’intensifier pendant le mois de Ramadan, période propice à la compassion et à la solidarité. En effet, jamais la situation du peuple palestinien n’aura été si tragique. Alors qu’Israël est gouverné depuis plus de six mois par un gouvernement d’extrême droite, la population palestinienne n’en finit plus de croupir dans des conditions insoutenables. Le peuple de Gaza souffre toujours d’un blocus criminel et abject qui maintient près d’un million et demi de personnes dans des conditions épouvantables. Même la mosquée Al Aqsa fait aujourd’hui l’objet d’assauts répétés de colons fanatiques et les fouilles entreprises par les gouvernements israéliens depuis quelques années vont jusqu’à menacer les fondations du Troisième lieu saint de l’Islam. (...) Comment pourrait-on rompre son jeûne avec des dattes issues d’un pays sur lequel plane des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et commercialisés par des sociétés (Agrexco-Carmel) qui sont le bras armé de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ? Est-ce qu’il est logique et cohérent que des musulmans puissent, pendant le Ramadan, participer financièrement à la colonisation israélienne et contribuer ainsi à faire perdurer le cauchemar palestinien ? Il faut donc dire et répéter aux citoyens européens de confession musulmane (notamment ceux de France et de Belgique) que la consommation de dattes israéliennes est comme une insulte proférée à l’égard du peuple palestinien. On ne peut concevoir que le mois de Ramadan soit une occasion pour les colonies juives de voir leur production s’écouler auprès des consommateurs musulmans occidentaux surtout lorsqu’on se rappelle que le Prophète Mohamed (Saw) lui-même utilisa cet arme lors de l’embargo décrété contre Qoraysh par l’entremise de la tribu Banu Hanifa. Consommer des dattes israéliennes est donc illicite pour qui entend vivre conformément à l’éthique du musulman. Cet appel que nous lançons aujourd’hui rejoint pleinement celui lancé par la campagne BDS pour qui le boycott est une prise de position pacifique et citoyenne. En effet, les solidarités qui composent le mouvement de soutien à la cause palestinienne sont plurielles et complémentaires et c’est cette dynamique prometteuse qui permettra de mettre en branle une campagne internationale de boycott de l’Etat d’Israël, dont les premiers succès apparaissent déjà. Comme ce fut le cas pour le régime d’Apartheid en Afrique du Sud, il faut désormais contraindre Israël à cesser son occupation et son entreprise de colonisation des territoires palestiniens. Notre démarche rejoint d’ailleurs celle soutenue par d’autres autorités religieuse non-musulmanes. En visite en Palestine, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, ancien prix Nobel de la Paix et figure emblématique de la lutte contre l’Apartheid, a récemment soutenu au quotidien israélien Ha’aretz qu’il était "nécessaire de frapper le régime d’apartheid [israélien] au portefeuille, comme cela a été le cas en Afrique du Sud avec l’embargo sur les armes et le boycott économique." *Ennasri Nabil est Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, est actuellement étudiant en théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon. Il a séjourné dans plusieurs pays du Golfe (Qatar, Emirats Arabes Unis). Son mémoire « Le champ politico-religieux du Qatar : une vision estudiantine » obtenu en vue de la validation du Master II (Recherche) « Politique Comparée » à été rédigé sous la direction du professeur François Burgat. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France. **Mustafa Kastit est théologien et licencié de la Faculté du Hadith et des Etudes Islamiques de l’Université islamique de Médine. Il est actuellement enseignant et conférencier. Extrait d’un texte dont l’intégralité (dont l’ensemble des notes) est consultable sur : http://www.facebook.com/notes/mustafa-kastit/le-boycott-des-dattes-israeliennes-pendant-le-ramadan-une-demarche-ethique-et-un/149309185093283
Action des militants belges sur le marché de Tubize la semaine dernière. CAPJPO-EuroPalestine |
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Boycott : Le diacre du diocèse de Toulouse s’adresse à Mme Alliot MariePublié le 30-08-2010 Alain Duphil a adressé cette
lettre à la Ministre de la Justice, le 29 mars dernier, après que
celle-ci eût demandé aux magistrats de poursuivre les citoyens qui
appellent au boycott d’Israël (à l’occasion d’un dîner du CRIF). Depuis,
il n’a pas reçu la moindre réponse et rend donc publique cette lettre.
Alain Duphil Diacre du diocèse de Toulouse Tramesaygues. 31550 Cintegabelle Madame Michèle Alliot-Marie Ministre de la Justice Tramesaygues, le 29 mars 2010, Madame la Ministre, Au cours d’un certain nombre de voyages en Israël et dans les territoires palestiniens, le plus souvent dans la voiture de prêtres ou de chrétiens arabes, j’ai vu de mes yeux des réalités auxquelles nous n’attachons pas assez d’importance en France et en Occident. De mes yeux, j’ai vu l’humiliation des Palestiniens aux check-points, des femmes obligées par des militaires en arme de marcher dans des flaques d’eau près de Zababdeh, des hommes alignés par dizaines, les mains sur la tête face à un mur à Bethléem, des chauffeurs de camion devant vider tout leur chargement de légumes pour finalement se voir refuser le passage, tous attendant des heures et des heures, sous les moqueries intolérables des soldats israéliens, même contre des mamans avec des bébés. J’ai vu le mur de Jérusalem, bien pire que celui de Berlin, j’ai vu les colonies qui s’avancent vers les villages de Cisjordanie, j’ai vu les oliveraies volées par les colons, les destructions de champs cultivés à Gaza, j’ai vu la ségrégation dont sont victimes les agriculteurs arabes israéliens en Galilée. La communauté internationale n’a pas été capable encore d’imposer un règlement pacifique de cette situation. Cela ne peut plus durer. C’est pourquoi les plus hautes autorités religieuses chrétiennes de Jérusalem, en décembre 2009, ont publié la déclaration Kairos*. Ce document a reçu le soutien de tous les patriarches, évêques et responsables des treize Eglises chrétiennes représentées à Jérusalem. C’est un document important (voir résumé au dos). Je vous serais reconnaissant de bien vouloir en prendre connaissance, et de l’appel à l’action qu’il encourage : une action non-violente par un boycott des produits israéliens. N’est-ce pas le seul moyen d’amener les gouvernants israéliens aux négociations qu’ils refusent avec chaque fois de nouveaux prétextes ? Il semble que vous ne soyez pas d’accord avec cette campagne de boycott. Pourtant, en 2006, vous étiez celle qui a informé toute la France à la fin de l’été, que des avions israéliens avaient menacé des soldats français stationnés au Liban pour les nations Unies. Cette attitude de condamnation de ce boycott ne vous ressemble pas. Il me semble que ce serait l’honneur du gouvernement français de soutenir cette campagne et de prendre des sanctions économiques contre l’Etat d’Israël tant que ne sera pas créé un état palestinien digne de ce nom avec Jérusalem-Est pour capitale. C’est de plus la seule façon de garantir à long terme la sécurité d’Israël au Moyen Orient. En espérant que vous voudrez bien écouter la voix des chrétiens de Terre Sainte, qui rejoint la voix de nombreux amis juifs rencontrés sur place également, en espérant que vous serez avec Desmond TUTU, qui soutient ce boycott, je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, mes salutations les plus respectueuses. Alain Duphil Ingénieur agronome, dirigeant d’exploitation agricole, Elu à la Chambre d’Agriculture de Haute-Garonne, Auteur du livre « Au pays de Jésus », (Editions Amalthée), Président de l’association « Une fleur pour la Palestine », Signataire de la déclaration « Un moment de vérité à Jérusalem » et du manifeste BDS, (boycott, désinvestissement, sanctions). *LE DOCUMENT KAIROS DE JERUSALEM En décembre 2009, quinze théologiens de Jérusalem, représentant les 13 Eglises chrétiennes présentes en Terre Sainte, ont publié le document "Kairos". Ce mot grec pourrait se traduire par "temps favorable" ou « moment de vérité ». Ce document commence ainsi : Nous, un groupe de Palestiniens chrétiens, après avoir prié, réfléchi et échangé devant Dieu sur l’épreuve que nous vivons sur notre terre, sous occupation israélienne, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri, un cri d’espoir dans l’absence de tout espoir, uni à notre prière et à notre foi en Dieu qui veille, dans sa divine Providence, sur tous les habitants de cette terre. Parmi les théologiens signataires figurent entre autres :
Leur texte a reçu le soutien de Mgr Desmond Tutu par une lettre du 11 décembre 2009, et celui des chefs et responsables en fonction des 13 Eglises chrétiennes de Jérusalem, dont Mgr Fuad Twal nommé par Benoît XVI, par une déclaration commune du 20 décembre 2009. Ce document Kairos, qui parle d’abord de "réalité, de parole de foi, d’espérance, d’amour", est surtout un appel lancé aux "chrétiens", aux "Eglises du monde", "à la communauté internationale", "aux chefs religieux juifs et musulmans", "au peuple palestinien et aux israéliens". On trouve au paragraphe 7 dans l’appel à la communauté internationale : Nous vous invitons aussi à écouter l’appel des organisations civiles et religieuses mentionnées plus haut pour commencer à appliquer à l’égard d’Israël le système des sanctions économiques et du boycott. Nous le répétons encore une fois, il ne s’agit pas de se venger, mais de parvenir à une action sérieuse pour une paix juste et définitive, qui mette fin à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens et d’autres territoires arabes occupés, et qui garantisse la sécurité et la paix à tous. Ces sanctions, et ce boycott s’inscrivent dans une lutte pacifique et non violente, comme expliqué dans le paragraphe 4 : L’appel lancé par des organisations civiles palestiniennes, des organisations internationales, des ONG et certaines institutions religieuses aux individus, entreprises et Etats en faveur d’un boycott économique et commercial de tout produit de l’occupation, s’insère dans la logique de la résistance pacifique. Ces campagnes de soutien et de solidarité doivent se faire avec courage, tout en proclamant sincèrement et clairement que leur but n’est pas de se venger de qui que ce soit, mais de mettre fin au mal qui existe, pour en libérer l’oppresseur et l’opprimé. L’objectif est d’affranchir les deux peuples des positions extrémistes des différents gouvernements israéliens, afin de parvenir enfin à la justice et à la réconciliation. Avec cet esprit et cette action, nous finirons par arriver à la solution tant attendue, comme cela s’est réalisé en Afrique du Sud et pour d’autres mouvements de libération dans le monde. CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le lundi 30 août 2010
LDH......
Abbeville : samedi 4 septembre, place du Pilori, à 14h30.
Auch : samedi 4 septembre, place de la libération, à 10h30.
Agen : samedi 4 septembre, boulevard de la République/ place Jasmin, à 10h00.
Aix-en-Provence : samedi 4 septembre, rassemblement place de la Rotonde, à 11h00 (à confirmer).
Ajaccio : samedi 4 septembre, rassemblement devant la préfecture de Corse, à 17h00.
Alençon : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 14h00.
Alès : samedi 4 septembre, devant le théâtre, à 17h00.
Amiens : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 14h30.
Angers : samedi 4 septembre, rassemblement place du Général Leclerc devant le palais de Justice, à 10h30.
Annemasse : samedi 4 septembre, parvis de l’espace Martin Luther King, à 11h00.
Annecy : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 15h00.
Arles : samedi 4 septembre, boulevard des Lices, à 11h30.
Auch : samedi 4 septembre, place de la Libération, à 10h30.
Aurillac : samedi 4 septembre, 2 cours Monthyon, devant la préfecture, à 11h00.
Avignon : samedi 4 septembre, boulevard Limbert devant la préfecture, à 10h30.
Barenton :
samedi 4 septembre, à 17h30, sur le site du camp d’internement tzigane
qui a existé à Barenton sous le régime de Vichy (du 11 avril 1941 au 8
octobre 1942).
Bayonne : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 11h00.
Beauvais : samedi 4 septembre, place Jeanne d’Arc, à 14h00.
Besançon : samedi 4 septembre, place du Huit-Septembre, à 15h00.
Bordeaux : samedi 4 septembre, rassemblement sur le parvis des droits de l’Homme à côté du palais de justice, à 10h30.
Boulogne-sur-Mer : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, Grande Rue, à 16h00.
Bourg-en-Bresse : samedi 4 septembre, au carrefour des rues Charles Robin, Foch, et du Bd de Brou, 14h00.
Bourges : samedi 4 septembre, manifestation devant le monument de la Résistance, place du 8 mai, à 11h00.
Bressuire
(79) : samedi 4 septembre 2010, place Notre-Dame Bressuire 10h30 cercle
de silence, 11h00 rassemblement citoyen, prises de paroles des
organisations participantes, 11h30 défilé jusqu’à la sous-préfecture
avec dépôt d’un communiqué commun.
Brest : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 10h30.
Brive : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h30.
Caen : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.
Cannes : samedi 4 septembre, rassemblement devant le monument aux morts et la mairie, à 14h30.
Castres : samedi 4 septembre, place Jean Jaurès, à 9h30.
Chalon-sur-Saône :
samedi 4 septembre, rendez-vous au choix : place de l’Hôtel de ville,
place du Collège, place St Vincent ou place de l’Obélisque - 15h30 :
rassemblement place de Beaune au kiosque.
Chambéry : samedi 4 septembre, place Caffe, à 15h00.
Châteauroux : samedi 4 septembre, place de la République devant l’arbre des droits de l’Homme, à 17h00.
Clermont-Ferrand : samedi 4 septembre, place Delille, à 14h00.
Colmar : samedi 4 septembre, avenue de la République, devant l’entrée administrative de la Préfecture du Haut-Rhin, à 14h30.
Coutances : samedi 4 septembre, place Saint Nicolas, à 11h00.
Dijon : samedi 4 septembre, place Darcy, à 14h00.
Evreux : samedi 4 septembre, devant l’Hôtel de ville, à 15h00.
Gap : samedi 4 septembre, place de la République, à 11h00.
Grenoble :
samedi 4 septembre, manifestation avec deux points de départ la gare de
Grenoble (à 14h30) et la place du marché de la Villeneuve (à 14h00),
point de jonction des deux cortèges est à la place André Malraux.
Guéret : samedi 4 septembre, devant la mairie, à 10h30.
Hénin-Beaumont :
samedi 4 septembre 2010, rassemblement devant l’Hôtel de Ville
d’Hénin-Beaumont à 16h30. Manifestation dans les rues du centre de la
ville. Retour devant l’Hôtel de Ville pour rassemblement militant et
festif qui fera alterner des prises de parole et des chansons
républicaines.
Joigny :
samedi 4 septembre, rassemblement devant la maison citoyenne à 18h00.
S’inscrire au mail suivant maisoncitoyenne89@free.fr pour départ en car
pour Paris.
Le Chambon-sur-Lignon : samedi 4 septembre, place de la Fontaine, à 10h00.
Le
Havre : vendredi 3 septembre, manifestation devant la sous préfecture
du Havre + départ en car pour aller manifester à Paris le 4 septembre.
Le Mans : samedi 4 septembre, place de la République, à 15h00.
Le Puy-en-Velay : samedi 4 septembre, devant la mairie, à 10h00.
La Rochelle : samedi 4 septembre, cours des Dames, devant la grande horloge, à 11h00.
Lille : vendredi 3 septembre, rassemblement sur le Parvis des droits de l’Homme, à 18h00.
Limoges : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.- Lyon : samedi 4 septembre, place des Terreaux, à 14h00.
Lorient : samedi 4 septembre, place Aristide Briand, à 11h00.
Lyon : samedi 4 septembre, place Bellecour (devant le Veilleur de Pierre), à 14h00.
Mantes-la-Jolie : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 11h00.
Marseille : samedi 4 septembre, rassemblement unitaire sur le Vieux Port, à 14h30.
Montpellier : samedi 4 septembre, place de la Comédie, à 10h00.
Metz : samedi 4 septembre, rassemblement place de la République, côté rue Winston Churchill, à 14h30.
Mont-de-Marsan : samedi 4 septembre, place Saint Roch, à 11h00.
Mulhouse : samedi 4 septembre, place de la Réunion, à 14h00.
Nancy : samedi 4 septembre, manifestation place Stanislas, devant la préfecture, à 14h00.
Nantes : samedi 4 septembre, place du Commerce, à 15h00.
Nevers : samedi 4 septembre, place de la Résistance devant la préfecture, à 15h00.
Nice : samedi 4 septembre, Place Garibaldi, à 14h00.
Nîmes : samedi 4 septembre, rassemblement devant la médiathèque/Maison carrée, à 14h00.
Niort : samedi 4 septembre, rassemblement en bas de la Brèche sur l’esplanade la République, à 11h00.
Orléans : samedi 4 septembre, place d’Arc, 15h00.
Paris : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.
Pau : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 11h00
Périgueux : samedi 4 septembre, devant l’arbre de la Liberté (poste centrale), à 11h00.
Poitiers : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 14h00.
Privas : samedi 4 septembre, devant la préfecture, 10h30.
Quimper : samedi 4 septembre, place de la Résistance, à 10h30.
Reims : samedi 4 septembre, rassemblement devant la fontaine de la Solidarité, place d’Erlon, à 14h00.
Rennes : samedi 4 septembre, place de la Mairie, à 14h00.
Roanne : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h00.
Rodez : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 10h00.
Rouen : samedi 4 septembre, à l’église Saint-Sever, à 14h00 (ou 14h30) (à vérifier).
Royan : samedi 4 septembre, place Charles de Gaulle, à 11h30.
Saint-Brieuc : samedi 4 septembre, départ de la manifestation en haut de la rue Saint-Guillaume, près du manège, à 11h00.
Saint-Denis de La Réunion : samedi 4 septembre, sur la place des droits de l’Homme Champ Fleuri, à 14h00.
Saint-Etienne : samedi 4 septembre, place Jean-Jaurès, à 10h00.
Saint-Maximin : samedi 4 septembre, place Martin Bidouré, à 15h00.
Saint-Nazaire : samedi 4 septembre, esplanade des droits de l’Homme, centre République, à 15h00.
Saintes : samedi 4 septembre, rassemblement place Bassompierre, à 11h00.
Salon-de-Provence : samedi 4 septembre, devant l’Hôtel de ville, à 10h00.
Strasbourg : samedi 4 septembre, place Kleber, à 16h00.
Tarbes : samedi 4 septembre, place de la Mairie, à 14h30.
Thonon : samedi 4 septembre, place Aristide Briand, à 14h00.
Toulon : samedi 4 septembre 2010, manifestation place de la Liberté, à 10h00.
Toulouse : samedi 4 septembre, manifestation esplanade des droits de l’Homme, place du Salin, à 10h30.
Tourcoing :
samedi 4 septembre 2010, rassemblement devant le Parvis de l’Hôtel de
Ville de Tourcoing, à 11h00, avec prise de parole des organisations. Le
défilé se poursuivra jusqu’au Parvis de l’église Saint-Christophe.
Tours : samedi 4 septembre, place Jean Jaurès, à 15h00.
Tulle : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 15h30.
Ussel : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 15h00.
Uzès : samedi 4 septembre, place de la Libération, à 11h00.
Vendôme : samedi 4 septembre, marché couvert, à 11h00.
Vesoul : samedi 4 septembre, devant la mairie, à 14h30.
Total : 95.
En attente d’informations : Chaumont, Cherbourg, Saint-Lô, Mende, Perpignan, Rochefort, Pau, Chaumont, Valence (devant la Tour de l’Europe – quartier Fontbarlettes).
Mise à jour le 30 août 2010.
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publié le lundi 30 août 2010
Serge Dumont
Le rabbin Yossef a souhaité vendredi passé, à l’occasion de ses leçons de judaïsmes à ses fidèles, que tous les Palestiniens « disparaissent de notre monde »
La tension politique monte, à trois jours de la reprise des négociations de paix directes entre Israël et Palestiniens. A l’occasion du traditionnel Conseil des ministres du dimanche, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a certes déclaré « vouloir discuter avec sérieux et aboutir à la paix pour le bien des générations futures ». Le président palestinien Mahmoud Abbas a de son côté affirmé « vouloir utiliser la moindre chance de mettre fin à ce conflit ».
Mais ces propos ne masquent pas le scepticisme généralisé qui entoure la reprise annoncée du processus de paix. Vendredi soir, à l’occasion des leçons de judaïsme qu’il dispense à ses fidèles, le très influent rabbin Ovadia Yossef a souhaité que le président de l’Autorité palestinienne (AP) et tous les Palestiniens « disparaissent de notre monde ».
Eviter la crise politique
Cette petite phrase fait d’autant plus de bruit qu’Ovadia Yossef est le leader spirituel du Shas (le parti religieux ultraorthodoxe qui constitue l’un des trois piliers du gouvernement israélien) et que ses propos sont considérés comme parole d’évangile par la plupart des familles traditionalistes de l’Etat hébreu, majoritairement originaires d’Afrique du nord et du bassin méditerranéen.
Afin d’éviter une crise politique à quelques heures de son départ pour Washington, Benyamin Netanyahou et ses proches ont refusé de commenter la diatribe du rabbin. Quant au porte-parole du Shas, il a affirmé que son chef spirituel « a été mal compris parce qu’il s’exprime toujours par métaphores et dans le langage de la Bible, qui est fort différent de celui d’aujourd’hui ».
Pourtant, à Ramallah, l’attaque d’Ovadia Yossef est prise au pied de la lettre. Si l’AP se contente de la considérer comme « une provocation raciste », plusieurs personnalités réagissent de manière nettement plus virulente.
« Par son discours, ce rabbin démontre que l’AP n’aboutira à rien en reprenant les négociations avec Israël dans les conditions actuelles », a déclaré Hussein Al Sheik, l’un des personnages centraux du Fatah (le parti d’Abbas) qui fut également le codirigeant de la deuxième Intifada. Et de poursuivre : « Les déclarations d’Ovadia Yossef comme celles du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman (ndlr : pour lequel le sommet prévu à Washington le 2 septembre est un « événement festif » sans réelle importance) révèlent l’état d’esprit des responsables israéliens actuels ».
En 2001, après avoir qualifié les Palestiniens de « serpents » et appelé à ce que l’armée israélienne « écrase leur tête », qui était à l’époque Yasser Arafat, Ovadia Yossef avait déjà estimé que « les Palestiniens sont l’incarnation du diable ». « Il faut les anéantir en bombardant leurs villes avec des missiles », avait-il alors dit. Plus tard, il a également estimé que les victimes du tsunami « méritent leur sort » parce qu’elles « ne suivaient pas les préceptes de la Torah ».
Selon les chroniqueurs politiques de la presse israélienne, les propos tenus vendredi par Ovadia Yossef signifient que le Shas ne s’impliquera pas dans le processus de paix. Et qu’il mettra probablement tout en œuvre pour le saboter afin de garder le soutien du public dévot, défavorisé et profondément anti-arabe qui constitue le gros de son électorat.
publié par le Temps
Honte au maire de Villeneuve d’Ascq : rassemblement jeudi soir !Publié le 29-08-2010 Sous la conduite de Gérard
Caudron, qui se dit "de gauche", la municipalité de Villeneuve d’Ascq,
dans le département du Nord, célèbre une armée d’occupation, en
affichant une banderole pour la libération "inconditionnelle" du soldat
israélien Gilad Shalit.
Pas plus tard que le 15 août dernier, Monsieur Caudron, faisait un discours pour célébrer le 66ème anniversaire du débarquement de Provence et la libération de France. Le 8 mai dernier, il ne manquait pas non plus de prononcer de belles paroles définissant en ces termes nos "tâches et devoirs" :
Mais il prend fait et cause pour un soldat qui représente une armée d’occupation, une armée qui massacre des enfants, une armée qui utilise des bombes au phosphore, une armée qui torture et humilie tous les jours. Le soldat Gilad Shalit a été fait prisonnier alors qu’il servait dans cette armée, qui martyrise depuis 62 ans un peuple, qui a le tort de ne pas renoncer à vivre sur une terre qui lui appartient. Monsieur Caudron trouve sans doute très "fraternel" le sort qui lui est réservé, les bombardements, les miradors, murs et barbelés ? Il n’est pas gêné par le racisme qui consiste à persécuter ceux qui ne sont pas juifs et à vouloir les chasser de leurs terres par les moyens les plus barbares ? Son "combat acharné pour les droits de l’homme" ignore que ces mêmes droits élémentaires de circuler, de travailler, de se nourrir, d’étudier, de se soigner, sont refusés aux Palestiniens ? Enfin, Monsieur Caudron insulte les Israéliens, hommes et femmes de conscience, qui refusent de servir dans cette armée d’occupation et appellent leurs concitoyens à avoir le courage de "briser le silence" (leur mouvement s’appelle "Break the silence"). Monsieur Caudron, qui demande la libération "immédiate et inconditionnelle" du soldat israélien (ne surtout pas demander que cesse l’occupation !), ne dit pas un mot des 10.000 otages palestiniens, emprisonnés parce qu’ils sont des résistants à l’occupation ou parce qu’il faut terroriser l’ensemble de la population. Il est insensible au sort de son compatriote, le jeune Salah Hamouri, enfermé depuis plus de 5 ans dans des geôles en Israël, pour "délit d’intention", décrété par un tribunal militaire, en toute illégalité. Monsieur Caudron, votre geste ne correspond certainement pas à un quelconque "Rassemblement citoyen" dont vous vous réclamez. Il parait vous vous plaisez à répéter la phrase de Camus "Je me révolte, donc je suis". Nous viendrons vous rappeler le sens de cette phrase, en espèrant que vous prendrez la mesure de l’immoralité de votre geste et du message qu’il véhicule. CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le dimanche 29 août 2010
Afp
"Ariel se trouve en territoire occupé, et aucun artiste israélien ne doit se produire en territoire occupé, ni à Ariel ni dans aucune autre implantation, car c’est contraire au droit international", a affirmé à la radio le dramaturge Yéhoshua Sobol. Ariel, 18.000 habitants, est l’une des plus grandes colonies juives créées en Cisjordanie occupée depuis juin 1967 et abrite un centre culturel qui a récemment été inauguré.
"Les habitants d’Ariel disposent d’excellentes routes et n’ont qu’à s’en servir pour venir nous voir à Tel-Aviv", a ajouté M. Sobol. Selon lui, pas moins de 53 acteurs, artistes et dramaturges israéliens ont signé une pétition en ce sens, notamment des grands noms du théâtre comme Yossi Pollak, Yousef Sweid, Anat Gov ou Savyon Liebrecht.
Ces derniers représentent les principales compagnies théâtrales d’Israël, notamment Beit Lessin, Guesher, Habimah, Caméri, les Théâtres de Beersheva et Haïfa, ou le Khan de Jérusalem, tous subventionnés par des fonds publics. "Nous appelons les directions des théâtres à poursuivre leurs activités sur le territoire souverain d’Israël à l’intérieur des limites de la Ligne verte" qui démarque Israël des territoires occupés, ont souligné les auteurs de la pétition.
Cette prise de position a suscité les réserves d’une partie du monde des planches, ainsi que la colère des colons et de l’aile droite de la classe politique, à commencer par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Cité en substance par la radio publique, il a affirmé devant ses ministres réunis en séance hebdomadaire qu’"Israël est victime d’une campagne internationale de +délégitimation+, et tout boycottage est inacceptable — encore moins chez nous, lorsqu’il provient de gens financés par l’Etat".
Le maire d’Ariel, Ron Nahman, s’est de son côté dit "choqué par cette pétition qui mélange politique et culture".
relayé par le Figaro
le rabbin Yossef voue les Palestiniens aux gémonies
publié le dimanche 29 août 2010
Belga
Le parti religieux orthodoxe séfarade Shass est l’un des piliers de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu, avec onze députés sur un total de 120 à la Knesset (Parlement) [1]
Le chef spirituel du parti Shass, le rabbin Ovadia Yossef, a voué samedi soir, dans son prêche hebdomadaire à Jérusalem, le président palestinien Mahmoud Abbas et son peuple aux gémonies.
"Que tous ces méchants qui haïssent Israël, comme Abou Mazen (le président palestinien Mahmoud Abbas) et tous les Palestiniens, disparaissent de notre monde, que la peste les frappe ! ", a lancé le rabbin Shass dans des propos diffusés par la radio de l’armée israélienne.
Le rabbin Yossef a fait ces déclarations alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Abbas doivent se rencontrer mercredi à Washington, sous les auspices du président américain Barack Obama, pour engager des négociations directes de paix, suspendues depuis 20 mois.
Le parti religieux orthodoxe séfarade Shass est l’un des piliers de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu, avec onze députés sur un total de 120 à la Knesset (Parlement).
Octogénaire, tenu pour un connaisseur exceptionnel de la Torah, le rabbin Yossef, a coutume de s’adresser à ses ouailles dans un langage populaire décapant, qui mêle dictons, citations de textes sacrés et blagues aux dépens de ses adversaires.
Au fil des ans, il s’en est pris pêle-mêle notamment aux Arabes, aux juifs laïcs et ashkénazes, en les affublant de toutes sortes de qualificatifs et en ayant recours à un étonnant registre animalier pour les fustiger.
[1] parti extrémiste et raciste qui participe activement à la colonisation de la Cisjordanie et pratique des méthodes très violentes contre la population palestinienne.
Des dizaines d’artistes israéliens se lancent dans le boycott des coloniesPublié le 29-08-2010 Trop c’est trop ! La répugnante
décision des principaux théâtres israéliens d’organiser, pour la
première fois, un festival dans la colonie d’Ariel, au cœur de la
Cisjordanie occupée, a provoqué une réaction salutaire de nombreux
acteurs, metteurs en scène et scénaristes.
Le mouvement de protestation a été lancé au milieu de la semaine par un membre de la troupe du théâtre national Habima, Youssef Sweid. Mais dimanche matin, il avait déjà été rejoint par 52 autres gens de théâtre, parmi les plus connus de la scène israélienne. Dans un texte commun, ils déclarent qu’ils ne mettront pas les pieds à Ariel et appellent leurs employeurs à mettre fin au scandale. « Ariel n’est pas une implantation légale, son existence contrevient au droit international et aux traités que l’Etat d’Israël a signés. En clair, quiconque se produit là-bas est un délinquant au regard du droit international. Les directions théâtrales qui ont décidé la tenue de ce festival à Ariel devraient avoir le courage, ce qui n’est pas le cas, d’informer leurs acteurs que pour aller à Ariel, il faut prendre des routes réservées aux Juifs et interdites aux Palestiniens. Y aller, c’est légitimer les colonies et l’apartheid », déclare le dramaturge Vardit Shalfi, l’un des promoteurs de la pétition. Le sursaut de ces artistes fait bien entendu enrager colons et gouvernement, qui pensaient que l’affaire était dans le sac, dès lors que les dirigeants des théâtres avaient conclu le honteux marché. Ils enragent d’autant plus que le mouvement anti-colonial déclenché par ces artistes israéliens relaie, sur le terrain, la campagne internationale BDS qui a vu ces derniers mois de nombreux professionnels étrangers annuler concerts et tournées en Israël. L’impayable ministre israélienne de la « culture », Limor Livnat, est sous le choc : « Il ne faut pas mélanger la politique et la culture », a-t-elle commenté, sans rire, tandis qu’un de ses collègues du Likoud propose rien moins que la réquisition des acteurs, pour les obliger à accomplir leur « devoir patriotique ». Avec une mitraillette dans le dos ? Nul doute cependant que des listes noires, comme au bon vieux temps du maccarthysme à Hollywood, ont déjà été dressées, et que la répression guette les artistes qui ont le courage de refuser. La presse israélienne, qui rend compte abondamment de l’affaire depuis des jours, posait dimanche une question pratique : vu le nombre de défections, les directeurs de théâtre pourront-ils maintenir le festival ? Si c’’est le cas, estimaient dimanche plusieurs commentateurs pourtant peu suspects de sympathie avec le mouvement international BDS, ces directeurs de théâtre aux ordres du gouvernement et de l’armée se tireraient une deuxième balle dans le pied : car alors, ils légitimeraient, au-delà de toute espérance, le boycott culturel institutionnel promu par la campagne BDS. CAPJPO-EuroPalestine |
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s’ils amènent des Palestiniens en Israël
publié le samedi 28 août 2010
Jonathan Cook
Ces Israéliens disent qu’ils ont été inspirés par l’exemple de Ilana Hammerman, un écrivain qui est menacé de poursuites judiciaires pour avoir publié un article dans lequel elle admettait avoir enfreint la loi en amenant trois adolescentes palestiniennes en Israël pour une journée de vacance.
Madame Hammerman a dit qu’elle voulait donner aux jeunes femmes qui n’avaient jamais quitté le Cisjordanie "un peu de bonheur" et l’occasion de voir la Méditerranée pour la première fois de leur vie.
Son récit a choqué beaucoup d’Israéliens et provoqué une enquête policière après que des groupes d’extrême-droite aient insisté pour qu’elle soit jugée pour s’être rendue coupable d’un délit contre la sécurité.
Il est illégal de faire passer aux Palestiniens les checkpoints vers Israël sans un permis, qu’on obtient rarement. Si elle était jugée et condamnée, Madame Hammerman pourrait avoir à payer une amende et avoir à faire jusqu’à deux ans de prison.
Mais les Israéliens qui se sont joints à la campagne disent qu’ils ne se laisseront pas effrayer par des menaces d’emprisonnement.
Le mois dernier, un groupe de 11 femmes israéliennes a rejoint Madame Hammerman dans un nouvel acte de désobéissance, en faisant traverser un checkpoint vers Israël à une douzaine de palestiniennes et quatre enfants dont un bébé.
Les Israéliennes disent qu’elles projettent de "faire entrer en contrebande" une grande quantité de Palestiniens en Israël dans les semaines qui viennent.
"Les Palestiniens qui viennent avec nous veulent seulement avoir un peu de bon temps après des années d’enfermement sous l’occupation, mais pour nous ce qui est le plus important c’est l’acte de désobéissance" a dit Ofra Lyth qui a aidé à établir un forum internet pour les supporters après avoir assisté à une conférence de Madame Hammerman.
"Nous voulons obtenir l’abrogation de cette loi immorale qui permet aux Juifs de circuler librement pendant que les Palestiniens sont emprisonnés dans leurs villes et leurs villages dit-elle, se référant aux lois qui interdisent à la plupart des Palestiniens des territoires occupés d’entrer en Israël et aux Israéliens de leur porter assistance. Il y a des exception pour ceux qui ont des laissez-passer qui sont parfois délivrés en cas d’urgence médicale ou à quelques paysans palestiniens.
Pour les Palestiniennes, cependant, il ne s’agit pas seulement de marquer le coup ou de s’opposer à une loi injuste dit Madame Lyth.
"Les Palestiniennes nous disent : "Vous, vous voulez engranger des gains politiques, mais nous, nous violons la loi pour pouvoir nous distraire un peu et nous rappeler comment était la vie avant les barrages et le mur". Une femme m’a dit : "Je veux juste pouvoir respirer à nouveau".
Les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas souvent l’occasion de respirer. Le territoire contient une population -en constante augmentation- de 300 000 Juifs dans plus de 100 colonies. Les colons se rendent en Israël sur des routes que l’armée contrôle avec des barrages.
J’ai traversé un des ces points de passage pour les Colons près de Beitar Ilit, au sud de Jérusalem, celui que Madame Hammerman a traversé avec les trois adolescentes palestiniennes cette année. Pour les protéger, elle n’a pas donné pas le nom des jeunes filles ni celui du village de Cisjordanie où elles vivent. Elle les appelle Aya, Lin et Yasmin. Elles aussi pourraient être emprisonnées pour avoir enfreint la loi. Dans l’article de Madame Hammerman, publié dans le journal Haaretz en mai, elle reconnaît être consciente que ce qu’elle a fait était illégal.
Elle a dit aux jeunes filles de 18 et 19 ans d’enlever leur hijabs pour la journée et de porter des vêtement occidentaux pour ne pas attirer l’attention des soldats au checkpoint. Elle leur a aussi appris une expression hébraïque facile a retenir : "hakol beseder" c’est à dire "tout va bien" au cas où les soldats leur parleraient (Ils le font quand ils veulent s’assurer qu’il n’y a pas de Palestiniens dans l’auto NdT).
Puis elle les a emmenées visiter Tel Aviv, la cité universitaire, un musée, un centre commercial et la plage qu’aucune d’elles n’avait jamais vue bien qu’elle ne soit qu’à 40 km de leur village.
Selon Gisha, un organisme israélien des Droits de l’Homme, Israël a mis en place le système de permis pour limiter les mouvements des Palestiniens à l’extérieur de la Cisjordanie au début des années 90, à peu près à l’époque où ces jeunes filles sont nées.
Madame Hamemman a écrit qu’elles se sont trouvées en danger une fois pendant l’excursion lorsqu’un policier en civil leur a demandé leurs papiers. Madame Hammerman a menti à l’officier de police et lui a dit que les jeunes femmes étaient des Palestiniennes de Jérusalem-Est et que donc elles avaient le droit de venir en Israël.
En juin dernier, il a été annoncé que Yehuda Weinstein, le procureur général, avait décidé d’ouvrir une enquête suite à la plainte d’une organisation de colons appelée "the legal forum for the land of Israel".
Les rangs des supporters de Madame Hammerman ont grossi depuis que le groupe a placé une publicité intitulée "Nous refusons d’obéir" dans le journal Haaretz ce mois-ci. La publicité dit que le groupe agit "dans l’esprit de Martin Luther King", le leader américain des droits civils et exige que les Palestiniens soient traités comme "des êtres humains et non comme des terroristes".
Au cours des dernières semaines, le forum internet a enregistré plus de 590 signatures de personnes prêtes à imiter l’acte de désobéissance civile de Madame Hammerman. "Cela m’a vraiment surprise et cela m’a encouragée" dit-elle. "je ne m’étais pas rendu compte que tant d’autres Israéliens en avaient assez de cette ignoble loi".
Cependant en Israël la couverture médiatique de Madame Hammerman et de ses supporters a été largement hostile. Au cours d’une interview télévisée, la semaine dernière, elle a été accusée de mettre en danger les Israéliens avec ses excursions. Le présentateur de l’émission lui a demandé si elle avait contrôlé les sous-vêtements des jeunes femmes palestiniennes pour s’assurer qu’ils ne contenaient pas d’explosifs avant de les laisser monter dans la voiture.
Mais elle ne se laisse pas intimider. Elle dit que le groupe est en train d’organiser d’autres sorties avec de Palestiniens et projette de les emmener prier à Al-Aqsa, la mosquée de Jérusalem où il leur est impossible de se rendre depuis au moins dix ans et aussi visiter des parents palestiniens qu’ils ne peuvent pas voir à Jérusalem ou en Israël.
"Nous devons faire en sorte que les Israéliens recommencent à rencontrer des Palestiniens et à sortir avec eux pour qu’ils les voient comme des êtres humains qui ont les mêmes droits qu’eux".
Elle dit que son but premier était d’amorcer un débat parmi les Israéliens au sujet de la moralité et de la légalité des lois israéliennes et de mettre en question "l’obéissance aveugle" des gens à l’autorité.
Madame Lyth a ajouté que les Palestiniennes "que nous avons emmenées en excursions sont devenues les héroïnes de leur village. Elles et leurs familles savent qu’elles ont pris un grand risque en violant la loi mais le harcèlement fait déjà partie de leur vie quotidienne".
"Jusqu’à présent nous n’avons emmené en excursion de contrebande en Israël que des femmes et des enfants, dit Madame Hammerman. "C’est plus difficile d’emmener des hommes sans que les autorités ne s’en aperçoivent et puis ils seraient traités beaucoup plus durement s’ils étaient pris".
Jonathan Cook est un journaliste et écrivain basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont "Israël et le choc des civilisations : Iraq, Iran et le projet de réfection du Moyen Orient (Pluto press) et "la Palestine en voie de disparition : Les expériences d’Israël dans le domaine du désespoir humain" (Zed books).
Publié par Dissident voice http://dissidentvoice.org/2010/08/i...
et en français par le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/Des-Isr...
Traduction : D. Muselet
Belgique : Video "Moi aussi, je boycotte", en solidarité avec les militants de Mulhouse et de BordeauxPublié le 28-08-2010 Les ennemis des droits de
l’homme, qui sont à l’instigation de procès contre les militants qui
boycottent l’occupant israélien, ont du pain sur la planche. La
solidarité est internationale, et la répression amène encore plus de
citoyens à rejoindre la campagne BDS qui a pour but de faire cesser
l’occupation, la colonisation et le blocus de Gaza.
http://anniebannie.net/2010/08/27/moi-aussi-je-boycotte/ CAPJPO-EuroPalestine |
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Mobilisations contre la politique pétainiste de nos dirigeantsPublié le 28-08-2010 Chasse aux Roms, chasse à
l’enfant, avec deux enfants de 2 et 4 ans actuellement en prison
administrative à Lille... c’est maintenant à nous de chasser ces
xénophobes qui sont la honte du pays. RESF fait le point sur les
mobilisations prévues en cette rentrée.
"Pendant qu’Hortefeux qui regrette visiblement son poste de Ministre de la Rafle et du drapeau empiète sur les plates-bandes de son successeur Besson en faisant détruire les campements de fortune des Roms et en expulsant des familles par centaines, son successeur Besson poursuit la chasse à l’Enfant. C’est ainsi qu’en plus de la campagne ouvertement xénophobe du président de la République française contre les gens du voyages, les immigrés, les Français de fraîche date et la traque des Roms, l’été 2010 a connu son lot de drames, certains largement médiatisés, d’autres plus discrets : plusieurs pères ont été arrachés à leur famille, placés en rétention puis expulsés ; des familles ont été ainsi démembrées et l’intérêt des enfants a été piétiné une fois de plus … Rappelons que le projet Besson, s’il était adopté, permettrait notamment d’aggraver encore les conséquences de ces expulsions en permettant d’un véritable bannissement pour les expulsés qui ne seront plus admis dans aucun pays de l’espace Schengen pour une durée de 2 à 5 ans… La réintroduction d’une double peine sournoise ! Les déclarations et les actes de M. Sarkozy et de ses complices sont insupportables. Ils ont provoqué une très vive et légitime émotion, en France et à l’étranger. Le 4 septembre, dans plusieurs dizaines de villes auront lieu des rassemblements ou des manifestations de protestation à l’initiative d’associations, de syndicats et de partis. Le Réseau Education sans frontières s’y associe naturellement. A Paris, le 4 septembre à 11 heures du matin, les artistes Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal, Jacques Higelin chanteront Les P’tits papiers sous les fenêtres du ministre Besson au métro Varennes. Tous ceux qui le peuvent sont invités à venir chanter avec eux. Nous rejoindrons ensuite la grande manifestation qui partira à 14 heures de la place de la République à l’appel de soixante organisations, associations, syndicats et partis. Enfin, le 18 septembre à Bercy, grand concert de solidarité avec les familles et les travailleurs sans papiers et de protestation contre la xénophobie d’état, celle des propos de M. Sarkozy, ses ministres et ses hommes de main et celle de la future loi Besson. Voir l’affiche en fin de message. Il faut prendre ses places dès aujourd’hui. Voir le site www.rocksanspapiers.org
Mais c’est dès maintenant que la malfaisance de la politique de Besson, Hortefeux Sarkozy fait sentir ses effets comme l’illustrent les deux situations évoquées ci-dessous. Il faut, dès maintenant, protester auprès des préfets qui, (même s’ils nient que c’est pour toucher leurs 60 000 deniers de prime annuelle pour objectifs remplis), n’hésitent pas à emprisonner des enfants ou à démembrer des familles. Anahit 4 ans et Aram 2 ans et demi sont à la prison pour étrangers de Lille avec leurs parents. La famille Manoukian s’est réfugiée en France en 2006 pour fuir la persécution et trouver une sécurité qu’elle n’avait pas en Ukraine. En effet la compagne de M. Manoukyan est fille d’un couple mixte arménien azéri ce qui était très mal supporté par la population arménienne qui les entourait. Sa famille a dû fuir l’Arménie lorsque ce pays a été en conflit avec le Haut-Karabakh en 1994, pour s’installer clandestinement en Ukraine. Né sous le régime soviétique, monsieur était arménien. En 1988, il part faire son service militaire en Ukraine. Il rencontre sa compagne, arménienne-azeri en 2001 et ils vivent ensemble depuis cette époque. Après 10 ans de vie en Ukraine, Mr Manoukyan a pris la nationalité ukrainienne. En 2002 il a été accusé à tort du meurtre d’un arménien et incarcéré le 10 septembre suite à l’extorsion d’aveux sous la torture. Il a été mis en liberté provisoire le 22 juillet 2003 dans l’attente du réexamen de son affaire avec obligation de demeurer sur le territoire ukrainien. Mais la famille de la victime n’a pas accepté cette libération. La maison de M. Manoukian et de sa compagne a été incendiée. Il a été brûlé et hospitalisé durant 11 jours. Finalement, monsieur et sa compagne ont décidé de quitter l’Ukraine. Depuis leur arrivée en France ils ont pu construire une vie de famille hors de la peur due à la persécution mais malgré tout dans un climat d’angoisse liée à l’incertitude quant à leur avenir. Ce passé et cette angoisse ont généré chez eux des troubles psychologiques qui ont nécessité et nécessitent encore un traitement psychiatrique. Ils ont eu deux enfants, Anahit, âgée de quatre ans et qui a fréquenté l’école maternelle et Aram, âgé de deux ans. Si cette famille est renvoyée en Ukraine, il est vraisemblable que M. sera arrêté par la police qui le recherche suite à son manquement à l’obligation de résidence. Cette famille n’a là-bas aucun soutien et tout donne à penser qu’elle subira de nouveau la persécution. Quelle pourra être son avenir ? Quel sera l’avenir de ces deux enfants ? Préfécture de l’Yonne courrier@yonne.pref.gouv.fr Téléphone : 03 86 72 79 89 Fax 03 86 51 02 48 Préfet : pascal.lelarge@yonne.pref.gouv.fr secrétaire général Jean-claude.geney@yonne.pref.gouv.fr directrice cabinet mireille.larrede@yonne.pref.gouv.fr Noisy le Sec (93) : Un futur père d’enfant français menacé d’expulsion à trois mois de la naissance de son enfant ! Yayah MBARKI, de nationalité marocaine (40 ans), a été interpellé jeudi 20 août dans le métro, puis placé au centre de rétention de Bobigny le vendredi 20 vers 15 h. Arrivé en France depuis un peu plus d’un an, il vivait à Noisy le Sec chez son frère, résident, avec sa compagne, de nationalité française, et depuis peu à l’hôtel, dans l’attente d’un logement pour le couple. Sa compagne, Angela, est enceinte d’une petite fille dont la naissance est attendue dans trois mois. Le père a fait une déclaration anticipée de paternité et une déclaration à la CAF. Une demande de logement pour la famille a été faite par l’intermédiaire d’une assistante sociale. Le Juge de la liberté et de la détention a prolongé sa rétention, faute de passeport et le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa requête, jugeant sans doute insuffisante l’ancienneté de son séjour en France pour pouvoir arguer de la vie commune. Yayah va entamer demain sa deuxième semaine de rétention, Angela son sixième mois de grossesse et on peut imaginer dans quelle angoisse est plongée la future maman... Cet homme risque donc d’être d’un jour à l’autre reconduit de force à la frontière alors qu’il attend un enfant français (il ne pourrait plus être expulsé dans trois mois !) Il risque d’être expulsé au moment où sa compagne aurait particulièrement besoin de sa présence et on sait les obstacles administratifs les services consulaires mettront ensuite à un hypothétique retour auprès des siens… Il risque d’être expulsé et sa fille naîtra sans la présence de son père et sans que ce dernier puisse la prendre dans ses bras et se trouver aux côtés de la mère… C’est donc encore un cas qui vient démontrer que des lois restrictives, des administrations fermées aux questions humaines et un climat général xénophobe conduisent à des décisions aussi absurdes qu’inhumaines ! Demandez sa libération et sa régularisation avec un titre vie privée et familiale au préfet de Seine Saint-Denis en reprenant le modèle ci-dessous et en restant mesuré et courtois pour ne pas nuire à l’intéressé). 1/ Modèle de lettre possible : M. (nom prénom) Adresse Profession A , le 2010 A Monsieur Christian LAMBERT, Préfet de Seine-Saint-Denis 1 Place Jean Moulin 93007 Bobigny Cedex Objet : Placement en rétention de M. Yayah MBARKI, de nationalité marocaine Monsieur le préfet J’ai été informé de la situation particulière d’un ressortissant marocain, M. Yayah MBARKI, âgé de 40 ans, et qui est arrivé en France en 2009. Ce monsieur a été interpellé, puis placé au centre de rétention de Bobigny le vendredi 20 août en vue de sa reconduite forcée à la frontière. Or sa situation familiale me paraît justifier un réexamen de sa situation et une mesure discrétionnaire dont je crois savoir qu’elle est en votre pouvoir et relève de votre responsabilité. En effet M. MBARKI vit chez son frère, résident, au 3 rue Paul Verlaine à Noisy, avec sa compagne, de nationalité française. Le couple attend une petite fille dont la naissance est prévue dans trois mois et pour laquelle le père a fait une déclaration anticipée de paternité et une déclaration à la CAF à leurs deux noms. La vie commune, bien que perturbée par l’absence de logement, est avérée. Et on peut imaginer dans quelle angoisse est plongée la future maman... Ce couple a d’ailleurs fait une démarche auprès de l’assistante sociale en vue de la délivrance d’un logement, leur permettant de vivre de façon autonome avec leur futur enfant. Or cet homme risque d’être reconduit à la frontière alors qu’il attend un enfant français : dans trois mois, il sera donc père d’enfant français et ne serait plus expulsable. Certes un retour est envisageable après l’expulsion et la naissance, mais on sait les obstacles qui seront alors à surmonter, notamment de la part des services consulaires… C’est maintenant que sa compagne aurait particulièrement besoin de sa présence et c’est dans quelques semaines que le père et la mère devraient être réunis autour de l’enfant. C’est pour toutes ces raisons que je vous demande, Monsieur le Préfet, un réexamen bienveillant de ce dossier et une mesure de libération en faveur de M. MBARKI. Veuillez agréer l’assurance de mon attachement aux droits de l’Homme et de l’enfant. Signature 2/ Démarches de soutien à adresser au préfet :
Arnaud Cochet : arnaud.cochet@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Jean-Marc Sénateur :jean-marc.senateur@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Courrier : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr FAX : 01 48 30 22 88 Et il faut enfin et surtout dire (fermement mais sans donner prise aux poursuites) ce qu’on pense d’aux aux responsables, chez Besson et à l’Elysée. secretariat.general@iminidco.gouv.fr Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire Et là où se prennent les décisions
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nouveau Chef d’Etat Major de l’armée israélienne
publié le samedi 28 août 2010
M. Abraham
Pour ne pas déroger à ses « bonnes » habitudes, le régime sioniste récompense l’un de ses plus « talentueux « criminels de guerre, le Maj.Gen Yoav Galant, qui a lui-même planifié et dirigé l’Opération Plomb Durci au cours de laquelle des crimes de guerre ont été commis comme l’a confirmé le rapport Goldstone de l’ONU contre la population civile de Gaza.
Galant, 51 ans, sera le 20ème chef d’état- major de l’armée sioniste et le premier issu de la Marine israélienne qu’il avait intégré en 1977 comme jeune commando de la Flottille 13 plus connue sous le nom de Shayetet celle qui tout récemment s’est « distinguée » en massacrant de sang froid 8 humanitaires du Marvi Marmara de la Freedom Flottilla. Après avoir obtenu ses galons d’officier il a commandé un navire de guerre lance missiles.
Galant est connu au sein de l’armée sioniste comme l’un des premiers officiers de marine a avoir échangé son uniforme blanc de la Marine pour celui vert de l’armée régulière, nommé commandant de la brigade de Jenin en 1993. Puis il est retourné dans la Marine pour commander le Shayetet, quittant ensuite définitivement celle-ci pour prendre le commandement de la division de Gaza.
Nommé sous chef du commandement des forces terrestres en 2001, un an plus tard il a été promu major général et a pris également ses fonctions de secrétaire militaire du premier ministre de l’époque Ariel Sharon. En 2005 il a pris la tête de tout le commandement Sud.
C’est à ce titre qu’il a planifié et dirigé l’Opération Plomb Durci lancée pendant l’hiver 2008/9, ne ménageant pas ses efforts pour encourager ses troupes en allant directement sur le terrain pendant cette offensive barbare soutenir le moral des commandants des bataillons engagés à commettre ces crimes de guerre. Galant était d’avis de pénétrer plus profondément dans Gaza donc de prolonger les attaques meurtrières contre les Palestiniens ce qui en dit long sur sa mentalité sanguinaire.
En tête de l’agenda de Galant une possible attaque israélienne contre l’Iran. Compte tenu de ses « faits d’armes » et notamment de son expérience dans la Marine, il faudra surveiller toutes les opérations israéliennes en mer notamment celles qui pourraient donner lieu à une opération dite sous faux pavillon pour provoquer un conflit avec l’Iran en impliquant la US Navy.
L’Iran qui vient d’annoncer - après la révélation de la mise au point d’un drone bombardier "Karrar" - ce lundi avoir commencé la fabrication en série de deux vedettes rapides qui peuvent être équipées de lanceurs de missiles et déployées pour des missions de patrouille ou des opérations d’attaque afin d’assurer la sécurité dans le Golfe persique, en mer d’Oman et dans le détroit d’Ormuz par où transite 40% du trafic mondial de pétrole.
"Zulfikar" est une nouvelle génération de vedettes équipées de missiles Nasr 1 (victoire), possédant une puissance destructive élevée et capable de détruire des navires de plus de 3.000 tonnes. Elle est conçue pour des assauts rapides de navires et est équipée de deux lanceurs de missiles, deux mitrailleuses et un système informatique pour contrôler les missiles.
"Seraj", elle est conçue pour des climats tropicaux, et constitue également une vedette rapide d’assaut qui doit servir en mer Caspienne, dans le Golfe et en mer d’Oman, et peut tirer des roquettes et évoluer dans des mers très agitées utilisant pour cela une technologie de pointe.
De sérieux soucis en perspective pour le nouveau chef d’état major de l’armée israélienne, Yoav Galant, s’il envisage une confrontation en mer avec l’Iran. [1]
[1] voir aussi Marc Henry dans le Figaro :
Israël s’est choisi un chef d’état-major « offensif ». En désignant le général Yoav Galant comme prochain patron de l’armée, Ehoud Barak, le ministre de la Défense, a envoyé un avertissement à l’Iran, à la Syrie, au Hezbollah libanais.
Ce militaire de carrière de 51 ans a été formé à l’école du commando d’élite de la marine, avant de mettre pied à terre dans l’infanterie. Ancien secrétaire militaire d’Ariel Sharon en 2002, à l’époque où il était premier ministre, Yoav Galant a connu son « heure de gloire » lorsqu’il a supervisé en tant que commandant militaire Sud l’opération « Plomb durci » menée par l’armée israélienne à la fin de 2008 dans la bande de Gaza.
D’un point de vue strictement militaire, sa mission a été un succès : il est parvenu à mettre fin à la pluie de roquettes tirées par les islamistes du Hamas vers les localités du sud d’Israël. Pour y parvenir et limiter au maximum les pertes du côté israélien, le général Galant n’avait pas fait dans le détail. Résultat : 1400 Palestiniens, dont une majorité de civils, ont été tués durant les trois semaines d’opérations. Mais, détail important, le général Galant voulait en fait aller beaucoup plus loin. Il avait présenté à Ehoud Barak et Gaby Ashkenazi, alors chef d’état-major, un plan ambitieux visant à mettre fin une fois pour toutes au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, ce qui aurait supposé une offensive terrestre de plus grande envergure.
Au sein de Tsahal, ces faits d’armes ont valu une grande popularité au général Galant, qui n’a pas hésité à donner de sa personne en allant sur le terrain à Gaza pour encourager les unités en opération. Le Hamas lui a d’ailleurs rendu « hommage » à sa façon, en affirmant que sa désignation comme chef d’état-major illustre « le caractère terroriste et barbare de l’entité sioniste », en faisant allusion à Israël.
Affaire d’État
Sur les fronts plus lointains, le général Galant, poussé par sa culture de commando, pourrait être moins réticent à lancer une attaque contre des installations nucléaires iraniennes, alors que son prédécesseur se montrait prudent sur ce dossier, selon Ron Ben Yishaï, commentateur militaire de Ynet, le plus important site d’information israélien.
En tout cas, l’opinion publique israélienne accorde un large crédit à Yoav Galant, en raison de ses états de service mais aussi parce qu’il a été la cible de sombres manœuvres visant à empêcher sa promotion. Au début du mois, une chaîne de télévision a révélé l’existence d’un prétendu rapport d’un influent bureau de relations publiques, qui aurait été commandité par Yoav Galant pour promouvoir sa candidature et lancer une discrète campagne de diffamation contre ses concurrents.
L’affaire a fait un énorme scandale. La police a ensuite interrogé des dizaines d’officiers et découvert qu’il s’agissait d’un faux, destiné à empêcher le général Galant de devenir chef d’état-major. Le général Ashkenazi, le détenteur actuel du poste, qui ne porte pas son successeur dans son cœur, serait indirectement impliqué dans ce complot. Pour tenter de mettre fin à ce qui est devenu une « affaire d’État », Ehoud Barak a choisi précipitamment le 20e chef d’état-major d’Israël.http://www.lefigaro.fr/internationa...
publié par Planète non violence
http://www.planetenonviolence.org/Y...
ajout de note : C. léostic, Afps
publié le vendredi 27 août 2010
Myrtille
Je suis très heureuse de vous convier à ma prochaine exposition
"D’un visage à l’autre, regards de femmes vers la paix"
pour fêter la Journée Internationale de la Paix
40 photographies : portraits de Femmes Palestiniennes, exposition qui a été inaugurée au CCF de Jérusalem en mars 2008 pour la Journée Internationale de la Femme et qui a tourné dans les villes Palestiniennes : Naplouse, Gaza, Ramallah, Bethlehem et l’université Bir Zeit.
du 14 au 21 septembre à la Médiathèque de la Ville d’Unieux (près de Saint-Etienne, région Rhône-Alpes).
Vernissage le 14 à 18h.
Venez Nombreux !!!
Bien à vous. Myrtille

Hortefeux estime qu’Israël est une race !Publié le 27-08-2010 Fin connaisseur en matière de
"races" et de racisme, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur vient de
déclarer au lobby israélien que les "actions et les appels au boycott
des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la
discrimination raciale ». (sic). Fin connaisseur, disions-nous à
l’instant, car Hortefeux a été lui-même récemment condamné pour injure
raciale par le tribunal de Paris, après ses propos sur les
Arabes :"quand il y en un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a
des problèmes".
Voici ce que l’on trouve, à propos de Hortefeux, sous la plume de Serge Golan, sur le site sioniste hamodia : " No 135 , Communauté Israël Cette fois, la prise de position est officielle et sans ambigüité : le boycott des produits israéliens constitue un « crime », dénoncé voilà quelques jours par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Une déclaration qui tranche avec le silence prudent observé par les autorités françaises depuis le lancement en janvier 2009 de la campagne de manifestations contre les magasins de grande surface distribuant des produits israéliens et « casher ». « Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en raison des agissement de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation, rappelle ainsi Brice Hortefeux dans un courrier adressé au Centre Simon Wiesenthal. Tout comme vous, je considère que ces actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». Basé aux Etats-Unis, le Centre Wiesenthal s’était en effet inquiété de la multiplication des actions de commandos boycotteurs. Filmées et diffusées sur Internet, elles mettent chaque fois en scène des groupes d’une trentaine de militants envahissant un supermarché pour en vider les rayons des tomates, avocats, fleurs et autres produits israéliens ou supposés tels. Des mises au bûcher symboliques des produits israéliens destinées à intimider la clientèle et à dissuader les grandes surfaces de commercer avec « les criminels israéliens ». Reste que la brèche juridique permettant de « coincer » ces boycotteurs est très étroite. Ceux-ci prennent en effet bien garde de ne commettre aucun dégât, s’abritant derrière le discours antisioniste pour réfuter toute accusation d’antisémitisme. Très engagé dans la dénonciation de cette campagne, le BNCVA (Bureau de vigilance et de lutte contre l’antisémitisme) réussit cependant parfois à traîner certains des responsables du Collectif BDS devant les tribunaux. Le 13 septembre prochain, cinq militants pro-palestiniens comparaîtront ainsi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » pour avoir participé en septembre 2009 à une « action coup de poing » contre un magasin Carrefour du département. Lorsque les faits sont avérés, la justice française n’hésite d’ailleurs pas à sévir : en témoignent les 1 000 euros d’amende infligés en février dernier par un juge bordelais à une boycotteuse qui avait apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant de l’Etat hébreu dans une grande surface de Mérignac (Gironde)." http://www.hamodia.fr/article.php ?id=1347 CAPJPO-EuroPalestine |
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Listes noires et maccharthysme à l’université d’Haïfa...Publié le 26-08-2010 Les mêmes qui hurlent à
l’antisémitisme quand on s’attaque aux produits de l’occupation
israélienne, à des dattes, des oranges ou des lingettes, ne se gênent
pas pour dresser et distribuer des listes noires d’universitaires
israéliens qui ne sont pas d’accord avec la politique israélienne. Ils
réclament qu’ils soient licenciés, privés de salaire, et viennent
ensuite encombrer les tribunaux en prétendant représenter tous les
Juifs. En tous cas pas ceux qu’ils persécutent !
"Il est un fait qu’il y a aujourd’hui un réveil salutaire parmi les étudiants juifs en Israël – et pas seulement chez ceux de droite – en réaction à la multiplication de la propagande antisioniste de la part d’une partie du corps enseignant académique qui va jusqu’à appeler au boycott international des universités israéliennes. Exemple de cette réaction, à l’Université de Haïfa, où, à quelques semaines de la rentrée, plusieurs centaines d’étudiants juifs ont appelé à « boycotter les cours des enseignants pro-palestiniens et qui participent à des manifestations contre Tsahal ». Les étudiants sionistes ont distribué une liste de 200 enseignants et professeurs, la plupart appartenant à la Faculté de Sociologie et celle des Sciences Politiques. L’un des organisateurs déclarait notamment : « Celui qui sacrifie sa vie en faveur de nos ennemis, doit aussi y sacrifier son salaire ». Il a ouvert une page spéciale sur Facebook pour faire connaître cette campagne. « Il est impensable que nous assistions à des cours dispensés par des gens qui par ailleurs manifestent contre nos frères lorsqu’ils se font presque lyncher sur un bateau de soi-disant militants pacifistes. Il est temps que toute cette catégorie de personnes sente qu’il y a un prix à payer lorsque l’on se positionne systématiquement aux côtés des ennemis de notre peuple », ajoute-t-il. http://www.israel7.com/2010/08/universite-de-haifa-boycott-anti-boycott/ ?utm_source=newsletter CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le vendredi 27 août 2010
Julien Chehida
« Des discussions difficiles mais pas impossibles ! » Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’est montré ravi que les négociations sur un accord de paix israélo-palestiniens reprennent dès le 02 septembre sans conditions préalables. Pour les Palestiniens, la déception peut être grande. Leur président, Mahmoud Abbas, avait posé comme conditions à la négociation le gel définitif de la colonisation israélienne en Cisjordanie alors que le moratoire actuel doit prendre fin le 26 septembre prochain. Résultat ? Les négociations vont reprendre sans savoir si Israël continuera ou non sa colonisation. « C’est de mauvais augure pour la suite des événements », explique René Backmann, journaliste au Nouvel Observateur. « On ne sait jamais ce qu’ont en tête l’une ou l’autre partie ; concernant Netanyahou, il faut s’attendre à tout, au meilleur comme au pire ». Saëb Erakat, le principal médiateur palestinien pour le processus de paix a d’ores et déjà prévenu que « les Israéliens allaient devoir choisir entre la paix et la colonisation ».
Israël en porte-à-faux
Pour l’Etat hébreu, cette réunion arrive à point nommé alors que le gouvernement israélien se trouve isolé sur la scène internationale. Fin mai, plusieurs flottilles humanitaires turques avaient été prises d’assaut par l’armée israélienne. L’attaque avait fait 12 morts côté turc et quelques blessés du côté israélien. Pour Benyamin Netanyahou, l’assaut était « légitime » puisqu’il visait à « défendre les intérêts d’Israël ». La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, avait alors haussé le ton en réclamant une enquête des Nations Unies sur cette tragédie. Trois mois plus tard, c’est cette même Hillary Clinton annonce une reprise des négociations directes entre israéliens et palestiniens dès le mois prochain. Une manière d’apaiser les tensions croissantes entre les gouvernements Obama et Netanyahou, selon le quotidien français, Le Monde.
Pour Benyamin Netanyahou, mettre un terme à la colonisation aurait été un risque trop grand pour sa coalition. Les partis ultra-conservateurs, Shas et surtout Beit Hanoun, dirigé par Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie, ont toujours clamé haut et fort pour le « droit du peuple israélien à la colonisation ». Autre problème pour le Premier ministre hébreu, Yesha, la principale organisation israélienne de colons, appelle à rompre le gel dès le 26 septembre au risque d’entraver le processus de paix. Netayahou doit donc choisir entre la paix avec le peuple palestinien et la tranquillité sur le plan intérieur. Pour René Backmann, il est impossible de savoir ce que décidera le Premier ministre avant son arrivée à Washington.
Un échec pour Mahmoud Abbas ?
Le chef du gouvernement israélien bénéficie d’un avantage indéniable face à un Mahmoud Abbas plus qu’affaibli au sein même de son gouvernement et de la population palestinienne. « Le peuple ne croit plus en lui. Les échecs d’Annapolis en 2007 et la gestion de la guerre de Gaza en 2008-2009 l’ont définitivement banni de la confiance des palestiniens », analyse René Backmann.
Pour le journal Haaretz, la principale inquiétude vient de l’apathie des peuples israéliens et palestiniens vis-à-vis du processus de paix. « Ils n’y croient plus depuis longtemps », analyse le quotidien. Or, comment faire la paix si ce n’est avec l’appui du peuple ? Dans la région, on s’inquiète aussi de l’issue de ces négociations. La Syrie a émis de vives inquiétudes quant à la signature d’un traité de paix « équitable ». « Rien n’indique quel les israéliens ne vont pas tenter de tirer au maximum leur avantage pour asseoir leur domination sur les palestiniens », a déclaré un responsable du gouvernement syrien. Sans réelles conditions à des négociations directes, l’issue des négociations reste encore incertaine. Pour certains analystes, cela ne pourrait être qu’un nouvel échec dans l’histoire des relations israélo-palestieniennes.
publié par iloubnan
publié le vendredi 27 août 2010
Karim Lebhour
La conférence avait pour ambition de lancer un large mouvement contre la reprise des négociations avec Israël que beaucoup de Palestiniens voient comme une capitulation face aux pressions américaines.
Au milieu des débats, plusieurs dizaines de jeunes en habits civils ont fait irruption brandissant des portraits de Mahmoud Abbas et chantant des slogans du Fatah. La conférence a été interrompue. Des journalistes qui tentaient de filmer la scène ont été malmenés tandis qu’à l’extérieur, des policiers en uniforme empêchaient les conférenciers de marcher en cortège jusqu’au centre-ville.
L’incident fait grand bruit à un moment où l’Autorité palestinienne peine à expliquer pourquoi elle reprend les pourparlers avec Israël sans avoir obtenu de gel des colonies. Les méthodes de la police illustrent également la dérive autoritaire du régime de Mahmoud Abbas qui a annulé sans raison valable les élections municipales prévues le mois dernier.
Sous le feu des critiques, Mahmoud Abbas a demandé une enquête pour usage excessif de la force. Les opposants quant à eux ont promis de se mobiliser encore plus largement contre ce nouveau cycle de négociations.
publié par RFI
président de l’AFPS,
député honoraire, au Président de la rédaction
"Air France Magazine" suivie de la réponse de la rédactrice en chef
publié le jeudi 26 août 2010
Jean-Claude LEFORT
Paris, le 23 août 2010
M. Antoine Gallimard Président de la rédaction "Air France Magazine"
5, rue Sébastien Bottin 75007 Paris
Monsieur le Président,
La belle revue "Air France Magazine" dont vous êtes le président de la rédaction est disponible partout dans le monde et sur toutes les destinations aux passagers "Air France". Je viens de prendre connaissance de votre numéro pour le mois d’août 2010 et mon attention a été attirée par un article très intéressant et substantiel sur Tel-Aviv ( " Partir trois jours à Tel-Aviv", pages 90 à 103).
Si je vous écris c’est que pour situer géographiquement Tel-Aviv dans la région, une carte est publiée - page 94 - où le Liban, la Syrie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Égypte sont signalés et que Tel-Aviv se trouve placé dans un espace dénommé " Israël".
Il n’y a pas de Cisjordanie ni de bande de Gaza sur ce plan. Ce que d’aucuns appellent le " Grand Israël" n’est pas, vous le savez, un espace légitime existant mais l’expression d’une volonté politique à l’œuvre en violation totale du droit international et du droit absolu et fondamental du peuple palestinien à disposer d’un Etat. Cette carte est donc très choquante en ce qu’elle est fausse, contraire au droit, totalement méprisante des droits nationaux des Palestiniens.
Elle est aussi choquante, profondément, en ce qu’elle se trouve à bord de tous les avions Air France de part le monde et à la disposition de chaque passager d’ Air France, considérée, indépendamment de son statut, comme étant " les ailes françaises". Eu égard ces considérants qui sont loin d’être seconds, je vous demande instamment d’apporter un "correctif" avec publication d’une carte de même dimension qui soit conforme au droit dans la prochaine livraison de votre revue.
Il ne peut être considéré en aucune manière que pour Air France les Territoires Palestiniens Occupés n’existent pas. C’est une question de morale tout autant que de respect du droit et de la vérité.
Dans l’attente de cette rectification, recevez, Monsieur le Président, mes salutations
Jean Claude Lefort
Président de l’association France Palestine Solidarité
Député honoraire

- Lettre de Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, député honoraire, au Président de la rédaction "Air France Magazine"
Réponse du 26 août 2010
Monsieur,
je reçois ce jour votre courrier concernant un article paru dans notre numéro d’Août sur la ville de Tel-Aviv.
Votre remarque tout à fait justifiée souligne une erreur majeure qui s’est glissée lors de la mise en place de la carte en maquette . Il fallait en effet lire "Israël et les Territoires palestiniens".
Sachez que nous allons corriger cette erreur dans les plus brefs délais possibles et selon votre demande.
Merci de bien vouloir accepter toutes nos excuses.
Je vous prie de croire Monsieur en l’expression de notre sincère considération.
Valérie Mallet de Givry
Rédactrice en Chef AIR FRANCE MAGAZINE
5 rue Sébastien Bottin
75007 Paris
un militant palestinien des droits de l’Homme passible de prison
publié le jeudi 26 août 2010
Karim Lebhour
Abdallah Abu Rahmeh, c’est vraiment l’un des piliers de la résistance palestinienne non violente. Tous les vendredis à Bil’in, dans son village de Cisjordanie, il organise des manifestations qui ont vu défiler Jimmy Carter, Desmond Tutu, ou même le petit-fils du Mahatma Gandhi.
Mais pour l’armée israélienne, ce sont des émeutes. Le tribunal militaire l’a reconnu coupable d’incitation et de manifestation illégale. C’est la première fois depuis la première intifada, à la fin des années 1980, que cette accusation est retenue.
Le procès a duré huit mois. Il marque l’intensification de la campagne des autorités israéliennes à l’encontre de ce mouvement palestinien contre le mur. Une centaine de personnes ont été arrêtées au cours de l’année écoulée.
Abdallah Abu Rahmeh est le premier à être condamné. Une condamnation qui suscite beaucoup d’émotions et le cas Abu Rahmeh a notamment été suivi par de nombreux consulats étrangers à Jérusalem.
Ce mercrdi 25 août, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a publié un communiqué dans lequel elle se dit inquiète du sort qui est fait à un homme qu’elle considère comme « un défenseur des droits de l’homme ».
La sentence à l’encontre d’Abdallah Abu Rahmeh doit être fixée le mois prochain. Il peut être condamné à une peine allant jusqu’à deux ans de prison.
publié par RFI
publié le jeudi 26 août 2010
Anne Ilcinkas
L’Est de la Méditerranée renfermerait d’énormes quantités de pétrole et de gaz. Problème : les eaux ne sont pas clairement délimitées, et trois pays, le Liban, Israël et Chypre, revendiquent leur souveraineté sur la totalité des réserves, ou au moins sur une part du gâteau. Que dit le droit international ?
L’annonce faite par la compagnie américaine Nobel Energy sur la présence de 453 milliards m3 de gaz au large d’Israël a suscité de vives craintes et menaces dans la région, chaque partie entendant faire respecter sa souveraineté et ne pas se faire spolier par le voisin. Problèmes de délimitation des eaux territoriales
Le président du Parlement libanais Nabih Berri a mis en garde contre un monopole israélien des réserves dans l’Est de la Méditerranée, en déclarant :
« Le Liban devait immédiatement prendre des mesures pour défendre ses droits non seulement financiers, mais également économiques, politiques et souverains. »
Le Parlement a d’ailleurs adopté le 18 août une loi autorisant l’exploitation off-shore de réserves de pétrole et de gaz.
De son coté, le ministre israélien des Infrastructures nationales, Uzi Landau, a prévenu qu’« Israël n’hésitera pas à user de la force, non pas pour défendre ses droits, mais pour défendre le droit maritime international » en soulignant que les champs gaziers découverts se situent dans les eaux israéliennes.
Chypre pourrait aussi faire valoir ses droits et profiter de la manne pétrolière et gazière.
Mais avant d’exploiter ces ressources naturelles, le problème de délimitation des eaux territoriales doit être résolu. Que nous dit le droit international ?
Les textes applicables
Le droit de la mer est ancien. Il est donc essentiellement coutumier. Il a été codifié par les quatre Conventions de Genève de 1958. Puis redéfini et complété par la Convention de Montego Bay (Jamaïque) signée en 1982. Elle définit les zones de l’espace marin et détermine leurs usages militaires et civils. Elle est une tentative inégalée de réguler l’utilisation des ressources et de l’espace maritime.
Le régime juridique des espaces maritimes varie selon les zones. Plus on s’éloigne des côtes, moins l’influence de l’Etat se fait sentir et plus le principe de liberté reprend ses droits.
Le Liban et Chypre ont ratifié la Convention, pas Israël. Malgré tout, l’Etat hébreu se trouve lié par la plupart des dispositions émanant de la Convention dans la mesure où le texte a repris des règles relevant du droit coutumier et ayant valeur universelle.
En cas de litige, Israël pourrait donc se voir contraint à respecter le droit maritime international.
Ce que prévoit la Convention de Montego Bay
La mer est divisée en zones sur lesquelles différentes souverainetés s’appliquent :
* Les eaux intérieures (du territoire terrestre aux lignes de bases) : il s’agit des eaux incluses entre le rivage et la ligne de base à partir de laquelle est mesurée la largeur de la mer territoriale. La souveraineté de l’Etat y est totale. * La mer territoriale (des lignes de base jusqu’à 12 miles au maximum) : l’Etat exerce sa souveraineté sur les eaux territoriales sur la nappe d’eau, mais aussi sur le fond et le sous-sol ainsi que sur l’espace aérien au dessus. Les navires étrangers, qu’il s’agisse de navires de commerce ou de navires de guerre, ont un droit de passage inoffensif dans la mer territoriale. * La Zone Economique Exclusive (ZEE) : la zone économique exclusive est d’une largeur maximale de 200 miles (370 km) au-delà des lignes de base. L’État côtier dispose de « droits souverains aux fins d’exploration et d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol ». * La Haute mer (espace maritime international). : elle commence au-delà de la limite extérieure de la ZEE et représente 64% de la surface des océans. Le principe de la liberté y prévaut : liberté de navigation, de survol, de la pêche, de la recherche scientifique, de poser des câbles et des pipe-lines, de construire des îles artificielles.
La situation à l’Est de la Méditerranée
Alors que les pays riverains ont généralement porté leur mer territoriale à 12 miles marins (40 km au large des côtes), ils n’ont pas ressenti le besoin de s’attribuer une zone économique exclusive en Méditerranée.
En effet, la mer Méditerranée étant étroite et fermée, les Etats riverains doivent négocier et s’entendre sur la superficie de leurs ZEE. La délimitation de la ZEE doit faire l’objet d’une déclaration unilatérale de l’Etat concerné si la seule limite est avec la haute mer, ou d’un accord entre les pays voisins auprès de l’ONU.
Dans la Méditerranée, les 33 frontières maritimes doivent faire l’objet de négociations. Jusqu’à présent, aucun des trois pays concernés, Israel, le Liban et Chypre, n’a revendiqué de ZEE. Aucun d’entre eux n’est donc légalement autorisé à exploiter le sous sol marin en dehors de ses eaux territoriales (40 km).
Or les réserves découvertes récemment sont situées à 90 km (nappe de pétrole « Tamar ») pour l’une et 130 km (champ gazier « Leviathan ») pour l’autre des côtes israéliennes, donc à l’extérieur des eaux territoriales de l’Etat hébreu.
Des tuyaux d’extraction de gaz près de Montreux, en Suisse, en mai 2010 (Denis Balibouse/Reuters)Parce qu’Israël n’a pas déclaré de ZEE, Chypre a demandé il y a quelques mois au ministre israélien des Affaires étrangères des précisions sur les découvertes pétrolières au large de leurs côtes. Les deux pays ont entamé des négociations sur la délimitation de leurs frontières maritimes.
Aujourd’hui, c’est le Liban qui revendique ses droits. Et comme les deux voisins sont encore techniquement en état de guerre et qu’ils n’entretiennent aucune relation diplomatique, la négociation entre eux sur la délimitation de leur ZEE respective s’avère quasiment impossible.
Le ministre libanais de l’Energie et des Eaux a déjà pris les devants en indiquant que le Liban travaillait de manière unilatérale sur le tracé des frontières maritimes avec Israël, avant d’en soumettre les résultats au Conseil de sécurité de l’ONU pour approbation. Par contre des discussions sont en cours -ou vont être ouvertes prochainement- avec Chypre et la Syrie. Ainsi, une sorte de course est engagée pour établir le premier sa souveraineté sur les eaux méditerranéennes.
L’affaire pourrait se terminer en dernier lieu devant les tribunaux internationaux. En cas de litiges, la Convention de Montego Bay prévoit plusieurs voies différentes, dont le choix est laissé aux Etats : le Tribunal international du droit de la mer, la Cour internationale de Justice, l’arbitrage.
Cette affaire vient nous rappeler qu’en géographie, la frontière est le produit d’un équilibre entre des Etats qui exercent des pressions politiques, et n’a rien de naturel.
publié par Iloubnan et Rue 89
à Bernard Kouchner pour la libération d'Abdallah Abu Rahmah,
militant palestinien,
coordinateur du Comité populaire contre le mur et l'occupation illégale des terres de Bil'in.
lettre à B. Kouchner.pdf (126Ko) |
Paris, le 26 août 2010
Monsieur Bernard Kouchner
Ministre des Affaires Étrangères
et Européennes
37, quai d'Orsay
75007 Paris
Monsieur le Ministre Bernard Kouchner,
Nous venons d'apprendre qu'un tribunal militaire israélien a récemment rendu un jugement scandaleux contre le militant palestinien, Abdallah Abu Rahmah, coordinateur du Comité populaire contre le mur et l'occupation illégale des terres de Bil'in.
Abu Rahmah a été reconnu coupable d’incitation et d’organisation de marches illégales. La condamnation est tombée après huit longs mois de détention et un procès à caractère purement politique.
Pas une seule preuve matérielle - et pour cause - n'a été présentée contre Abu Rahma pendant tout le procès. Persécuté pour son rôle clé dans l'organisation de la campagne populaire et pacifiste contre le mur et les colonies sur les terres de Bil'in, Abdallah a été condamné uniquement sur la base de témoignages extorqués scandaleusement à des mineurs qui ont été arrêtés dans leur lit au milieu de la nuit et brutalisés.
Le village de Bil'in en Cisjordanie, tout comme Abu Rahmah, est devenu un symbole de la résistance palestinienne non violente à l'occupation, qui est un mouvement grandissant dans les Territoires Palestiniens Occupés. Israël, dont l'image souffre de l'extension de ces protestations pacifiques, tente de réprimer ce mouvement par des arrestations, des assassinats et une terreur que les représentants de la France à Jérusalem, en particulier, ont pu constater sur place.
La sentence tombera dans quelques semaines et très probablement, si rien n'est fait, elle sera très lourde.
Nous vous prions, Monsieur le Ministre, d'adresser une lettre de protestation officielle au sujet de la condamnation d'Abu Rahmah à votre homologue israélien, d’exiger sa libération sans tarder et donc d'empêcher qu'il ne soit condamné à une longue et injuste période d'emprisonnement. Ce n'est pas une affaire de justice, c'est une affaire politique et de droits de l'homme.
Il serait aussi très dangereux de laisser signifier aux Palestiniens, par une répression féroce et injustifiée de la résistance populaire non-violente à la colonisation israélienne, que l'option de la violence serait leur seul choix possible.
En 2009 Desmond Tutu et Jimmy Carter ont rencontré Abdallah Abu Rahmah et d'autres animateurs du comité populaire de Bil'in et ont apporté leur soutien total à leur lutte.
Vous avez, Monsieur le Ministre, exprimé en 2009 votre soutien à la lutte non-violente de Bil'in. Le moment est venu que ce soutien s'exprime concrètement pour obtenir la libération de Abdallah Abu Rahmah !
Abu Rahmah et ses camarades villageois, qui s’étaient d’ailleurs vu remettre la Médaille Carl von Ossietzky, le 7 décembre 2008 à Berlin, par la Ligue Internationale des Droits de l’Homme pour leur action courageuse en faveur des droits de l’homme, se voient ainsi refuser le droit fondamental de protester contre le vol illégal de leurs terres, illégalité reconnue avec force dans l'avis rendu par la Cour Internationale de Justice de La Haye le 9 juillet 2004 qui stipulait :
"Israël est dans l'obligation de mettre un terme aux violations du droit international dont il est l'auteur; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d'édification du mur qu'il est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l'ouvrage situé dans ce territoire et d'abroger immédiatement ou de priver immédiatement d'effet l'ensemble des actes législatifs et réglementaires qui s'y rapportent, conformément au paragraphe 151 du présent avis».
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de nos salutations distinguées.
Le Bureau National de l'AFPS
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org
Les bateaux israéliens ne sont pas bienvenus à VancouverPublié le 26-08-2010 C’est ce que sont allés
expliquer une cinquantaine de militants canadiens au travailleurs du
port en apprenant l’arrivé d’un cargo de la compagnie israélienne Zim.
Armés de tracts, de café et de gateaux, les militants de la campagne internationale de boycott d’Israël sont allés sur le port de Vancouver pour parler avec les camionneurs de la situation en Palestine, du blocus de Gaza.
CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mercredi 25 août 2010
Pierre Schwartz
Dans un communiqué officiel du ministre des finances norvégien, celui-ci déclare que "ces compagnies contribuent ou sont elles mêmes responsables d’activités moralement condamnables." En septembre dernier, le fond de pension s’était déjà retirer de la compagnie militaire Elbit, et avait vendu ses parts d’une valeur de 5.4 milliards de dollars. "Nous ne souhaitons pas financer des compagnies qui contribuent aussi directement à des violations de la loi humanitaire internationale" avait déclaré le Conseil d’Éthique du fond de pension.
Africa Israel Investments Ltd. investit dans la promotion immobilière, les infrastructures et l’énergie en Israël. Elle est également actionnaire majoritaire de Danya Cebus, société de construction qui participe à l’extension des colonies en Cisjordanie. "En accord avec de nombreuses résolutions du conseil de l’ONU et l’avis de la Cour Internationale de Justice, la construction de colonies israéliennes dans les Territoires Occupés palestiniens est une violation de la convention de Genève. J’ai donc accepté les recommandations du Conseil d’Éthique et j’ai exclu Africa Israël Investments et Danya Cebus de notre portefeuille d’investissement" a déclaré Sigbjørn Johnsen, ministre des finances norvégien.
Ces compagnies ont été la cible de campagnes d’information en Palestine et partout dans le monde. Les villages de Cisjordanie, Bil’in et Jayyous, ainsi que onze organisations locales et internationales, venant d’Europe, d’Israël et des États-Unis ont envoyé une lettre appelant la Norvège à respecter ses engagements moraux en désengageant ses fonds de pension de la compagnie Africa-Israël Investments et de ses filiales, dirigées par le très controversé Lev Leviev, magnat des diamants.
Une délégation du FPMN s’est rendu dans le village de Jayyous et a pu constater par elle même l’impact désastreux de la construction des colonies israéliennes sur le village et ses terres agricoles. Adalah-NY, la campagne pour le boycott d’Israël à New York, organisent régulièrement des manifestations devant le magasin de diamants de Leviev à Manhattan. L’année dernière, un bureau des affaires étrangères britanniques à Tel Aviv, avait abandonné un projet de s’implanter dans un nouvel immeuble, car il était financé par Africa-Israël.
Hind Awwad, coordinateur du Comité National de la campagne BDS en Palestine, une organisation populaire qui relie les différents mouvements de boycott dans le monde, a déclaré : "Nous saluons cette décision du ministère des finances norvégien de se désengager de compagnies qui persistent dans la construction de colonies illégales. Comme la Communauté Internationale ne se décide pas à prendre de réels engagements pour punir Israël, il est maintenant clair que le mouvement grandissant du boycott est devenue plus que nécessaire pour mettre fin aux violations israéliennes du droit international et des droits des palestiniens.Le gouvernement norvégien s’est courageusement engagé dans la voix de la justice internationale, et nous l’appelons maintenant à se désengager de toutes les compagnies qui profitent de l’occupation de la politique d’apartheid d’Israël". "Nous voudrions remercier tout particulièrement l’association Adalah-NY qui a joué un rôle décisif dans la campagne d’information qui a permis à la Norvège de prendre cette décision" a t-il ajouté.
Depuis le retrait du FPMN de l’entreprise Elbit, en septembre dernier, onze institutions financières ont annoncé leur propre désengagement de cette compagnie, expliquant que l’entreprise militaire Elbit, en participant à la construction d’un mur d’apartheid dans les Territoires Occupés palestiniens, allait à l’encontre de tous principes moraux. Nous espérons que ce nouveau désinvestissement de la Norvège provoquera encore une fois un effet domino similaire et que tous ensemble nous puissions arriver à un désinvestissement total de toutes les institutions financières du monde dans Africa Israël et Danya Cebus" conclut Awwad.
publié par PNN
Bil’in : Catherine Ashton s’indigne de la condamnation d’Abdallah Abu RahmehPublié le 25-08-2010 Catherine Ashton, commissaire
de l’Union européenne pour les affaires internationales, a dénoncé
mercredi la condamnation prononcée hier par un tribunal militaire
israélien contre Abdallah Abu Rahmeh, leader de la lutte contre le mur
construit sur les terres palestiniennes du village de Bil’in.
Emprisonné depuis décembre dernier, ce militant, âgé de 39 ans, enseignant et père de famille, a été condamné à 8 mois de prison, pour avoir dirigé les luttes non-violentes s’opposant à ce mur parfaitement illégal. Catherine Ashton a déclaré dans un communiqué qu’Abdallah Abu Rahma, coordinateur du Comité Populaire de Bil’in, était un défenseur des droits de l’homme et que son emprisonnement, comme sa condamnation, "avaient pour but de l’empêcher, lui et les autres Palestiniens, d’exercer leur droit légitime à protester contre l’existence de ce mur". Le 10 décembre dernier à 2h du matin, l’armée "la plus morale du monde", avait, à son habitude, kidnappé Abdallah Abu Rahma, à son domicile, où il se trouvait avec ses trois enfants âgés de 7 ans, 5 ans et 8 mois. Sept jeeps militaires avaient encerclé sa maison, brisé sa porte, et enlevé Abdallah de son lit. En tant que membre du Comité Populaire et son coordinateur depuis sa création en 2004, Abdallah a représenté le village de Bil’in à travers le monde entier, ce qui n’était guère pour plaire aux dirigeants israéliens. En décembre 2008, il a participé à une tournée de conférences en France, et le même mois, il recevait la médaille Carl Von Ossietzky pour service exceptionnel dans la réalisation des droits fondamentaux de l’homme, décerné par la Ligue internationale des droits de l’homme à Berlin. Et maintenant qu’est-ce qu’elle compte faire l’Union européenne ? CAPJPO-EuroPalestine |
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Pourparlers de paix à l’ombre des démolitions
publié le mercredi 25 août 2010
Badil
Selon l’OCHA, Juillet et Août ont compté le plus grand nombre de démolitions cette année. Fin juillet, l’OCHA rapporte que les forces israéliennes ont détruit plus de 230 constructions, déplaçant et/ou affectant plus de 1100 personnes , dont 400 enfants, depuis le début de l’année 2010. 50% de ces destructions ont eu lieu dans le seul mois de juillet. L’OCHA fait observer que les autorités civiles israéliennes vont intensifier les démolitions sur la rive occidentale du Jourdain, sur ordre du Ministère israélien de la Défense.
Dans la vallée du Jourdain, les forces israéliennes ont démoli le village de Farisya deux fois en l’espace de dix jours, d’abord le 19 juillet et, de nouveau, le 5 août. Ce qui a occasionné la destruction de 116 constructions et le déplacement de 129 personnes , dont 63 enfants. Dans le second round de démolitions, 10 constructions épargnées la première fois ont été démolies en même temps que 27 constructions ainsi que des matériaux fournis par la Croix Rouge. Israël a contredit d’une manière flagrante ses discours sur la paix en publiant d’autres décisions de démolitions pour les 15 et 16 août.
De plus, les autorités israéliennes se sont avérées complices des activités d’auto défense mises en place par des colons juifs dans le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem.Tôt le matin du 29 juillet, des colons juifs ont pris d’assaut la maison Kirreh, foyer de 9 familles palestiniennes, en toute impunité. Sur ces 9 familles, seule 1 s’est vu restituer son logement par jugement d’un tribunal. Les 8 autres sont toujours déplacées en attendant que leur cas soit examiné par un tribunal.
Alors que les Nations unies ont condamné ces démolitions, sans mesures pénales, la simple condamnation ne répond pas aux obligations des Nations Unies de maintenir la paix et la sécurité et d’assurer le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Selon la loi internationale, l’Etat est obligé d’empêcher ces faits, d’enquêter et d’y remédier, et s’il ne le fait pas, c’est à la communauté internationale qu’incombe une protection efficace des victimes. La violence exercée par des acteurs privés (les colons) ne devraient pas être considérées comme de simples provocations mais comme faisant partie d’une politique délibérée appuyée par l’autorité de l’Etat. En se contentant de déclarations, l’ONU, les états et les organisations internationales ne répondent pas d’une manière adéquate aux attaques contre les droits de l’homme perpétrées par Israël, ce qui favorise la crise humanitaire et mine le processus de paix.
En fait, même si les déclarations récentes de Netanyahou étaient jugées sincères, les actions d’Israël constituent un rejet flagrant du processus de paix et des documents sur lesquels il s’appuie, y compris les Accords d’Oslo qui renvoient les colonies à un stade final et la Feuille de Route qui interdit purement et simplement l’expansion des colonies. Sous couvert de ses appels à une reprise des négociations de paix, Israël viole les droits de ses propres citoyens palestiniens. Les forces israéliennes ont démoli Al Araqib, village bédouin du Néguev, quatre fois du 27 juillet au 17 août, déplaçant 300 Palestiniens, citoyens d’Israël, au début du mois de Ramadan (mois saint pour les musulmans) et les obligeant à subir une récente vague de chaleur en plein air sur l’emplacement de leur cimetière. Selon M K Talabal-Sana ; il s’agit d’un test pour la démocratie en Israël, et la démocratie n’existe plus. Al Araqib est un test de la possibilité pour les Israéliens de vivre avec leurs propres concitoyens palestiniens ; alors comment Israël peut-elle vivre en paix avec les Palestiniens de Palestine ?
Les démolitions et le refus des droits de l’Homme les plus essentiels, tels que un toit sur la tête, sont des traits du régime d’apartheid d’Israël et sont révélateurs des cause profondes des crises humanitaires dans les Territoires Occupés. Au mieux, les récentes démolitions effectuées par Israël peuvent être considérées comme des tentatives de colonisation, au pire on peut les interpréter comme du nettoyage ethnique.
Si l’on prend en compte ces actes, on ne peut qu’être dubitatif sur la bonne foi sur laquelle s’appuient les derniers appels en faveur de discussions de paix. Nous en appelons aux états, à l’ONU, aux organisations internationales et plus largement à la communauté internationale pour mettre en accord les pourparlers de paix et les lois humanitaires et des droits de l’Homme dans un effort pour créer un environnement où la paix soit effectivement recherchée au lieu de souscrire en paroles seulement à la paix dans un contexte de démolitions et de déplacements de populations.
La Norvège exclut deux firmes israéliennes de ses investissementsPublié le 25-08-2010 Le ministère norvégien des
Finances a décidé d’’exclure deux firmes israéliennes de son fonds
d’investissements, en raison de leur participation à l’occupation
criminelle des territoires palestiniens.
Selon le ministère des Finances, le fonds public norvégien, dans lequel l’Etat verse la quasi-totalité de ses recettes pétrolières, a vendu toutes ses actions dans la société Africa Israel Investments, actionnaire majoritaire de Danya Cebus, un groupe de BTP actif dans les territoires palestiniens occupés. "Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et un avis de la Cour internationale de justice ont conclu que la construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont interdits au regard de la Convention" de Genève, a dit le ministre Sigbjoern Johnsen. "J’ai donc (...) exclu Africa Israel Investments et Danya Cebus du portefeuille d’investissements du fonds", a-t-il ajouté dans un communiqué. Le fonds norvégien a vendu toutes ses actions dans Africa Israel Investments, lesquelles valaient 7,2 millions de couronnes (près de 1 million d’euros) fin 2009, et a exclu d’investir dans sa filiale. Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds pétrolier norvégien —comme il est plus communément connu— pesait 2.792 milliards de couronnes (353,2 milliards d’euros) en actions et obligations internationales fin juin. Sont exclus de sa gestion les fabricants d’armes "particulièrement inhumaines", l’industrie du tabac et les groupes coupables de violations des droits de l’Homme, de corruption ou de graves dégradations de l’environnement. Une cinquantaine de sociétés internationales, dont Boeing, Wal-Mart, EADS, Safran et BAE Systems, figurent désormais sur sa liste noire. CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mardi 24 août 2010
Caroline Venaille
Tandis que les rames toutes neuves du tramway de Jérusalem -conçu par un consortium franco-israélien- sillonnent la ville pour une période test, une enquête de terrain auprès des futurs usagers vient raviver la polémique sur ce moyen de transport reliant Jérusalem-Ouest à des colonies israéliennes.
La semaine dernière, des enquêteurs de City Pass Limited -le consortium de cinq compagnies dont Alstom et Connex, filiale de Veolia transport- ont interrogé leurs futurs clients, notamment sur les passagers palestiniens :
1. « Les passagers, juifs comme arabes, peuvent monter librement à bord du tramway sans passer de contrôle de sécurité, cela vous dérange-t-il ? » 2. « Le tramway dessert trois stations à Shua’fat [quartier palestinien de Jérusalem-Est ndlr [1] ], cela vous dérange-t-il ? »
Vendredi, le directeur général de la municipalité, Yair Maayan, a réagi en envoyant un courrier au président de la compagnie, Avraham Shohat. Il s’indigne de tels propos, d’autant plus de la part d’une entreprise privée. Le quotidien israélien Haaretz, de centre gauche, cite ses propos :
« Nous sommes sidérés d’apprendre qu’une compagnie privée se permet de poser ce genre de questions, qui ne sont en aucune façon liées à ses activités.
Ces questions sont de nature raciste et ne font qu’attiser les tensions à Jérusalem. »
Selon le journal Haaretz, City Pass se serait excusé. La société affirme que ce questionnaire n’avait pour objectif que de répondre au mieux aux besoins de ses futurs usagers.
Chez Alstom, contacté à Paris, et à la mission économique de Tel-Aviv, on déclare que l’affaire est passée inaperçue. Etonnant.
Procès en cours contre Veolia et Alstom
La première ligne de tramway, qui devrait ouvrir en avril 2011, a fait l’objet de vives critiques. Depuis l’appel d’offre en 2000, ce projet divise en France et au sein de la communauté internationale.
Le 17 juillet 2005, Alstom, Veolia, les entreprises israélienne Polar et Ashtrom et les banques Lemi et Hapoalim signaient un contrat dans le bureau d’Ariel Sharon, pour la construction et l’exploitation de la ligne de tramway.
Sur près de quatorze kilomètres, l’itinéraire relie Jérusalem-Ouest (israélienne) aux colonies juives de Jérusalem-Est (Palestinienne) qui font partie des territoires occupés au titre des résoutions ds Nations Unies depuis 1967. L’annexion de la partie orientale de jérusalem n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Dans son magazine mensuel, Amnesty International réagit :
« Jugeant que le tramway va entériner “des mesures illégales d’annexion et de colonisation adoptées préalablement par le gouvernement israélien”, l’organisation estime que la conclusion de ce contrat soulève des questions de violation du droit international. »
En France, un procès intenté par des associations pro-palestiniennes est en cours contre Veolia et Alstom, auprès du tribunal de Nanterre [2]. L’image des deux entreprises françaises a été ternie par ce marché.
Suite à ce contrat, les deux entreprises françaises auraient perdu des marchés à l’étranger, notamment en Suède et en Grande-Bretagne.
[1] Il s’agit en fait d’un camp de réfugiés palestiniens
[2] procès intenté par l’AFPS et l’OLP, voir Tramway colonial
des Palestiniens misent sur la résistance « pacifique »
publié le mardi 24 août 2010
Karim Lebhour
Au moment même où Mahmoud Abbas acceptait l’invitation américaine à reprendre les négociations avec Israël , la manifestation hebdomadaire de Bilin s’achevait, comme toutes les semaines, dans la fumée des gaz lacrymogènes.
« Ces négociations ne serviront qu’à permettre aux Israéliens de gagner du temps et de prendre toujours plus de terres » , lâche Iyad Burnat, un résident de ce village palestinien de 2 000 habitants, près de Ramallah.
Depuis cinq ans, les Palestiniens manifestent contre la barrière de sécurité israélienne qui prive Bilin de la moitié de ses terres agricoles, grignotées par Modin Illit, une imposante implantation juive de 40 000 habitants. Le village est devenu le centre nerveux de la résistance nonviolente. « L’Autorité palestinienne négocie depuis quinze ans sans avoir rien obtenu, sinon plus de colonies, poursuit-il. Par notre action, nous avons au moins réussi à faire bouger le mur. C’est la voie à suivre. »
Pour preuve, Iyad Burnat cite la décision de la Cour suprême israélienne en faveur des villageois de Bilin, demandant la modification du tracé de la barrière. Bilin devrait ainsi récupérer 140 des 232 hectares confisqués. Le comité du village a aussi intenté une action en justice contre deux sociétés québécoises, Green Park International Inc. et Green Mount Inc., engagées dans la construction de logements à Modin Illit. La justice canadienne s’est déclarée incompétente. « Peu importe, martèle Iyad Burnat, nous poursuivons désormais toutes les entreprises internationales travaillant dans les colonies, devant toutes les juridictions possibles. »
L’obstination des habitants de Bilin suscite un intérêt grandissant parmi des Palestiniens majoritairement convaincus que les négociations ne produiront aucun résultat. Une douzaine de villages de Cisjordanie, comme Nabi Saleh, Beit Jala, Nilin, Walajeh ou Budrus, copient désormais le mode d’action de Bilin, manifestations et actions judiciaires, contre l’annexion de terres au profit des colonies israéliennes. « Nous essayons de retrouver l’esprit de la première Intifada avec des actions non-violentes, comme les appels au boycott et au désinvestissement. C’est la seule forme de résistance possible », explique Mustapha Barghouti, député indépendant. « La militarisation de la seconde Intifada a été une énorme erreur » , ajoute-t-il. Le message commence également à être entendu par les dirigeants de l’Autorité palestinienne. Le premier ministre Salam Fayyad a participé à plusieurs reprises aux manifestations de Bilin dont il a fait le symbole de la « résistance populaire pacifique » , au même titre que sa campagne de boycott pour bannir des magasins palestiniens les produits fabriqués dans des colonies israéliennes.
« Nous avons le vent en poupe », reconnaît Mohammed Othman, l’un des chefs de file de Stop The Wall, le mouvement de contestation contre la barrière israélienne et les confiscations de terres.
« L’année dernière, le Fatah refusait de participer à nos manifestations. Maintenant, ses militants sont en première ligne, toujours dans l’axe des caméras, sourit-il. Ils ont compris que le mouvement prenait de l’ampleur. » Qualifiées d’ « émeutes » par l’armée israélienne, les manifestations se terminent néanmoins souvent par des affrontements entre soldats israéliens et manifestants et des jets de pierres. En deux ans, sept Palestiniens ont été tués et plusieurs militaires blessés. Le mouvement, que les activistes palestiniens n’hésitent pas à comparer à la lutte contre l’apartheid sud-africain, suscite la nervosité des autorités israéliennes. Au cours de l’année écoulée, une quarantaine de personnes ont été arrêtées et emprisonnées dans le village de Bilin. Mohamed Othman et Jamal Juma ont passé respectivement quatre et un mois en détention administrative. Aucune charge n’a été retenue contre eux.
publié par la Croix du 23 août
Israel-Palestine : des négociations qui commencent bien mal !Publié le 23-08-2010 A la veille de l’ouverture des
négociations annoncées entre Israël et l’Aurorité Palestinienne, le
gouvernement israélien poursuit ses provocations en organisant à
Jérusalem (et non à Tel Aviv) un congrès visant à redorer son blason
bien terni.Ci-dessous l’article publié par le Quotidien d’Oran.
"Mis au banc des accusés par la communauté internationale, particulièrement par les opinions publiques occidentales, Israël fait appel à sa diaspora sioniste : il réunit le Congrès juif mondial à Jérusalem pour une opération de marketing politique. Le Congrès juif mondial (C J M) se réunira les 31 août et 1er septembre à Jérusalem pour mettre en place une stratégie de réhabilitation de l’image de l’Etat d’Israël aux yeux de l’opinion publique mondiale. Plus précisément, ce seront les 150 délégués du Conseil d’administration du C M J, venus des cinq continents, qui vont plancher sur un programme d’actions concertées ciblant les sociétés civiles, en particulier celles du monde occidental qui s’élèvent de plus en plus contre la politique coloniale d’Israël en Palestine et sa violation du droit international. Il était attendu que le mouvement sioniste international réagisse aux multiples « mises en accusation » par la communauté internationale du gouvernement israélien, depuis ses crimes contre le peuple palestinien dans l’opération « plomb durci » de l’hiver 2008-09 ; ses agressions meurtrières contre la flottille humanitaire pour Ghaza et les assassinats de ses services secrets, hors territoire israélien, de responsables palestiniens. Pour habiller la rencontre de Jérusalem des vertus de la générosité et de l’humanisme, le C M J a décidé d’attribuer, pour la circonstance, un prix spécial (et une récompense) à la mission humanitaire israélienne qui s’était engagée dans des opérations de secours en Haïti, au lendemain du terrible séisme qui l’a frappée en janvier 2010. Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986, recevra lui aussi la grande distinction et un prix pour sa défense de la mémoire juive et son soutien inconditionnel à l’Etat hébreu. Rien à dire sur ces récompenses si ce n’est qu’elles seront remises par les dirigeants politiques d’Israël, invités à titre officiel au Congrès des juifs du monde. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, sera au côté de l’ex-ministre des Affaires étrangères Mme Tizipi Livni qui a mené les massacres contre Ghaza en 2008-09. Ehud Barak, ministre de la Défense sera au rang des invités de marque ainsi qu’une « brochette » d’autres militaires et religieux, soit tout ce que compte Israël comme partisans de « l’épuration » de la Palestine de ses habitants arabes ou non. Il faut signaler la participation au Congrès de l’ex-Premier ministre espagnol José Manuel Aznar, attendu pour un « discours-plaidoirie » pour la défense de la politique israélienne dans la région. Les organisateurs de la rencontre ne cachent pas la raison de leur montée aux avant-postes pour la défense d’Israël. Ronald Lauder, président du C J M, a déclaré : « Partout, nous assistons à des efforts concertés pour s’attaquer à la légitimité d’Israël : Boycott, campagnes de désinvestissement et sanctions sont les plus répandus. Artistes, universitaires, auteurs écrivains, sportifs, etc. sont interdits de participation à des événements. Nous devons développer des initiatives proactives pour défendre l’image d’Israël dans un environnement mondial de plus en plus hostile à nos positions. » A cette crainte de l’isolement de l’Etat hébreu, les observateurs remarqueront que le lobby sioniste a décidé de tenir son Congrès mondial au cœur de Jérusalem (et non à Tel-Aviv, capitale d’Israël) comme pour réaffirmer sa volonté de ne pas négocier son partage avec les Palestiniens. La rencontre a été programmée au moment même où le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’apprête à reprendre les négociations de paix avec quelques conditions, notamment celle de l’arrêt des colonies à Jérusalem-Est. La tenue du Congrès mondial juif à Jérusalem est une indication, on ne peut plus explicite, de l’intransigeance du gouvernement de Netanyahou sur les droits des Palestiniens sur Jérusalem-Est. Autant dire que la reprise des négociations israélo-palestiniennes est vouée d’avance à un énième échec. Comment expliquer alors les appels pressants du Premier ministre israélien à la reprise des négociations ces dernières semaines ? En fait, pris en flagrant délit de violation du droit international, mis à nu dans ses opérations de mercenariat hors de ses territoires, acculé par une partie de la diaspora juive, notamment le récent mouvement « J. Call », qui le pousse à la paix en revenant aux frontières de 1967 et en quittant Jérusalem Est, dénoncé par les opinions publiques occidentales, le gouvernement sioniste de Netanyahou tente de faire diversion en convoquant dans la ville, trois fois sainte et capitale historique des trois religions du livre, l’autre partie de la diaspora juive pro-coloniale de toute la Palestine qu’est le C M J. Signe de la volonté d’Israël d’engager ce qu’il faut comme moyens financiers pour une opération marketing de son image, la présence au Congrès du gouverneur de la banque d’Israël, Stanley Fischer. A ce stade de la politique, reconnaissons aux dirigeants de l’Etat hébreu la logique dans leur démarche et la fidélité à leur conviction : la mobilisation du lobby sioniste avec les moyens qu’il faut pour justifier par la propagande sa politique coloniale et l’irréversibilité de leur dessein de conquête de toute la Palestine. Aux Arabes, notamment les voisins d’Israël, d’être aussi convaincus de la cause palestinienne et d’agir aussi intelligemment. " par M’hammedi Bouzina Med (Bureau de Bruxelles) http://www.lequotidien-oran.com/index.php ?news=5142007 CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le lundi 23 août 2010
AFP
Les Palestiniens demandaient la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition de reprise des négociations directes [1].
La Ligue arabe s’est dite dimanche 22 août "extrêmement inquiète" de la position israélienne sur les bases des négociations de paix directes avec les Palestiniens, qui doivent reprendre le 2 septembre à Washington.
Pas de "conditions préalables"
Dès l’annonce vendredi par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton d’une reprise du dialogue le 2 septembre, après 20 mois d’interruption, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était félicité de l’invitation faite sans "conditions préalables".
Les Palestiniens demandaient notamment la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition de reprise des négociations directes [2].
Benjamin Netanyahu a réaffirmé ce dimanche qu’un accord de paix devait être fondé "sur des arrangements de sécurité" satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël "comme l’Etat du peuple juif", et mettre un "point final au conflit".
La Ligue arabe a exprimé sa crainte de voir le processus de paix "entrer une nouvelle fois dans le cercle vicieux des négociations qui ne réalisent pas l’objectif attendu".
Trouver un accord
Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a invité les deux parties à reprendre ces négociations directes dans le but de parvenir "à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l’occupation qui a commencé en 1967".
Cet accord doit également aboutir pour le Quartette "à la constitution d’un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et cohabitant dans la paix avec Israël et ses autres voisins".
Les Palestiniens ont accepté "une reprise des négociations directes avec Israël conformément au communiqué du Quartette".
[1] voir aussi el Watan :
Reprise « sans conditions » des négociations israélo-palestiniennes, Netanyahu force la main à Abbas
[2] selon Jeff Halper de l’ICAHD, Netanyahou, en hébreu, n’a pas parlé de gel mais d’une simple pause. Voir http://www.france-palestine.org/art... (http://www.icahd.org/?p=5994)
publié le lundi 23 août 2010
Jeff Halper
Hier, la veille du début du Ramadan, le mois saint des musulmans, à 2 h 30 du matin, des ouvriers, envoyés par les autorités israéliennes et sous protection de dizaines de policiers, détruisaient les tombes dans le carré restant du cimetière de Mamilla, cimetière musulman historique avec des tombes qui remontent au 7è siècle qui, jusqu’à présent, avaient été épargnées. Le gouvernement d’Israël a toujours été pleinement conscient de la sainteté et de l’importance historique du site.
Déjà, en 1948, quand le cimetière retomba sous le contrôle d’Israël, le ministère des Affaires religieuses israélien d’alors avait reconnu que Marmilla « était l’un des cimetières musulmans les plus éminents, où soixante-dix mille guerriers musulmans des armées [de Saladin] étaient enterrés aux côtés de nombreux érudits musulmans. Israël saura toujours protéger et respecter ce site. » Pour autant, et malgré la (juste) indignation des Israéliens quand des cimetières juifs sont profanés partout dans le monde, le démantèlement du cimetière de Mamilla a été organisé.
Dans les années 1960, le « Parc de l’Indépendance » a été construit sur une partie du cimetière ; par la suite, une rue a été ouverte et le traverse, des câbles électriques de grandes lignes ont été tirés au-dessus des tombes et un parking a été construit sur une autre partie du cimetière. Aujourd’hui, ce sont 1 500 tombes musulmanes qui viennent d’être arrachées lors de plusieurs opérations nocturnes et ce, pour laisser la place à… un musée de 100 millions de dollars, le Musée de la Tolérance et de la Dignité humaine, un projet du centre Simon Wiesenthal de Los Angeles. (Comble de l’ironie, le rabbin Marvin Hier, qui est le directeur du Centre Wiesenthal, s’est montré sur Fox News pour exprimer son opposition à la construction de la mosquée près de Ground Zero, à Manhattan, arguant que le site de l’attaque du 11 Septembre « était un cimetière »).
La période d’un mois entre la 6è visite de Netanyahu à Washington, en juillet, et le début du Ramadan a été mise à profit par Israël pour « nettoyer la table », après un temps d’arrêt contrariant dans les démolitions de maisons imposé par la modérément critique et « brave » Administration Obama – bien qu’il n’y ait aucune garantie pour qu’Israël ne démolisse pas d’autres maisons pendant le Ramadan, spécialement s’il veut exploiter la période jusqu’aux élections de novembre, sachant que jusque-là, Obama ne s’opposera pas ouvertement à tout ce que fait Israël dans les Territoires occupés.
En réalité, le processus de démolition des maisons palestiniennes n’a jamais cessé. Le 6 juin dernier par exemple, un an après la démolition de plus de 65 structures et le déplacement forcé de plus de 120 Palestiniens, dont 66 enfants, neuf familles de Khirbet Ar Ras Ahmar, dans la vallée du Jourdain, au total 70 personnes, ont reçu une nouvelle vague d’ « ordres d’évacuation ». Une semaine plus tard, la Haute Cour israélienne ordonnait à l’Administration civile d’ « intensifier ses efforts contre les structures palestiniennes illégales » en Zone C, c’est-à-dire 60% de la Cisjordanie lesquels sont sous contrôle total israélien.
Et ainsi, le 13 juillet, au retour de Netanyahu (les maisons palestiniennes ne peuvent être démolies sans le feu vert du cabinet du Premier ministre), trois maisons ont été démolies dans le quartier palestinien d’Issawiya, à Jérusalem-Est, et trois autres maisons ont suivi à Beit Hanina. La municipalité [israélienne] de Jérusalem a également annoncé la démolition programmée de 19 maisons supplémentaires à Issawiya pour ce mois-ci. En Cisjordanie, l’Administration « civile » israélienne a démoli 55 structures appartenant à 22 familles palestiniennes dans la région de Hmayer d’Al Farisive, dans le nord de la vallée du Jourdain, dont 22 tentes d’habitation et 30 autres structures utilisées pour abriter les bêtes et remiser du matériel agricole. Selon l’OCHA (Bureau des affaires humanitaires des Nations unies) : « Cette semaine (du 14 au 20 juillet, la semaine du retour de Netanyahu de Washington), il y a eu une recrudescence significative du nombre de démolitions dans la Zone C, avec au moins 86 structures démolies dans la vallée du Jourdain et le sud de la Cisjordanie notamment dans les districts de Bethléhem et d’Hébron. En 2010, au moins 230 structures palestiniennes ont été démolies en Zone C, avec le déplacement forcé de 1 100 habitants, dont 400 enfants. Environ 600 autres Palestiniens ont été affectés par d’autres façons. » Les deux tiers des démolitions de 2010 ont eu lieu après la rencontre de Netanyahu avec Obama. Plus de 3 000 ordres de démolitions sont en circulation actuellement en Cisjordanie (hors Jérusalem), et jusqu’à 15 000 rien que pour la Jérusalem-Est palestinienne.
La démolition de maisons n’est, évidemment, qu’une petite partie, seulement une petite, et si douloureuse, des destructions qu’Israël inflige quotidiennement à la population palestinienne. Au cours des dernières semaines, une violente campagne a été lancée contre les agriculteurs palestiniens dans l’une des régions agricoles les plus fertiles de Cisjordanie, la vallée de Baka, constamment grignotée par les larges tentacules de la colonie Kiryat Arba, dans Hébron. Israël prend déjà 85% de l’eau de Cisjordanie pour sa propre consommation, soit pour les colonies (les colons consomment cinq fois plus d’eau par personne que les Palestiniens, et Ma’aleh Adumin [2] construit en ce moment une parc nautique qui s’ajoute à ses quatre piscines municipales et aux énormes fontaines d’où l’eau jaillit en permanence), soit pour être pompée vers Israël -, tout cela en violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante d’utiliser les ressources d’un territoire occupé.
Accusant les agriculteurs de « voler l’eau » - leur propre eau -, la compagnie des eaux israélienne, Mekorot, soutenue par l’Administration civile et l’armée israélienne, a, ces dernières semaines détruit des dizaines de puits - certains datant des temps anciens - et réservoirs utilisés depuis toujours pour collecter l’eau de pluie, ce qui est aussi « illégal ». Des centaines d’hectares de terres agricoles se sont asséchés, les canalisations d’irrigation ayant été arrachées et confisquées par l’Administration civile. Des champs de tomates, de haricots, d’aubergines et de concombres sont quasiment perdus juste avant d’être récoltés, et l’industrie du raisin dans cette riche vallée est menacée de disparition. « Je regarde ma vie se tarir sous mes yeux » dit Ata Jaber, agriculteur palestinien qui a eu sa maison deux fois démolie, la plus grande partie de ses terres qui se trouve enfouie sous le quartier Givat Harsina de Kiryat Arba, et dont les canalisations d’irrigation goutte-à-goutte sont régulièrement détruits, chaque année, par l’Administration civile, juste avant qu’il ne récolte. « J’espérais vendre mes récoltes pour au moins 2 000 dollars avant le Ramadan, mais maintenant tout est perdu. »
(Vous pouvez voir un reportage BBC sur la destruction des réservoirs sur YouTube [http://www.youtube.com/watch ?v=hH4OKho3550] et une scène déchirante, filmée il y a juste une semaine, quand le cousin d’Ata fut arrêté, sous les yeux de son petit garçon, pour s’être opposé à la destruction de son installation d’eau http://news.sky.com/skynews/Home/Wo...)
Les colonies continuent de se construire, naturellement. Le « gel des colonies » dont on a fait tant de bruit n’est en fait qu’un ralentissement provisoire dans la construction. (En effet, Netanyahu n’a jamais utilisé le mot « gel » ; en hébreu, il parle seulement de « pause »). Selon le rapport d’août sur l’observation de la colonisation par la Paix Maintenant, au moins 600 logements ont été commencés pendant le gel, sur plus de 60 colonies différentes –, ce qui veut dire que le taux de construction est d’environ la moitié que pendant la même période dans une année moyenne, sans gel. Etant donné que le processus d’approbation ne s’est jamais arrêté – le gouvernement israélien a annoncé un projet de construction de 1 600 logements dans les colonies, c’était lors de la visite en Israël du vice-Président américain Biden, vous vous rappelez –, rattraper le temps perdu quand le « gel » sera fini, fin septembre, sera donc très facile. Selon le quotidien israélien Ha’aretz, ce sont quelque 2 700 logements qui sont en attente d’être construits.
Que le soi-disant gel de la colonisation n’ait pas vraiment mis fin aux constructions est évident. Le gouvernement états-unien semble prêt à l’accepter d’Israël, quoique du bout des lèvres seulement, mais par contre, il menace ouvertement et avec brutalité les Palestiniens au cas où ils n’accepteraient pas cette comédie. Les négociateurs palestiniens ont révélé la semaine dernière que l’Administration Obama avait menacé de couper tous liens avec l’Autorité palestinienne, politiques et financiers, si elle continuait d’exiger un gel véritable de la colonisation ou même des paramètres clairs sur ce que les deux parties devaient négocier. (Netanyahu refuse même le principe élémentaire des frontières de 1967 comme base de négociation).
Tout aussi destructeur de tout véritable processus de paix, cependant, est de se focaliser sur le gel de la colonisation, ce qui détourne l’attention des tentatives israéliennes pour créer « des faits irréversibles sur le terrain » qui saboteront le processus même de négociations. Même si Israël respectait un gel de la colonisation, il n’y aurait aucune exigence, aucune attente, absolument rien qui l’empêcherait de continuer à construire le Mur (l’enfermement du camp de réfugiés de Shuafat dans Jérusalem et de la ville d’Anata sera terminé sous quelques jours, et le village de Wallajeh, qui prend par endroits sur Jérusalem, est en train de perdre ses terres, ses oliviers antiques et ses maisons à l’heure même où nous parlons). Rien n’empêche Israël de continuer à appauvrir et emprisonner la population palestinienne à travers ses vingt années de « bouclage » économique, dont le siège de Gaza, après avoir réduit l’économie palestinienne à néant. Rien ne le bloque pour l’empêcher de terminer ses réseaux routiers parallèles (mais inégaux en taille et en qualité) d’apartheid ; les grandes et belles routes qui traversent les terres palestiniennes étant pour les Israéliens ; les petites pour les Palestiniens. Rien n’empêche Israël d’expulser les Palestiniens de leurs maisons pour que les colons juifs s’y installent – le 29 juillet, 9 familles qui vivaient dans le quartier musulman de la Vieille Ville, et qui rentraient de nuit d’un mariage à leur domicile, se sont retrouvées enfermées à l’extérieur de leurs maisons par les colons et empêchées d’y entrer par la police. (Oui, les Palestiniens n’ont aucun recours juridique pour récupérer leurs biens, des villes et villages entiers, des quartiers urbains, des exploitations agricoles, des usines et des immeubles commerciaux, qui leur furent confisqués en 1948, et depuis.)
Rien n’empêche Israël de terroriser la population palestinienne, soit pas sa propre armée ou par des milices qui s’y substituent, créées par les USA et gérées par l’Autorité palestinienne pour apaiser sa propre population, soit par les colons qui tirent et cognent sur les Palestiniens, brûlent leurs récoltes sans avoir à craindre d’être arrêtés, soit encore par des éléments d’infiltration, aidés par des milliers de Palestiniens contraints de se faire collaborateurs, beaucoup simplement pour que leurs enfants puissent recevoir les soins médicaux ou qu’ils puissent avoir un toit sur la tête, ou menacés d’expulsion ou sous cette myriade de contraintes administratives d’un système kafkaïen de contrôle et d’intimidation. Rien ne s’oppose à ce qu’Israël boycotte le peuple palestinien, l’isole du monde grâce à des frontières contrôlées par lui-même, ou à une politique qui boycotte, efficacement, les écoles et les universités palestiniennes en empêchant leur bon fonctionnement. Et rien, non absolument rien, n’arrête Israël dans ses démolitions de maisons : 24 000 dans les Territoires occupés depuis 1967, et ça augmente toujours.
Peut-être que cette façon d’accueillir le Ramadan est sans surprise pour ce qui est des Territoires occupés. Mais elle a pris un tour complètement différent quand, le 26 juillet, plus de 1 300 hommes de la Police des frontières israélienne, des troupes de choc du Yassam (« opérations spéciales » de police) et de la police régulière, couverts par des hélicoptères, débarquèrent dans le village bédouin d’Al-Arakib, au nord de Beer-Sheva, un village situé en Israël et habité par des citoyens israéliens. 45 maisons furent abattues, et 300 personnes déplacées de force. L’un des moments les plus grotesques et les plus consternants de cette opération, fut quand on utilisa des élèves d’un lycée juif israélien, des volontaires de la garde civile, pour vider les biens des maisons de leurs compatriotes, avant leur démolition. En plus des articles sur le vandalisme et leur mépris pour leurs victimes, les élèves furent photographiés, avachis sur les meubles des habitants, sous les yeux mêmes de leurs propriétaires. Quand finalement les bulldozers commencèrent leur œuvre de démolition des maisons, les volontaires furent acclamés, fêtés. Au cours de la semaine qui suivit, et alors que des militants israéliens étaient venus aider les habitants à recoller les morceaux et à reconstruire leurs maisons, le Fonds national juif, l’Autorité israélienne de la terre, le ministère de l’Intérieur et la « Patrouille verte » du ministère de l’Agriculture (créée par Ariel Sharon pour empêcher les Bédouins de « s’emparer » du Néguev), tous ces gens-là envoyèrent la police et les bulldozers pour démolir le village, une deuxième fois. [3]
Bien qu’Al-Arakib soit l’un des 44 villages bédouins « non reconnus » du Néguev – dont 11 seulement bénéficient d’un enseignement et de services médicaux rudimentaires, sans même l’électricité et avec un accès extrêmement limité à l’eau, et aucune routes goudronnées (voir http://rcuv.wordpress.com) -, il n’empêche qu’il est habité par des citoyens israéliens, certains servant ou ayant servi dans l’armée israélienne. Si les démolitions des maisons arabes à l’intérieur d’Israël ne sont pas un phénomène nouveau – l’an dernier le gouvernement israélien a fait démolir trois fois plus de maisons de citoyens (arabes) israéliens en Israël que dans les Territoires occupés (si on excepte la destruction des 8 000 maisons lors de l’invasion de la bande de Gaza) -, cela signifie que le terme « occupation » ne peut se limiter à la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, et à la bande de Gaza (et au plateau du Golan) seulement. La situation des citoyens arabes d’Israël est presque aussi précaire que celle des Palestiniens des Territoires occupés, et leur rejet de la société israélienne presque aussi total. Pendant qu’environ 1 000 agglomérations, villes et villages ruraux se sont implantés en Israël depuis 1948, et qui sont réservés aux juifs, pas une seule nouvelle implantation arabe n’a été créée, à l’exception de 7 projets de logements pour des Bédouins dans le Néguev, où aucun des habitants n’est autorisé à faire des cultures ou avoir des bêtes à lui. En effet, les règlements et les découpages par zones interdisent aux citoyens palestiniens de vivre sur 96% des terres du pays qui sont réservés aux juifs, uniquement.
Le message des bulldozers est clair : Israël a créé une entité binationale entre la Méditerranée et le Jourdain dans laquelle une population (les juifs) s’est séparée de l’autre (les Arabes) et a institué un régime de suprématie permanente. C’est précisément la définition de l’apartheid. Et le message est envoyé de façon claire, pendant les semaines et les jours qui ont précédé le Ramadan. Il est enrobé de belles paroles. Netanyahu a publié une déclaration où il dit ceci : « Nous marquons ce mois important comme l’une des tentatives de réaliser une paix directe avec les Palestiniens et pour faire avancer les traités de paix avec nos voisins arabes. Je sais que vous êtes des partenaires dans cet objectif et je vous demande votre soutien tant par vos prières que par tout autre travail en commun pour créer vraiment une coexistence pacifique et harmonieuse. » Obama et Clinton y sont allés aussi de leurs vœux pour le monde musulman, Obama faisant observer que le Ramadan « nous rappelle les principes que nous avons en commun, et le rôle de l’Islam dans la promotion de la justice, du progrès, de la tolérance, et de la dignité pour tous les êtres humains. » La Maison-Blanche et le Département d’Etat ne fêteront pas l’iftar. Mais les bulldozers et les autres oppressions de l’apartheid, et de stockage des êtres humains, nous racontent une histoire bien différente.
[1] déclaration lors de la rencontre de juillet aux Etats-Unis
[2] colonie, illégale comme toutes les autres, à l’est de Jérusalem - ndt
[3] Le village, re-reconstruit, sera détruit une troisième puis une quatrième fois – ndt
Jeff Halper est le directeur du Comité israélien contre les démolitions de maisons (ICAHD). Il peut être joint par courriel à l’adresse : jeff@icahd.org.
Publié par l’ICAHD
http://www.icahd.org/?p=5994 – 11 août 2010
traduction : JPP pour l’AFPS
Intro : C. Léostic, Afps
Publié ici le 23-08-201011:11
Belgique : Ramadan sans dattes israéliennes (vidéo)Publié le 22-08-2010 Les militants belges de la
campagne internationale pour le boycott de l’occupant israélien
continuent à informer les consommateurs et les commerçants. Voir la
vidéo.
< CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le dimanche 22 août 2010
L’Orient le Jour
"Nous n’embarquerons pas demain", a déclaré hier Samar el-Hajj, organisatrice de l’expédition. "Nous cherchons un autre lieu de départ. Il y a des obstacles, des difficultés. Mais nous ne renoncerons pas facilement", a-t-elle ajouté. Le "Mariam" ne peut pas naviguer faute d’autorisation des autorités de Chypre où il devait se rendre dans un premier temps, a déclaré Rima Farah, porte-parole de l’expédition.
"Nous poursuivons nos contacts avec des pays comme la Turquie et la Grèce pour qu’ils nous permettent d’accoster. Dans l’attente de leur réponse, le projet sera probablement reporté", a-t-elle précisé. Mme Farah a indiqué qu’une nouvelle date de départ serait annoncée dès qu’ils auront obtenu une autorisation, précisant qu’une conférence de presse était prévue aujourd’hui au port de Tripoli pour expliquer les derniers développements.
Le gouvernement chypriote a rappelé vendredi dans un communiqué que l’interdiction de se rendre à l’enclave palestinienne à partir des ports chypriotes était toujours en vigueur. Le ministère libanais des Transports a alors retiré son autorisation à l’équipage du "Mariam", selon les organisateurs. Fin juillet, Ehud Barak avait prévenu que son pays intercepterait tout navire faisant partie d’une flottille qui partirait du Liban pour se diriger vers la bande de Gaza, affirmant considérer qu’empêcher le départ d’une telle flottille relevait de la responsabilité du gouvernement libanais.
L’ambassadrice d’Israël à l’ONU a averti vendredi qu’Israël se réserve le droit d’utiliser "tous les moyens nécessaires" pour empêcher ce bateau d’entrer à Gaza.
Le "Mariam" était censé partir pour Chypre dimanche à 22h00 locales (19h00 GMT) du port de Tripoli".
Un assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui faisait route vers Gaza avait coûté la vie à neuf passagers turcs. Chypre n’avait pas autorisé les bateaux de cette flottille à appareiller à partir de ses ports, la contraignant à rester au large de l’île avant de se diriger vers Gaza.
publié le dimanche 22 août 2010
PNN
Les négociations partent déjà sur de mauvaises bases. D’un côté, dans sa déclaration de vendredi, Hillary Clinton, secrétaire d’État des États-Unis a appelé à des négociations qui se feraient sans conditions préalables. Sa déclaration conforte la position du premier ministre israélien Netanyahou, qui a toujours farouchement repoussé toutes conditions à la reprise des négociations. En revanche, le président Abbas est toujours resté sur sa position d’imposer certaines conditions nécessaires selon lui à la discussion entre Israël et Palestine. Sa position était en accord avec celle du Quartet pour le Moyen-Orient (constitué des Etats-Unis, la Russie, l’Union Européenne et l’ONU) qui dans un communiqué datant du 19 mars, posait comme conditions de négocier le futur État palestinien à partir des frontières de 1967, et d’imposer un gel des colonisations en Cisjordanie. Le Quartet a réaffirmé vendredi rester sur ces positions. La reprise des négociations se ferait donc sans que les protagonistes du conflit se soient mis d’accord sur le moyen d’aborder celles-ci.
La question des colonies est également un point sensible qui pourrait voir l’échec des négociations avant même leur commencement. Le 26 septembre prochain, une résolution interdisant à Israël de développer les colonies déjà existantes en Cisjordanie, devrait prendre fin. Selon Netanyahou, la majorité de son cabinet ministériel serait contre l’extension du gel des colonies. L’OLP a déclaré à la suite de sa réunion de vendredi soir, que le gel des colonies était indispensable au bon déroulement des négociations et que la reprise de la colonisation de la part des Israéliens risquait de compromettre les négociations.
Ainsi, la reprise des négociations décrétées par les États-Unis semble profitable à Netanyahou, en s’accordant sur les demandes qu’il avait faites. Sur le point des conditions préalables, Netanyahou est soutenu par Obama, qui passe outre la position du Quartet. Une autre demande de Netanyahou a été acceptée par les États-Unis, celle de mener les négociations sans médiation américaine. Les pourparlers devraient se dérouler sans "présence américaine dans la salle". Néanmoins, George Mitchell a nuancé cette position en affirmant que si les négociations venaient à stagner, il n’hésiterait pas à proposer certaines propositions de l’administration américaine. Le seul point sur lequel Netanyahou a accepté de se plier est la durée du processus de paix. Se rangeant à la décision des États-Unis et du résident Abbas, il a accepté de se fixer une date butoir d’ un an pour mener à bien les négociations.
A l’heure actuelle, Netanyahou remporte une victoire symbolique, temporaire mais décisive. Il a réussi dans son pays à obtenir l’appui des autres partis de sa coalition, notamment celui de Lieberman, leader du parti d’extrême droite Israel Beiteinu. En refusant de céder face aux demandes du Quartet et de l’AP, il renforce sa position et ses alliances . Du point de vue international, il réussit également à imposer l’image qu’il a eu tant de mal à faire passer, celle d’un "ami de la paix" qui accepte de négocier avec les Palestiniens. Ce tour de force peut permettre de redorer l’image d’Israël à l’étranger, en faisant oublier à l’opinion internationale les crimes de guerre à Gaza, l’incident de la flottille,...
Au sein de l’opinion palestinienne, la décision de reprendre les négociations divise. Le Hamas qui dirige la bande de Gaza a condamné la décision de l’AP. Pour Ismail Haniya, le dirigeant du Hamas, "rien n’a été accompli [par les Israéliens] pour légitimer la reprise des négociations". Il ajoute que les Palestiniens devraient se concentrer en premier lieu sur la réconciliation nationale, plutôt que sur la paix avec Israël. Vendredi, le Hamas avait invité l’AP à une rencontre pour discuter de la réconciliation. Depuis l’éviction du Hamas du gouvernement en Cisjordanie, les deux parties avaient mis fin à toutes discussions. D’autres partis, organisations ou intellectuels critiquent également la reprise des négociations. L’AP est trop faible pour pouvoir faire pression sur Israël et les États-Unis et faire entendre sa voix dans les pourparlers. L’AP pourrait alors accepter certaines décisions qui ferait d’un futur État palestinien le vassal d’Israël [1].
Selon les États-Unis, les négociations devraient apporter des solutions aux questions des frontières, des colonies et du droit au retour pour les réfugiés. Gideon Levy, journaliste à Haaretz plutôt critique vis à vis du gouvernement israélien, affirme dans une interview que les traités de paix proposés par les États-Unis sont les mêmes depuis 40 ans et qu’ils n’ont jamais permis à la Palestine de s’émanciper de l’occupation israélienne. Il insiste sur la dépendance d’Israël face aux Etats-Unis, et que ceux ci pourraient faire pression économiquement sur Israël pour lui imposer de vraies solutions au conflit.
Une citation de Nelson Mandela, souvent peinte sur le mur d’apartheid entre Israël et la Cisjordanie, résume à elle toute seule la situation actuelle et le sentiment partagé par nombre de palestiniens : "Only free men can negotiate" (Seul des hommes libres peuvent négocier).
[1] voir aussi K. Selim dans le Quotidien d’Oran :
Colonisation et provocation
La négociation dans tout conflit, et a fortiori au Proche-Orient, est un aboutissement normal. Ce n’est pour un mouvement de libération ni une honte ni une trahison. A l’heure où l’Autorité palestinienne s’apprête à répondre aux pressions américaines, à « l’invitation » du Quartet et aux incitations arabes, il est nécessaire de rappeler que ce qui est en jeu n’est pas le principe de la négociation avec Israël, mais sa possibilité même. Depuis les accords d’Oslo signés en septembre 1993, les Palestiniens sont dans un processus de négociation face à un Etat qui accentue la colonisation des terres, avec pour but non caché de rendre impossible l’érection d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967.
Une négociation directe ou indirecte avec un Etat qui colonise avec l’assentiment du présumé parrain des discussions n’a aucun sens. Elle n’a qu’une seule fonction : émousser l’esprit de résistance. Il s’agit de créer une caste de Palestiniens dont le statut s’améliore dans un processus de négociation sans fin et sans but, qu’on oppose aux « terroristes ». La démarche a bien réussi. Les Palestiniens sont divisés.
Mais l’Autorité palestinienne s’est retrouvée dans une situation embarrassante quand, en toute logique et au grand dam de l’establishment pro-israélien de Washington, Barack Obama a commis « l’erreur » de demander un arrêt de la colonisation des territoires palestiniens. C’était une évidence : si l’on veut négocier sérieusement avec le voisin, on ne doit pas continuer à lui voler ses terres. Barack Obama, sous la forte pression du lobby sioniste, a reculé, mais ce qu’il a énoncé reste.
Un reste de pudeur a conduit l’Autorité palestinienne à exiger l’arrêt de la colonisation comme préalable aux négociations. Mais cette pudeur est en train d’être balayée. Les éternels négociateurs palestiniens de Ramallah sont sur le point d’aller « sans conditions » à ces négociations qui ne finissent jamais mais où de grands pans de ce qui reste des territoires palestiniens seront avalés par les colons d’un Etat théocratique raciste.
Il semble, aux dernières nouvelles, que sous la pression américaine, le communiqué que doit adresser le Quartet aux deux protagonistes remplacera l’expression « l’arrêt des colonisations » par « l’arrêt des provocations » ( !). Gageons qu’avec l’assentiment des Américains, s’opposer à la colonisation va devenir une provocation !
Si M. Mahmoud Abbas et le comité exécutif de l’OLP acceptent cette formulation qui méprise ouvertement l’intelligence des Palestiniens, ils doivent comprendre qu’ils auront accepté de faire semblant de négocier. Qu’ils ont accepté de refaire le même processus calamiteux qui a suivi les accords d’Oslo : des discussions vaines d’un côté et un expansionnisme colonial agressif de l’autre.
Les Palestiniens, y compris ceux qui se reconnaissent dans les organisations islamistes, sont prêts à une négociation sérieuse. Ils n’acceptent pas cependant que des dirigeants décident, en leur nom, de participer à une farce qui a trop duré. Ils ont raison de considérer qu’il ne faut pas transiger sur la condition minimale de l’arrêt des colonisations. http://www.lequotidien-oran.com/?ne...
http://french.pnn.ps/index.php?opti...
ajout de note : CL, Afps
à envoyer un bateau d’aide humanitaire à Gaza
publié le samedi 21 août 2010
AFP+ Le Quotidien d’Oran et l’Orient le Jour
Le Liban refuse de céder aux menaces d’Israël d’intercepter un bateau d’aide humanitaire, avec à bord des militantes pro-palestiniennes, qui s’apprête à quitter dimanche le Liban pour Chypre, a indiqué vendredi le ministre libanais des Transports.
« Nous ne tenons pas compte des désirs et des demandes de Barak (Ehud Barak, ministre israélien de la Défense) et tout ce qu’il dit nous importe peu », a déclaré Ghazi Aridi au téléphone à l’AFP. « Nous continuons à exercer notre souveraineté sur notre sol et à prendre les décisions que nous jugeons appropriées », a dit le ministre
Un bateau d’aide humanitaire, avec à bord des militantes pro-palestiniennes déterminées à briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, quittera dimanche le Liban pour Chypre, a annoncé jeudi l’organisatrice de l’expédition.
Mais le ministre libanais a précisé, que les autorités chypriotes n’avaient pas encore accordé au bateau l’autorisation d’accoster à Chypre ni de passer par les eaux territoriales de ce pays pour se rendre à Gaza.
Interdiction de Chypre
Le gouvernement chypriote a rappelé vendredi dans un communiqué que l’interdiction de se rendre à l’enclave palestinienne à partir des ports chypriotes était toujours en vigueur. [1]
Fin juillet, Ehud Barak avait prévenu que son pays intercepterait tout navire faisant partie d’une flottille qui partirait du Liban pour se diriger vers la bande de Gaza, affirmant considérer qu’empêcher le départ d’une telle flottille relevait de la responsabilité du gouvernement libanais.
L’ambassadrice d’Israël à l’ONU a averti vendredi qu’Israël se réserve le droit d’utiliser « tous les moyens nécessaires » pour empêcher ce bateau d’entrer à Gaza.
« Le "Mariam" partira pour Chypre dimanche à 22h00 locales (19h00 GMT) du port de Tripoli » (nord), a indiqué jeudi à la presse Samar el-Hajj, organisatrice de l’expédition Israël et le Liban étant techniquement en état de guerre, aucune liaison maritime n’est possible entre les deux pays.
« Mais nous insistons : nous n’avons pas d’armes et nous irons à Gaza », a-t-elle ajouté. Un assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui faisait route vers Gaza avait coûté la vie à neuf passagers turcs.
Chypre n’avait pas autorisé les bateaux de cette flottille à appareiller à partir de ses ports, la contraignant à rester au large de l’île avant de se diriger vers Gaza.
Relayé par Libération
http://www.liberation.fr/monde/0101...
Par ailleurs et dans une démarche différente [2], Un bateau algérien pour Ghaza va prendre la mer vers l’Egypte
C’est un véritable forcing contre le blocus intolérable imposé par l’occupation israélienne contre la bande de Ghaza que mènent actuellement la communauté et des ONG arabes et internationales. Le mois de Ramadhan a encore ravivé cette volonté de la communauté internationale de briser encore plus un embargo inhumain, certes dénoncé du bout des lèvres par les instances internationales, notamment l’ONU et son Conseil de sécurité. C’est dans le sillage des efforts de la communauté internationale, arabe en particulier qu’il faut placer l’aide multiforme, constante et permanente de l’Algérie au peuple palestinien, et dans les circonstances actuelles à la population de la bande de Ghaza.
Ainsi, l’Algérie continue de soutenir ces efforts et d’y participer activement à cet élan international pour briser le blocus israélien. Un bateau algérien chargé d’aides humanitaires au profit de la population de la bande de Ghaza est parti jeudi vers le port égyptien d’El-Arich d’où l’aide humanitaire devrait transiter pour être acheminée par camions vers le terminal de Rafah, point d’entrée à Ghaza à partir de l’Egypte. Cette aide humanitaire algérienne a été organisée par l’association des Oulémas algériens et de personnalités nationales avec le concours de citoyens de différentes wilayas du pays, des hommes d’affaires et des associations de la société civile dans le cadre de la solidarité avec le peuple palestinien, selon un des organisateurs. Près de 60 conteneurs chargés de produits alimentaires de base, d’articles scolaires, de matériel médical dont une clinique pluridisciplinaire, des appareils d’hémodialyse et des scanners seront acheminés vers Ghaza.
L’aide humanitaire algérienne, actuellement en mer vers le port égyptien d’El-Arish, sera suivie prochainement par une autre aide humanitaire qui devrait cibler cette fois-ci le secteur de l’éducation, avec des fournitures scolaires et du matériel pédagogique. Début août, une délégation parlementaire algérienne avait pris part au premier convoi humanitaire du Parlement arabe à destination de Ghaza. Le convoi est parti à partir du Caire. La délégation parlementaire algérienne a été représentée par le député Abdelkader Semmari, membre de la commission des affaires étrangères et politiques et de la sécurité nationale du Parlement arabe, également président de la commission de gestion des convois humanitaires à destination de Ghaza, et le député Madani Baradai, membre du Parlement arabe. Ce convoi d’aide humanitaire avait pour objectif d’approvisionner les habitants de Ghaza pour le mois de Ramadhan. Par ailleurs, une délégation algérienne composée d’élus et militants du MSP, ainsi que des journalistes et des représentants d’associations, avait pris part à la flottille de la paix qui avait été attaquée par l’armée israélienne. Il s’agissait de cinq bateaux chargés d’aide pour Ghaza, partis de Chypre le 30 mai dernier. Mais, les 10.000 tonnes d’aide, de maisons préfabriquées et d’équipements médicaux destinés à la population de Ghaza, isolée du monde extérieur depuis maintenant trois ans, ne sont jamais parvenus en totalité à leurs destinataires.
Israël avait attaqué cette flottille de la paix et tué au moins 10 de ses membres lors d’un arraisonnement digne d’une opération terroriste. Mais, les intimidations de l’armée israélienne n’ont pas entamé la volonté des pays arabes et des ONG à maintenir permanent un pont maritime pour acheminer vivres, matériel sanitaire, médicaments et matériaux divers à la population de Ghaza. Début août, un convoi humanitaire libyen a été envoyé vers la bande de Ghaza via le port égyptien d’El-Arich. D’autres convois humanitaires sont, par ailleurs, annoncés pour les prochaines semaines.
Yazid Alilat, publié par le Quotidien d’Oran
[1] voir aussi l’orient le Jour :
Chypre n’autorisera pas l’escale du « Mariam »
Le Liban refuse de céder aux menaces d’Israël d’intercepter le Mariam, un bateau d’aide humanitaire, avec à bord des militantes propalestiniennes, qui s’apprête à quitter, demain dimanche, le port de Tripoli pour Chypre.
« Nous ne tenons pas compte des désirs et des demandes de Barak (Ehud Barak, ministre israélien de la Défense), et tout ce qu’il dit nous importe peu », a ainsi déclaré Ghazi Aridi au téléphone à l’AFP. « Nous continuons à exercer notre souveraineté sur notre sol et à prendre les décisions que nous jugeons appropriées », a-t-il ajouté.
Ghazi Aridi a précisé que les autorités chypriotes n’avaient pas encore accordé au bateau l’autorisation d’accoster à Chypre ni de passer par les eaux territoriales de ce pays pour se rendre à Gaza. Sauf que Nicosie a décrété qu’elle n’autorisera pas le Mariam à faire escale dans ses ports.
« Notre position est claire. L’arrivée ou le départ de tout navire en provenance ou à destination de Gaza sont interdits, et nous ferons respecter cette interdiction », a ainsi indiqué à Reuters le porte-parole de la police chypriote, Michalis Katsounotos.
Autre problème : Israël se réserve le droit d’utiliser « tous les moyens nécessaires » pour empêcher le Mariam d’entrer à Gaza, a averti hier l’ambassadrice d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, qui affirme, dans une lettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a été communiquée à la presse, que le groupe organisateur du voyage « est soupçonné d’avoir des liens avec l’organisation terroriste Hezbollah ».
Tout en étant parfaitement au courant des canaux officiels autorisés pour acheminer de l’aide à la bande de Gaza, les organisateurs « cherchent à provoquer une confrontation et à faire monter la tension dans notre région », poursuit la lettre, ajoutant qu’Israël possède également des informations selon lesquelles un autre navire, le Nagi el-Ali, se prépare à appareiller d’un port libanais dans le but de briser le blocus maritime de Gaza. http://www.lorientlejour.com/catego...
[2] il s’agit d’une démarche qui ne brise pas le blocus israélien de Gaza puisque la cargaison sera acheminée via l’Egypte, par terre. L’Egypte, partie prenante de facto du blocus puisqu’elle détient la clé de la frontière sud de Gaza qu’elle a maintenue obstinément fermée depuis des mois, a relâché l’enfermement de la bande de Gaza en entr’ouvrant le point de passage de Rafah. Ce qui rend aussi ridicule que criminel le mur d’acier que l’Egypte construit sous les sables de la zone frontalière afin empêcher les tunnels qui sont la seule respiration de Gaza. Le blocus maritime illégal imposé par la marine de guerre israélienne n’est pas remis en question par cette action algérienne.
israélo-palestiniens
publié le samedi 21 août 2010
Jean-Louis Pourtet
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a annoncé que Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas ont accepté l’invitation du président Barack Obama, à venir reprendre, le 2 septembre à Washington, leurs pourparlers directs interrompus depuis 2008 [1].
John Brennan, le conseiller à la sécurité, a déclaré que la reprise des pourparlers de paix directs qui vont porter sur l’ensemble de questions de statut final, engendrait « un grand espoir ». Il a aussi souligné que les Etats-Unis vont jouer un rôle important pour faciliter les discussions, afin de parvenir à un accord de paix global.
Nouvelles synergie
Les commentateurs estiment qu’un face à face entre Netanyahu et Abbas, avec pour arbitre Obama, peut créer une nouvelle synergie, mais certains trouvent que le délai d’un an pour parvenir a un resultat est un peu ambitieux. L’ancien négociateur au Proche-Orient, Dennis Ross, souligne que le diner du 1er septembre, à la veille du début des discussions, qui réunira autour du premier ministre israélien et du président palestinien, le président egyptien et le roi de Jordanie ainsi que Tony Blair, représentant du Quartet, a pour objet de créer un climat plus amical.
Aaron Miller, un expert de la région se demande, lui, si Barack Obama ne prend pas trop de risques. Pour éviter une crise, dit-il, il risque d’en créer une autre si les pourparlers achopent sur les délicates questions de Jérusalem et des réfugiés. Pour cet ancien diplomate, le président Obama, en s’engageant dans ce processus, va mériter son prix Nobel.
Persévérance
Hillary Clinton n’a pas caché les difficultés qui restent à surmonter. Elle a encouragé les deux leaders à faire preuve de persévérance. Une qualité dont a su faire preuve l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient, George Mitchell, qui n’a cessé de faire la navette entre les deux camps, au cours des 18 derniers mois, pour essayer de relancer le processus. Son succès ne pourra que réjouir l’administration Obama.
Elle souhaitait une reprise des pourparlers directs avant que n’expire, le 26 septembre, le moratoire sur le gel de la construction de nouveaux logements en Cisjordanie. Le moratoire avait été obtenu aux forceps par les Etats-Unis, dans l’espoir de créer un climat de plus grande confiance entre les deux adversaires.
Défiance de l’opinion publique palestinienne
Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour
Les Palestiniens ont accepté l’invitation américaine sans enthousiasme. Plusieurs dirigeants de l’OLP ont fait part de leur scepticisme, au cours d’une longue réunion. Mais ils n’avaient de toute façon guère le choix. La pression des Etats-Unis n’était plus tenable.
Principale déception, les Palestiniens n’obtiennent pas de garanties sur l’arrêt de la colonisation. Le comité de l’OLP a toutefois prévenu que de nouvelles constructions israéliennes seraient de nature à faire dérailler le processus. En revanche, le quartet a fixé une durée d’un an à ces discussions, répondant à une demande palestinienne de ne pas négocier indéfiniment comme ce fut le cas après Oslo.
Le Hamas a déjà condamné ces négociations, estimant qu’elles n’aboutiront à aucun résultat. Une défiance déjà largement partagée par une très large partie de l’opinion et des factions palestiniennes, qui prévoient l’échec de ce nouveau cycle de pourparlers.
Les commentateurs israéliens pensent que ces négociations vont échouer
Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
La satisfaction est d’autant plus grande en Israël qu’il n’est pas question, c’est ce que l’on souligne dans l’entourage du Premier ministre, de la poursuite du gel de la construction dans les colonies de peuplement et à Jérusalem-Est. Pour les Israéliens, les conditions préalables sont importantes dans cette invitation à reprendre les pourparlers directs avec les Palestiniens. La présidence a publié un communiqué, peu après l’intervention d’Hillary Clinton. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu accueille favorablement l’invitation des Etats-Unis à entamer des négociations directes sans conditions préalables.
On précise qu’il a appelé à tenir des négociations directes depuis déjà 18 mois. Israël veut conduire des discussions directes et sérieuses, dit-on. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a lui aussi dit qu’Israël veut la paix avec la sécurité.Les deux parties vont devoir prendre des positions courageuses pour parvenir à un accord.
Parvenir à un accord est un défi difficile mais possible, même si la plupart des commentateurs ici estiment que ces négociations sont vouées à l’échec. Le mois prochain, la période de gel de la colonisation décrété pour dix mois, arrive à terme. Les pressions au sein du Likoud, le parti de M. Netanyahu, devraient être très fortes pour reprendre les mises en chantier, qui n’ont, en réalité, jamais cessées.
Sur le terrain, en Cisjordanie, les colons pourraient reprendre de plus belles les actes de provocations. On se demande quelle sera la réaction de la droite israélienne lorsque les pourparlers aborderont les questions ultrasensibles de Jérusalem, du tracé des frontières et du droit au retour des réfugiés palestiniens.
[1] voir aussi :
Négociations directes à Washington
Pour la première fois en près de deux ans, Israéliens et Palestiniens ont accepté de reprendre les négociations directes, sous l’égide des États-Unis. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le premier ministre d’Israël, Benyamin Nétanyahou, se rencontreront, début septembre, à Washington, a annoncé vendredi la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.
Le président Barack Obama s’entretiendra individuellement avec chacun d’entre eux le 1er septembre, a-t-elle précisé. Les trois hommes dîneront ensuite ensemble, avec l’émissaire spécial du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair.
Les discussions formelles débuteront le lendemain, sous l’égide de Mme Clinton, a-t-elle ajouté. Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie seront présents à cette première session des discussions. « Leur leadership et leur engagement pour la paix seront essentiels à notre succès », a-t-elle affirmé.
La rencontre servira à « relancer les négociations directes afin de traiter des questions de statut final, qui, nous l’espérons, pourront être réglées dans un délai d’une année », a-t-elle soutenu lors d’un point de presse.
Ces enjeux sensibles, sur lesquels les négociations précédentes ont toujours échoué, comprennent le tracé des frontières du futur État palestinien, le statut des réfugiés palestiniens et le sort de Jérusalem.
Pas de « conditions préalables »
La chef de la diplomatie américaine a indiqué que les négociations s’amorçaient sans « conditions préalables ».
Par le passé, d’autres plans utilisaient les frontières d’avant 1967 comme base de négociation territoriale. C’est d’ailleurs ce que réclamait Mahmoud Abbas au cours des derniers mois. Il demandait également la fin de la construction des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
M. Nétanyahou a mentionné à plusieurs reprises qu’il retournerait à la table de négociations seulement si aucune condition préalable n’était posée.
Présent à la conférence de presse du secrétariat d’État américain, l’émissaire spécial américain George Mitchell a affirmé que les États-Unis « seraient des partenaires actifs » dans les pourparlers, mais qu’il s’agissait de « négociations bilatérales ». Au besoin, « nous ferons des propositions visant à établir un rapprochement », a-t-il ajouté.
Après l’annonce, le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) a publié un communiqué invitant les deux parties à conclure un accord qui « mettra fin à l’occupation amorcée en 1967 et permettra l’émergence d’un État palestinien démocratique et viable vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël et ses autres voisins ».
Du côté palestinien, le comité exécutif de l’Organisation de la Palestine (OLP), qui regroupe les principales formations palestiniennes à l’exception du mouvement islamiste Hamas, a indiqué qu’elle acceptait la reprise des négociations directes.
L’incapacité de l’État juif à faire cesser toutes les constructions de colonies juives dans les terriroires occupés où les Palestiniens entendent installer leur futur État indépendant compromettrait ces pourparlers, a toutefois prévenu Yasser Abed Rabbo, haut responsable de l’OLP.
Le négociateur palestinien en chef, Saeb Erekat, a de son côté déclaré au réseau BBC que les Israéliens « avaient le choix entre les colonies ou la paix ».
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, a pour sa part indiqué qu’il rejetait les négociations annoncées. « Le peuple palestinien ne se sentira pas engagé par les résultats de cette invitation trompeuse », a déclaré un porte-parole du Hamas.
Rappelons que les pourparlers directs sont rompus depuis décembre 2008, après l’offensive israélienne menée contre la bande de Gaza.
Le processus de paix a été relancé en mai après 19 mois d’interruption, avec des pourparlers indirects sous l’égide de l’émissaire spécial américain George Mitchell.
La reprise des pourparler directs suit de nombreuses conversations téléphoniques de Mme Clinton avec des leaders régionaux et M. Blair, selon des officiels américains. Au cours des dernières semaines, le président Obama a en outre rencontré les leaders israéliens et palestiniens afin de dénouer l’impasse.
Les grands rendez-vous israélo-palestiniens
Depuis une vingtaine d’années, les négociations entre les deux parties n’ont jamais mené à la conclusion d’un traité global mettant fin à un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.
1993 Accord d’Oslo
Le 13 septembre 1993 à Washington, un accord conduit à la création de l’Autorité palestinienne chargée d’administrer la Cisjordanie et la bande de Gaza, dans le cadre d’une autonomie limitée.
Cet accord a été conclu après plusieurs rencontres secrètes à Oslo.
1997 Accord d’Hébron - 1998 Memorandum de Wye River
Palestiniens et Israéliens parviennent à conclure deux accords. Le premier, le 17 janvier 1997, concerne la ville d’Hébron et conduit au retrait des forces israéliennes de la majeure partie de cette cité de Cisjordanie.
Le 23 octobre 1998, le Mémorandum de Wye River prévoit de nouveaux redéploiements de l’armée israélienne et avance l’année 1999 comme date butoir en vue d’un accord définitif.
2000 Sommet de Camp David
Le président Clinton invite Yasser Arafat et le premier ministre israélien Ehoud Barak à sa résidence de Camp David en juillet 2000.
Après deux semaines d’âpres tractations à l’initiative du président américain Bill Clinton, aucun accord n’est conclu.
Principale point de blocage, le statut de la ville de Jérusalem. Les Israéliens la considèrent comme leur capitale éternelle et les Palestiniens la veulent aussi comme capitale de leur futur État.
2003 La « feuille de route »
Le Quartette des médiateurs internationaux au Proche-Orient établit en avril 2003 une « feuille de route » destinée à rétablir la paix.
Ce document appelle les Palestiniens à renoncer à la violence, demande la reprise de la coopération entre Israël et les Palestiniens en matière de sécurité et exige la fin de la colonisation juive dans les territoires occupés.
Le président américain George Bush organise un sommet avec les premiers ministres israélien et palestinien, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas. Les Palestiniens acceptent le document, comme les Israéliens, qui émettent cependant des réserves sur 14 points.
2007 Conférence d’Annapolis
Le président Bush invite le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Ehoud Olmert à Annapolis, dans le Maryland, pour lancer une nouvelle série de négociations de paix.
Abbas et Olmert se rencontrent à plusieurs reprises. Les deux parties disent être parvenues à un accord sur la plupart des grands dossiers, mais les discussions sont interrompues par la chute d’Olmert, chassé du pouvoir en 2009 par des accusations de corruption.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters, Associated Press, Haaretz, BBC et New York Times
Irak : « Ils partent comme des voleurs… comme des criminels »Publié le 21-08-2010 Partie d’Abou Ghraib, la
soi-disant « dernière patrouille » a mis quatre jours pour couvrir
600km, roulant de nuit, protégée par des chasseurs F 16, des
hélicoptères Black Hawk et, au sol, par des troupes du régime de Bagdad.
Ils laissent derrière eux une population exangue aux mains de corrompus
protégés par des mercenaires.
"Retrait partiel d’Irak : un avant-goût de défaite, par Gilles Munier « Ils sont partis comme des voleurs… comme des criminels », ont dit les Irakiens en apprenant que la 4ème brigade de combat Stryker, de la 2ème division d’infanterie de l’armée étasunienne, avait franchi la frontière du Koweït – sans tambour ni trompette - à l’aube, le 19 août 2010. Partie d’Abou Ghraib, la soi-disant « dernière patrouille » a mis quatre jours pour couvrir 600km, roulant de nuit, protégée par des chasseurs F 16, des hélicoptères Black Hawk et, au sol, par des troupes du régime de Bagdad. A part le carré pro américain, personne ne regrette leur départ. Les brigades d’infanterie Stryker qui tirent leur nom du véhicule blindé dont elles sont dotées, ont participé aux massacres ayant ensanglanté l’Irak - notamment à ceux de Fallujah et de Tell Afar -, et aux opérations de ratissage contre la résistance et aux tortures de civils dans les régions de Baquba, Rawa, Mossoul et Diyala. Tout le monde se prépare au pire Si certaines troupes d’occupation s’en vont, d’autres restent. La guerre n’est pas terminée, n’en déplaise à Barack Obama en campagne électorale de mi-mandat. Sept ans et cinq mois après l’invasion du pays, environ 56 000 GI’s sont toujours en Irak, ainsi que plusieurs milliers de mercenaires (contactors). Tandis que l’armée américaine formera les troupes irakiennes, des forces spéciales – 5000 environ – combattront le terrorisme, c’est-à-dire la résistance. Personne ne sait quand les Etats-Unis se retireront vraiment d’Irak, surtout si le régime de Bagdad, aux abois, demande qu’ils restent. L’ancien chef rebelle kurde Babakr Zebari, actuel chef d’Etat major de l’armée irakienne, estime que le retrait américain est « prématuré » et que le régime ne pourra pas assurer, seul, sa sécurité… d’ici 2020. D’ailleurs tout le monde se prépare au pire. Signe qui ne trompe pas : les 2400 diplomates étasuniens en Irak seront protégés par une armée privée de 7 000 mercenaires disposant de 1300 véhicules blindés et de 29 hélicoptères. Chaque antenne diplomatique américaine aura une unité des forces spéciales à sa disposition. Dire que les Etats-Unis n’occupent plus l’Irak, ne participent plus aux combats, ou s’en abstiendront à l’avenir, sont des mensonges éhontés. Pendant ce temps la population souffre L’ONU a annoncé que, faute de moyens financiers, les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues, de même que les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l’école. De même pour le plan d’action vivant à aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d’urgence. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes. Où passe l’argent du pétrole ? Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat. Cette année, sur 187,7 millions de dollars requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour. Question : où passe l’argent du pétrole ? A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3). L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003. Notes : (1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=22456&Cr=Iraq&Cr1= (2) L’Irak est un des quatre pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009). (3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres : http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html (4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux : http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrole-assure-des-revenus-juteux.html Gilles Munier Source : http://www.france-irak-actualite.com/ CAPJPO-EuroPalestine |
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La "flotille des femmes pour Gaza" quittera le Liban dimanchePublié le 20-08-2010 La « flottille des femmes »
vers Gaza quittera le Liban dimanche pour se rendre à Chypre. Lire
l’interview de Samar Al-Hajj à ce propos.
"C’est pour dimanche. Le comité organisateur de la « flottille des femmes » a annoncé ce jeudi que le bateau d’aide humanitaire, qui doit briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, quittera dimanche le Liban pour Chypre. Des religieuses, des intellectuelles et une femme enceinte Le bateau, qui bat pavillon bolivien, « partira pour Chypre dimanche à 22 heures locales (minuit lundi matin, heure française) du port de Tripoli », a indiqué à la presse Samar el-Hajj, l’organisatrice de l’expédition. Baptisé « Mariam » en l’honneur de la Vierge Marie, le cargo chargé de médicaments et d’instruments médicaux est actuellement amarré au port de Tripoli, dans le Nord du Liban, et ne doit transporter que des femmes, de divers pays et religions. A son bord, un groupe de religieuses américaines, des médecins, des avocats, des militantes, des journalistes, la chanteuse libanaise May Hariri, et même une femme enceinte. Cette dernière a décidé de participer à la « flottille des femmes » car elle considère que le blocus est injuste : « Ces gens ont besoin d’aide », selon elle. Ces quelque 50 femmes (dont 30 Libanaises) ont toutes pris le nom du bateau pour identité, et se reconnaissent par le numéro qui y est accolé, « pour éviter de subir les pressions des ambassades », indique Samar el-Hajj, l’une des organisatrices. « Aucun rapport avec le Hezbollah » « Nous sommes des femmes indépendantes désireuses de briser le blocus de Gaza », avait auparavant expliqué Samar el-Hajj, notant que ces militantes n’étaient affiliées à aucun mouvement. « Cela n’a aucun rapport avec le Hezbollah », le parti chiite libanais. C’est Free Gaza (une coalition d’organisations pro-palestiniennes et déjà organisatrice de la « flottille de la liberté », cible d’un arraisonnement israélien sanglant le 31 mai dernier) qui est en charge de la logistique du projet. Le mouvement, soutenu par des personnalités dont le prix Nobel de la paix 1976 ou l’intellectuel juif américain Noam Chomsky, est accusé par Israël d’accueillir des éléments favorables au Hamas et d’autres islamistes représentant une menace pour sa sécurité. De plus, si Samar Al-Hajj affirme que la « flottille des femmes » est purement humanitaire, Israël ne voit pas d’un bon œil le départ du bateau du Liban, pays avec lequel il est techniquement en état de guerre, et craint que le Mariam ne transporte en fait des armes pour Gaza. Départ repoussé Ainsi, alors que l’équipage du Mariam avait espéré partir il y a plusieurs semaines, son départ a été repoussé : l’Etat hébreu a lancé une mission diplomatique au Liban pour empêcher la mission. Malgré tout, le gouvernement libanais a donné son autorisation pour que le bateau rejoigne Chypre, la première étape de son périple, tout en se déchargeant de toute responsabilité, a rapporté mardi le Guardian. « L’ambassadeur de Chypre à Beyrouth a tenté de nous convaincre de ne pas y aller en affirmant que son pays n’allait pas nous donner l’autorisation pour nous diriger vers la bande de Gaza », a expliqué Samar el-Hajj à l’AFP, ajoutant « mais nous insistons : nous n’avons pas d’armes et nous irons à Gaza », sans pour autant préciser comment les militantes comptaient s’y prendre. Israël utilisera les « mesures nécessaires » pour les arrêter L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a en effet averti que Israël se réserve le droit d’utiliser les « mesures nécessaires » en conformité avec le droit international pour arrêter le navire.
Elle a ajouté que les organisateurs allaient tout faire pour ne pas provoquer Israël et montrer qu’ils sont totalement pacifiques. « Nous n’allons même pas porter des couteaux de cuisine », dit-elle. L’une des passagères a affirmé qu’en cas d’assaut militaire israélien, elles « ne prévoient pas de se battre ou d’attaquer », mais ne quitteront pas le navire. Plus facile à dire qu’à faire." Par Bérénice Dubuc Source : CAPJPO-EuroPalestine |
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Lettre de Keith Hammond, de GazaPublié le 20-08-2010 Pas de jour sans attaque
israélienne sur Gaza, mouvement de résistance populaire pour accéder aux
terres confisquées par Israël, et pouvoir les cultiver, appel à
renforcer la campagne de boycott dans le monde entier.
Beit Hanoun – Résistance populaire le long de la zone tampon de Keith Hammond à Gaza. "Gaza et la Cisjordanie ne sont pas sous-développées. Le développement leur est tout simplement dénié. Gaza est une grande prison à ciel ouvert. Les entrées et sorties de Gaza sont strictement contrôlées. Le périmètre de sécurité est lourdement militarisé. L’espace aérien est soigneusement quadrillé, tout comme la zone côtière, à quelques kilomètres de là. Cette petite bande de terre s’est vue refuser systématiquement toute possibilité de développement – une action délibérée. Les questions de modernisation et d’identité n’ont pas l’importance que nous Européens pourrions supposer. Ce sont les droits de l’homme dans ce qu’ils ont de plus élémentaire qui sont la préoccupation première des habitants de Gaza. Les Palestiniens veulent simplement être libres et avoir la maîtrise de leurs vies comme tout autre peuple dans le monde. Je vois beaucoup d’aide en provenance des Etats Unis, de l’Europe ou du Golfe, mais partout je vois également le déni du développement. Le blocus israélien doit être levé, et la frontière avec l’Egypte ouverte pour la circulation des biens et des personnes. Le monde permet aux Palestiniens de « tenir » mais il ne facilite pas les conditions de paix et de croissance. La croissance est plus que jamais nécessaire après l’opération « Plomb durci ». Les tas de gravâts ont été retirés. Des réparations de fortune ont été faites là où cela était possible, parfois avec brio et créativité, mais Gaza a besoin de se construire d’une façon qui lui est refusée depuis bien trop longtemps. Gaza a besoin que la société civile internationale se réveille et que soit freiné le militarisme d’Israël – militarisme qui signifie toujours plus de morts et plus de destructions plus les Palestiniens de Gaza. Ce matin, j’étais à Beit Hanoun, qui se trouve à l’extrême coin nord-est de Gaza. C’est une zone connue traditionnellement pour ses puits et sa terre particulièrement fertile. "Plomb durci" a fait en sorte que les puits soient détruits et que les terres soient fermées le long de la zone tampon. On ne sait pas précisément quelle est la surface couverte par la zone tampon. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que sous couvert de protection, l’armée israélienne tire à balles réelles sursles Palestiniens. Les paysans et des jeunes sont fréquemment touchés. Selon le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme, entre le 1er janvier et le 31 juillet de cette année (2010) 37 personnes ont été tuées, 93 blessées, 41 personnes ont été capturées et retenues prisonnières par l’armée israéelienne. Pendant cette même période, ont eu lieu 101 attaques terrestres, 13 exercices de nivellement du sol, et 75 bombardements aériens. Et sur la côte, 27 attaques navales, ce qui porte à 216 le nombre des attaques sur cette période de sept mois. Les crimes d’Israël ne font que continuer. 27 000 dunums (approx. 27 km2) de terre du côté palestinien de la limite ne sont accessibles qu’au prix de « risques personnels » élevés parce qu’Israël ouvre régulièrement le feu sur des civils qui tentent simplement de travailler la terre dans la zone de Beit Hanoun. Environ 30 % des terres cultivables ne peuvent pas être cultivées sans un risque important de blessures ou de mort. C’est la réalité des faits pour les paysans de Gaza. Ce n’est pas maintenir leur identité qui préoccupe ces petits paysans, mais de pouvoir cultiver au moins une petite partie de leurs terres et de rester en vie. Les pêcheurs de Gaza ne connaissent pas un sort meilleur que celui des agriculteurs. L’activité compte 3600 pêcheurs, et les risques qu’ils prennent quotidiennement pour rapporter le fruit de leur travail est semblable à ceux pris par les agriculteurs. Entre janvier et avril, 19 attaques navales ont détruit bateaux et filets. Des groupes de résistance populaire vont dans les champs et tentent de travailler la terre. Ils refusent d’être maintenus captifs sur leurs propres terres. Ils refusent de se voir nier leurs terres et leurs ressources en eau à Beit Hanoun et dans le reste de Gaza. Des hommes politiques importants visitent Gaza régulièrement. On ne rate jamais l’occasion de faire une photo. Le mois dernier, c’était l’Union Européenne, et bientôt ce sera une délégation de haut rang de l’ONU. Et pourtant, l’aide à Israël continuera et les droits d’accès aux ressources en eau de Beit Hanoun vont continuer à être bafoués. Des biens israéliens sans utilité vont continuer à inonder Gaza pendant que les matériaux de construction seront bloqués. Le mouvement de boycott et de désinvestissement doit se construire et et les mouvements de résistance à Beit Hanoun, comme dans le reste de la Palestine doivent être soutenus." Contact et information : Almobadara2007@gmail.com Keith Hammond, Gaza, 13 août 2010. (Traduit par Claire D.) CAPJPO-EuroPalestine |
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accuse Israël d’occuper des territoires palestiniens à Gaza
publié le vendredi 20 août 2010
PNN
Le rapport, publié jeudi 19 août, déclare que durant les dix dernières années, Israël a bloqué l’accès a de plus en plus de territoires palestiniens à Gaza, principalement des terres agricoles et des zones de pêche. Selon le rapport, ce serait 17% de la surface terrestre de Gaza qui serait interdits aux Palestiniens et au moins 85% des eaux territoriales accordées par les accords d’Oslo. Israël a depuis 2008 installé une zone tampon tout le long de sa frontière avec Gaza, qui interdit aux Palestiniens de s’approcher à moins de un kilomètre et demi de celle-ci. Israël n’hésite pas à ouvrir le feu sur les Palestiniens qui tentent de franchir ce no man’s land, notamment durant les manifestations pacifistes qui ont lieu. Pour Israël, c’est un moyen supplémentaire d’assurer d’assurer sa sécurité.
On recense depuis la fin de l’opération Plomb durci en 2009, 22 morts et 146 blessé palestiniens suite à des tirs israéliens pour empêcher l’accès à ces zones contrôlées, et la vie de 178 mille personnes en est directement affectée. Le rapport de l’ONU condamne cette pratique qui vise à réduire les territoires palestiniens, la qualifiant de violation du droit international. De plus, en instaurant des zones militarisées, Israël détruit les habitations et les champs des Palestiniens ; cette pratique aurait causé au moins 308 millions de dollars de pertes financières pour les Palestiniens. Les agriculteurs interrogés par la commission d’enquête de l’ONU affirment avoir perdu en moyenne les deux tiers de leurs terres agricoles. Pour les pêcheurs, les pertes sont évaluées à 26.5 millions de dollars depuis les cinq dernières années.
Les autres conséquences de ces confiscations de territoires énoncées dans le rapport sont : la détérioration de la qualité de la nourriture (pénurie de produits frais), la diminution du taux de présence des enfants à l’école et une diminution de l’âge moyen des jeunes femmes mariées. La sécurité des enseignants et des étudiants n’est pas garantie car nombre d’écoles sont à l’intérieur de zones à accès limité, ce qui entraine la diminution de la qualité de l’enseignement et de la réussite scolaire.
Le bureau de la coordination des affaires humanitaires appelle Israël à quitter immédiatement ces zones occupées et à cesser tout agissement contraire au droit international.
publié le vendredi 20 août 2010
Samir Abdallah et Kéridine Mabrouk
La mairie de Jérusalem fait raser 150 sépultures musulmanes du cimetière historique de MamillaPublié le 19-08-2010 La "Campagne de préservation du
cimetière", qui rassemble les descendants de grandes familles
palestiniennes vivant actuellementdans les territoires palestiniens
occupés et dans la diaspora, et ayant des ancêtres ensevelis à Mamilla, a
déposé plainte contre Israël, mercredi, pour la seconde fois, auprès de
plusieurs instances onusiennes.
"Israël : une plaie ouverte parmi d’autres
On parle beaucoup de la mainmise controversée d’Israël sur la partie palestinienne de la ville. Mais il y a aussi des plaies ouvertes dans la partie juive de la ville. Notamment le vieux cimetière musulman de "Ma’man Allah", communément appelé Mamilla, sur lequel le Centre Simon Wiesenthal est en train de construire un "Musée de la Tolérance". Régulièrement, les Arabes israéliens, les Palestiniens de Jérusalem-Est, ainsi que des juifs d’Israël et de l’étranger reviennent à la charge, s’insurgeant contre la profanation de ce site musulman historique. Ce mercredi, ils ont à nouveau saisi les Nations Unies à ce sujet, et quelques centaines de musulmans ont manifesté sur les lieux. Mais la mairie de Jérusalem et le Centre Wiesenthal démentent tout méfait. Difficile de savoir ce qui se passe exactement sur le chantier. Il est situé dans un parc en plein quartier commerçant de Jérusalem-Ouest. Mais depuis le lancement du projet, ses promoteurs ont encerclé le site d’un mur quasiment impénétrable au regard des passants, fait de plaques de métal et de tôles ondulées de plusieurs mètres de haut, avec barbelés et caméras de surveillance. Pour l’heure, du peu que nous avons pu entrevoir cette semaine par un interstice de la clôture, les travaux d’infrastructure et excavation sont au point mort. Apparemment, à cause de querelles d’architectes et de problèmes budgétaires au sein même du Centre Wiesenthal. Un seul vestige du cimetière d’origine demeure. Il s’étend juste à côté du chantier, en dehors de sa clôture. Ces derniers mois, des travaux de rénovation y étaient menés par les musulmans d’Israël, avec permis de la mairie de Jérusalem. Mais la semaine dernière, la mairie y a fait raser au moins 150 sépultures. Elle se justifie en soulignant qu’elle a uniquement déblayé des pierres tombales fictives que les musulmans avaient érigées sous le couvert de la rénovation dans le but d’accroître leur mainmise sur le lieu. Les musulmans maintiennent que les sépultures rasées étaient authentiques. C’est pourquoi la "Campagne de préservation du cimetière" a pour la seconde fois déposé plainte contre Israël, mercredi, auprès de diverses instances onusiennes. Cette Campagne rassemble les descendants de grandes familles palestiniennes qui vivent aujourd’hui dans les territoires et en diaspora, et ont des ancêtres ensevelis à Mamilla. Cette semaine en tout cas, nous n’avons pas vu trace de bulldozers à Mamilla. Mais du cimetière séculaire ne restent plus que quelques dizaines de tombes et petits mausolées disséminés parmi la végétation." Par Renée-Anne Gutter, correspondante à Jérusalem Mis en ligne le 19/08/2010 Source : http://www.lalibre.be/actu/international/article/603388/israel-une-plaie-ouverte-parmi-d-autres.html CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le jeudi 19 août 2010
Confédération Paysanne Languedoc - Roussillon
Saint Géniès de Malgloirès, le 11 août 2010
Monsieur le Président du Conseil régional
Messieurs les Présidents des Conseils généraux
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux
Mesdames et Messieurs les conseillers généraux
Par ce courrier nous voulons vous alerter sur la situation de difficulté croissante de bon nombre de paysannes et paysans languedociens et vous faire part de quelques remarques concernant un projet porté par l’Etablissement public régional et largement relayé et promu dans les Conseils généraux de notre région en terme de politique agricole et portuaire.
Vous n’êtes pas sans avoir pris connaissance des statistiques d’Agreste concernant la situation des paysans français et de celle d’Eurostat pour ce qui est de l’évolution du revenu des paysans européens. Ces documents officiels transcrivent en chiffres froids la réalité économique et la détresse humaine vécues par des milliers de foyers paysans. Ils confirment une constante (diminution du nombre d’actifs agricoles) et notent pour ces dernières années une accélération de la dégradation du revenu des exploitations très clairement liée à la « libéralisation » du marché et aux dérégulations diverses.
Aux dires de la MSA près de 10 000 exploitations languedociennes sont en très grave difficulté et envisagent la cessation d’activité et les inscriptions aux guichets du RSA connaissent une courbe exponentielle (plus de 2000 chefs d’exploitation dans la région). Les prévisions pour cette fin d’année 2010 sont très pessimistes et relèvent une amplification de ces phénomènes.
Face à une situation à ce point dégradée les paysannes et paysans du Languedoc Roussillon sont en droit d’attendre des établissements publics départementaux et régionaux des prises de position et des actes forts qui viendraient soutenir leurs activités de producteurs, pérenniseraient leur présence sur tout le territoire et permettraient de renouveler les générations.
Or, si nous prenons acte de quelques annonces concernant le soutien de filières, c’est avec stupeur que nous voyons persister le projet d’accueil sur le port de Sète de la société Agrexco, hébergée par GF group et Reefer Terminal Sète, sous tutelle de l’Etablissement public régional Port Sud de France, et sur ordre de la Région….
Ne vous y trompez pas. Nous ne contestons en aucune manière la nécessité d’investissements sur le port de Sète dont nous connaissons l’état. Nous connaissons aussi les situations difficiles dans lesquelles se retrouve une grande partie de la communauté portuaire, difficultés liées au désinvestissement de l’état en son temps et à la baisse d’activité induite. C’est d’ailleurs cette solidarité entre corporations qui luttent pour préserver et créer des emplois salariés et des emplois paysans qui fonde en partie ce courrier largement diffusé.
Confédération Paysanne Languedoc - Roussillon
Syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs
20, route de Nîmes 30190 Saint-Geniès-de-Malgoirès ; Tél / Fax : 04 66 59 41 98 ;
Mail : conflr@wanadoo.fr ;
site : www.conflr.org
publié le jeudi 19 août 2010
Anne-Laurence Gollion
Des photos "honteuses". Les mots, durs, du porte-parole de l’armée israélienne Avi Benayahu ne réussissent pas à apaiser la perplexité générale après la diffusion massive de photos montrant des détenus palestiniens sur le profil Facebook d’une ex-soldate israélienne.
Le tollé est général du côté palestinien bien sûr (le porte-parole de l’Autorité Palestinienne a dénoncé ce "type d’humilations qui s’inscrit dans la pratique quotidienne de l’occupation israélienne") mais aussi du côté de la gauche israélienne. Yishaï Menuchem du Comité israélien contre la torture a dénoncé une "attitude devenant une norme, consistant à traiter les Palestiniens comme des objets et non comme des êtres humains".
Internet est aujourd’hui submergé de telles images, montrant des soldats prenant la pose en compagnie de prisonniers palestiniens. L’offensive est venue d’une association israélienne qui fait beaucoup parler d’elle depuis sa création, en 2004. Breaking the Silence incite en effet d’anciens soldats ayant servi en Cisjordanie ou à Gaza à raconter leur expérience, notamment leur rapport aux Palestiniens.
"Il s’agit d’un phénomène répandu"
Très critique envers le gouvernement, l’organisation est financée par de mutiples fonds. Le Jerusalem Post révélait qu’en 2008, l’ambassade britannique à Tel Aviv avait ainsi fait un don de 40 000 euros à Breaking the Silence. De même, l’Espagne aurait financé des patrouilles organisées par l’association à Hébron où les frictions sont quotidiennes entre Israéliens et Palestiniens. En 2004, l’association exposait d’ailleurs des photos particulièrement dures de l’occupation dans cette même ville. [2]
Aujourd’hui, Breaking the News ne croit pas à la version de l’armée israélienne qui voudrait faire du cas de la jeune soldate une affaire isolée. Yehuda Shaul, le cofondateur de Breaking the Silence, insiste sur la banalité de ces pratiques. Selon lui, il est très fréquent que les soldats se photographient en compagnie de détenus et affichent ensuite les images sur les réseaux sociaux. "Vous ne prenez jamais en photo votre vie quotidienne ? Ce type d’images est ce que voient ces soldats dans les zones occupées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : des Palestiniens baillonnés et menottés."
L’association s’est fendue d’un communiqué intitulé "Les habitudes que le porte-parole de l’armée Avi Benayahu nie", après que l’armée israélienne a contesté la généralisation de telles pratiques. On peut y lire : "Nous suggérons que ce porte-parole ne fasse pas insulte à l’intelligence de l’opinion publique israélienne et reconnaisse qu’il s’agit d’un phénomène répandu." [3]
Un groupe de soutien à la soldate sur Facebook
S’agit-il pour autant, comme le suggère Mustafa Barghouti de l’Initiative nationale palestinienne, d’un "nouveau Abou Ghraib" ? Breaking the Silence se défend en tout cas de faire de la jeune femme en cause en "bouc émissaire" : "Nous ne voulons pas culpabiliser les soldats de rang inférieur" affirment-ils à Haaretz.
Le Jerusalem Post montre que la soldate recueille de multiples soutiens sur Facebook. Un groupe "We’re All With Eden Abergil" ("Nous sommes tous avec Eden Abergil") a été crée. On peut notamment y lire des justifications à la mise en valeur de telles photos mettant en scène les Palestiniens : "Ce ne sont pas juste des personnes innocentes marchant dans la rue. Ce sont des terroristes qui ont été arrêtés quelques minutes avant d’essayer de tuer nos soldats."
Dans tous les cas, Eden Abergil devrait échapper à toute sanction : ayant fini son service militaire, elle n’est plus sous l’autorité de l’armée. Mais son cas, et ses déclarations fracassantes, montrent que le conflit passe aussi par la guerre des images.
[1] voir Pascal Fenaux dans Courrier international :
La soldate qui humiliait les Palestiniens
La découverte de photos d’une soldate posant tout sourire à côté de prisonniers palestiniens aux yeux bandés et aux mains liées suscite de nombreux commentaires dans la presse israélienne.
Le 16 août, le blog israélien Sahim (Ordures) mettait en ligne des photos de la soldate israélienne Eden Abergil, posant, un sourire radieux aux lèvres, à côté de Palestiniens aux mains entravées et aux yeux bandés, arrêtés par l’armée dans les Territoires occupés. Démobilisée en 2008 après avoir accompli son service militaire, la jeune femme avait elle-même diffusé ces photos début août sur sa page Facebook, dans un album photo intitulé "L’armée, le plus beau moment de ma vie".
Aussitôt publiées, ces photos ont suscité une tempête en Israël, certains éditorialistes stigmatisant la déshumanisation croissante d’une jeunesse israélienne dévoyée par quarante-trois ans d’occupation et de colonisation de la Cisjordanie palestinienne, d’autres n’y voyant qu’un acte isolé. Dans Ha’Aretz de ce mercredi 18 août, un éditorial tire à boulets rouges contre une Eden Abergil qui "semble ne pas comprendre le tollé suscité par son album photo (…). L’expérience d’Abergil reflète parfaitement une culture née de décennies d’occupation israélienne dans laquelle les prisonniers palestiniens sont considérés comme des sous-hommes qu’il est légitime d’humilier dans le meilleur des cas ou de maltraiter dans le pire. Ces photos ne diffèrent en rien de celles prises dans la prison irakienne d’Abou Ghraib en 2004 [où l’on voyait la soldate américaine Lynndie England humiliant des détenus irakiens].
Dans Yediot Aharonot, la responsable de l’association de défense des droits de l’homme Machsom Watch, Edna Canetti, qui y publie régulièrement des tribunes, dénonce "la banalité de l’Est sauvage", en référence au Wild West des westerns américains. "Cette affaire n’est pas isolée. Quiconque veut savoir ce qui se passe en Judée-Samarie [Cisjordanie] n’a qu’a lire ne serait-ce qu’un seul des rapports de l’ONG Shovrim Shtika [Briser le silence, fondée par d’anciens conscrits israéliens] qui témoignent du comportement des soldats israélien en Cisjordanie. Un tribunal israélien ne vient-il pas d’incriminer l’armée dans le meurtre de la petite Abir Aramin, une fillette de 10 ans abattue d’une balle dans la tête par des gardes-frontières [en janvier 2007, dans le village d’Anata, à côté de Jérusalem] ?"
Shovrim Shtika a confié que l’affaire Abergil était loin d’être exceptionnelle, comme le relatait encore il y a une semaine la journaliste d’Ha’Aretz Amira Hass dans un reportage sur les raids sauvages et gratuits menés par des unités israéliennes dans des lycées palestiniens. Shovrim Shtika exige ainsi que Tsahal "cesse d’insulter l’intelligence des Israéliens, comme le soulignent les trois grands quotidiens Ha’Aretz, Yediot Aharonot et Maariv.
Sur le site de Maariv, on peut d’ailleurs voir de nombreuses photos diffusées par d’autres soldats israéliens, certains posant même fièrement à côté des cadavres de terroristes palestiniens présumés. Toujours dans Maariv, le chroniqueur Aviad Pohoryles ne cache pas sa consternation de voir "Eden Abergil, représentative de ces nombreux jeunes qui ne savent plus faire la différence entre le bien et le mal, érigée au rang de nouveau visage d’Israël" dans la conscience internationale.
Pour autant, tout le monde ne se joint pas à la bronca contre les dérives de plus en plus nombreuses des soldats israéliens dans les Territoires occupés. Ainsi, dans Maariv, Assaf Schneider dénonce avant tout chez l’ancienne conscrite israélienne "l’idiote stratégique qui, à l’heure de l’information autoproduite de la blogosphère", n’a pas compris qu’en postant ses photos elle ne se comportait pas autrement que "la presse de l’étranger". "Le mal est fait et il est temps que Tsahal s’adapte aux contraintes imposées par la blogosphère et prenne les mesures qui s’imposent."
http://www.courrierinternational.co...
[2]
Des photos sensibles
[3] voir aussi le Monde avec Afp :->Nouvelles photos de soldats israéliens posant à côté de détenus palestiniens
publié par l’Express
http://www.lexpress.fr/actualite/mo... ajout de notes : C. Léostic, Afps
publié le mercredi 18 août 2010
Help Doctors
Ce matin, à 10h30 (heure locale), 4 hommes en civil, dont un appartenant au bureau du ministère de l’Intérieur de Khan Younes, ont pénétré dans le dispensaire de prise en charge des malades chroniques de Help Doctors, à Khan Younes. Help Doctors demande aux autorités politiques à Gaza de tout faire pour que le matériel lui soit restitué et que la réouverture du dispensaire, fermé sur ordre des autorités depuis le 16 juin 2010, puisse avoir lieu sans délai.
Ces quatre hommes ont saisi la totalité des chaises (salle d’attente et bureau), un téléphone, la totalité de la papeterie, du matériel de bureau et des dossiers administratifs de notre organisation. Ils ont clairement annoncé leur intention de revenir pour saisir le reste du matériel médical et le donner à une autre ONG
Ils n’ont laissé aucun reçu ni présenté aucun document officiel les autorisant à venir se servir de la sorte dans le dispensaire Help Doctors.
Cet événement fait suite à deux mois de procédure contentieuse avec le ministère de la Santé, consécutive à la fermeture du dispensaire sur ordre des autorités. Le 16 juin 2010 au matin, 3 hommes en civil se réclamant du ministère de l’Intérieur et agissant pour le ministre de la Santé, sont entrés dans le dispensaire. Ils se sont fait remettre les clefs par l’équipe médicale et ont saisi deux ordinateurs portables qui contenaient la totalité des dossiers médicaux des patients ainsi que la gestion administrative du dispensaire. La seule explication donnée pour justifier de la fermeture immédiate du dispensaire était sa « non conformité » au Droit Administratif Palestinien à Gaza concernant les ONG et une activité « inadaptée » au regard des besoins du Ministère de la Santé.
Help Doctors a immédiatement demandé à être reçu par le Ministre de la Santé, le Dr Bassam Naïm, pour régler ce qui est officiellement présenté comme un différend administratif et technique. En dépit de multiples tentatives de prises de contacts, aucune rencontre n’a pu être organisée entre notre équipe palestinienne présente sur place et les autorités. Seule, une demande de rencontre avec le Président de l’ONG Help Doctors a été émise par le Ministre de la Santé. C’est ainsi que le 4 août 2010, malgré les difficultés d’accès imposées par le siège israélien sur Gaza, le Dr Régis Garrigue est parvenu à se rendre dans la Bande de Gaza. Mais sur place, il lui fut impossible de rencontrer le Ministre de la Santé qui a refusé tout entretien, même téléphonique.
Pour mémoire, le dispensaire de prise en charge des maladies chroniques (diabète et hypertension essentiellement) de Help Doctors à Khan Younes a ouvert le 30 avril 2009, soit trois mois après les 22 jours de guerre de l’opération « plomb durci ». Une équipe chirurgicale de Help Doctors était présente dans les hôpitaux de Gaza pendant le conflit armé et avait été témoin et victime directe de l’incendie de l’Hôpital Al Quds par l’armée Israélienne le 15 janvier 2009.
Le dispensaire avait ouvert avec l’accord verbal du Ministre de la Santé en mars 2009.
En un an, nous avons réalisé plus de 4 800 consultations, 12 sessions publiques d’Education à la Santé et de dépistage du diabète, plus de 6 300 analyses biologiques et 5 500 soins infirmiers. Tous les soins, les analyses et les médicaments sont gratuits pour les patients chroniques. L’équipe médicale du dispensaire se compose exclusivement de 9 Palestiniens de Gaza (2 médecins, 2 techniciennes de laboratoire, 1 infirmière, 1 secrétaire, 1 assistante administrative, 1 personne d’entretien et 1 directeur). Toutes ces personnes étaient sans emploi avant l’ouverture du dispensaire.
Conformément au Droit International Humanitaire, Help Doctors demande aux autorités de Gaza, et plus particulièrement au Ministère de la Santé :
La
réouverture immédiate du dispensaire avec la liberté d’accès aux soins
et aux traitements pour tous les malades chroniques diabétiques et
hypertendus que nous soignons depuis un an
La restitution de la totalité du matériel saisi par les forces de sécurité le 16 juin et ce jour
Toutes
les garanties de sécurité pour les 9 salariés palestiniens employés
dans le dispensaire, en particulier dans l’accomplissement de leur
mission de soins
Aujourd’hui, peu d’organisations internationales humanitaires parviennent à entrer à Gaza pour porter assistance aux 1,6 millions de civils victimes du siège, de la pénurie de nourriture, de l’absence d’électricité, du chômage, de la pauvreté et du manque de soin.
S‘il est indispensable que les ONG internationales médicales présentes à Gaza puissent travailler librement et en toute sécurité, il est plus urgent que soit levé sans délai le blocus israélien sur la Bande de Gaza qui ne fait qu’isoler un peu plus chaque jour toute une population civile victime d’une punition collective aux effets dévastateurs.
http://www.helpdoctors.org/index.ph...
Titre : CL, Afps
publié le mercredi 18 août 2010
Maha Salem
Sous forte pression de la communauté internationale, surtout américaine, les Palestiniens et les Israéliens sont poussés à reprendre les négociations directes suspendues depuis 2008. Mais les analystes prévoient que ce nouveau round de négociations n’apportera pas de grand progrès pour le relancement du processus de paix s’il se tiendra. « On doit avoir un bâton magique pour réaliser un peu de progrès dans le règlement du conflit palestino-israélien. Il ne faut pas être si optimiste que ça, la bonne volonté ne suffit pas pour résoudre ou même relancer le processus de paix. Les deux rivaux campent sur leurs positions. Ils doivent présenter des concessions, notamment la partie israélienne, pour pouvoir relancer le processus de paix. Les Palestiniens, de leur part, doivent régler leurs problèmes et s’unir pour qu’ils aient plus d’appui et de soutien », explique Dr Saïd Okacha, politologue.
Cela dit, les efforts ne manquent pas. Une série de va-et-vient a eu lieu cette semaine entre des responsables américains, européens, palestiniens et israéliens. Des rencontres après lesquelles George Mitchell, l’émissaire du président américain Barack Obama au Proche-Orient, a dit que l’on serait sur le point de ramener les deux parties à une même table dans l’espoir de parvenir, à court terme, à un accord de paix global.
Pour concrétiser cet espoir, les Etats-Unis sont en consultations avec le Quartette pour le Proche-Orient (USA, Russie, Union européenne et Onu), concernant les moyens de favoriser un redémarrage des discussions de paix directes entre Israël et les Palestiniens. « Nous sommes donc en consultations avec le Quartette, et nous essayons de voir comment nous pouvons encourager les parties à entamer des négociations directes », a indiqué le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley.
En effet, le Quartette publiera un communiqué engageant les deux parties à se contacter directement. Le Quartette devrait inviter les deux parties à reprendre les discussions directes, fournir un calendrier des négociations et appeler Israël à prolonger la période de 10 mois de gel partiel de la colonisation en Cisjordanie qui doit expirer le 26 septembre prochain.
De leur part, les Palestiniens espèrent que l’appel du Quartette correspondra à la déclaration publiée par le Quartette le 19 mars à Moscou, appelant Israël à stopper toutes ses activités de colonisation et invitant les deux parties à renouer un dialogue direct en vue de conclure un accord de paix dans les 24 mois à venir. Cependant, les autorités palestiniennes ont indiqué qu’elles maintenaient les demandes qu’elles formulent depuis des mois, à savoir un gel de la colonisation juive en Cisjordanie occupée, et particulièrement à Jérusalem-Est, et des garanties sur le tracé des frontières d’un futur Etat palestinien. En effet, les Palestiniens ont résisté, depuis plusieurs mois, aux pressions américaines les invitant à discuter directement avec Israël, en se défendant que le gouvernement de droite du premier ministre Benyamin Netanyahu, considéré comme un faucon, n’a pas sérieusement l’intention de se retirer des territoires palestiniens occupés depuis la guerre des Six Jours en 1967, notamment de Jérusalem-Est. Israël a appelé, de manière répétée, à une reprise des pourparlers directs, mais avait accueilli très froidement la déclaration de Moscou, rejetant notamment le calendrier prévu. Le dernier cycle de négociations directes avait échoué en décembre 2008, lorsqu’Israël avait lancé une offensive contre la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, destinée à faire cesser les tirs de roquettes contre son territoire.
Abbass, prêt à négocier directement
Mais pour la première fois, le président palestinien a annoncé son intention de reprendre les négociations directes [1]. La Haute représentante de l’Union Européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a assuré, dans une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères de l’UE, que M. Abbass était « sur le point d’accepter » des négociations directes. Elle a précisé que le Quartette publierait un communiqué au début de la semaine prochaine réaffirmant ses engagements antérieurs, notamment sa déclaration de Moscou.
Commentant ces déclarations, le porte-parole de la présidence de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Rudeina, après des entretiens entre le président de l’Autorité, Mahmoud Abbass, et David Hale, adjoint de l’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, a annoncé que la position officielle palestinienne (sur les discussions directes) sera rendue publique après le communiqué du Quartette.
Le Hamas sceptique
En première réaction à ces déclarations, le Hamas a organisé une rencontre exceptionnelle, estimant qu’il avait permis de réunir onze organisations, qui représentent à ses yeux la majorité des Palestiniens [2]. Après cette rencontre, le Hamas et d’autres mouvements palestiniens ont exhorté, dimanche dernier, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, à ne pas céder aux pressions des Etats-Unis pour une reprise des pourparlers de paix directs avec Israël, qu’ils qualifient de dangereux. « Insister sur la tenue de pourparlers directs revient à lancer une bouée de sauvetage à Israël, au moment où son isolement s’accroît », écrit le Hamas dans un communiqué. « Le retour aux pourparlers directs sert les intérêts des Etats-Unis et des sionistes, visant à liquider les droits nationaux du peuple palestinien », ajoute le communiqué, signé aussi par le Front Démocratique de Libération de la Palestine (FDLP), partisan de longue date de négociations avec Israël et détenteur d’un portefeuille au gouvernement de l’Autorité palestinienne. Pour le FDLP, les pourparlers directs doivent se tenir sous l’égide de la communauté internationale, et leur reprise est subordonnée à la levée du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël.
Israël rejette d’avance
En revanche, le premier ministre israélien rejette le préalable formulé par le président Abbass, pour se rasseoir en face de lui, compliquant ainsi les efforts de Washington et de ses trois partenaires du Quartette. « Israël est prêt à des négociations directes immédiates, mais sans aucune condition préalable », a affirmé à l’AFP un responsable israélien qui a requis l’anonymat. « Les Palestiniens, qui ont perdu un temps précieux en refusant de relancer ces contacts directs, pourront présenter tous les sujets qu’ils souhaitent soulever autour de la table des discussions », a ajouté ce responsable. Les médias israéliens, dont les radios militaire et publique, affirment, de leur côté, que le « forum » des sept plus importants ministres a décidé dimanche qu’Israël rejettera un communiqué que devrait publier dans les prochains jours le Quartette. « La déclaration du Quartette est une perche tendue aux Palestiniens pour reprendre les négociations sans perdre la face, mais elle n’engage pas Israël », ont affirmé des ministres cités par les médias.
[1] voir aussile Piège de la négociation
[2] Marwan Barghouthi, député palestinien kidnappé par les forces d’occupation israéliennes à Ramallah en 2002 et emprisonné depuis illégalement en Israël, préconise la résistance populaire plutôt que des négociations stériles et inégales. Voir Jeune Afrique le 8 août :
Barghouti prône la résistance populaire
« Qu’elles soient directes ou indirectes, les négociations avec les Israéliens sont totalement inutiles. » Telle est la position tranchée adoptée par Marwane Barghouti. De sa prison israélienne, où il purge plusieurs peines de réclusion à perpétuité, le leader du Fatah estime que, dans les conditions actuelles (en particulier le refus du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de stopper la colonisation), les négociations constitueraient même une atteinte aux intérêts nationaux du peuple palestinien. Il préconise une politique alternative centrée sur la réconciliation avec le Hamas, la généralisation de la « résistance populaire » (c’est-à-dire pacifique), la coordination avec les mouvements de solidarité dans le monde et l’intensification de l’action diplomatique auprès de l’ONU. La position de Barghouti, qui demeure très populaire parmi les siens, ne fait pas l’affaire de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, pressé par les Américains de reprendre les négociations.
publié par al Ahram hebdo en français sous le titre : Intensification des efforts de paix
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
ajout de notes : C. Léostic, Afps
publié le mercredi 18 août 2010
Le Monde avec Reuters
Cette loi permet aux Palestiniens d’être embauchés au sein d’une entreprise, mais leur interdit toujours l’accès à certaines professions dans les domaines médical et juridique.
"C’est un pas dans la bonne direction", a estimé Nadim Houri, responsable de l’organisation Human Rights Watch au Liban. "Cela doit s’accompagner de réformes administratives, de campagnes de sensibilisation auprès des employeurs pour encourager l’embauche des Palestiniens."
PAS D’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ
Une proposition leur permettant d’accéder à la propriété a été abandonnée mais certains députés ont indiqué que le sujet pourrait être abordé dans une loi distincte. Les réfugiés palestiniens n’ont pas non plus accès aux services publics et sont confrontés à des restrictions à l’université et dans le système éducatif.
Certains hommes politiques libanais soutiennent qu’accorder des droits de propriété ou des permis de travail aux Palestiniens encouragerait la naturalisation, un sujet explosif dans ce pays multiconfessionnel toujours hanté par le spectre de la guerre civile.
Les Palestiniens ont longtemps été marginalisés au Liban et les conflits entre Palestiniens et chrétiens libanais ont été l’un des facteurs de la guerre civile de 1975-1990. Plus de 425 000 réfugiés, la plupart d’entre eux de confession sunnite, vivent aujourd’hui dans douze camps bondés et insalubres. [2]
[1] voir les limites de cette décision dans l’Orient le Jour Les réfugiés palestiniens autorisés à exercer tous les métiers au Liban
[2] voir Ali Bedouan de Al Hayat dans l’Orient le Jour du 1 juillet 2010 :
L’impossible vie des Palestiniens
Le rejet par les députés d’une proposition de loi accordant des droits civiques aux réfugiés venus de Palestine a mis en lumière les discriminations dont ils sont victimes.
Le réflexe confessionnel des députés libanais a été conforme aux attentes. Les chrétiens, issus des rangs du parti des Kataëb [les phalangistes], des Forces libanaises et du Courant patriotique libre [CPL de Michel Aoun allié du Hezbollah] ont rejeté une loi présentée par le parti de Walid Joumblatt [druze]. Cette loi plaidait en faveur de l’octroi des droits civiques, après des décennies de rejet et d’ostracisme, aux réfugiés palestiniens présents sur le sol libanais. Pour eux, ce vote a été une grande déception et a anéanti l’espoir qu’ils nourrissaient depuis un an de voir leur situation s’améliorer enfin. Jusqu’à aujourd’hui, ils subissent le racisme et font les frais des peurs agitées par les forces confessionnelles. Car beaucoup craignent qu’ils puissent un jour accéder à la nationalité [ce qui changerait les équilibres démographiques du Liban au profit des musulmans sunnites].
Il est temps de prendre le sujet à bras-le-corps et de parler en toute franchise des souffrances que les Palestiniens subissent depuis si longtemps à cause de la législation libanaise. Ils continuent de vivre dans des camps de réfugiés écrasés de misère, où la coercition est la règle principale. Ce qu’ils subissent au Liban résume le sort de la diaspora palestinienne dans son ensemble. Ce n’est pas par choix qu’ils sont venus au Liban, mais à la suite de l’humiliation de la Nakba. [nakba signifie “catastrophe” : à la fois défaite arabe et création d’Israël en 1948.] Ils ont été chassés vers tous les pays voisins, mais, en Syrie, ils jouissent de l’égalité en droits et en devoirs avec les nationaux. En Jordanie, ils ont même acquis la nationalité. C’est seulement au Liban qu’on continue de les traiter comme des étrangers. Ils n’ont pas le droit de devenir propriétaires et quelque 73 métiers leur sont interdits.
Tout cela a des conséquences négatives. Des milliers d’entre eux ont quitté le Liban dans le but de s’instruire ou afin de pouvoir gagner leur vie, alors que dans le même temps le pays accueille des milliers de travailleurs immigrés du Sri Lanka, du Bangladesh, des pays d’Afrique et de l’ancien bloc de l’Est et leur accorde des permis de travail et des cartes de séjour permanent. On ne se contente pas de les pousser à partir. On procède également à une opération honteuse qui consiste à biffer petit à petit des registres les noms de ceux qui partent pour des pays lointains tels que le Canada ou l’Australie. De même, plus de 25 000 habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza qui résident pour une raison ou une autre au Liban ne disposent d’aucun papier officiel.
Le sort qu’on réserve actuellement aux Palestiniens, plein d’embûches et de restrictions légales, ne les fera pas retourner en Palestine. Tout comme leur permettre d’avoir une vie digne ne va pas les pousser à s’implanter au Liban. La perpétuation de leur destin tragique ne soulagera pas le pays du Cèdre et ne garantira pas sa stabilité. http://www.courrierinternational.co...
http://www.lemonde.fr/proche-orient...
ajout de notes : C. Léostic, Afps
A Vienne, le porte-parole de la communauté rom s’appelle Rudolf... Sarközi
18-08-2010
Ce n'est pas une blague, ni un poisson d'avril en plein mois d'août : la
correspondante du journal Le Monde, à Vienne, rapporte que celui qui
représente les Roms en Autriche a le même nom que celui qui les
pourchasse en France ! Comme quoi, on ne se méfiera jamais assez des
noms "d'origine étrangère"... (lire...)
| Comment devient-on un monstre ? 18-08-2010 Les photos choquantes publiées sur facebook par des soldat(e)s de l'armée israélienne sont un phénomène désormais courant et non une exception. Pour comprendre comment de jeunes hommes et de jeunes filles peuvent en arriver à ce sadisme, ou à cette capacité à déshumaniser l'autre, il faut savoir que leur lavage de cerveau ne commence pas à l'armée, mais bien avant. Le reportage* ci-dessous (tout comme le film d'Eyal Sivan, "Izkor") en est une triste démonstration. (lire...) |
| Boycott en Australie des produits de la mer morte "made in Israël" 18-08-2010 Nouvelle action de boycott des produits soi-disant israéliens de la mer morte en Australie. (Vidéo) (lire...) |
| M. Sarkozy, rendez à Haïti son argent extorqué (lettre ouverte publiée aujourd’hui dans Libération) 18-08-2010 Plus de 90 écrivains, universitaires de renom et autres personnalités mondialement connues demandent publiquement au gouvernement français de restituer les 90 millions de francs or extorqués par la France à Haitï à la suite de son indépendance. (lire...) |
Pour le Times, Sarkozy ravive "les souvenirs de la Gestapo"
18-08-2010
L'affaire de la déchéance de la nationalité française, et celle des Roms, dans le cadre de la politique soi-disant sécuritaire de Sarkozy, suscite des réactions très choquées dans la presse étrangère. (lire...)
publié le mardi 17 août 2010
Akiva Eldar
Il était assurément très courtois de la part du Premier ministre Benjamin Netanyahu de souhaiter « Ramadan karim » à nos frères musulmans pour leur mois saint. Comme tous les ans, les émissions de radio vont parler de la façon dont le président a été l’hôte de « respectés Arabes » pour le repas de l’iftar à la fin du jeûne quotidien du Ramadan. Il est plus facile pour Netanyahu de présenter ses voeux pour le Ramadan que de mettre un terme aux caprices d’un groupe de juifs américains qui a décidé de construire un Musée de la Tolérance en lieu et place de ce qui était un cimetière musulman dans le centre de Jérusalem. Et le plus difficile de tout est de remplir les obligations historiques des pères fondateurs de l’Etat, telles qu’énoncées dans la Déclaration d’Indépendance, qui demandent de garantir à tous ses habitants une « complète égalité de droits sociaux et politiques ».
Aux Etats-Unis, pays dont la population musulmane est inférieure à 2% de la population globale, le président a approuvé la création d’un centre pour la communauté musulmane près de Ground Zero. Le rapport de la Commission Or sur les évènements violents d’octobre 2000, au cours desquels 13 manifestants arabes ont été tués dans l’affrontement avec la police, indique qu’il y a environ 100 mosquées désaffectées à travers le pays. Beaucoup d’entre elles sont aujourd’hui utilisées à d’autres fins : comme écuries, bâtiments de stockages, restaurants, galeries, et même comme synagogues. Lors d’un colloque organisé à l’occasion du cinquième anniversaire de ces épouvantables évènements, un membre de la Commission Or, le professeur Shimon Shamir, a fait remarquer qu’il n’y avait eu aucune amélioration notable dans la situation des mosquées. Selon le célèbre orientaliste, persister dans l’ignorance de la profanation de ces maisons du culte musulman était emblématique de la façon dont était traité quotidiennement le secteur arabe.
« L’Etat et ses gouvernements successifs ne se sont pas, de façon déterminée et complète, attaqués aux difficiles problèmes posés par l’existence d’un large minorité d’Arabes au sein de l’Etat juif, » déclare la Commission dans son rapport. Elle conclut également que les politiques des gouvernements, destinées à répondre aux besoins de la minorité arabe, peuvent pour la plus grande part être qualifiées de négligentes et discriminatoires dans l’allocation des ressources. Le rapport Or cite notamment des documentalistes avec le service de sécurité du Shin Bet qui soulignent les insuffisances budgétaires et le manque de terres disponibles dans les municipalités arabes et font valoir que le problème de l’égalité est un « problème fondamental » pour les Arabes d’Israël.
Ces conclusions déprimantes tombent à propos, alors que nous nous préparons à marquer les dix ans depuis les affrontements, comme on peut le voir dans l’enquête parlementaire sur la pénurie d’Arabes dans la fonction publique. Les auditions de la commission d’enquête, qui furent présidées par le député Ahmed Tibi, ont eu lieu la semaine dernière. Il semble que les quatre résolutions ministérielles votées entre 2004 et 2007 et appelant à augmenter le nombre d’embauches d’Arabes (augmentation pourtant modeste pour aller à 10% d’employés arabes dans le secteur public d’ici 2010) ne sont pas appliquées.
Le Dr Danny Geyra, qui fut le conseiller principal de la toute première commission parlementaire présidée par un député arabe, a présenté des statistiques qui montrent que le nombre de salariés arabes employés par l’Etat n’excédait pas 6,6% à fin 2009. Si on exclut les salariés du système de santé publique, ce pourcentage tombe à 5,2%. Entre 2001 et 2009, le nombre d’Arabes ayant des postes de haut niveau dans les organismes gouvernementaux a légèrement augmenté. Mais il n’y a pas plus de huit Arabes à être contractuellement employés à un poste de direction. La commission est également arrivée à la conclusion qu’il y avait deux hiérarchies distinctes, une pour les employés juifs et une autre pour les Arabes, dans les ministères, permettant ainsi à l’Etat de présenter une fausse réalité montrant une prétendue amélioration dans le nombre d’Arabes à des fonctions à responsabilité.
Les budgets additionnels que le ministre en charge des Minorités, Avishay Braverman, a récemment obtenus du Trésor ne sont juste qu’une goutte d’eau dans l’océan qui fait la séparation entre les ressources allouées à la minorité arabe pour l’enseignement, le logement et la protection sociale, et les promesses politiques et les décisions de la Cour suprême contre les discriminations qui perdurent.
« Les politiciens et hommes d’affaires juifs permettent aux chirurgiens arabes de leur ouvrir le ventre et de les opérer dans la tête, » dit Tibi, qui est lui-même médecin, « mais quand un médecin arrive à l’aéroport Ben Gourion, ils lui font baisser son pantalon. Quand ce médecin demande à travailler, les employeurs le renvoient chez lui. »
Soixante-deux ans après la création de l’Etat et dix ans après les émeutes d’octobre, il est temps de reconnaître que l’Etat juif n’est pas intéressé pour être aussi l’Etat de ses citoyens arabes. La situation difficile que connaît la minorité arabe entre la Méditerranée et la Ligne verte, spécialement la minorité arabe musulmane, est révélatrice de l’attitude de l’Etat démocratique juif envers ceux qui n’appartiennent pas aux seigneurs de la terre.
Nos frères musulmans en Galilée, dans la région du Triangle et les villages bédouins, ont coutume d’inviter des convives pour se délecter ensemble à leur table durant le Ramadan. Voilà une excellente occasion pour les gens de droite, et ceux de gauche qui proposent de renoncer à la solution à deux Etats en faveur d’une annexion du territoire, de voir de près, la grosse et laide face qu’aurait un Etat binational entre la Jordanie et la Méditerranée.
Ramadan karim, effectivement.
publié le mardi 17 août 2010
Afp
L’État hébreu a été jugé responsable de la mort d’Abir Aramin, une Palestinienne de 10 ans [1].
Un tribunal israélien a reconnu lundi 17 août la responsabilité de l’Etat hébreu dans la mort d’une fillette palestinienne, victime d’un tir des forces de l’ordre israéliennes en 2007 en Cisjordanie occupée.
Le tribunal de Jérusalem a jugé que l’Etat israélien était responsable de la mort d’Abir Aramin à l’âge de 10 ans dans la localité d’Anata, au nord de Jérusalem, selon les avocats de la famille.
La fillette a été tuée, selon la cour, par une balle caoutchoutée tirée par un garde-frontière israélien lors d’affrontements avec des lanceurs de pierres.
La cour a jugé que le tir ne "visait pas les lanceurs de pierres et était injustifié". Elle a décidé que l’Etat hébreu devrait verser des indemnités à la famille.
[1] voir :De la violence criminelle "ordinaire" de l’occupation israélienne en Palestine, ou Nurit Peled Elhanan : Laissez vivre nos enfantsGideon Levy : La fille d’un combattant et
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
note : C. Léostic ; Afps
Plus de 150 artistes irlandais annoncent boycotter Israël
17-08-2010
Pas question d'aller se produire en Israël : ils viennent de s'engager
publiquement à un boycott culturel de cet Etat tant qu'il violerait les
droits des Palestiniens. (lire...)
| Boycott : soutien grandissant aux militants de Mulhouse poursuivis en justice 17-08-2010 Voici le communiqué signé par plus de 30 organisations régionales, en soutien aux militants de Mulhouse du Collectif Boycott 68, convoqués au tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre prochain. N'oubliez pas de leur envoyer votre propre lettre de soutien (voir ci-dessous). (lire...) |
| Photos choquantes de l’armée israélienne : "c’est la norme", rétorque Breaking the Silence 17-08-2010 En réponse à un communiqué de l'armée israélienne se disant choquée par la publication par une soldate de photos la mettant en en scène souriant devant des Palestiniens détenus, les yeux, bandés, l'association israélienne "Briser le silence", dénonce l'hypocrisie de l'armée et souligne que de telles photos sont monnaie courante sur Facebook. (lire...) |
Israel, l’armée la plus morale du monde...
17-08-2010
Ces photos ont été prises par une jeune Israélienne pendant son service militaire. Elles ont été postées sur Facebook dans un album baptisé "Armée... le plus beau moment de ma vie". (lire...)
publié le lundi 16 août 2010
Ghislain Poissonnier et Pierre Osseland,
Un bref retour en arrière s’impose. Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs se sont engagés, avec une intensité toutefois variable, dans une politique visant à installer des citoyens israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Ils ont constamment soutenu et financé l’établissement d’implantations dans les territoires palestiniens occupés. Cette politique n’a jamais cessé, y compris lors de l’engagement du processus de paix au début des années 1990. En 1987, près de 50 000 colons résidaient en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. En 2010, environ 500 000 y vivent, aux côtés de 2,2 millions de Palestiniens. La population des colonies israéliennes continue de croître d’environ 4 % à 6 % chaque année.
Le moratoire temporaire décidé, sous pression américaine, pour une durée de 6 mois par le gouvernement Nétanyahou n’est que partiel : il ne concerne ni la croissance dite naturelle de la population des colonies, ni Jérusalem-Est, ni les implantations sauvages qui continuent à se développer en toute impunité.
Pourtant, l’illégalité en droit international des implantations israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ne fait aucun doute. Elle a été clairement énoncée par la Cour internationale de justice de La Haye dans un avis rendu en 2004. Tous les juristes (y compris aux Etats-Unis) s’accordent à dire que ces colonies israéliennes sont construites en violation des règles de droit international humanitaire. L’article 49 § 6 de la IVe Convention de Genève de 1949 relative à la protection de la population civile en période de conflit armé (ratifiée par l’Etat d’Israël) interdit, en effet, à la puissance occupante de "procéder au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle". Cet article a été adopté en vue de préserver la configuration géographique, démographique, économique et sociale d’un territoire occupé. Le transfert d’une partie de sa population civile par la puissance occupante constitue une "infraction grave" aux Conventions de Genève. Des textes plus récents, comme le Protocole additionnel aux Conventions de Genève relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux de 1977 et le statut de la Cour pénale internationale de 1998 (deux textes non ratifiés par l’Etat d’Israël), font d’ailleurs de cette infraction un crime de guerre.
L’ensemble de la communauté internationale présente une rare unanimité sur le sujet. Le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies, ont à de nombreuses reprises, condamné la colonisation dans les territoires palestiniens et demandé à l’Etat d’Israël de démanteler les implantations. Le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ont fait de même. La plupart des Etats de l’Union européenne et même les Etats-Unis ont formulé des positions identiques. Tous reconnaissent, en outre, que la politique de colonisation génère, par ses conséquences sur la population palestinienne, de nouvelles violations du droit international mises en évidence par l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et des ONG israéliennes : atteintes au droit de propriété, au droit au travail, à la liberté de mouvement, à la liberté de culte, à l’accès aux ressources naturelles, au droit à la sûreté. Tous soulignent également qu’elle constitue un obstacle majeur à un processus de paix crédible dans la région et qu’elle mine les fondements d’un futur Etat palestinien.
En réalité, au-delà des discours et des vœux pieux, l’engagement des Etats, y compris celui de la France, demeure faible.
Pourtant, des mesures concrètes sont exigées par le droit international. En vertu de l’article Ier de la IVe Convention de Genève, chaque Etat partie à la Convention, qu’il soit partie ou non à un conflit armé, a l’obligation de "faire respecter" par les autres Etats son contenu. Cette obligation implique celle de prendre, dans le respect de la Charte des Nations unies, toutes les initiatives et mesures visant à mettre fin aux violations du droit international humanitaire commises par une partie au conflit. Les juristes considèrent généralement que les actions qui doivent être entreprises pour "faire respecter" le droit international vont des pressions diplomatiques, politiques et économiques aux mesures coercitives (gel de la coopération, résiliation des contrats en cours, interdiction des transferts de technologie, sanctions, boycott, etc.) en passant par des actions menées en coopération avec des organisations internationales.
La France, qui dispose de leviers pour influencer l’Etat d’Israël, a donc l’obligation de mettre en œuvre ces moyens d’influence pour l’inciter à se conformer au droit international. Si le gouvernement français est libre de la nature et de l’étendue des mesures devant être prises à l’encontre de l’Etat d’Israël, légalement il ne peut pas rester inactif et doit être animé par un souci d’efficacité en vue de la fin de la politique de colonisation et du démantèlement des implantations existantes. Plus de quarante ans après le début de la colonisation, il est grandement temps que la France, pays qui a fait du respect du droit international par les Etats le fil rouge de sa politique extérieure, mette en œuvre des actions concrètes fortes pour "faire respecter" par l’Etat d’Israël l’article 49 § 6 de la IVe Convention de Genève et propose aux autres Etats et aux organisations internationales dont elle est membre qu’ils fassent de même.
Ghislain Poissonnier, magistrat, et Pierre Osseland, avocat
Ghislain Poissonnier est aussi l’auteur de Les chemins d’Hébron, L’Harmattan, 2010.
publié par le Monde
publié le lundi 16 août 2010
Karim Lebhour
Les seize experts resteront trois jours à Gaza. Ils sont mandatés par le Conseil des droits de l’homme et leur mission est de vérifier si les recommandations du rapport Goldstone ont été suivies. Le rapport demande aux Israéliens et aux Palestiniens d’enquêter sérieusement sur les accusations de crimes de guerre pendant l’offensive « Plomb durci » à Gaza.
Du côté palestinien, le Hamas a rejeté ces accusations en particulier celles d’avoir utilisé des civils comme boucliers humains et il a fourni deux rapports pour étayer sa défense.
Israël de son côté a refusé de coopérer avec la commission Goldstone. Le mois dernier, l’armée israélienne a toutefois sanctionné plusieurs soldats. L’un d’eux doit être traduit en cour martiale pour avoir tué une femme palestinienne qui portait un drapeau blanc.
Des enquêtes limitées qui ne satisferont sans doute pas totalement la commission Goldstone. Les experts pourraient alors recommander de transmettre les accusations de crimes de guerre à la Cour pénale internationale de La Ha
publié par RFI
Hillary Rubin, petite fille de rescapés : pas assez juive pour se marier en IsraëlPublié le 16-08-2010 De Vichy à Tel Aviv, même
combat, pourrait-on dire au regard des lois sur le mariage dans l’Etat
hébreu, et des certificats exigés pour avoir le droit de se marier.
Hillary Rubin a quitté les Etats-Unis pour émigrer en Israël en 2006 et exaucer ainsi "un rêve ancestral". Bien mal lui en prit. Bien que descendant d’une famille sioniste, cette petite nièce de Nahum Sokolov, s’est vu demander de prouver sa judéité sur quatre générations maternelles. La jeune femme étudiante en relations internationales, a eu beau rétorquer que certaines personnes de cette lignée étaient des rescapés des camps de concentration et que leurs actes de naissance étaient impossibles à retrouver, elle s’est fait envoyer dans les cordes. Elle est revenue à la charge avec des attestations de 5 rabbins, mais le rabbinat d’Herzlya s’est montré intraitable, exigeant les contrats de mariage religieux de ses ancêtres, ainsi que les actes de naissance et de décès de sa mère, sa grand-mère, son arrière grand-mère, ainsi que son arrière arrière grand-mère ! "Je suis furieuse et je comprends mieux pourquoi bon nombre de mes amis anglo-saxons ont quitté ce pays", a-t-elle déclaré à la presse, en précisant qu’elle observait le shabbat, mangeait kasher, et que ses grand-parents qui avaient été persécutés en raison de leur judaïsme, devaient se retourner dans leurs tombes. Quand on sait que le mariage civil n’existe pas en Israël, la jeune femme n’a désormais d’autre solution, si elle tient à rester vivre dans un pays qui instaure de telles lois, qu’aller se marier à l’étranger (en général à Chypre) ou bien à passer par les fourches caudines d’un tribunal rabbinique israélien chargé de déterminer si son judaïsme est réellement kasher. Source : http://www.haaretz.com/print-edition/news/sokolow-s-niece-not-jewish-enough-to-marry-here-1.304882 CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le dimanche 15 août 2010
Mohammed Larbi
La démarche en question se rappelle-t-on, c’était en 1993 quand Israéliens et Palestiniens avaient, pour la première fois, mené des négociations directes qui ont abouti aux accords d’Oslo.
Ce qui avait alors suscité un immense espoir de paix dans la région. Mais en fin de compte, c’était une aussi grande supercherie puisque les Israéliens ont renié leur engagement et détruit les clauses de cet accord les unes après les autres, reprenant même leur discours belliqueux, faisant dire aux analystes qu’Israël voulait la paix et les territoires.
Rappelons à ce sujet que le processus de paix en question était basé sur l’échange de la paix contre les territoires. Mais depuis cette date, il y a, dira-t-on, une meilleure connaissance des Israéliens. Rien, absolument rien ne distingue un homme politique israélien d’un autre quand il s’agit des Palestiniens.
C’est la seule leçon de ce processus qui a eu aussi pour conséquence de renforcer le sentiment de désespoir des Palestiniens. Comment dans ces conditions effacer l’échec, et rendre justice aux Palestiniens ? Certains ne craignent pas de parler de changement. Depuis janvier 2009, les Américains considèrent que la persistance du conflit du Proche-Orient met en danger leurs propres intérêts, et d’ailleurs, le président Barack Obama n’a pas attendu son investiture pour prendre en charge ce dossier.
Et son vice-président Joe Biden a été jusqu’à dire aux dirigeant de l’AIPAC, le lobby pro-israélien, de se préparer à entendre un autre discours. Barack Obama a même réussi à obtenir l’unanimité internationale autour de son initiative.
Comment alors faire traduire dans les faits un tel discours ? Une question à laquelle les Palestiniens sont particulièrement attentifs.
Ils disent pour cela attendre une invitation formelle du Quartette, ce fameux forum international qui leur avait déjà promis un Etat indépendant en 2005.
Plus question de feuille de route vidée de toute substance par la poursuite de la colonisation israélienne, alors même qu’elle en avait fait l’élément essentiel au chapitre des « mesures de confiance ».
Que comportera une éventuelle invitation du Quartette, lui qui avait demandé à Israël d’arrêter sa politique de colonisation, et demandé aux deux parties d’engager des négociations directes en vue d’un accord de paix dans les vingt-quatre mois.
Là aussi, remarquera-t-on, il y a un timing, mais point de promesse. L’on dira alors que les négociations sont faites pour apporter toutes les explications, l’essentiel serait donc d’y aller, et sur ce chapitre, les Palestiniens font preuve de perspicacité.
Ils refusent de renoncer à leurs droits nationaux, allant jusqu’à explorer d’autres pistes, comme la solution à un Etat.
Un autre moment de vérité semble approcher.
Publié par el Watan
publié le dimanche 15 août 2010
Hossam Ezzedine
Le Comité olympique palestinien a lancé une campagne visant à sanctionner Israël au sein des instances sportives internationales en raison de son refus d’autoriser les athlètes palestiniens de circuler librement. Le différend a éclaté cette semaine. Six joueurs de l’équipe nationale de football palestinienne originaires de Gaza, vivant et jouant en Cisjordanie occupée, ont été refoulés « pour des raisons de sécurité » par les autorités militaires israéliennes à la frontière entre ce territoire et la Jordanie alors qu’ils se rendaient en Mauritanie pour un match amical. Ils ont été remplacés in extremis, notamment par trois joueurs palestiniens évoluant dans le championnat jordanien, et la rencontre s’est achevée par un match nul, 0 à 0.
Cette affaire pourrait compromettre des années d’efforts qui ont permis au football palestinien de progresser considérablement, notamment avec la construction en Cisjordanie, aux portes de Jérusalem, d’un stade de 6 000 places où la Palestine a disputé son premier match international en 2008, contre la Jordanie, en présence du président de la FIFA, Joseph Blatter.
Selon un responsable de la sécurité israélienne, les joueurs originaires de Gaza ont omis de renouveler un permis spécial les autorisant à évoluer en Cisjordanie « à titre humanitaire ». « Les joueurs sont restés en Cisjordanie illégalement, car la Fédération palestinienne de football n’a pas renouvelé leurs permis, et lorsqu’ils ont demandé à se rendre en Jordanie, cela leur a été refusé pour des raisons de sécurité », a indiqué ce responsable qui a requis l’anonymat. Choqué par cette décision, le président du Comité olympique palestinien, Jibril Rajoub, a déterré la hache de guerre. « Nous allons lancer une guerre ouverte contre l’occupant pour garantir la liberté de mouvements des joueurs palestiniens, des équipes et des membres de clubs, ce qui nous permettra d’établir nos institutions sportives sur notre terre », a déclaré M. Rajoub, un ex-chef de la sécurité de l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas. Il a rejoint des dizaines de manifestants rassemblés dans une tente dressée face à l’imposant stade Fayçal al-Husseini. « Nous exigeons qu’Israël soit radié des organisations sportives internationales », a ajouté M. Rajoub, qui préside aussi la Fédération palestinienne de football.
« Quand on m’a signifié que je ne pourrais pas aller en Mauritanie, j’ai été très déçu, car le rêve de tout athlète est de porter les couleurs de son pays à l’étranger », a déclaré Suleiman al-Obeid, un des six sportifs refoulés. Il vit depuis un an et demi en Cisjordanie et n’est pas retourné à Gaza pour voir sa femme et ses deux enfants, de peur de se voir interdire ensuite de retrouver son équipe. Les permis octroyés par Israël autorisent les six footballeurs à se produire pour l’équipe nationale. Ils peuvent donc en théorie être arrêtés et renvoyés à Gaza lorsqu’ils jouent avec des clubs locaux en Cisjordanie.
Officiels israéliens et palestiniens ont tenté et largement réussi ces dernières années de dissocier le football du conflit au Proche-Orient. La Palestine est affiliée à la FIFA depuis 1998 bien que les territoires de Cisjordanie et de Gaza n’aient pas encore acquis leur indépendance. Malgré les querelles entre le Hamas, qui a violemment pris le contrôle de Gaza en juin 2007, et l’Autorité palestinienne, dont le pouvoir se limite désormais à la Cisjordanie, l’équipe nationale est composée de joueurs des deux territoires.
AFP, relayé par l’Orient le Jour
publié le samedi 14 août 2010
Firouz Sedarat
Vendredi, Uri Brodsky a été remis en liberté provisoire le temps que la justice allemande établisse si ce ressortissant israélien a trempé dans la falsification d’un passeport allemand émis à Cologne en 2009.
Un haut responsable du ministère émirati des Affaires étrangères, Abdurahim al Awadi, "a fait part de son inquiétude quant à la libération sous caution de Brodsky et à la possibilité qui lui a été donnée de rentrer en Israël alors même que l’affaire n’est pas classée (en Allemagne)", a indiqué l’agence officielle des Emirats, Wam.
"Les EAU voudraient s’assurer que Brodsky n’a en rien été mêlé à l’assassinat de Mahmoud al Mabhouh à Dubaï", a-t-il ajouté.
Brodsky, qui a été extradé de Pologne jeudi, est soupçonné d’avoir obtenu illégalement un passeport allemand utilisé par un membre du commando à l’origine du meurtre du dirigeant du Hamas, Mahmoud al Mabhouh, dans un hôtel de l’émirat.
Le commando a utilisé de faux passeports français, britanniques, irlandais et australiens, en plus de documents allemands, selon les autorités de Dubaï.
Vendredi, le parquet de Cologne avait annoncé que le suspect n’aurait pas à comparaître devant un tribunal en Allemagne.
Originaire de la bande de Gaza, Mabhouh s’était installé en Syrie en 1989. Selon des sources palestiniennes et israéliennes, il aurait joué un rôle dans un trafic d’armes financé par l’Iran à destination d’activistes palestiniens de la bande de Gaza.
Reuters, version française Marine Pennetier et Jean-Loup Fiévet
relayé par Yahoo
publié le samedi 14 août 2010
Irin
Les agences des Nations Unies ont calculé que Gaza devrait compter 86 000 unités de logement, principalement en raison de la croissance démographique mais aussi pour remplacer les milliers d’habitations détruites ou endommagées à la suite des opérations militaires israéliennes.
« Cela nécessiterait l’entrée dans Gaza de plus de 660 000 camions chargés de matériaux de construction afin de construire ces unités », a dit à IRIN Philippe Lazzarini, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies à Jérusalem, ajoutant qu’il serait « impossible » de reconstruire Gaza « dans les meilleurs délais ».
M. Lazzarini a dit que les propositions d’Israël d’autoriser, via les deux points de passage principaux entre Gaza et Israël (Kerem Shalom et Karni), l’entrée dans Gaza de respectivement 1 500 et 360 camions par semaine, n’étaient pas suffisantes pour obtenir les matériaux dans les temps voulus. Karni a une capacité supérieure à celle de Kerem Shalom, mais il est soumis à des restrictions.
Des projets des Nations Unies, d’un montant de 165 millions de dollars, sont actuellement au ralenti, et l’organisation a des plans pour de nouveaux projets d’un montant de 885 millions de dollars. « Sur les 31 projets approuvés récemment, 11 sont des Nations Unies [l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens] pour une valeur de 15 millions de dollars. Donc ces projets équivalent à 1,4 pour cent des programmes de travail prévus par les Nations unies à Gaza », a dit M. Lazzarini.
Le gouvernement israélien a récemment augmenté le volume des biens autorisés à entrer dans Gaza et a approuvé certains projets de construction supervisés par les Nations Unies.
Trop de cadavres dans les placards : Israël repousse de 20 ans l’accès à ses archivesPublié le 13-08-2010 Historiens, passez votre chemin...
Avant de se prendre quelques vacances bien méritées, Benjamin Netanyahou vient de décider de prolonger de 20 ans la possibilité d’accéder aux archives de l’Etat d’Israël. Au lieu de 50 ans de prohibition, il faut désormais compter 70 ans pour avoir accès aux secrets de la création de l’Etat d’Israël. Les premiers documents ne seront en effet rendus publics qu’à partir de 2018 (1948+70), a indiqué le premier ministre. Expulsions en masse des Palestiniens, massacres de populations civiles, villages rasés, intervention d’Israël contre la nationalisation du Canal de Suez en 1956, développement de l’arme nucléaire... autant de sujets, que les dirigeants israéliens ne sont pas pressés de voir étalés au grand jour. La réputation d’Israël n’est certes plus à faire, mais comme l’écrit le quotidien Haaretz, "la mise en lumière de certains faits pourrait ébranler certains mythes et mettre dans l’embarras bon nombre de personnalités et d’institutions". CAPJPO-EuroPalestine |
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et refuse toute garantie aux Palestiniens
publié le vendredi 13 août 2010
L’Orient le Jour
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie ont été reçus séparément hier par le chef de l’État égyptien Hosni Moubarak, dans le cadre des efforts visant à relancer les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens. Aucun des dirigeants ne s’est exprimé à l’issue des discussions. M. Abbas et Abdallah II se sont entretenus de leur côté à l’aéroport du Caire avant de quitter tous deux l’Égypte, selon l’agence officielle égyptienne MENA. Ces concertations express visent à accélerer la reprise des négociations avec Israël.
Ces visites interviennent après une nouvelle rencontre, il y a deux jours à Ramallah en Cisjordanie occupée, entre M. Abbas et l’émissaire américain George Mitchell, qui tente de convaincre les Palestiniens de reprendre les négociations directes.
Un responsable palestinien avait fait état de progrès lors de cet entretien, tout en indiquant que les Palestiniens maintenaient leurs demandes, à savoir un gel de la colonisation juive en Cisjordanie, et particulièrement à Jérusalem-Est, et des garanties sur le tracé des frontières d’un futur État palestinien.
M. Abbas demande également que le « quartette » des médiateurs internationaux pour la paix au Proche-Orient réaffirme sa prise de position de mars dernier quant aux conditions de ces futures discussions. Le « quartette », composé des États-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations unies, avait appelé à un gel total de la colonisation juive et à des négociations de paix visant à la création dans un délai de 24 mois d’un État palestinien sur la base des frontières d’avant la guerre de 1967. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a refusé le préalable diplomatique réclamé par le président palestinien pour reprendre un dialogue direct avec lui après une pause de 18 mois, compliquant les efforts de l’émissaire américain au Proche-Orient.
Le refus présumé d’Israël « ne change rien » à la disponibilité du « quartette » à réitérer sa position pour inciter les parties à reprendre langue, précise-t-on toutefois de source diplomatique occidentale. M. Mitchell a incité l’UE à faire preuve d’unité sur cette question. Les journaux israéliens Haaretz et Maariv ont précisé hier que M. Netanyahu a signifié la veille à George Mitchell qu’il n’acceptait aucune condition à la reprise des pourparlers. Les deux journaux de gauche jugent que la cinquième mission en quatre mois de Mitchell, qui a regagné Washington sans en dévoiler l’issue, s’est donc soldée par un « échec », appréciation que le porte-parole de Netanyahu, Mark Regev, s’est refusé à confirmer ou infirmer. « Le gouvernement d’Israël appelle depuis maintenant plus d’un an à un démarrage immédiat de pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens », a rappelé M. Regev. Devant Mitchell, Netanyahu avait montré des signes d’impatience : « Allons-nous commencer ? Commençons ! Tel est mon seul message. »
De source palestinienne, on souligne que se référer aux frontières d’avant 1967 ne revient nullement à fixer des conditions puisqu’il s’agit d’une base de discussion figurant dans tous les accords passés avec Israël depuis 18 ans, y compris avec Netanyahu il y a près de 10 ans. De même source, on espère toujours que, en dépit de la fin de non-recevoir de M. Netanyahu, le « quartette » fera droit à la demande de M. Abbas en renvoyant ainsi la balle dans le camp du Premier ministre israélien. « C’est dans l’air », confirme-t-on de source diplomatique occidentale en précisant que l’ « on saura dans quelques jours s’il y a accord sur une formulation qui soit suffisamment adaptée pour déboucher sur des pourparlers directs ». Catherine Ashton, haut-commissaire de la Diplomatie européenne, a estimé que M. Abbas était « très près » d’accepter la reprise du dialogue et fournirait sa réponse « dimanche ou au début de la semaine prochaine ».
publié le vendredi 13 août 2010
Doug Ireland
Tony Judt est décédé le 6 août. Renégat de l’establishment intellectuel bien-pensant sur la question israélo-palestinienne, il avait reçu en 2008 le prix du livre européen pour "Après-guerre : une histoire de l’Europe depuis 1945".
Né à Londres en 1948 d’un père belge issu d’une lignée de rabbins lituaniens et d’une mère juive d’origine russe, bercé dans la culture yiddish, Judt, après avoir reçu son diplôme de l’université de Cambridge, est allé dans un kibboutz israélien et s’est porté volontaire comme chauffeur-traducteur pour Tsahal pendant la Guerre de Six Jours.
Auteur de nombreux ouvrages sur la France et l’Europe (dont 7 sont disponibles en français), son anticommunisme primaire et ses critiques acerbes (et parfois à tort voire même sans fondement) d’intellectuels européens de gauche -comme Foucault, Althusser, E.P. Thompson ou Eric Hobsbawm- en ont fait une plume chouchoutée de l’influent hebdomadaire centriste The New Republic sous la férule de son proprio et rédac-chef Martin Peretz, supporter inconditionnel et fielleux d’Israël.
Mais en 2003, dans un retentissant essai paru dans la prestigieuse New York Review of Books, Judt a rompu définitivement avec le sionisme en appelant à un État binational en Palestine, ce que lui a valu d’être chassé des colonnes de The New Republic.
« Le problème avec Israël, » dixit Judt alors, « n’est pas, comme c’est parfois suggéré, qu’il est une ’enclave’ européenne dans le monde arabe, mais qu’il est arrivé trop tard. Il a importé un projet séparatiste typiquement fin-de-19eme-siècle dans un monde qui est passé à autre chose : un monde des droits de l’homme individuels, des frontières ouvertes, et de droit international. L’idée même d’un ’État juif’ — un État dans lequel les juifs et la religion juive ont des privilèges exclusifs dont les non-juifs sont exclus à jamais— prend ses racines dans un autre temps et un autre lieu. Israël est un anachronisme. La conduite d’un soi-disant État juif affecte le regard qu’on porte sur tous les juifs, et la triste vérité aujourd’hui est qu’Israël est mauvais pour les juifs. »
Soudainement, Judt est devenu avec Noam Chomksy un des intellos les plus haïs par l’establishment ; et la cible de polémiques féroces.
Mais en dépit des accusations ridicules d’« antisémitisme » et des menaces de mort, Judt n’a eu de cesse, dans une série d’essais et d’articles, de marteler son rejet de sionisme. Il a dénoncé le lobby pro-israélien et ses « manipulations éhontées » du gouvernement américain, et l’utilisation de la Shoah à des fins politiques (« la plupart des Israéliens sont coincés dans l’histoire de leur singularité, mais Israël a changé et sa manière de parler de lui est aujourd’hui absurde, car il est devenu un pouvoir colonial régional et la quatrième puissance militaire du monde. »)
Judt a même disséqué la psyché juive : « C’est quoi être un juif-américain ? Aujourd’hui c’est une identité dans l’espace et une dans le temps. L’espace est Israël, et le temps c’est Auschwitz. Ceci est quelque chose que je trouve obscène et en réalité dangereux et abusif pour de multiples raisons. »
Judt est décédé le 6 août des suites d’une longue maladie. Il nous manquera.
Son chef d’œuvre, Après-guerre : une histoire de l’Europe depuis 1945, qui a reçu le Prix du livre européen 2008, est édité en français par Hachette.
[1] voir aussi le Monde diplomatique : Tony Judt, 1948-2010
publié le jeudi 12 août 2010
Serge Dumont
Il faut s’armer de patience pour trouver Al-Arakib. Car ce village bédouin situé un peu au nord de Beer-Sheva, la « capitale du désert du Néguev », n’est pas reconnu par l’Etat hébreu et il ne figure pas sur les cartes. Pourtant, le 27 juillet dernier, 1250 policiers accompagnés de 12 bulldozers ont envahi ce hameau et l’ont rasé en moins d’une heure. Depuis lors, ses habitants reviennent quotidiennement sur place et assemblent à la hâte des baraquements qui sont aussitôt détruits par des forces de l’ordre stationnant en permanence dans les environs.
Mardi, Al-Arakib a donc été démoli pour la troisième fois en moins de deux semaines, mais les habitants ont d’ores et déjà promis de le reconstruire. « On nous expulse de nos terres ancestrales juste avant le ramadan, mais nous ne partirons pas d’ici. Nous n’acceptons pas d’être traités comme des chiens », fulmine Awad Abou Farikh, le porte-parole des habitants.
Une forêt sur les ruines
En attendant, le territoire d’Al-Arakib ressemble à un champ de bataille sablonneux. Les ruines des 45 habitations détruites sont dispersées au gré du vent. Quelques boîtes métalliques rouillées traînent ici où là. « Un jour, une Intifada bédouine éclatera. Les juifs vont payer pour ce qu’ils nous font », jure Awad, un ouvrier qui campe à l’endroit où il résidait avant l’« attaque » et dont les yeux brillent de frustration.
De fait, ces dernières heures, quelques plantations appartenant à des kibboutzim voisins ont été saccagées et plusieurs véhicules incendiés. Principalement visés, les camions du Fonds national juif (KKL), une organisation qui récolte de l’argent auprès des communautés juives de la diaspora pour « reverdir le désert » et qui promet de planter une forêt sur les ruines d’Al-Arakib. Mais une partie de l’espace dégagé abritera également des installations militaires. A long terme, quelques hectares devraient également accueillir certains des colons de Cisjordanie évacués dans le cadre d’un accord de paix avec l’Autorité palestinienne.
« Nous avons perdu nos terres au terme de onze ans de procédure judiciaire parce que les tribunaux israéliens exigeaient des actes de propriété écrits alors que notre patrimoine se transmet selon la tradition orale. Face à une administration hostile, notre parole ne valait donc rien », soupire un ancien du village, un cheikh qui promet de « déclencher une guerre d’indépendance bédouine ».
Depuis le début des années 1950, de nombreux Bédouins se sont engagés volontairement dans l’armée israélienne. Au début, ils servaient d’éclaireurs. Plus récemment, ils constituaient certaines des unités d’élite qui ont participé à la deuxième guerre du Liban (2006) et même à l’opération « Plomb durci », l’invasion de la bande de Gaza où nombre d’entre eux ont pourtant de la famille. A en croire notre interlocuteur, cette période bénie est terminée. « Nos jeunes n’ont plus envie d’aller se faire tuer pour un pays qui leur crache au visage », dit-il.
Grosso modo, la moitié des 200 000 Bédouins d’Israël vit dans les villages non reconnus. La plupart de ces hameaux sans électricité ni égouts ni eau courante se trouvent dans le désert du Néguev. Certes, depuis le début des années 1970, l’Etat hébreu tente d’attirer leurs habitants dans des villes de développement, mais cette politique ne porte pas ses fruits. En témoigne, la cité de Rahat qui passe pour l’exemple le plus achevé de cette politique de sédentarisation et où le niveau de délinquance est le plus élevé de l’Etat hébreu. Quant au chômage, il y atteint 38,7% contre 8% dans le reste du pays.
« Poussés à l’extrémisme »
En tout cas, c’est au nom de la politique de sédentarisation que les autorités israéliennes ignorent les villages fantômes. En 2005, le tribunal de Beer-Sheva a ainsi débouté une famille bédouine qui demandait l’autorisation de raccorder son taudis au réseau électrique national. Agée de 3 ans, la fille des plaignants souffrait d’un cancer et son état nécessitait l’utilisation permanente d’appareils médicaux électriques. Mais cet argument n’a pas ému les juges et les Bédouins ont été déboutés. Leur fille est morte quelques mois plus tard.
Depuis lors, plusieurs décisions judiciaires semblables ont été rendues. Au moins dix villages non reconnus ont également été rasés. « Il est difficile de comprendre pourquoi Israël pousse une partie de ces citoyens vers l’extrémisme et le crime, écrivait le quotidien Haaretz à propos des événements d’Al-Arakib. Les Bédouins ne méritent pas cela. »
publié par le Temps
publié le jeudi 12 août 2010
Bruno Odent
La tension s’exacerbe entre Israël et la commission de l’ONU chargée de faire la lumière sur l’assaut meurtrier contre la flottille humanitaire pour Gaza. Le premier ministre, Benyamin Netanyahou, a fait savoir qu’il s’opposerait à tout interrogatoire de soldats israéliens par les experts onusiens. Cette fin de non-recevoir s’apparente à un refus catégorique de laisser le moindre espace à une véritable investigation internationale sur la tragédie. On voit mal en effet comment une enquête sérieuse pourrait être réalisée sans que soient entendus ses principaux acteurs, ceux qui sont intervenus en haute mer en faisant usage de leurs armes contre les vaisseaux de la flottille.
C’est le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui avait semblé se prononcer, ces dernières heures, pour que les soldats puissent être entendus par les enquêteurs, qui a suscité cette mise au point sans appel. Le porte-parole du gouvernement israélien expliquait hier laborieusement : « Avant qu’Israël annonce sa participation à cette commission, nous nous sommes assurés lors de négociations intensives en coulisses que le mandat de cette commission soit équitable, responsable et ne porte pas atteinte aux intérêts vitaux et de sécurité de l’État d’Israël. » Autrement dit : Israël veut bien participer à une enquête, mais à la seule condition qu’il ne puisse en aucun cas être mis en cause.
Dans ce contexte, les relations avec Ankara que Netanyahou accusait lundi ouvertement de complicité avec le terrorisme sous prétexte qu’il tentait, au moment des faits, de jouer les médiateurs dans l’affaire du nucléaire iranien, continuent de se détériorer. « La situation est très claire : Israël a tué des civils dans les eaux internationales. Israël doit avant tout assumer sa responsabilité », réagissait hier Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie turque.
publié par l’Humanité
Décorée par Bush, détenue par Israël à l’aéroport de Tel AvivPublié le 12-08-2010 Israël n’en est plus à une
bavure près. Le racisme étant le principal critère en matière de
"sécurité" israélienne, une ancienne ministre d’Etat américaine, ayant
le tort d’être d’origine libanaise, a eu droit à trois heures de
détention et fouilles à l’aéroport de Tel Aviv, rapporte le journal
Haaretz.
Ses décorations remises par Bush en personne en 2008 et son invitation au sein d’une délégation de responsables universitaires, ont été de peu de poids en comparaison de son teint basané et de son nom à consonance orientale. Elle a eu droit, le mois dernier, à un interrogatoire serré par les sbires de l’aéroport Ben Gourion. Il parait que Barack Obama, avec son teint et son patronyme, a intérêt à se faire soigneusement annoncer avant toute visite dans le pays du peuple élu. http://www.haaretz.com/news/national/university-of-miami-president-detained-for-questioning-at-israeli-airport-1.306817 CAPJPO-EuroPalestine |
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s’il n’y a pas de preuve,
on doit relâcher un suspect »
Cette phrase c’est celle des magistrats de la Cour de justice de Petach Tikva (Israël) permettant la libération hier, mercredi 11 août, d’un dénommé Haim Pearlman, un colon israélien extrémiste connu des services et soupçonné d’avoir tué, au couteau, 4 palestiniens et d’avoir tenté d’en tuer 7 autres. A Jérusalem. Faute de « preuves tangibles », il a été donc libéré hier et est rentré chez lui, sur décision de justice puisque « dans un pays démocratique, s’il n’y a pas de preuve, on doit relâcher un suspect ».
Et Salah Hamouri ? Aucune preuve de quel acte que ce soit n’a été rapportée devant le tribunal militaire. Rien. Il n’a commis aucun délit d’aucune sorte. Et il a été pourtant condamné à 7 ans de prison sur la base d’une simple « intention » supposée et retenue contre lui par le tribunal. Une intention ! Pas un acte, non, une idée non réalisée dans le pire des cas.
Et aucune preuve concrète, et pour cause, n’est venue confirmer cette « intention ». Alors on aurait du « le relâcher ». Et il est en prison depuis plus de 5 ans. Et on lui a refusé une remise de peine. Et que dit, que fait que le Président de la République pour libérer notre compatriote qui, encore une fois, est le plus vieux prisonnier politique français sur cette planète. Que fait-il pour exiger sa libération tandis qu’il est innocent ?
Ce nouveau fait confirme que personne ne peut croire que la France considère de manière égale Salah Hamouri et les autres. Il y a discrimination indiscutable. C’est une honte nationale. Mais le silence complaisant du Président vis-à-vis des autorités israéliennes de même que son silence méprisant à l’égard de la famille de Salah n’y changeront rien quoi qu’il en pense : les vagues répétées de la mer ont toujours raison des rochers les plus durs. A force ils craquent.
Plus que jamais faisons entendre nos voix : alors que cela va faire dans moins d’un mois 2.000 jours que Salah est en prison ce n’est pas le moment de cesser de réclamer justice et d’exiger sa libération immédiate en intervenant auprès du Président en vacances. Son adresse : M. Mme. Nicolas Sarkozy « Domaine du Cap Nègre » 83980 Le Lavandou.
A Paris le 12 août 2010
AFPS
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org
publié le mercredi 11 août 2010
Nathalie Janne d’Othée
Il y a dix ans déjà, Bill Clinton, Ehud Barak et Yasser Arafat négociaient à Camp David. L’échec de ces pourparlers est souvent pointé du doigt comme une des causes de la Seconde Intifada. C’était en effet une grande déception pour tous ceux qui avaient misé sur la paix, et encore plus pour les Palestiniens, toujours sans Etat.
Dans une analyse intitulée Il y a dix ans Camp David : une rétrospective, Bichara Khader revisite les événements de juillet 2000 afin de mettre fin à un mythe : Arafat aurait refusé l’offre généreuse de Barak et serait dès lors responsable de l’échec du sommet de Camp David. La « généreuse » proposition de Barak était la suivante. Israël garderait ses grands blocs de colonies et échangerait ces 10% de la Cisjordanie, contre l’équivalent dans le désert du Néguev. Israël conserverait également la frontière orientale le long du Jourdain, ainsi qu’un contrôle militaire temporaire sur quelque 10% du reste de la Cisjordanie. Le « droit au retour » des réfugiés palestiniens est totalement rejeté, et la souveraineté d’Israël sur l’entièreté de Jérusalem ne peut être discutée. Comment Arafat aurait-il pu accepter cette offre sans perdre le soutien de son peuple ?
Dix ans plus tard, juillet 2010. Mahmoud Abbas est encouragé par les Etats-Unis et l’Europe à s’engager dans des négociations directes et sans conditions préalables avec Benjamin Netanyahou. La position de l’Autorité Palestinienne est pourtant claire : pas de reprises des négociations sans arrêt de la colonisation. S’il revient sur cette décision, Mahmoud Abbas perdra le peu de crédibilité qui lui reste en interne. Le processus de paix est dans une impasse, et de nouveau la responsabilité semble en incomber aux Palestiniens.
Les leçons de Camp David ne semblent donc pas avoir été assimilées, et le même scénario se reproduit aujourd’hui à cette différence près que Mahmoud Abbas ne jouit pas de l’aura de son prédécesseur. Depuis 2007, les tentatives de négociations avortées à répétition n’ont fait qu’éroder sa popularité. Bien qu’il ne paraisse pas toujours le comprendre, Israël a besoin d’un partenaire fort pour bâtir la paix. Plus neutre dans le conflit que son voisin outre-Atlantique, l’Union Européenne a un rôle à jouer pour tenter d’équilibrer les rapports de force entre les parties.
Dix ans après, les Palestiniens sont toujours sans Etat.
[1] Bichara Khader, né en 1944 à Zababdeh, village palestinien à majorité chrétienne situé près de Jénine, est chercheur et enseignant, spécialiste du monde arabe. Il vit en Belgique.
Professeur à la Faculté de sciences politiques, économiques et sociales de l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), il y dirige le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe Contemporain (CERMAC) et y enseigne notamment un cours intitulé Enjeux contemporains du développement.
Il est le frère de Naïm Khader, premier représentant de l’OLP à Bruxelles, assassiné en 1981.
Il a été membre du Groupe des Hauts Experts sur la Politique Européenne de Sécurité Commune et membre du Groupe des Sages pour le dialogue culturel euro-méditerranéen [présidence européenne 2003-2004]. Il est également membre du Centre d’Etudes des Crises et des Conflits Internationaux de LLN.
publié par Medea
publié le mercredi 11 août 2010
Al-Ahram
L’affaire la plus spectaculaire vient du Liban.
Le pays du Cèdre est, en effet, sous le choc, après l’arrestation d’un ancien général de l’armée et cadre très respecté d’un mouvement allié du Hezbollah chiite, les forces de sécurité le soupçonnant de collaboration avec Israël.
Fayez Karam est la première personnalité politique à être détenue dans le cadre de l’enquête qui, depuis 2009, a mené à l’arrestation d’une centaine d’agents présumés de l’Etat hébreu.
Ce maronite est un cadre du Courant Patriotique Libre (CPL), mené par Michel Aoun, l’allié chrétien du Hezbollah et ancien chef de l’armée puis chef d’un gouvernement provisoire au cours des dernières années de la guerre civile (1975-1990). Les informations en provenance du Liban, puis l’annonce de son arrestation, font état d’ébahissement. Le nom de Karam, 62 ans, circule sur toutes les lèvres, et ceux qui le connaissent n’arrivent pas à y croire [1].
A cette affaire s’ajoute celle d’Uri Brodsky, un agent israélien présumé, en voie d’être extradé de Pologne vers l’Allemagne qui le soupçonne d’être impliqué dans l’assassinat d’un membre du mouvement islamiste palestinien le Hamas. Or, il pourrait s’en tirer avec une amende, comme le disent les experts. Rien de plus, puisque son crime est contre un Arabe, un membre du Hamas de surcroît.
Une semaine après l’arrestation d’Uri Brodsky à Varsovie, deux ministres israéliens avaient demandé à la Pologne de le rapatrier directement en Israël.
Cet homme a participé à la mise en place du commando responsable de l’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh, un fondateur de la branche armée du mouvement islamiste palestinien le Hamas, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï.
Israël veut donc l’impunité pour ses agents, et en même temps, il s’acharne contre les Arabes.
Autre affaire, celle où la Syrie a dénoncé l’arrestation dans la localité de Majdal-Chams dans le Golan occupé de druzes contre lesquels on a fabriqué des accusations d’espionnage, ce qui constitue une tentative israélienne de les terroriser.
La Syrie a, par ailleurs, appelé l’Onu à faire pression sur Israël pour qu’il libère tous les détenus syriens dans ses prisons et se retire du Golan syrien occupé en vertu des résolutions internationales. Comme dans toutes les situations dans cette bataille des agents secrets, Israël veut se donner le droit à toute violation tout en lançant les accusations aux autres.
[1] voir aussi l’Afp, relayé par ILoubnan ! Un ex-général inculpé d’espionnage au profit d’Israël
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
ajout de note : C. Léostic, Afps
Bon Ramadan ! D’où viennent les dattes que vous mangez ?Publié le 11-08-2010 Pas question de donner un sou à
Israël et surtout pas en achetant les dattes en provenance de la Vallée
du Jourdain, vaste zone fertile de la Cisjordanie qu’Israël colonise,
exploite et essaie d’annexer à son profit. Le boycott progresse au
niveau international et il y a de moins en moins de Palestiniens qui
acceptent d’aller travailler pour les colons installés illégalement en
Cisjordanie. Alors, il y a assez de dattes en provenance du maghreb pour
ne pas encourager les criminels de guerre ! Lire ci-dessous le
reportage de Corporate Watch sur le Vallée du Jourdain.
La situation dans la Vallée du Jourdain ne cesse de s’aggraver pour les Palestinien, tandis que le Fonds National Juif revendique de plus en plus agressivement la propriété de ces terres palestiniennes.
Cette région qui représente près de 30 % de la superficie de la Cisjordanie, subit la menace d’une annexation en raison de sa fertilité liée à la proximité du Jourdain. En mars dernier, Benjamin Netanyahu annonçait publiquement qu’"Israel ne cèdera jamais la Vallée du Jourdain" et depuis lors, la répression à l’encontre des Palestiniens vivant sur place n’a cessé d’empirer. Cet été 23 maisons palestiniennes du village d’ Al Farisiya ont été détruites par l’armée israélienne. A peine reconstruites, elles ont été à nouveau rasées. 44% de la Vallée du Jourdain sont sous contrôle militaire israélien et 50 % sont aux mains des colons dans 37 colonies illégales sur le terrain, ce qui laisse 6 % de leurs terres aux Palestiniens, qui sont environ 50.000 à vivre encore sur place, du côté palestinien de la ligne verte. Les touristes se déplaçant dans la région, peuvent prendre un car qui file le long de la route 90 et les conduit directement aux plantations verdoyantes de fuits et légumes des colons et des entreprises telles que Carmel Agrexco. Mais le site "Corporate watch" rapporte que malgré les conditions difficiles, le boycott ne cesse de gagner du terrain, entraînant une baisse significative des exportations de fruits et légumes de ces firmes israéliennes. Et contrairement à ce qu’essaient de faire croire la propagande sioniste, ce mouvement de boycott réjouit les travailleurs palestiniens, de moins en moins nombreux à aller se faire exploiter, notamment pour la récolte des dattes qui restent stockées de plus en plus longtemps dans des réfrigérateurs. De même les exportations. de fruit (notamment oranges et raison) ont chuté vers la Grande-bretagne et tendent à être remplacées par des herbes (ciboulette...). Les travailleurs palestiniens en profitent pour s’occuper de leurs lopins de terre et les faire fructifier. La situation reste difficile pour eux tant que les check-points et contraintes imposées par Israël les empêchent d’exercer toute concurrence à armes égales avec la puissance occupante. Mais Corporate Watch, qui a été les interviewer un peu partout dans la Vallée du Jourdain, de Bardala à Al Jiftlik, et de Tamoun à Taysir, a rencontré un soutien sans faille au mouvement de boycott des produits exportés par Israël. QUELQUES EXEMPLES D’ENTREPRISES QUI FONT DU COMMERCE A PARTIR DE LA COLONIE DE RO’I DANS LA VALLEE DU JOURDAIN Dans le cadre des efforts fournis par Corporate Watch pour dresser une carte des exportations en provenance des colonies de la vallée du Jourdain, nous avons visité la colonie israélienne illégale de Ro’i. Fondée en 1976, Ro’i est une colonie « typique » de la vallée du Jourdain par le fait qu’elle a une population faible (de moins de 150 colons) mais qu’elle a volé de vastes zones de terre à la population palestinienne native. Avec son système de sécurité privée, la protection de l’armée et une multitude de serres, Ro’i met en péril l’existence même de communautés bédouines voisines, telles que Al Hadidya et Ras-Al Ahmar, qui se trouvent sous la menace constante de démolitions de leurs maisons et de harcèlement par l’armée, visant à une purification ethnique éliminant les Bédouins de la zone. Les Israéliens décrivent ces communautés comme une « menace contre la sécurité » des colons. Al Hadidya se situe tout près de Ro’i, qui a été en partie construite sur son territoire ; ses habitants sont plus ou moins contraints à passer aux lisières de la colonie pour rejoindre leurs maisons. Toute entreprise qui fait du commerce avec Ro’i , ou qui en importe les produits, est directement responsable de l’extinction forcée de Al Hadidya, qui est une très réelle possibilité. Comme c’est le cas dans toutes les affaires des colonies, la plus grande partie de la main d’œuvre à Ro’i est palestinienne. Selon notre enquête et des interviews avec des ouvriers, les Palestiniens qui travaillent à Ro’i souffrent des même mauvaises conditions que leurs homologues d’autres colonies dans la vallée du Jourdain, n’obtenant ni contrats, ni bulletins de paie, ni assurance maladie, ni congés payés. Des ouvriers qui n’ont pas plus de quinze ans ne gagnent que 56 sheckels (une dizaine d’euros) par jour, tandis qu’un ouvrier – qui a travaillé là pendant quinze ans – ne touche par jour que 120 sheckels (une vingtaine d’euros). Le salaire quotidien moyen, nous ont-ils dit, tourne autour de 75 sheckels (moins de 15 euros) – à peu près le moitié du salaire minimum auquel tout travailleur a droit.
Les entreprises qui font du commerce depuis Ro’i. Le Groupe Bickel Ltd. http://www.bickel.co.il/ bickel-office@bickel.co.il Ro’i est un gros exportateur de fleurs et travaille avec l’entreprise israélienne Bickel. Le Groupe Bickel s’est livré au commerce des fleurs depuis sa création en 1944 et s’est mis récemment à exporter des herbes, des fruits et des légumes, dont certains sont bio. Le Groupe Bickel inclut Bickel Flowers Ltd, Bickel Group Export and Trade (qui était l’entreprise oeuvrant à Ro’i) et Bickel Flowers UK. Ce dernier,fondé en 1998, est la branche commerciale pour les exportations vers le Royaume Uni (UK) et l’Irlande. Il figure comme un actif importateur de fleurs sur le registre de la DEFRA (Department for Environment, Food and Rural Affairs). . Il apparaît que l’entreprise travaille aussi dans une grande proximité avec la Hollande – pays réputé pour ses exportations de fleurs. On avait déjà soupçonné que des fleurs israéliennes sont parfois expédiées en Hollande puis réemballées, dès lors que l’indication du pays d’origine n’est pas exigée pour les fleurs. Il ne nous a pas été possible d’obtenir une adresse pour Bickel Flowers UK, mais l’adresse d’un contact en Hollande est : Bickel Group Holland, P.O.Box 6030, 2001 HA, Haarem, Tél. 0031237505120 begin_of_the_skype_highlighting 0031237505120 begin_of_the_skype_highlighting 0031237505120 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 0031237505120 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting.
Carmel Agrexco http://www.agrexco.co.il/en/home.asp Comme il était prévisible, Carmel Agrexco est largement présent à Ro’i, où il travaille de nouveau avec des colons individuels (Pour un rapport antérieur sur Agrexco, voir http://corporateoccupation.wordpress.com/2010/04/13/corporations-in-tomer-settlement/). Comme à Mehola, une grande partie de ses exportations semblent consister en herbes variées. Cependant, il y avait aussi plusieurs centres d’emballage de la marque Carmel Agrexco pour l’exportation de fleurs. Les producteurs pour Agrexco identifiés à l’intérieur de Ro’i sont : Capoano Isaac et Marmur Shlomi (l’un et l’autre dans les herbes fraîches), Sivan Moshe, Mezan Zohar et Aglamaz Avi (tous conditionnant des fleurs et des raisins pour l’exportation).
Arava www.arv.co.il Arava est l’un des exportateurs de Ro’i. Pour un rapport antérieur sur cette entreprise, voir : http://corporateoccupation.wordpress.com/2010/04/13/corporations-in-tomer-settlement-part-2/. Nous avons identifié un centre d’emballage d’Arava dévolu à l’exportation d’ « herbes fraîches du désert ». Il est dirigé par le producteur Elchayany David.
FloraHolland http://www.floraholland.com/en/Pages/default.aspx L’entreprise néerlandaise FloraHolland – dont le logo était visible sur plusieurs serres à Ro’i – est une coopérative de producteurs et l’une des plus importantes maisons de vente de fleurs aux enchères dans le monde. Les enchères quotidiennes ont lieu en différents endroits des Pays-Bas, et le produit est alors directement transporté vers l’acquéreur. Israël est l’un des six plus importants pourvoyeurs de fleurs pour FloraHolland, et le Royaume Uni est l’un des cinq pays les plus importants vers lesquels se font les exportations. De sorte que la production de la colonie est très probablement acheminée vers la Grande Bretagne via la Hollande, sans même que nous ayons la possibilité d’en suivre la trace. Pour des informations détaillées sur les différents sites de FloraHolland, voir : http://www.floraholland.com/en/general/pages/contact.aspx
MAG Il y avait à Ro’i plusieurs indices d’une entreprise israélienne du nom de MAG. Il semble qu’elle soit dans le négoce de la pisciculture – effectuée sur la colonie – mais son logo pouvait aussi être aperçu, en même temps que celui d’Agrexco, sur au moins une serre. Jusqu’ici, Corporate Watech n’est pas parvenu à obtenir davantage d’informations au sujet de cette entreprise.
Yamko Yadpaz Industries Ltd http://www.yamko.co.il Yamko Yadpaz est une entreprise israélienne spécialisée dans les serres et la technologie des serres. Elle ne fait pas de commerce depuis Ro’i mais ses produits sont utilisés par beaucoup de colons pour leurs projets illégaux d’agriculture. Elle se décrit elle-même comme « Principal fournisseur israélien de serres, avec plus de vingt années d’expérience dans l’exportation de serres au niveau mondial ». Bien qu’elle ne diffuse pas la liste de tous ses distributeurs, elle est en liaison avec ses agences qui procèdent à des exportations vers le Kenya, les USA, la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie. http://www.yamko.co.il/index.php ?page_id=369
(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine) Sources : CAPJPO-EuroPalestine |
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"Nous sommes les seuls à avoir le droit..." par Gideon LEVYPublié le 11-08-2010 L’agression israélienne au Liban, commentée par le journaliste israélien Gidéon Levy. (Source www.info-palestine.net).
"Nous sommes les seuls à avoir le droit... Après l’affrontement de mardi dernier à la frontière, Israël continuera à faire fi de la FINUL et de l’armée libanaise. Ces salauds de Libanais ont changé les règles. C’est scandaleux. Il paraît qu’ils ont un commandant de brigade qui est résolu à protéger la souveraineté de son pays. Un scandale. L’explication c’est qu’il « endoctrine ses troupes », chose que nous sommes les seuls autorisés à faire bien sûr et que ça c’était « l’état d’esprit du commandant » et qu’il est « proche du Hezbollah ». Le culot ! Et maintenant que nous avons récité jusqu’à plus soif les explications de la propagande des forces israéliennes de défense sur ce qui s’est passé mardi à la frontière septentrionale, il est temps d’examiner les faits. Mardi matin, Israël a demandé à la « coordination » avec la FINUL de pouvoir réaliser une nouvelle opération de « déblayage » sur la clôture de la frontière. La FINUL a demandé aux FID de reporter l’opération parce que son commandant était à l’étranger. Les FID n’en avaient cure. Ce n’est quand même pas la FINUL qui nous arrêtera. À midi, les élagueurs se sont mis au travail. Les soldats libanais et ceux de la FINUL leur ont crié d’arrêter. Au Liban, ils disent que leurs soldats ont également tiré des coups de semonce en l’air. S’ils l’ont fait, ce n’est pas ce qui a arrêté les FID. Les branches de l’arbre ont été coupées et du sang a été versé des deux côtés de la frontière. Épanché en vain. Il faut dire qu’Israël prétend que la superficie de l’autre côté de la clôture est sur son territoire, ce que la FINUL a officiellement confirmé hier. Mais une clôture est une clôture : à Gaza il suffit de s’approcher de la clôture pour que nous descendions le contrevenant. En Cisjordanie, l’itinéraire de la clôture n’a rien à voir avec la Ligne verte ; pourtant les Palestiniens n’ont pas le droit de la traverser. Au Liban, nous avons édicté des règles différentes : la clôture n’est qu’une clôture ; nous avons le droit de la traverser et de faire ce que nous voulons de l’autre côté, parfois sur le territoire souverain du Liban. Nos avions ont le droit de voler couramment dans l’espace aérien du Liban et parfois nous envahissons aussi son territoire. Cette région a été occupée par Israël pendant 18 ans sans que nous le reconnaissions jamais. Cette occupation n’était pas moins brutale que celle des territoires, mais elle a également été blanchie. « Zone de sécurité » est ce que nous l’appelions. De sorte que maintenant aussi, nous pouvons faire ce que nous voulons. Mais voila que brusquement, il y a eu un changement. Qu’est-ce que nos analystes ont dit ? Récemment il y a eu des « tirs anormaux » contre des avions israéliens. Après tout, il faut maintenir l’ordre. Nous avons le droit de voler dans l’espace aérien libanais, mais eux n’ont pas le droit de tirer. Toutefois, l’incident de mardi doit être placé dans un contexte plus large : il a été exagéré hors de proportion ici comme si c’était un casus belli, et la guerre n’aurait été évitée que grâce à la fameuse « retenue » israélienne. Depuis des mois maintenant, on entend des roulements de tambour de guerre. Ra ra ra, danger. Des Scuds envoyés par la Syrie, la guerre dans le nord. Personne ne demande pourquoi ni pour quelle raison ; c’est simplement que c’est l’été ici et avec lui les habituelles menaces de guerre. Mais c’est à Israël qu’un rapport des Nations unies publié cette semaine impute la responsabilité de la tension. Dans cette atmosphère surchauffée, les FID devraient faire attention quand elles allument leurs allumettes. La FINUL demande de retarder une opération ? La région est explosive ? Eh bien, le travail aurait dû être reporté. Il se peut que l’armée libanaise soit décidée davantage maintenant à protéger la souveraineté de son pays - ce qui est non seulement son droit, mais son devoir - et un commandant libanais qui voit les FID opérer de l’autre côté de la clôture peut donner l’ordre de tirer, même de façon non justifiée. Qui mieux que les FID savent ce que c’est que d’ouvrir le feu pour n’importe quelle violation réelle ou imaginée ? Demandez donc aux soldats à la barrière de séparation ou à ceux qui gardent Gaza. Néanmoins, Israël a rejeté avec arrogance la demande de reporter son opération faite par la FINUL. C’est avec la même arrogance qu’il exige que les USA et la France cessent de fournir des armes à l’armée libanaise. Seule notre armée est autorisée à se constituer un stock d’armes. Pendant des années, Israël a exigé que l’armée libanaise prenne la responsabilité de ce qui se passe dans le sud du Liban et maintenant qu’elle le fait, nous changeons de ton. Pourquoi ? Parce qu’elle a arrêté de se comporter comme un sous-traitant israélien et qu’elle commence à agir comme l’armée d’un État souverain. Et bien entendu cela est interdit. Une fois que les armes se sont tues, une clameur s’élève à nouveau pour que l’on frappe un autre « coup fort » contre le Liban pour « le dissuader »- infliger sans doute des destructions supplémentaires du type infligé dans le quartier Dahiya de Beyrouth. Trois Libanais tués, dont un journaliste, cela ne suffit pas pour faire contrepoids à la mort de notre commandant de bataillon. Nous en voulons davantage. Le Liban doit apprendre une leçon et c’est à nous de la lui donner. Et nous ? Nous n’avons pas de leçons à prendre. Nous continuerons à ignorer la FINUL, à ignorer l’armée libanaise et son nouveau commandant de brigade qui a eu le toupet de penser que son boulot est de protéger la souveraineté de son pays." Gideon Levy Source et traduction : http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=9216 CAPJPO-EuroPalestine |
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A la Une
La prochaine flottille se prépare à repartir pour Gaza - Coalition internationale pour la Flottille de la Liberté
Rencontre de la coalition de la Flottille de la Liberté à Stockholm...A l’issue de la réunion des 3 et 4 août, la Coalition a fait à la presse la déclaration suivante :
Lire la déclaration : http://www.france-palestine.org/article15343.html
APPEL CITOYEN Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité - AFPS (L’Afps est partie prenante de cet appel, sur la base de notre charte qui se réclame de la laïcité et du refus du racisme ("L'Association se réclame du principe de laïcité et est ouverte à toute personne physique ou morale, à l’exclusion de celles qui professent une idéologie raciste.")
Après les déclarations du président de la République et de ses porte-voix, des organisations associatives, syndicales et politiques diverses appellent au respect des "principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale" dont l’Article premier de la Constitution "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion" :
Lire l'appel : http://www.france-palestine.org/article15336.html
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.
Au nom de la Palestine - Constance Desloire
Les éditions Elyzad, à Tunis, publient deux ouvrages qui témoignent de la solidarité des auteurs du Maghreb à l’égard des Palestiniens. Un phénomène qui prend de l’ampleur.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15277.html
Actualité
Al-Araqib, village bédouin en Israël ...
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15350.html
El Qods (Jérusalem) occupée : Israël décide d’expulser 20 000 Palestiniens - el Watan
Les autorités de l’occupation israéliennes ont décidé d’expulser 20 000 Palestiniens d’El-Qods occupée, a annoncé une organisation de la défense des droits de l’homme des Palestiniens.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15345.html
Infos gaza 512 - PCHR
Le dernier exemplaire d’Infos Gaza (21 au 28/07/2010) , traduit de l’anglais par Jacques SALLES
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15324.html
FME-Palestine - L’équipe du FME-Palestine
Vous trouverez dans ce bulletin des nouvelles fraîches sur l’organisation du FME-Palestine !
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15242.html
Enquête de l’ONU sur la flottille : Israël pose ses conditions - Afp
Israël a menacé mardi 10 août de ne pas coopérer avec le groupe d’experts de l’ONU chargé d’enquêter sur l’assaut meurtrier contre une flottille d’aide à Gaza si ce panel demande que des militaires impliqués dans cette opération soient interrogés.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15352.html
Netanyahu devant la commission d’enquête israélienne - Afp
Attaque des commandos israéliens contre la Flottille de la Liberté : le premier ministre israélien devant une commission israélienne :
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15346.html
L’ONG turque à l’initiative de la flottille de la paix menace de recommencer - Le Monde avec Reuters
Avec la Coalition internationale de la Flottille de la Liberté, l’ONG turque IHH, dont le navire Marvi Marmara a été sauvagement attaqué par des commandos israéliens le 31 mai, repartira vers Gaza si Israël ne lève pas le blocus [1] :
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15342.html
Enquête sur la flottille pour Gaza : recyclage express de l’ex-président colombien - Maurice Lemoine
M. Alvaro Uribe est nommé vice-président de la commission mise en place par l’ONU
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15339.html
La Turquie va récupérer trois bateaux de la flottille pour Gaza - AFP
Les trois bateaux turcs faisant partie d’une flottille humanitaire pour Gaza prise d’assaut le 31 mai par la marine israélienne, devaient être autorisés jeudi à quitter les ports israéliens, a annoncé le ministère de la Défense.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15332.html
Enquête sur la flottille : l’ONU est confuse - Stéphane Bussard
Le raid meurtrier mené par Israël sur la « flottille de la liberté », qui visait à faire sauter le blocus de Gaza, donne lieu à deux enquêtes onusiennes parallèles
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15329.html
« Israël ou l’ivresse de la force depuis des années » - entretien avec Elias Sanbar
Elias Sanbar est ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco et écrivain, auteur récemment du Dictionnaire amoureux de la Palestine (1). Il évoque l’État israélien, le processus de paix et l’attitude des États-Unis et de l’Union européenne vis-à-vis du Proche-Orient.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15323.html
Liban : guerre civile ou déflagration régionale ? Mohamed El Bachir
Résolution 1701, conférence d’Annapolis, "ces accords connurent le même sort que ceux d’Oslo" et" les mêmes scénarii risquent de se reproduire dans la région dans les mois à venir" alors que "dans le « ciel libanais »" pointe "un orage lourd et menaçant."
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15353.html
« L’histoire de l’arbre déraciné par des militaires israéliens ressemble à une provocation » - entretien avec Richard Labévière.
Au Liban, la donne stratégique a largement changé depuis 2006
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15337.html
Liban ; Spéculations inquiètes sur les intentions d’Israël - Philippe Abi-Akl
L’opération israélienne remet en effet sur le tapis cette question de base : qui contrôle la situation au Liban, plus particulièrement à ses frontières ? (...) Mais il faut d’abord se demander pourquoi Israël envoie ses soldats arracher des arbres dans une terre contestée sur la ligne bleue.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15322.html
Les « tambours de la guerre » se font entendre au Proche-Orient - Pierre Haski
Malgré les appels au calme, tout le monde se prépare à une guerre possible, mais pas inévitable, à la frontière israélo-libanaise, au lendemain de l’incident qui a fait quatre morts mardi, le plus grave entre les deux pays depuis le conflit de l’été 2006.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15327.html
Trois soldats et un journaliste libanais tués : La provocation de Tel-Aviv - Hacen Ouali & Agences
L’armée israélienne fait dans la provocation. En violation de la résolution 1701, elle a assassiné trois soldats libanais et un journaliste travaillant pour le journal libanais Al Akhbar, hier, près du village d’Aadaissé, dans le sud du Liban, près de la frontière.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15321.html
Le « non » du Hamas - Chaimaa Abdel-Hamid
Non aux négociations directes.Le Hamas considère qu’elles sont inutiles et dénonce les menaces qui y sont liées.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15335.html
Le comité de suivi arabe, un alibi pour les modérés - Aliaa Al-Korachi
Cette instance de la Ligue arabe qui a prôné, en toute surprise, le retour aux négociations directes, constitue une couverture pour l’Autorité palestinienne et les Etats dits pragmatiques.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15334.html
Israël, un fardeau pour l’Amérique - Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid
A l’heure où Washington fait pression pour une solution, de nombreux cercles influents aux Etats-Unis relèvent que les intérêts américains sont en contradiction avec ceux d’Israël.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15333.html
Peut-on critiquer Israël ? En quoi les sionistes sont-ils légitimés pour instrumentaliser l’antisémitisme ? - Pierre Stamboul
Conférence-Débat, organisée à Luxembourg le 28 juin 2010 par le Comité pour une PAIX JUSTE au Proche Orient, avec Pierre Stambul, de l’UJFP :
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15314.html
Tout est calme sur le front de l’Est - Uri Avnery – 31 juillet 2010
Cette semaine, les gens dotés d’oreilles politiques sensibles ont été très surpris d’entendre ces mots qui, apparemment, avaient échappé à Benjamin Nétanyahou : “Front de l’Est”
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15347.html
Une flottille de femmes aurait quitté le Liban pour rejoindre Gaza - Audrey Garric
La flottille d’aide humanitaire pour Gaza ferait-elle des émules ? C’est ce que semble prouver une information du quotidien britannique The Guardian, qui révèle qu’une nouvelle flottille devait quitter Tripoli, au Liban, ce week-end, pour tenter de forcer le blocus israélien et apporter de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15351.html
Une arme absolue : le pacifisme - Hamid Barrada
La force, rien que la force, tel est le credo d’Israël depuis la guerre de Gaza (fin 2008-début 2009). Et si un problème ne se règle pas par la force, il suffit d’utiliser plus de force pour en venir à bout.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15344.html
Dubaïgate : Payoneer Une Sté Ecran Américaine Du Mossad - M. Abraham
Les enquêteurs internationaux considèrent les transferts d’argent sur internet via des sociétés américaines comme essentiels dans leur traque des assassins du commandant du Hamas Mahmoud al Mabhouh en janvier dernier à Dubaï. L’une d’elle, Payoneer, fait remonter la connexion jusqu’en Israël et son Mossad.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15340.html
Le Liban sous le choc après l’arrestation d’un ex-général "espion" d’Israël - Afp
Le Liban est sous le choc après l’arrestation cette semaine d’un ancien général de l’armée et cadre très respecté d’un mouvement allié du Hezbollah chiite, les forces de sécurité le soupçonnant de collaboration avec Israël.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15338.html
Les Bédouins reconstruisent, Israël redémolit - PNN
Israël a empêché les efforts des Bédouins qui tentaient mercredi de reconstruire leur village du Néguev détruit. Les Bédouins affirment que la violence a été utilisée contre eux.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15331.html
Une ville prison - Chris Patten
De temps à autre, le monde est secoué par l’horrible quotidien de Gaza, puis s’en retourne à la Coupe du monde ou aux préparatifs des vacances d’été.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15328.html
Les Palestiniens de Burin vivent sous la pression des colons - Olivier Tallès
En Cisjordanie, les psychologues de Médecins sans frontières soignent les traumatismes de villageois de Burin et Iraq Burin, soumis à la pression des colons israéliens.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15320.html
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html
Rendez-vous
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 418 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 955 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 192 parrains d'enfants palestiniens et à 309 associations.
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.
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Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79
mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org
publié le mardi 10 août 2010
Afp
« Le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) a clairement fait savoir qu’Israël ne coopérera pas et ne participera pas à une commission qui demanderait à interroger des soldats », a prévenu Nir Hefetz, porte-parole de M. Netanyahu à la radio militaire. « Israël ne ne collaborera pas et ne participera pas à tout panel qui demanderait d’interroger des soldats de Tsahal », a déclaré ce dernier lundi.
« Avant qu’Israël annonce sa participation à cette commission, nous nous sommes assurés lors de négociations intensives en coulisse que le mandat de cette commission soit équitable, responsable et ne porte pas atteinte aux intérêts vitaux et de sécurité de l’Etat d’Israël », a ajouté le porte-parole.
Ces déclarations contredisent les propos tenus lundi par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui a démenti l’existence d’un accord excluant que le groupe d’experts, dont les travaux doivent débuter mardi, puisse interroger des membres des commandos israéliens.
« Non, un tel accord n’a pas été conclu en coulisses », a affirmé M. Ban lors d’une conférence de presse.
Il était interrogé sur la crédibilité qu’auraient les travaux de ce groupe d’experts de quatre personnes, dont un Turc et un Israélien, s’il était empêché d’interroger les soldats israéliens [1].
Neuf Turcs avaient été tués dans les heurts avec les commandos israéliens lors de l’abordage du ferry turc Mavi Marmara, dans les eaux internationales le 31 mai, alors que le navire tentait de forcer le blocus israélien autour de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas.
[1] crédibilité très douteuse de toutes façons puisque la partie qui a commis l’attaque meurtrière est présente dans ce comité dont le vice-président, l’ancien président colombien Uribe, lui-même "expert en massacre", est un fidèle allié d’Israël, et qu’en outre la Coalition pour la Flottille de la Liberté, victime de cette attaque, ne sera pas entendue
publié le mardi 10 août 2010
Jonathan Cook
Les forces de sécurité israéliennes ont détruit un village bédouin cette semaine, pour la seconde fois en quelques jours, faisant 300 sans abri et cela, alors que des dizaines de volontaires juifs et arabes avaient commencé la reconstruction des 45 maisons.
Des organisations de défense des droits humains préviennent qu’il s’agit probablement des premières actions d’une campagne qui menace depuis longtemps, conduite par le gouvernement israélien pour commencer à retirer massivement des dizaines de milliers de Bédouins de leurs terres ancestrales dans le sud du Néguev.
Le Haut Comité de suivi, principal organisme de la minorité arabe d’Israël, a promis cette semaine d’aider à reconstruire le village pour la seconde fois, et déclaré qu’il ferait appel aux Nations-Unies pour qu’il y ait enquête sur le traitement des Bédouins par Israël.
Le village d’Al-Araqib, situé à quelques kilomètres au nord de la principale ville du Néguev, Beersheva, est devenu un symbole du combat d’environ 90 000 Bédouins pour obtenir la reconnaissance de dizaines de leurs communautés et dont les villages, selon le gouvernement, sont construits sur des terres de l’Etat.
Dans un dossier test déposé devant les tribunaux israéliens, un habitant d’Al-Araqib a présenté des documents et des témoignages d’experts montrant que ses ancêtres possédaient et vivaient déjà sur les terres du village bien des décennies avant qu’Israël ne soit créé en 1948. Le juge doit se prononcer d’ici quelques mois.
« Démolir un village entier et laisser ses habitants sans toit, sans même avoir épuisé toutes les autres options pour satisfaire à de vieilles prétentions territoriales est scandaleux, » dit Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de Human Rights Watch.
Une force de 1 500 policiers, dont une escouade spéciale antiémeute portant des cagoules noires, a fait irruption dans le village, tôt ce mercredi, pour abattre une dizaine de cabanes en bois et une maison en dur à moitié construite. La tribu locale Aturi était en pleine reconstruction du village après un premier passage des bulldozers qui avaient rasé le village la semaine précédente.
Les forces israéliennes ont également arraché 850 oliviers, dit Ortal Tzabar, la porte-parole de l’Administration de la Terre du gouvernement.
Hier, l’organisation Adalah, groupe de défense juridique pour les un million trois cent mille citoyens arabes d’Israël, a exigé une enquête criminelle sur ce qu’elle a qualifié de « brutalité policière » lors des deux opérations de démolitions.
Pour Sawsan Zaher, avocat, les agressions contre les villageois, les confiscations de leurs biens et la décision de recouvrir les visages des hommes des forces de sécurité et de leur retirer leur plaque d’identité avaient un but, celui d’ « inspirer la terreur » parmi les habitants.
Taleb a-Sanaa, membre bédouin du parlement israélien, que la police avait laissé sans connaissance mercredi après l’avoir extirpé d’une tente où il manifestait, a mis en garde le gouvernement, le prévenant qu’il prenait le risque d’un « soulèvement dans le Néguev ».
Six responsables de villages furent arrêtés peu après, quand ils refusèrent de signer un document par lequel ils s’engageaient à ne pas revenir à Al Araqib.
Awad Abu Freih, porte-parole du village, dit qu’ils sont restés fermes. « Les autorités veulent briser nos liens avec cette terre afin de pouvoir la livrer à des juifs. Ils ont les moyens de tout détruire, mais nous, nous continuerons de tout reconstruire. Nous ne partirons pas. »
La première démolition du village, à la fin du mois dernier, survenait après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait mis en garde son cabinet devant la « menace palpable » à la judaïté de l’Etat que constituait la minorité arabe du pays, qui représente déjà le cinquième de sa population.
« La conséquence pourrait être que des éléments différents exigent des droits nationaux en Israël, par exemple, dans le Néguev, si nous laissons une région sans majorité juive. » Le mois dernier, le gouvernement a annoncé un programme d’aide de 50 millions de dollars pour encourager les personnels de l’armée à aménager dans des communautés juives du Néguev.
L’affirmation croissante de leur identité par les Bédouins à propos de leur statut indigène, soutenue par des organisations internationales, a entraîné à une réaction violente de la part des officiels, lesquels se réfèrent régulièrement aux Bédouins comme à des « squatters » et à des « envahisseurs » de la terre de l’Etat.
Selon Nili Baruch, de Bimkom, organisation israélienne d’urbanistes pour les droits de l’homme, un plan directeur actuellement en attente d’approbation pour la région urbaine de Beersheva, requiert « d’autres démolitions et déplacements forcés de la population bédouine », comme ceux opérés à Al-Araqib.
En outre, dit-elle, les autorités ont donné leur accord pour une opération spéciale, appelée « Vent chaud » afin de procéder à ces démolitions.
Le conflit du gouvernement avec les Bédouins remonte à la fondation d’Israël, quand la plus grande partie de la population du Néguev fut exclue du nouvel Etat.
Avec le taux de natalité le plus élevé d’Israël, les tribus survivantes connurent une croissance rapide et aujourd’hui, elles comptent 180 000 Bédouins, plus d’un quart de la population du Neguev et ce, en dépit des vagues de migrations juives impulsées par l’Etat.
Israël a refusé de reconnaître la plupart des communautés traditionnelles bédouines et insiste pour qu’elles aillent s’installer dans sept ghettos qui ont été construits par le gouvernement il y a plusieurs dizaines d’années. Seule, la moitié d’entre elles y sont allées, les autres insistant sur leur droit de conserver leur mode de vie pastoral.
Al-Araqib est devenu un point de friction particulier car la plus grande partie de la tribu Aturi était partie dans le ghetto voisin, Rahat, au cours des années 70, quand leurs terres furent déclarées zone militaire fermée. Mais confrontées à une surpopulation problématique dans Rahat et à l’absence de terrain pour son expansion, de nombreuses familles de jeunes commencèrent à revenir dans leur village d’Al-Araqib il y a une dizaine d’années.
Comme 45 autres villages non reconnus, Al-Araqib est privé de tous les services, et notamment d’eau et d’électricité, et les constructions y sont décrétées illégales.
Une récente commission gouvernementale révèle que des dizaines de milliers de constructions bédouines sont soumises à des ordres de démolition, mais que jusqu’à présent, seules les constructions individuelles ont été ciblées, pas les communautés entières.
Le mois dernier, la commission d’urbanisme de Beersheva a approuvé un projet visant à reconnaître 13 villages bédouins, et à obliger les autres habitants à aller dans les ghettos. Dans ce projet, les terres d’Al-Arqib sont destinées à devenir une « forêt de paix », financée par l’organisation sioniste internationale, le Fonds national juif, une initiative que Mr Abu Freih pense conçue pour empêcher le retour des villageois.
Mme Baruch dit que les autorités exigent des habitants qu’ils s’en aillent à Rahat, alors même qu’aucun toit n’y est prévu pour eux.
Pour Mr Abu Freih, les autres terres des tribus voisines ont été secrètement prises par des juifs en 2004. Dans une opération nocturne, le FNJ et les officiels du gouvernement avaient installé des caravanes et ces terres sont par la suite devenues juives, sous le nom de Givat Bar.
Depuis 2002, Israël menait une politique de vaporisations d’herbicide, chaque année, sur les cultures d’Al-Araqib, pour tenter d’en faire partir les habitants, jusqu’à ce que la Cour suprême estime, en 2007, que cette pratique était illégale.
Publié par the national
http://thenational.ae/apps/pbcs.dll...
http://www.jkcook.net/Articles3/0513.htm
6 août 2010
traduction : JPP pour l’AFPS
Le deuxième convoi Miles of Smiles est entré dans Gaza hier soirPublié le 10-08-2010 Miles of Smiles est un convoi
d’aide humanitaire en direction de Gaza, composé de 45 militants
internationaux (incluant le CBSP) ont acheminé l’équivalent de un
million d’euros de matériel médical, en passant par l’Egypte et la porte
de Rafah.
A l’initiative de plusieurs associations, Partners for Peace (Partenaires pour la Paix), the International Committee to Break the Siege on Gaza (le Comité International pour Briser le Blocus de Gaza) et l’UNRWA, ce convoi était notamment composé d’ambulances. Un premier convoi avait pu traverser le passage de Rafah en novembre dernier, et ainsi décharger des fauteuils roulants, du matériel médical, 102 voitures ainsi que des ambulances. http://french.pnn.ps/index.php ?option=com_content&task=view&id=5019 CAPJPO-EuroPalestine |
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Publié le 10-08-2010 Vous trouverez ci-joint la déclaration des cinq militants dont je fait partie, poursuivis devant le tribunal correctionnel
de Mulhouse le 13 septembre. Un communiqué de soutien d’organisations est en cours de préparation. Toutes les informations sur cette affaire seront publiées sur le blog http://palestine68.canalblog.com
Vous y trouverez également une lettre de soutien que vous pouvez envoyer par mail après l’avoir complétée. Les informations sur la campagne BDS (Boycott,
Désinvestissement, Sanctions) sont disponibles sur le blog
http://jplpboycott.canalblog.com
notamment un rubrique Actions en Alsace Nous sommes cinq
militants convoqués le 13 septembre devant le tribunal correctionnel de
Mulhouse, accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à
la violence ». Il nous est reproché d’avoir, par tract, le 26 septembre
2009 à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, appelé au boycott des produits
importés d’Israël et d’avoir porté des tee-shirts comportant
l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël ». Notre action a été
menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement,
Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations
palestiniennes et soutenue par des organisations israéliennes. Elle se
développe en France comme dans le monde entier. Elle vise à faire
appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de
l’homme en Palestine, ce que ni les Institutions internationales ni les
Etats ne font. Soutenant le boycott, Stéphane Hessel écrivait le 15
juin : « L’absence d’action significative de la part des gouvernements
pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse
ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre
eux-mêmes cette responsabilité... ». Cette campagne se
veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la
colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et
défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation. Le boycott a été
utilisé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, Martin
Luther King contre la ségrégation envers les Noirs-américains et pour
dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud. Par nos actions
non-violentes nous voulons exprimer notre indignation face à
l’oppression et l’occupation vécue par le peuple palestinien depuis plus
de 60 ans. S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et
à nos yeux un devoir. Ce procès est
politique. Il a été commandé par le gouvernement. L’accusation est
choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle
est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à
faire taire les militants de la cause palestinienne. Notre collectif
Boycott 68 demande à tous les citoyens de participer à la campagne BDS
et de signer la lettre-pétition « Moi aussi, je boycotte ! ». Farida Trichine, Justice Pour La Palestine Alsace Henri Eichholtzer, Association France Palestine Solidarité 68 Mohammad Akbar, Association REDA (de la dynamique Présence Musulmane) Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF 68 Jacques Ballouey, Les Verts 68 Contact : tél : 06 23 63 65 23 ou 06 43 38 84 74 @ mail : collectif_boycott68@yahoo.fr Merci compléter cette lettre et
l’envoyer aux militants de Mulhouse inculpés, qui la transmettront au
Président du Tribunal correctionnel de Mulhouse
Monsieur le Président, Je soussigné(e) ,…………..… …..….......……………………… …..……........…………………… m’adresse à vous, pour vous informer que je participe au
boycott des produits de l’occupant israélien des territoires
palestiniens, et refuse ainsi de me rendre complice des crimes commis
par l’Etat d’Israël contre un peuple sans défense, et en violation
totale du Droit International dont le droit humanitaire. Je l’avoue, je participe au boycott des produits de ce
pays aujourd’hui guerrier, conquérant et oppresseur. Je l’avoue, c’est
de toute ma voix et de tout mon cœur que je participe à cet acte de
résistance, qui est un acte pacifique et raisonné. J’élève ainsi ma voix contre l’indignité des crimes commis, et contre la colonisation par l’Etat d’Israël de la Palestine. Face à l’inertie des autorités françaises et
européennes, qui se refusent à prendre des sanctions à l’encontre d’un
Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité,
j’estime qu’il est de mon devoir moral de porter assistance à un peuple
en danger. Face à une colonisation qui se poursuit depuis des décennies,
en violation de nombreuses résolutions de l’Assemblée générale des
Nations Unies, face à la construction d’un mur jugé illégal par la Cour
de Justice Internationale de la Haye, à l’emprisonnement et à
l’assassinat de milliers de femmes d’hommes et d’enfants, je réponds à
l’appel lancé par la société civile palestinienne, en participant à la
campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanction (BDS) visant
l’occupant israélien et les entreprises qui s’y associent. Comme pour l’Afrique du Sud du régime d’apartheid, le
boycott, dans le cadre de cette campagne, me semble le seul moyen
pacifique de faire respecter les droits de l’homme et le droit
international, sans lesquels nous sommes menacés par la loi du plus
fort, c’est à dire la barbarie. C’est dans cet esprit que je participe à
cette campagne et que j’appelle mes concitoyens à y participer. Je cesserai de boycotter l’Etat d’Israël et ses produits
quand il cessera de boycotter le peuple palestinien, de l’emmurer, de
le priver de ses droits fondamentaux, de nourriture, de travail, de
libre circulation, et de son droit à l’auto-détermination. J’apprends que cinq militants du Collectif Boycott 68
sont convoqués devant le Tribunal correctionnel de Mulhouse. Je constate
qu’aucun acte de violence, de dégradation ou de pression sur les
personnes relatif à l’action du 26 septembre 2009, n’a été signalé. Pour faire valoir ce que de droit lors de l’audience du
tribunal correctionnel le 13 septembre 2010 concernant l’assignation des
cinq militants du Collectif Boycott 68. à ………………….………………, le / / . (A envoyer à collectif_boycott68@yahoo.fr ************************ Article publié le 10 août 2010 dans le journal L’Alsace Boycott Cinq militants poursuivis à Mulhouse Après avoir appelé au boycott des
produits israéliens à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, cinq militants
de la cause palestinienne sont convoqués devant le tribunal
correctionnel de Mulhouse. Ce sont eux qui l’annoncent, dans un
communiqué diffusé hier : cinq membres du collectif Boycott 68 devront
répondre, le 13 septembre prochain au tribunal correctionnel de
Mulhouse, de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la
violence ». Il leur est reproché d’avoir participé, le 26 septembre
2009, à une action appelant au boycott des produits importés d’Israël
dans les rayons de l’hypermarché Carrefour d’Illzach revêtus de T-shirts
portant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël » ( L’Alsace du
27 septembre 2009).
L’accusation est choquante […] Notre action vise à faire appliquer le
droit Les poursuites engagées font suite à une
plainte du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA),
une émanation de différents conseils des communautés juives, qui sera
partie civile au procès. Carrefour a-t-il aussi déposé plainte et
sera-t-il partie civile ? Contacté par L’Alsace, le service juridique de
Carrefour France — vers qui le magasin d’Illzach avait fait remonter
les faits — n’était pas en mesure, hier, de l’indiquer, en raison de
congés en son sein. Les cinq militants convoqués au tribunal
correctionnel de Mulhouse sont membres de différents mouvements
politiques ou associatifs : Les Verts 68, le Parti communiste 68,
Justice pour la Palestine Alsace, l’association Reda (Dynamique présence
musulmane) et l’association France Palestine solidarité 68. Dans le
texte diffusé hier, ils s’indignent contre leur mise en cause : « Ce
procès est politique […] L’accusation est choquante parce qu’elle veut
étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle
cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants
de la cause palestinienne », estiment-ils. « Notre action a été menée dans le cadre
de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une
initiative non-violente lancée par 171 organisations palestinienne et
soutenue par des organisations israéliennes […] Elle vise à faire
appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de
l’Homme en Palestine […] Cette campagne se veut une sanction de la
politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires
palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple
qui vit sous l’occupation. Le boycott a été utilisé efficacement par
Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, par Martin Luther King contre
la ségrégation envers les noirs américains et pour dénoncer l’apartheid
qui sévissait en Afrique du Sud […] S’indigner devant le non-respect du
droit est une liberté et à nos yeux un devoir », écrivent encore les
cinq militants. Le BNVCA estime de son côté que l’appel
au boycott des produits israéliens lancé par les militants de la
campagne BDS participe au développement de l’antisémitisme en France. « Ils importent un conflit. Ils
échauffent les esprits. S’ils pensent faire gagner la cause
palestinienne par ce biais, ils se trompent », dit Sylvain Zenouda,
vice-président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme,
joint hier par L’Alsace. Il fustige « d’autant plus » cet appel au
boycott « que certains produits israéliens sont fabriqués avec le
concours de Palestiniens », relève-t-il, voyant par ailleurs dans les
actions menées en grandes surfaces « une atteinte à la liberté de
circuler » des consommateurs. Et quand on évoque « l’atteinte à la
liberté d’expression » mise en avant par les militants haut-rhinois
poursuivis en justice, M. Zenouda répond : « Il y a des moyens
démocratiques pour s’exprimer ». Les poursuites engagées au tribunal
correctionnel de Mulhouse ne sont pas les premières du genre en France.
Le 10 février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné à
1 000 € d’amende, pour incitation à la haine raciale, une militante de
la Ligue des droits de l’Homme qui avait apposé un autocollant « Boycott
apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant d’Israël dans une
grande surface de Mérignac.
F.F. Source : http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/3605264/Cinq-militants-poursuivis-a-Mulhouse.html CAPJPO-EuroPalestineBoycott :
Mobilisation en soutien
à 5 militants de Mulhouse
appelés à comparaître le 13 septembre prochain
Enquête de l’ONU sur le Marmara : Israel interdit l’interrogatoire de ses militairesPublié le 10-08-2010 Malgré la présence d’un
Israélien ( !!) dans le panel de 4 experts désigné par l’ONU pour
enquêter sur l’attaque de la flotille humanitaire dans les eaux
internationales le 31 mai dernier, les dirigeants israéliens refusent,
sans surprise, toute possibilité de faire la lumière dans cette
affaire.
Netanyahou vient de déclarer, alors que ce petit groupe d’experts sans grands moyens était censé démarrer ce mardi ses travaux, qu’il lui interdisait d’interroger les soldats ayant participé au commando qui a donné l’assaut contre le Marmara et tué neuf de ses passagers ! "Il ne faut pas que cette commission porte pas atteinte aux intérêts vitaux et de sécurité de l’Etat d’Israël", a fait savoir le gouvernement israélien, qui continue à prétendre que les membres du commando "n’ont fait que se défendre face à l’agression qu’ils avaient essuyée au moment de l’assaut", et .... ont "respecté le droit international"’. Est que l’ONU se couchera comme d’habitude ? L’attitude du gouvernement turc sera déterminante dans toute cette affaire, qui est loin d’être terminée, dans la mesure où Israël maintient le blocus de Gaza. Et la volonté de le briser n’a pas été entamée. Bien au contraire. CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le lundi 9 août 2010
Afp
Le mandat de la commission est limité. Il consiste à déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé par Israël à Gaza, et du raid contre la flottille d’aide, ainsi que les actes des participants et des organisateurs de l’expédition maritime.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu comparait ce lundi matin devant la commission d’enquête israélienne, chargée d’examiner les aspects juridiques de l’assaut meurtrier de la flottille d’aide pour Gaza le 31 mai.Son témoignage, prévu vers 06H00 GMT, devrait être en partie public et en partie à huis clos, selon un communiqué officiel.
Neuf Turcs avaient été tués dans des affrontements avec les commandos de marine israéliens lors de l’abordage dans les eaux internationales du navire turc Mavi Marmara qui tentait de forcer le blocus du territoire palestinien de Gaza.
Présidée par le juge à la retraite de la Cour Suprême, Yaakov Tirkel, la commission est officiellement composée de cinq membres tous israéliens. Deux observateurs étrangers sans droit de vote lui ont été adjoints, Lord Trimble, ex-Premier ministre protestant d’Irlande du Nord [1], et Ken Watkin, un ex-avocat général de l’armée canadienne.
Le mandat de la commission est limité. Il consiste à déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé par Israël à Gaza, et du raid contre la flottille d’aide, ainsi que les actes des participants et des organisateurs de l’expédition maritime. Le gouvernement israélien qui a désigné la commission et auquel elle est redevable, a toujours affirmé qu’aussi bien le raid que le blocus imposé sur Gaza étaient conformes au droit international.
La commission n’est pas habilitée à examiner le processus de prise de décisions par la classe politique ni à recommander des sanctions personnelles contre les responsables politiques et militaires qui ont préparé, ordonné ou conduit le raid.
Le ministre de la Défense Ehud Barak doit être entendu mardi et le chef d’état-major Gaby Ashkenazi mercredi. Il sera le seul militaire à témoigner devant la commission [2].
Une commission militaire avait reconnu le 12 juillet que l’armée avait commis des "erreurs" lors de la planification et l’exécution du raid tout en justifiant le recours à la force.
Ankara a constitué sa propre commission. L’ONU en a créée deux : l’une de quatre experts, sous les auspices de son secrétaire général Ban Ki-moon [3] et l’autre relevant du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU de Genève [4].
[1] Trimble est un soutien bien connu et affirmé des autorités israéliennes, notamment B. Netanyahou
[2] la commission n’a pas le droit d’interroger les soldats qui ont commis l’attaque
[3] Israël, l’"accusé", en fait partie, comme l’ancien président colombien, fidèle ami d’Israël et criminel de guerre, Uribe qui en est vice président, ce qui entache très gravement la légitimité de cette commission.
[4] Israël refuse de se plier au travail de cette commisssion
Israël décide d’expulser 20 000 Palestiniens
publié le lundi 9 août 2010
el Watan
« Le ministère israélien de l’Intérieur a déjà commencé l’expulsion des Palestiniens sous prétexte que leur séjour à El-Qods est illégal », a dit à la presse Ziad Hammouri, directeur du Centre des droits sociaux et économiques d’El-Qods. « Cette nouvelle procédure vise les habitants de la Cisjordanie qui vivaient à El-Qods avec leurs biens et leurs propriétés avant même qu’Israël n’occupe la ville sainte en 1967 », a précisé le même responsable, ajoutant qu’Israël « mène une guerre démographique contre la présence des Arabes à El-Qods ». En mai dernier, les forces d’occupation avaient décidé sur ordre de l’armée d’expulser des dizaines de milliers de Palestiniens vivant en Cisjordanie occupée. Cet ordre visait notamment les Palestiniens détenteurs d’une carte d’identité avec une adresse dans la bande de Ghaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.
La mesure israélienne visait également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite, par exemple, d’un séjour à l’étranger. La décision israélienne avait suscité la colère du peuple palestinien et de fermes condamnations des Etats arabes qui ont dénoncé des violations flagrantes par l’entité sioniste (Israël) des lois internationales dans les territoires palestiniens occupés.
Sur un autre registre, il faut signaler qu’un bateau de pêche libanais a été attaqué hier en mer Méditerranée par la marine israélienne, rapportent les agences de presse. Les relations entre les deux pays se sont tendues mardi à la suite d’un affrontement meurtrier à la frontière qui s’est produit lorsque des soldats israéliens ont tenté de déraciner un arbre et placer des caméras de surveillance en territoire libanais. Trois Libanais (deux militaires et un journaliste) ainsi qu’un officier israélien avaient été tués lors de cet affrontement.
publié le dimanche 8 août 2010
Le Monde avec Reuters
L’ONG turque IHH, qui parrainait la flottille d’aide pour Gaza brutalement abordée en mai par la marine israélienne, a menacé samedi de récidiver si l’Etat juif maintenait son blocus du territoire palestinien.
Israël a restitué les trois bateaux turcs de la flottille saisis lors de l’incident, qui a coté la vie à neuf militants pro-palestiniens de nationalité turque, sans obtenir que l’ONG IHH s’engage à ne pas récidiver, comme il le souhaitait. Mais les autorités israéliennes, qui ont refusé à Ankara les excuses qu’il exigeait, ont fortement conseillé à la Turquie de prévenir tout nouvelle tentative visant à briser le blocus du territoire palestinien aux mains du Hamas.
Huseyin Oruc, membre du conseil de la Fondation pour les libertés et droits humains et pour l’aide humanitaire (IHH), a prévenu que les bateaux de l’ONG pourraient être utilisés pour une mission analogue. "Si le problème n’est pas résolu, de nombreuses flottilles vogueront vers Gaza. Si nécessaire, ces bateaux pourront être encore utilisés. Nous les avons achetés pour les besoins des Palestiniens. Ce sont des bateaux humanitaires", a-t-il fait valoir.
DES IMPACTS DE BALLES CAMOUFLES
La Turquie avait fait de la restitution des navires une des conditions de la normalisation de ses relations avec Israël, qui se sont sensiblement dégradées à la suite de l’abordage sanglant en haute mer du Mavi Marmara, un ancien bâtiment de croisière reconverti en ’navire amiral’ de la "flottille pour Gaza".
Les trois bateaux, dont les machines ont été mises hors d’usage, ont toutefois été repeints en Israël pour camoufler la violence de l’attaque des fusiliers-marins israéliens, qui ont tiré "des milliers de balles", a affirmé Oruc.
Des enquêteurs turcs monteront à leur bord lundi pour tenter de recueillir des indices sur les circonstances de l’abordage, dont Israël a justifié le bilan par la résistance inattendue à laquelle ses militaires se seraient heurtés de la part des militants pro-palestiniens. Devant le tollé international provoqué par l’incident, Israël a ordonné une enquête militaire – récusée par la Turquie –, qui a dédouané les assaillants, tout en reconnaissant des erreurs d’appréciation et carences au niveau du commandement.
Une commission d’enquête internationale distincte a été mise sur pied lundi par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Elle sera conduite par l’ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et comptera un représentant turc et un représentant israélien. [1]
[1] et l’ancien président colombien, criminel de guerre et solide allié d’israël !
http://www.lemonde.fr/proche-orient...
Intro et note : CL, Afps
publié le dimanche 8 août 2010
Aliaa Al-Korachi
« Il a dépassé ses pouvoirs ... Il a même dépassé les pouvoirs du Conseil ministériel de la Ligue arabe ... Il a dépassé toutes les institutions palestiniennes ... ».
Des accusations diverses qui ont été pointées vers le comité de suivi arabe dépendant de la Ligue arabe qui a donné l’aval pour le retour à des négociations directes. C’est lui qui a donné auparavant son feu vert pour des négociations indirectes, et sans aucune raison, voire aucun progrès dans ce dossier, il donne une autre fois son feu vert pour faire passer cette fois-ci des négociations directes. Une situation jugée ambiguë et précipitée d’un comité qui ne possède pas parmi ses attributs de prendre de telle position. Mais quel est le rôle essentiel de ce comité ? Son nom l’explique bien. Intitulé le comité de suivi de l’initiative de paix arabe, ce comité a vu le jour en 2002, suite au lancement de l’initiative de paix arabe durant le sommet de Beyrouth. En fait, la décision de former ce comité a été prise par la Ligue arabe suite à des critiques internationales selon lesquelles le plan de paix arabe a été décidé sans le présenter au monde. Il serait alors unilatéral. Alors, la mission de ce comité, affichée lors de sa création, a été de mobiliser et d’activer cette initiative arabe de paix, et ceci à travers des tournées du comité pour faire une propagande de cette initiative auprès de l’opinion internationale et même celle israélienne. En ce temps, les déclarations des responsables de la Ligue arabe assuraient que ce comité n’a le pouvoir ni de prendre des décisions, ni de constituer une référence pour l’Autorité palestinienne, ni pour le processus de paix. 13 pays ont été alors choisis parmi les pays de la Ligue arabe pour former ce comité : Qatar, qui est le président actuel du comité, Egypte, Syrie, Jordanie, Liban, Palestine, Tunisie, Algérie, Maroc, Bahreïn, Arabie saoudite, Yémen et Soudan, en plus du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
8 ans sont passés depuis sa création, et selon les analystes, le bilan est totalement négatif.
Pour Emad Gad, le comité a échoué durant toute cette période à accomplir son rôle pour lequel il a été créé : « Oui, il a préservé l’initiative arabe, mais seulement en tant qu’un document, mais il n’a pas joué un rôle concret pour la promouvoir. Cette initiative a connu alors jusqu’à présent une négligence internationale, et même régionale ». Des rares tournées et des réunions qui avaient pour titre de soutenir l’initiative, mais sans la moindre efficacité.
Mohamad Abdel-Salam, politologue au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, partage ce même point de vue, en ajoutant que « le monde arabe a espéré, lors de la création de ce comité, de mettre en valeur la formule de 2+1+1. C’est-à-dire d’être un pôle actif à côté de la Palestine alors qu’Israël est avec les Etats-Unis. Et de jouer un rôle efficace dans les négociations comme celui du comité 5+1 de l’Iran ou le comité des 5 pour la Corée concernant les négociations sur le dossier nucléaire ». « Ce qui s’est passé est que le comité est resté toujours inactif et n’avait même pas enregistré le moindre pas », dit Abdel-Salam.
Si le comité n’a pas accompli sa mission, il a bien joué un autre. C’est lui qui, aujourd’hui, fournit une couverture arabe pour les choix de l’Autorité palestinienne soumise à des pressions américaines. Il lève ainsi l’embarras où se trouve Abou-Mazen. « Ce comité représente un secours pour le président de l’Autorité palestinienne en plein conflit avec le Hamas. Celui-ci dit à chaque fois qu’il ne va pas prendre de telle position sans l’acceptation du comité de suivi arabe. Et le comité se regroupe pour lui donner son aval. Une fois pour des négociations indirectes et une autre pour des négociations directes ».
Non seulement c’est pour fournir une couverture pour Abbass, mais aussi pour les pays de l’axe modéré, aussi sous pression américaine, et qui font partie eux aussi de ce comité, comme l’Egypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite.
Selon Gad, le choix des membres de ce comité était de tenir compte que son centre de gravité soit les pays dits modérés. Le seul membre opposant c’est la Syrie, qui représente l’axe du non pour la politique américaine .
publié par al-Ahram hebdo en français
BDS Tour : Avignon (VIDEO)Publié le 7-08-2010 Dimanche 25 juillet : Avignon (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
Réalisation : L’équipe "Palestine Vivra" Durée : 5’25 CAPJPO-Europalestine |
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recyclage express de l’ex-président colombien
publié le samedi 7 août 2010
Maurice Lemoine
En juillet dernier, le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’Organisation des Nations unies (ONU) a désigné trois experts chargés d’enquêter sur le raid meurtrier mené par des commandos israéliens contre une flottille humanitaire internationale, le 31 mai. Transportant des centaines de défenseurs des droits des Palestiniens, celle-ci s’apprêtait à contourner le blocus illégal de la bande de Gaza pour y livrer de l’aide humanitaire. Indignant l’opinion internationale et provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie, l’abordage et l’emploi de la force s’étaient soldés par la mort de neuf passagers turcs et par des dizaines de blessés.
Hostile à toute investigation de ce type, Tel Aviv avait rejeté celle du CDH, la déclarant prématurée, dans la mesure où sa propre commission d’enquête était en cours. Toutefois, et pour la première fois, le premier ministre Benjamin Netanyahu a accepté qu’Israël coopère avec un autre panel de quatre experts, dont le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, a annoncé, le 2 août, la constitution (1). « A partir du moment où la commission est crédible, objective, cela ne nous pose pas de problème », a déclaré M. Mark Regev, le porte-parole du gouvernement israélien.
« Crédible », on peut en douter – sauf s’il s’est agi de la doter d’un « expert en massacres » particulièrement compétent. En effet, présidée par l’ancien premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, qu’assisteront un Turc et un Israélien, elle aura comme vice-président… le chef de l’Etat colombien, Alvaro Uribe, dont la gestion à la tête du pays, commencée en 2002, s’achève le 7 août, au terme de son second mandat. Compte tenu de son expérience personnelle, le nombre « limité » – on serait presque tenté d’écrire « ridicule » – des victimes ne devrait guère le perturber et l’amener à bousculer le gouvernement israélien.
C’est en effet durant ses huit années à la Casa Nariño (2) que les hauts responsables du Département administratif de sécurité (DAS), la police politique colombienne, qui dépend directement du président de la République, ont chargé des chefs paramilitaires d’assassiner des milliers d’opposants – parmi lesquels, de 2002 à 2008, quatre cent trente syndicalistes. C’est à l’ombre de la directive ministérielle n° 29 de novembre 2005 – qui établit le paiement de récompenses pour la capture ou la mort de guérilleros – que s’est développée la pratique des « faux positifs » : la justice colombienne a actuellement entre les mains les dossiers de mille neuf cent quatre-vingt neuf hommes abattus de sang froid par des militaires et ensuite revêtus d’uniformes destinés à les faire passer pour des insurgés morts au cours d’affrontements.
Selon le Bureau d’étude des droits humains et du déplacement forcé (Codhes), sur les quatre millions de personnes déplacées de force depuis 1985, trois millions l’ont été sous le gouvernement de M. Uribe (3). Chaque semaine donne lieu à la découverte d’une fosse commune, œuvre des paramilitaires, dans un département ou un autre du pays. Lors d’une audience publique tenue le 22 juillet dernier, une délégation composée de six membres du Parlement européen, de trois députés britanniques, trois délégués espagnols et deux américains, et de dix dirigeants syndicaux de divers pays, a confirmé l’existence à La Macarana (département de Meta), du plus grand de ces charniers, imputable, celui-ci, tant aux paramilitaires qu’à la force d’élite de l’armée (la Fuerza de Tarea Omega) déployée dans la région (4). Selon les estimations, environ deux mille corps de victimes d’exécutions extrajudiciaires pourraient y avoir été jetés.
En vertu de la loi Justice et paix, entrée en vigueur en juillet 2005, dans le cadre d’une pseudo démobilisation, M. Uribe a octroyé à trente mille paramilitaires une amnistie de fait. L’extradition de quatorze de leurs chefs aux Etats-Unis, lesquels entendent les juger pour « narcotrafic », a permis d’éviter que leurs témoignages, devant la justice colombienne, ne révèle l’horreur de leurs crimes et, surtout, les complicités dont ils ont joui, au cœur même du pouvoir, dans la pratique du terrorisme d’Etat. Elle n’a pu toutefois empêcher la mise en examen ou l’incarcération de quatre-vingt-cinq élus et ex-élus « uribistes » – dont deux anciens présidents du Sénat – pour leurs liens avec les milices d’extrême droite.
Pour ne pas sombrer dans une analyse exagérément négative, on précisera que la nomination de cette « importante personnalité » (dixit M. Ban Ki-Moon) sera d’un grand secours à la commission d’enquête si, d’aventure, certains de ses interlocuteurs rechignaient à fournir les « clarifications et informations complémentaires » nécessaires à l’établissement des faits. M. Uribe est en effet passé maître dans ce type d’activité. Le 9 juillet, témoignant devant un procureur de la Cour suprême, M. Fernando Tabares, ex-directeur du renseignement du DAS, a précisé que tous les ordres donnés à la police politique, et qui ont abouti au scandale des chuzadas – écoutes illégales et espionnage de magistrats de la Cour suprême, de journalistes et d’opposants –, l’ont été par M. Bernardo Moreno, secrétaire général de la présidence de la République ; un très proche de M. Uribe, de plus en plus menacé par la justice et qui perdra le 7 août l’impunité liée à sa fonction.
« J’espère sincèrement que [cette commission d’enquête] contribuera au processus de paix, ainsi qu’à l’amélioration des relations entre Israël et la Turquie », a déclaré M. Ban Ki-Moon. A défaut d’une contribution à un quelconque processus de paix en Colombie ou à l’amélioration des relations entre ce pays et ses voisins équatorien et vénézuélien, que M. Uribe a détériorées à l’extrême, on l’espère sincèrement aussi. Mais, en tout état de cause, « sa très grande expérience en matière de paix, de sécurité et de droit international » (selon la représentante permanente de Bogotá devant les Nations unies, Mme Claudia Blum) ne devrait guère mettre Tel Aviv en difficulté. Une longue histoire lie Israël et la Colombie.
En 1983, Carlos Castaño, l’un des chefs paramilitaires les plus sanguinaires, a reçu un entraînement militaire en Israël, comme il l’a révélé lui-même, avant sa mort, dans son livre Mi Confesión (Ma confession) (5). L’un de ses collègues en assassinats de masse, M. Salvatore Mancuso, a bénéficié du même accueil chaleureux. En 1987, des officiers de la XIIIe Brigade, contacteront M. Ytzhak Maerot Shoshani – bien connu du haut commandement militaire pour avoir représenté la firme Israel Trading Corporation, qui, depuis 1980, vendait du matériel de guerre au ministère de la défense colombien. C’est par son entremise que sera organisée l’arrivée, à Puerto Boyacá (province de Magdalena Medio), au début de 1988, de cinq « conseillers » israéliens (et onze britanniques), sous les ordres de M. Yahir Klein, colonel de réserve de l’armée israélienne, fondateur de la compagnie Hod He’hanit-Spearhead Ltd, prestataire de services en matière de sécurité. Durant quarante-cinq jours, dans la finca (6) « La Cincuenta », ces mercenaires formeront les narcoparamilitaires aux techniques les plus raffinées (7). Pour cette seule année 1988, la « sale guerre » fera deux mille morts civils dans la zone bananière d’Urabá.
Depuis, dans un cadre plus conventionnel, les relations n’ont jamais cessé. Depuis 2005, Israël est le premier fournisseur de la Colombie en matériel belliqueux (armes légères, drones, systèmes de surveillance et de communications). Ministre de la défense de M. Uribe (et, à partir du 7 août, nouveau président du pays), M. Juan Manuel Santos a reconnu que Bogotá a discrètement recruté d’anciens officiers de l’armée israélienne pour former les forces de police à l’action contre-insurrectionnelle (8). Au lendemain de la libération de Mme Ingrid Betancourt (enlevée et retenue par les FARC depuis 2002), M. Juan Hurtado Cano, ambassadeur de Colombie en Israël, confirmait, lui, « le haut niveau de coopération militaire entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme (9) »
Déjà récipiendaire de la Médaille d’or de l’humanitarisme ( !), décernée par l’organisation juive B’nai B’rith (Les Fils de l’Alliance), totalement alignée sur Tel Aviv, M. Uribe a été honoré d’un award (prix), le 3 mai 2007, à Washington, par l’American Jewish Committee (Comité juif américain, AJC), car, d’après M. E. Robert Goodkind, son président, il est « un allié dévoué des Etats-Unis, un bon ami d’Israël et du peuple juif, et un ferme partisan de la dignité humaine et du développement en Colombie et dans les Amériques ».
Dans ces conditions, M. Ban Ki-moon ayant préalablement discuté de la composition du panel avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, en visite à New York, on ne s’étonnera pas que Tel Aviv n’ait émis aucune objection à l’existence d’une « commission d’enquête » comprenant un acteur aussi « impartial ». Ni que Washington s’en soit hautement félicité. Quant à M. Ban Ki-Moon, il a manifesté son enthousiasme, le 2 août : « Aujourd’hui, je suis très heureux d’annoncer la création de ce panel. C’est un développement sans précédent. »
« Sans précédent » est effectivement l’expression qui convient.[(1) Le groupe d’experts entamera ses travaux le 10 août et soumettra un premier rapport d’ici à la mi-septembre
(2) Le siège de la présidence colombienne.
(3) Cf. Amnesty International, « “Laissez-nous vivre en paix !” Les civils, victimes du conflit armé en Colombie », octobre 2008.
(4) Hasard ? Déployant un énorme rideau de fumée, c’est précisément ce 22 juillet que M. Uribe a déclenché une grave crise avec son voisin vénézuélien, l’accusant d’accueillir et de protéger, sur son territoire, quatre-vingt-sept campements et mille cinq cents guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN) et des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ces « révélations » ont totalement occulté dans les médias, et continuent de le faire, « la fosse commune de La Macarena » – d’ailleurs connue depuis plusieurs mois sans provoquer aucun émoi.
(5) Carlos Castaño (avec Mauricio Aranguren Molina), Mi Confesión, Editorial Oveja Negra, Bogota, 2001.
(6) Propriété agricole.
(7) Le 27 août 2007, M. Klein a été interpellé en Russie.
(8) Semana, Bogotá, 10 août 2007.
(9) « Intense coopération militaire entre Israël et la Colombie » (vidéo), 3 juillet 2008.]
publié sur le blog du Monde diplomatique "la Valise diplomatique"
BDS Tour à Nîmes (VIDEO)Publié le 7-08-2010 Samedi 24 juillet : Nîmes (Languedoc-Roussillon)
Réalisation ; L’équipe "Palestine Vivra" Durée : 4’54 CAPJPO-Europalestine |
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BDS Tour à Sète (VIDEO)Publié le 6-08-2010 Vendredi 23 juillet : Sète (Languedoc-Roussillon)
Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra" Durée : 3’26 CAPJPO-Europalestine |
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publié le vendredi 6 août 2010
AFP
Cette opération avait coûté la vie à neuf passagers turcs et provoqué une crise aiguë des relations entre les deux pays."Le ministère israélien de la Défense va remettre aujourd’hui (jeudi) à des représentants turcs, les navires turcs ancrés en Israël, qui avaient tenté de forcer le blocus naval imposé au régime du Hamas dans la bande de Gaza", a indiqué un communiqué de la Défense.
La décision de restituer ces bateaux, en particuliers le Mavi Marmara qui a été le théâtre de l’abordage le plus violent, a été prise "au niveau politique", a ajouté le communiqué."Trois remorqueurs turcs vont arriver en Israël jeudi" pour prendre en charge ces bateaux, a-t-on poursuivi de même source sans préciser à quel moment ces opérations auraient lieu.
Le Mavi Marmara est actuellement ancré à Haïfa, un port du nord d’Israël, tandis que deux autres bateaux se trouvent à Ashdod dans le sud du pays [1]. Israël a accepté lundi pour la première fois de participer à une enquête sur l’abordage que doit mener un panel d’experts composé de quatre membres, dont un Israélien et un Turc, constitué par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
L’Etat hébreu a ainsi accepté pour la première fois de coopérer avec les Nations Unies pour une enquête sur une de ses opérations militaires sous la pression de la communauté internationale [2].
[1] les autres navires kidnappés sont toujours illégalement détenus en Israël. Les membres de la Coalition de la Flottille pour la Liberté entendent faire respecter le droit et exigent que les kidnappeurs les leur rendent au plus vite (tout comme tous les objets personnels qui étaient à bord et ont été volés par les soldats israéliens, y compris des cartes bancaires qu’ils ont osé utiliser). Ils sont prêts pour cela à se rendre rapidement en Israël -le pays kidnappeur.
[2] Il n’est pas étonnant qu’Israël accepte puisque l’occasion lui est ainsi donnée de participer à une commission de l’ONU ! Commission dont on peut douter d’emblée de la validité puisque le perpétrateur du crime sur lequel on enquête en est membre et que l’un de ses plus fidèles alliés -le criminel de guerre Uribe, ancien président de Colombie- en est vice-président. Notons qu’Israël a refusé la commission d’enquête de la Commission des Droits de l’Homme, beaucoup plus indépendante.
publié le vendredi 6 août 2010
Chaimaa Abdel-Hamid
On s’y attendait bien. Presque rien de choquant ni de surprenant dans la réaction du Hamas suite à la déclaration de la Ligue arabe qui a relancé les négociations directes entre Palestiniens et Israéliens. Les dirigeants du mouvement ont indiqué qu’ils refuseront tous les appels à la reprise des négociations entre l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) et Israël.
Les dirigeants du Hamas n’ont pas caché leur mécontentement et ont annoncé leur prise de position quelques heures avant la réunion du comité de suivi de l’Initiative de paix arabe au Caire qui s’était tenue justement pour discuter de la proposition américaine de relancer les négociations directes. « Donner à l’ANP toute autorisation de reprendre les négociations avec Israël serait une transgression grave », a déclaré Sami Abou-Zurhi, porte-parole du Hamas, lors d’une conférence de presse.
En effet, pour le Hamas il n’y a rien de logique dans la reprise de négociations qui n’ont jamais réalisé la moindre avancée. Les négociations directes entre Palestiniens et Israéliens se sont arrêtées en décembre 2008, au moment où l’armée israélienne a lancé son offensive de grande ampleur contre la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas. « Nous demandons au comité arabe de retirer l’autorisation précédente donnée à l’ANP pour les négociations avec Israël », a d’ailleurs ajouté Abou-Zuhri. Pour lui, il n’y a plus lieu pour ces négociations et la priorité doit être uniquement donnée à la reconstruction de la bande de Gaza et le dévoilement des crimes de l’occupation israélienne, plutôt que de discuter de la manière de négocier avec Israël.
Rejet des pressions
Leur appel est d’ailleurs bien clair à cet égard. Le Hamas demande aux parties à la réconciliation palestinienne de ne pas répondre aux pressions américaines. Les Etats-Unis et Israël ont demandé au président palestinien, Mahmoud Abbass, de reprendre les négociations directes avant même la fin des négociations rapprochées indirectes de quatre mois entre Palestiniens et Israéliens qui ont débuté en mai [1]. Khaled Mechaal, leader du Hamas à Damas, a lancé lors d’une réunion avec le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, pour discuter des affaires régionales avec les officiels syriens et palestiniens : « Le Hamas est prêt à franchir tous les obstacles qui entravent la réconciliation » tout en soulignant que son organisation veut remplir sa mission le plus vite possible mais sans négociation avec Israël.
Cela dit, ce mouvement islamiste avait aussi rejeté la lettre du président américain Barack Obama envoyée à son homologue palestinien Mahmoud Abbass, la qualifiant de « lettre de menace ». En effet, en juin, Obama a envoyé une lettre à Abbass pour lui dire que les relations américano-palestiniennes seraient affectées s’il refuse les négociations directes avec Israël. « Cette lettre est très décevante », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, tout en ajoutant : « Elle révèle les politiques pro-israéliennes de M. Obama ».
Des accusations que l’Autorité palestinienne a même rejetées, en niant toute intention américaine de faire des menaces. C’est ce qu’a tenu à souligner le négociateur palestinien Saëb Erakat qui affirme que « la lettre ne comprend pas de menaces ou d’avertissements. (...) M. Obama a expliqué que son rôle serait moindre si nous ne prenons pas en compte ses recommandations de commencer des négociations directes ».
La position du Hamas n’est peut-être pas nouvelle. Ce mouvement n’a jamais été pour des négociations avec les Israéliens. Mais ce rejet ne dépasse pas le fait d’être une simple prise de position qui n’a jamais été tenue en considération. Ceci en raison des différends qui existent entre les deux camps. En effet, Amr Moussa a tenu à souligner que le Hamas et le Fatah devraient endosser ensemble la responsabilité de l’avortement de la réconciliation, faisant ainsi référence à la nécessité d’actes pratiques nécessaires pour assurer le succès de cette mission de réconciliation interpalestinienne. Ce qui permettrait de donner plus de poids aux Palestiniens dans d’éventuelles négociations. Quant au comité arabe, il a approuvé de toute façon ces pourparlers. Il reste maintenant à savoir lequel de ces deux camp a raison .
[1] toujours selon al-Ahram, Mahmoud Abbass (Abou-Mazen), président de l’Autorité palestinienne, a déclaré : « Je n’entamerai pas de négociations directes tant que l’on n’aura pas de perspectives sérieuses sur les frontières de 1967 et la fin de la colonisation (...) Quand je recevrai des garanties (sur ces sujets), alors, j’engagerai immédiatement des négociations (...) je fais face à des pressions comme je n’en ai jamais connu avant dans ma vie, de la part de l’administration américaine, de l’Union européenne et du secrétaire général de l’Onu ».
publié par al-Ahram hebdo en français
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
Ajout de note : C. Léostic, Afps
BDS Tour à Albi (VIDEO)Publié le 5-08-2010 Jeudi 22 juillet : Albi (Midi-Pyrénées)
Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra" Durée : 4’41 CAPJPO-Europalestine |
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Enfants grièvement blessés à Gaza après l’utilisation d’obus à fléchettes par l’armée israéliennePublié le 5-08-2010 Le bilan de deux morts et
plusieurs enfants grièvement blessés lors des bombardements israéliens
de fin juillet au Nord de la bande de Gaza, est lié à l’emploi d’armes
interdites dans les zones d’habitation. Mais qui va poursuivre Israël
pour ce nouveau crime de guerre ? Reportage de Adie Mormech.
Photo : Ezzedeen Al-Qassam « Elle est revenue par l’entrée principale et on ne voyait pas tout de suite qu’elle avait été blessée. Soudain beaucoup de sang est sorti de son nez et elle s’est mise à vomir ; toute la famille a vu cela... ses petits frères ont été très effrayés. Elle venait juste de jouer à l’avant de la maison. » C’est ainsi que Nihed Al-Massry a décrit ce qui est arrivé à sa fille Samah Eid, âgée de neuf ans, après que l’armée israélienne eût tiré quatre obus sur des zones résidentielles dans Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza le 31 juillet 2010. Samah est maintenant hospitalisée dans un état jugé très sérieux, souffrant d’une importante perte de sang et d’un niveau d’hémoglobine très bas. Elle a été frappée par les éclats et les fléchettes d’un obus [1] qui a explosé à une centaine de mètres plus loin, provoquant une hémorragie interne à la poitrine et plusieurs traumatismes graves à la tête. Des morceaux de métal sont maintenant enfoncés dans tout son corps. Les obus à fléchettes sont des armes illégales au regard du droit international quand ils sont tirés sur des zones d’habitations civiles. Trois autres enfants ont été blessés dans cette même attaque. Deux jeunes gens ont été tués : Muhammad, Al-Kafarneh, âgé de 23 ans, touché par des éclats dans le dos et la poitrine, et Kasim Al-Shinbary, 19 ans, touché par des fléchettes à la tête et par des éclats dans le dos. On ne sait pas s’ils faisaient partie de la Résistance ou s’ils étaient simples civils. Haitham Thaer Qasem, un garçon âgé de quatre ans et enfant unique, était endormi sur un lit d’hôpital, inspirant difficilement de temps en temps à travers l’appareil d’assistance respiratoire fixé sur son nez. Il souffre d’un traumatisme nasal profond, et des pointes de fléchettes venant de l’obus sont encore enfoncées dans son petit corps, entrées dans le dos, le bras droit et la jambe droite. Haitham se trouvait à environ 200 mètres de l’impact de la bombe. La mère de Haitham se tenait à ses côtés, pleurant silencieusement tandis qu’une de ses tantes à son chevet expliquait ce qui s’est produit. « Nous avions demandé à Haitham de ramener quelque chose du marché pour sa maman, puis nous avons entendu les explosions et quelqu’un est venu à notre maison et dire à la famille qu’Haitham avait été emmené à l’hôpital et qu’il avait été blessé dans le bombardement. Nous sommes venus rapidement à l’hôpital. » Pendant ce temps, le médecin qui soigne Samah a expliqué que la perte de sang de la fillette était un souci majeur. Ses blessures sont aggravées par le fait qu’elle souffre déjà - comme trois de ses frères - de thalassémie [2] et le médicament pour traiter son état, l’Exjade, est rare en raison du blocus israélien. Elle était clairement en train de souffrir et, paniquée, elle essayait d’enlever les tubes nasaux. Sa mère nous a montré les bandages sur sa poitrine. Son médecin, Muhammad Abu Hassan, décrit son état comme « semi-critique ». « Elle était dans un état très grave quand elle est arrivée - c’est très difficile et très traumatisant pour des enfants lorsqu’on leur insère une sonde dans la poitrine - c’est très douloureux. Le sang coulait principalement de la poitrine. Nous devrons l’opérer et nous chercherons plus précisément l’origine de sa douleur abdominale, » nous a-t-il expliqué. La famille d’Al-Massry avait déjà souffert des attaques israéliennes. Ryad, le frère de Samah, âgé de quatre ans, a été blessé lors de l’attaque israélienne de trois semaines contre la bande de Gaza au cours de l’hiver 2008-09, où plus de 400 enfants palestiniens ont été tués. « Notre maison a été frappée pendant la guerre, un voisin qui était à l’intérieur a été tué et notre fils a eu de graves blessures à la tête. Il n’a alors pu être soigné et en raison de cela, sa vue est maintenant affectée et de façon permanente. » Alors que nous quittions Samah, elle a commencé à pleurer, gémissant dans son triste état et dans sa grande confusion. Il y avait deux enfants blessés de plus à l’hôpital à cause de l’attaque, appartenant aussi à la famille Al-Massry de Beit Hanoun : Azzam Muhammad al-Massry, âgé de 11 ans, qui souffrait d’une grave fracture au niveau du coude gauche, et Ibrahim Wasseem al-Massry, âgé de 4 ans, souffrant de blessures légères à l’abdomen. La semaine précédente à Gaza, Nema Abu Said, une maman de cinq enfants et âgée de 33 ans a été tuée par un bombardement israélien alors qu’elle quittait sa maison pour rechercher, toute affolée, son plus jeune garçon après un premier tir d’obus. Trois autres membres de la famille ont été blessés par les fléchettes, plusieurs de celles-ci restant maintenant enfoncées dans les corps des personnes blessées. jeudi 5 août 2010 - 06h:29 *Adie Mormech - Live from Palestine Notes : [1] Le terme consacré pour ce type d’obus est nail bombdont le contenu est fait de billes d’acier, clous, pièces coupantes comme des rasoirs, fléchettes d’acier et divers morceaux métalliques. L’armée israélienne utilise régulièrement sur les zones très densément peuplées de Gaza, ce type d’obus de fabrication américaine qui projettent principalement des « fléchettes » de 3,75 mm de long dans toutes les direction et qui mutilent et tuent dans une zone circulaire de 100 à 300 mètres autour de leur point d’impact. [2] Maladie souvent héréditaire, consistant en anémie et déficit en hémoglobine * Adie Mormech est un avocat spécialisé dans les droits de l’homme et basé dans la bande de Gaza. Il avait été précédemment kidnappé par la marine israélienne dans le huitième bateau du mouvement Free Gaza, The Spirit of Humanity. Il milite avec le Mouvement International de Solidarité. http://electronicintifada.net/v2/ar... Traduction de l’anglais : Claude Zurbach CAPJPO- EuroPaestine |
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liberté, égalité, fraternité
publié le jeudi 5 août 2010
Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.
En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.
Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.
Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.
Signataires
AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.
Paris, le 4 août 2010
Intro : C. Léostic, Afps
publié le jeudi 5 août 2010
Stéphane Bussard
A quoi jouent les Nations unies ? Le président du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU à Genève, Sihasak Phuangketkeow, a précisé mercredi au Palais des Nations les objectifs de la mission d’enquête sur l’abordage meurtrier, le 31 mai, par les forces israéliennes, de la « flottille de la liberté », qui souhaitait faire sauter le blocus de Gaza. Une mission créée par le CDH le 2 juin dernier. « Il s’agit d’établir les faits, les violations du droit humanitaire et des droits de l’homme », a insisté l’ambassadeur thaïlandais.
A cette fin, trois experts ont été nommés : Karl Hudson-Philips, qui a officié comme juge à la Cour pénale internationale, Desmond de Silva, un avocat qui fut procureur général du Tribunal spécial pour le Sierra Leone, et enfin Mary Shanthi Dairiam, qui a été membre du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Israël a déjà manifesté sa désapprobation. Sihasak Phuangketkeow croit néanmoins possible une coopération israélienne.
Panel de quatre experts
Fait étonnant : le CDH n’est pas la seule institution, au sein de l’ONU, à lancer une mission d’enquête sur l’abordage de la « flottille de la liberté » [1]. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé lundi la constitution d’un panel de quatre experts qui bénéficieront de l’aide surprenante du président colombien sortant, Alvaro Uribe [2]. Israël a d’ailleurs accepté pour la première fois de coopérer avec ces experts [3]. Mais ceux-ci ne risquent-ils pas de marcher sur les plates-bandes du Conseil des droits de l’homme ? Sihasak Phuangketkeow s’en défend et estime que la mission instituée à New York lundi aura un mandat « plus large ». [4]
A Genève, certaines voix s’élèvent et estiment que, si l’on avait voulu discréditer davantage le Conseil des droits de l’homme, on ne s’y serait pas pris autrement. La mission d’enquête du CDH remettra ses conclusions lors de sa prochaine session, en septembre.
[1] voir aussi al-Ahram hebdo :
Israël : droits humains ? Connais pas
Israël doit abandonner le blocus qu’il impose à Gaza et inviter une commission d’enquête indépendante au sujet de son agression sanglante contre ce territoire. C’est ce à quoi vient d’inviter le comité de l’Onu pour les droits de l’homme. Rien de nouveau sous le soleil ? Les appels et les condamnations des pratiques israéliennes se suivent sans apporter de résultats. Ils sont là pour rendre plus volumineux encore le dossier des actes d’accusation contre Tel-Aviv. Mais celui-ci se soucie peu des condamnations morales. Voire à l’occasion même de ces demandes, il les a non seulement formellement rejetées, mais il a même souligné que la notion de droits humains, tel que précisée dans la Convention internationale sur les droits politiques et humains, ne s’appliquait pas aux territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza. Et ceci bien qu’elle s’applique en revanche aux colons juifs se trouvant dans ces régions. On n’a jamais vu autant d’esprit discriminatoire qui refuse le droit international. Ce qui a fait dire à un ancien juge et militant français des droits de l’homme, Chanet, qu’il est très difficile de dialoguer avec Israël. Ça on le connaît. Cela est clair. Tel-Aviv est tout le temps sur la sellette quand il s’agit de droit humain. Et ceci concerne tant sa politique en Cisjordanie qu’à Gaza. Le 23 juillet dernier, un autre forum, le Conseil des droits de l’homme, a désigné une équipe d’experts internationaux pour l’affaire de la flottille. Il s’agit de 18 spécialistes indépendants, notamment des experts bien connus en droits international et humains. Ils représentent aussi une convention formée de 166 pays. L’enquête doit porter aussi sur les massacres lors de la campagne militaire israélienne contre Gaza. Un autre chef d’accusation contre Israël : le fait de juger des enfants, palestiniens, cela s’entend, devant la Cour militaire. Des centaines d’enfants sont détenus pour ces procès. Pour les autres, on relève des exécutions extrajudiciaires des suspects et des cas de torture. A ces accusations accablantes on ajoute la construction illégale de colonies dans les territoires occupés, la destruction des maisons palestiniennes et bien d’autres. Israël doit répondre pour un prochain rapport, devant être publié en juillet ... 2013. D’ici là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts. On pourrait dire plutôt beaucoup de sang.
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
[2] En fait, la mission d’enquête sera dirigée par l’ancien premier ministre néo-zélandais, Geoffrey Palmer, et par le président sortant de la Colombie, Alvaro Uribe. Un enquêteur israélien et un enquêteur turc participeront.
[3] ce qui n’a rien d’étonnant puisque pour la première fois Israël sera représenté au sein d’un comité onusien chargé d’enquêter sur les crimes de son armée. Ce qui invalide déjà cette commission. Ajouté à cela, la présence d’un allié fidèle d’Israël : l’ancien président Uribe, lui même criminel de guerre, qui a soutenu activement les autorités israéliennes dans leur politique coloniale et avait engagé une coopération militaire accélérée avec Israël. Ainsi Israël a-t-il apporté une aide constante à Uribe dans la formation de ses soldats et dans la fourniture de matériel militaire, tels des drones (Israël est 1er fournisseur d’armement de la Colombie) ou en matière de renseignements :L’implication d’Israël dans la sale guerre en Colombie
[4] selon les informations dont on dispose actuellement cette commission aura pour but d’étudier les rapports des commissions israélienne et turque, pas de chercher le vérité elle-même
publié le jeudi 5 août 2010
Pierre Haski
Des renforts israéliens ont été déployés à la frontière nord du pays, même si le ministre de la Défense, Ehud Barak, affirme ne pas vouloir l’escalade. Même attitude côté libanais : le porte-parole de l’armée libanaise se dit prêt à « riposter » à toute « agression », tandis que le Hezbollah, très présent militairement dans le sud Liban, se dit prêt à couper « la main israélienne qui prend pour cible l’armée libanaise ».
Cette brusque montée de tensions n’est guère surprenante dans une région hautement inflammable dans laquelle aucune perspective de règlement négocié des divers conflits n’est en vue.
Au cours des trois derniers jours, on a ainsi assisté à trois incidents mortels :
1. Lundi, des roquettes tirées à partir du Sinaï égyptien, semble-t-il par un groupe armé islamiste, sont tombées dans les régions contigües d’Eilat, dans le sud-est d’Israël, et d’Aqaba en Jordanie, faisant un mort côté jordanien. 2. Mardi, l’incident israélo-libanais, provoqué par une opération israélienne destinée à abattre un arbre, s’est terminée avec quatre morts, deux soldats et un journaliste côté libanais, et un officier israélien. 3. Mercredi, un Palestinien a été tué par un tir d’artillerie israélien près du camp de réfugiés de Khan Younes, dans la bande de Gaza. Vendredi, déjà, Israël avait déclenché un raid aérien, tuant un cadre du Hamas, en représailles à un lancer de roquettes à partir de Gaza.
Aucun rapport entre ces incidents ? Certes, mais un climat d’instabilité majeure, et des incendies mal éteints, ou prompts à se répandre à la première occasion.
L’International Crisis Group : « Les Tambours de la guerre »
Le plus « chaud » est assurément celui qui menace à la frontière libanaise. La veille de l’incident meurtrier de mardi, l’International Crisis Group, un think tank basé à Bruxelles, publiait une note au titre prémonitoire : « Drums of War », « Les Tambours de la guerre »… La note commençait par cette analyse lucide :
« De toutes les explications du calme qui a prévalu à la frontière israélo-palestinienne depuis la fin de la guerre de 2006, la principale, celle qui devrait aussi susciter le plus d’inquiétudes, est la crainte des deux parties de voir le prochain conflit devenir plus dévastateur, et plus étendu, que le précédent.
Aucun des acteurs les plus pertinents -Israël, Hezbollah, Syrie, Iran- ne souhaite cette perspective, et tous, pour l’instant, s’emploient à retenir le feu.
Mais les racines politiques de la crise sont entières, les dynamiques sous-jacentes toujours explosives, et les erreurs de calcul ne peuvent pas être écartées. »
Est-on parvenu au stade de rupture ? Pas si sûr, même si les apparences sont inquiétantes. Il est significatif en tous cas que ce soit autour d’un incident mineur -la tentative israélienne d’éliminer un arbre gênant-, que ce soit enclenché l’échange de tirs de mardi, qui a pris tout le monde par surprise, à commencer par la malheureuse force d’interposition de l’ONU, la FINUL.
Paradoxalement, l’incident a mis aux prises un acteur relativement passif de la guerre de 2006 avec le Hezbollah, et qui ne figure pas parmi les « acteurs les plus pertinents » cités par l’ICG : l’armée nationale libanaise. Israël tenait d’ailleurs mercredi un officier libanais pour responsable de l’échange de tirs de mardi. Selon l’ONU, l’arbre au coeur du problème se trouvait bien en territoire israélien, confirmant la version israélienne de l’incident, et pas au Liban comme l’a affirmé Beyrouth.
Le climat autour du Liban est, il est vrai, particulièrement tendu en ce moment, avec des menaces de tensions communautaires entre chiites et sunnites, suite aux rumeurs sur l’implication par le tribunal spécial pour le Liban (TSL) du Hezbollah dans l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005. Pour le Hezbollah, une telle accusation serait inacceptable et il a fallu un sommet régional avec le roi d’Arabie saoudite, et les présidents syrien et libanais vendredi pour calmer le jeu.
Pas de dynamique de paix au Proche-Orient
Le vrai problème global est l’absence de dynamique de paix quel que soit le « front » concerné. Les tentatives de relancer des passerelles entre Israël et la Syrie, avec l’espoir caché de couper l’axe Damas-Téhéran, ont échoué, et côté palestinien, c’est l’impasse. [La France a nommé mercredi Jean-Claude Cousseran, ancien ambassadeur de France à Damas, et ancien patron des services de renseignement français, émissaire spécial chargé de contribuer à la relance du volet israélo-syrien du processus de paix au Proche-Orient].
La nature du gouvernement israélien actuel, le plus à droite de l’histoire du pays, est évidemment au cœur du débat. Et si le Premier ministre Benyamin Netanyahou se dit désireux de négociations directes avec les Palestiniens, il est fortement soupçonné par les plus conciliants des Palestiniens de chercher seulement à gagner du temps et à endormir l’administration américaine, tout en poursuivant, en sous-main, la colonisation de la Cisjordanie.
Quel que soit l’angle de vision, les perspectives proche-orientales sont sombres. La mobilisation des troupes à la frontières israélo-libanaise n’est peut-être qu’une flambée de tension éphémère au cœur de l’été. Mais quoi qu’il en soit, il y a bel et bien dans cette région un climat de confrontation qui ne demande qu’un champs de bataille pour passer à l’acte.
publié par Rue89
BDS Tour à Figeac (VIDEO)Publié le 4-08-2010 Mercredi 21 juillet BDS Tour : Figeac (Midi-Pyrénées)
Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra" Durée : 4’04 CAPJPO-Europalestine |
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Xavier Giocanti sera-t-il déchu de sa nationalité française ?Publié le 4-08-2010 La Cour européenne de justice a
condamné une association marseillaise, dirigée de 2003 à 2005 par
Xavier Giocanti, devenu depuis le compagnon de la ministre française de
l’Economie Christine Lagarde, à rembourser un million d’euros de
subventions européennes en raison de fraudes.
Cette ordonnance de la Cour européenne, a été révélée par l’hebdomadaire français Le Canard Enchaîné, date du 12 mai. Dans cette décision, la justice a condamné le Centre de promotion de l’emploi par la micro-entreprise (CPEM), à rembourser des subventions versées par la Commission européenne à hauteur de 995.527,70 euros. Le CPEM, créé en 1994, est une association destinée à favoriser le retour à l’emploi des chômeurs en leur accordant des prêts pour la création de très petites entreprises. Il a reçu en 2002 des subventions du Fonds social européen (FSE), dont l’objectif de soutenir la création d’emplois dans l’UE, pour "un montant total de 1.000.000 euros", afin de financer un "projet pilote", indique la CEJ. CAPJPO-EuroPalestine |
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La détresse d’un enfant palestinien dont le père est emmené par la soldatesque israéliennePublié le 3-08-2010 Une caméra a filmé ces moments
douloureux où un enfant de 5 ans s’accroche désespérément à son père que
l’armée israélienne embarque parce qu’il a "volé" de l’eau dans la
région d’Hébron. Vidéo transmise par envoyée par Ayman Qwaider ايمن
قويدر
http://www.youtube.com/watch ?v=VcC1sXsu6Sw (A propos de vol d’eau, le cynisme est à son comble quand on sait qu’Israêl a détouné à son profit les eaux du fleuve Jourdain, et que les colons israéliens se font construire des piscines dans les territoires occupés, tout en privant d’eau les Palestiniens, qui ont l’interdiction de forer des puits sur leurs terres. Ndlr)
CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mercredi 4 août 2010
L’équipe du FME-Palestine
Au sommaire :
1. Les différentes possibilités qui vous sont offertes pour vous mobiliser et agir pour le forum
2. Comment s’inscrire en tant qu’individu ou organisation pour le FME-Palestine (inscription, tarifs et options de paiement)
3. Un rappel sur le processus d’inscription des ateliers et activités autogérés : faites vite, la date limite d’inscription est fixée au 26 août !
Pour toutes informations complémentaires, contactez Marilyn : marie.pacouret@orange.fr
publié le mercredi 4 août 2010
entretien avec Elias Sanbar
Quel est le climat qui règne actuellement en Israël et dans les territoires palestiniens depuis l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire qui se rendait à Gaza (mai 2010) ?
Elias Sanbar. Pour le comprendre, je crois qu’il faut d’abord entendre ce qu’un certain nombre de citoyens israéliens disent. En les écoutant, on voit bien que les commentaires venant du côté palestinien, arabe ou même international ne sont pas exagérés. Il existe aujourd’hui, en Israël, de nombreuses critiques contre cette opération. Comme il existe dans ce pays une vague de mises en garde de citoyens israéliens aux autorités, se demandant si la politique menée par le gouvernement n’est pas en train de mener vers l’abîme. « Dans ce sentiment d’impunité absolue, est-ce qu’on n’est pas en train de changer l’image d’Israël et sa place dans le concert des nations ? » C’est ce que l’on entend dans la presse israélienne.
Pourquoi en est-on là ?
Elias Sanbar. Ce qui s’est passé est le fruit de plusieurs vecteurs. Il y a tout d’abord l’ivresse de la force de la part d’Israël depuis des années. Cette ivresse l’a conduit à de graves erreurs politiques. Israël est également, à chaque fois, convaincu de son impunité. En règle générale, les responsables israéliens estiment que les commentaires ou les condamnations, qui peuvent être faits, passeront comme tous les autres. Autre chose, la plus grave, fruit d’un calcul cynique derrière cette opération contre un convoi humanitaire qui est : « Que faire ? » Une question permanente chez les responsables israéliens. « Que faire pour que les Palestiniens ne puissent plus négocier avec nous et montrer aux Américains que nous n’avons pas de partenaire ? » C’est ce que cherche le gouvernement israélien d’extrême droite. « Comment en finir avec les pressions américaines ou européennes pour aller de l’avant et signer un certain nombre d’accords avec les Occidentaux ? » Cette opération devait, entre autres, rendre intenable non pas la position du Hamas (le Hamas est encerclé à Gaza et n’est pas dans la négociation) mais la situation de ceux qui, précisément, négocient. D’ailleurs, dès l’attaque, les réactions en Palestine et dans les pays arabes ont été d’appeler à la négociation avec Israël. Cette cible a été en partie atteinte et en partie confortée par le fait que, quoi qu’on dise, il n’y a pas eu d’actions vraiment coercitives vis-à-vis d’Israël après cet acte de piraterie.
Vous parlez de gouvernement israélien « d’extrême droite ». Pourtant, la guerre menée contre la bande de Gaza n’était-elle pas le fait de ce gouvernement même si le ministre de la Défense, Ehoud Barak, est le même ?
Elias Sanbar. Personne ne peut nier que ce gouvernement est un gouvernement d’extrême droite. Que ce soit la somme de toutes les tendances existantes ou une adhésion de toutes ces tendances à ces orientations, en tout cas, le résultat est là. C’est une politique d’extrême droite menée contre toute négociation, contre tout retrait des territoires occupés, qui se caractérise par un appui au mouvement des colons. On dit toujours que la majorité des Israéliens sont pour la paix. Peut-être. Mais, là encore, nous n’en sommes qu’au niveau des déclarations ou des actes de foi. Nous ne voyons pas d’actions en ce sens. Si cette majorité pour la paix existait, elle n’aurait pas élu des hommes comme Lieberman ou Netanyahou dont le programme était très clair. Que les Israéliens aient, comme tout le monde, des espoirs dans la paix, j’en suis convaincu. Mais agissent-ils dans ce sens ? J’ai des doutes…
Personne n’agit ?
Elias Sanbar. Si, bien sûr, une petite frange. Celle qui a des doutes sur l’action israélienne, qui se prononce pour deux États et qui est d’autant plus respectable et admirable qu’elle est isolée. Un journaliste du Yediot Aharonot relevait récemment qu’il y avait un certain nombre de convictions dans la société israélienne. Celle-ci est convaincue, dans son immense majorité, parce qu’on le lui a répété pendant des décennies, que la totalité des territoires lui appartient – et non qu’elle les occupe – et qu’elle est en train de faire un cadeau aux Palestiniens. Ceux-ci sont dans l’ingratitude. Parce qu’Israël leur donne. Israël ne se retire pas. C’est dire en même temps : « Je suis pour la paix, mais ce n’est pas moi qui la fais, je la donne. Que les autres se contentent de ce qu’on leur donne et qu’ils disent merci. »
Que pensez-vous de l’attitude américaine et de celle de l’Union européenne ?
Elias Sanbar. Les États-Unis sont à une croisée des chemins. Que comptent-ils faire ? Continuer dans une position dont on ne voit pas la teinte véritable et prendre le risque d’une détérioration gravissime de la situation régionale, ce qui est en train d’arriver à grands pas. Ou agir en affrontant une partie de leur opinion publique. Vont-ils continuer à attendre pendant que la situation se détériore ? C’est la question qui est posée. Du côté de l’Europe, il y a bien sûr de la déception. Depuis vingt ans nous sommes dans des déclarations d’intentions. Les autorités officielles n’ont rien fait. Les véritables actions proviennent des associations ou des syndicats, comme les dockers suédois qui refusent de décharger les bateaux israéliens.
(1) Éditions Plon, 2010. 481 pages. 24,50 euros.
Entretien réalisé par Pierre Barbancey
publié par l’Humanité
publié le mercredi 4 août 2010
Hacen Ouali & Agences
« Trois soldats libanais et un journaliste ont été tués et un civil a été blessé », a fait savoir un responsable des services de sécurité libanais. Les forces israéliennes ont lancé, dans la matinée d’hier des roquettes contre la localité d’Aadaissé, près d’une position de l’armée libanaise, à la frontière avec Israël. Des affrontements ont ensuite opposé, dans la journée, des militaires israéliens et l’armée libanaise à la frontière entre le Liban et Israël.
Selon la chaîne du Hizbo Allah, El Manar, les affrontements ont éclaté lorsque l’armée israélienne a fait une incursion dans le village de Aadaissé, à la frontière libano-israélienne. La riposte de l’armée libanaise ne s’est pas fait attendre. La presse libanaise a rapporté qu’un haut gradé (un lieutenant-colonel) israélien a été tué. L’information a été confirmée par les autorités israéliennes. « Un officier de l’armée a été tué aujourd’hui par le tir des forces armées libanaises à la frontière israélo-libanaise », indiquent-elles dans un communiqué de l’armée, identifiant la victime comme le lieutenant-colonel Dov Harari, 45 ans. Le quotidien libanais Al Akhbar a confirmé la mort de son journaliste, Assaf Abou Rahal, tué par l’armée israélienne alors qu’il couvrait les affrontements du Liban-Sud.
La situation risque fort de déraper. Le pire est à craindre. Cette agression israélienne rappelle celle de 2006, qui a plongé toute la région dans une guerre qui a duré 33 jours. Visiblement, la stabilité retrouvée du Liban et son rapprochement avec la Syrie ne sont pas du goût de Tel-Aviv. Le Liban fera face aux attaques israéliennes « par tous les moyens disponibles », a réagi le secrétaire général du Conseil supérieur de la défense libanais. La Force des Nations unies au Liban stationnée dans le Sud-Liban tente tant bien que mal de ramener le calme, avant que la situation ne s’enlise. Elle a appelé à « un maximum de retenue » après ces affrontements entre des soldats libanais et israéliens à la frontière, a affirmé à l’AFP le porte-parole de la force onusienne, Neeraj Singh. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir en urgence, a indiqué l’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vitaly Tchourkine, qui préside le Conseil de sécurité en août.
Le président libanais, Michel Sleimane, et le Premier ministre, Saâd Hariri, ont dénoncé hier l’« agression » israélienne. « Le président dénonce la nouvelle violation israélienne de la résolution 1701 qui inclut le bombardement d’un point de contrôle de l’armée libanaise et par des attaques contre les biens libanais », indique la présidence libanaise dans un communiqué, en réaction à l’agression de l’armée israélienne. De son côté, le Premier ministre, Saâd Hariri, a condamné « la violation de la souveraineté libanaise » et demandé « aux Nations unies et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités et de faire pression sur Israël pour stopper son agression ». Pour sa part, le président syrien, Bachar al Assad, a vivement condamné le raid israélien contre un point de contrôle de l’armée, dans le sud du Liban. Le chef de l’Etat syrien a eu un entretien téléphonique avec son homologue libanais, Michel Sleimane, au cours duquel il lui a assuré que « la Syrie se tient aux côtés du Liban ». « Cette agression montre une nouvelle fois qu’Israël cherche toujours à déstabiliser le Liban et la région », a affirmé le président syrien. La Syrie, qui s’est rapprochée ces derniers temps du Liban, a demandé à l’ONU et à la communauté internationale d’intervenir pour « condamner cette violation et la faire cesser ».
publié par el Watan
BDS Tour : Perigueux (VIDEO)Publié le 3-08-2010 Mardi 20 juillet : BDS Tour à Perigueux
Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra" Durée : 3’56 CAPJPO-Europalestine |
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publié le mardi 3 août 2010
PNN
L’administration américaine, favorable à l’effort palestinien, essaie de gagner la participation israélienne à des négociations trilatérales la semaine prochaine. Ces discussions auraient pour objectif de mettre en place les termes de référence, un agenda et un emploi du temps pour des négociations directes entre le Président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou.
L’une des questions majeures que les Palestiniens ont à cœur est l’avenir du gel des constructions dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. Ce gel de 10 mois prononcé en novembre dernier par le gouvernement israélien est supposé prendre fin le 26 septembre 2010.
Depuis la mise en place du gouvernement de droite de Netanyahou en 2009, Israéliens et Palestiniens n’ont pas négocié directement. Abbas a subi une lourde pression de la part de l’administration américaine du Président Barack Obama en faveur de la reprise des pourparlers directs, qu’il a refusée tant qu’aucune garantie sur les frontières et les colonies ne lui serait donnée.
Mardi, la Ligue Arabe a donné jeudi à Abbas son feu vert pour une reprise des pourparlers directs avec Israël, selon les conditions posées par l’Autorité Palestinienne (AP). De son côté, Netanyahou a déclaré dimanche à ses ministres du Likoud que les « pourparlers pourraient reprendre à la mi-août ». « Ce n’est pas encore assuré, mais cela deviendra clair dans les prochains jours » a-t-il expliqué.
Netanyahou est actuellement en train de considérer la possibilité de négociations trilatérales, mais préfèrerait rencontrer directement le Président palestinien afin de mettre fin au gel du processus diplomatique de ces 18 derniers mois. Si Israël accepte la proposition, il semble que la Palestine serait représentée par le négociateur en chef Saeb Erekat, Israël par l’envoyé de Netanyahou Isaac Molho, et les Etats-Unis par l’envoyé au Proche-Orient actif dans les négociations indirectes de ces derniers mois George Mitchell.
Abbas a réaffirmé dimanche (1er août) à Ramallah sa volonté de conduire des négociations directes. « Mais je ne veux pas de surprises » a-t-il immédiatement ajouté, alors qu’il s’entretenait avec la députée israélienne Dalia Rabin-Pelossof, fille du Premier ministre israélien assassiné Itzhak Rabin.
Le leader palestinien conditionne sa participation aux pourparlers directs si ceux-ci sont basés sur l’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec des échanges de territoires. Outre le gel des constructions dans les colonies, Abbas veut que les négociations portent entre autres sur les frontières et la sécurité. Lors de la réunion de la Ligue Arabe jeudi dernier, Abbas a déclaré avoir reçu des signes de la part de l’administration américaine indiquant que Netanyahou acceptait de conduire les pourparlers sur la base des frontières de 1967.
Netanyahou est prêt à mettre en place un emploi du temps pour la conduite des négociations. Selon Haaretz, il accepte de débattre de tous les sujets-clé en vue d’un accord final : Jérusalem, les frontières, les réfugiés, les colonies et l’eau. Le leader israélien espère que ces négociations se feront principalement entre lui et Abbas, et que Mitchell ne participe pas à chaque rencontre. Il privilégie la mise en place d’une équipe de négociateurs réduite, comprenant des officiels expérimentés pour coopérer avec les Palestiniens.
Dan l’optique de Netanyahou, l’accord éventuel serait appliqué progressivement. La première étape serait un retrait des troupes israéliennes de Cisjordanie.
A l’image de la Ligue Arabe, de nombreux leaders souhaitent voir Abbas et Netanyahou coopérer. Lors d’une rencontre avec le Président israélien Shimon Pérès, le chef d’Etat égyptien Hosni Moubarak a exprimé son soutien aux pourparlers directs. « Le moment est critique, et les parties ne doivent pas manquer l’occasion qui est en train de se créer » auraient déclaré les deux leaders, selon Haaretz.
publié le mardi 3 août 2010
Dan Williams
La station se fait l’écho de propos tenus à huis clos par le leader travailliste à des militants de son parti de centre gauche le 25 juillet dans un kibboutz proche de Jérusalem.
Si Ehud Barak considère toujours la Turquie comme une "amie et alliée stratégique" qui s’est avérée fiable jusque-là, il a qualifié d’"ami de l’Iran" le nouveau chef de son Agence nationale de renseignement (MIT), Hakan Fidan.
Ses propos dénotent la méfiance d’Israël devant l’inflexion de la stratégie diplomatique régionale d’Ankara et traduisent des doutes quant à la volonté, ou la capacité, de l’Etat juif de recoller les pots cassés avec la Turquie après l’affaire de la flottille pour Gaza.
Avant que le ciel ne s’obscurcisse entre les deux vis-à-vis de Méditerranée orientale, la Turquie était la puissance musulmane la plus proche d’Israël, les deux pays fondant principalement leur relation sur une coopération étroite en matière de renseignement militaire.
"Un certain nombre de secrets" d’Israël ont été partagés avec la Turquie et "l’idée qu’ils puissent devenir accessibles aux Iraniens dans les prochains mois est, dirons-nous, assez perturbante", a confié Ehud Barak aux militants travaillistes.
BLOCAGE DANS LES CANAUX D’ÉCHANGE ?
Un participant à la rencontre a confirmé lundi à Reuters la teneur de ses propos, dont un responsable du ministère de la Défense a précisé qu’ils avaient été tenus en privé et ne devaient pas être diffusés.
Nommé en mai à la tête du MIT, Hakan Fidan était jusque-là conseiller diplomatique du Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, dont le parti au pouvoir plonge ses racines dans un islam politique peu complaisant envers l’Etat juif.
Ce civil, fin connaisseur de l’Iran, a joué un rôle clé, quoique peu médiatisé, dans les efforts de médiation déployés par Ankara sur le dossier nucléaire, notamment dans le projet de compromis avec Téhéran proposé par la Turquie et le Brésil à des puissances occidentales très réticentes.
"Si quelqu’un comme Barak exprime pareilles craintes, cela montre qu’il y a un blocage au niveau des canaux d’échange de renseignements", relève Ali Nihat Ozcan, analyste au centre de réflexions TEPAV d’Ankara.
"On croit comprendre qu’ils sont fous à l’idée que la Turquie puisse partager avec l’Iran ce qu’elle avait partagé auparavant avec Israël", ajoute-t-il.
De leur côté, les responsables turcs n’ont fait aucun commentaire public sur l’état de leurs relations avec Israël dans ce domaine, mais les médias turcs observent avec méfiance la collaboration prêtée à Israël avec les Kurdes du nord de l’Irak, cousins des séparatistes du PKK de Turquie.
Reuters
Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser
relayé par Yahoo
Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité
Stop aux procès politiques !
Cinq militants du Collectif du Haut-Rhin pour une paix juste et
durable entre Palestiniens et Israéliens sont assignés en
correctionnelle pour distribution d’un tract appelant au boycott
de certains produits des colonies israéliennes illégales. Il
soulignait que les produits israéliens n’ont pas de traçabilité
permettant de distinguer les produits israéliens stricto sensu des
produits des colonies vendues sous le faux label « Made in
Israël » ce qui constitue une grave fraude à l’origine.
L’importateur de « Soda club » en France vient, par exemple, de fournir une pièce officielle de cette entreprise indiquant que ses produits « Soda Club » sont bien fabriqués dans une colonie israélienne et qu’il est donc en conformité avec la loi et l’arrêt dit Brita de la Cour européenne de justice en vendant ces produits sous le label « Product of Israël » ! Ce sont des produits « made in Palestine » et il serait légal de les vendre sous une autre origine ! C’est tout simplement faux.
Et au lieu de faire appliquer la loi et réprimer ces faux la justice, sur ordre express de la Garde des sceaux, attaque les militants du droit et de la paix. Non seulement le gouvernement viole ses propres lois mais il accable et poursuit en justice celles et ceux qui s’en indignent ! C’est le monde à l’envers. Ce sont ceux qui nous gouvernent qui devraient être poursuivis d’autant qu’ils ne peuvent pas dire qu’ils ne « savent pas » : M. Woerth puis M. Baroin, responsables des douanes, ont reçu pas moins de trois lettres de notre association dénonçant cette imposture et cette fraude en leur demandant d’agir pour y mettre un terme.
Pourtant ces cinq militants sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre.
Nous exigeons que la justice – la vraie – soit rendue et que non seulement nos cinq amis du Haut-Rhin soient relaxés mais que tous les fraudeurs soient eux, et eux seuls, poursuivis comme il se doit !
Le soutien aveugle du gouvernement Sarkozy-Fillon aux dirigeants extrémistes d’Israël ne peut conduire à violer le droit en France en faveur de l’Etat israélien et à inculper ceux qui, à l’inverse, défendent le droit et la justice.
Ce procès est clairement un procès de nature politique. Et quand la politique entre dans les prétoires la justice en sort. C’est pourquoi, outre notre soutien total à ces militants innocents – comme à tous les animateurs de la solidarité avec le peuple palestinien « ciblés » par la répression du pouvoir -, nous accusons les gouvernants de notre pays qui entretiennent la haine, le mensonge et qui bafouent la loi. Nous demandons que la justice passe là où elle doit passer : importateurs, vendeurs, et ministres ainsi que hauts fonctionnaires qui laissent faire tandis que rien ne les oblige, doivent être poursuivis ! C’est notre exigence politique, et elle est conforme au droit !
Paris, le 31 juillet 2010
Le Bureau national de l’AFPS
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org
BDS Tour : Libourne (VIDEO)Publié le 2-08-2010 Réalisation ; L’équipe "Palestine Vivra"
Durée : 3’42 CAPJPO-Europalestine |
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publié le lundi 2 août 2010
Jonathan Cook
Chaim Pearlman, qui a été arrêté le 13 juillet, a été inculpé du meurtre de quatre Palestiniens à Jérusalem et d’en avoir blessé au moins sept autres dans une série d’attaques au couteau qui a commencé il y a plus de dix ans. La police poursuit toujours l’enquête pour savoir s’il est impliqué dans d’autres attaques.
Bien que jusqu’à vendredi M. Pearlman ait refusé l’accès à un avocat, des groupes d’extrême-droite sont rapidement venus à son aide depuis son arrestation, menant ce que les responsables du Shin Bet ont décrit comme « guerre psychologique, » en rendant publics des détails dommageables sur l’affaire.
Les liens entre le Shin Bet et les organisations de colons illégaux ont été révélés après l’arrestation de M. Pearlman. Le Shin Bet a été obligé d’admettre avoir recruté M. Pearlman à titre d’agent en 2000, au milieu de sa présumée nouba de coups de poignard, en dépit du fait que c’était un membre connu du Kach, un groupe hors la loi qui exige l’expulsion des Palestiniens du « Grand Israël. »
En outre, M. Pearlman a aussi publié les enregistrements faits secrètement de ses dernières conversations avec un agent secret du Shin Bet, qui avait essayé d’obtenir que M. Pearlman se compromette.
L’agent, qui s’est lié d’amitié avec M. Pearlman et est connu sous le nom de « Dada, » peut être entendu en train de l’exhorter à la fois d’aller dans un « village arabe » pour « le transformer en feu d’artifice » et pour exécuter le cheikh Raed Salah, un leader du Mouvement islamique et qui a participé à la dernière flottille d’aide pour Gaza attaquée par Israël.
Dans les 20 heures d’enregistrements avec Dada, dont certaines ont été diffusées à la télévision israélienne, l’agent secret peut être entendu à maintes reprises en train d’inciter M. Pearlman à tuer le cheikh Salah.
Dada dit : « Pourquoi les troupiers n’ont pas tué Raed Salah, peut-il mourir ? Quelqu’un doit prendre soin de lui, l’envoyer dans l’autre monde. »
Il suggère ensuite à M. Pearlman de tirer sur la voiture du cheikh ou de placer une bombe sous elle. « C’est une affaire classique. Rien à perdre, tout marche, » dit-il dans l’enregistrement.
Les conseils de Dada sont venus après que le cheikh Salah a déclaré que les commandos israéliens à bord du navire Mavi Marmara ont tenté de le tuer. M. Pearlman, qui soupçonnait apparemment faire l’objet d’une enquête, a envoyé les enregistrements de ses conversations avec Dada aux médias locaux, pour qu’ils soient diffusés au cas où il serait arrêté.
Autre coup dur pour le Shin Bet, les supporters de M. Pearlman ont diffusé une vidéo filmée en secret du dirigeant de la division juive de l’agence qui a arrêté M. Pearlman, dans laquelle il est nommé ainsi que le lieu où il vit.
Bien que cet agent soit chargé de gérer les affaires de « terrorisme juif, » la vidéo indique qu’il vit à Kfar Adumim, une colonie en Cisjordanie.
Il s’agit d’une infraction pénale de la part d’un employé du Shin Bet, mais il est certain que la diffusion de détails sur ce genre de personnage supérieur engendre chez les fonctionnaires la crainte qu’ils pourraient être en danger, en particulier à cause d’actes de vengeance ou des poursuites ultérieures devant un tribunal international.
Les supporters de M. Pearlman ont posté la vidéo sur YouTube et d’autres sites à l’étranger, ce qui rend difficile de la supprimer pour le Shin Bet.
Nadia Matar, la meneuse du groupe féminin pro-colons Women in Green, a déclaré au Jerusalem Post la semaine dernière que le chef de la division du Shin Bet « doit savoir que, poignarder frères juifs dans le dos a un prix. Les gens doivent être loyaux ou supporter les conséquences [de leurs actes]. »
La façon de procéder du Shin Bet a été exposée en partie par une décision rare du juge qui supervise l’enquête, en partie pour annuler un ordre de bâillon immédiatement après l’arrestation de M. Pearlman.
Abir Baker, un avocat d’Adalah, un centre juridique qui gère les affaires de sécurité palestiniennes, a déclaré :
« Le Shin Bet est confronté à une crise interne avec cette arrestation et les colons essayent d’exploiter cela avec leur campagne.
De nombreux membres du Shin Bet sont eux-mêmes colons, et ils considèrent ces extrémistes comme leurs collègues et non pas comme un ennemi. La ligne de démarcation entre le Shin Bet et ces organisations extrémistes est très floue. »
Contrairement aux affaires d’attaques palestiniennes contre des Israéliens, les attaques de Juifs contre des Palestiniens sont rarement résolues. Cela entraîne la critique que le Shin Bet n’est guère sérieux dans sa manière d’aborder le problème du terrorisme juif.
Amir Oren, chroniqueur au quotidien libéral Haaretz, a accusé le Shin Bet d’avoir « des chaînes à ses pieds et un carcan au cou » quand il enquête sur ces affaires.
Yaakov Teitel, un colon arrêté par le Shin Bet l’an dernier, a été accusé d’avoir assassiné son premier Palestinien il y a 14 ans. Certains observateurs ont suggéré qu’il avait été arrêté seulement après avoir commencé à attaquer des Juifs de gauche, en plaçant notamment une bombe au domicile d’un éminent universitaire en 2008.
Mme Baker a indiqué que les terroristes juifs trouvent qu’il est souvent facile de se soustraire au Shin Bet, car ils ont appris les techniques d’enquête de l’organisation en travaillant comme agents.
Bien que M. Pearlman, âgé de 30 ans, vivait dans la ville israélienne de Yavne, au nord d’Ashdod, au moment de son arrestation, il a été élevé dans une colonie et a vécu à Kfar Tapuach, qui est étroitement associé au mouvement Kach. Bien qu’il soit illégal, Kach opère relativement ouvertement dans les colonies, et ses liens avec M. Pearlman peuvent expliquer la campagne bien organisée rapidement monté pour sa défense.
Itamar Ben Gvir, un assistant du parlementaire Michael Ben Ari, un député qui a gardé des liens avec Kach, a été signalé par la presse israélienne comme étant derrière la campagne médiatique contre le Shin Bet. M. Pearlman est aussi aidé par Honenu, une organisation juridique qui défend les Juifs accusés d’attaquer des Palestiniens.
Un responsable anonyme du Shin Bet a dit la télévision Canal 2, que la campagne dirigée contre eux par l’extrême-droite est « un jeu totalement différent » des affrontements antérieurs.
publié par The National (des émirats), Jonathan Cook, 28 juillet 2010
www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/ar...
et en français par Alterinfo
http://www.alterinfo.net/Le-suspect...
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
publié le lundi 2 août 2010
L’Orient le Jour
À l’occasion de la journée de l’armée syrienne, le président Bachar el-Assad a déclaré hier que la Syrie reste attachée à la recherche de la paix avec Israël, mais qu’elle doit néanmoins se tenir prête à la guerre. « Les perspectives d’une paix véritable dans la région disparaissent et la possibilité de guerre s’accroît », a estimé le chef de l’État syrien. Parallèlement, le président israélien Shimon Peres et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont discuté hier au Caire des moyens de reprendre des négociations israélo-palestiniennes directes.
Le président israélien Shimon Peres et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont discuté hier au Caire des moyens de reprendre des négociations israélo-palestiniennes directes pour remplacer les pourparlers indirects infructueux, a annoncé la présidence égyptienne. Le président palestinien Mahmoud Abbas est soumis à une intense pression américaine pour reprendre les discussions directes avec l’État hébreu, suspendues depuis l’offensive israélienne sur Gaza fin 2008, au lieu des pourparlers dits « de proximité » impulsés sans résultat par Washington. M. Abbas refuse de s’engager dans des discussions directes sans avoir obtenu au préalable un gel de la colonisation israélienne et des garanties sur les frontières du futur État palestinien.
Une réunion de la Ligue arabe jeudi dernier au Caire a abouti à un accord de principe pour des pourparlers directs, tout en laissant à M. Abbas le soin de dire quand il jugerait cela possible. Ces pourparlers, a souligné M. Moubarak, toujours selon son porte-parole, « doivent être sérieux, avec une durée définie et des points clairement définis ». Il s’est en néanmoins refusé à « spéculer sur le moment » où ces négociations pourraient débuter.
La rencontre entre MM. Moubarak et Peres a duré une heure et demie et a été suivie d’un déjeuner de travail. La dernière entrevue entre les deux présidents remontait à novembre dernier. M. Peres a quitté le palais présidentiel égyptien sans faire de déclaration. M. Moubarak a quant à lui souligné la nécessité de « créer une atmosphère propice au lancement de pourparlers directs », a ajouté M. Awad. « Il y a beaucoup de choses qu’Israël peut faire pour instaurer la confiance » en Cisjordanie, comme lever les barrages militaires, a-t-il ajouté. M. Moubarak a également appelé Israël à « mettre fin au blocus qui oppresse la bande de Gaza ».
Samedi, le président américain Barack Obama avait averti Mahmoud Abbas que tout refus d’une reprise de ces négociations directes pourrait nuire aux relations palestino-américaines.
Dans ce contexte, et à l’occasion de la journée de l’armée syrienne, le président Bachar el-Assad a déclaré que la Syrie reste attachée à la recherche de la paix avec Israël, mais qu’elle doit néanmoins se tenir prête à la guerre. « Le monde est maintenant convaincu que c’est Israël qui dresse des obstacles à la paix et à ses exigences. Les perspectives d’une paix véritable dans la région disparaissent et la possibilité de guerre s’accroît », a estimé le chef de l’État syrien.
M. Assad a réaffirmé la position ferme de Damas quant aux conditions de la paix. « Quiconque pense que la Syrie pourrait négocier au sujet de son territoire occupé se méprend. La libération du Golan est un droit profondément enraciné », a-t-il dit. « La paix requiert la restitution de tout le sol occupé, jusqu’à la ligne du 4 juin 1967 », a-t-il dit, se référant à la veille du déclenchement de la guerre des Six-Jours, qui a notamment permis à Israël de conquérir les hauteurs du Golan syrien.
Les déclarations de M. Assad interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué durant le week-end à la Knesset des différences d’interprétation parmi les dirigeants israéliens quant à la sincérité des intentions de paix affichées par la Syrie, dont certains pensent qu’elles ne visent qu’à polir son image sur la scène internationale. Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, est allé plus loin en assurant que toute nouvelle guerre serait fatale au pouvoir de Bachar el-Assad. La Syrie a répondu qu’elle pourrait ne pas épargner les villes israéliennes en cas de nouveau conflit.
Sur le terrain, l’aviation israélienne a mené hier avant l’aube deux raids contre deux tunnels servant à la contrebande dans la bande de Gaza en réponse à un nouveau tir de roquettes palestinien contre le sud d’Israël. Les raids ont fait un blessé palestinien, selon des sources médicales à Gaza.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a immédiatement affirmé qu’il considérait le Hamas au pouvoir à Gaza comme « responsable direct » des attaques lancées contre Israël à partir de ce territoire et promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son pays.
publié le dimanche 1er août 2010
L’Orient le Jour
M. Obama a lancé cette mise en garde dans une lettre adressée à M. Abbas, a précisé ce responsable palestinien à l’AFP sous couvert de l’anonymat. Dans le même temps, le président américain y affirme qu’en cas de reprise du dialogue, il veillerait à une extension du moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie qui expire le 26 septembre. "Dans la missive, Obama met en garde Abbas contre son refus de reprendre les négociations directes avec Israël le mois prochain, avertissant que cette position aurait des répercussions sur les relations américano-palestiniennes", a-t-il dit.
Les États-Unis souhaitent relancer les négociations directes avec Israël suspendues depuis décembre 2008. Des négociations indirectes sous l’égide des États-Unis ont été lancées en mai dernier mais sans résultat jusqu’à présent. M. Abbas refuse de passer à des discussions directes sans avoir obtenu au préalable un gel de la colonisation israélienne et des garanties sur les frontières du futur État palestinien. Israël rejette ces exigences et se dit prêt à reprendre ces négociations sans conditions préalables. M. Obama souligne dans la lettre qu’"il est grand temps de reprendre les négociations directes" et que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "est prêt à les reprendre", ajoute le responsable, estimant que la missive en 16 points agite "la carotte et le bâton".
La lettre avertit qu’"Obama n’acceptera absolument pas le rejet de sa demande d’aller vers des négociations directes et qu’un tel rejet aurait des conséquences qui se traduiraient par un manque de confiance dans le président Abbas et la partie palestinienne", a poursuivi le responsable. "Si vous reprenez les négociations directes, l’administration américaine veillera à l’extension du moratoire sur les colonies, mais en cas de refus elle limitera fortement son aide", avertit le président américain, selon la même source.
L’un des principaux négociateurs palestiniens Saëb Erakat a confirmé à l’AFP que M. Abbas avait reçu une lettre de M. Obama le 16 juillet. "M. Obama y appelle les Palestiniens à entrer dans des négociations directes qui aboutiraient à la création d’un État palestinien indépendant", a-t-il dit. "Il a aussi assuré M. Abbas que l’administration américaine oeuvrerait pour mettre un terme à la colonisation en cas de leur reprise mais qu’elle jouerait un rôle moindre dans le cas contraire".
Selon le responsable qui a requis l’anonymat, M. Obama souhaiterait que les négociations reprennent vers le début du mois d’août et qu’elles traitent des questions épineuses tels les frontières et le sort de Jérusalem-est annexée par Israël. "Nous faisons face actuellement à des choix difficiles car Netanyahu ne veut faire aucun compromis et entrer dans de telles négociations ne serait bénéfique que si l’administration américaine force le gouvernement Netanyahu à (respecter) des points de référence clairs", a-t-il ajouté.
publié le dimanche 1er août 2010
PNN
Surnommé « Capitaine Georges », le nouveau conseiller chargé des affaires arabes de Jérusalem fait couler beaucoup d’encre. Il est accusé principalement de torture et d’enlèvement pendant la guerre du Liban.
Sa tâche est de conseiller le commandant de la police de Jérusalem quant aux affaires arabes. Officiellement, il est censé établir des liens entre la police et la communauté arabe de la ville sainte en rapprochant les autorités des habitants. Ainsi, il doit faire état, dans ses rapports, de la situation de la communauté arabe à Jérusalem et en Israël, selon les dires de cette population.
« Un conseiller devrait être accueilli positivement par la communauté arabe comme une personne de confiance dotée de nombreuses compétences. Sans ces qualités et cette réciprocité, le travail ne pourra pas être effectif », a souligné un officier de police.
Ce fameux « Georges » comme on l’appelle, serait responsable de l’enlèvement et de la torture de Mustafa Dirani, un activiste libanais du Hezbollah. Cet homme qui vient de subir une opération du cerveau est paraplégique. Il a été emprisonné plus de 10 ans pour l’enlèvement de Ron Arad, lieutenant colonel de l’armée de l’air israélienne, disparu lors d’une mission près de Sidon au Liban.
Mustafa Dinari affirme qu’il a été détenu pendant un mois dans le camp 1391, où il a été cruellement torturé par l’armée israélienne. Humilié, il raconte avoir été contraint de porter des couches comme seule protection et avoir été sodomisé avec un bâton par un soldat.
« Capitaine Georges » nie ces accusations mais reconnaît toutefois qu’un soldat s’est effectivement introduit une fois dans la cellule de Mustafa Dinari en sous-vêtements dans l’intention de le menacer sexuellement. Cependant, tous les anciens prisonniers du Camp 1391 ont affirmé qu’ils n’avaient jamais vu le visage d’un seul soldat exerçant leur détention.
Le tribunal militaire a reçu les plaintes de Mustafa Dinari. Bien que Georges ait essayé de laver son nom de telles accusations, il a été déchu de ses fonctions par la Cour Suprême. Dirani a, quant à lui, reçu 6 millions NIS de dédommagement de la part du gouvernement israélien après son retour au Liban. Depuis, l’affaire s’est étouffée.
« Georges » a donc quitté ses fonctions militaires mais a pu intégrer les forces de police israélienne, accédant au poste de conseiller il y a quelques mois. Face au scandale, le pôle de police de Jérusalem se défend : « Il ne faut pas tout mélanger. Il n’y a aucun rapport entre les accusations retenues contre le rôle qu’a pu jouer « Georges » au cours de la guerre du Liban et sa fonction actuelle. Cet officier de police satisfait pleinement la direction et contribue pleinement à l’amélioration des relations entre la police de Jérusalem et les habitants des quartiers Est. »
BDS Tour : La Rochelle (VIDEO)Publié le 31-07-2010 Réalisation ; L’équipe "Palestine Vivra"
Durée : 7’21 CAPJPO-Europalestine |
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Les USA, Israël, la Chine et la Russie « piégés »
publié le samedi 31 juillet 2010
R. I. & Agences
La Convention sera ainsi applicable six mois après la ratification par plus de trente pays du traité conclu en décembre 2008, à Oslo, et signé à ce jour par 107 nations. Le texte interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d’armes. Pour le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, cette Convention est une « avancée majeure » pour débarrasser le monde de ces « armes ignobles » [1]. Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre.Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d’une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones. De 5 à 40% des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser. La coalition contre les armes à sous-munitions estime le stock mondial à plus d’un milliard de bombes, mais de grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis et Israël, qui en possèdent la plus grande partie, ont jusqu’à ce jour refusé de signer la Convention d’Oslo.
Un milliard de bombes à retardement
Les Etats-Unis à eux seuls disposeraient de stocks d’armes contenant environ 800 millions de sous-munitions, selon la Coalition contre les bombes à sous-munitions citant des documents du Congrès américain. Vingt-deux des 29 Etats membres de l’Otan ont signé le texte, dont le Royaume Uni, l’Allemagne et la France qui possèdent chacun des stocks estimés à 50 millions de sous-munitions. Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a salué l’entrée en vigueur de la Convention, qui « va stigmatiser l’utilisation des armes à sous-munitions ». « Nous espérons que l’entrée en vigueur (de la Convention) va aussi avoir un effet sur les pratiques des Etats qui n’y ont pas encore adhéré », a-t-il déclaré. « Peu de pays vont à présent utiliser encore couramment des sous-munitions durant les conflits grâce au message politique, légal et moral envoyé par la Convention », a renchéri Peter Herby, le négociateur du CICR pour les armements.
Ces armes ont été notamment utilisées durant la guerre du Vietnam, dans les Balkans ainsi qu’au Liban Sud en 2006, et continuent de faire des victimes [2]. Au Laos, qui accueillera, en novembre, la première réunion de suivi de la Convention, 300 personnes en moyenne sont encore tuées ou blessées chaque année par des sous-munitions larguées durant la guerre du Vietnam, selon la Coalition contre ces armes. L’Afghanistan a signé la Convention d’Oslo et le coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions, Thomas Nash, souligne que la force de l’Otan, dans ce pays, a décidé depuis 2003 ne pas y employer ces armes. « Les gens ont réalisé au cours des 20 dernières années que si vous tuez des civils durant des opérations militaires, vous n’atteindrez pas les objectifs politiques de ces opérations. Et de ce point de vue, les armes à sous-munitions tuent bien trop de civils », a-t-il remarqué. Amnesty International a affirmé en juin qu’un missile de croisière américain chargé de sous-munitions avait été utilisé en décembre 2009 au Yémen, lors d’un bombardement contre des rebelles qui avait fait 55 morts, des civils en majorité.
[1] voir M-F Kahn :Des armes pour faire le grand nombre de victimes
[2] sur l’utilisation d’armes prohibées par Israël lors de son attaque contre le Liban en 2006, voir : "Ce que nous avons fait est fou et monstrueux" ou encore Dans les ruines du Liban sud
publié le samedi 31 juillet 2010
Alain Gresh
A la suite de quoi, je suspends mon blog pour le mois d’août et je souhaite à chacun d’entre vous d’excellentes vacances.
Les pressions (notamment des Etats-Unis et de la France) s’accentuent sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle ouvre des négociations directes sans conditions préalables avec le gouvernement israélien. « Sans conditions », cela veut dire malgré la poursuite de la colonisation et sans aucune garantie que Benyamin Netanyahou accepte le principe d’un retour aux frontières de 1967. La direction palestinienne reprendrait ainsi un « processus de paix » commencé il y a des années et dont tout le monde sait qu’il se résume à un processus sans paix. Rappelons que, déjà à Annapolis, en novembre 2007, la communauté internationale s’était engagée à relancer un processus de paix qui devait déboucher sur un Etat palestinien avant la fin 2008. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient... On peut aussi noter que le gel de la colonisation décidé par le gouvernement israélien est un pur trompe-l’œil, non seulement parce que celle-ci s’est poursuivie à Jérusalem-Est, mais aussi parce que les 3 000 logements autorisés pendant cette période de « gel » dépassent la moyenne annuelle des logements construits les années antérieures dans les territoires occupés.
La Ligue arabe a adopté le 29 juillet, comme à son habitude, une de ses positions hypocrites, qui consiste à déclarer que les Arabes sont prêts aux pourparlers directs israélo-palestiniens, dès que... Mahmoud Abbas sera d’accord. Pris entre leur volonté de ne pas heurter les Etats-Unis et leurs opinions qui refusent des pourparlers sans contenu, les dirigeants arabes naviguent à vue, plutôt que de tenter de bâtir un rapport de forces qui permettrait de faire reculer Washington et Tel-Aviv. On comprend pourquoi le discours iranien, celui du Hamas et du Hezbollah ont une telle audience dans les opinions publiques.
Un article de Laurent Zecchini dans Le Monde (29 juillet), et curieusement intitulé « La Cisjordanie profite (sic !) de la coordination entre Israéliens et Palestiniens » (non disponible en accès libre sur le site LeMonde.fr), met en lumière l’ampleur de la coopération sécuritaire entre l’Autorité et les services de renseignement israéliens, coopération dont ne profite (sur le plan économique) qu’une petite minorité, notamment à Ramallah (lire Sandy Tolan, « Ramallah, si loin de la Palestine », Le Monde diplomatique, avril 2010). Le fait que l’Autorité palestinienne muselle les voix de l’opposition et tout simplement les voix dissidentes, ou reporte les élections municipales prévues en juillet, ne soulève aucune remarque des bailleurs de fonds européens et américain, il est vrai que ce sont ceux-là même qui ont récusé le résultat des élections de janvier 2006 qui avaient donné la victoire au Hamas. La transformation de l’Autorité en un pseudo-Etat fondé sur la force des moukhabarat (les services de renseignement), à l’image de l’Egypte ou de la Jordanie, ne choque évidemment pas les pays qui défendent le président Moubarak ou le roi Abdallah.
A Gaza, qualifiée de « prison à ciel ouvert » par le premier ministre britannique David Cameron, grâce avant tout à l’action des militants de la flottille de la paix, le blocus a été légèrement allégé, apportant la preuve que des actions déterminées de citoyens peut obtenir des résultats concrets, là où les déclarations lénifiantes des Etats-Unis et de l’Union européenne restent lettre morte. Le passage avec l’Egypte est un peu plus facile, à condition de disposer d’un passeport palestinien : la journaliste Amira Hass nous apprend que l’Autorité palestinienne elle-même, en refusant d’octroyer des passeports palestiniens aux ressortissants de Gaza, contribue à l’enfermement de ce territoire (« The Palestinian Authority is imprisoning Gazans », Haaretz, 28 juillet).
Pendant ce temps, les autorités de Gaza, isolées et boycottées, à tort, comme l’écrit Chris Patten, ancien membre (britannique) de la Commission européenne, dans le Financial Times du 28 juillet (« To avert disaster, stop isolating Hamas »), ne trouvent rien de mieux à faire que de renforcer l’ordre islamique, s’occupant de la manière dont s’habillent les femmes ou leur interdisant de fumer le narguilé dans les cafés.
Sur la flottille, signalons le courageux papier de Roger Cohen dans le New York Times, qui s’interroge sur l’Américain oublié (« The forgotten American », 29 juillet), ce citoyen turco-américain assassiné par les forces israéliennes et dont les médias américains ne se soucient guère. Rappelons l’indignation (tout à fait justifiée) qui avait accompagné le meurtre de Leon Klinghofer, lors de la prise d’otages sur le paquebot Achille Lauro en 1985 par un commando palestinien.
Sur l’usage de la violence, qui a été débattu sur ce blog, l’association israélienne B’Tselem a publié une étude qui montre comment l’armée israélienne s’oppose aux manifestations non-violentes. (« Army uses legal measures to quell demonstrations against the Separation Barrier », 15 juillet 2010).
Autre signe du durcissement intérieur de la politique israélienne, la décision du gouvernement de « prolonge(r) de vingt ans le secret sur les archives de l’Etat », que rapporte LeMonde.fr (28 juillet). « L’historien israélien Tom Segev a dénoncé cette mesure, estimant qu’elle traduisait une “tendance antidémocratique” dans la société israélienne. “S’il est légitime de ne pas dévoiler certains noms et de maintenir le secret sur des sujets ultrasensibles, interdire globalement de publier ou même de consulter ces documents, relève d’une démarche antidémocratique inquiétante et d’une volonté de masquer des fautes, voire des crimes de guerre passés”, a-t-il déclaré à l’AFP. Le maintien du secret a également été dénoncé comme une mesure “arbitraire et injustifiée” par l’Association des droits civiques en Israël. »
Je signale aussi l’appel d’Avraham Burg, ancien président du parlement israélien et auteur d’un livre-bombe sur Israël, qui appelle à créer un nouveau parti judéo-arabe fondé sur un engagement total en faveur de l’égalité, sans aucune trace de discrimination ou de racisme (« A new party of good tidings », Haaretz, 23 juillet).
Je voudrais aussi inciter les lecteurs de ce blog à imprimer et à lire le livre de conversations de Joseph Algazy avec le grand philosophe juif Yechayahou Leibovitz, « La mauvaise conscience d’Israël » ». Ces conversations avaient été publiées en France au milieu des années 1990, mais étaient depuis introuvables.
Enfin, lisez aussi la lettre émouvante de Salah Hamouri (« J’espère que vous lirez cette lettre », 20 juillet), ce prisonnier d’opinion franco-palestinien détenu depuis plus de cinq ans en Israël et dont le sort n’intéresse ni le gouvernement ni les médias.
Liban
Une forte tension est perceptible au Liban et la visite conjointe que doivent y effectuer le président syrien Bachar Al-Assad (la première depuis l’assassinat de Rafic Hariri en 2005) et le roi d’Arabie saoudite Abdallah le vendredi 30 juillet reflète l’inquiétude face aux possibilités de nouvelles explosions.
Il y a eu d’abord, au début du mois de juillet, les tensions entre des villageois du Sud et des éléments de la Finul, notamment le contingent français. La méfiance s’est renforcée parmi la population chiite et dans le Hezbollah à l’égard de la France que l’on soupçonne de collusion avec Israël et de vouloir imposer le désarmement du Hezbollah. Ces incidents reflètent la perte de crédit de Paris dans la région depuis plusieurs années. Le temps n’est plus où la France disposait d’un crédit grâce à sa politique indépendante à l’égard des Etats-Unis et d’Israël... Et les agitations hystériques sur l’islam, le foulard, la burqa ne contribuent pas à rehausser son prestige.
Autre sujet, le Tribunal spécial pour le Liban créé par les Nations unies pour enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri. Selon Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, le tribunal devrait inculper cet automne des membres de son parti (il avait déjà évoqué cette possibilité en mars 2010). Les accusations contre le Hezbollah ne sont pas nouvelles ; elles remontent au moins à octobre 2007 (« Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri » et semblent avoir été relayées très tôt notamment par les services de renseignement français. A titre anecdotique, on pourra lire un des derniers SAS, La liste Hariri, de Gérard De Villiers qui défend cette thèse.
J’ai déjà exposé, dans l’envoi sur le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri, les doutes que soulevait cette hypothèse. Remarquons aussi comment les responsables politiques occidentaux et ceux du tribunal accusaient le régime syrien en 2005-2007, affirmant qu’ils disposaient de témoins fiables et de preuves solides. Ces preuves semblent s’être dissoutes et le tribunal refuse d’interroger les témoins sur leurs fausses dépositions.
Il est bien clair que les informations du tribunal lui viennent pour l’essentiel des services de renseignement occidentaux et israéliens. Peut-on vraiment s’y fier ? D’autant que, ces dernières semaines, on apprenait l’arrestation au Liban d’un réseau d’espions israéliens infiltrés dans les télécommunications libanaises, dont deux dans le groupe Alfa, l’un des deux opérateurs de téléphone mobile dans ce pays. Or, semble-t-il, l’essentiel des preuves dont disposerait le tribunal concernent des conversations sur téléphone mobile interceptées (par qui ?).
Au Proche-Orient, comme dans le reste du monde d’ailleurs, tout n’est pas « complot ». Mais il existe aussi des complots et des manipulations. Alors que nous allons vers le vingtième anniversaire de l’invasion irakienne du Koweït (2 août 1990), rappelons combien de mensonges furent relayés par la presse occidentale (avant qu’elle fasse une grande autocritique qui ne l’empêchera pas de sombrer à nouveau pendant la guerre du Kosovo ou l’invasion américaine de l’Irak en 2003).
Un exemple récent est donné par l’affaire du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan, naufrage imputé à la Corée du Nord. Le 24 juillet, le site Rianovosti publiait une dépêche, « Cheonan : les experts russes hésitent sur les causes du naufrage (amiral) ». Il fallut attendre quatre jours avant que Le Monde reprenne l’information. (« Naufrage de la corvette “Cheonan” : des experts russes avancent une hypothèse dédouanant la Corée du Nord », par Philippe Pons, 29 juillet, non disponible en accès libre sur Internet). A ma connaissance, l’information n’a pas été reprise ailleurs. Même l’AFP ne l’a pas mentionnée.
Le Hezbollah est un obstacle majeur à la politique américaine et israélienne dans la région. Sa force militaire comme le prestige acquis lors de la guerre de 2006 en font une bête à abattre, et les Etats-Unis n’ont pas lésiné sur les moyens. L’inculpation de certains de ses membres par le Tribunal servirait à tenter de jeter le discrédit sur l’organisation, à renforcer la position d’Israël. Faut-il s’étonner que nombre d’observateurs y voient une manipulation ?
publié sur le blog du Monde diplomatique "Nouvelles d’Orient"
publié le vendredi 30 juillet 2010
Gilles Paris
Le fait que l’universitaire, par ailleurs fort discret depuis que son ancien collègue s’est propulsé à la Maison Blanche, soutienne une initiative lancée par des personnalités et mouvements pro-palestiniens pour financer un bateau à destination de Gaza a suscité l’attention que l’on imagine. D’autant que le nom dont le bateau a été baptisé (L’Audace d’espérer) renvoie au deuxième ouvrage écrit par M. Obama. Depuis l’arraisonnement sanglant par les commandos de marine israéliens d’un navire turc, le Mavi-Marmara, le 31 mai, le blocus terrestre de Gaza été desserré, mais l’on reste encore loin de la situation qui prévalait avant la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en 2007.
Les critiques sont venues principalement des républicains les plus radicaux , prompts à ajouter cette pièce au dossier déjà bien rempli des mauvaises manières prêtés à M. Obama vis à vis d’Israël. Interrogé par le Haaretz, Rachid Khalidi, soucieux de se démarquer des “deux autorités palestiniennes” (celle de Ramallah, et celle de Gaza) a justifié sa démarche par le fait que la situation imposée par Israël à la population de Gaza peut être assimilée à “une punition collective” contraire aux lois de la guerre. “Si la nouvelle flottille aide à mettre fin au blocus de Gaza, et peut contribuer à rapprocher les deux autorités palestiniennes et à leur faire comprendre combien sont coûteuses leurs divisions, ce sera une bonne chose“, assure-t-il.M. Khalidi, en la matière, n’est que son propre messager.
BDS Tour : Sables d’Olonne (VIDEO)Publié le 30-07-2010 Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra"
Durée : 4’39
CAPJPO-Europalestine |
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Enfants de Gaza : deux records du monde en une semainePublié le 30-07-2010 Sous blocus, les enfants de
Gaza déterminés à attirer l’attention du monde sur la situation
intolérable liée au siège, font des prouesses : cette semaine, ils ont
battu un record du monde de basket, ainsi que celui des cerfs volants.
Voir les photos et vidéo ci-dessous.
A l’initiative de L’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens, quelque 7500 enfants de la bande de Gaza ont investi l’aéroport international situé au sud, près de Rafah, détruit par l’armée israélienne en 2001 (puis bombardé à plusieurs autres reprises par Israël). Dans cet espace, ils ont fait rebondir pendant plus de 5 minutes plus de 7000 ballons de basket.
Et cette même semaine, ils ont battu un autre record en faisant voler plus de 6200 cerfs volants au même moment sur une plage de la bande de Gaza. Encadrés par des étudiants palestiniens qui ont terminé leurs études, obtenus leurs diplômes, mais qui se trouvent dans l’impossibilité de trouver du travail, en raison du blocus imposé par Israël, avec l’aide de nos gouvernements. John Ging, directeur de l’UNRWA sur place, fait remarquer dans la vidéo, que ces performances spectaculaires sont un vibrant appel au monde entier pour briser le blocus de la bande de Gaza. Amis du monde entier, ensemble, nous avons les moyens d’y parvenir. CAPJPO-EuroPalestine |
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Détruire pour détruire : vidéo de la police israélienne à l’oeuvre dans le NeguevPublié le 30-07-2010 Trois cents Bédouins se
retrouvent sans toit après le raid policier dans le Neguev cette
semaine. Villages détruits, maisons rasées au bulldozer, hommes et
femmes brutalisés : une honte cette destruction permanente des vies et
des biens de populations vivant dans la région bien avant la création de
l’Etat d’israël. Voir la vidéo.
http://www.guardian.co.uk/world/video/2010/jul/28/palestinian-territories-israel
CAPJPO-EuroPalestine |
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Colons en train de voler des moutons aux Palestiniens (Vidéo)Publié le 30-07-2010 Flagrant délit de vol en toute
impunité dans la région d’Hébron, où les colons israéliens, protégés par
l’armée, peuvent se permettre toutes sortes d’agressions, dont des vols
d’animaux sur les terres palestiniennes, en plein jour.
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publié le vendredi 30 juillet 2010
Stephen Lendman
Le nouveau plan met à jour des plans antérieurs. Le premier d’entre eux a été le Plan D (Dalet en Hébreux) de Ben Gourion que l’historien israélien Ilan Pappe a décrit dans son livre de 2006, "Le nettoyage ethnique de la Palestine". Le plan D est le dernier plan de Ben Gourion et a suivi les plans A,B et C. Ce plan D, les Palestiniens l’appellent la Nakba, la Catastrophe et ils la commémorent chaque année pour ne jamais oublier.
Ce plan avait pour but, au moyen de bombardements et du siège des villages et des agglomérations urbaines, de la destruction des communautés et de l’expulsion et du meurtre de centaines de milliers de Palestiniens, d’instaurer un état exclusivement juif en excluant les Arabes par tous les moyens possibles y compris le meurtre de masse, la dépossession et la persécution qui se perpétuent jusqu’à aujourd’hui, en dépit de l’héroïque résistance des Palestiniens.
Cela a pris six mois pendant lesquels environ 800 000 citoyens ont été expulsés ou assassinés et 531 villages et 11 quartiers de Tel Aviv, Haifa, Jérusalem et d’autres villes ont été détruits. Ca a été un nettoyage ethnique barbare et sans merci des Palestiniens, femmes et enfants y compris, et pourtant ce n’était que le début, beaucoup d’horreurs étaient encore à venir, y compris de nouveaux plans de nettoyage ethnique.
Anciens et nouveaux Plans Directeurs
Le Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (JCPA) est un organisme de recherche politique israélien. Son président, Dore Gold, est un extrémiste de droite notoire, hostile aux principes démocratiques et aux droits des Palestiniens.
Dans son récent rapport intitulé "Démographie, géopolitique et l’avenir de la capitale d’Israël : le projet de Plan Directeur de Jérusalem", il explique que le 7 octobre 2008, la Commission de Planification et de Construction du District a proposé un Plan, approuvé par le Maire, Nir Barkat, puis revu dans le but " de créer et préserver une majorité juive stable dans une capitale unifiée" et de s’assurer que la ville demeure unifiée suivant le projet de Ben Gourion qui était de :
"Faire venir les Juifs à Jérusalem Est à tous prix. Nous devons installer des milliers de colons juifs en un temps record. Les Juifs seront d’accord pour s’installer à Jérusalem Est même dans des cabanes. Nous ne pouvons pas attendre la construction de beaux quartiers. L’essentiel est que les Juifs y soient installés".
En ce moment même, on déporte les Palestiniens en grand nombre, on détruit leurs maisons, et on s’approprie leurs terres, accomplissant ainsi le rêve de Ben Gourion de faire de Jérusalem la capitale d’un état exclusivement juif.
Le Plan Directeur de 1968 de la ville recommandait d’y accélérer l’augmentation de la population juive ; en 1973, Golda Meir a décidé qu’elle y serait augmentée de 3,7% avant 1982. D’autres plans ont suivi.
Le Plan Directeur de 2000 avait pour but de préserver une majorité juive car ses instigateurs avaient peur de l’accroissement de la population arabe. Ils ont donc proposé "les mesures d’interventions" suivantes pour empêcher son développement :
Proposer suffisamment de maisons (aux Juifs NdT) en construisant de nouveaux quartiers pour renforcer et augmenter la densité d’habitations de Juifs anciens et développer des emplois et des services sur une base à la fois qualitative et quantitative.
Le Plan de juillet 2009 de Transports de Jérusalem révèle que 13 300 nouvelles unités d’habitation ont été approuvées et 15 000 autres sont planifiées démontrant l’urgence avec laquelle on construit et on programme de nouvelles constructions en se basant sur les prévisions de développement de la population.
Les prévisions d’expropriation de terre n’étaient pas mentionnées. Cependant, dans le Plan Directeur de Jérusalem de 2000 il était écrit :
"Le problème le plus sérieux à Jérusalem Est est l’absence d’un système qui permette de gérer la propriété du sol. Ce problème, qui s’ajoute aux actions délibérées d’éléments nationalistes et criminels, a engendré une énorme quantité de constructions illégales (sans les permis requis) sur des terrains qui étaient destinés à des constructions publiques, ou des vols de terrains privés... Afin de résoudre ce problème, une juridiction spéciale devrait être établie dans la municipalité pour permettre l’enregistrement de la propriété des terres" et s’assurer que les Juifs reçoivent un traitement préférentiel.
Le Plan Directeur de Jérusalem de 2010
Le 28 juin, les journalistes de Haaretz, Akiva Eldar et Nir Hasson, ont publié un article intitulé : "Le Plan Directeur de Jérusalem : Expansion des enclaves juives de la ville" qui explique que le but de ce plan est de développer les quartiers juifs de Jérusalem Est, "en construisant sur des terres qui appartiennent principalement aux Arabes" ce qui signifie que les Arabes seront expropriés pour pouvoir les construire.
Le 10 juin, le journaliste de Haaretz, Don Futterman, a publié un article intitulé "Le Plan Directeur de Jérusalem : destruction" dans lequel il dit que ce plan projette de "déplacer le plus d’Arabes possible aux frontières de la municipalité ; de provoquer le surpeuplement (dans leurs secteurs) dans l’espoir (qu’ils) quitteront la ville de leur propre chef" sous l’incitation de "l’accélération des expulsions et des démolitions de maisons".
Le plan répond à la fois à la campagne des colons pour ("désarabiser") la Vieille Ville, et aux efforts du gouvernement pour faire en sorte que Jérusalem ne devienne jamais la capitale des Palestiniens...
Cela marchera-t-il ? Avant de mourir, Edward Said a dit : "les Israéliens n’arriveront jamais à se débarrasser des Palestiniens. (Ils) partagent la terre qui (les) a réunis et (ils doivent la partager ensemble) sur des bases vraiment démocratiques avec des droits égaux pour tous les citoyens", Juifs, Arabes, Chrétiens et autres. Aucun Plan Directeur ne l’empêchera.
Et cependant le nouveau Plan d’Israël comporte le projet d’accélérer la démolition des maisons et l’appropriation des terres. L’Attorney Général Yehuda Weinstein a dit à la Haute Cour que le gouvernement projette d’appliquer la Loi des Absents de leur Propriété (ABL) qui permet à l’état de saisir les propriétés abandonnées. Des milliers d’hectares appartenant à des Arabes et qui valent des millions de dollars de terres sont en danger.
Le journaliste d’Haaretz, Akiva Eldar a écrit :
"L’état a l’intention de prendre le contrôle des propriétés de tous ceux qui sont partis vivre dans un "état ennemi" pendant la Guerre d’Indépendance (et qui sont à l’heure actuelle des réfugiés interdits de séjour) ainsi que d’installations de Jérusalem Est" qui appartiennent à des résidents de Cisjordanie et de Gaza.
Ces terres et propriétés (saisies NdT) seront utilisées pour développer les quartiers juifs en plus de ceux qui sont en cours de réalisation ou déjà planifiés, provoquant une protestation qui sera réprimée au moyen d’attaques et d’arrestations, comme récemment à Silwan où des protestataires ont été attaqués (par les forces publiques NdT) avec des balles réelles, des gaz lacrymogènes et des grenades à percussion. Un Palestinien a perdu un oeil. Une femme a fait une fausse couche à cause des gaz lacrymogènes et une autre après que sa maison ait été prise d’assaut.
Cinq Palestiniens ont été arrêtés y compris un enfant de 12 ans. Le Docteur Mustafa Barghouti, secrétaire général d’Initiative Nationale Palestinienne, a accusé Israël de vouloir judaïser Jérusalem Est à l’aide de "bulldozers, de l’expansion des colonies, (et) en changeant la composition démographique de la ville pour favoriser" les Juifs au détriment des Arabes, le but final étant de rendre Jérusalem exclusivement juive par n’importe quel moyen.
Israël se comporte sauvagement, fait ce qui lui plaît sans aucun respect de la loi, ni des pressions internes ou internationales, ni des droits ou des besoins des Palestiniens autochtones qui sont systématiquement expulsés de Jérusalem pour permettre l’expansion juive. Comme dit un officiel palestinien il s’agit "d’éradiquer" l’identité arabe de Jérusalem Est en construisant des milliers de maisons et d’appartements réservés aux Juifs sur de la terre appartenant aux Arabes.
Ces derniers sont entassés dans des espaces toujours plus petits sur les 13% de la ville qui leur reste aujourd’hui, les 97 autres pour cents ayant été saisis en 1967 quand Jérusalem Est a été occupée. Ghassan Al-Khatib, un représentant de l’Autorité Palestinienne (PA) dit que c’est "plus que de la provocation. C’est en fait la décapitation du processus de paix. Il ne résistera pas au Plan en question pour développer la colonisation de Jérusalem. D’autres disent que c’est de l’incitation à la résistance et à la violence. Un plan détaillé récemment diffusé de l’expansion des quartiers juifs sur des terres appartenant à des Palestiniens le fait craindre surtout s’il s’avère que le programme de judaïsation de la ville se réalise dans sa totalité.
Le 20 juillet, Brian Ennis du Centre des Médias du Moyen Orient a écrit : "Les Palestiniens de Jérusalem Est se sentent abandonnés" devant "le spectre de l’augmentation des démolitions de maisons et de ’la judaïsation’ de Jérusalem Est" ; la communauté internationale ne fait rien pour empêcher cela ni pour aider les Arabes Israéliens* - qui sont les noirs et les Latinos (personnes originaires d’Amérique du Sud qui vivent aux USA, NdT) d’Israël et qui sont persécutés et privés de leur droits d’une manière aussi honteuse qu’illégale.
Les Arabes Israéliens dans le collimateur
Le 20 juillet, Harriet Sherwood a écrit dans le London Observer un article intitulé : "Le paradis de coexistence Arabe de Jaffa résiste à l’afflux des partisans israéliens de la manière forte" dans lequel elle dit :
"Chaque pierre et chaque brin d’herbe" du quartier d’Ajami (de Jaffa NdT) au sud de Tel Aviv a fait l’objet d’amères contestations et a été "au centre d’une lutte qui touche aux questions sociales, économiques, nationalistes et légales et qui - quelle qu’en soit l’issue - conduira inévitablement à d’autres conflits".
Jusqu’à récemment c’était encore un des rares endroits d’Israël où les Juifs et les Arabes coexistaient depuis des dizaines d’années, même si ce n’était pas sans difficultés. Cependant la déstabilisation et les conflits menacent d’éclater si un projet de développement de 20 appartements est approuvé. La Haute Cour de Justice doit rendre incessamment son verdict sur un procès fait par l’Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI) au motif que ce projet est discriminatoire à l’encontre des Arabes et des Juifs non religieux au profit des extrémistes sionistes qui veulent y créer "une communauté religieuse sans influences laïques ou non juives", une communauté fermée et exclusive.
L’historien Sami Abu Shehadeh dit que s’ils gagnent "le (quartier) sera coupé en deux (Juifs d’un côté Arabes de l’autre NdT). (Les gens qui) disent que Jaffa est un modèle de coexistence seront réduits au silence". La judaïsation détruira la coexistence et ce projet encouragera le développement de projets similaires en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
Il dit que le quartier entier est "un site de construction. Nous autres Arabes, nous sommes forcés de partir mais nous n’avons nulle part où aller". On ne nous accorde pas de permis de construire et les gens de Jaffa disent que 500 familles ont reçu des ordres d’éviction ou de démolitions. D’autres ont eu d’énormes amendes. L’avenir de toute la population arabe (de Jaffa NdT) est incertain comme celui d’autres Arabes israéliens qui sont rejetés, privés de droits et qui subissent de constantes pressions pour laisser la place aux Juifs.
Une autre méthode est cette proposition de loi exigeant qu’ils jurent loyauté à "un état juif et démocratique" surtout les Palestiniens** (25000 environ) qui épousent des citoyens israéliens (arabes NdT) puis demandent la nationalisation sur la base de la réunification des familles, cette dernière nécessitant déjà l’approbation du Ministère de l’Intérieur ce qui la rend impossible à obtenir pour la majorité.
Le 19 juillet, le journaliste Herb Keinon du Jérusalem Post a écrit que cette proposition de loi n’était pas encore passée, contrairement à ce qui avait été annoncé. Il a dit que c’était un moyen "de dissuader les Palestiniens de demander la nationalité". Le gouvernement a affirmé que cette mesure concernait seulement les "résidents illégaux" pas les Arabes Israéliens mais si les officiels du parti extrémiste "Yisrael Beteinu y compris David Rotem, Président de la Knesset et Avigdor Liiberman, Ministres des Affaires Etrangères et Vice Premier Ministre, ont gain de cause, tous les Arabes Israéliens devront jurer fidélité à un "état juif, sioniste et démocratique", à ses symboles et ses valeurs et faire le service militaire ou un service équivalent pour obtenir la carte d’identité qui les fait citoyens et leur donne le droit de demeurer légalement dans le pays.
Conclusion
Les Palestiniens et les Arabes Israéliens ont raison de s’inquiéter. La journaliste d’Haaretz, Amira Hass en a encore apporté la preuve dans son article de 21 juillet intitulé "l’IDF (l’armée NdT) détruit un village de Cisjordanie après l’avoir déclaré zone militaire". Elle écrit que l’armée a démoli un village entier de la vallée du Jourdain après l’avoir déclaré zone militaire fermée, soit 55 installations, et 120 fermiers, ouvriers et leurs familles se sont retrouvés sans logement à Farasiya. Auparavant l’Administration Civile leur avait coupé l’eau et encore avant les militaires avaient détruit une canalisation que les résidents avaient construite pour l’irrigation et qui amenait l’eau d’un cours d’eau voisin.
L’année dernière ils ont reçu l’interdiction de se rattacher à des puits appartenant à Mekorot, la Compagnie Nationale des Eaux, les a forcés à utiliser de l’eau salée pour les besoins quotidiens et à acheter de l’eau minérale très chère pour boire, alors que la plupart n’en ont pas les moyens.
Atef Abu, le photographe de B’Tselem est arrivé sur place après la démolition et a dit : "Il y avait au milieu des ruines des matelas, des tuyaux et des meubles cassés".
Le 18 juillet, dix familles de Bardala (au nord de Farasiya) ont aussi reçu des ordres de démolition, un fermier qui a 300 moutons a été averti que "s’il ne quittait pas sa ferme dans les 24 heures son troupeau serait confisqué".
En Israël et dans tous les Territoires*** des millions de Palestiniens sont en danger, leur vie et leurs moyens de subsistance sont menacés par le projet israélien de longue date de judaïser tout "Eretz Israël" (la terre d’Israël en Hébreu NdT), sans aucune considération pour les Arabes autochtones qui y vivent depuis des centaines d’années et qui ont des droits légaux sur leur maisons et leurs terres.
Il n’est pas étonnant que le journaliste d’Haaretz voit Israël "sombrer dans une atmosphère de nationalisme véhément, les ténèbres menaçant de tout recouvrir (comme le prouve) le déferlement actuel (et extrémiste) de brutalité et de vengeance". Selon Levy, les Palestiniens souffrent de ces émotions négatives et sont collectivement punis parce qu’ils sont musulmans sous domination juive - un impitoyable pouvoir raciste, sans foi ni loi. Pour Lévy cela montre "que nous avons perdu notre humanité et notre raison" et pour les historiens c’est un symptôme d’autodestruction. [1]
[1] Notes du traducteur :
* ce mot désigne en Israël les Palestiniens qui ont la nationalité israélienne. Eux préfèreraient généralement être appelés Palestiniens Israéliens
** Ce mot en Israël fait toujours référence aux Palestiniens des territoires occupés.
*** Ce mot est utilisé en Israël pour désigner les territoires occupés
Stephen Lendman vit à Chicago. On peut le contacter à : lendmanstephen@sbcglobal.net. Il tient aussi un blog et anime des émissions de radio sur RepublicBroadcasting.org de 11H du matin à 13H (heures USA). Tous les programmes sont archivés pour en faciliter l’écoute.
publié par Dissident voice, 24 juillet 2010 http://dissidentvoice.org/2010/07/i...
et en français par le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/Le-nouv...
Traduction D. Muselet
publié le jeudi 29 juillet 2010
PCHR
Ci-dessous le dernier exemplaire d’Infos Gaza (14 au 20/07/2010) , traduit de l’anglais par Jacques SALLES
Par terre et par mer, de nouvelles initiatives se prennent pour casser le siège de Gaza
http://www.vivapalestina.org (Cliquez sur cette adresse. Sur la « Une » de ce site anglophone, dans la colonne à gauche en cliquant sur « Français » vous trouverez des informations complémentaires)
Le terrible massacre à bord du « Mavi Marma » le 31 mai a produit un changement dans l’opinion internationale contre le siège inhumain du peuple de Gaza.
Loin de dissuader les gens à s’ingénier à mettre fin au siège, l’assaut israélien contre la « flottille de la liberté » a incité encore plus de gens à apporter de l’aide humanitaire à la population de Gaza et à en finir avec le siège.
Viva Palestina a déjà organisé 3 convois imposants - par la terre - depuis ces 18 derniers mois. Chacun d’eux est parvenu à livrer son chargement et Viva Palestina a également participé à la dernière flottille.
Depuis ces dernières semaines nous sommes en discussion avec des organisations partenaires pour coordonner nos efforts à la fois par la terre et par la mer afin d’avoir le maximum d’impact.
C’est dans ce contexte que Viva Palestina lance son opération
« Viva Palestina 5 - La sauvegarde de Gaza ».
Il s’agit d’un convoi terrestre imposant qui quittera Londres le Samedi 18 Septembre en même temps que deux autres convois qui quitteront Casablanca et Doha. Ces trois convois terrestres seront coordonnés avec une flottille internationale - encore plus importante que celle du 31 mai - et qui se dirigera par la mer et arrivera en même temps que les 3 convois terrestres .
Viva Palestina prendra la direction du convoi terrestre « la Sauvegarde de Gaza » en partenariat avec « Le Comité International pour rompre le siège de Gaza » ainsi qu’avec des organisations d’Europe, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Australie, d’Inde et d’Afrique du Sud.
Le Samedi 18 Septembre sera sans aucun doute le samedi le plus propice après le mois du Ramadan . Nous nous proposons de conduire 500 véhicules qui transporteront de l’équipement médical, des fournitures scolaires et tout ce qui est nécessaire pour le reconstruction d’une mosquée détruite, d’une école pour orphelins et d’une maternité à Beit Hanoun.
Nous soutenons le flottille internationale qui est programmée pour toucher terre à Gaza dans le même temps.
Des institutions de renom en appellent à la fin du siège de Gaza : L’Union Européenne, les Nations Unies et les grandes institutions de bienfaisance telles que OXFAM . Nous en appelons à la participation la plus large et la plus conséquente du plus grand nombre à cet effort qui sera de loin le plus efficace grâce à sa coopération avec d’autres sur une détermination commune.
Nous pensons avoir tiré toutes les conséquences de nos pratiques précédentes pour renforcer notre capacité opérationnelle nos méthodes. Si vous avez déjà pris part à nos 4 précédentes initiatives et que vous souhaitiez renouveler votre participation à « Viva Palestina 5 » nous vous invitons à lire attentivement les informations qui suivent…
…. En ce qui concerne la flottille, « Viva Palestina » entend la soutenir, aucune date n’a encore été retenue mais toutes les organisations qui ont participé à la « Flottille de la Liberté » au mois de mai ainsi que quelques autres font tout pour que leur débarquement coïncide avec les convois terrestres qui arriveront au mois d’octobre. Cette flottille qui sera plus importante que celle du mois de mai va nécessiter un effort massif pour la collecte de fonds. Ce faisant, les capacités de chargement des bateaux seront nécessairement plus limitées. « Viva Palestina » entend apporter une contribution significative à cette initiative en même temps qu’elle met en œuvre une large coalition internationale pour le soutien des convois terrestres.
Le message de la population assiégée de Gaza est clair et fort : « Venez massivement, de façon organisée et coordonnée, par terre et par mer, pour apporter une aide vitale qui mettra en lumière l’injustice de ce siège ».
Pour donner suite à ce message nous apportons une attention toute particulière à ce que nous allons transporter afin de nous assurer que les produits sont de haute qualité et qu’il correspondent aux besoins que les gens de Gaza ont eux mêmes identifiés.
Le gouvernement israélien semble considérer Gaza comme un dépotoir.
Ceux qui soutiennent le peuple palestinien pensent que Gaza mérite plus que ce que les pays occidentaux lui accordent : non seulement le mouvement des biens et des personnes mis aussi ses rapports avec les pays voisins, vitaux pour la reconstruction de son économie. C’est pourquoi ce convoi qui va se présenter au poste frontière de Rafah - que le gouvernement égyptien a déclaré « ouvert » - est absolument vital.
publié le jeudi 29 juillet 2010
Christian Merville
Benjamin Netanyahu est prêt à « courir un risque », il vient de le répéter, pour parvenir à un accord avec les Palestiniens ; il veut bien reconnaître l’État à naître, mais refuse d’en définir les frontières ; il est d’accord pour reprendre la négociation mais sans préconditions ; enfin, il ne veut à aucun prix faire siennes les grandes lignes du plan de ses prédécesseurs - Ehud Olmert notamment - , parce que les promesses n’engagent que ceux qui les font - Non, cette dernière observation n’est pas de lui, mais d’un maître en la matière, Jacques Chirac. Pourparlers en panne cherchent désespérément âme de bonne volonté prête à pousser à la roue.
Pousser, dites-vous ? Alors écoutez Philip Crowley. Le porte-parole du département d’État nous a gratifiés hier d’une révélation fracassante : « Nous œuvrons sans relâche à assurer la reprise des contacts entre représentants des deux parties. » Pour s’empresser d’ajouter, comme pour rattraper la perle qu’il venait de sortir : « Mais il n’y a pas de retour imminent dans la région de George Mitchell. » Et l’on s’étonnera après cela que Mahmoud Abbas se fasse tirer l’oreille pour retrouver le chemin du dialogue... [1].
S’il fallait, ces derniers mois, une preuve supplémentaire de la difficulté qu’il y a à remettre sur la bonne voie un train qui a déraillé, il suffisait, mardi, de suivre le déroulement de la visite inopinée en Jordanie du Premier ministre israélien. Deux heures, c’est beaucoup pour prêcher un converti, le roi Abdallah II, de ramener à la table bancale des pourparlers directs un Abou Mazen que l’on a poussé dans ses derniers retranchements, qui passe aux yeux de bon nombre de ses concitoyens pour un dangereux adepte de la reddition et qui n’a plus rien à leur offrir sinon un territoire qui rétrécit comme peau de chagrin à mesure que passent les jours.
Mais aussi deux heures, c’est peu pour amadouer un monarque qui craint par-dessus tout de voir l’impasse actuelle mener droit à une nouvelle déferlante de Cisjordaniens, ce qui accroîtrait le déséquilibre démographique dans un pays où plus de la moitié des 6 millions d’habitants sont d’origine palestinienne. On comprend dès lors la tension qui a prévalu ce mardi, lors de discussions « franches et claires » et, mieux encore, que « Bibi » n’ait pas rencontré Abou Mazen, présent lui aussi dans la capitale jordanienne où il avait briefé la veille le monarque sur l’état d’esprit des siens. Pour ceux-là, la balle est dans le camp adverse, comme l’a souligné Saëb Erakat, ajoutant : « Il n’existe pas de notre part de conditions, mais, pour l’État hébreu, des obligations qui doivent être respectées. » Soit des contours de la future patrie qui ont déjà été définis et la création de points de peuplement qu’il convient d’arrêter. « Impossible », répond Sylvan Shalom, vice-Premier ministre, qui dénonce l’attentisme du président de l’Autorité, auquel il conseille de ne plus espérer voir les Américains faire pression sur Tel-Aviv. Sur ce point, on peut regretter qu’il ait raison, hélas.
Rien, ou si peu, à attendre non plus de la part des États membres de la Ligue arabe dont les ministres des Affaires étrangères seront confrontés aujourd’hui au Caire à une rude tâche : convaincre Abbas et ses compagnons de reprendre langue avec les Israéliens. Mais d’abord, devrait-on dire, voir si eux-mêmes sont convaincus de ce que l’administration Obama leur présente, sans trop y croire d’ailleurs, comme une nécessité [2].
Deuxième difficulté à surmonter : l’opposition du Hamas. Le mouvement de la résistance islamique a pris mardi la décision d’accroître les effectifs de ses forces de sécurité, près de 18 000 hommes pour l’instant, en recourant dans un premier temps à des volontaires, puis en instaurant, dans un second temps, la circonscription, comme le prévoit le ministre de l’Intérieur Fathi Hamad. Ainsi, l’organisation renforcerait son emprise sur Gaza et limiterait davantage encore la marge de manœuvre de ses ennemis jurés de la Mouqata’a [3].
Troisième problème, tout aussi complexe, mais pour Israël cette fois : le « cas » de son chef de la diplomatie. Il faut croire que, s’agissant de Gaza, Avigdor Lieberman a les yeux de Chimène. Il rêve d’y créer, grâce à des fonds venus d’Europe, un port, une usine de dessalement de l’eau de mer et même une centrale électrique. Ainsi, l’enclave n’aurait plus à dépendre de l’ancien occupant, mais de l’Égypte. Et il n’existera plus alors de liens avec la rive occidentale du Jourdain (la Cisjordanie). Tout cela, outre le conflit sur la conversion au judaïsme et la fin en septembre du moratoire sur les implantations, crée pour l’équipe en place un écheveau qui devient impossible à démêler. Depuis qu’est venu s’y ajouter la crise avec les Jordaniens, il est permis de s’interroger sérieusement sur la marge de manœuvre dont disposent partenaires et surtout médiateurs.
Au fait, sait-on à quoi s’occupe ces temps-ci le sémillant Tony Blair, nommé - mais on l’a oublié - émissaire du quartette ?
[1] voir aussi Ali Saouafta :
Abbas juge prématuré de reprendre le dialogue direct avec Israël
Les pourparlers indirects engagés en mai avec Israël via l’émissaire américain George Mitchell n’ont pas produit de progrès suffisants pour permettre de passer à un dialogue direct, estime le président palestinien Mahmoud Abbas. "Jusqu’a présent, il n’y a rien pour nous convaincre d’aller à des pourparlers directs. Il n’y a rien de neuf", dira Abbas au comité ad hoc de la Ligue arabe qui se réunit jeudi au Caire pour faire le point de ces pourparlers indirects, confie son entourage.
Ceux-ci ont en principe pour objet de préparer le terrain à une reprise des négociations de paix directes entre l’Autorité palestinienne et Israël, souhaitée à la fois par les Etats-Unis et l’Etat juif.
Mais, résistant aux pressions de Washington, Abbas exige qu’Israël accepte en préalable des négociations sur la base des frontières d’avant 1967 et le principe d’une présence étrangère - peut-être de l’Otan - pour garantir la sécurité du futur Etat palestinien.
Mitchell a rencontré pour la dernière fois Abbas le 17 juillet à Ramallah, en Cisjordanie, et celui-ci a repoussé à cette occasion ses incitations à une reprise des pourparlers directs.
"Nous dirons aux Arabes que les Américains n’étaient porteurs de rien neuf. Nous allons continuer les pourparlers indirects pendant encore deux mois et nous verrons bien ce qui se passe", explique un responsable palestinien.
"L’OEUF ET LA POULE"
Le président Barack Obama, qui a fait de la relance du processus de paix une priorité diplomatique, espère une reprise des discussions directes dès septembre, soit avant l’échéance du gel provisoire de la colonisation en Cisjordanie concédé par Benjamin Netanyahu.
Les partis de droite alliés au Premier ministre israélien sont hostiles à ce moratoire, dont l’abrogation compliquerait les efforts américains pour amener le président palestinien à la table des négociations.
"Il n’y a pas de place pour un quelconque moratoire après le 25 septembre", a prévenu mercredi le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, chef d’un parti d’extrême droite favorable à la poursuite de la colonisation juive.
Pour Isaac Herzog, ministre travailliste de Netanyahu, c’est le cas de figure de l’oeuf et de la poule, car Abbas dit "je ne veux pas m’engager dans des négociations directes sans en connaître le résultat" et Netanyahu rétorque "engagez-vous dans des négociations directes et je vous dirai quelle en sera l’issue".
Abbas, vieux routier des négociations avec Israël, craint que Netanyahu ne soit pas prêt à faire une offre acceptable aux Palestiniens. Netanyahu, qui se dit sans autre précision prêt à "prendre des risques pour la paix", accuse Abbas de perdre du temps.
La résistance d’Abbas aux pressions américaines surprend les analystes, mais elle s’explique partiellement par la crainte de l’opinion palestinienne de le voir de nouveau participer à des négociations stériles, en position de faiblesse.
Reuters, relayé par Yahoo
http://fr.news.yahoo.com/4/20100728...
Marc Delteil pour le service français, édité par Pascal Liétout
[2] N. Sarkozy ne veut pas être en reste, aussi fait-il pression comme Obama. Voir Associated press mardi 27 juillet :
Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abba
Nicolas Sarkozy, qui s’est entretenu par téléphone lundi soir avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a insisté auprès d’eux sur "l’urgence d’une relance du processus de paix et la nécessité pour les parties d’agir en conformité avec cet objectif", a annoncé mardi l’Elysée... http://fr.news.yahoo.com/3/20100727...
[3] voir aussi Associated press :
Le Hamas appelle l’Autorité palestinienne à ne pas reprendre de pourparlers directs avec Israël
publié par l’Orient le Jour
http://www.lorientlejour.com/catego...
ajout de notes : C. Léostic, Afps
publié le jeudi 29 juillet 2010
AFP
Les documents en question traitent notamment de l’armée et des services secrets lors des deux premières décennies de l’Etat d’Israël, créé en mai 1948.
« Ces archives continueront à être classifiées de crainte d’atteinte à la vie privée des personnes mentionnées ou de leurs proches » a déclaré à l’AFP le directeur des Archives nationales, Yehoshua Freundlich.
« Nous devons également maintenir le secret défense » compte tenu du risque qu’Israël peut se faire accuser « de violer le droit international », a-t-il ajouté. Selon lui, dans un certain nombre de pays occidentaux, « des documents d’Etat restent classifiés 70 ans voire plus ».
Ces archives concernent en particulier la campagne du Sinaï contre l’Egypte en 1956, lancée en coordination avec la France et la Grande-Bretagne, des affaires d’espionnage et le début du programme nucléaire israélien.
Selon le quotidien Haaretz, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé il y a deux semaines de prolonger la période du secret, sous la pression des services secrets. L’historien israélien Tom Segev a dénoncé cette mesure estimant qu’elle traduisait une « tendance anti-démocratique » dans la société israélienne.
Mesure « arbitraire et injustifiée »
« S’il est légitime de ne pas dévoiler certains noms et de maintenir le secret sur des sujets ultra-sensibles, interdire globalement de publier ou même de consulter ces documents, relève d’une démarche anti-démocratique inquiétante et d’une volonté de masquer des fautes, voire des crimes de guerre passés », a-t-il déclaré à l’AFP.
Le maintien du secret a également été dénoncé comme une mesure « arbitraire et injustifiée » par l’Association des droits civiques en Israël. En février 1995, les Archives nationales israéliennes avaient censuré des documents officiels concernant l’expulsion de Palestiniens pendant la première guerre israélo-arabe en 1948.
Les Archives, qui relèvent du bureau du Premier ministre, avaient publié 4.000 pages de protocoles des réunions du gouvernement provisoire israélien entre mai 1948, date de la proclamation de l’Etat hébreu, et avril 1949.
Elles avaient cependant expurgé des passages concernant l’exode des plus de 700.000 Palestiniens qui ont fui l’avance de l’armée israélienne ou ont été chassés de chez eux, ainsi que des atrocités commises par l’armée israélienne.
relayé par Libération
Des ONG chrétiennes appellent la France à mettre fin à l’impunité d’IsraëlPublié le 29-07-2010 Cinq organisations chrétiennes
françaises, dont le Secours catholique et la Cimade, ont demandé
mercredi au gouvernement français d’agir pour mettre "un terme à
l’impunité accordée à l’Etat d’Israël" en matière de droit
international, dans une lettre ouverte à François Fillon, transmise à
l’AFP.
Les cinq organisations, le Secours catholique, la Cimade, les Amis de Sabeel-France, l’Acat-France et le Defap, ont demandé au Premier ministre, "au regard des obligations internationales du gouvernement français, de faire pression pour (...) qu’Israël respecte les droits fondamentaux des Palestiniens". "Elles appellent instamment le gouvernement français à agir, afin qu’en matière de violation du droit international, il soit mis en terme à l’impunité accordée à l’Etat d’Israël", est-il ajouté. Les associations expliquent avoir été "interpellées par les chrétiens palestiniens" sur un décret militaire du gouvernement israélien qui "permet l’expulsion de milliers de Palestiniens de Cisjordanie". Elles "considèrent que le respect et la mise en oeuvre du droit international demeurent l’unique moyen de parvenir à une paix juste et équitable au Moyen-Orient" et demandent "la suspension de l’accord d’association Union européenne-Israël". CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mercredi 28 juillet 2010
al Ahram hebdo
Avec l’Onu qui a juste recommandé que l’aide apportée à Gaza soit acheminée via les voies terrestres existantes pour éviter l’ire d’Israël, qui a prévenu, en toute arrogance, qu’il interceptera tout navire faisant partie d’une flottille partant du Liban ou ailleurs, on ne peut que déplorer la faiblesse avec laquelle on traite internationalement l’Etat hébreu. Si le porte-parole des Nations-Unies, Martin Nesirky, a voulu être pragmatique en affirmant qu’il existe des routes établies pour que l’aide entre par voie terrestre, on ne saurait que déplorer quand même cette soumission à un Israël qui bafoue constamment le droit international et qui pose des obstacles sur la voie d’un règlement en rejetant les principes fondamentaux sur lesquels se base le processus de paix.
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, lui, a signalé qu’Israël interceptera tout navire faisant partie d’une flottille qui partirait du Liban pour se diriger vers la bande de Gaza. Israël se soucie peu donc des multiples critiques à travers le monde après le raid d’un commando de son armée contre la flottille turque, le 31 mai dernier. Et d’ailleurs, il a critiqué la nomination par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu de trois experts qui doivent prendre part à une mission internationale indépendante d’établissement des faits, chargés d’enquêter sur les violations du droit international, résultant de l’attaque israélienne contre la flottille turque. Ceux-ci vont prendre contact avec toutes les parties concernées avant de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs investigations au Conseil des droits de l’homme en septembre prochain.
La Turquie et les Palestiniens réclament la constitution d’une commission internationale indépendante. Le Conseil de sécurité de l’Onu a de son côté exigé « une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux ». A rappeler qu’Israël avait refusé de coopérer avec une précédente commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme présidée par le juge Richard Goldstone, qui avait accusé dans son rapport Israël et des groupes palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Donc, Israël reste sur la sellette et se préoccupe peu des mesures et autres initiatives des différentes organisations internationales. Jusqu’à quand les grandes puissances occidentales continueront-elles à adopter cette attitude, somme toute complaisante à l’égard d’Israël ?
USA : la ville de Rachel Corrie passe au boycott d’IsraëlPublié le 28-07-2010 Olympia (Etat de Washington,
nord-ouest des USA), la ville américaine dont la jeune pacifiste Rachel
Corrie, écrasée par un bulldozer israélien à Gaza en 2003 était
originaire, vient de passer au boycott.
Déjà le mois dernier, le conseil étudiant du l’Université Evergreen d’Olympia, dont Rachel était une ancienne élève, avait passé une résolution condamnant tout investissement de l’établissement dans les firmes tirant profit du viol des droits du peuple palestinien par Israël, et une seconde visant explicitement la société Caterpillar, qui développe spécialement pour l’armée d’occupation israélienne des bulldozers géants. C’est un de ces monstres chenillés qui avait écrasé Rachel, le 16 mars 2003 dans la bande de Gaza, alors que la jeune militante de l’International Solidarity Movement (ISM) tentait, en faisant rempart de son corps, de s’opposer à la démolition de maisons palestiniennes. Jeudi dernier, le conseil d’administration des magasins coopératifs d’Olympia, une ville de petite taille -42.000 habitants- mais symbolique car elle est la capitale de l’Etat de Washington, a décidé de bannir les produits « made in Israel » de ses deux supermarchés. « La résolution de boycott a été présentée par 40 des membres de notre structure, ce qui est un chiffre assez conséquent. Il y a eu quelques questions sur l’impact financier de la mesure, mais ce fut un aspect marginal de la discussion. En ce qui me concerne, nous sommes confrontés à un impératif moral, qui dépasse de loin les questions d’argent. Le boycott a donc été voté, et il est entré en vigueur le lendemain », a déclaré un des promoteurs de l’initaitive, Rob Richards, à la journaliste du Haaretz Natasha Mozgovaya. Interrogé sur la question de savoir si le boycott vaut pour tous les produits israéliens, ou seulement ceux issus des colonies, Richards répond : « Pour autant que je sache cela concerne tous les produits. Nous avons seulement exempté une huile, labellisée « Huile de la Paix », qui est une marchandise co-produite avec des paysans palestiniens. Et nous exempterons du boycott toute firme qui travaille à améliorer la situation des Palestiniens ». « Deux des membres de notre conseil d’administration appartiennent à la communauté juive de la ville, et ils soutiennent le boycott. Mais vous savez, ici à Olympia, on est des gens assez libéraux », ajoute-t-il. Richards a bien conscience qu’Olympia ne pèse pas lourd, à première vue, dans le paysage politique étatsunien, où Netanyahou et ses sbires bénéficient d’un soutien écrasant au niveau institutionnel : Maison-Blanche, Parlement, médias, etc. « Mais comme on dit, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Je crois bien qu’on verra d’autres chaînes coopératives rejoindre le boycott, et d’autres voix s’élever », commente-t-il. Côté sioniste, Natasha Mozgovaya a recueilli la réaction de Jennifer Laszlo Mizrahi, du lobby Israel Project. « C’est une ville où nous ne sommes pas bien organisés. On a raté le coche, parce que la plupart d’entre nous sommes actuellement accaparés par la campagne contre l’Iran », commmente Mizrahi. Des représentants de l’ambassade israélienne, interrogés par le Haaretz, minimisent également la défaite d’Olympia, la qualifiant de marginale. Pour la correspondante du Haretz, en revanche, le boycott voté à Olympia est représentatif de l’éclosion, désormais aussi aux Etats-Unis, de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), dont la pression sur les firmes américaines ne fait qu’augmenter. Encore lundi, des militants d’Une Voix Juive pour la Paix (Jewish Voice for Peace) devaient déposer une motion à l’assemblée générale annuelle de la caisse de retraite des enseignants et chercheurs, TIAA-CREF, demandant le désinvestissement de firmes telles que Caterpillar et Motorola, ainsi que de l’Israélienne Elbit qui toutes « profitent des violations du droit international que sont les destructions de maisons, le saccage des vergers, la construction de routes réservées aux seuls Israéliens juifs, l’assassinat de civils avec des drones, et bien d’autres infractions ». Pour Natasha Mozgovaya, « il est clair que dans de nombreux cas, la communauté juive combat avec vigueur les tentatives de boycott. Mais de nombreux partisans de la politique israélienne ne cachent pas leur inquiétude, et estiment qu’en fait, la bataille est déjà perdue, au moins en ce qui concerne les campus ». CAPJPO-EuroPalestine |
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Israël refuse de payer les dépenses médicales d’une Américano-israélienne, à laquelle sa police a fait perdre un oeilPublié le 28-07-2010 La police israélienne "des
frontières", bien connue pour sa violence, avait lancé une grenade en
plein visage d’Emily Henochowicz, jeune américaine étudiante à
Jérusalem qui protestait contre le raid meurtrier de la Flotille de la
Liberté, au check-point de Kalandia, le 31 mai dernier. Celle-ci a perdu
un oeil, et le gouvernement israélien refuse de payer la note de frais
de l’hôpital où elle a été prise en charge.
Un reporter du journal israélien Haaretz qui a assisté à la scène le 31 mai, lors de cette manifestation de protestation contre l’assassinat de passagers du Marmara, témoigne de la violence de la police israélienne.
Photo de Daniel Bar-On Emily Henochowicz frappée en plein visage par une grenade lacrymogène a été blessée à la mâchoire et a perdu un oeil. La jeune femme, qui a la double nationalité, américaine et israélienne, étudiait à l’académie des arts de Bezalel, à Jérusalem. Elle a été transportée à l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Quand son père est arrivé des Etats-Unis, on lui a réclamé un montant de 14,000 shekels (3000 euros) pour la prise en charge hospitalière. Sur le conseil de son avocat Michael Sfard, il a demandé au ministre de la défense israélien d’assumer ces frais, ce qui lui a été refusé, rapporte Haaretz. C’est le même gouvernement israélien qui vient d’annoncer réclamer la "restitution ou indemnisation des biens des juifs dans huit pays arabes". Une structure a été mise en place en Israel pour intenter des actions en justice dans de nombreux pays arabes dont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l’Irak, le Yemen, le Liban et l’Iran, afin d’exiger de ces pays une "indemnisation pour l’atteinte aux biens fonciers et matériels des juifs, et exiger une remise en état des cimetières et lieux de cultes des juifs." Quand on sait dans quelles conditions la plupart de ces Juifs ont quitté les pays arabes, à la demande d’Israël, qui ne recula devant aucun moyen, y compris le terrorisme, pour les amener à immigrer en Israël, où ils sont largement méprisés, aujourd’hui encore par les Juifs d’origine ashkénaze, on est frappé par l’impudence d’une telle demande. Israel a élevé le vol au rang d’une institution depuis sa création. Vol des terres, de l’eau des Palestiniens, mais aussi villages, mosquées, cimetières rasés, et annexion des biens palestiniens. Et cet Etat continue à confisquer ou exploiter à son profit les ressources palestiniennes, à déraciner des oliviers palestiniens centenaires pour les replanter et se les approprier hors des territoires occupés. Le gouvernement israélien n’hésite pas non plus, comme on l’a vu encore récemment avec la flotille de la liberté, à voler du matériel apporté par les humanitaires à la population de Gaza, ainsi que les effets personnels des volontaires internationaux. CAPJPO-EuroPalestine |
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Convoi humanitaire européen attendu le 7 août à GazaPublié le 28-07-2010 "Miles for Smiles 2" un convoi
de 50 ambulances sponsorisé par l’ancien premier ministre libanais Salim
Al-Hus devrai atteindre El-Arish en Egypte, puis Gaza, le 7 août
prochain.
En coordination avec les autorités égyptiennes, les bateaux transportant ce matériel d’un montant de un million d’euros, devraient arriver dans le port d’Alexandrie le 5 août prochain. 70 personnalités politiques européennes sont à l’initiative de ce nouveau convoi (Des miles pour des sourires"), a indiqué Dr Issam Youssef, principal organisateur, à l’agence Maan. Le premier convoi “Miles of smiles” avait apporté, en novembre dernier, une centaine de petits camions chargés de matériel médical, de 260 chaises roulantes, des ambulances, 102 voitures pour personnes handicapées, ainsi que des ordinateurs pour les écoles, après avoir été contraint d’attendre 25 jours à la frontière égyptienne. http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx ?ID=302690 (Traduit par CAPJPO-EuroPalestine) CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mercredi 28 juillet 2010
Gilles Paris
La
majorité sans doute des lecteurs du Haaretz, qui gravite à la
périphérie du consensus israélien concrétisé par la composition de
l’actuelle Knesset, évite consciencieusement ses articles ainsi que ceux
d’Amira Hass. L’une et l’autre disposent en dehors de leur pays d’une
notoriété et d’une reconnaissance inversement proportionnelles à celles
dont ils peuvent jouir en Israël.
Réputé pour sa radicalité s’agissant du conflit, le site electronic intifada est manifestement gêné de voir les intérêts palestiniens défendus à sa manière par une “plume” de l’autre camp, ou plus généralement par le truchement d’une tierce partie, journalistes, humanitaires ou militants de l’extérieur. Ce qui conduit l’auteur de la recension (au final assez vacharde) de déplorer le très faible nombre d’ouvrages en anglais consacré à ce conflit écrits par des Palestiniens et des Arabes.
Ce désert éditorial ne permettrait pas de prendre conscience de la réalité dans laquelle évoluent les Palestiniens. Une remarque qui vaut également pour la France, à de très rares exceptions comme celle de Raja Shehadeh dont nous avions rendu compte ici. [1]
[1] de nombreux ouvrages palestiniens - romans, poésie ou politique- existent, en français ou en anglais : Darwich bien sûr, le poète, le regretté Saïd, Kanafani ou Emile Hariri, la grande Fadwa Touqan, malheureusement disparus, mais aussi Souad Amiry, Hanane Ashraoui, Adania Shibli, Houssein al-Barghouti, Sahar Khalifa...
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
note : C. Léostic, Afps
| Le Hezbollah : un complot dangereux se trame pour le Liban et la région | ||||
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28/07/2010
Le Hezbollah a mis en garde contre la gravité de
la situation au Liban et dans toute la région, percevant des
tentatives d’imposer des concessions et des capitulations inadmissibles. |
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A la Une
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Lire la lettre : http://www.france-palestine.org/article15250.html
Action
Israël harcèle les manifestants non-violents - AFPS
On savait qu’Israël ne déteste rien tant que la résistance non-violente qui non seulement combat efficacement l’occupation et la colonisation, mais ne peut être présentée de manière crédible comme « terroriste » par sa propagande.
Lire le communiqué : http://www.france-palestine.org/article15276.html
Suspendre la coopération avec l’armée israélienne ! - AFPS
Le chef d’état-major d’Israël, Gaby Ashkénazy, effectue depuis lundi 19 juillet, une tournée officielle de cinq jours en Italie et France.
Lire le communiqué : http://www.france-palestine.org/article15256.html
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.
Le Conseil municipal de Swansea interdit de futurs contrats avec Veolia. - Swansea action for Palestine
Une décision historique a été prise par le Conseil municipal de Swansea (au Royaume Uni) pour empêcher de futurs contrats avec Veolia en raison de ses activités illégales en Cisjordanie.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15237.html
A lire
Au nom de la Palestine - Constance Desloire
Les éditions Elyzad, à Tunis, publient deux ouvrages qui témoignent de la solidarité des auteurs du Maghreb à l’égard des Palestiniens. Un phénomène qui prend de l’ampleur.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15277.html
Actualité
Le
drapeau palestinien
peut flotter à Washington - Gilles Paris
La décision
vient a été signifiée le 20 juillet au représentant de l’OLP à
Washington : -la délégation palestinienne sur place dispose
désormais du statut de “délégation générale” , comme c’est
déjà le cas dans de nombreux pays européens (dont la France).
Lire
l'article : http://www.france-palestine.org/article15268.html
Des
colons sèment le chaos en Cisjordanie - PNN
11
intersections routières ont été bloquées lundi 26 juin par des
colons israéliens mécontents du gel des constructions en
Cisjordanie ordonné par le gouvernement.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15283.html
La sécurité du foyer ?
Les destructions de logements palestiniens par Israël -
Amnesty
international
Les autorités israéliennes doivent
mettre fin à la démolition d’habitations palestiniennes
Lire
l'article : http://www.france-palestine.org/article15255.html
Projet Lieberman : un
double problème - Saleh Al-Naami
La droite israélienne
a pris deux initiatives politiques : les deux visent à anéantir
la
cause palestinienne et les perspectives d’un Etat palestinien,
écrit Saleh Al-Naami
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15272.html
Inconséquence
européenne
- Kharroubi Habib
A propos du blocus imposé par l’Etat
sioniste à la population ghazaouie, Catherine Ashton, la chef de
la
diplomatie européenne, a affirmé lundi à Jérusalem, lors d’une
conférence de presse avec le ministre israélien des Affaires
étrangères, que « la position de l’Union européenne est claire
: le blocus est inacceptable, il ne peut durer et est
contre-productif ».
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15257.html
Israël condamne des
manifestants non-violents - Génération Palestine
COMMUNIQUE
DE PRESSE GÉNÉRATION PALESTINE - L’armée israélienne s’attaque
aux militants non violents de Génération Palestine
Lire le
communiqué :
http://www.france-palestine.org/article15274.html
Israël
condamne à la prison un dirigeant de la lutte populaire -
Ma’an
news
Selon des responsables du Comité populaire de
Bi’lin, un organisateur palestinien de manifestations,
emprisonné
en 2005, est passé en jugement et a été condamné mercredi 22
juillet. Il est en attente d’un deuxième procès
Lire l'article
: http://www.france-palestine.org/article15263.html
«
L’IDF n’est pas un état dans l’état ». Encore une victoire
de Gush Shalom en justice. - Gush Shalom
Attaque contre
la Flottille de la Liberté - Communiqué de Gush Shalom (le Bloc
de
la Paix, ndlt), 12 juillet 2010
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15266.html
En
prison pour meurtre, un soldat israélien est libéré avant
terme -
Communiqué du Comité national de soutien à Salah
Hamouri
L’assassinat de sang froid d’un militant
internationaliste et une remise de peine pour le soldat
israélien.
Un prétendu délit d’intention et l’exigence d’excuses en plus
de la peine illégale infligée par l’occupant au jeune étudiant
franco-palestinien. Le Comité de soutien à Salah Hamouri dénonce
ce deux poids deux mesures :
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15259.html
Le
chef d’État major israélien est en visite en France -
Georges
Malbrunot
Alors que
le gouvernement israélien est accusé de crimes de guerre par
le
rapport Goldstone et que le monde vient de s’élever contre la
sanglante attaque israélienne contre la Flottille de la
Liberté qui
a fait au moins 9 morts civils le 31 mai dernier, Paris
choisit de
renforcer la coopération militaro-sécuritaire avec les forces
israéliennes [1]. Ainsi en témoigne la visite du chef d’État
major israélien :
Lire
l'article : http://www.france-palestine.org/article15262.html
Israël s’apprête à
déployer son bouclier antimissiles - Fares Chahine
D’ici
novembre, Israël va disposer d’une parade anti-roquettes pour
protéger la population civile, son point faible en cas de
guerre. Un
nouveau système d’interception surnommé « Dôme de fer »
présenté comme « unique en son genre »
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15265.html
Les
engagements de l’armée israélienne - Radio-Canada avec
Agence
France Presse
Dans un rapport de 37 pages remis au
secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Israël s’engage à
limiter les pertes civiles et l’utilisation de munitions au
phosphore blanc dans les futurs conflits.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15261.html
Négociations
directes avec Israël : Mahmoud Abbas résiste aux pressions -
Karim
Lebhour
Mahmoud Abbas persiste et signe dans son refus
d’entamer des négociations directes avec Israël. Le président
palestinien l’a dit à la radio palestinienne, ce dimanche 25
juillet 2010, en balayant les pressions internationales dont il
est
l’objet.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15273.html
Davutoglu
rencontre Mechaal à Damas - L’Orient le Jour
L’entrevue
entre le chef de la diplomatie turque et le chef du Hamas en
exil
survient alors que les relations entre la Turquie et Israël,
deux
anciens alliés, sont au plus bas.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15267.html
Le
nouveau rôle de la
Turquie - Didier Billion
En se rapprochant du monde
arabo-musulman, les dirigeants turcs ont-ils décidé de tourner
le
dos à l’Europe ? Pas si sûr, selon Didier Billion, de l’Institut
de relations internationales et stratégiques.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15260.html
Le
système arabe et la
recherche d’une volonté commune - Hassan Abou-Taleb
Le
système arabe, cette expression qui a longtemps lassé les
chercheurs, les hommes de politique et les dirigeants, semble
être
aux yeux de beaucoup de gens le responsable n°1 de l’état de
recul, de régression et du sentiment de défaite qui frappe le
monde
arabe, toutes tendances confondues.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15284.html
Les
Palestiniens du Liban attendront (encore) - Gilles Paris
Contraints à l’exil par la terreur juive puis israélienne
des années 1947-48..., des centaines de milliers de Palestiniens
vivent 6 décennies plus tard dans des camps de réfugiés au
Proche-Orient. Dans des conditions indignes pour la plupart des
camps. Au Liban, 12 camps...
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15264.html
Le rejet des droits
civils aux réfugiés palestiniens est un danger pour le Liban
-
entretien avec Paul Salem
Une fois de plus, l’affaire
des droits à accorder aux réfugiés palestiniens fait la Une de
l’actualité et engendre toute une série de réactions variant
entre soutien et opposition. Pour sa part, le Parlement libanais
s’est fixé, le mois prochain, une séance dédiée au vote sur
l’octroi de droits civils aux réfugiés. Au début de cette
semaine, l’ambassadeur palestinien pour le Liban Abdallah
Abdallah
a appelé à un consensus entre les Libanais pour régler
l’affaire.
Retour sur l’enjeu que cette question représente pour le Liban,
avec le politologue Paul Salem interrogé par Nayla Chahla.
Lire
l'article : http://www.france-palestine.org/article15280.html
Des recommandations
faibles - al Ahram hebdo
On ne peut que déplorer la faiblesse
avec laquelle on traite internationalement Israël
Lire l'article
: http://www.france-palestine.org/article15281.html
La
complaisance de l’"Independent" envers Tony Blair,
"émissaire de la paix" - MediaLens
Le mois dernier,
l’Independent réalisait une interview de Tony Blair, l’ancien
premier ministre britannique et actuellement "émissaire de la
Communauté internationale pour le Moyen Orient".
Lire
l'article : http://www.france-palestine.org/article15270.html
La
cause palestinienne est-elle sans voix ? - Gilles Paris
Qui
peut parler pour les Palestiniens ? C’est le sujet qu’évoque le
site electronic intifada au détour d’une recension d’un livre du
journaliste du Haaretz Gideon Levy . Ce dernier est qualifié
parfois
par les pro-palestiniens de “dissident” israélien compte tenu de
son travail sur le conflit israélo-palestinien.
Lire l'article :
http://www.france-palestine.org/article15287.html
Interview des 3 militants arrêtés pendant une manifestation à Hébron - Génération Palestine
Les trois militants de l’association Génération Palestine arrêtés pendant la manifestation à Hébron samedi après midi racontent comment s’est déroulé leur arrestation.
Voir la video : http://www.dailymotion.com/video/xe5lpp_interview-des-3-militants-arretes-p_news
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15286.html
Le Hamas prospère au milieu d’une économie délabrée - L’Orient le Jour
De nombreuses entreprises commerciales illustrent la mainmise croissante du mouvement islamiste sur l’économie du territoire palestinien.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15278.html
Bateaux libanais pour Gaza : poursuite des préparatifs, pas de date de départ - L’Orient le Jour
Alors que des actions se préparent des Etats-Unis à l’Europe , après la Lybie, d’autres organisations dans des pays arabes entenden aussi briser le blocus de Gaza
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15275.html
Au Quai d’Orsay, la Palestine monte en grade - Afp
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a décidé de relever le niveau de représentation diplomatique palestinienne en France de « Délégation générale » à « Mission de Palestine », a-t-on appris samedi (24 juillet) auprès du Quai d’Orsay.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15271.html
Libérez Vanunu ! - Mairead Maguire
Lettre ouverte d’appel au peuple juif.
Chers amis, Je vous écris pour vous demander votre aide pour la libération d’un homme bon, un homme de paix et un homme de conscience.
Lire la lettre : http://www.france-palestine.org/article15269.html
Le téléphone sonna vers 7h30. L’armée venait d’arriver - Laura
Destructions de maisons, de villages, contraindre à partir les Palestiniens privés de moyens de subsistance ou comment poursuivre le nettoyage ethnique de la Palestine
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15258.html
Nouvelle vague de répression israélienne à Naplouse
Lire le communiqué : http://www.france-palestine.org/article15240.html
"Direction la Palestine pour un camp d’été peu ordinaire" - AFPS Metz - Thionville
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15238.html
Rendez-vous
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 418 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 955 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 191 parrains d'enfants palestiniens et à 309 associations.
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.
--
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79
mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org
publié le mercredi 28 juillet 2010
al Ahram hebdo
Avec l’Onu qui a juste recommandé que l’aide apportée à Gaza soit acheminée via les voies terrestres existantes pour éviter l’ire d’Israël, qui a prévenu, en toute arrogance, qu’il interceptera tout navire faisant partie d’une flottille partant du Liban ou ailleurs, on ne peut que déplorer la faiblesse avec laquelle on traite internationalement l’Etat hébreu. Si le porte-parole des Nations-Unies, Martin Nesirky, a voulu être pragmatique en affirmant qu’il existe des routes établies pour que l’aide entre par voie terrestre, on ne saurait que déplorer quand même cette soumission à un Israël qui bafoue constamment le droit international et qui pose des obstacles sur la voie d’un règlement en rejetant les principes fondamentaux sur lesquels se base le processus de paix.
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, lui, a signalé qu’Israël interceptera tout navire faisant partie d’une flottille qui partirait du Liban pour se diriger vers la bande de Gaza. Israël se soucie peu donc des multiples critiques à travers le monde après le raid d’un commando de son armée contre la flottille turque, le 31 mai dernier. Et d’ailleurs, il a critiqué la nomination par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu de trois experts qui doivent prendre part à une mission internationale indépendante d’établissement des faits, chargés d’enquêter sur les violations du droit international, résultant de l’attaque israélienne contre la flottille turque. Ceux-ci vont prendre contact avec toutes les parties concernées avant de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs investigations au Conseil des droits de l’homme en septembre prochain.
La Turquie et les Palestiniens réclament la constitution d’une commission internationale indépendante. Le Conseil de sécurité de l’Onu a de son côté exigé « une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux ». A rappeler qu’Israël avait refusé de coopérer avec une précédente commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme présidée par le juge Richard Goldstone, qui avait accusé dans son rapport Israël et des groupes palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’opération « Plomb durci » de l’armée israélienne à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Donc, Israël reste sur la sellette et se préoccupe peu des mesures et autres initiatives des différentes organisations internationales. Jusqu’à quand les grandes puissances occidentales continueront-elles à adopter cette attitude, somme toute complaisante à l’égard d’Israël ?
Jérusalem : apprenant que son amant est arabe, elle le fait condamner pour violPublié le 27-07-2010 « Qu’un sperme pur abreuve nos
vagins », a décidé un tribunal israélien, qui a infligé une peine de 18
mois de prison à un Palestinien « coupable » d’avoir eu une relation
sexuelle librement consentie avec une femme juive.
Récit de Delphine Mathieussent, correspondante du journal Libération en Israël. Pour tirer un coup vite fait à Jérusalem, mieux vaut être juif qu’arabe. C’est ce qu’a appris à ses dépens un Palestinien de la ville, condamné cette semaine à dix-huit mois de prison ferme pour viol. Les faits remontent à septembre 2008 : une rencontre impromptue, en pleine journée, avec une passante juive dans le centre-ville. La conversation de quelques minutes mène à une relation sexuelle consentie dans la cage d’escaliers d’un immeuble voisin. Les problèmes ont commencé pour Sabbar Kashur, marié et père de deux enfants, lorsque sa conquête a découvert qu’il était arabe et a porté plainte. Après deux ans de résidence surveillée, il a été condamné pour viol, les juges se référant à une jurisprudence assimilant les « relations sexuelles par duperie » au viol. Selon la plaignante, Sabbar Kashur se serait présenté comme un « juif célibataire intéressé par une relation sérieuse ». Le tribunal a estimé dans son jugement que si elle « n’avait pas pensé que l’accusé était un célibataire juif à la recherche d’une relation de longue durée, elle n’aurait pas coopéré ». Une affirmation en contradiction avec le côté expéditif de leur rencontre et la version de l’accusé. Il reconnaît avoir menti sur sa situation familiale, mais dit ne pas avoir explicitement caché qu’il était arabe. Il a en fait probablement joué sur l’ambiguïté du nom sous lequel il s’est présenté, « Dudu » : un surnom également utilisé en hébreu comme diminutif de David. L’avocat de Sabbar Kashur a fait appel et espère que l’affaire se soldera par une peine de travaux d’intérêt général. Son client est en effet parvenu à un accord avec le tribunal : il a reconnu avoir menti à la jeune femme, en échange de l’abandon de l’accusation de viol. Sa condamnation a cependant provoqué un début de polémique. « Chaque fois qu’une personne ment sur des détails de son identité, cela doit-il se solder par une accusation de viol ? » s’interroge Elkana Laist, du bureau des avocats publics. Pour S. Kashur, le verdict est avant tout teinté de « racisme » : « Si j’étais juif, on ne m’aurait même pas interrogé. Ce n’est pas comme si je l’avais violée dans la forêt. Elle a accepté tout ce qui s’est passé », a-t-il expliqué au quotidien Haaretz. Une opinion partagée par Leah Samael, une avocate spécialiste des droits de l’homme : « Si un juif religieux avait caché qu’il était religieux pour séduire une femme, il n’aurait pas été poursuivi. Ce qui est flagrant, c’est la façon dont les Arabes israéliens [20% de la population d’Israël, ndlr] sont sans cesse contraints de dissimuler leur identité. » Delphine Mathieussent CAPJPO-EuroPalestine |
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Boycott à l’Intermarché de Villefranche sur Saône (Vidéo)Publié le 27-07-2010 Merci au Collectif caladois
pour le peuple palestinien qui nous envoie la vidéo d’une action à
l’Intermarché de Villefranche-sur-Saône pour dénoncer la vente de fruits
et légumes de l’occupation et appeler au boycott d’Israël.
À l’issue de cette
action de sensibilisation, menée le 10 juillet dernier, le directeur du
magasin s’engage à retirer des rayons les fruits et légumes des
territoires occupés (notamment les patates douces).
Contact : Jacques-Louis KREISS pour le Collectif caladois pour le peuple palestinien http://palestine.altercalade.net CAPJPO-EuroPalestine |
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Des militants français de Génération Palestine brutalisés et arrêtés par la soldatesque israélienne à HébronPublié le 26-07-2010 Trois militants de Génération
Palestine ont été brutalisés par l’armée d’occupation à Hébron (Al
Khalil, Cisjordanie occupée) puis arrêtés et condamnés lundi à des
interdictions de territoire, rapporte l’association.
L’agression a eu lieu lors d’une manifestation non-violente de protestation contre la colonisation de la ville, où une poignée de colons protégés par 2.000 soldats imposent une existence infernale aux seuls habitants légitimes de la ville, les Palestiniens. Si les trois Français sont sortis libres, après 24 heures de détention, un jeune Palestinien prénommé Issa, qui participait à la même manifestation, a, lui, été kidnappé par les soldats. On était sans nouvelles de lui lundi soir. Lire ci-dessous le compte-rendu établi par Génération Palestine, avec vidéos. CAPJPO-EuroPalestine |
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L’otage Salah Hamouri répond à Sarkozy, qui a osé lui demander d’exprimer des "regrets"Publié le 26-07-2010 Du fond de sa prison
israélienne, le jeune franco-palestinien Salah Hamouri a rédigé, le 14
juillet dernier — date symbolique— une lettre destinée aux autorités
françaises, qui ont eu l’impudence de lui mettre ce marché honteux en
main : exprimer des regrets* face aux tribunaux militaires israéliens
afin de bénéficier d’une aide de la France !
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération. Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc. Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international. Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation. Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ? Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille. Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser. Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation. Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde. Bien à vous, Salah Hamouri Prison de Guilboa Section 4 Le 14 juillet 2010 " * Des "regrets" pour quoi au demeurant ? Pour avoir eu de "mauvaises pensées" an passant devant le domicile d’un rabbin d’extrême-droite, d’une de ces personnalités qui appellent à tuer un maximum de Palestiniens ? Car nous le rappelons, Salah Hamouri a été kidnappé par l’armée israélienne et condamné à 7 ans de prison pour "délit d’intention", étant donné que son seul crime est de vivre à Jérusalem Est, d’avoir le culot de poursuivre des études, et d’être solidaire de tous les Palestiniens persécutés depuis si longtemps par Israël (ndlr). CAPJPO-EuroPalestine |
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Match de volley à Ankara avec une équipe israélienne : Zéro spectacteur mais beaucoup de manifestants turcsPublié le 26-07-2010 Des manifestants turcs ont
protesté devant le palais des sports d’Ankara où l’équipe israélienne
jouait sans spectateurs contre la Serbie pour les demi-finales de la
Ligue européenne féminine.
« Un pays organise des compétitions sportives avec un autre pays pour renforcer l’amitié commune. Nous n’avons pas d’amitié pour Israël. Nous ne pouvons pas accepter que ces gens aient été autorisés à venir en Turquie », a déclaré Ayhan Altintas par téléphone à l’AFP. « Comment le gouvernement peut-il demander des comptes à Israël pour le raid s’il n’est pas capable d’annuler un match ? », a-t-il ajouté. Un véhicule de la police a escorté l’équipe israélienne à son arrivée et à son départ, et des agents de sécurité israéliens étaient également présents, selon l’agence de presse Anatolie. Aucun spectateur n’a été autorisé à assister à ce match, perdu 3-0 par Israël. Dans la deuxième demi-finale la Turquie devait rencontrer la Bulgarie samedi soir. Si la Turquie perd, elle sera opposée à Israël pour une troisième place, dimanche. Après l’incident meurtrier du 31 mai, la Turquie, pays jadis allié d’Israël, a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv, annulé des manœuvres militaires communes et assuré que les relations bilatérales ne seraient plus jamais les mêmes. « Le Mavi Marmara est notre honneur », ont crié les manifestants, en référence au nom du navire sur lequel neuf Turcs, dont un Américano-turc, ont été tués lors du raid israélien au large de Gaza le 31 mai. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/07/20100724-131027.html CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le mardi 27 juillet 2010
Constance Desloire
Il aura fallu cinq ans à Djilali Bencheikh pour reprendre son manuscrit là où il l’avait laissé. Cinq années avant de pouvoir écrire la mort de Soustara, tué à Paris en raison de son activisme auprès de la résistance palestinienne. Un personnage inspiré de la vie de l’Algérien Mohamed Boudia, qui a combattu pour l’indépendance de son pays puis pour celle de la Palestine en dirigeant l’organisation Septembre noir en Europe. Comme d’autres romanciers maghrébins, l’auteur et journaliste algérien Djilali Bencheikh écrit sur la Palestine par devoir, par nécessité, par fidélité.
Beyrouth Canicule accompagne Kamel, un étudiant algérien militant en France en faveur des Palestiniens. Filées comme un polar, les péripéties de son voyage au Liban sont écrites avec humour. « Une maladie algérienne, commente Bencheikh. Même dans les grands événements, on reste humain. »
Cause universelle
« J’ai un penchant obsessionnel pour la justice. C’est peut-être la guerre d’Algérie », explique Kamel. Tahar Bekri, poète et professeur tunisien, lui fait écho. « La Palestine, confie-t-il, est une cause universelle ; l’écrivain n’est pas sélectif quand il perçoit la douleur. » Dans ses carnets Salam Gaza, il donne à lire les messages reçus d’artistes du monde entier : juifs new-yorkais, grecs, sud-américains… « L’écrivain a le devoir d’apporter sa part d’humanité et sa plume pour défier l’oubli », estime-t-il. Dans la seconde partie de son ouvrage, il relate justement son voyage effectué en Cisjordanie en 2009 pour lire des poèmes à un public palestinien. « En dépit du plomb durci / À la barbe des sanguinaires / Ces flocons de neige / Pour apaiser la terre », dit son poème introductif, Salam sur Gaza.
Depuis les années 1980, des ponts ont été jetés entre les auteurs maghrébins et palestiniens. On traduit et on réalise de plus en plus d’anthologies de la littérature palestinienne. Tahar Bekri a ouvert ses pages aux poètes Mahmoud Darwich ou Ghassan Zaqtan. « La Palestine porte sa propre création artistique. Son identité, c’est sa culture, et pas seulement sa terre », estime Bekri.
À Tunis, les éditions Elyzad ont reçu un grand nombre de manuscrits touchant à la Palestine. Mais à Paris, où il vit, Tahar Bekri sent depuis quelques années « une orientation de la politique culturelle française moins favorable à ce sujet. Pourtant, je me suis fait violence pour ne pas tomber dans la facilité ». Djilali Bencheikh, de son côté, avoue avoir commis des excès de didactisme dans Beyrouth Canicule : écrire noir sur blanc quelles sont les valeurs du combat pour la Palestine afin d’anticiper toute critique. « Je n’ai pas essayé, mais j’ai l’intuition que j’aurais eu du mal à être publié en France », regrette-t-il.
publié par jeune Afrique
ps-infos]
Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité -
"Israël harcèle les manifestants non-violents"
Israël harcèle les manifestants non-violents
On savait qu’Israël ne déteste rien tant que la résistance non-violente qui non seulement combat efficacement l’occupation et la colonisation, mais ne peut être présentée de manière crédible comme « terroriste » par sa propagande. Depuis des années, l’armée s’attaque régulièrement aux manifestants, blessant et parfois même tuant certains d’entre eux – palestiniens, israéliens ou « internationaux ».
Il vient encore de sévir ce week-end en Cisjordanie :
- vendredi, à Bili’in, son armée a arrêté quatre militants qui prenaient part au rassemblement hebdomadaire contre le mur. Auparavant, les soldats avaient attaqué avec des gaz lacrymogènes un groupe de quelque 200 manifestants, dont une cinquantaine d’Italiens. Mais, parmi les personnes arrêtées se trouvait une ancienne vice-présidente du Parlement européen, Luisa Morgantini. Celle-ci fut finalement libérée, ainsi que ses trois compatriotes ;
- toujours vendredi, mais à Al-Massara, les soldats ont lancé, sans sommation, des bombes assourdissantes à proximité immédiate des manifestants. Une jeune Française, qui se prénomme Colombe, a dû être transportée aux urgences, où elle est toujours en observation suite à ses blessures à l'oreille et à une perte auditive ;
- enfin, dimanche, à Hébron, trois autres jeunes militants français de « Génération Palestine » ont été arrêtés lors d’une manifestation pacifique. Chaînes au pied et menottes aux poignets, ils furent amenés au tribunal de Jérusalem-Ouest pour y être jugés en comparution immédiate. Accusés de violences sur les soldats (sic), le juge les interdit de séjour à Hébron, Nil’in et Bil’in – et non dans toute la Cisjordanie, comme l’exigeait le procureur.
Voilà comment la soit disant « seule démocratie du Proche-Orient » traite la liberté d’expression et de manifestation pacifique, en l’occurrence dans un territoire qu’elle occupe illégalement et contre un mur dont la Cour internationale de justice a exigé la destruction il y a plus de six ans.
Que disent, que font l'Élysée et le Quai d’Orsay ? Rien : une fois encore, leur silence ou/et leur impuissance sont révélateurs d’une complaisance scandaleuse à l’égard de la politique de l'État d’Israël.
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) appelle ses militants et ses groupes locaux à leur faire entendre la voix des Françaises et des Français qui, dans leur grande majorité, soutiennent le droit des Palestiniens à vivre libres dans leur État. Elle les appelle à redoubler d’efforts pour boycotter les produits des colonies israéliennes afin de terme enfin un terme à l’insupportable impunité dont bénéficie l'État israélien.
A Paris, le 26 juillet 2010
AFPS
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org
publié le lundi 26 juillet 2010
Génération Palestine
COMMUNIQUE DE PRESSE GENERATION PALESTINE
L’armée israélienne s’attaque aux militants non violents de Génération Palestine
Dernière minute : Après une nuit de détention, d’interrogatoire et de mauvais traitements, les 3 militants de Génération Palestine ont été condamnés par les tribunaux d’occupation a l’interdiction de fréquenter certaines zones de Cisjordanie (Al Khlalil - Hébron, Nilin, Bilin). Nous attendons leur libération imminente pour diffuser leurs témoignages.
Ramallah, le 25 juillet 2010.
Vendredi 23 juillet, lors d’une manifestation non violente dans le village de Al Massara, une militante française de Génération Palestine a été blessée par une bombe assourdissante.
Tous les vendredis, plusieurs villages palestiniens organisent des manifestations non violentes pour dénoncer la colonisation et le vol de leur terre par l’État israélien. Ce vendredi 23 juillet, des internationaux étaient au côté des habitants de Massara, village de Cisjordanie au sud de Bethléem afin de protester contre la perte de leurs terres. L’armée a violemment réprimé la manifestation en utilisant sans sommation des bombes assourdissantes à proximité immédiate des manifestants et des gaz lacrymogènes. Une bombe assourdissante a été envoyée à hauteur de tête des manifestants, en explosant à proximité de l’oreille d’une manifestante de Génération Palestine. Celle-ci a été transportée aux urgences et est en observation depuis vendredi suite à ses blessures à l’oreille et à une perte auditive.
Génération Palestine dénonce la répression continue dont sont victimes les Palestiniens et leurs soutiens qui revendiquent l’application du droit et dénoncent l’impunité dont jouit l’État d’Israël.
Cette répression s’est poursuivie le lendemain , samedi 24 juillet, lors d’une manifestation non violente à Hébron. Trois militants de Génération Palestine ont été arrêtés, et sont actuellement toujours détenus par Israël, en attente d’un jugement l’évolution des différentes situations.
Plus d’infos sur www.generation-palestine.org // 3ta.generation-palestine.org
Contacts :
Julien : begin_of_the_skype_highlighting 00 972 54 53 14 802 end_of_the_skype_highlighting / begin_of_the_skype_highlighting 00 972 59 83 46 974 end_of_the_skype_highlighting00 972 54 53 14 80200 972 59 83 46 974
Marion : begin_of_the_skype_highlighting 00 972 54 90 83 240 begin_of_the_skype_highlighting 00 972 54 90 83 240 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 00 972 54 90 83 240 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting00 972 54 90 83 240
Linda : begin_of_the_skype_highlighting 00 972 59 83 46 978 begin_of_the_skype_highlighting 00 972 59 83 46 978 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 00 972 59 83 46 978 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting00 972 59 83 46 978
Communiqué de dimanche 25 juillet 2010 à 15h :
les trois militants français de Génération Palestine arrêtés la veille lors d’une manifestation non violente à Hébron ont été jugés en comparution immédiate au tribunal de Jérusalem Ouest.Deux d’entre eux, détenus chaînes aux pieds et menottés jusqu’au procès et à nouveau jusqu’à leur libération, n’ont pas pu recevoir la visite du consulat de France, refusée par les soldats israéliens : une violation supplémentaire du droit international et un déni flagrant des prérogatives diplomatiques françaises.
Alors que le procureur demandait qu’ils soient condamnés à être interdit de retourner dans l’ensemble de la Cisjordanie, ils ont tous trois reçu interdiction de se rendre dans les zones d’Hébron, Nil’in et Bil’in, trois lieux emblématiques de la colonisation en Cisjordanie et de la résistance non violente des Palestiniens face aux vols de terre. Le rendu du jugement est donc très politique : il s’agit pour Israël d e
Nassim, Don et Jean François ont été accusés de violences sur les militaires. La disproportion des forces et le comportement agressif des forces d’occupation, visibles sur les vidéos en ligne sur internet, rendent ridicule cette accusation. Cette répression est visible lors de manifestations non violentes hebdomadaires. Plusieurs internationaux y ont été mutilés, des manifestants palestiniens tués. Cette logique de guerre au mouvement non violent s’est manifestée dans le sang lors de l’attaque de la flotille pour Gaza le 1er juin 2010.
Loin de l’image qu’il veut donner, l’Etat israélien se comporte comme un Etat voyou, qui nie le droit des manifestants. Cette logique de la force contre le droit ne trouvera une fin que lorsque cessera l’impunité d’Israël. Cela implique que cesse l’hypocrisie de la communauté internationale et notamment l’Union Européenne. Face à l’inaction actuelle des gouvernements, la société civile a pris ses responsabilité s en s’emparant de la campagne de Boycott Désinvestissement et de Sanctions contre Israël. Génération Palestine s’engage à renforcer cette campagne populaire afin d’imposer l’application du droit.
Mahmoud Abbas résiste aux pressions
publié le lundi 26 juillet 2010
Karim Lebhour
Mahmoud Abbas s’en amuserait presque : le monde entier s’y met pour lui forcer la main. Ces derniers jours, le président palestinien a reçu des appels téléphoniques des dirigeants allemand, britannique et italien pour le convaincre de reprendre les négociations directes avec Israël. Les Européens se chargeant de relayer le souhait de Barack Obama et de Benyamin Netanyahu.
Mais Mahmoud Abbas n’en a cure. Il l’a dit à la radio palestinienne : « Négocier sans être d’accord sur un cadre de négociations, c’est aller vers un échec certain ». Le président palestinien demande que les Israéliens reconnaissent d’abord les frontières de 1967 comme base de discussion et stoppent la colonisation.
Surtout, les dirigeants palestiniens sont convaincus que la coalition très marquée à droite que dirige Benyamin Netanyahu ne fera aucune concession. Or Mahmoud Abbas ne veut pas d’un nouvel échec comme celui d’Annapolis fin 2007, qui ferait le jeu de ses rivaux du Hamas et coûterait aux dirigean
publié par RFI
publié le lundi 26 juillet 2010
Gilles Paris

Le sort des réfugiés palestiniens installés au Liban (425 000 dans douze camps ) fait régulièrement l’objet de rapports alarmants (lire une étude de Fafo effectuée en 2000 ou le rapport de ICG datant de 2009 ).
Au début de l’année, le druze Walid Joumblatt avait proposé que le Parlement libanais leur accorde enfin des droits civiques , pour améliorer autant que possible leur sort sans pour autant que la question brûlante de leur naturalisation soit posée. Une proposition de loi avait été déposée à ce sujet et discutée au Parlement libanais en juin.
C’était sans compter les vieux démons libanais : le premier, c’est la crainte que toute disposition visant les Palestiniens ne soit un premier pas pour leur installation définitive (avec la conséquence que l’on imagine sur le sujet explosif de la balance démographique entre musulmans et chrétiens.) Le second, c’est évidemment le souvenir des années de plomb de la guerre civile et la conviction ancrée chez certains chrétiens que la présence palestinienne au Liban (et les excès du Fatahland) en fut l’élément déclencheur.
Résultat : la proposition de Walid Joumblatt fut repoussée par les partis chrétiens. Reprise à son compte par le gouvernement du sunnite Saad Hariri, elle a été renvoyé au mois d’août par le président du Parlement, le chiite Nabih Berr, le 15 juillet.
Il y a fort à parier qu’à cette date le sujet sera, une nouvelle fois, évacué. [1]
[1] voir aussi el Watan :
Le Caire : El Qods et le blocus au centre des débats
Les questions d’El Qods, de la colonisation et du blocus imposé à Ghaza sont au cœur des travaux de la 84e session de la conférence sur les réfugiés palestiniens dans les pays arabes hôtes ouverts hier au Caire.
La conférence examinera durant cinq jours la conjoncture interne palestinienne ainsi que le blocus israélien imposé sur la bande de Ghaza, la colonisation, l’immigration juive et la question des réfugiés palestiniens ainsi que les activités de l’Unrwa et sa situation financière, selon des sources responsables de la Ligue arabe.
La ville d’El Qods, les violations de ses symboles sacrés, de son histoire culturelle, et de son patrimoine seront au centre de ces travaux. La Ligue arabe avait publié auparavant les messages que l’observateur général de Palestine auprès des Nations unies avait adressés au SG de l’ONU et le président du Conseil de sécurité concernant les provocations pratiquées par les autorités israéliennes. Par ailleurs, les participants à cette conférence examineront les résultats du suivi du Secrétariat général et les conséquences de la construction par Israël du mur de séparation dans les territoires palestiniens occupés.
Constat
S’agissant des questions des réfugiés, le secrétariat général de la Ligue arabe présentera un rapport sur la situation des réfugiés palestiniens dans les pays d’accueil et un point de situation sur les efforts en cours et devant aboutir à une solution juste à ce problème conforme à la légalité internationale. Le président du département des réfugiés auprès de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Zakaria Al Agha, a estimé lors d’une intervention que cette conférence qui se tient tous les six mois traduit « l’intérêt porté à l’action arabe commune pour le soutien de la cause palestinienne et les droits du peuple palestinien au retour et à l’autodétermination ».
La délégation palestinienne œuvrera à travers cette conférence à consolider la coopération et la coordination interarabes, notamment entre les pays arabes hôtes des réfugiés, soulignant que les recommandations de la 84e session seront soumises à la 134e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau des ministres arabes des AE, le 16 septembre prochain. Le secrétaire général adjoint de la Ligue chargé des affaires de la Palestine, Mohamed Sebih, a affirmé de son côté que la réalisation de la paix au Moyen-Orient choisie par la Ligue arabe comme une option stratégique via l’initiative de la paix ne sera concrétisée qu’à travers le retrait d’Israël de tous les territoires arabes occupés et l’établissement de l’Etat palestinien indépendant avec le retour des réfugiés palestiniens.
Par R. I. Agences http://www.elwatan.com/Conference-s...
photo : camp de ein el hilweh
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
Intro et ajout de note : C. Léostic, Afps
Encore une victoire de Gush Shalom en justice.
publié le dimanche 25 juillet 2010
Gush Shalom
Attaque contre la Flottille de la Liberté
Communiqué de Gush Shalom (le Bloc de la Paix, ndlt), 12 juillet 2010
Anisi que l’a plaidé l’avocate Lasky, la commission ne peut remplir effectivement sa tâche officielle – rechercher si l’attaque de la flotille était légale en droit international – sans interroger les militaires sur la planification de l’action, sur les alternatives possibles, sur les renseignements à sa disposition, et sur l’exécution réelle de la mission.
Aujourd’hui (12 juillet 2010) la pétition [auprès de la Cour Suprême] de Gush Shalom a permis d’obtenir une nouvelle victoire.
Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, la cour a décidé d’intervenir dans la nomination d’une commission d’enquête, intervention qu’elle avait refusée de nombreuses fois par le passé.
La cour a aussi pratiquement décidé, malgré l’opposition du ministre de la défense Ehoud Barak et de chef d’état-major Gaby Ashkenazy, que les officiers de l’armée peuvent être cités comme témoins devant la commission d’enquête, si la commission le requiert. Dans son langage très particulier, la cour a ainsi dit au gouvernement que dans ce cas, la cour obligera les militaires à témoigner. ?
Il faut se souvenir qu’aussitôt après la nomination de la commission Turkel, le Bloc s’est adressé à la Cour Suprême, demandant que cette commission soit démantelée et qu’une vraie Commission d’Enquête d’Etat soit nommée. Juste avant que cette pétition ne soit examinée par la cour, le gouvernement Netanyahou-Barak a cédé et a décidé de transformer la commission Turkel en une Commission d’Enquête Gouvernementale à part entière, étendant ainsi significativement ses pouvoirs. Cependant, le gouvernement décida aussi que cette commission ne serait pas autorisée à citer des « soldats » (ce qui signifie des officiers supérieurs) à comparaître.
Mais le Bloc n’a pas lâché. L’avocate Gaby Lasky a plaidé en son nom, que selon la loi, une commission d’enquête gouvernementale a le pouvoir de citer toute personne qu’elle juge utile d’entendre, sans que le gouvernement ne puisse exclure quiconque.
La cour a accepté de fait cet argument et elle a proposé un « compromis » aux deux parties. : si la commission Turkel décide d’entendre des militaires et que le gouvernement refuse, la cour prendra la décision. C’était une indication claire : dans ce cas, la cour obligera les officiers à témoigner.
Les prochaines étapes dépendent maintenant de la commission Turkel : elle va avoir à décider si elle souhaite interroger des militaires ou non. Anisi que l’a plaidé l’avocate Lasky, la commission ne peut remplir effectivement sa tâche officielle – rechercher si l’attaque de la flotille était légale en droit international – sans interroger les militaires sur la planification de l’action, sur les alternatives possibles, sur les renseignements à sa disposition, et sur l’exécution réelle de la mission. Le général Eiland, l’enquêteur militaire qui a présenté ses conclusions cette semaine (« l’armée enquête sur elle-même ») ne s’est pas penché sur cet aspect.
Les représentants du Bloc ont immédiatement accepté le « compromis », mais les avocats du gouvernement ont tardé pendant des heures. On peut supposer qu’ils ont consulté le premier ministre, le ministre de la défense et le chef d’état-major. Au bout de plusieurs heures, ils ont donné leur accord.
Après cette audience, une délégation du Bloc de la paix s’est dirigée vers la Cour des magistrats de Jérusalem où la demande de la police de prolonger la détention de Muhammad Abu Ter était examinée. Le gouvernement désire expulser Abu Ter (élu Hamas au Conseil National Palestinien, ndlt), et trois de ses collègues membres élus du Parlement palestinien, de Jérusalem Est.
Les militants du Bloc Uri Avnery et Yehoshua Rosin ont réussi à entrer dans la petite salle d’audience, en solidarité avec Abu Ter contre son expulsion. Le premier contact avec Abu Ter avait été établi après son élection, lorsqu’une délégation du Bloc l’avait rencontré chez lui pour une discussion politique. Peu après il avait été arrêté et condamné à quatre ans de prison, et il n’a été libéré que récemment. Maintenant le gouvernement veut les expulser, sous le prétexte de « séjour illégal » en Israël.
A la sortie de l’audience, Avnery a dit « C’est une monstruense déformation de la loi. L’expression « séjour illégal » s’applique à des étrangers qui sont venus illégalement en israël, et qui peuvent être expulsés. Abu Ter et ses collègues sont nés à Jérusalem, leurs familles ont vécu à Jérusalem Est depuis des siècles, ils n’ont pas d’autre domicile et pas d’autre carte d’identité. Ils ne sont pas venus en Israël, c’est Israël qui est venu chez eux ».
http://zope.gush-shalom.org/home/en...
Traduction : RP, Afps
publié le dimanche 25 juillet 2010
Fares Chahine
L’aide de 205 millions de dollars octroyée au mois de mai à Israël par les Etats-Unis, sur demande du président Barack Obama en personne, pour financer un système de défense antimissiles spécialement conçu pour faire face et détruire les missiles de courte portée, semble avoir rapidement porté ses fruits. Le ministère israélien de la Défense a annoncé au milieu de la semaine passée qu’Israël allait déployer en novembre son nouveau système de défense antimissiles « Dôme de fer ». « Les deux premières batteries deviendront opérationnelles en novembre 2010 et le ministère de la Défense va bientôt en commander d’autres », a ajouté le ministère dans un communiqué.
Selon les Israéliens, ce nouveau bouclier a été spécialement conçu pour détruire les missiles et les obus de mortiers semblables à ceux utilisés par le Hezbollah libanais et les résistants palestiniens de la bande de Ghaza. La chaîne 10 de la télévision privée israélienne a indiqué qu’une batterie du nouveau système serait en mesure de défendre efficacement une ville du sud d’Israël comme Ashkelon (100 000 habitants). Le système aurait même la capacité de repérer, pour les ignorer, les engins qui seraient incapables d’atteindre le sol israélien, a ajouté la télévision.
80% des missiles
Mais à côté de ces louanges, des critiques ont émergé en Israël même sur les capacités de ce nouveau système de défense. Le site électronique du service de renseignement israélien Depka Tech a dit que malgré le succès des expériences, le gouvernement est allé trop loin dans l’évaluation du Dôme de fer. Le vice-ministre israélien de la Défense, Mitnan Vinai, a reconnu que le nouveau bouclier n’est pas efficace à 100%, mais qu’il serait capable d’intercepter 80% des missiles de courte portée. Le Dôme de fer devrait commencer par être déployé près de la bande de Ghaza pour intercepter les roquettes artisanales tirées à partir de l’enclave palestinienne par une multitude de factions armées. Mais il faut souligner que le nombre de roquettes a nettement diminué après la dernière guerre, qu’Israël a justifiée par sa volonté de mettre un terme à leurs tirs contre les localités israéliennes.
Au nom des intérêts supérieurs de la nation, le mouvement Hamas dont la stratégie est basée sur la résistance armée empêche actuellement tout tir de roquettes contre Israël. Le Hamas, qui contrôle d’une main de fer la bande de Ghaza depuis juin 2007, dit agir d’un commun accord avec les factions de la résistance palestinienne. Le Front populaire de libération de la Palestine ainsi que le djihad islamique démentent l’existence d’un tel accord et accusent le Hamas de réprimer leurs résistants et de les empêcher de mener des actions armées contre l’Etat hébreu, y compris de tirer des roquettes artisanales.
150 dollars l’unité
Des petits groupes armés islamistes qu’on dit proche d’Al Qaîda, tels que Djound al islam et autres, tentent de temps à autre de tirer des roquettes contre les localités israéliennes proches de l’enclave palestinienne, mais paient le prix par l’arrestation de leurs combattants par les services sécuritaires du gouvernement du Hamas. Ces groupes armés connus pour leur extrémisme accusent le mouvement Hamas de protéger l’Etat hébreu et font douter de l’appartenance à l’Islam de ses militants. De hauts responsables du mouvement Hamas, comme Mahmoud Ezzahar, expliquent l’arrêt de l’utilisation de roquettes par le fait qu’aujourd’hui, la Bande de Ghaza est un territoire libre et que la résistance doit se faire en Cisjordanie occupée.
Même si la question des roquettes ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique palestinienne, le porte-parole des Sarayas Al Qods, la branche armée du Djihad islamique, a promis que la résistance fera échouer le nouveau système de défense antimissiles israéliens. Abou Ahmad a dit que le but, derrière l’annonce israélienne de la mise en place du Dôme de fer, consiste à tranquilliser la société israélienne plus qu’autre chose. « Le nouveau système ne pourra pas faire face à toutes les roquettes simultanément et le prix exorbitant, 50 000 dollars, nécessaire pour intercepter une roquette seulement le feront échouer, a ajouté Abou Ahmad. Alors qu’une roquette artisanale palestinienne coûte seulement 150 dollars l’unité. »
Habitués à changer de tactique selon les données du terrain, une efficacité à 100% du Dôme de fer ne risque pas de décourager les résistants qui réfléchiront à d’autres manières de frapper l’Etat hébreu tant qu’il poursuivra l’oppression de leur peuple et l’occupation de leur terre.
[1] voir aussi PNN : Iron dome bientôt opérationnel
BDS Tour : VANNES (VIDEO)Publié le 25-07-2010 Merci à Odile, à Amine et à tous les vannetaises et vannetais pour l’accueil très chaleureux et très militant.
CAPJPO-Europalestine |
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publié le samedi 24 juillet 2010
L’Orient le Jour
Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a rencontré lundi soir à Damas le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal, a annoncé hier l’agence de presse Anatolie. La rencontre dans la capitale syrienne a été confirmée par le mouvement islamiste palestinien.
Les deux hommes ont discuté des efforts pour rapprocher les positions entre le mouvement radical Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, selon Anatolie, qui a précisé que le processus de paix au Proche-Orient a également été abordé.
Cette rencontre survient alors que les relations entre la Turquie et Israël, deux anciens alliés, sont au plus bas après l’attaque israélienne contre une flottille d’aide humanitaire pour Gaza dans les eaux internationales, au cours de laquelle neuf Turcs ont été tués le 31 mai. Israël, qui considère le Hamas comme un mouvement terroriste, a réagi avec colère lorsque des dirigeants turcs ont par le passé rencontré des responsables du Hamas. M. Davutoglu effectuait lundi une visite d’une journée à Damas, avant de se rendre en Afghanistan pour la conférence internationale sur l’avenir de ce pays.
Pour sa part, le Hamas a indiqué sur son site Internet que les deux hommes avaient discuté « des moyens de briser l’embargo imposé à Gaza » et que M. Davutoglu « a assuré que son pays poursuivra ses efforts pour sa levée ». M. Davutoglu a également affirmé, selon le Hamas, que son pays continuerait à réclamer « des excuses d’Israël » après son raid sur la flottille, « des indemnités pour les familles des martyrs et des blessés », ainsi que « la formation d’une commission d’enquête internationale et indépendante ».
M. Mechaal a, de son côté, critiqué les mesures prises par les autorités israéliennes pour « renforcer la colonisation » en Cisjordanie et pour « judaïser » Jérusalem. Lors de cet entretien, le chef du Hamas a rendu hommage à la Turquie pour son « soutien à la cause palestinienne ». Au plus fort de la crise entre Israël et la Turquie, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu’il rejetait l’étiquette de « terroriste » appliquée au Hamas, ajoutant que ses militants sont des « résistants luttant pour défendre leur terre ». Pour le gouvernement turc, qui est issu de la mouvance islamique, la paix est impossible au Proche-Orient si le Hamas est exclu du processus.
L’attaque meurtrière des commandos israéliens sur la flottille a entraîné le rappel par la Turquie de son ambassadeur à Tel-Aviv et l’annulation de manœuvres militaires conjointes. En février 2006, Ankara avait déplu à Israël en accueillant une délégation menée par Khaled Mechaal, destinée selon la partie turque à convaincre le mouvement palestinien de déposer les armes. En janvier 2009, une délégation turque menée par M. Davutoglu avait agi comme médiateur entre les dirigeants du Hamas en Syrie et des responsables égyptiens pour négocier un cessez-le-feu et mettre un terme à l’offensive israélienne massive sur Gaza.
publié le samedi 24 juillet 2010
Gilles Paris
Chacun ayant remarqué que la Palestine n’existe pas (encore ?), c’est
ce statut qui a été adopté pour permettre à l’organisation représentant
les intérêts palestiniens officiellement reconnue comme telle (notamment
par Israël en 1993) de disposer de moyens de défendre ses intérêts.
Symboliquement, ce changement autorise la mission à faire flotter un
drapeau palestinien devant ses bureaux.
Les Palestiniens demandaient depuis longtemps un “upgrade” dans leurs relations avec les Etats-Unis et c’est avec l’administration de Barack Obama qu’il est intervenu. Pour autant, la présence palestinienne reste assez fragile puisque la présidence américaine doit intervenir régulièrement depuis 1987 pour contrer une disposition législative adoptée par le Congrès américain interdisant à l’OLP de pouvoir être présente sur le territoire américain . Cette disposition avait été introduite dans un texte (voir un extrait ci-dessous) définissant l’OLP comme une organisation terroriste, après l’affaire du détournement de l’Achille Lauro et de l’assassinat d’un passager ressortissant américain et juif, Leon Klinghoffer.

En dépit de dizaines de visites effectuées à partir de 1993 à la Maison-Blanche par les responsables de la centrale palestinienne et de l’implication diplomatique de l’administration américaine aux côtés de l’OLP, ce texte est toujours en vigueur. Tout comme celui qui prône le transfert de Tel Aviv à Jérusalem de l’ambassade américaine et dont les présidents américains reportent l’application depuis son adoption en 1995.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
BDS Tour : Saint MALO (VIDEO)Publié le 23-07-2010 Saint Malo ... OOhhhhhhhhooooooohhhhhhhhh
CAPJPO-Europalestine |
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publié le vendredi 23 juillet 2010
Ma’an news
Ils déclarent qu’Abdallah Abu Rahmah a été condamné à deux mois d’emprisonnement et 6 mois de prison avec sursis lors d’un procès qui s’est étalé sur 5 ans, avec une litanie d’accusations qui incluent "des activités contre l’ordre public" , de l’"obstruction à soldat dans l’accomplissement de son devoir," et de l’"incitation."
Le verdict est attendu prochainement dans l’affaire principale concernant Abu Rahmah, pour laquelle il est déjà emprisonné depuis décembre 2009, ont ajouté des responsables du Comité.
Le Comité populaire de Bil’in a déclaré que la dernière condamnation était basée sur des "accusations clairement liées à la liberté de parole" et "simplement pour avoir pris part à ces manifestations" affirmant qu’aucune preuve de violence à l’encontre des forces de sécurité israéliennes n’a été produite pendant le procès.
Selon ses amis, toutes les accusations contre Abu Rahmah ont été amplifiées, et ils précisent que selon l’acte supposé d’obstruction à un officier, il "criait sur un officier de police et refusait de quitter le lieu d’une manifestation," puis qu’il était resté devant chez lui alors que l’armée avait imposé un couvre-feu dans le village.
Quant à l’accusation d’incitation, définie comme « la tentative, verbale ou autre, d’influencer l’opinion publique dans la région, de façon à perturber la paix ou l’ordre publics », Abu Rahmah a été jugé coupable d’avoir incité les autres manifestants à "continuer à avancer [vers leurs terres lors d’une manifestation à Bil’in], affirmant que la terre leur appartenait,"selon une déclaration.
Les manifestations qu’ Abu Rahmah a participé à organiser dans le village s’opposent à la construction du mur israélien de séparation qui coupe les villageois de 49 % de leurs terres ancestrales, qu’ils utilisent pour cultiver et faire paître leurs bêtes.
En 2004 la Cour internationale de Justice a émis un avis qui affirme que le mur de séparation construit à l’intérieur de la Cisjordanie est illégal dans son entièreté et qu’il devait être démantelé.
Une décision de la haute Cour de Justice israélienne a affirmé que le tracé du mur en 2002 ne pouvait "s’expliquer que par la volonté d’inclure la [future] partie orientale de [la colonie de ] Mattityahu East, à l’ouest de la barrière, puisqu’il est douteux qu’il existe par ailleurs une raison de sécurité militaire pour décider du tracé là où il se trouve actuellement." Cette décision appelait à établir un nouveau tracé pour le mur.
"Le tribunal militaire ouvre une voie dangereuse en criminalisant les protestations légitimes en Cisjordanie. Abu Rahmah a été arrêté, poursuivi et condamné dans le but explicite d’envoyer un message : la lutte des Palestiniens, même civile, ne sera pas tolérée ," a déclaré Gaby Lasky , l’avocat de Abu Rahmah après l’annonce de la condamnation.
Au nom du Comité populaire de Bil’in, Mohammed Khatib a dit : "Dans mon village nous avons appris que quand nous nous battons pour nos droits, quand nous révélons ce qui nous est fait, nous pouvons obtenir des victoires, et le tracé du Mur est effectivement en cours de modification."
Israël "essaie de nous intimider, de nous dissuader de nous battre pour nos droits - mais quelles autres options avons nous ? Le Mur et les colonies sur nos terres ont tous été construits en contravention du droit international et même du droit israélien, mais c’est nous qui finissons en prison" a -t-il déclaré.
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
traduction : C. Léostic, Afps
publié le vendredi 23 juillet 2010
Radio-Canada avec Agence France Presse
En remettant ce document, Israël s’est conformé à la résolution adoptée en novembre par l’Assemblée générale de l’ONU sur l’offensive israélienne contre la bande de Gaza de décembre 2008 à janvier 2009. Cette résolution approuvait les recommandations du rapport Goldstone sur le conflit et recommandait l’ouverture d’enquêtes crédibles.
L’offensive baptisée Plomb durci avait fait 1400 morts palestiniens, en majorité des civils, et 13 Israéliens.
« Les Forces de défenses israéliennes (FDI) ont [...] procédé à des modifications opérationnelles de leurs ordres et de leur doctrine de combat afin de minimiser à l’avenir les pertes civiles et les dégâts occasionnés aux biens civils », écrivent les auteurs, précisant que chaque unité de combat comprendra désormais un officier chargé des affaires humanitaires.
Par ailleurs, les auteurs du rapport indiquent que 47 enquêtes criminelles, soit 11 de plus qu’en janvier, ont été ouvertes en Israël sur des faits reprochés à l’armée pendant l’offensive.
Le rapport Goldstone
Après l’offensive israélienne, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait nommé le juriste sud-africain Richard Goldstone pour enquêter sur l’opération. Dans ses conclusions, M. Goldstone fait état de crimes de guerre commis à la fois par les troupes israéliennes et par les membres du Hamas.
Le rapport a recommandé la saisie du dossier par la Cour pénale internationale (CPI) si Israël refusait d’ouvrir une enquête « crédible ».
Le gouvernement israélien, qui a refusé de collaborer à sa rédaction, le juge partial et inexact, et nie tout crime de guerre, comme le mouvement islamiste.
« Nous souhaitons ainsi [en produisant le rapport] prouver que nous agissons en pleine transparence et que nous souhaitons collaborer avec l’ONU et la communauté internationale », a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.
Selon lui, ce document « n’a rien à voir avec le rapport Goldstone, qui est basé sur des auditions publiques de personnes sélectionnées par le Hamas, alors que notre rapport prend en compte des témoignages d’Israéliens et de Palestiniens ».
Le phosphore blanc
Le phosphore blanc contenu dans certaines munitions s’enflamme au contact de l’oxygène dans l’air et brûle à des températures très élevées. L’exposition à ce produit toxique peut se révéler fatale. Il peut provoquer des brûlures de la peau et endommager le foie, le coeur ou les reins.
Son emploi dans des zones habitées est réglementé par le protocole III de la Convention sur les armes classiques de 1980 portant « sur l’interdiction ou la limitation des armes incendiaires », auquel Israël n’a pas souscrit.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
publié le jeudi 22 juillet 2010
Georges Malbrunot
Le chef d’État major israélien, le général Gaby Ashkenazy, est actuellement en visite en France, où il rencontre aujourd’hui son homologue l’amiral Edouard Guillaud. Il quittera Paris jeudi soir, a-t-on appris auprès de l’ambassade d’Israël.
Selon le service de presse de la représentation diplomatique de l’Etat hébreu à Paris, le gal Ashkenazy a visité une base militaire dans le sud de la France. Le responsable israélien s’est également entretenu avec le prédécesseur de l’amiral Guillaud, le général Jean-Louis Georgelin.
Cette discrète visite consacre le réchauffement des relations militaires entre Paris et Tel Aviv, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en mai 2007.
Jusqu’alors, les chefs d’État major des armées française et israélienne ne se rencontraient plus, depuis quarante ans. « Nous n’avions même pas de dialogue stratégique avec Israël, se souvient un haut-gradé. Les relations au niveau du Cema ont commencé du temps du général Georgelin, après la guerre israélienne de 2006 au Liban contre le Hezbollah », ajoute cet expert.
L’Iran a bien sûr été au menu des entretiens entre le gal Ashkenazy et l’amiral Guillaud. Paris partage le souci d’Israël de tout faire pour éviter que la République islamique se dote de la bombe atomique. La situation au sud-Liban devait également être évoquée.
Les soldats français de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) ont été récemment pris à partie par la population – instrumentalisée par le Hezbollah - qui leur reproche d’« obéir » aux ordres d’Israël, ce que Paris dément.
Même si ce rapprochement est indéniable, l’État hébreu souhaiterait qu’il aille encore plus loin. « On nous dit souvent qu’il faudrait revenir à la période heureuse de la IVème république où les Israéliens disposaient d’un bureau au ministère de la Défense à Paris », souligne un militaire français.
[1] voir le communiqué de l’AFPS : Suspendre la coopération avec l’armée israélienne !
publié sur le blog du Figaro "L’Orient indiscret"
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/
intro et note : C. Léostic, Afps
"Suspendre la coopération avec l’armée israélienne !"
Suspendre la coopération avec l’armée israélienne !
Le chef d’état-major d’Israël, Gaby Ashkénazy, effectue depuis lundi 19 juillet, une tournée officielle de cinq jours en Italie et France. Au programme : l’intensification de la coopération entre les forces armées à propos du terrorisme, du combat urbain, la question de l’Iran, etc. À Paris, le chef d’état-major de l’armée israélienne doit rencontrer son homologue, l’amiral Édouard Guyot et le chef de l’état-major particulier de l’Élysée, le général Benoît Puga. Une visite placée sous le signe de la discrétion car, à notre connaissance, aucun point presse n’est organisé par le service d’information du ministère de la défense à l’occasion de ce déplacement…
Une telle rencontre, quelques mois après la publication du rapport Goldstone et quelques semaines après l’assaut israélien meurtrier contre la "Flottille de la liberté", choque les citoyens épris de paix et de droit.
La coopération stratégique qui se développe permet, d’une part, à Israël de renforcer son « système de guerre » contre les Palestiniens, de prétendre le légitimer et, d’autre part, elle aide la France à perfectionner son propre système répressif à l’extérieur comme à l’intérieur du territoire. En effet, comme l’avait révélé récemment un hebdomadaire [1] , des militaires français devraient bientôt aller s’entraîner en Israël aux combats en zone habitée.
Comment est-il possible d’envisager sérieusement une coopération militaire avec les forces armées d’un État occupant ? Faut-il y voir le reflet d’une vision du monde suicidaire qui aurait cours dans les hautes sphères de notre pays reprenant le concept bushien de "guerre des civilisations" ?
Quand on sait que pour les dirigeants d’Israël, le terme de « terrorisme » désigne toute forme de résistance — y compris non-violente — palestinienne, la question se pose sur les enjeux du renforcement de cette coopération militaire et qualifiée de "sécuritaire" avec l’État d’Israël. Ne relève-t-elle pas d’une complicité objective avec tous les actions conduites par Israël au mépris du respect du droit international, comme récemment vis-à-vis de la « flottille de la liberté » ? Ne vient-elle pas en totale contradiction avec la volonté affichée de la France de parvenir à un règlement du conflit israélo-palestinien ?
Un renforcement de la coopération qui, de plus, se fait sans consultation du Parlement ni aucun débat démocratique.
L’AFPS demande la suspension de la coopération militaire et dite "sécuritaire" avec l’État d’Israël tant que ce dernier ne se conformera pas aux résolutions des Nations unies et refusera de s’engager réellement dans la voie d’un véritable règlement du conflit.
[1] le Canard enchaîné , 2 juin 2010A Paris le 21 juillet 2010
AFPS
un soldat israélien est libéré avant terme
publié le jeudi 22 juillet 2010
Communiqué du Comité national de soutien à Salah Hamouri.
Un soldat israélien, déclaré coupable de meurtre contre un pacifiste britannique et condamné à huit ans de prison par un tribunal militaire israélien, vient de bénéficier d’une remise de peine. Il sera libre dans un mois.
En avril 2003 à Rafah, qui est encore sous occupation
militaire israélienne comme toute la bande de Gaza, un soldat israélien,
Taysir Hayeb, tue un jeune pacifiste britannique d’une balle en pleine
tête.

Le jeune Britannique s’appelle Tom Hurndall. C’est un étudiant de 22 ans, photographe. Une enquête diligentée par son pays d’origine, la Grande-Bretagne, a conclu à un « homicide volontaire » de la part du soldat israélien.
Un tribunal militaire israélien condamne le soldat Hayeb à 8 ans de prison ferme. Il vient de bénéficier d’une remise de peine. Il sortira dans un mois, soit un an et demi avant la fin de sa peine [1].
La commission de remise des peines a considéré qu’il était libérable car il ne représentait plus un danger pour la société… Il n’a présenté aucune excuse ni aucun regret. Mais il sera libéré.
La mère du jeune Britannique a protesté sur la radio en indiquant que cette libération montrait que « Israël ne nous rend pas justice ».
C’est vrai pour ce jeune britannique de 22 ans tué de sang-froid par ce soldat qui vient d’être « blanchi ». C’est vrai aussi pour Salah Hamouri, condamné à 7 ans de prison alors qu’il n’a strictement rien fait et à qui on demande, en plus, de faire des excuses… Après l’injustice, on veut en plus lui imposer l’humiliation.
Salah est en prison non pas pour meurtre ou pour un vol ou pour quoi que ce soit de répréhensible. Aucun fait n’a pu lui être reproché. Rien.
Comme nous ne cessons de le dire, Salah Hamouri est en prison pour des raisons uniquement politiques. Seule la politique l’en sortira. Mais pour cela il faut « tout simplement » qu’elle le veuille et se manifeste en ce sens !
Paris, le 22 juillet 2010
[1] voir dans Alterinfo des réactions de la famille de Tom et de militants pacifiques présents à la manifestation où Tom a été atteint de la balle dont il est mort en janvier 2004 après des mois de coma :
Les destructions de logements palestiniens par Israël
publié le jeudi 22 juillet 2010
Amnesty international
Amnesty International a demandé aux autorités israéliennes de mettre un terme aux démolitions qui font vivre des milliers de Palestiniens dans la peur quotidienne d’être expulsés de chez eux [1].
Dans une nouvelle synthèse intitulée Israël et territoires palestiniens occupés. La sécurité du foyer ? Les destructions de logements palestiniens par Israël, Amnesty International révèle l’ampleur de ces démolitions, qui affectent des habitations et d’autres bâtiments dans les territoires palestiniens occupés, sous prétexte qu’ils ont été construits illégalement.
Selon les Nations unies, en 2009 plus de 600 Palestiniens – des mineurs pour plus de la moitié – ont perdu leur domicile, démoli sur ordre des autorités israéliennes.
« Les Palestiniens vivant sous l’occupation israélienne sont en butte à de telles restrictions en matière d’urbanisme (type et lieu de construction notamment), que leur droit à un logement convenable est bafoué, a déclaré Philip Luther, directeur adjoint du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Les autorités israéliennes placent les Palestiniens dans une impasse. Quoi qu’ils fassent, ils risquent d’être privés de logement.
« Israël refuse la plupart du temps de délivrer des permis de construire, même au terme de procédures administratives et judiciaires longues et onéreuses. Aussi n’ont-ils guère d’autre choix que de poursuivre leur projet sans autorisation officielle. Mais ce faisant, ils savent que ces bâtiments risquent d’être rasés par les bulldozers israéliens. »
Les démolitions sont généralement menées sans que les Palestiniens concernés n’en soient avertis à l’avance, ce qui ne leur laisse pas le temps de récupérer leurs effets personnels ni de trouver un autre abri. Les Nations unies estiment à 4 800 le nombre d’ordres de démolition qui seraient en instance.
Aux termes du droit israélien, les familles expulsées ne sont pas tenues de se voir proposer une solution de relogement ni une indemnisation, ce qui signifie que nombre d’entre elles seraient sans abri et plongeraient dans le dénuement si elles n’étaient pas soutenues par leurs proches, leurs amis ou les organisations caritatives.
Si les maisons sont souvent prises pour cibles, les autorités israéliennes lancent également des ordres de démolition contre des écoles, des centres de soins, des routes, des citernes, des pylônes électriques, des cabanes et des enclos pour animaux.
Les Palestiniens vivant dans le tout petit village de Khirbet Tana, dans la vallée du Jourdain, ont dû reconstruire leurs maisons par deux fois en cinq ans.
En 2005, les autorités israéliennes ont démoli l’école du village ainsi que plusieurs maisons, cabanes pour animaux et citernes.
Les villageois ont reconstruit leurs maisons mais le 10 janvier 2010, les forces israéliennes sont revenues. Elles ont rasé l’école du village pour la deuxième fois, ainsi que les logements de 100 Palestiniens, jetant à la rue 34 enfants. Elles ont également détruit 12 enclos à moutons et à chèvres, principale source de revenus des villageois.
Raeda Nasasreh, 24 ans, mère de deux enfants, a raconté à Amnesty International : « Les jeeps de l’armée sont arrivées à 6 heures du matin. Nous les avons vues dans la vallée et nous avons commencé à sortir nos affaires de nos maisons.
« Nous n’avons pas eu le temps de finir de traire les brebis. Ils ont tout rasé. À 9h30, ils avaient terminé. »
En octobre 2009, les forces israéliennes ont détruit la maison de Rida Nimr et de son mari Nimr Ali Nimr dans le quartier palestinien de Jabal al Mukabbir. Trois générations de cette famille, dont cinq enfants, se sont retrouvées sans abri.
« Quelque 30 policiers et membres des forces spéciales, accompagnés de trois bulldozers conduits par des civils, sont arrivés alors que les enfants dormaient encore. Ils ont rapidement encerclé et bouclé la zone, a expliqué Rida.
« Les personnes chargées de la démolition n’ont sorti que quelques meubles de la maison avant de la détruire. Nous n’avons rien pu sauver excepté, après avoir insisté, l’ordinateur portable de notre fille Amal, qui en a besoin pour ses études à l’université. »
Amnesty International a exhorté les autorités israéliennes à mettre immédiatement un terme à toutes les démolitions dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est.
Par ailleurs, elles doivent transférer la responsabilité des politiques et réglementations en matière de construction et d’urbanisme aux communautés palestiniennes locales.
Enfin, les autorités israéliennes doivent stopper la construction ou l’extension des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, première étape vers le départ des civils israéliens qui vivent dans ces colonies.
« Les ordres de démolition ou d’expulsion ne détruisent pas que les logements des Palestiniens. Ils détruisent aussi leurs effets personnels et réduisent à néant tout espoir d’un avenir stable », a conclu Philip Luther
[1] voir ainsi PNN :
L’armée israélienne rase un village de la Vallée du Jourdain
Le village palestinien de Farasiya, dans la Vallée du Jourdain a été détruit lundi 19 au matin par l’Administration Civile israélienne, après que ses habitants aient reçu un ordre d’évacuation.
Image55 structures-tentes, cabanes, huttes de plastique et de paille, fours en terre, enclos à moutons- ont été rasées par l’Administration Civile, l’organe israélien chargé des questions civiles en Cisjordanie, rattaché au ministère de la Défense. Elles hébergeaient 120 fermiers, ouvriers saisonniers et à leurs familles qui y vivaient.
Les bergers nomades de Farasiya vivaient de l’agriculture et de l’élevage sur des terres appartenant à des habitants de la proche ville de Tubas, certains d’entre eux depuis des décennies. Ces terres appartenant à des Palestiniens étaient louées avec tous les documents requis.
Depuis 1967, Israël maintient son contrôle sur la Vallée du Jourdain en déclarant zones militaires de larges portions de cette partie de la Cisjordanie, empêchant la croissance des communautés palestiniennes.
Il y a un an, l’armée israélienne a posé des centaines de panneaux d’avertissements près des communautés agricoles palestiniennes, dont Farasiya. Quelques années plus tôt, l’armée israélienne a détruit le tuyau par lequel la communauté s’approvisionnait en eau, tout en lui interdisant l’accès aux puits à construits par la compagnie d’eau Mekorot, destinés aux proches colonies.
Depuis, les familles qui n’avaient pas quitté les lieux pompaient l’eau pour leurs champs et leurs troupeaux depuis une source d’eau salée, impropre à la consommation humaine, selon le coordinateur des comités populaires de la Vallée, Fathi Hadirat . Elles se faisaient livrer de l’eau pour la consommation par camions. L’armée a ensuite confisqué leurs pompes.
Le 27 juin, 10 familles vivant dans des tentes ont reçu un ordre d’évacuation de l’Administration Civile, affirmant qu’elles vivaient dans une zone de tirs.
Dimanche 18 juillet, 10 familles de Bardala, un village au nord de Farasiya, ont également reçu des ordres d’évacuation. Abd al-Rahman Basharat, berger dans un proche village, fait part des peurs des bergers de la Vallée du Jourdain. « Prendre nos terres est la même chose que prendre nos vies », affirme-t-il.
Dans une vidéo enregistrée en 2001 diffusée récemment, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou dévoile sa tactique visant à assimiler la Vallée du Jourdain dans le territoire israélien : la déclarer zone militaire.
Ces déclarations ainsi que l’insistance des autorités israéliennes à détruire les demeures, les réserves d’eau et les fours des bergers de la Vallée du Jourdain mettent profondément en doute la bonne volonté du gouvernement israélien dans le processus de paix. http://french.pnn.ps/index.php?opti...
publié par Réseau européen des droits de l’Homme
BDS Tour : Caen (VIDEO)Publié le 21-07-2010 Nous voilà à Caen ...
CAPJPO-Europalestine |
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publié le mercredi 21 juillet 2010
Gilles Paris
La bataille, déjà, fait rage et le défaut de soutien à Israël est
devenue un argument de poids. Un Congrès républicain, espèrent les
pro-israéliens, pèserait sur la politique étrangère de la Maison-Blanche
jugée trop hostile à l’Etat juif.
Le site Politico a fait état de la mobilisation des pro-israéliens les plus déterminés contre les candidats jugés les plus critiques. C’est le cas de Joe Sestak, candidat démocrate pour le Sénat, éreinté par le groupe Emergency Committee for Israel dans la publicité diffusée sur le cable.
On retrouve dans ce groupe Bill Kristol et Gary Bauer, et Joe Sestak ne devrait pas être leur seul cible.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix" (présentation modifiée -directe- de la vidéo : CL, Afps)
publié le mercredi 21 juillet 2010
Maha Salem
Cette semaine a connu une intensification de l’activité diplomatique au Proche-Orient. Objectif : reprendre les négociations directes entre Palestiniens et Israéliens. Ce sont les Etats-Unis et évidemment leur allié israélien qui sont à l’origine de cette demande, d’où les pressions qui vont crescendo pour que les Palestiniens acceptent cette requête. L’Egypte a été elle aussi sollicitée pour intervenir, ce qui explique la série de rencontres du président Hosni Moubarak avec les dirigeants palestinien Mahmoud Abbass et israélien Benyamin Netanyahu, ainsi que l’émissaire américain George Mitchell. Ce dernier a d’ailleurs consacré sa dernière tournée dans la région à la question des négociations directes, interrompues depuis l’offensive d’Israël contre Gaza fin 2008 début-2009, s’entretenant séparément avec les différents protagonistes.
« Les Etats-Unis cherchent à changer leur image face à la communauté internationale, surtout face au monde arabo-islamique. C’est pour cette raison qu’ils multiplient leurs efforts pour une reprise des négociations directes, même avec le risque qu’un éventuel nouveau round de pourparlers n’aboutisse à rien. Au moins auront-ils essayé », explique le Dr Mohamad Sobeih, conseiller et chargé du dossier de la Palestine auprès de la Ligue arabe.
Aucune des parties concernées n’a pourtant fait de commentaires après les entretiens distincts entre Hosni Moubarak d’une part et le président Abbass et le premier ministre Netanyahu d’autre part. Seules les autorités égyptiennes ont insisté sur la « nécessité de préparer les conditions adéquates pour la création de deux Etats ».
De même, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a souligné que des « garanties écrites » étaient préalablement requises. « J’ai eu le sentiment que le président palestinien était (en accord) avec les décisions du conseil ministériel (de la Ligue arabe), selon lesquelles passer automatiquement de négociations de paix indirectes à directes n’était pas faisable », a-t-il notamment déclaré. « Israël devait prendre une décision forte à même de renforcer la confiance des Palestiniens quant aux intentions de l’Etat hébreu », a ajouté le chef de la Ligue arabe.
Malgré cela, Washington ne baisse pas les bras et espère que les négociations de proximité passeront à des discussions directes d’ici au 26 septembre, date de la fin de la suspension provisoire de la construction de colonies juives en Cisjordanie. Or, nombreux sont ceux qui craignent que la construction de colonies ne reprenne après cette date.
« Netanyahu est dans une situation critique. A l’intérieur, il subit une campagne le pressant à décider la reprise de la construction des colonies. De l’autre côté, le président palestinien Mahmoud Abbass ne peut reprendre des négociations directes que si les autorités israéliennes annoncent un gel total de la colonisation », explique le Dr Saïd Okacha, politologue. Ainsi, Washington devrait théoriquement exercer plus de pression sur les autorités israéliennes. Mais d’autre part, le président américain, Barack Obama, est lui aussi dans une situation critique.
« Obama ne peut pas exercer de pression sur les Israéliens surtout avec l’approche des élections locales de novembre 2011. Ce qui fait que la situation est de plus en plus bloquée », estime le Dr Okacha, tout en ajoutant que ce sont les Israéliens qui doivent faire des concessions et non pas les Palestiniens. « Les Palestiniens ont raison d’être frustrés par le manque d’avancée dans les pourparlers indirects, c’est pour cette raison qu’ils sont actuellement peu enclins à répondre favorablement. Il ne s’agit pas uniquement de la question de colonisation. D’autres garanties doivent être données et des réclamations accomplies avant la reprise des négociations directes », estime-t-il.
Sous une intense pression
En effet, lors de sa rencontre samedi dernier à Ramallah (Cisjordanie) avec George Mitchell, Mahmoud Abbass a déjà réclamé plusieurs garanties tout d’abord sur les contentieux de la colonisation juive et de Jérusalem-Est, mais aussi sur les points de sécurité imposés aux Palestiniens de la part d’Israël. « Jusqu’à présent, il n’y a pas de clarification dans la position américaine sur un certain nombre de problèmes, en particulier ceux qui permettraient de passer à des discussions sur un règlement final », a expliqué un dirigeant de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Abd-Rabbo.
De son côté, Abbass a affirmé qu’Israël doit accepter que le territoire en question soit établi sur les frontières de 1967 et souligné que l’Etat hébreu devait aussi agréer « la présence sur ce territoire d’une tierce partie ». Il faisait référence à des ententes auxquelles les deux parties seraient parvenues lors du mandat de l’ex-premier ministre israélien, Ehud Olmert, concernant le déploiement d’une force internationale, tel que l’Otan, dans le futur Etat palestinien, sans qu’aucun soldat israélien n’y soit stationné. Israël insiste pour garder le contrôle des frontières de l’Etat palestinien, invoquant des raisons de sécurité. Le représentant de l’OLP a souligné que « le calendrier n’est pas aussi important que les fondations du processus de paix », alors que les Palestiniens sont sous une intense pression de l’administration Obama pour engager rapidement un dialogue direct avec les Israéliens. La question est d’autant plus délicate pour l’Autorité palestinienne qu’elle en « joue de son image », estime en outre le Dr Sobhi Esseila, analyste au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, en ajoutant : « Les dirigeants palestiniens ne peuvent pas entamer de négociations directes sans garanties et sans conditions car si ces négociations directes n’aboutissent pas à des résultats concrets, l’image de marque de l’Autorité palestinienne sera grièvement touchée ». Malgré tout le ballet diplomatique de cette semaine, on se retrouve donc à faire du surplace.
publié par al-Ahram
Europalestine sillonne les routes de FrancePublié le 20-07-2010 Hier, des militants ont investi
le centre de la ville
L’association Europalestine s’est mobilisée hier après-midi. photo S.B. Travailleurs, étudiants, retraités… Hier à partir de 17 h 30, une cinquantaine de manifestants déambulaient dans la rue Gambetta. Tout en musique, les membres de l’association Europalestine, née en février 2002, interpellaient les passants afin de les sensibiliser sur une cause qu’ils défendent : la lutte contre l’occupation israélienne en Palestine. Ces militants ont également animé le centre-ville par des représentations théâtrales, puis le groupe Hadja s’est installé près de l’esplanade François-Mitterrand. Vers 20 h 30, des musiciens ont donné un concert. Cette caravane voyage de ville en ville depuis le 10 juillet sous le nomde « Boycott, Désinvestissement, Sanction, BDS ». Dès aujourd’hui, elle prendra la route de Périgueux et terminera son périple à Avignon le 25 juillet, quelques jours avant la clôture du festival d’art de rue de la ville. Au cours de leur voyage, 200 bénévoles se relaient d’étape en étape. Successivement, ils appellent au boycott des marchandises étiquetées « Israël ». La présidente de l’association, Olivia Zemor, est catégorique : « On ne veut pas faire acheter des produits de criminels de guerre aux citoyens. » Elle poursuit : « Cette campagne est internationale et se déroule actuellement dans de nombreux pays européens. » Parmi les manifestants présents à Libourne, certains étaient originaires de Belgique ou de Grande-Bretagne. Quant à Michel Flament, il arrive tout juste de Strasbourg en voiture : « J’ai pris un petit bout de vacances pour pouvoir militer pour la paix en Palestine. » Selon les organisateurs, il semblerait que leur action
de sensibilisation fonctionne. Depuis le 10 juillet, l’association
Europalestine a vendu 400 tee-shirt, plus de 300 brochures à 3 euros et
reçu plusieurs promesses d’adhésion.
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BDS Tour : Ouistreham (VIDEO)Publié le 20-07-2010 Après Evreux, nous voici à
Ouistreham ...
CAPJPO-Europalestine |
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publié le mardi 20 juillet 2010
AFP
« Le Hezbollah se renforce dans les zones habitées (du sud du Liban) où la Finul (la Force de l’ONU au Liban) ne peut découvrir les armes, et s’il le faut, nous agirons dans ces zones », a dit le général Ashkenazi à la radio publique israélienne, qui l’interrogeait de Rome où il effectue une visite. « Pour l’heure, la situation est calme, mais nous suivons les développements et sommes prêts à toute éventualité », a-t-il ajouté.
Les services de renseignements militaires israéliens ont récemment accusé le Hezbollah d’avoir stocké 40 000 roquettes au cœur des villages du Liban sud depuis la guerre de 2006, et ont produit des films et des photos aériennes étayant selon eux ces affirmations.
Ces documents ont été déclassifiés à l’occasion du 4e anniversaire de l’offensive de 34 jours lancée par Israël contre le mouvement chiite au Liban après le rapt de deux soldats le 12 juillet 2006.
Ce conflit a fait plus de 1200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 du côté israélien, surtout des militaires. Durant ce conflit, le Hezbollah avait tiré plus de 4000 roquettes contre la région nord d’Israël.
En novembre, Israël* doit déployer son nouveau système de défense antimissile Iron Dome (« Voûte d’Acier ») censé écarter les menaces liées au tir depuis Gaza et le Liban, a annoncé lundi soir le ministère israélien de la Défense.
publié par le Temps
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/59b...
* terme erroné (qui reprend le discours dominant voulu par les autorités israéliennes et nie la réalité des 30% d’Israéliens qui ne sont pas juifs) rectifié : CL, Afps
publié le mardi 20 juillet 2010
Pierre Barbancey
La majorité du Parlement israélien, la Knesset, n’aime pas ceux qui expriment une autre opinion et se dressent contre une politique d’occupation et de répression, qu’il s’agisse des Palestiniens des territoires occupés ou de la minorité arabe israélienne, les Palestiniens de 1948. Déjà, en début d’année, la justice avait inculpé Mohammed Barakeh, député du Haddash (coalition à laquelle participe le Parti communiste israélien), qui aurait agressé un policier lors d’une manifestation en Cisjordanie contre le mur dit de séparation. Ni les députés travaillistes ni ceux de Kadima et encore moins ceux du Likoud n’avaient trouvé à redire à cette remise en cause de l’immunité parlementaire.
Haneen Zoabi brave les Ultras à la knesset
Depuis quelques semaines, Haneen Zoabi, députée du parti Balad, était également dans le collimateur de ces parlementaires qui ont décidé par 34 voix contre 16 de lui retirer son passeport diplomatique.
La jeune femme avait en effet participé le 31 mai dernier à la flottille qui voulait briser le blocus de Gaza. Elle se trouvait à bord du bateau sur lequel est intervenue l’armée israélienne, faisant neuf morts. À la tribune de la Knesset, Zoabi n’hésitait pas à parler d’une « opération militaire pirate », ce qui lui avait valu d’être interrompue aux cris de « Va à Gaza, traîtresse ! » La députée expliquait également : « Il était clair, au vu de la force utilisée lors de l’abordage, que le but n’était pas seulement de stopper le bateau mais d’occasionner le plus de dommages possibles afin de prévenir toute initiative de ce genre dans l’avenir. » Un groupe a été créé sur Facebook intitulé Exécuter la députée Haneen Zoabi, qui entend rassembler 10 000 personnes. Un homme, qui avait proposé une récompense pour l’assassinat de Zoabi, a même été arrêté. Le ministre de l’Intérieur, Elki Yishai, émule de Brice Hortefeux, cherche à lui retirer la nationalité israélienne.
« Restriction de l’espace démocratique »
« Haneen Zoabi est punie à cause de son attitude politique », dénonce Dov Khenin, député communiste israélien pour qui la parlementaire n’a pas violé la loi. « Nous assistons à une restriction de l’espace démocratique », explique-t-il. « Les députés et les forces démocratiques doivent s’unir et se battre contre ces attaques très dangereuses. » Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, qui soutient Haneen Zoabi, l’a invitée à la Fête de l’Humanité.
publié par l’Humanité
BDS Tour : EVREUX
Publié ici le 19 -07-10 Depuis le 10 juillet , nous
sillonnons les routes de France pour sensibiliser la population à la
situation en Palestine, au blocus de Gaza, à la colonisation galopante,
et à la nécessité d’une réaction citoyenne face à ces violations du
droit international qui nous concernent tous, car leur impunité remet en
cause les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité auxquelles
nous sommes attachés.
CAPJPO-Europalestine |
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publié le lundi 19 juillet 2010
L’Orient le Jour
La crise au sein de la coalition gouvernementale, qui fait la une de la presse, a éclaté après l’adoption vendredi par le gouvernement d’un projet de budget qui lèse, selon M. Lieberman, les cinq ministères détenus par son parti Israël Beiteinou. Les cinq ministres d’Israël Beiteinou ont unanimement voté contre ce projet de budget bisannuel soutenu par le ministre des Finances Youval Steinitz, membre du Likoud (droite) et proche de M. Netanyahu. Le projet de budget doit encore passer devant la Knesset (Parlement). Selon le quotidien Maariv, un des ministres d’Israël Beiteinou, Stas Misezhnikov (Tourisme), a accusé M. Steinitz de « trahison » lors d’une réunion du gouvernement émaillée d’insultes. « Ce n’est pas ainsi qu’il faut travailler avec nous ! » a-t-il dit.
M. Lieberman aurait marqué son mécontentement en nommant vendredi de son propre chef un nouveau représentant d’Israël à l’ONU, Meron Reuven, actuellement ambassadeur à Bogota, sans le feu vert du Premier ministre, selon les journaux. Début juillet, M. Lieberman avait déjà exprimé sa colère et fait planer la menace d’une crise gouvernementale à la suite d’une rencontre secrète organisée à son insu entre le ministre du Commerce et de l’Industrie Binyamin Ben Eliezer et le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu. Très à droite sur l’échiquier politique, Israël Beiteinou est le principal soutien de la coalition de M. Netanyahu, avec 15 députés.
Les différends entre les deux dirigeants se sont multipliés ces derniers temps. Ils s’opposent ainsi sur l’opportunité d’examiner à la Knesset cette semaine une proposition de loi controversée sur les conversions au judaïsme, une initiative qui provoque un tollé dans la communauté juive américaine et à laquelle est hostile M. Netanyahu. M. Lieberman a par ailleurs mis au point un « plan de séparation totale » d’Israël et de la bande de Gaza, un projet non officiel révélé par des fuites de presse qui n’a pas été approuvé par le gouvernement. Cité hier par le quotidien Haaretz, M. Misezhnikov a souligné qu’Israël Beiteinou « ne veut ni bouleverser la coalition gouvernementale, ni quitter le gouvernement ». MM. Lieberman et Netanyahu ont eu un entretien téléphonique et sont convenus de se rencontrer aujourd’hui pour tenter d’aplanir leurs désaccords, a précisé la radio publique. En fait, M. Lieberman a les mains liées car le procureur général de l’État doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites judicaires à son encontre à propos d’une affaire de corruption qui traîne depuis des années. Il a promis de démissionner s’il est inculpé.
publié le lundi 19 juillet 2010
Serge Dumont
« Israël doit multiplier les points de passage avec la bande de Gaza et alléger davantage son blocus. » Tel est le message qu’a clairement fait passer la responsable de la diplomatie européenne Catherine Ashton dimanche, à l’occasion de son bref séjour en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, ainsi qu’en Israël.
Catherine Ashton est la première responsable d’Europe à se rendre à Gaza après qu’Israël a autorisé des personnalités politiques étrangères à s’y rendre pour y jauger la situation. Certes, sa visite n’aura duré que trois en heures. Par ailleurs, la haut-commissaire n’a eu aucun contact avec le Hamas : elle s’est contentée de visiter des petites et moyennes entreprises soutenues par des programmes économiques mis en place par l’Union européenne et par l’Autorité palestinienne (AP).
Positions intransigeantes
Mais son déplacement est significatif : il ouvre la voie à d’autres ministres européens des Affaires étrangères – dont le Français Bernard Kouchner – qui se rendront dans la région à la fin du mois.
Ces visites s’inscrivent dans le cadre d’un large ballet diplomatique visant autant à convaincre Israël d’assouplir ses positions vis-à-vis de l’enclave palestinienne qu’à persuader le Hamas d’abandonner ses positions intransigeantes [2] à l’égard de l’Etat hébreu [3] tout en aidant la population gazaouie économiquement exsangue.
Mais l’on s’agite également à propos de la reprise éventuelle de négociations directes entre Israël et l’AP. Dimanche, le président palestinien Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou se sont ainsi rendus séparément au Caire pour y rencontrer individuellement le président Hosni Moubarak. A son retour, le premier ministre israélien s’est longuement entretenu avec Catherine Ashton après avoir rencontré l’émissaire américain pour la paix Georges Mitchell qui reprend lui sa mission de bons offices entre Jérusalem et Ramallah.
Mahmoud Abbas a fixé plusieurs conditions à la reprise de négociations directes avec l’Etat hébreu. Il exige notamment des garanties écrites américaines sur le cadre, sur la durée et sur l’objectif final des pourparlers. Ceux-ci devant à ses yeux déboucher dans un premier temps sur la création d’un Etat palestinien sur la plus grande partie de la Cisjordanie avec Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville) pour capitale.
Selon son entourage, le président palestinien ne transigera pas. Mais à Jérusalem comme à Ramallah, les commentateurs sont persuadés qu’il acceptera la reprise de négociations directes s’il obtient le feu vert de la Ligue arabe, qui se réunira le 29 juillet à ce propos.
[1] voir l’Orient le Jour du 18 juillet :
Abbas réclame des garanties US avant toute reprise des négociations avec Israël
Dans une interview publiée samedi par le quotidien jordanien indépendant Al-Ghad, M. Abbas a affirmé qu’Israël devait accepter la présence d’une tierce partie dans tout futur État palestinien, avant de démarrer des négociations de paix directes./ Dans une interview publiée samedi par le quotidien jordanien indépendant Al-Ghad, M. Abbas a affirmé qu’Israël devait accepter la présence d’une tierce partie dans tout futur État palestinien, avant de démarrer des négociations de paix directes./ AFP PO Le président palestinien Mahmoud Abbas a réclamé samedi à Washington des garanties sur les contentieux de la colonisation juive et de Jérusalem-Est avant de reprendre des négociations directes avec Israël. Cette demande a été formulée à l’émissaire américain George Mitchell qui a été longuement reçu à Ramallah, en Cisjordanie, par le chef de l’Autorité palestinienne.
"Jusqu’à présent, il n’y a pas de clarifications dans la position américaine sur un certain nombre de problèmes, en particulier ceux qui permettraient de passer à des discussions sur un règlement final", a expliqué un dirigeant de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, à l’issue de la rencontre. "Cette rencontre de trois heures (...) était certes importante mais il y a plusieurs questions, en tout premier lieu les colonies et la situation à Jérusalem, qui nécessitent davantage d’éclaircissement de la part des Américains", a précisé M. Rabbo.
Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation avant toutes négociations de paix. Le représentant de l’OLP a souligné que "le calendrier n’est pas aussi important que les fondations du processus de paix", alors que les Palestiniens sont sous une intense pression de l’administration Obama pour engager rapidement un dialogue direct avec les Israéliens. De son côté, M. Mitchell a qualifié son entretien avec M. Abbas de "très productif". Comme à son habitude, le médiateur américain s’est refusé à entrer dans le détail. Dans une interview publié samedi par le quotidien jordanien indépendant Al-Ghad, M. Abbas a affirmé qu’Israël devait accepter la présence d’une tierce partie dans tout futur État palestinien, avant de démarrer des négociations de paix directes. "Israël doit accepter que le territoire en question soit établi sur les frontières de 1967 (avant la guerre des Six-Jours : ndlr), a expliqué le président palestinien, en soulignant que l’État hébreu devait aussi agréer "la présence sur ce territoire d’une tierce partie". M. Abbas faisait référence à des ententes auxquelles les deux parties seraient parvenues lors du mandat de l’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert portant sur le déploiement d’une force internationale, telle que l’Otan, dans le futur État palestinien, sans qu’aucun soldat israélien n’y soit stationné. Israël insiste pour garder le contrôle des frontières de l’État palestinien en invoquant des raisons de sécurité. Israéliens et Palestiniens ont accepté en mai d’engager des pourparlers indirects, dits "de proximité", sous l’égide des États-Unis, mais ces discussions, selon les dirigeants palestiniens, n’ont abouti à "aucun progrès". Les États-Unis s’efforcent désormais de promouvoir un dialogue direct entre les deux camps. Le porte-parole du département d’État, Philip Crowley, a affirmé cette semaine que les États-Unis "croient fortement" à la reprise des négociations directes suspendues depuis l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza fin 2008. Le président Barack Obama espère que le face-à-face israélo-palestinien pourra commencer avant le 26 septembre, la date de la fin du moratoire partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie. Mais, frustrés par le peu d’avancée dans les pourparlers indirects, les Palestiniens sont peu enclins, pour le moment, à répondre favorablement à Washington et à passer à des discussions directes. Ainsi, la poursuite de la colonisation et la démolition de maisons palestiniennes ces derniers jours dans la partie arabe de Jérusalem apparaissent comme autant de nouvelles entraves aux tentatives de rapprochement, y compris aux yeux de la communauté internationale.
http://www.lorientlejour.com/numero...
[2] rappelons que le Hamas a déclaré à plusieurs reprises accepter un Etat palestinien "dans les frontières de 67" -çàd la Cisjordanie et Gaza- , ce qui équivaut à la reconnaissance de l’Etat israélien actuel
[3] terme erroné : en Israël 30% (dont 20 % de Palestiniens) de la population n’est pas juive !
Interdit de futurs contrats avec Veolia.
publié le dimanche 18 juillet 2010
Swansea action for Palestine
Le Conseil municipal de Swansea a approuvé la résolution suivante le jeudi 17 Juin :
« Les Nations Unies non seulement ne reconnait pas l’annexion et l’occupation par Israël de Jérusalem-Est, mais a déclaré à plusieurs reprises qu’à son avis, les colonies israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie sont contraires au droit international, et il a exigé que les activités de colonisation et d’occupation israéliennes ne doivent pas être soutenus.
L’entreprise multinationale Veolia est un partenaire de premier plan dans un consortium visant à construire un système de métro léger reliant Israël à des colonies de peuplement illégales dans Jérusalem-Est occupée, un projet qui manifestement est non seulement contraire aux exigences des Nations Unies mais qui viole le droit international.
Le Conseil invite donc le leader et chef de la direction de ne pas signer ou permettre que soient signés de nouveaux contrats ou que soient renouvelés des contrats existants avec Veolia ou toute autre société en violation du droit international, tout en restant dans le cadre du droit. »
Veolia a actuellement des contrat avec la ville pour ce qui concerne les bus locaux et les parcs relais à hauteur de £699.000 par an et l’enseignement à domicile à hauteur de £238.000 par an.
L’adoption de la résolution est très importante en soi, mais nous avons découvert depuis que c’est la première résolution de ce genre à avoir été adoptée par une autorité du Royaume-Uni, en ce qu’elle rend explicite les raisons pour exclure tout futur contrat avec Veolia. D’autres autorités ont mis fin à des contrats avec Veolia, mais n’ont pas précisé cette raison.
Le Conseil Municipal de Swansea montre donc la voie avec ce qui est maintenant considéré comme une décision historique.
La résolution a été soumise au Conseil à la suite d’une campagne, au cours de laquelle les 72 conseillers ont reçus des informations précises sur les activités illégales de Veolia. Nous avons été heureux de constater que les soutiens à agir venaient de plusieurs côtés, et avons depuis été en contact régulier avec des élus de presque tous les partis qui continuent à être vigilant sur la question.
Swansea montre désormais le chemin à un nombre croissant de villes prêtes à prendre une position morale contre les contrevenants à la loi internationale.
La liste comprend déjà Dublin, Stockholm et Melbourne et au sein du Royaume-Uni de nouvelles initiatives sont déjà en cours, ce qui signifierait que d’autres autorités suivent l’exemple de Swansea.
Alan et Miriam, Shrewsbury
http://swanseaactionforpalestine.bl...
publié en français sur Brest ouvert http://www.brest-ouvert.net/article...
traduction : Nicole Kiil Nielsen, députée Europe Ecologie
publié le dimanche 18 juillet 2010
Le Soir et Afp
“Il faut que les points de passage (du territoire palestinien) soient ouverts dans les deux sens à la population comme aux biens de consommation”, a déclaré M. Ashton aux journalistes après une rencontre à Ramallah (Cisjordanie) avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
“Nous le disons clairement : les gens de Gaza doivent pouvoir vivre normalement”, a souligné Mme Ashton qui doit se rendre dimanche dans la bande de Gaza.
Elle a réaffirmé que les Européens “étaient désireux de s’impliquer dans les procédures aux points de passage (frontaliers) à condition que l’Union européenne ait un rôle bien défini à jouer, et évidemment en coopération avec l’Autorité palestinienne”, ajoutant que cette question “n’est pas pour le moment sur la table”.
La bande de Gaza est aux mains du mouvement islamiste Hamas depuis un coup de force en juin 2007.
De son côté, M. Fayyad a demandé une “levée du siège” imposé depuis quatre ans par Israël à la bande de Gaza, en soulignant que “l’économie de Gaza ne saurait subsister uniquement grâce à des importations” et qu’il lui fallait pouvoir exporter librement. Les exportations toujours bloquées
Israël a accepté d’assouplir son blocus de la bande de Gaza à la suite d’intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l’assaut de sa marine le 31 mai contre une flottille humanitaire qui tentait de forcer le passage.
L’Etat hébreu a notamment autorisé l’entrée de biens de construction pour des projets de la communauté internationale approuvés par l’Autorité palestinienne. Mais il interdit quasiment toutes les exportations et maintient des restrictions draconiennes au passage des personnes.
Les Européens réclament, outre l’augmentation des points de passage, la reprise des exportations depuis la bande de Gaza et la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers le territoire.
Au cours de sa visite de quelques heures, la Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères visitera des installations de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et des programmes d’aide au secteur privé local financés par l’Union.
En revanche, elle ne rencontrera aucun représentant du Hamas, toujours considéré par l’Union européenne et les Etats-Unis comme une “organisation terroriste”.
Le déplacement de Mme Ashton à Gaza intervient dans le cadre d’une visite de trois jours dans les Territoires palestiniens et en Israël qu’elle a commencée samedi.
Elle prévoit de rencontrer dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak ainsi le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.
Une vingtaine d’ONG ont demandé à l’UE d’”insister pour la levée totale du blocus de Gaza”, à l’occasion de la visite de Mme Ashton à Gaza.
« clarifications » à Washington
publié le dimanche 18 juillet 2010
R. I. Agences
« Jusqu’à présent, il n’y a pas de clarifications dans la position américaine sur un certain nombre de problèmes, en particulier ceux qui permettraient de passer à des discussions sur un règlement final », a expliqué l’un des dirigeants de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, à l’issue de la rencontre. « Cette rencontre de trois heures (...) était certes importante, mais il y a plusieurs questions, en tout premier lieu les colonies et la situation à Jérusalem, qui nécessitent davantage d’éclaircissements et d’examen de la part des Américains », a précisé M. Rabbo. Le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a souligné que le « calendrier n’est pas aussi important que les fondations du processus de paix », alors que les Palestiniens sont sous une intense pression de l’Administration Obama pour engager rapidement un dialogue direct avec Israël.
Michel : des allers-retours pour rien
De son côté, M. Mitchell a qualifié son entretien avec M. Abbas et le principal négociateur palestinien, Saeb Erakat, de « très productif ». Comme d’habitude, le médiateur américain s’est refusé à entrer dans le détail de ses discussions. Vendredi, le sénateur Mitchell s’était entretenu avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem. Les deux hommes n’ont fait aucun commentaire à l’issue de leur entrevue. L’envoyé américain pour le Proche-Orient reverra M. Netanyahu dimanche. Il effectue depuis des mois des navettes entre Washington, Jérusalem et Ramallah pour tenter de relancer le processus de paix bloqué depuis l’offensive militaire d’Israël contre la bande de Ghaza fin 2008. Israéliens et Palestiniens ont accepté en mai d’engager des pourparlers indirects, dits « de proximité », sous l’égide des Etats-Unis, mais ces discussions, selon les dirigeants palestiniens, n’ont rien donné.
Les Etats-Unis s’efforcent désormais de promouvoir un dialogue direct. Toutefois, les Palestiniens réclament des « réponses » ou des « signaux » d’Israël sur les questions de la sécurité et des frontières, deux pierres d’achoppement dans le processus de paix, avant de s’engager directement dans des pourparlers avec les Israéliens. Au cours de son séjour, M. Mitchell doit également rencontrer la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui a entrepris une visite hier dans la région [1].
[1] voir le Soir :
Nouvelle visite de Catherine Ashton à Gaza
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton effectuait dimanche une nouvelle visite dans la bande de Gaza, sa seconde en quatre mois, afin de mesurer les conséquences du récent allégement du blocus israélien.
Nouvelle visite de Catherine Ashton à Gaza
Lors d’une rencontre samedi à Ramallah (Cisjordanie) avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, Mme Ashton a souhaité « l’ouverture des points de passage (du territoire palestinien) à la population et aux biens de consommation dans les deux sens ».
Israël a accepté d’assouplir son blocus de la bande de Gaza à la suite d’intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l’assaut de sa marine le 31 mai contre une flottille humanitaire qui tentait d’atteindre l’enclave palestinienne.
Mais les Européens réclament, outre l’augmentation des points de passage, la reprise des exportations depuis la bande de Gaza et la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers le territoire.
Au cours de sa visite de quelques heures, la haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères devait visiter des installations de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et des programmes d’aide au secteur privé local financés par l’Union.
En revanche, elle ne rencontrera aucun représentant du mouvement islamiste Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza par la force en juin 2007 et qui est toujours considéré par l’Union européenne et les Etats Unis comme une « organisation terroriste ».
Publié par el Watan
publié le samedi 17 juillet 2010
Adrien Jaulmes
Avigdor Lieberman voudrait voir Gaza disparaître une bonne fois pour toutes des préoccupations israéliennes. Selon le quotidien Yedioth Ahronoth, qui cite un document classifié, le ministre des Affaires étrangères israélien aurait de nouveau préparé un de ces plans radicaux dont il a le secret, visant cette fois à l’abandon total par Israël de ses derniers liens avec le territoire palestinien.
Le retrait israélien de l’été 2005 mené par Ariel Sharon avait mis fin à la présence de l’armée et des colons israéliens à l’intérieur de Gaza. Entourée par une double clôture étroitement surveillée, et soumise à un blocus étroit, la bande de Gaza continue cependant à dépendre d’Israël pour une partie de ses importations, même si le siège les a considérablement réduites.
Israël fournit notamment une partie de l’électricité de Gaza, dont la facture est réglée, irrégulièrement, par l’Autorité palestinienne. Quoique étroitement contrôlés, quelques points de passage existent encore entre Gaza et le monde extérieur : Erez pour les personnes et Kerem Shalom pour les marchandises autorisées par l’embargo israélien.
En scellant hermétiquement sa frontière terrestre avec Gaza, le plan de Lieberman reviendrait pour Israël à se désintéresser totalement du sort de ce territoire où vivent plus d’un million et demi de Palestiniens.
Gaza deviendrait ainsi une sorte de presqu’île palestinienne indépendante aux mains du Hamas, uniquement accessible par la mer ou par l’Égypte, et prise en charge économiquement par l’aide internationale.
Propositions radicales
Lieberman a l’intention d’exposer son plan la semaine prochaine à Catherine Ashton, haute représentante de l’Union européenne, attendue dimanche en Israël avec six ministres européens des Affaires étrangères. Les Européens pourraient, selon lui, financer la construction d’une centrale électrique, d’une usine de dessalement d’eau de mer, et d’une station d’épuration, débarrassant ainsi Israël de ses dernières obligations vis-à-vis du territoire. Il souhaiterait aussi le déploiement aux points de passage avec Gaza d’une force militaire internationale (son plan citerait même la Légion étrangère française), chargée d’empêcher la contrebande d’armes.
Lieberman est coutumier de ces propositions radicales. Il avait déjà prôné l’échange des territoires à majorité arabe du nord d’Israël avec une partie de la Cisjordanie, pour se débarrasser de citoyens manquant de loyauté. Cette nouvelle proposition, émanant d’un chef de la diplomatie auquel pratiquement personne à l’étranger ne souhaite parler, a peu de chances d’être accepté par qui que ce soit. Mais ce plan n’en reste pas moins la manifestation extrême d’une tendance de fond en Israël, où l’on est de plus en plus enclin à ignorer le problème palestinien en le circonscrivant derrière des murs et des barrières, plutôt que de chercher à le résoudre.
publié le samedi 17 juillet 2010
Gilles Paris
L’émissaire du Quartet au Proche-Orient,Tony Blair, avait été prudent lorsqu’Israël avait annoncé un allègement du blocus de Gaza. Les statistiques effectuées par l’Office des Nations unies chargé de la coordination des affaires humanitaires permet de mesurer la portée des mesures israéliennes.
A la veille de l’arraisonnement de la flottille pour Gaza qui a relancé le débat sur la pertinence de blocus, la moyenne hebdomadaire des camions autorisés à franchir le point de passage de Kerem Shalom pour approvisionner Gaza était d’environ 660 .

Ce chiffre a été porté, début juillet à
un peu plus de
840 .
L’allègement du blocus est incontestable mais on est encore loin des 2
800 en vigueur avant la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin
2007.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
http://israelpalestine.blog.lemonde...
introduction : C. Léostic, Afps
publié le vendredi 16 juillet 2010
Dr Hicham Mourad
Contrairement aux idées répandues, le rapport de B’Tselem souligne que les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie. Bien que les zones construites de ces colonies ne couvrent que 1 % seulement de ce territoire, appelé à former le cœur du futur Etat palestinien, les colons se sont emparés de terres palestiniennes bien au-delà des périmètres immédiats des colonies. C’est ainsi que les limites administratives des colonies sont dix fois plus larges que les zones construites. En outre, 21 % des terres sur lesquelles les colonies ont été construites sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens.
Les principales méthodes qu’Israël utilise pour « voler » les terres palestiniennes sont connues : la déclaration du terrain ou son enregistrement comme terre de l’Etat, sa réquisition pour des raisons militaires, et l’expropriation pour intérêt public. Le moyen le plus répandu et le plus facile est de déclarer une large portion de terre appartenant à l’Etat. C’est ainsi que 20 % de la Cisjordanie ont été déclarées terres d’Etat. Le gouvernement a également réquisitionné des terres privées palestiniennes sous prétexte des besoins de sécurité. Conformément au droit international, l’autorité militaire ne peut attribuer ces terres à une tierce partie et doit les rendre à la fin de l’occupation. Or, l’armée israélienne a réquisitionné quelque 31 km2 et les a cédés à 42 colonies depuis 1967. Le gouvernement a aussi « dérobé » des terres privées palestiniennes, en élargissant la compétence juridictionnelle de 92 colonies. Les nouvelles limites municipales des colonies empiétaient ainsi sur des terres appartenant à des Palestiniens. Ces terres sont désormais sous le contrôle effectif des colonies puisque les propriétaires palestiniens ne sont plus autorisés à y accéder.
Toutes ces mesures violent non seulement le droit international mais aussi les engagements pris par Israël dans la feuille de route de 2003, selon laquelle Israël a promis de geler les activités de colonisation. Depuis 2004, toutefois, en raison de la construction extensive dans les colonies et les incitations généreuses qu’Israël offre aux colons, la population des colonies (en excluant celle de Jérusalem-Est) a augmenté de 28 % à la fin 2009. En conséquence, la croissance annuelle de la population des colonies a été trois fois supérieure à la croissance naturelle à l’intérieur d’Israël : 5 contre 1,8 %. Le nombre des colons a également triplé depuis 1993, date des accords d’Oslo, passant de 110 000 à 301 200.
Dans ces conditions, qui pourrait encore croire en la foi d’Israël dans une solution basée sur l’établissement d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat juif ? Celui-ci ne fait-il pas tout pour, au contraire, grignoter les terres et ruiner toute chance de créer un Etat palestinien viable, compromettant par la même toute solution pacifique durable ?
publié par al Ahram hebdo en français
publié le vendredi 16 juillet 2010
R. I. Agences
« Je pense qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main l’application du Pacte dans les territoires palestiniens », a souligné l’experte française, Christine Chanet, lors du troisième examen périodique universel d’Israël relatif à l’application du Pacte, qui a commencé hier à Genève.
La juriste a ainsi estimé que les réponses fournies à ce sujet par Israël étaient « laconiques » et « académiques ». « Une question juridique n’est pas académique, d’autant plus qu’elle a des effets sur des milliers de personnes », a-t-elle insisté.
Dans ses réponses écrites au Comité, Israël explique que la « législation sur les droits de l’homme » et « la législation des conflits armés, qui sont codifiés dans des systèmes législatifs différents, s’appliquent dans des circonstances différentes ».
A ce propos, Mme Chanet a souligné que cet argument « n’est pas recevable ». « Israël est intervenu militairement au Liban, en décembre 2008 à Ghaza, et récemment lorsqu’un bateau a tenté de venir à Ghaza.
Dans tous ces cas-là, il y a eu des morts, donc une atteinte à la vie, donc on ne peut pas ne pas s’interroger sur la base juridique de ces interventions », a-t-elle observé.
publié par el Watan
Lettre d'info n° 242 de l'AFPS du 12 au 18 juillet 2010
A la Une
Ich bin ein Bil’iner - entretien avec Shai Carmeli Pollak
"Il faut d’abord que l’occupation cesse, qu’il y ait enfin justice et liberté, après nous pourrons parler de processus de paix."
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15221.html
Gilad et Salah n’ont pas le même poids - Julien Badaud
Alors que l’on manifeste en Israël pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit, captif du Hamas, la France se tait toujours sur le sort du jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri, prisonnier en Israël.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15223.html
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.
Lettre à François Baroin - Jean Claude Lefort
Monsieur le Ministre, Suite à votre nomination au gouvernement, le décret (numéro 2010-3553 du 1er avril dernier), vous place en responsabilité relativement aux douanes de notre pays.
Lire la lettre : http://www.france-palestine.org/article15205.html
De quel terrorisme parlent-ils ? - al Ahram
« Le boycott, c’est du terrorisme économique ! ». Qui parle ainsi ?
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15186.html
Autobiographie d’un marcheur empêché - Raja Shehadeh
Raja Shehadeh est un juriste palestinien de Ramallah...,marcheur de plus en plus contraint qui voit au fil des années se modifier un paysage longtemps immobile, où Gaza relève d’un autre monde .
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15148.html
Alors que le président Barack Obama accueillait à la Maison Blanche le premier ministre Benyamin Netanyahu pour débloquer un processus de paix moribond, l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem a fait des révélations accablantes pour l’Etat hébreu, montrant ses vraies intentions quant à la solution des deux Etats, souhaitée par la communauté internationale.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15217.html
Palestine, négociations directes ou indirectes ? La polémique vide de sens - Abir Taleb
Avec l’appui de Washington, Israël accentue la pression pour une reprise des négociations directes sans pour autant donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15214.html
Les autres choix des Arabes - Massoud Al-Hénawy
Il ne reste plus que deux mois avant la fin du délai fixé par les ministres arabes des Affaires étrangères pour les négociations indirectes entre les Palestiniens et les Israéliens. Et pourtant, il semble qu’aucune évolution intéressante n’a été réalisée, permettant de passer aux négociations directes.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15218.html
Amr Moussa appréhende une solution qui passerait par la guerre - Émile Khoury
Selon ses proches, Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, pense qu’il faut relancer rapidement les négociations régionales, sur n’importe lequel des volets en suspens, sans quoi le statu quo de guerre froide ne pourrait être maintenu longtemps.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15208.html
Pourquoi Tel-Aviv a besoin de Damas - Patrick Seale
Face à une nouvelle donne géostratégique défavorable, de hauts responsables de l’appareil sécuritaire israélien réclament la reprise des pourparlers avec la Syrie.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15200.html
Palestine : l’intifada sans pierres - René Backmann
Alors que les négociations avec Israël restent stériles, les Palestiniens s’engagent dans une résistance non violente pour mobiliser l’opinion internationale. Mais ils butent sur la division entre la Cisjordanie et Gaza, le Fatah et le Hamas
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15195.html
Circulez, y a rien à voir - K. Selim
Circulez, y a rien à voir… C’est le message qu’adresse Barack Obama aux Etats arabes qui estimaient que le discours occidental sur le nucléaire iranien et son « potentiel » était d’une crédibilité nulle quand on occulte un arsenal nucléaire israélien qui compte, au moins, deux cents ogives nucléaires.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15197.html
Comité des droits de l’Homme de l’ONU : Israël cloué au pilori - R. I. Agences
Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a cloué hier au pilori Israël, accusé de ne pas respecter le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU dans les territoires palestiniens occupés.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15222.html
La Knesset dessaisit la députée arabe Zuabi de ses privilèges pour sa participation à la flottille pour Gaza - Jonathan Lisv
Par 34 voix pour et 16 contre, la Knesset a approuvé le dessaisissement de Zuabi de trois des ses privilèges parlementaires suite à sa participation à la flottille pour Gaza. Zuabi : « La Knesset me punit par vengeance ».
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15216.html
Accès à la terre - Pierre Leparoux
Intervention au Forum international des Droits de l’Homme
Lire l'intervention : http://www.france-palestine.org/article15209.html
La grande prison - Al-Ahram
« Le mur est l’une des manifestations les plus laides de la colonisation »
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15215.html
Israël rase une maison palestinienne habitée à Jérusalem - Jeffrey Heller
Israël a rasé une maison habitée par des Palestiniens à Jérusalem-Est, mettant fin ainsi à un moratoire de facto sur les destructions de logements arabes dans la ville sainte décrété en novembre sous la pression des Etats-Unis.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15210.html
Les femmes en lutte d’Israël et de Palestine - Gilles Paris
Une revue qui vaut le détour
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15203.html
Infos Gaza 510 - PCHR
Lire le document : http://www.france-palestine.org/article15227.html
Gaza : le cargo libyen accoste en Egypte - Reuters
Le cargo d’aide libyen, qui devait initialement se diriger vers Gaza, est entré mercredi soir dans le port égyptien d’El Arich après avoir été amené par la marine israélienne à se détourner de l’enclave palestinienne .
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15220.html
Face-à-face israélo-libyen au large de Gaza - L’Orient le Jour
Selon la Fondation Kadhafi, le propriétaire du navire a subi des « pressions » pour se diriger vers l’Égypte [1]
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15213.html
L’armée israélienne menace de stopper le bateau libyen en route vers Gaza. - Afp
« Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation ». « Nous avons également précisé que nous ne transportions que des produits alimentaires et des médicaments et nous leur avons demandé de nous laisser décharger notre cargaison à Gaza » dit le commandant de bord.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15207.html
Le cargo d’aide libyen se dirige toujours vers Gaza - Marius Schattner
De nombreuses actions sont prévues, à la suite de la Flottille de la Liberté, pour tenter de briser le blocus maritime de Gaza. Navires libanais, iranien, libyen, européen doivent se succéder pour rejoindre Gaza. Le navire libyen est en mer.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15202.html
Israël l’a empêché « diplomatiquement » d’aller à Gaza ; Le cargo libyen détourné vers El Arich - R. I. Agences
Israël avait déployé d’immenses efforts pour faire échouer l’initiative de Seif Al Islam Kaddafi [1]. Le cargo libyen chargé d’aide humanitaire à la population palestinienne de Ghaza quittera le port de Lavrio, à 60 km au sud-est d’Athènes, à destination du port d’El Arich (Egypte), a annoncé hier un agent maritime grec.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15198.html
Israël : Haneen Zoabi privée de ses droits parlementaires - L’Humanité
La Knesset a décidé mardi de retirer les droits parlementaires, d’Haneen Zoabi, députée à la Knesset, parce qu’elle a participé à la flottille de Gaza.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15229.html
Un conflit d’existence ou de frontières - Atef Al-Ghamri
L’essentiel du projet sioniste consiste à éradiquer l’existence palestinienne. Et il est évident que Netanyahu a remmené la politique israélienne au concept du conflit d’existence. Ce qui va totalement à l’encontre de la reconnaissance de la paix.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15219.html
Un pilote israélien hisse le drapeau palestinien sur le ghetto Varsovie - al Manar
"Libérez tous les Ghettos, libérez Gaza et la Palestine", ont écrit les pacifistes sur le mur de la caserne du Ghetto Varsovie.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15211.html
Le village d’al-Walajah, en Cisjordanie, redoute d’être emmuré - Selim Saheb Ettaba
al-Walajah « est le seul village de Cisjordanie qui sera complètement entouré par le mur »
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15204.html
Le Plan Directeur de Jérusalem : destruction - Don Futterman
« Nous n’avons pas créé la première Assemblée de Juristes Juifs de l’histoire pour que la loi soit contournée par délire de vengeance. »
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15201.html
Un allègement qui veut faire oublier l’essentiel - Kharroubi Habib
Les indignations et dénonciations qui se sont exprimées dans les chancelleries occidentales suite à l’arraisonnement sanglant par la marine israélienne de la flottille de la paix pour l’empêcher de briser le blocus de la bande de Gaza n’ont duré que le temps qu’Israël prenne pour annoncer « l’allègement » de celui-ci. Il a donc suffi de ce « geste humanitaire » pour que ces milieux officiels occidentaux oublient qu’ils ont qualifié ce blocus d’illégal au plan du droit, d’insoutenable et d’inacceptable moralement.
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15199.html
Une route pour nulle part - René Backmann
Routes d’apartheid...
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15196.html
Une vingtaine de militants du Collectif Palestine Essonne ont organisé samedi 3 Juillet 2010 à l’initiative d’ Évry - Palestine dans le centre commercial d’Évry une distribution de tracts à l’intention des clients devant les magasins « Carrefour », « Darty » et « Séphora ».
Lire l'article : http://www.france-palestine.org/article15206.html
1 rendez-vous en Nord Pas de Calais : http://www.france-palestine.org/article15224.html
1 rendez-vous en Ile de France : http://www.france-palestine.org/article15228.html
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 418 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 955 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 191 parrains d'enfants palestiniens et à 309 associations.
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79
mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org
publié le jeudi 15 juillet 2010
Julien Badaud
Étrange contradiction : on manifeste en Israël et on proteste contre le gouvernement Netanyahou parce que celui-ci n’a pas obtenu la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, captif du Hamas depuis juin 2006, mais les manifestants tiennent en fait le même langage que Benyamin Netanyahou, que l’on peut résumer ainsi : oui à la libération de Gilad Shalit, mais non aux contreparties demandées par le Hamas, et qui n’ont pas varié depuis plusieurs années. On voit là l’impasse d’une société qui est dans un total déni de réalité : refus de dialogue avec le Hamas et contresens sur la résistance palestinienne, assimilée à un terrorisme endogène. Ce qui fait dire à l’homme de la rue autant qu’au Premier ministre : « Si nous libérons des assassins, ils recommenceront à tuer. »
Mais il n’y a pas que le gouvernement et la société israélienne qui connaissent des contradictions. Le gouvernement français a les siennes. Le traitement inégal entre le Franco-Israélien captif du Hamas et le jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri, prisonnier d’Israël, reste un pur scandale.
Le 27 juin dernier, les parents de Gilad Shalit ont organisé une marche de solidarité en faveur de leur fils. Celle-ci aurait mobilisé, selon eux, plus de 200 000 Israéliens. Pendant douze jours, ils ont parcouru 205 kilomètres, depuis leur maison familiale à Mitzpe Hila, au nord d’Israël, pour arriver à Jérusalem, devant la résidence du Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Noam et Aviva Shalit cherchent ainsi à interpeller l’opinion publique et à peser sur leur gouvernement, afin d’obtenir la libération de leur fils. Lors d’une « rencontre informelle » vendredi dernier, Benyamin Netanyahou leur a indiqué qu’il a « insisté durant tous [ses] déplacements à l’étranger, pour qu’il y ait des pressions sur le Hamas afin que Gilad soit libéré ». Comme si l’affaire ne dépendait pas uniquement de lui… Depuis avril 2007, le Hamas propose la libération du jeune soldat tankiste en échange de plusieurs centaines de Palestiniens retenus en Israël. Les autorités israéliennes bloquent les négociations, refusant de libérer des prisonniers qui « auraient du sang sur les mains ». Gilad Shalit, aujourd’hui âgé de 23 ans, effectuait son service militaire quand il a été capturé par le Hamas, le 25 juin 2006. Caporal, il était alors aux commandes de tir d’un char. Israël lancera, trois jours plus tard, l’opération « Pluie d’été » dans la bande de Gaza. Quatre cents Palestiniens, dont de nombreux civils, seront tués, et de nombreux logements, routes et bâtiments publics seront détruits. Ce qui devrait relativiser l’argument du « sang sur les mains ».
En raison de sa double nationalité, Gilad Shalit reçoit régulièrement des appuis de la part de la France. En octobre 2007, la mairie de Paris installe un portrait de Gilad dans le jardin Yitzhak-Rabin, dans le XIIe arrondissement. Le 9 octobre 2009, Bertrand Delanoë lui décerne le titre de citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, déclare, au sujet de la situation entre Israël et la Palestine, que « les progrès sont inexistants. Il y a cependant des espoirs, […] la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit pourrait alléger un peu l’atmosphère ». Nicolas Sarkozy, quant à lui, ne cesse d’appeler depuis son accession au pouvoir à la libération de « notre compatriote ». Au fil d’entretiens téléphoniques avec les parents de Gilad, comme dans une lettre publique qu’il leur a adressée récemment, le président de la République leur exprime « sa très vive sympathie » et répète que la France poursuivra « sans relâche ses efforts jusqu’à la libération […] de Gilad Shalit ».
L’histoire du soldat franco-israélien est évidemment à mettre en relation avec celle de Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien, âgé de 25 ans. Le 13 mars 2005, il est arrêté sans explication par les autorités militaires israéliennes alors qu’il se rendait à Ramallah avec des amis. Placé en isolement, il apprend qu’il est accusé d’appartenir au Front populaire de libération pour la Palestine (FPLP), organisation illégale en Israël, et d’avoir effectué « des repérages » autour du domicile de l’ancien grand rabbin d’Israël, Ovadia Yossef. Il n’en faut pas davantage pour qu’un délit d’intention, qui ne saurait avoir cours dans une démocratie, soit retenu contre lui.
Le 17 avril 2008, après trois ans de détention provisoire, au cours desquels son jugement sera repoussé plus d’une vingtaine de fois, Salah Hamouri est condamné par un tribunal militaire israélien à sept ans de prison pour les « faits » reprochés. Sur conseil de son avocate israélienne, il accepte de plaider coupable, celle-ci lui avançant : « Soit vous acceptez sept ans, soit ce sera pire. »
Le Quai d’Orsay se borne à répéter que la France mène « un engagement politique, diplomatique et consulaire sur le cas de Salah Hamouri » et qu’« il y a une mobilisation constante du ministère [des Affaires étrangères], y compris du président de la République ». Au Quai, on affirme que « l’objectif des autorités françaises est d’obtenir, dans le respect de l’indépendance de la justice israélienne, une issue humanitaire positive à la situation dans laquelle se trouve Salah Hamouri ». Mais de quel « respect » est-il question, face à un tribunal militaire dont l’armée commet toujours en toute impunité de nombreuses violations du droit international sur le sol palestinien ?
Quant à Nicolas Sarkozy, il n’a jamais reçu personnellement la mère du jeune homme, ni adressé le moindre courrier au gouvernement israélien. Le nom de Salah Hamouri n’a même jamais été prononcé publiquement par lui.
publié par Politis
la députée arabe Zuabi
de ses privilèges
pour sa participation
à la flottille pour Gaza
publié le jeudi 15 juillet 2010
Jonathan Lisv
La Knesset a voté mardi le retrait de trois privilèges parlementaires à la députée arabe Hanin Zuabi (parti Balad) en raison de sa participation à la flottille humanitaire qui avait appareillé pour Gaza en mai dernier.
Trente-quatre députés ont voté pour le retrait des privilèges de Zuabi et seize contre, après un débat animé, où Zuabi a accusé ses collègues députés de la punir par vengeance.
Zuabi a répondu au vote de la Knesset en disant, « Il n’est pas surprenant qu’un pays qui ôte leurs droits fondamentaux à ses citoyens arabes veuille retirer les privilèges d’un membre de la Knesset qui représente loyalement son électorat. »
Zubi a poursuivi en disant que ce vote constituait un dangereux précédent pour les citoyens arabes d’Israël et un message hostile à son égard. Elle accuse les parlementaires israéliens d’appliquer des lois racistes afin de réprimer leurs homologues arabes.
« Dans un pays civilisé, les gens qui incitent et lancent des menaces contre la députée Zuabi seraient punis et des sanctions leur seraient infligées, » dit la députée.
Zuabi dit qu’elle cherchera un soutien juridique et international afin de freiner les tendances vengeresses de la majorité automatique à la Knesset.
La Commission de la Knesset avait, la semaine dernière, recommandée la révocation des privilèges de Zuabi suite à sa participation à la flottille humanitaire pour Gaza, qui avait abouti à un raid des forces armées israéliennes où neuf militants ont été tués.
« Vous me punissez par vengeance, » a dit Zuabi à ses collègues parlementaires durant la séance. « Quand vous menacez les députés arabes et les défenseurs des Arabes, vous menacez la démocratie et la coexistence entre les juifs et les Arabes. »
« J’ai des droits et le devoir de me battre pour mes droits et mes valeurs, » a-t-elle poursuivi, ajoutant, « Mes positions sont souvent différentes de celles du Likoud, du Kadima et de la plupart des députés. C’est pourquoi je ne représente pas le Kadima, ni le Parti travailliste ni le Likoud, mais ceux qui ont voté pour moi, et dans mon cas, je représente le consensus des députés arabes. »
« Vous n’avez pas la liberté de choix quand il s’agit des règles de la démocratie, » a ajouté Zuabi. « Il y a des règles qui sont fixées et qui ne changent pas selon votre gré. Vous ne devez pas protéger la démocratie, mais vous devez me protéger par égard pour la démocratie ».
La semaine dernière, la Commission de la Knesset avait recommandé la révocation de trois privilèges de Zuabi, l’un étant de sortir du pays – retrait qui signifie que Zoabi est empêchée de fuir Israël par exemple dans le cas où elle aurait commis un crime ou fait des dettes en Israël.
Un autre privilège qui sera annulé est le droit d’avoir un passeport diplomatique, privilège, selon le conseil juridique de la Knesset, qui n’assure pas l’immunité diplomatique, par conséquent son retrait n’entraînera pas de nouvelles difficultés pour Zuabi dans l’exercice de son mandat.
Le troisième privilège est le droit à l’assistance judiciaire de la Knesset pour les parlementaires qui sont parties à une procédure.
Le député Yariv Levin (Likoud), président de la Commission de la Knesset qui a voté la recommandation de la évocation de ses privilèges, a dit à Zuabi qu’elle n’appartenait pas à la Knesset.
« Vous n’avez pas votre place dans la Knesset israélienne, vous êtes indigne d’avoir une carte d’identité israélienne et vous embarrassez les citoyens d’Israël, la Knesset, la population arabe et votre famille, » a-t-il dit encore.
Pendant ce temps, la députée Anastassia Michaeli (Israel Beiteinu [1]) sortait sous escorte de l’hémicycle après avoir présenté à Zuabi un passeport imitant un passeport iranien, avec sa photographie, lui disant qu’il lui servirait pour ses voyages diplomatiques d’incitation (contre Israël).
« Dans tout pays civilisé, une membre du parlement qui franchit la ligne rouge et s’identifie à l’ennemi qui s’arme avec des armes de destruction massive destinées à détruire les bases nationales de son pays, ne trouvera pas dans sa poche un passeport diplomatique du pays qu’elle cherche à détruire, » a lancé Michaeli.
« Madame Zuabi, je prends au sérieux votre loyauté à l’égard de l’Iran et je propose que vous contactiez (le président iranien Mahmoud) Ahmadinejad et lui demandiez de vous donner un passeport diplomatique iranien qui vous aidera dans tous vos déplacements diplomatiques d’incitation, parce que votre passeport israélien vous sera retiré dès ce soir, » a-t-elle ajouté, remettant à Zuabi un passeport, sosie d’un passeport iranien, qu’elle avait fabriqué pour elle.
Le président de la Knesset, Reuven Rivlin (Likoud) avait interrompu le président de la Commission, Yariv Levin, lors de son intervention, pour dire que le plénum (session plénière) de la Knesset n’était pas une tribune pour exprimer ses sentiments personnels mais pour débattre de la décision à prendre par la Commission.
Rivlin : « Je n’apprécie pas les actions de Hanin Zuabi, mais si elle a enfreint une loi israélienne, c’est au procureur général, qui en a reçu explicitement le pouvoir, d’en décider, d’intervenir et d’engager des poursuites contre elle. »
« Nous, en tant que membres de la Knesset, avons été choisis pour nos convictions. Aujourd’hui, nous avons gain de cause, mais demain, peut-être pas ; il y une lutte idéologique complexe entre ce qui fut autrefois la gauche et la droite », a dit Rivlin, ajoutant : « Je crois que chacun a le droit d’exprimer ses opinions, même si ce qu’il dit me fait mal. »
La décision de la Commission de la Knesset la semaine dernière pour recommander la révocation des privilèges de Zuabi avait été votée par sept voix contre une, celle du député Ilan Gilon, du parti Meretz de l’opposition. (Cette décision de la Knesset en session plénière retire les privilèges de Zuabi par 34 voix pour et 16 contre).
Le parti Balad a condamné la décision de la Knesset, la qualifiant de « raciste et d’antidémocratique ».
« Les députés qui incitent contre Zuabi versent son sang : ils appellent l’opinion à lui nuire, et après cette décision, sa vie est désormais menacée, » estime le Balad dans une déclaration. « Ces députés seront responsables de tout dommage qui pourrait lui être causé. »
http://www.haaretz.com/news/national/knesset-revokes-arab-mk-zuabi-s-privileges-over-gaza-flotilla-1.301750 traduction : JPP pour l’AFPS
[1] parti d’extrême droite de Liebermann
publié le jeudi 15 juillet 2010
Reuters
Le bateau d’aide humanitaire pour Gaza affrété par la Libye a pénétré mercredi soir dans le port égyptien d’El Arich après avoir été amené par la marine israélienne à se détourner de l’enclave palestinienne, a annoncé un responsable égyptien.
La mise à quai du cargo devrait s’achever vers 22h00 (19H00 GMT) et sa cargaison commencera d’être débarquée, a déclaré le capitaine Gamal Abdel Maqsoud, responsable de l’activité portuaire. « Les fournitures médicales et les passgers entreront à Gaza par le poste frontalier de Rafah, tandis que les vivres entreront par le point de passage d’Aoudja », a-t-il ajouté.
Citant un responsable de la sécurité non identifié, l’agence de presse égyptienne MENA avait auparavant rapporté que les autorités égyptiennes et le service médical du Croissant-Rouge avaient pris des dispositions pour se préparer à recevoir le bateau battant pavillon moldave. Un responsable militaire israélien a confirmé sous couvert d’anonymat que le navire se dirigeait vers le port d’El-Arich.
Messages contradictoires
A Gaza, le chef du gouvernement Hamas a appelé le navire à poursuivre sa route vers sa destination initiale. « Attention à ne pas tomber dans le piège et à s’arrêter dans un autre port que Gaza », a déclaré Ismaïl Haniyeh lors d’une cérémonie de baptême d’une rue d’après les noms des neuf militants pro-palestiniens tués lors de l’assaut israélien contre la flottille pour Gaza le 31 mai.
D’après un journaliste de la chaîne de télévision arabe Al-Jazira à bord du bateau, deux navires israéliens équipés de missiles se trouvant sur le flanc gauche de l’« Almathea » l’accompagnaient pour l’empêcher de virer vers la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas depuis juin 2007.
Des messages contradictoires mardi avaient généré une certaine confusion sur les intentions du navire de tenter de briser ou non le blocus maritime imposé par Israël au territoire palestinien. Selon des responsables militaires israéliens, le capitaine du bateau avait informé Israël qu’il faisait route vers le port égyptien, Le Caire ayant promis de transférer la cargaison du navire vers la Bande de Gaza s’il se rendait en Egypte. Un porte-parole de la mission libyenne avait cependant affirmé que le bateau avait toujours l’intention de gagner la Bande de Gaza, mais qu’il ne résisterait pas par la violence aux efforts destinés à l’arrêter.
« Si c’est impossible » d’atteindre le territoire palestinien, « nous ne voulons exposer personne au danger », avait déclaré à Al-Jazira Youssef Sawani, un responsable de la Fondation internationale Kadhafi pour le développement qui était en contact avec le bateau. Le navire avait précisé mardi soir qu’il avait calé en raison d’un ennui de moteur, mais l’ »Almathea » a pu repartir mercredi matin.
Les menaces d’Israël
La Fondation Kadhafi, dirigée par l’un des fils du dirigeant libyen, avait annoncé que le bateau avait quitté la Grèce samedi avec à son bord 2.000 tonnes de vivres et de fournitures médicales. Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien, avait invité les militants à faire route vers le port d’Ashdod en Israël pour décharger leur cargaison.
Israël a déployé ces derniers jours d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen se déroute vers l’Egypte et a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza. L’Etat hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », espère ainsi prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza.
Le 31 mai, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier. [1]
[1] voir le texte actualisé :
publié le mercredi 14 juillet 2010
Al-Ahram
Les jours se suivent et se ressemblent, dit-on. Pour la question palestinienne et l’aspect inhumain que réservent les Israéliens à la population en Cisjordanie et Gaza, les faits se ressemblent certes, mais gagnent en ampleur jour après jour.
Il suffit de relever les plus récentes informations pour s’en rendre compte. L’allégement du blocus de Gaza n’est qu’une formalité, juste des paroles pour tenter d’apaiser la tempête née de l’affaire de la flottille. Pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est, la poursuite de la colonisation est un fait en dépit du moratoire, toujours d’ailleurs pas réel, une fiction en quelque sorte, puisqu’il maintient le principe même de la colonisation qui est en lui-même illégal.
Un des derniers exemples est celui d’un village, Al-Walajah, dans le sud de la Cisjordanie promis à l’encerclement total par le mur israélien. Un des propriétaires palestiniens cités, Omar Hajaj, montre le futur tracé de la barrière qui transformera sa maison en « cage de zoo ». Il ne s’agit pas d’image, mais une des réalités des comportements israéliens et de l’idéologie sioniste, surtout l’extrême droite pour laquelle il faudrait soit se débarrasser des Palestiniens soit les enfermer dans des sortes de bantoustans. Les travaux sur cette partie inachevée de la barrière israélienne ont repris en avril après plusieurs années d’interruption.
Hajaj raconte qu’il a reçu un appel des ministères de l’Intérieur et de la Défense pour leur fixer un rendez-vous chez lui. Le jour même, Hajaj, dont la terrasse offre une vue unique sur Jérusalem et le quartier de colonisation de Gilo, a été informé qu’il y aurait une barrière électronique de 15 mètres de long et 5 mètres de haut entre le mur et sa maison qui se situera du côté « israélien », coupée du village. « Ils lui ont dit qu’on autorisera les visites de famille et des amis, mais qu’il devrait répondre d’eux. Il y aura deux portes pour sortir, mais elles ne devront jamais être ouvertes en même temps ». Le témoignage recueilli par l’AFP fait penser plutôt à un film sur le totalitarisme qu’à un fait réel.
Mais c’est la réalité pure et dure de la mentalité coloniale israélienne que rien ne semble pouvoir arrêter. La barrière sépare les vivants, mais aussi les morts. Ahmad Saleh Barghouth, agriculteur sexagénaire, attend le 25 juillet une décision de la justice israélienne sur son recours pour que la barrière contourne la partie de son verger où reposent ses parents et sa grand-mère. Al-Walajah se targue d’abriter le plus vieil olivier de Palestine, un arbre noueux de 5 000 à 7 000 ans. Mais la perspective de la construction du mur menace l’existence même de la localité. « Le mur est l’une des manifestations les plus laides de la colonisation », a affirmé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat dans un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 9 juillet 2004, jugeant sa construction illégale et exigeant son démantèlement. Mais Israël lui défie toutes les formes de justice et il continuera de le faire face aux molles réactions de l’Occident.
publié le mercredi 14 juillet 2010
L’Orient le Jour
Israël s’est dit prêt hier soir à intercepter un cargo d’aide libyen en route pour Gaza si le bateau tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien. Selon la Fondation Kadhafi pour Gaza, qui a affrété le bâtiment, les autorités israéliennes ont lancé un ultimatum pour qu’il se détourne de son cap avant l’aube. « Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec leur marine de guerre », a déclaré à l’AFP un représentant de la fondation libyenne à bord, Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire. Selon M. Zwei, le capitaine du cargo a répondu que « la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse ». Toutefois, un porte-parole militaire israélien à Jérusalem a démenti l’existence d’un ultimatum, ajoutant qu’Israël avait seulement « adressé (au navire) une clarification sur ce qu’il savait déjà, à savoir qu’il ne peut pas aller à Gaza ».
Selon la Fondation Kadhafi, les pressions se sont accentuées hier sur le propriétaire grec et le capitaine de l’Amalthéa afin de les pousser à changer de route. « La fondation a reçu une lettre de la compagnie propriétaire du navire confirmant les pressions exercées sur eux », a affirmé l’organisation sur son site Internet, sans préciser la nature ou l’origine de ces pressions. « Le propriétaire du navire a affirmé qu’il ne cédera pas aux pressions, tout en notant qu’il n’avait pas l’intention d’entrer dans une confrontation », a souligné la fondation qui a appelé toutes les parties « à permettre au navire d’atteindre sa destination finale ».
« La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime », a par ailleurs confirmé un autre porte-parole de l’armée, en précisant qu’un contact radio avait été établi avec le bateau libyen.
Hier, à la mi-journée, le cargo Amalthéa, parti samedi soir de Grèce, était à 130 milles marins (près de 240 km) de la bande de Gaza, où il devait accoster ce matin. « Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation », a expliqué M. Zwei. Selon la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l’Amalthéa est « chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments ». Outre 12 membres d’équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l’agent maritime de l’Amalthéa.
Ces derniers jours, Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l’Égypte, mais a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza. L’État hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », espère prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza. Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs propalestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.
Les Israéliens, qui veulent escorter le bateau libyen dans leur port d’Ashdod (Sud) pour y décharger sa cargaison, disent craindre l’importation massive d’armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza. Toutefois, à la suite de l’incident du 31 mai, sous forte pression internationale, Israël a assoupli son embargo terrestre contre Gaza en vigueur depuis la prise de contrôle du territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.
[1] selon Reuters le 14 juillet à 10h, "le bateau affrété par la Libye et chargé d’aide à destination de la bande de Gaza s’est finalement dérouté en direction du port égyptien d’El Arich" tandis qu’une autre information reprise par RFI annonce que le cargo, en panne, est immobilisé en mer
http://www.lorientlejour.com/catego...
note : C. Léostic, Afps
Les pirates israéliens préparent une nouvelle attaquePublié le 13-07-2010 La marine de guerre israélienne
a menacé une première fois, mardi après-midi, le cargo Almathea affrété
par le gouvernement libyen, en route pour délivrer 2.000 tonnes d’aide
humanitaire aux habitants de la bande de Gaza.
Les menaces ont été proférées alors que le bateau, parti de l’île grecque de Crète, se trouvait à 130 milles nautiques (240 kilomètres environ) de Gaza. Sur place à Gaza, une manifestation a eu lieu lundi, pour demander au navire, et, au-delà de ce dernier au dirigeant libyen Khaddafi, de refuser la « solution » pourrie, exigée par Israël, qui verrait le bateau accepter de se détourner et d’aller décharger sa cargaison dans le port égyptien d’Al Arish. Ladite « solution » a reçu la bénédiction des dirigeants égyptiens complices du blocus criminel imposé au peuple palestinien. « Nous ne demandons pas la charité, mais la liberté, et seule l’arrivée des bateaux à Gaza contribue à rompre le blocus, tout le reste n’est qu’hypocrisie, et encouragement à l’occupation », a déclaré un représentant des manifestants gazaouis. Face à ce nouveau crime prémédité, les chancelleries des grandes puissances, américaine et française notamment, étaient mardi une nouvelle fois aux abonnés absents. Tout comme elles restent silencieuses et passives face aux autres crimes de guerre du gouvernement israélien, comme la reprise, ce même mardi, des destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, dans le secteur de Beit Hanina, et au lancement d’un nouveau programme de construction de maisons réservées aux Juifs en territoire occupé. Silence, également, des parlementaires de nos belles démocraties, alors que leurs collègues palestiniens habitants de Jérusalem sont menacés d’expulsion, et que la députée israélienne Hanin Zoabi est menacée d’une levée de son immunité parlementaire, pour avoir été à bord du navire-martyre Mavi Marmara le 31 mai dernier. Plus que jamais, la solidarité avec le peuple palestinien repose aujourd’hui sur la seule mobilisation des simples citoyens épris de justice, qui développent, un peu partout dans le monde, le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) CAPJPO-Europalestine |
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publié le mardi 13 juillet 2010
Jeffrey Heller
Un photographe de Reuters a vu une famille palestinienne chargée de ses biens quitter son habitation du quartier de Beït Hanina avant qu’une pelleteuse israélienne n’entre en action pour abattre le bâtiment.
Selon la municipalité de Jérusalem, le logement de la famille Rabadji, composée d’un couple et de ses cinq enfants, avait été bâti sans permis de construire, un document quasi impossible à obtenir pour les Arabes de Jérusalem-Est.
Quelques instants plus tôt, un autre engin de travaux publics avait démoli les fondations de deux habitations arabes inachevées dans le quartier d’Issaouia ainsi qu’une partie d’un atelier. Une forte présence policière a permis d’éviter tout incident.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netananyahu est intervenu il y a quelques mois pour faire annuler un projet immobilier municipal qui inquiétait la communauté internationale sur le site de 20 logements palestiniens, dans une autre partie de Jérusalem-Est.
Comment réagiront les USA ?
La démolition du logement habité de Beït Hanina suscitera probablement une nouvelle vague de protestations internationales contre la politique d’expropriation des Palestiniens habitant la partie orientale de Jérusalem capturée et annexée par Israël à la faveur du conflit de 1967.
Il y a à peine une semaine, à Washington, Netanyahu s’était efforcé de raccommoder ses relations avec le président américain Barack Obama, hypothéquées par la poursuite de la politique israélienne de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Le chef du gouvernement israélien avait promis au locataire de la Maison blanche des "mesures concrètes" pour établir rapidement avec les Palestiniens un climat de confiance favorisant le passage du dialogue indirect engagé en mai sous l’égide de Washington à des pourparlers face à face.
Interrogé au sujet des nouvelles démolitions entreprises par Israël, Yasser Abed Rabbo, président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a rappelé que les Etats-Unis s’étaient engagés à empêcher "tout nouvel acte de provocation à Jérusalem" [1].
Les Palestiniens, a-t-il ajouté, veulent désormais savoir "comment les Américains agiront, parce que l’on assiste à une escalade depuis la visite de Netanyahu à Washington".
L’émissaire d’Obama au Proche-Orient, l’ancien sénateur George Mitchell, qui est attendu de nouveau cette semaine dans la région, avait publiquement invité Israël à s’abstenir de détruire les habitations palestiniennes édifiées sans permis de construire.
Marc Delteil, pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet
[1] Ahmad Qorei, ancien premier ministre palestinien, actuellement chargé de la question de Jérusalem, vient de déclarer que cette question était "une bnombe à retardement".
Reuters, relayé par yahoo
Marc Delteil, pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet
http://fr.news.yahoo.com/4/20100713...
note : CL, Afps
publié le mardi 13 juillet 2010
Afp
L’armée israélienne se prépare à stopper un cargo d’aide libyen, affrété par la Fondation Kadhafi pour Gaza, si celui-ci tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien, a annoncé mardi une porte-parole militaire.
« La marine a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime », a déclaré à l’AFP la porte-parole en précisant que l’armée israélienne a « pris contact » avec le bateau libyen.
Selon un représentant de la Fondation libyenne à bord du cargo, les autorités israéliennes ont donné jusqu’à mardi minuit au navire pour changer de cap, lors d’un contact radio.
« Les autorités israéliennes nous ont donné jusqu’à ce soir minuit pour changer de direction vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec sa marine de guerre », a déclaré à l’AFP Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire.
Selon M. Zwei, le commandant du cargo a répondu « que la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse ».
À la mi-journée, le bateau était à 130 milles marins (près de 240 km) de la bande de Gaza et devait accoster mercredi matin, avait précisé un peu plus tôt M. Zwei.
Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo Amalthéa détourne sa route vers l’Égypte mais a averti qu’il l’arraisonnerait s’il maintenait le cap sur Gaza.
publié le mardi 13 juillet 2010
Gilles Paris
On l’a lu avec un peu de retard mais non sans intérêt : le numéro consacré par la revue Le mouvement social aux Engagements féminins au Moyen-Orient (XXème-XXIème siècles) vaut le détour (n°231, avril-juin) pour ce qu’il donne à voir de militantismes nouveaux et de figures croisées hors des sentiers battus du féminisme. De cet ouvrage coordonné par Leyla Dakhli et Stéphanie Latte Abdallah, on a retenu plus particulièrement trois articles consacrés à la zone géographie pour laquelle ce blog s’est pris d’une froide passion. Le premier renvoit à l’émergence et l’affirmation des luttes féministes dans les communautés juives orthodoxes en Israël (”Entre silence et fracas”), le deuxième aux relations entre les mouvements associatifs féminins et les partis arabes palestiniens en Israël (”Compléments ou alternatives”) et le troisième aux prisonnières palestiniennes en Israël.
On sait que les prisons israéliennes ont constituées longtemps des laboratoires du nationalisme palestinien. La prison, en ce sens, était productrice d’engagement et de certitudes. Ce ne serait plus le cas aujourd’hui (avec des effectifs féminins réduits comme le montre ces chiffres qui remontent à 2007 ) du fait de la cassure inter-palestinienne et d’une politique carcérale de fragmentation israélienne.
Une note de bas de page aiguise la curiosité. Elle renvoie à l’analyse d’une sociologue palestinienne réputée, Islah Jad, selon laquelle “l’ONGisation des mouvements féminins [palestiniens] a participé de leur dépolitisation”. Selon cette analyse, le “peace business” , la perfusion d’un tissu associatif parfois créé hors-sol par une véritable pluie de financements internationaux, serait un “dommage collatéral” du processus de paix lancé en 1993 en ce qu’il aurait destructuré un mouvement national palestinien autrefois vivace et pluraliste mais aujourd’hui figé (une analyse que l’on retrouve dans cette note précédente .)
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
Intro : CL, Afps
publié le lundi 12 juillet 2010
Jean-Claude LEFORT
Paris, le 6 juillet 2010
M. François Baroin
Ministre du budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat
139, rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12
Monsieur le Ministre,
Suite à votre nomination au gouvernement, le décret (numéro 2010-3553 du 1er avril dernier), vous place en responsabilité relativement aux douanes de notre pays.
Vous reprenez ainsi une des attributions de votre prédécesseur, Monsieur Eric Woerth.
J’ai saisi ce dernier, le 12 octobre 2009, sans obtenir la moindre réponse de sa part, d’un fait grave concernant précisément cette responsabilité, à savoir l’importation illicite en France de produits déclarés comme étant « Made in Israël » tandis qu’ils sont en fait produits dans les colonies israéliennes illégales installées, contre le droit international, dans les Territoires palestiniens occupés. Copie de ce courrier est joint à cette lettre.
Comme vous le savez l’Accord d’association Union européenne-Israël, en vigueur depuis l’an 2000, est très strict et précis sur ce point. Ne peuvent entrer en France et en Europe, au bénéfice de cet accord, que des produits fabriqués en Israël, stricto sensu, c’est-à-dire dire en deçà des frontières dites de 1967 (article 83 de l’accord).
Nous avions signalé deux cas à Monsieur Eric Woerth, mais ils sont plus nombreux en vérité, à savoir les gazéificateurs « Soda Club » qui proviennent en totalité d’une colonie israélienne, et ceux de la société « Agrexco » – détenue pour moitié par l’Etat israélien – qui proviennent pour une part significative de la Vallée du Jourdain occupée.
On pourrait ajouter encore les produits et cosmétiques « Ahava » vendus en France par les magasins « Sephora » notamment.
La Cour européenne de Justice (CEJ) nous a donné raison, en particulier sur les produits « Soda Club », en affirmant dans son arrêt – dit arrêt Brita en date du 25 février 2010 – que les produits israéliens pouvant bénéficier de l’accord ne pouvaient être, strictement, que ceux issus du territoire israélien et en aucun cas des Territoires palestiniens occupés. Cet arrêt fait jurisprudence et a portée générale dans tout l’espace européen.
La société Brita a été déclarée en fraude et les douanes allemandes, à l’origine de la saisine de la CJUE, ont été déclarées dans leur bon droit tandis qu’elles avaient fait obstacle à l’entrée de ce produit sur le marché allemand, avec bénéfice des avantages tarifaires.
Malgré cette décision de justice qui s’impose à la France, aucune réponse du ministre Eric Woerth ne nous a été faite. Et si les douanes françaises, dans une réponse récente, reprennent les conclusions de cet arrêt de façon générale, elles ne répondent pas à la question posée sur les conditions d’entrée effectives des gazéificateurs Soda Club (qu’on trouve également sous la marque Soda Stream) sur le territoire national.
J’ajoute, s’agissant de la société « Agrexco », qu’il conviendrait de procéder à des enquêtes sérieuses car on peut par ailleurs voir couramment des produits exportés par cette société israélienne spécifiés comme étant « Produce of Israël » tandis que le code barre de l’emballage est autre que le 729. Il en va de même pour le gazéificateur de « Soda Club » mis en vente sous un étiquetage « made in Israël ». Ce sont-là des fraudes graves qui constituent des tromperies sur l’origine.
Il convient donc sans attendre de mettre un terme à cette situation qui est connue de vos services mais aussi, et sans conteste possible, du ministre qui vous a précédé à ce poste.
La loi est la loi et il appartient au ministre en charge notamment des Douanes de la faire respecter fermement.
Dans l’attente,
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mes salutations distinguées.
Jean-Claude Lefort
Président de l’AFPS
Député honoraire
Le cargo libyen détourné vers El Arich
publié le dimanche 11 juillet 2010
R. I. Agences
Israël a réussi au prix d’intenses contacts diplomatiques à empêcher ce cargo affrété par la Libye de faire route depuis la Grèce vers l’enclave palestinienne. L’Amalthéa, un navire battant pavillon moldave, doit quitter en fin d’après-midi le port de Lavrio, à 60 km au sud-est d’Athènes, pour celui d’Al-Arich (Egypte), a indiqué l’AFP. Israël avait déclaré plus tôt avoir déployé de nombreux efforts pour faire échouer cette initiative d’une organisation caritative dirigée par Seif Al Islam Kaddafi, le fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi. « Le ministre (israélien) des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, s’est entretenu à plusieurs reprises ces derniers jours avec les ministres des Affaires étrangères de Grèce et de Moldavie et ils se sont entendus sur la question du navire libyen », a indiqué le ministère dans un communiqué. Les « Affaires étrangères estiment qu’en raison de ces pourparlers, le cargo n’atteindra pas Ghaza », poursuivait le texte.
Le ministère grec des Affaires étrangères a confirmé des contacts entre les deux pays, mais s’est refusé à tout commentaire sur leur issue. Selon des responsables israéliens, les autorités moldaves sont entrées en contact avec le capitaine de l’Amalthéa, qui a accepté de dévier le navire vers Al-Arich. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a contacté hier le chef du renseignement égyptien, Omar Souleimane, lui demandant « si l’Egypte accepterait le navire dans le port d’Al-Arich », ont indiqué ses services, sans préciser la réponse du Caire. « Tous les documents de bord sont en ordre. Ils indiquent comme destination le port égyptien d’Al Arich », a déclaré en fin d’après-midi Petros Arvanitis, l’agent maritime de l’Amalthéa, précisant que le départ était prévu à 17h00 locales (14h00 GMT).
Vendredi, une organisation caritative dirigée par Seif Al Islam Kaddafi, le fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi, a annoncé qu’elle allait faire appareiller hier de Grèce un cargo chargé d’aide humanitaire pour Ghaza. Selon des responsables du cargo, 12 membres d’équipage et jusqu’à 9 passagers devaient se trouver à son bord, a indiqué vendredi l’agence Alpha Shipping, basée au Pirée (Grèce). Dans une lettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’ambassadrice d’Israël aux Nations unies, Gabriela Shalev, a demandé hier une intervention de la communauté internationale pour empêcher le navire d’approcher Ghaza, selon le site internet du quotidien Haaretz. Basée à Tripoli, la Fondation Kaddafi pour le développement avait annoncé que le cargo était « chargé d’environ 2000 tonnes d’aide humanitaire ».
[1] voir aussi serge Dumont dans le Temps :
Plan d’Israël pour contrer les flottilles
Une dizaine de nouveaux convois humanitaires destinés à forcer le blocus de Gaza sont agendés jusqu’en octobre. L’Etat hébreu [= Israël dont plus de 20 % des habitants ne sont pas juifs. NdR] se prépare.
Depuis quelques jours, les commandos de la Shayetet 13 (une unité spéciale d’intervention de la marine israélienne) et l’unité 669 spécialisée dans les secours en mer participent à une série d’exercices intensifs organisés au large des côtés de l’Etat hébreu. En fait, ils se préparent à aborder la dizaine de nouvelles « flottilles de la liberté » qui promettent de forcer le blocus de la bande de Gaza d’ici à la fin du mois d’octobre.
publié le samedi 10 juillet 2010
al Ahram
C’est Avi Elkayam, un homme d’affaires israélien qui dirige l’association industrielle de Mishor Adoumim, une colonie juive de Cisjordanie, cité par l’AFP. Il s’inquiète pour l’avenir, avec l’ambition de préparer l’avènement d’un Etat indépendant, l’Autorité palestinienne organise un boycottage des produits provenant des 120 implantations juives de Cisjordanie occupée, une décision qui a l’assentiment de la « rue palestinienne ». L’autorité envisage aussi de sanctionner les Palestiniens qui continueraient d’aller travailler dans les colonies après le 1er janvier prochain. La mauvaise foi israélienne est étonnante. Tout d’abord, ces colonies sont illégales et contraires à toutes les résolutions internationales et constituent un des principaux obstacles à un règlement. Dans leur essence, ils incarnent un esprit colonial incompatible avec le droit tout court et le droit humanitaire en particulier.
Les termes du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, sont les plus absurdes, tellement ils expriment des contrevérités : Il parle d’efforts pour développer une paix économique. Laquelle, celle qui consisterait à maintenir l’occupation des territoires palestiniens et de recourir aux habitants comme des serfs ou des petits bailleurs de fonds ? Des consommateurs apportant des revenus ?
Un des capitalistes israéliens le dit d’ailleurs : « Nous dépendons de ces Palestiniens pour la fabrication de nos produits et ils dépendent de nous pour nourrir leurs familles ». Un vrai chantage et une mentalité témoignant d’un esprit esclavagiste. Juste un peu de nourriture pour continuer à servir les « maîtres », les occupants qui se sont emparés de leurs territoires. Ceci d’autant plus que les Israéliens veulent réduire Gaza à un état de mendicité, décidant des produits qui pourraient y être livrés et maintenant un blocus inhumain. D’ailleurs les témoignages les plus neutres confirment cet aspect de violation des principes humanitaires les plus élémentaires à Gaza. Le blocus aura des conséquences de long terme sur la santé des habitants de la petite enclave palestinienne, notamment pour les plus jeunes dont la malnutrition contrarie la croissance, selon des études publiées par le magazine médical britannique The Lancet.
Tandis que le commissaire général de l’UNRWA, Filipo Grandi, souligne que la frustration des Gazaouis a atteint son plus haut niveau, de quoi augmenter les risques d’incidents. D’où son appel à lever totalement le blocus. Ces exemples témoignent donc de la mauvaise foi israélienne qui bat son plein et l’on se demande qui est finalement le terroriste … n’est-ce pas Tel-Aviv ?
IKEA meuble l’occupation !Publié le 9-07-2010 La radio suédoise a rapporté le 23 juin
que le méga-distributeur de mobilier de maison, IKEA, effectue de
manière discriminante des livraisons dans les colonies illégales
d’Israël, mais non aux villes palestiniennes de la Cisjordanie occupée.
Merci de pdemander des explications"La correspondante de la radio suédoise en Israël, Cecilia Uddan, a expliqué qu’elle allait s’installer dans la ville palestinienne de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et qu’elle avait demandé aux responsables d’KEA-Israël si son mobilier pouvait y être livré. Elle relate que, derrière le comptoir du magasin se trouvait une immense carte d’Israël sur laquelle n’étaient marqués par aucune frontière la Cisjordanie occupée, Gaza et les hauteurs du Golan syrien. A la surprise de Udden, bien que les frais de transport d’IKEA soient calculés en fonction de la distance, une livraison à Ramallah n’était pas possible. Par contre, le magasin l’a informée que le mobilier pouvait être livré dans différentes colonies tout à travers la Cisjordanie. Ove Bring, professeur de droit international, a expliqué au magazine suédois en ligne Stockholm News que les politiques d’IKEA sont discriminatoires envers les Palestiniens. De surcroît, les politiques d’expédition violent le code éthique de la firme, tel qu’il est publié sur son site ("IWAY Standard <%20http://www.IKEA.com/ms/en_US/about_IKEA/pdf/SCGlobal_IWAYSTDVers4.pdf>" > [PDF]). Udden rapporte qu’IKEA a déclaré être contraint par la réglementation locale parce qu’il dépend d’entreprises locales pour ses livraisons. Bring conteste néanmoins cette allégation de la firme et déclare qu’il incombe à IKEA d’examiner si les compagnies de transport sont véritablement incapables de livrer tous les clients qui demandent les produits. Certes, quand Udden a insisté pour obtenir une réponse de l’entreprise de transports, afin de savoir pourquoi son mobilier ne pouvait pas être livré à Ramallah, il lui a été indiqué que l’armée israélienne interdit les livraisons à la clientèle dans des communautés palestiniennes de la Cisjordanie occupée. Dans son avis historique de 2004, la Cour de Justice internationale a souligné l’illégalité d’activités qui normalisent les colonies illégales d’Israël en Cisjordanie occupée. Le rabbin Abraham Cooper du Centre Wiesenthal – lequel est en train de construire un Musée de la Tolérance sur le site historique d’un cimetière musulman à Jérusalem – a déclaré à l’hebdomadaire juif /J,/ qui a son siège en Californie, que l’ouverture d’un nouveau magasin IKEA en Israël « va être une nouvelle faille dans les tentatives de boycotter Israël » (« Le premier IKEA israélien doit ouvrir au printemps : http://www.jweekly.com/article/full/14831/IKEA-s-1st-israel-store-to-open-in-spring/>," 12 janvier 2001). Ironiquement, avant l’ouverture d’un magasin IKEA en Israël en 2001, le distributeur avait été menacé de boycott par le Centre Wiesenthal parce que le fondateur de la firme, Ingvar Kamprad, était en 1940 un membre du Nouveau Mouvement Suédois, d’obédience fasciste. Le Centre Wiesenthal soupçonnait aussi IKEA de souscrire au boycott d’Israël par la Ligue Arabe, parce qu’il semblait esquiver une implication commerciale en Israël en dépit des opportunités possibles. Dans une lettre de 1994 au Centre Wiesenthal, le Président d’IKEA Anders Moberg affirmait qu’IKEA n’avait par participé au boycott décidé par la Ligue Arabe et que la firme était en train d’explorer les possibilités d’ouvrir un magasin IKEA en Israël. Aujourd’hui, IKEA se vante de ses 300 magasins dans 35 pays, dont deux en Israël. La firme a l’intention d’en ouvrir un troisième à Haïfa en 2012. La marque IKEA n’a donc pas souffert au final des révélations concernant les des liens de que son fondateur avait eus avec le fascisme. Et elle a montré combien elle est sensible à un possible boycott par ses clients. Par une ironie additionnelle, le mouvement de boycott-désinvestissement-sanctions contre Israël est déjà mobilisé en Suède. Fin juin, le syndicat des dockers a engagé un blocus d’une semaine de toutes les marchandises en direction et en provenance d’Israël. Cette action répondait à un appel des syndicats palestiniens dans le contexte du blocus de la Bande de Gaza depuis trois ans et de l’attaque du 31 mai contre le bateau humanitaire Mavi Marmara. Dans cette conjoncture, il reste à voir si IKEA va rectifier la politique raciste de ses magasins en Israël avant que de telles pratiques l’exposent à une autre menace de boycott de la part de ses clients internationaux . par Adri Nieuwhof The electronic Intifada / 5 juillet 2010-07-07 http://electronicintifada.net/v2/article11363.shtml Adri Nieuwhof est une militante pour les droits de l’homme, établie en Suisse. (Traduit de l’anglais par Anne-Marie Perrin pour CAPJPO-EuroPalestine) Pour réagir : interpellez le service presse d’Ikea : fr.pr@ikea.com (seule adresse e-mail indiquée sur le site www.ikea.com/fr ) Ou écrire à Ikea France : SNV. Versailles B351. CAPJPO-EuroPalestine CAPJPO-EuroPalestine |
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publié le vendredi 9 juillet 2010
Gilles Paris
Cinq ans après la condamnation
de la “clôture de sécurité” érigée par Israël en territoire palestinien
par la Cour internaionale de justice de La Haye (jugement qui n’a
produit aucun effet sur le terrain, les seules inflexions étant liées à
des décisions de la Cour suprême israélienne), il publie un bilan de ses
conséquences pour les Palestiniens en matière de santé [1].
Une occasion pour décliner un certain nombres de données statistiques.
Premier rappel, la “clôture” justifiée par les autorités pour mettre un terme aux attentas palestiniens perpétrés en Israël au début de la deuxième intifada, est encore loin d’être terminée : si le dispositif sécuritaire est opérationnel sur 61,4% de son tracé (8,4% sont en construction) plus du quart (30,1) reste encore à construire. Un simple coup d’oeil sur la carte présentée par OCHA permet de comprendre pourquoi : les sections inachevées renvoient à des décisions éminemment politiques à savoir l’annexion unilatérale de “blocs” importants de colonies à Israël.
Principal enseignement : la construction de cette “clôture” majoritairement (85% du tracé) à l’intérieur de la Cisjordanie a pris au piège un nombre importants de Palestiniens. Ces derniers sont coincés entre la Ligne verte (le territoire israélien leur est inaccessible) et la “clôture”. 53 000 Palestiniens sont dans ce cas, dont 28 000 qui habitent dans deux enclaves (Az-Zawiya et Dir Nabala, voir les deux extraits de carte ci-dessous).


Si on se fie à la complexité du tracé (deux fois plus long que la Ligne verte pour pouvoir englober le maximum de colonies) et à la lourdeur du dispositif mis en place, on n’a peu de doutes sur sa pérennité. Dans son argumentaire présenté à la Cour internationale de justice, l’Etat d’Israël avait pourtant tenu un tout autre discours :
“Israel has said time and again that the fence is intended solely as a temporary, nonviolent, defensive measure to guard against suicide and other attacks against Israel and Israelis. The fence does not, and is not intended, to prejudice the outcome of political negotiations on borders, Jerusalem, settlements or any other issue. Israel expects, in due course, when the terrorist threat has ceased, that the fence will be moved to reflect any agreement between the two sides.” [2]
[1] rapport en anglais en PJ
[2] "Israël a dit à maintes reprises que la barrière est conçue seulement comme une mesure défensive temporaire non violente afin de prévenir des attentats et autres attaques contre Israël et les Israéliens. La barrière ne doit pas porter préjudice aux résultats des négociations politiques sur les frontières, Jérusalem, les colonies ou toute autre question, et elle ne le fait pas. Israël prévoit qu’en temps voulu, quand la menace terroriste aura cessé, la barrière pourra être déplacée au gré des accords entre les deux parties". Trad : CL, Afps
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
Le blocus de Gaza allégé mais toujours contrôlé par Israël
publié le vendredi 9 juillet 2010
Karim Lebhour
Israël allège le blocus sur les marchandises imposé depuis quatre ans à la bande de Gaza. Sous la pression de la communauté internationale depuis le raid sur la flottille pour Gaza, l’État hébreu a accepté d’établir la liste des produits spécifiquement interdits, tout le reste devant être autorisé. Jusqu’à présent, seule une centaine de produits étaient autorisés à l’importation dans l’enclave palestinienne dirigée par le Hamas
Quelle est la liste des produits interdits par Israël ?
La liste « noire » établie par Israël comprend les armes et les munitions mais aussi une série de produits civils qualifiés de « double usage », c’est-à-dire pouvant être utilisés à des fins militaires. Cela concerne environ 3 000 produits, parmi lesquels les conduits et tuyaux métalliques (pouvant servir à la construction de roquettes) ou certains engrais (qui entrent dans la composition d’explosifs).
Les matériaux de construction figurent sur une liste nécessitant une autorisation spéciale. Ainsi, ciment, acier, gravier, asphalte ou bois ne pourront entrer à Gaza que dans le cadre de projets de construction approuvés par Israël et mis en œuvre par la communauté internationale.
Cette restriction est contestée par les organisations humanitaires car ce sont les produits dont Gaza a le plus besoin pour commencer la reconstruction du territoire. D’autant que le ciment et les matériaux nécessaires au Hamas pour ses besoins militaires sont facilement accessibles par les tunnels de contrebande, à un coût prohibitif pour la grande majorité des habitants de Gaza.
Cet allègement aura-t-il des conséquences sur la vie quotidienne des Gazaouis ?
L’assouplissement du blocus commercial va permettre de mettre fin à certaines absurdités qui voyaient depuis quatre ans l’interdiction à Gaza du chocolat, des instruments de musique ou des jouets pour enfants.
Déjà, le volume de marchandises vers Gaza a sensiblement augmenté ces derniers jours, passant de 80 à 150 camions par jour. Concrètement, ces produits passaient de toute façon déjà par les tunnels avec l’Égypte. Au lieu de passer clandestinement, tous ces produits de la vie quotidienne pourront désormais être importés légalement, à un prix plus abordable.
Cette légalisation devrait au passage porter un coup sévère à l’économie des tunnels, dont on signale déjà une baisse d’activité, et soulager les entrepreneurs du territoire, même s’il n’est pas encore certain que les usines de Gaza pourront importer librement les matières premières dont elles ont besoin.
Sur le fond, le blocus de Gaza reste en place. « La rhétorique change, mais la pratique reste la même. Israël continue d’imposer à la bande de Gaza des restrictions qui n’ont rien à voir avec la sécurité », commente Sari Bashi, de l’ONG israélienne Gisha. L’organisation observe que les restrictions de sortie du territoire pour les personnes et l’interdiction de se rendre en Cisjordanie demeurent, tout comme l’impossibilité d’exporter des biens produits à Gaza.
Le blocus maritime, lui aussi, est maintenu. Les pêcheurs de Gaza, obligés de vendre du poisson acheté en Égypte ou élevé dans des piscines en plastique, restent confinés à moins de 3 milles nautiques des côtes.
Cet allégement du blocus est-il une victoire pour le Hamas ?
Le Hamas, qui dénonce une « manœuvre destinée à tromper l’opinion publique », peut se targuer d’avoir obtenu une brèche dans le blocus sans avoir eu à faire de concessions. Le recul au moins partiel d’Israël marque l’échec de la stratégie d’isolement du mouvement islamiste par le moyen d’une « punition collective » des habitants de Gaza.
En revanche, le Hamas va subir une pression de plus en plus forte de la communauté internationale qui souhaite le retour de l’Autorité palestinienne de Ramallah dans la gestion des points de passage avec la bande de Gaza. Une condition jusqu’ici refusée par les islamistes, et qui bloque toute tentative de réconciliation avec leurs rivaux du Fatah.
publié par la Croix
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publié le jeudi 8 juillet 2010
Hassane Zerrouky
Une chose paraît sûre : le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, n’est pas parti mardi à Washington pour se faire taper sur les doigts. Résolu à annexer une partie de la Cisjordanie occupée ainsi que la partie orientale de Jérusalem que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur État, il ne semble pas prêt à faire le moindre geste. Selon le quotidien Yediot Aharonot, juste avant son départ aux États-Unis où il a rencontré hier soir le président Obama, le premier ministre israélien a tenu des réunions avec plusieurs ministres de son gouvernement les assurant de sa détermination à empêcher une prolongation du gel des colonies en Cisjordanie. Et se conformer ainsi aux positions de son parti, le Likoud, qui s’était prononcé le 24 juin dernier pour la reprise de la colonisation en Cisjordanie à compter du 26 septembre, date d’expiration du moratoire sur le gel de la colonisation. « Il n’y a pas le moindre doute : la construction reprendra en Judée-Samarie (Cisjordanie) immédiatement après l’échéance du gel », a réitéré Limor Livnat, ministre de la Jeunesse et des Sports israélienne.
Entre-temps, la colonisation de Jérusalem-Est, avec à la clé l’expulsion programmée de centaines de familles palestiniennes, se poursuit. Réunies hier à Jérusalem, toutes les formations de la coalition gouvernementale – à l’exception du Parti travailliste – ont appelé à ne pas prolonger le moratoire sur la colonisation. « L’indépendance d’Israël et nos intérêts vitaux sont en jeu », ont affirmé ces jusqu’aux-boutistes.
le rapport accablant d’une ong israélienne
Et pour couronner le tout, le conseil représentatif des colons de Cisjordanie vient de lancer une campagne pressant Netanyahou de « respecter ses engagements » électoraux. « Une parole est une parole, une date est une date, et le 26 septembre nous allons recommencer à construire », a-t-il fait savoir via un encart publicitaire publié dans la presse. Ne voulant pas en rester là, les colons ont organisé tard dans la soirée d’hier une manifestation pro-colonisation devant le consulat général des États-Unis à Jérusalem, au moment de l’entrevue Obama-Netanyahou à Washington !
C’est dans ce contexte que l’ONG israélienne pour les droits de l’homme, B’Tselem, a publié hier un rapport selon lequel « 21% des parcelles sur lesquelles ont été construites 121 implantations et une centaine d’avant-postes en Cisjordanie sont des terrains qu’Israël reconnaît comme les principales méthodes qu’Israël utilise sont la réquisition du terrain pour des nécessités militaires, sa déclaration ou son enregistrement comme terrain de l’État, et l’expropriation pour des besoins publics » ! Et sans que cela n’émeuve cet Occident capitaliste si prompt à monter au créneau dès lors qu’il s’agit d’un pays autre qu’Israël ! Dans ces conditions, il est difficile de penser que le chef de la Maison-Blanche, qui a accueilli avec tous les égards Netanyahou, puisse le contraindre à des concessions majeures comme celui de renoncer à la poursuite de la colonisation.
publié par l’Humanité
publié le jeudi 8 juillet 2010
Luis Lema
« Vous verrez, il y aura plus de photographes qu’à la cérémonie des Oscars », disait il y a quelques jours l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michael Oren [1]. Le principal objectif de la visite de Benyamin Netanyahou, mardi à Washington a été atteint : les photographes étaient légion. Et aussi bien l’Israélien que son hôte à la Maison-Blanche ont pu faire assaut d’amabilités pour démentir les « rumeurs » selon lesquelles les relations entre leurs deux pays seraient au plus mal.
« Discussions excellentes »
Des rumeurs, vraiment ? Lors de sa précédente visite, le premier ministre israélien avait été laissé seul avec ses collègues dans un bureau de l’aile ouest, sans téléphone et sans fenêtre, tandis que Barack Obama se retirait dans son appartement privé pour dîner en famille. La rencontre de réconciliation devait venir le mois dernier, mais elle avait été annulée après l’attaque sanglante de commandos israéliens contre la « Flottille de la paix » au large de la bande de Gaza.
Hier, à la Maison-Blanche, c’est comme si tous ces épisodes n’avaient jamais existé. « Nos relations n’ont fait que s’accroître au fil des mois, sur toute une variété de sujets », expliquait Barack Obama. « Nos discussions sont excellentes, et nos valeurs et nos intérêts sont similaires », enchaînait « Bibi » Netanyahou. Louant le « sérieux » de l’un, « l’engagement » de l’autre, les deux hommes ont affiché, contre toute évidence, leur « confiance » réciproque, présente, ont-ils assuré, « dès le premier jour ».
De fait, aussi bien pour l’Israélien que pour l’Américain, il était temps de revenir à de meilleures dispositions. Aux Etats-Unis, les positions fermes de l’administration Obama sur le gel des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, puis son manque d’ardeur à défendre l’Etat hébreu lors des récentes discussions sur le Traité de non-prolifération nucléaire ont provoqué une pluie de critiques de la part des amis d’Israël et dans les rangs républicains du Congrès [2]. En Israël, au sein de son gouvernement dominé par les faucons, Benyamin Netanyahou a pour sa part besoin de démontrer que sa politique ne lui a pas aliéné le soutien du grand allié américain, tandis que le siège de Gaza soulève désormais des protestations tous azimuts, de la Turquie à l’Union européenne.
D’autant plus, comme le note le spécialiste Robert Danin, du Council on Foreign Relations, que cette rencontre intervenait « à un moment critique » : en septembre prochain s’achèvera le moratoire instauré par Israël sur la colonisation. Au même moment, le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devra rendre des comptes à ses collègues arabes sur les résultats obtenus lors des discussions avec Israël. Enfin, ce sera l’ouverture de la nouvelle Assemblée générale de l’ONU et son cortège de réunions consacrées au Proche-Orient. « La rencontre à la Maison-Blanche était essentielle pour prévenir une « crise de septembre » et une rupture dans les négociations », résume Robert Danin.
Une reprise de la colonisation israélienne en septembre, et ce sont les discussions directes entre Palestiniens et Israéliens qui échoueront immanquablement (pour l’instant, ces discussions ne sont que « de proximité », c’est-à-dire indirectes). Un échec de ces négociations, et c’est l’Autorité palestinienne qui perdrait encore une bonne part de ce qui lui reste de crédibilité face au Hamas de Gaza. « Nous voulons nous assurer que ces négociations seront sérieuses », assurait Barack Obama en prenant garde toutefois de ne pas mentionner spécifiquement la question de la colonisation. Mais en précisant : « Une action particulière (lire : la colonisation) ne doit pas compromettre l’ensemble des discussions. »
Jusqu’ici, dans les cinq « rounds » de discussions indirectes qui se sont tenus avec la médiation de l’émissaire américain George Mitchell, les Palestiniens sont venus avec des propositions substantielles sur la question des frontières et du règlement définitif du conflit, note un bon observateur américain. « Mais ils se sont vu répondre par les Israéliens que ces discussions n’étaient pas le lieu adéquat pour aborder les questions de fond. Ce que veut Israël, ce sont des discussions directes qui pourraient apaiser la pression internationale, mais sans aucun engagement préalable de leur part », poursuit-il.
Faute d’aborder les enjeux centraux, Barack Obama a donc rassuré les Israéliens, à propos de l’Iran, et plus encore sur la question de l’arme nucléaire israélienne. « La taille d’Israël, son histoire et son environnement font de lui un Etat particulier, a affirmé en substance le président américain. Nous n’entreprendrons rien qui puisse mettre en danger sa sécurité. » Autrement dit : les généraux israéliens peuvent dormir tranquilles.
[1] voir aussi Gilles Paris dans le blog du Monde "Guerre ou Paix" :
Tango à Washington, chorégraphie à Hébron
La politique se fait avec des images et il fallait illustrer les relations israélo-américaines avec une photo apaisée. Ce qui fut fait le 6 juillet à Washington même si de nombreuses interrogations demeurent sur la tactique américaine et les intentions israéliennes. Le premier ministre israélien est reparti avec (comme le camp démocrate américain dans la perspective des “midterms”.) Les maniaques traqueront dans le texte de la conférence de presse de quoi alimenter leur optimisme ou leur pessimisme. On y a retrouvé le “key word” en vogue : “les mesures destinées à restaurer la confiance”.
Faute de mieux, le pas de deux israélo-américain est donc un prétexte pour revoir la chorégraphie effectuée dans les rues d’Hébron par une patrouille de soldats israéliens, sur un montage sonore mêlant appel de muezzin à la prière et musique dance (Tik tok de la chanteuse Kesha). Gros succès sur Youtube, polémique, et sanctions à venir de la part de la hiérarchie. Faut-il donner un sens à cette vidéo ? Chacun fera selon ses convictions.
Sur cette vidéo une autre vidéo, de la réalité d’Hébron, est présentée où une femme explique notamment comment les portes des maisons et magasins palestiniens de la vieille ville sont soudées afin que les habitants soient emprisonnés chez eux :
:
[2] voir l’Orient le Jour
Un document secret sur une coopération israélo-US sur le nucléaire ?
Au mois de mai, l’administration américaine avait provoqué une vive inquiétude en Israël en soutenant une initiative égyptienne devant la conférence de révision du Traité de Non-prolifération (TNP) proposant des négociations pour dénucléariser le Proche-Orient. Mardi, Barack Obama a rassuré Benjamin Netanyahu en lui disant que Washington restait fidèle à sa ligne traditionnelle et en justifiant à mots couverts la nécessité pour les Israéliens de disposer d’armes stratégiques. « Nous croyons fermement que, compte tenu de sa taille, de son histoire, de la région dans laquelle il se trouve, des menaces existant contre nous, contre lui, Israël a des exigences uniques en matière de sécurité », a dit le président américain.
La radio israélienne a en outre rapporté hier, selon le quotidien Haaretz, que les Etats-unis ont envoyé à l’Etat hébreu un document secret soulignant l’engagement américain pour une coopération bilatérale dans le domaine du nucléaire. Selon la radio de l’armée, Washington se serait engagé à vendre à Israël des matériaux utilisés pour produire de l’électricité ainsi que de la technologie nucléaire. De nombreux pays refusent de coopérer avec Israël sur les questions nucléaires car l’Etat hébreu n’a pas adhéré au TNP. En refusant d’adhérer au TNP, Israël n’a pas à se parjurer sur sa politique stratégique et évite l’inspection de ses installations nucléaires par l’AIEA. Depuis quarante ans, Washington respecte avec constance l’« ambiguïté stratégique » de son allié sur sa politique nucléaire.
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publié le mercredi 7 juillet 2010
Monique Mas
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu se retrouvent aujourd’hui, 6 juillet 2010, à la Maison Blanche après plusieurs épisodes de tension liés en particulier à la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, mais aussi au blocus du territoire palestinien de Gaza sous contrôle du Hamas islamiste. Un embargo qui porte aussi ombrage aux relations d’Israël avec la Turquie au grand dam de leur allié américain. Plus largement, c’est à la diplomatie occidentale que Benyamin Netanyahu doit apporter des gages de bonne volonté israélienne, Barack Obama comptant sur cette rencontre pour redorer son aura internationale en obtenant la reprise des négociations israélo-palestiniennes.
Visiblement, cette fois, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est demandeur de négociations directes avec les Palestiniens en place des « proximity talks », les pourparlers indirects qui sont du reste quasiment au point mort malgré les efforts du médiateur américain George Mitchell. A l’instar de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, Benyamin Netanyahu espère lui aussi donner à penser que le blocage des négociations incombe à ses adversaires. Quant à Barack Obama, il entend au moins éviter de voir le dossier dériver vers une proclamation unilatérale d’un Etat palestinien, ce qui mettrait les Occidentaux dans l’embarras.
Casserole régionale
Cette visite à Washington tant attendue, Benyamin Netanyahu doit l’accomplir en traînant « une casserole » régionale déplaisante pour l’administration Obama car elle concerne la Turquie, traditionnelle place-forte de l’influence américaine. Or le ton n’a pas cessé de monter entre les deux alliés de Washington depuis le 31 mai dernier et l’arraisonnement sanglant par l’armée israélienne de la flottille humanitaire internationale qui avait tenté de braver le blocus de Gaza, le territoire palestinien sous contrôle du Hamas islamiste.
La Turquie demande excuses et dédommagements pour ses neufs ressortissants tués au cours de l’opération. Israël invoque son droit souverain à la sécurité. Lundi 5 juillet, Ankara a même interdit le ciel turc aux avions militaires israéliens et rappelé son ambassadeur. En décembre 2008, c’est l’opération de représailles israéliennes contre Gaza, « Plomb durci », qui avait incité le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à suspendre les négociations directes. C’était aussi déjà le sort fait à Gaza qui avait jeté un froid dans les relations israélo-turques. Depuis lors, le blocus israélien du territoire palestinien est régulièrement l’objet de critiques internationales, l’affaire de la flottille portant à son comble l’indignation de ses détracteurs.
Israël a dû alléger son embargo, autorisant notamment lundi 5 juillet 2010 l’accès à Gaza de matériels de construction destinés à la réalisation de projets internationaux en faveur de l’Autorité palestinienne. La Maison Blanche a très officiellement salué l’initiative. En même temps, Washington a veillé à ce que la rupture ne soit pas consommée entre Israël et la Turquie. Et comme le souligne le directeur des programmes du think tank International Crisis Group, Robert Malley, ce bras de fer a été l’occasion pour Barack Obama de réaffirmer le soutien américain aux préoccupations sécuritaires d’Israël en lui évitant une enquête internationale. En retour, il attend un gage de bonne volonté de Benyamin Netanyahu.
Gel de la colonisation contre négociations directes
En mars dernier, lors de sa précédente venue à Washington, Benyamin Netanyahu avait quitté les Etats-Unis dans une atmosphère rendue glaciale par l’annonce israélienne de construire 1 600 logements de plus dans les Territoires palestiniens que ses colonies de peuplement ne cessent de grignoter. A la signature des Accords d’Oslo, en septembre 1993, sous Yitzak Rabin et Yasser Arafat, la Cisjordanie comptait 100 000 colons israéliens. Aujourd’hui, ils sont au moins 300 000. Il y aurait en outre 200 000 colons israéliens installés à Jérusalem-Est [1].
La colonisation immobilière s’est poursuivie en infraction totale avec les résolutions des Nations unies. Et sous la pression internationale, fin 2009, Israël s’était engagé à geler son programme de construction pendant 10 mois. Ce moratoire arrive à échéance le 27 septembre prochain, l’automne de tous les dangers, mais aussi une occasion à saisir comme l’indique l’analyste politique israélien Denis Charbit. D’après lui, « Benyamin Netanyahu pourrait accepter de reconduire le gel du programme de construction de 6 à 9 mois, en échange de quoi il demanderait à Mahmoud Abbas de revenir à des négociations directes ». C’est aussi ce que souhaite Barack Obama.
Gagner quelques mois de répit dans la colonisation israélienne, c’est très important aussi pour le président américain. Cela peut permettre le pire, c’est-à-dire par exemple de voir la Ligue arabe mettre à exécution sa menace de demander au Conseil de sécurité la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Pour sa part, à défaut d’entrer dans ce que les Palestiniens considèrent comme le cœur du sujet, à savoir la question des frontières, des réfugiés et du futur statut de Jérusalem, Mahmoud Abbas pourrait se contenter dans l’immédiat de sauver la face avec une ouverture israélienne.
Comme le souligne Robert Malley, le défi à relever pour l’administration Obama, c’est de saisir l’occasion de la nécessité israélienne de se refaire une façade diplomatique et de trouver la « couverture politique » nécessaire à un retour du président de l’Autorité palestinienne à la table des négociations. Le tout sans avoir à parler d’échec des « proximity talks ». Cela permettrait aussi au président Obama d’afficher un succès personnel dans un dossier crucial pour les Etats-Unis, au plan intérieur et diplomatique.
[1] voir aussi Gilles Paris sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
Quand le Trésor américain soutient la colonisation
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, reçoit ce mardi 6 juillet le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour lui parler processus de paix et colonisation. Il pourra lui procurer, s’il ne l’a pas déjà, le dernier rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme israélienne B’tselem selon lequel la superficie des terres controlée par les colonies israéliennes dépasse 42% de la Cisjordanie. Le rapport assure également que 21% des terres occupées par ces colonies ont été confisquées à des Palestiniens.
En revanche, M. Obama s’efforcera sans doute de faire disparaître de la
Maison Blanche le New York Times du jour et plus précisément un article
qui indique qu’une quarantaine d’organisations américaines mettent à
profit la législation américaine (le mécanisme de dons permettant des
déductions fiscales) pour collecter des centaines de millions de dollars
au profit de la colonisation (un sujet déjà traité par de nombreux
blogs, voir ici et là ) .
Le New York Times publie à l’appui de son enquête une carte (voir ci-dessous) qui montre que les organisations les plus radicales d’un point vue idéologique investissent dans les colonies isolées de Cisjordanie rebaptisée Judée Samarie (qui ne seront donc pas annexées à Israël dans le cadre d’un accord de paix, au contraire des “blocs” situés le long de la “clôture” érigée en territoire palestinien) ou bien à Jérusalem-Est, l’un des principaux enjeux du conflit.

L’enquête du New York Times permet de croiser des figures déjà évoquées ici, comme Irving Moskowitz , l’un des financiers de la colonisation à Jérusalem-Est (grâce aux profits du jeu), un lobbyiste déchu, Jack Abramoff , ou bien le révérend John Hagee , représentatif des chrétiens fondamentalistes qui ont conclu une alliance tactique avec le nationalisme religieux juif. http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
Confiscation de terres palestiniennes, selon B’Tselem
publié le mercredi 7 juillet 2010
Radio-Canada avec Agence France Presse
« 21 % des parcelles sur lesquelles ont été construites 121 implantations et une centaine d’avant-postes en Cisjordanie sont des terrains qu’Israël reconnaît comme étant des propriétés privées palestiniennes », écrit l’ONG.
« Les principales méthodes qu’Israël utilise sont la réquisition du terrain pour des nécessités militaires, sa déclaration ou son enregistrement comme terrain de l’État, et l’expropriation pour des besoins publics », explique B’Tselem [1].
Le rapport souligne que quelque 300 000 Israéliens vivent actuellement dans les colonies en Cisjordanie, et environ 200 000 autres dans le secteur oriental de Jérusalem conquis et annexé par Israël en juin 1967. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé.
Ce rapport pourrait donner des munitions au président américain pour tenter de convaincre M. Nétanyahou de poursuivre le moratoire de dix mois de la construction dans les colonies que le gouvernement israélien, qui expire à l’automne.
Mais la tâche semble difficile au vu des déclarations de responsables israéliens quelques jours avant le départ de M. Nétanyahou à Washington.
« Il n’y a pas le moindre doute : la construction reprendra en Judée-Samarie [Cisjordanie] immédiatement après l’échéance prévue du gel » le 26 septembre, a déclaré à la radio militaire Limor Livnat, ministre de la Culture et des Sports.
« Le gouvernement a ordonné un gel temporaire, et cette décision est intangible. Il n’est pas question pour Israël d’essayer, au prix de concessions, de convaincre les Palestiniens d’engager des négociations de paix directes », a ajouté Mme Livnat.
Mme Livnat est membre du parti Likoud (droite) de M. Netanyahu.
Également interrogé mardi par la radio militaire, le député du Likoud Ofir Akounis, un proche de M. Nétanyahou, a également affirmé que « le gel de la construction en Judée-Samarie [Cisjordanie] ne continuera[it] pas après le 26 septembre ».
Selon lui, « M. Nétanyahou va essayer de convaincre le président Obama d’exercer des pressions sur les Palestiniens pour qu’ils engagent des pourparlers de paix directs avec Israël ».
Car la priorité du premier ministre israélien est la reprise des négociations directes avec les Palestiniens. Or, ces derniers ne veulent pas reprendre les négociations directes avec les Israéliens sans l’arrêt de la construction des colonies en Cisjordanie.
[1] voir aussi l’Orient le Jour
Des fondations pro-colons en Cisjordanie aidées par le fisc aux USA
Des fondations qui aident les Israéliens à implanter des colonies en Cisjordanie sont considérées par le fisc américain comme des organisations de bienfaisance et à ce titre sont aidées par l’Etat, affirme mardi le New York Times.
Le journal dit avoir identifié "au moins 40 groupes américains qui ont collecté plus de 200 millions de dollars de dons déductibles des impôts pour les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est au cours de la dernière décennie".
"L’argent est principalement destiné à des écoles, des synagogues, des centres de loisirs et ainsi de suite, des dépenses légitimes en vertu du code fiscal", indique le quotidien.
"Mais il a aussi financé des fournitures plus douteuses d’un point de vue légal : des logements ainsi que des chiens de garde, des gilets pare-balles, des viseurs pour fusils et des véhicules destiné à assurer la sécurité d’avant-postes dans les régions occupées", d’après le New York Times.
Le quotidien rappelle que le code fiscal israélien ne permet pas à ce genre de fondation de prétendre à une déductibilité des impôts, et cite un responsable du département d’Etat américain selon lequel ces déductions fiscales aux Etats-Unis sont "un problème". Le président américain Barack Obama doit rencontrer mardi à la Maison Blanche le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et aborder le dossier de la colonisation.
Quelque 300.000 Israéliens résident actuellement dans 120 colonies en Cisjordanie, et environ 200.000 autres dans le secteur oriental de Jérusalem conquis et annexé par Israël en juin 1967. Toutes ces colonies sont considérées comme illégales par la communauté internationale, qui ne reconnaît pas non plus l’annexion de Jérusalem-Est.
publié par Radio Canada
http://www.radio-canada.ca/nouvelle... ajout de note : C. Léostic, Afps
publié le mardi 6 juillet 2010
Jean Claude Lefort
Paris, le 6 juillet 2010
Monsieur Barak Obama
Président des Etats-Unis
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
United States
Monsieur le Président,
Dans quelques jours vous allez recevoir à la « Maison Blanche » le premier ministre israélien, Monsieur Benjamin Netanyahu.
Je sais que nombre de sujets sont sur la table de discussion avec votre hôte. Toutefois je m’autorise à évoquer auprès de vous le cas des prisonniers.
La France a, en effet, deux prisonniers français dans cette région si agitée et meurtrie : un Franco-israélien, Gilad Shalit, et un Franco-palestinien, Salah Hamouri. Ce sont deux jeunes Français.
Leur cas est différent mais la clé de leur libération se trouve dans les mêmes mains : celles du premier ministre israélien.
Pour Gilad Shalit, capturé, sa libération est conditionnée à un « échange de prisonniers » pour lequel Benjamin Netanyahu ne montre aucun empressement. Un accord existe depuis avant son élection. Qu’il soit mis en œuvre et Gilad Shalit est libéré.
Pour Salah Hamouri, qui a été condamné à 7ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation alors qu’aucun fait ne lui a été reproché, il dépend aussi que le premier ministre décide de sa libération pour qu’il soit libre. Il a déjà passé plus de 5 ans en prison alors qu’il n’a que 25 ans. La politique l’a mis en prison, la politique peut l’en sortir.
Les autorités françaises n’ont rien obtenu de tel auprès des autorités israéliennes.
Votre haute autorité et influence peuvent permettre ces libérations.
Je vous demande, Monsieur le Président, au nom de l’amitié franco-américaine, d’user de celles-ci et de votre savoir-faire auprès de votre interlocuteur. Et ainsi deux compatriotes français seraient libérés.
Je vous prie d’accepter l’expression de ma haute considération.
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
publié par le Comité national de soutien à Salah Hamouri
Intro : C. L. Afps
publié le mardi 6 juillet 2010
Joel David
L’État hébreu jouit d’un avantage militaire qualitatif sans précédent depuis vingt ans par rapport à ses voisins arabes. C’est du moins ce qu’estime un récent rapport du Center For Strategic and International Studies de Washington (CSI). Les Israéliens ont pourtant le blues, car ils se sentent de plus en plus isolés sur la scène internationale.
C’est le résultat, selon les officiels à Jérusalem, d’« une autre guerre », celle des médias et des diplomates, qui menace non pas l’existence d’Israël mais sa légitimité. Boycottage universitaire, culturel, économique ou politique : le désert semble gagner du terrain de jour en jour, érodant la cohésion sociale et la force vitale du pays [2].
Le ministre travailliste du commerce et de l’industrie, Benyamin Ben Eliezer, tente un éclairage : « Le monde est fatigué de nos explications sur les raisons pour lesquelles nous occupons encore, depuis quarante-trois ans, les territoires palestiniens. » Dix-sept ans après les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, l’opinion israélienne a glissé à droite et se veut globalement sceptique sur des arrangements avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
Avidgor Liberman écarté par les pays arabes
Le visage d’Israël, son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, est à cet égard très révélateur. Habitué des esclandres et partisan de la manière forte, il doit son ascension à une plate-forme électorale résolument hostile à la communauté des 1 300 000 Arabes israéliens. Résultat : il est persona non grata en Égypte et en Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, respectivement en 1979 et 1994. Il a aussi été écarté des efforts en vue d’un règlement de paix avec les Palestiniens, auquel il déclare tout bonnement ne pas croire.
Plus grave : Paris, Londres, Berlin ou Rome, traditionnellement considérés comme amis de l’État juif, prennent leurs distances. Ils ont ainsi exigé que la colonisation en Cisjordanie occupée cesse « totalement ». Encore récemment, Silvio Berlusconi affirmait pourtant vouloir œuvrer à l’intégration d’Israël au sein de l’Union européenne. « Le premier ministre italien a compris qu’il passait pour un “canard boiteux” parmi ses collègues européens à cause de son soutien indéfectible à Israël », écrit le journal Maariv.
Après le sanglant assaut israélien, le 31 mai, contre un ferry turc qui voulait apporter une aide humanitaire à Gaza, ces mêmes pays ont exercé des pressions pour qu’Israël lève complètement le bouclage imposé depuis quatre ans au territoire palestinien contrôlé par le Hamas. « Tous craignent la détérioration de leurs relations avec le monde arabe », dit encore Maariv.
L’abordage du ferry, qui a fait neuf morts turcs parmi les passagers, a en outre marqué une nouvelle étape dans la dégradation des relations avec la Turquie. Jusqu’à l’offensive de Tsahal, « Plomb durci », contre la bande de Gaza il y a un an et demi, ce pays musulman était le principal allié stratégique régional d’Israël.
Un Etat replié sur lui-même
Une chanson jadis en vogue, Le monde entier est contre nous, a refait son apparition sur les ondes en Israël. « Heureusement, à l’ONU, nous pouvons toujours compter sur le soutien de la Micronésie », dit ironiquement un commentateur. Avigdor Lieberman a reconnu avoir été « déçu » par les dirigeants russes, qu’il a pourtant privilégiés en profitant du fait que sa langue maternelle est le russe. Israël compte aussi, parmi ses amis, divers pays de l’ex-Europe de l’Est, comme la Pologne ou la République tchèque.
Mais ils font pâle figure face aux « majorités automatiques » qui condamnent Israël aux Nations unies. Le rapport du juge sud-africain, Richard Goldstone, qui a accusé Israël de « crimes de guerre » et « peut-être de crimes contre l’humanité » à Gaza en 2008-2009, en est la preuve éclatante.
Toujours est-il que l’État juif se replie sur lui-même. Voilà qui explique par exemple pourquoi les autorités israéliennes ont récemment interdit au professeur américain Noam Chomsky, un intellectuel de renommée mondiale, de venir s’exprimer à l’université palestinienne de Bir-Zeit (Cisjordanie).
« Nous avons cessé de nous intéresser à ce que les autres ont à dire (…). Nous les préférons loin de notre vue, parce que nous les suspectons, les craignons, ou tout simplement parce qu’ils nous ennuient », a écrit un éditorialiste du Yédiot Aharonot, le principal quotidien israélien. « Pour Israël, le plus grave n’est pas que des musiciens comme Elvis Costello décident de nous boycotter, mais que notre ministre de la culture et des sports, Limor Livnat, mette ce fait à profit pour expliquer que les Israéliens peuvent se passer de lui et applaudir leurs propres artistes », ajoute-t-il.
Yossi Beilin, un des initiateurs des accords d’Oslo, estime quant à lui que la mesure « arbitraire » qui a frappé Chomsky est « symptomatique d’un régime qui use de moyens antidémocratiques, alors qu’Israël se glorifie d’être la seule démocratie au Proche-Orient ».
[1] rappelons encore une fois que ce terme, comme "Etat hébreu", est erroné et porteur d’un sens politique majeur : les dirigeants israéliens de tous bords, souvent relayés par les médias -sans forcément que ceux-ci aient conscience du message qu’ils relaient ainsi, tout comme quand ils disent Tsahal pour l’armée israélienne-, veulent convaincre de la légitimité de leur politique de dépossession et d’apartheid en Israël. Par ce terme ils nient la réalité et l’identité palestiniennes de plus de 20 % de la population qui vit dans le territoire israélien actuel. Sans parler des autres non-juifs...
[2] voir aussi Camille Le Tallec, toujours dans la Croix :
L’idée d’un boycottage d’Israël progresse lentement
Depuis le raid israélien sur la flottille humanitaire, les appels au boycottage d’Israël se sont multipliés. La stratégie n’est pas nouvelle mais semble gagner du terrain, chez les Palestiniens et dans le monde
« Face à l’indigence de la réaction des États, il faut que les citoyens prennent position », avait affirmé Michel Malacarnet, l’un des responsables du réseau de cinéma Utopia, début juin. Il défendait la déprogrammation du film à cinq heures de Paris de l’Israélien Leon Prudovsky, suite au raid meurtrier du 31 mai dernier. La polémique entre partisans du boycottage et défenseurs de la création artistique s’étant développée, Utopia s’est engagé à reprogrammer le film vers la mi-juillet.
Loin d’être isolée, cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de boycottage culturel de l’État hébreu. En début d’année, le légendaire guitariste Carlos Santana a annulé ses concerts en Israël. Quelques semaines plus tard, le père du rap américain, Gil Scott-Heron, a fait de même. En mai, Elvis Costello, figure intellectuelle influente du rock des années 1980, a renoncé à présenter son dernier album en Israël, en invoquant dans un communiqué « l’intimidation et l’humiliation des civils palestiniens au nom de la sécurité nationale ».
L’isolement culturel se poursuit L’isolement culturel de l’État hébreu semble avoir pris une dimension nouvelle ces dernières semaines. Plusieurs grands noms du rock international, comme le groupe américain Pixies et les groupes britanniques Gorillaz et Klaxons, ont annulé début juin leurs concerts en Israël. En Europe, plusieurs manifestations culturelles ont déprogrammé des artistes israéliens. Début juin, le petit festival de Montrejeau, en Haute-Garonne, a décidé d’annuler la venue du Ballet Hora de Jérusalem, soutenu par le ministère israélien de l’éducation, avant de revenir sur sa décision.
L’idée d’un « boycottage culturel » avait déjà été évoquée après l’offensive militaire israélienne Plomb durci lancée à l’hiver 2008-2009 dans la bande de Gaza. Encouragée par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par la société civile palestinienne, elle s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à exercer sur Israël des pressions économiques, académiques, culturelles et politiques.
Certains arguments présentent le boycottage international d’Israël comme le moyen ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien. Monique Cerisier-ben Guiga, présidente du groupe d’information internationale France-Territoires palestiniens au Sénat, se prononce en faveur d’un boycottage « des entreprises qui sont implantées dans les colonies ou qui participent à la colonisation ».
Un boycottage économique qui est plus que jamais d’actualité. Le 22 mai dernier, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé les Palestiniens à boycotter les produits fabriqués dans les 120 implantations juives de la Cisjordanie occupée. Si le mouvement n’a pour l’instant qu’un impact minime sur les industries israéliennes, celles-ci s’inquiètent d’autant plus que la tentation du boycottage n’est pas limitée aux Territoires palestiniens.
Le commerce touché La Deutsche Bank a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à annoncer son désinvestissement du capital du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. Les deux grandes chaînes de supermarchés italiennes Coop et Nordiconad ont, quant à elles, annoncé en mai dernier un boycottage des produits israéliens de l’entreprise Carmel Agrexco, invoquant la crainte qu’ils soient issus des colonies de Cisjordanie.
Les produits israéliens peuvent en effet entrer dans l’Union européenne en bénéficiant d’un tarif douanier préférentiel, dans le cadre d’un accord d’association entré en vigueur en 2000, sauf s’il sont fabriqués dans les colonies, car l’Union européenne considère comme illégale l’occupation des Territoires palestiniens par l’État hébreu. Pour contourner cette réglementation, certaines entreprises implantées dans ces colonies vendent leurs produits avec des étiquettes affichant une autre provenance. Mais cette stratégie pousse les sociétés, déjà méfiantes, à redoubler de prudence.
Depuis l’affaire de la flottille, le boycottage économique semble s’être élargi. Le 24 juin, des dockers suédois ont bloqué des conteneurs en provenance d’Israël. Ils répondaient à l’appel de leur syndicat à un boycottage de toutes les marchandises israéliennes pendant une semaine.
Le siège de Gaza : "intenable" ? Non, catastrophique !
Étant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité
Lettre à Barak Obama - Jean Claude Lefort
Alors que le président des Etats-Unis va recevoir le premier ministre israélien, JC Lefort pose inlassablement la question de Salah Hamouri : "La politique l’a mis en prison, la politique peut l’en sortir. [Monsieur le Président], votre haute autorité et influence peuvent permettre" sa libération.
Lire la lettre : http://www.france-palestine.org/article15178.html
Un tee-shirt qui a un grand succès : le tee-shirt pour la libération de Salah Hamouri
Beaucoup d’initiatives ont lieu cet été et à la rentrée. Ce tee-shirt existe dans toutes les tailles (H et F). Prix : 8 euros pour les associations (commande de 10 minimum) et 10 euros pour les particuliers (commande à l’unité).
Lire la suite : www.salah-hamouri.fr
Comprendre pour agir - AFPS
UNIVERSITE D’ETE DE L’AFPS - Du 09 au 12 juillet 2010à Quéven dans le Morbihan, près de Lorient.
Le programme : http://www.france-palestine.org/article15138.html
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.
BDS : mode d’emploi
A votre disposition, une boite à outils pour développer le plus largement possible, les actions des groupes locaux :
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/mot39.html
Face aux colons israéliens de Cisjordanie, l’arme du boycott - Benjamin Barthe
Quand les Cisjordaniens boudent les produits fabriqués dans les colonies juives de peuplement...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15156.html
Raja Shehadeh est un juriste palestinien de Ramallah...,marcheur de plus en plus contraint qui voit au fil des années se modifier un paysage longtemps immobile, où Gaza relève d’un autre monde .
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15148.html
Hamas et Hezbollah : nouvelles tactiques, non violentes - Haaretz
Cet article, publié dans "Haaretz" le 3 juillet, témoigne d’une évolution importante de certains dirigeants du Hamas dont Azizi Dweik, président du Conseil législatif palestinien, que des dirigeants de l’Afps ont d’ailleurs rencontré à Bil’in en avril dernier lors de la 5ème conférence internationale sur la résistance non violente. C’est pourquoi nous mettons cet article en ligne, bien qu’il comporte des idées et des formulations que nous ne partageons évidemment pas, notamment sur les organisations "terroristes" ou la "violence" des militants présents sur la Flottille (Afps).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15176.html
Ce qui guide la politique d’Israël - Ilan Pappé
En 2010, Israël reste, à bien des égards, un État prussien colonisateur. C’est-à-dire un État combinant, à tous les niveaux de la vie, des politiques colonialistes et un haut niveau de militarisation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15164.html
En quoi l’armée israélienne est elle "morale" ? - Pascal Boniface
Réponse à Bernard-Henry Lévy dans le contexte de l’attaque israélienne contre la Flottille de la Liberté pour Gaza
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15162.html
« En Israël ou en Palestine, on ne croit plus à un accord de paix » - entretien avec Robert Malley
Faute de produire des effets sur le terrain, l’Accord de Genève, comme les autres plans de paix, a laminé l’intérêt des Palestiniens et des Israéliens à s’engager pour une solution à deux Etats. C’est l’analyse de Robert Malley, ex-conseiller du Président Bill Clinton pour le Moyen-Orient. Interview par Frédéric Burnand de Swiss info .
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15152.html
Palestine ; Perdu d’avance - Abir Taleb
L’émissaire américain, Georges Mitchell, s’apprête à retourner dans la région la semaine prochaine au moment où la polémique sur les colonies juives reprend de plus belle.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15135.html
A la recherche d’un nouvel ennemi ; Israël et la troisième menace - Thomas Keenan et Eyal Weizman
L’assaut de la marine israélienne contre la flottille humanitaire pour Gaza et la mort de neuf passagers ont soulevé une large réprobation internationale. Loin d’être une simple bavure, cette attaque confirme le tournant radical pris par les autorités israéliennes vis-à-vis du droit humanitaire international et des organisations de défense de la personne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15147.html
Israël, isolé, a le blues - Joel David
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15174.html
Netanyahu et Obama vont tenter de renouer un dialogue difficile - La Libre Belgique
Sur le fond, les analystes ne s’attendent à aucune percée dans la mesure où les deux dirigeants ne disposent aujourd’hui que d’une marge de manoeuvre limitée.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15157.html
Rencontre secrète entre Israël et la Turquie - AFP
Ankara a confirmé la tenue d’une réunion secrète de deux ministres en vue de surmonter la crise entre les deux pays aggravée par l’affaire de la flottille", alors que le rapport officiel confirme que les militants pacifistes ont été abattus.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15144.html
Des dirigeants politiques palestiniens de Jérusalem menacés d’expulsion - Jonathan Cook
Des avocats préviennent : Israël invente le test de la fidélité.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15161.html
Israël colonise toujours - Denis Sieffert
Désavoué au plan international et connaissant une crise sans précédent avec les États-Unis, Israël n’en poursuit pas moins sa politique coloniale à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15145.html
Jérusalem ; Elucubrations - Dr Hicham Mourad
Dans un document présenté au gouvernement en septembre 2008, l’ l’Autorité de Développement de Jérusalem annonçait que l’objectif était de créer une « série de parcs entourant la Vieille ville » dans le but de « renforcer Jérusalem comme capitale d’Israël ».
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15139.html
Un nouveau plan de Jérusalem provoque des tensions avec les Etats-Unis - RFI
Le nouveau plan de développement de Jérusalem prévoirerait l’implantation juive dans la partie orientale de la ville.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15134.html
Mort d’Abou Daoud, l’inspirateur de l’attentat de Munich en 1972 - Georges Malbrunot
Lire l'interview : http://www.france-palestine.org/article15159.html
Après la flottille pour Gaza, les « alters » continuent - Thomas Lemahieu
À la suite des bains de sang perpétrés par l’armée israélienne, certains participants au FSE s’interrogent sur l’opportunité de nouer une alliance avec la Turquie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15155.html
Après l’attaque au large de Gaza Israël a perdu la bataille de l’opinion - Pascal Boniface
A priori, on pourrait se dire que l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza ne change rien...Néanmoins, cette fois, quelque chose a changé.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15130.html
« Le blocus de Gaza est un échec moral, humanitaire et politique » - entretien avec Robert Malley
Ex-conseiller du président Bill Clinton, Robert Malley estime qu’ignorer le Hamas est une grave erreur. Il salue l’approche de la Suisse et pointe du doigt non seulement Israël, mais aussi les Etats-Unis, l’Europe et les pays arabes.
Lira la suite : http://www.france-palestine.org/article15132.html
Il faut faire tomber les murs - Leïla Shahid
« On a franchi un Rubicon »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15129.html
Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ? - Paul Khalifeh
Le Liban a vivement réagi à l’annonce par Israël de la découverte d’importantes quantités de gaz et de pétrole, à l’Est de la Méditerranée. Il soupçonne l’Etat hébreu de vouloir lui « voler » sa part et promet de revendiquer ses droits par tous les moyens. Un nouveau sujet de discorde qui vient se greffer aux nombreux contentieux qui séparent, déjà, les deux pays.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15151.html
Anatomie d’une attaque israélienne contre l’Iran - David Moon
Un article publié sur le site internet Asia times online relate en détails une attaque aérienne d’Israël contre l’Iran. Extraits
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15154.html
La violente charge du roi Abdallah contre l’Iran et Israël - Georges Malbrunot
Le monarque saoudien, qui rencontre ce mardi Barack Obama à la Maison Blanche, n’a pas mâché ses mots lors de la récente visite à Djeddah d’Hervé Morin, le ministre de la Défense. « Il y a deux pays au monde qui ne méritent pas d’exister : l’Iran et Israël », lui a déclaré le roi Abdallah, le 5 juin dernier.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15116.html
Shalit par exemple - Uri Avnery
Gilad Shalit est devenu un symbole vivant – un symbole de la réalité israélienne, de l’incapacité de nos dirigeants à prendre une décision, de leur lâcheté morale et politique, de leur inaptitude à analyser une situation et à en tirer des conclusions.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15143.html
Le droit des réfugiés palestiniens au Liban - Diane Galliot
A écouter sur RFI : http://www.rfi.fr/emission/20100705-le-droit-refugies-palestiniens-liban
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15177.html
Mille prisonniers contre le soldat Shalit, quoi pour Salah Hamouri ? - Sanâa Hasnaoui
Deux prisonniers ; Un soldat, Français sous uniforme israélien, détenu depuis 4 ans à Gaza par la résistance palestinienne, pour qui M. Sarkozy se dépense sans compter. Un étudiant, français et palestinien, accusé par les autorités d’occupation de son pays - la Palestine- d’un délit d’ intention, dans les geôles israéliennes depuis 5 ans et dont la famille n’est toujours pas reçue par le Président de son autre pays - la France.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15158.html
Alors qu’Israël assassine et mutile, la presse s’offusque des propos prétendument « indignes » d’Helen Thomas - Alison Weir
Chaque fois qu’Israël commet de nouvelles atrocités, les médias détournent aussitôt l’attention de l’opinion publique du lieu du crime.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15153.html
Voix de l’Occupation - DCI Palestine
L’armée israélienne, de façon courante, arrête et remet des documents rédigés en hébreu aux familles des enfants palestiniens pendant la nuit.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15150.html
Des milliers de Gazaouis vont au Caire se faire soigner - Irin
Des milliers de Gazaouis profitent de l’ouverture de la frontière égyptienne depuis le 1er juin pour se faire soigner pour diverses maladies dans les hôpitaux du Caire, en Egypte.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15149.html
Gaza ; L’été entre deux camps - Doaa Khalifa avec Nader Taman
Des camps d’été organisés par l’UNRWA réunissent les enfants de Gaza pour les aider à surmonter le traumatisme et se divertir. Le Hamas aussi a ses camps, mais pour initier les garçons à la résistance à Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15137.html
C’est l’humanité que l’on assassine - Claire Talon et Meryem Belkaïd
Palestine : Pourquoi les voix universelles sont-elles absentes des médias ?
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15131.html
15 militants se sont retrouvés le 3/07/2010 après-midi devant le Centre Leclerc d’Ifs (agglo de Caen) avec deux hommes sandwich (Panneaux 50x70 : affiche BDS de l’AFPS d’un côté, et partie Sodaclub de la bâche de Nantes de l’autre).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15169.html
Actions BDS à Rennes - Comité rennais
Deux actions BDS cette semaine à Rennes...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15170.html
Action BDS Soda Club à ANNECY - AFPS74 et Collectif Solidarité Palestine d’Annecy
Bilan d’étape sur l’action BDS Soda Club à ANNECY
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15171.html
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 418 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 955 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 191 parrains d'enfants palestiniens et à 309 associations.
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79
mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
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afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org
publié le mardi 6 juillet 2010
Diane Galliot
Au Liban, les députés débattent de la très délicate question, des droits des réfugiés palestiniens. Depuis 60 ans et trois générations, ces réfugiés palestiniens au Liban vivent grâce à l’aide humanitaire apportée par l’UNRWA, l’agence onusienne pour l’aide aux réfugiés palestiniens.
Pour écouter, cliquez sur l’icône de gauche dans la série de 4 icônes en haut de l’article à droite : http://www.rfi.fr/emission/20100705...
publié le mardi 6 juillet 2010
Haaretz
Le Hamas et le Hezbollah, deux organisations terroristes connues pour leur violence à l’encontre d’Israël, ont commencé à s’engager dans de nouvelles stratégies qui incorporent des tactiques non violentes dont la désobéissance civile, les manifestations de protestations, les actions judiciaires et le boycott. C’est ce que rapporte le Wall Street Journal vendredi 2 juillet.
Des responsables du Hamas ont déclaré que le raid de l’armée israélienne contre la flottille qui se rendait à Gaza en mai dernier, lors duquel 9 militants pro-palestiniens ont été tués, a mis en évidence qu’il y a plus à gagner en amenant Israël à s’attirer une condamnation internationale par l’usage de la force dont il fait montre qu’en menant des attaques violentes contre Israël.
"Quand nous faisons usage de la violence, nous aidons Israël à gagner le soutien international" a dit au Wall Street Journal Aziz Dweik, un parlementaire du Hamas en Cisjordanie. "La Flottille pour Gaza a fait plus pour la bande de Gaza que 10 000 roquettes."
L’on dit que Dweik a commencé à se montrer tout récemment lors des manifestations hebdomadaires de protestation contre le mur de sécurité en Cisjordanie.
Ni le Hamas ni le Hezbollah n’a officiellement renoncé à la violence, cependant. Les deux organisations continuent à accumuler des armes et la charte du Hamas continue à appeler à la destruction d’Israël. De même, selon des vidéos et les témoignages des soldats, certains des militants qui étaient à bord du Mavi Marmara, le navire sur lequel les 9 personnes ont trouvé la mort, n’ont pas résisté passivement aux commandos de l’IDF pendant l’abordage, mais ont violemment attaqué les soldats.
A la suite de l’incident de la Flottille, la pression internationale a amené Israël à alléger le blocus de la bande de Gaza.
Hassan Nasrallah, le dirigeant du Hezbollah, a appelé ses partisans à se joindre à la prochaine flottille qui partira pour Gaza. C’est la première fois que Nasrallah se lance dans une telle tactique contre Israël selon ce qu’a déclaré au Wall Street Journal un responsable politique du Hezbollah, Ghaleb Abu Zeinab.
Il a été dit que deux navires libanais se préparaient à mettre le cap sur Gaza mais ils ne sont pas encore partis.
En Cisjordanie, un mouvement de protestation non violent a pris de l’essor l’année passée. En janvier 2010 le premier ministre palestinien Salam Fayyad a annoncé le lancement d’une campagne de boycott contre les produits des colonies israéliennes et le président palestinien Mahmoud Abbas en a ensuite interdit la vente dans le territoire contrôlé par l’Autorité palestinienne.
Dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, des manifestations ont été organisées à la frontière, dans la zone tampon sous contrôle israélien, et le Hamas soutient des plaintes judiciaires contre des responsables israéliens devant les tribunaux européens.
Salah Bardawil, parlementaire du Hamas à Gaza, a dit au Wall Street Journal tque le Hamas en était venu à mesurer l’ importance du soutien international dans son combat contre Israël et qu’il avait adapté ses tactiques.
Selon le rapport, un responsable de haut niveau du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël était conscient du changement de tactique du Hamas et d’autres groupes terroristes. D’après ce responsable, ces groupes restent déterminés à détruire Israël mais ils ont compris qu’ils ont plus de chance d’y parvenir en isolant Israël sur la scène internationale plutôt que par la lutte violente.
http://www.haaretz.com/news/diploma...
traduction : C. Léostic, Afps
publié le lundi 5 juillet 2010
Georges Malbrunot
LE FIGARO. – Qu’avez-vous pensé de Munich, le film de Steven Spielberg ?
Abou DAOUD.– Je ne l’ai pas vu, mais un ami m’en a raconté les grandes lignes. La façon dont est décrit le groupe israélien chargé de venger Munich est extraordinaire et excellente. Spielberg les montre tels qu’ils étaient vraiment : un gang de criminels sans morale, de véritables mercenaires envoyés à travers le monde par Golda Meïr (premier ministre israélien à l’époque de l’attentat en 1972) pour tuer des innocents. Car le film montre que ceux qui ont été tués ensuite au nom de Munich étaient bel et bien des innocents. Les seuls responsables à avoir été au courant de l’attentat, c’était moi et Abou Iyad, qui sera ensuite chargé de nos services de renseignements. Même Abou Mazen, dont les Israéliens ont prétendu à un moment donné pour le discréditer qu’il avait cautionné l’opération, n’y était pour rien. C’est à lui que j’ai remis les 500 dollars qui me restaient à l’issue de l’attentat. Il était à l’époque chargé des finances du Fatah, c’était donc normal que je lui restitue cette somme, mais il ignorait à quoi elle devait servir lorsque je lui ai demandé. Alors, pourquoi aller tuer ensuite Wael Zattar, un de nos représentants à Rome, qui était innocent ? Pourquoi aller tuer Mahmoud Hamchari, notre représentant à Paris, qui était lui aussi innocent ? En fait, les Israéliens se sont servis de Munich comme d’un slogan qu’ils ont agité ensuite pour tuer des gens qui les dérangeaient. Par exemple, les Israéliens ont toujours prétendu avoir tué Abou Hassan Salameh parce qu’il était lié à Munich. Mais les Israéliens connaissent très bien la vraie raison : c’est lui qui le premier avait lié des relations secrètes avec la CIA, et cela, les Israéliens n’en voulaient pas.
Ils savaient que vous étiez l’un des inspirateurs de Munich. Ont-ils tenté de vous tuer ?
Ils ont essayé de m’abattre à Varsovie en 1981, neuf ans après. J’étais en mission pour le compte d’Abou Iyad. Je devais négocier auprès des Polonais l’achat de petites mitrailleuses. J’étais à l’hôtel, le vendredi soir, peu après mon arrivée. En rentrant de la salle de gym, j’ai vu le téléphone de ma chambre clignoter : un message m’attendait en bas à la réception. Un de nos hommes à Beyrouth m’envoyait un message par télex qui disait « Forget them » (« Oublie-les »). Il concernait des informations que je lui avais demandées sur certaines personnes. Je me suis dirigé ensuite vers le bar, et, juste après m’y être installé, un homme a fait irruption, il a tiré deux balles, l’une m’a blessé à la mâchoire, l’autre au-dessous du cou. Il s’est enfui en tirant dans tous les sens. Je l’ai suivi jusqu’à la sortie de l’hôtel, mais pas au-delà, j’avais peur qu’un piège ne m’ait été tendu. Une ambulance est arrivée après. J’ai été seulement blessé. C’est la seule fois que les Israéliens ont réussi à m’attraper. Peut-être ont-ils réessayé, je n’en sais rien, mais alors ça a échoué. En fait, les criminels qui nous pourchassaient pouvaient commettre de grossières erreurs. Ils ont tué, par exemple, un serveur marocain d’un hôtel en Norvège. Ils l’ont pris pour un Palestinien. Ce n’était pas de bons spécialistes. Apparemment, le film montre d’ailleurs les doutes de certains de ces mercenaires qui devaient nous tuer. C’est bien.
Trente ans après, que pensez-vous de la polémique sur la responsabilité du massacre des athlètes israéliens ?
Les Israéliens eux-mêmes sont convaincus que les tireurs d’élite allemands ont tué la majorité de leurs athlètes. Ils ont mis en lumière « Abou Daoud le criminel », comme ils disaient, pour mieux masquer la réalité de Munich. En faisant l’autopsie des corps, on aurait pu savoir qui a tué les Israéliens, mais les Allemands ont toujours caché cette vérité. Au lieu de mettre au jour cette vérité, les Israéliens ont préféré ensuite exploiter le drame pour arracher des concessions aux Allemands et renforcer le sentiment de culpabilité à leur égard. Je propose aujourd’hui qu’on expertise les cadavres pour savoir qui a tué ces athlètes israéliens. La communauté internationale a le droit de savoir la vérité. De notre côté, il faut reconnaître que ces dérapages nous arrangeaient à l’époque. Le but de Munich, c’était d’éveiller le monde à la cause palestinienne dont on ne parlait pas en 1972.
publié sur le blog du Figaro "L’Orient indiscret"
publié le lundi 5 juillet 2010
La Libre Belgique
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu espère donner une image plus sereine de ses relations avec le président Barack Obama mardi à la Maison Blanche après le sérieux coup de froid du précédent sommet en mars.
Sur le fond, en revanche, les analystes ne s’attendent à aucune percée dans la mesure où les deux dirigeants ne disposent aujourd’hui que d’une marge de manoeuvre limitée, chacun pour des raisons de politique intérieure.
Au menu des discussions figureront les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens et l’échéance du gel provisoire de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie qui expire en septembre.
Parmi les autres dossiers : la levée partielle du blocus israélien de la bande de Gaza et la crise nucléaire iranienne.Sous pression internationale, Israël a fini par alléger son embargo à la suite du raid contre une flottille humanitaire pour Gaza qui a fait neuf morts parmi les passagers d’un ferry turc le 31 mai. L’opération a provoqué une grave crise avec Ankara, un autre allié stratégique de Washington.
Selon un porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, les Etats-Unis ont déjà parlé avec les représentants des deux pays et s’attendent à ce que M. Netanyahu présente au président Obama "un rapport préliminaire de l’enquête israélienne sur la tragédie de la flottille".
Le gouvernement israélien a décidé dimanche d’étendre les compétences de la commission publique israélienne chargée d’enquêter sur l’incident. Ces compétences étaient jugées trop limitées par le président de la commission.A propos du processus de paix, M. Netanyahu a affirmé qu’il insisterait sur la nécessité de passer des discussions indirectes, parrainées par les Etats-Unis, à des "négociations directes".
Les Palestiniens ont suspendu le dialogue direct en décembre 2008 après l’offensive israélienne contre Gaza. Depuis le début mai, des discussions ont repris par l’intermédiaire du sénateur Mitchell mais elles n’ont débouché sur rien pour le moment même si Washington a fait état de "progrès".
Lors de leur dernière entrevue à Washington, M. Netanyahu avait eu droit en mars à un accueil glacial à la Maison Blanche. Les Etats-Unis avaient ainsi exprimé leur vif mécontentement après l’annonce par Israël, pendant une visite du vice-président Joe Biden, de la construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexée.
Cette fois, l’atmosphère devrait être plus chaleureuse. "Le plus important pour les Etats-Unis ce sont les apparences. Fondamentalement, c’est une administration qui veut faire bonne figure et montrer qu’elle parvient à quelque chose", explique le spécialiste du Proche-Orient Barry Rubin.
Benjamin Netanyahu avance néanmoins en terrain miné. Le président Obama souhaite qu’il prolonge le gel de la colonisation en Cisjordanie au delà de la fin septembre. Mais les faucons de la coalition au pouvoir en Israël sont opposés à toute extension du moratoire, et, plus généralement, à toute concession aux Palestiniens.
"Une prolongation du gel est hors de question", a répété dimanche le ministre des Sciences Daniel Hershkowitz, un parti national-religieux membre du gouvernement. M. Netanyahu reste dans le vague sur cette question. Interrogé vendredi par la télévision publique, il s’est borné à rappeler que le "gouvernement avait décidé d’un gel" en refusant de dire s’il prévoyait de le prolonger.
"Je subodore qu’Obama va faire tout ce qu’il peut pour obtenir de Netanyahu ce qui pourrait ressembler à un engagement en faveur d’une prorogation du gel", estime l’analyste Jonathan Spyer.
"Netanyahu va faire attention à ne rien céder, tout en restant vaguement gentil, mais sans rien donner de concret", prédit M. Spyer.
publié le dimanche 4 juillet 2010
Jonathan Cook
Des organisations israéliennes des droits de l’Homme et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, ont condamné la décision prise par Israël d’expulser de Jérusalem-Est quatre dirigeants politiques palestiniens élus, d’ici la fin de cette semaine.
Le gouvernement israélien a révoqué leur droit de résidence à Jérusalem-Est il y a quelques semaines, prétendant qu’ils avaient commis un « abus de confiance » en devenant membre d’un « parlement étranger », référence au Conseil législatif palestinien.
Les quatre hommes appartiennent au Hamas et ont été arrêtés quelques mois après avoir participé aux élections nationales palestiniennes de janvier 2006. Ils sont restés en prison jusqu’à récemment comme « atouts dans les négociations » pour la libération du soldat israélien, Gilad Shalit, retenu prisonnier par le Hamas.
Selon des observateurs, la décision d’Israël reflète sa colère devant la place grandissante que prend le Hamas dans les sympathies politiques des 260 000 Palestiniens de Jérusalem, et elle vise à creuser davantage une séparation physique qu’Israël impose entre Jérusalem-Est et la Cisjordanie limitrophe.
Israël n’a pas indiqué vers quel lieu les trois députés et l’ancien ministre palestiniens seront expulsés. La perte de résidence place effectivement les responsables politiques dans une situation d’apatride, et cela en violation du droit international, selon les avocats des droits de l’homme.
Hassan Jabareen, directeur du centre juridique pour la minorité arabe en Israël, Adalah, dit qu’il s’agit d’un « précédent très dangereux ». « C’est la première fois que des Palestiniens de Jérusalem-Est voient leur droit de résidence retirer pour raison de « déloyauté », motif qui pourrait servir à expulser beaucoup d’autres habitants qu’Israël n’aime pas voir à Jérusalem.
« C’est une caractéristique des mesures draconiennes que prennent les régimes sinistres et totalitaires, » dit-il.
Les élections de janvier 2006 au Conseil législatif palestinien, où le Hamas a gagné une majorité des sièges contre son rival, le Fatah, étaient les premières élections nationales auxquelles participait le parti islamique.
Les dirigeants politiques de Jérusalem avaient été autorisés à se présenter mais seulement après que la communauté internationale ait insisté auprès d’Israël pour qu’il respecte les dispositions des accords d’Oslo.
Contrairement aux territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza, Jérusalem-Est a été annexée à Israël après la guerre de 1967 et ses habitants palestiniens ont reçu le statut de « résidents permanents ». Israël a violé le droit international en construisant d’immenses colonies dans tout Jérusalem-Est, où sont installés aujourd’hui jusqu’à 200 000 juifs.
Après les élections de 2006, le gouvernement de Ehud Olmert a répondu au succès du Hamas à Jérusalem-Est en lançant des procédures de retrait du droit de résidence à trois députés du CLP palestinien : Mohammed Abu Tir, Ahmed Attoun et Mohammed Totah ; et à Khaled Abu Arafeh, qui avait été nommé ministre pour les Affaires de Jérusalem par l’Autorité palestinienne.
Avant que les révocations puissent prendre effet cependant, Israël les avait arrêtés il y a quatre ans, ainsi qu’une dizaine d’autres parlementaires du Hamas, en représailles à la capture du sergent Shalit.
Depuis leur récente libération, les quatre dirigeants se sont vu confisquer leur carte d’identité et sommer de quitter la ville sous un mois.
Mr Abu Tir, 60 ans, était censé partir le 19 juin mais il avait jusqu’ici échappé à l’expulsion. « Je ne quitte pas volontiers l’endroit où ma famille vit depuis plus de 500 ans » déclarait-il la semaine dernière.
La date limite pour les trois autres expire samedi 3 juillet.
De façon très inhabituelle, la situation difficile des dirigeants Hamas a recueilli le soutien de Mr Abbas, lequel dirige aussi le Fatah et a cherché à faire tomber le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza.
Qualifiant ces expulsions de « plus gros obstacles placés sur le chemin de la paix », Mr Abbas a promis de faire pression sur les Etats-Unis pour faire infirmer la décision d’Israël.
Lors d’une rencontre avec trois de ces dirigeants Hamas la semaine dernière, il a déclaré : « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que des gens se font expulser de leur patrie, ce que nous considérons comme un crime ». Mr Abbas aurait manifesté la crainte qu’Israël veuille ainsi créer un précédent pour pouvoir expulser des milliers de Palestiniens de leur ville.
Hatem Abdel Kader, ministre Fatah actuel des Affaires de Jérusalem, a été prévenu ce mois-ci par le Shin Bet, la police secrète d’Israël, que son droit de résidence lui serait retiré s’il continuait ses activités politiques dans la ville.
Selon Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Israël allait rendre public un « avertissement très clair au Hamas et à tous ceux qui encouragent le terrorisme », qu’ils auront à faire face à un violent « retour de bâton ».
Les avocats des quatre responsables Hamas avaient déposé un recours devant la Cour suprême israélienne ce mois-ci pour bloquer les expulsions jusqu’à ce qu’ils puissent être entendus au fond sur le droit de résidence de ces hommes. La semaine dernière cependant, la Cour a refusé de suspendre ce qu’elle appelle les « déportations », arguant qu’elle allait rendre une décision à une date ultérieure.
Mr Jabareen, dont l’organisation Adalah apporte son soutien juridique aux dirigeants Hamas, se dit « surpris » par la position de la Cour, car dans des cas précédents d’expulsions, une injonction avait été rendue avant que les expulsions ne soient effectives.
Et d’ajouter : « En droit international, une puissance occupante ne peut exiger de loyauté de la part du peuple qu’elle occupe. Les Palestiniens de Jérusalem-Est sont, en droit, des "personnes occupées" et ils ne peuvent être expulsés. »
Israël fonde sa décision sur la loi de 1952 relative à l’Entrée en Israël, loi qui définit le processus de naturalisation des non juifs. Elle permet au ministère de l’Intérieur de retirer la citoyenneté et le droit de résidence dans certains cas.
« L’objectif de cette loi est de superviser l’entrée des étrangers en Israël, » dit Mr Jabareen. « Mais les Palestiniens de Jérusalem-Est ne sont pas entrés en Israël, c’est Israël qui est entré dans Jérusalem-Est en l’occupant en 1967. »
La révocation du droit de résidence de ces dirigeants politiques intervient dans la foulée après une augmentation rapide du nombre de Palestiniens à être dépouillés du droit de résidence à Jérusalem pour d’autres motifs, généralement parce qu’Israël prétend que la ville n’est plus au « centre de leur vie », spécialement dans le cas de résidents partis étudier ou travailler à l’étranger.
En 2008, plus de 4 500 Palestiniens ont perdu leur droit de résider à Jérusalem, d’après les chiffres du ministère de l’intérieur israélien. Leur nombre n’a pas cessé d’augmenter depuis 1995 où 91 Palestiniens avaient été privés de ce droit. Selon Israël, au total ce sont 13 000 Palestiniens qui ont eu leur droit de résidence retiré depuis 1967.
La perte de ce droit est considérée par les Palestiniens comme rentrant dans une stratégie plus vaste d’Israël visant à affaiblir leur emprise sur Jérusalem-Est et ses lieux saints.
Israël a construit des portions de son mur de séparation à travers les quartiers palestiniens de Jérusalem, coupant quelque 60 000 habitants palestiniens de leur ville.
Il a également fermé toutes les institutions politiques palestiniennes de Jérusalem affiliées à des mouvements nationaux palestiniens, et interdit toute initiative – dont un festival de littérature l’année dernière – car il prétend qu’elles sont financées par l’argent de l’Autorité palestinienne.
La semaine dernière, la police a imposé la fermeture du bureau politique du Hamas près de la Vieille Ville. Yuval Diskin, directeur du Shin Bet, avait auparavant accusé le Hamas de tenter d’acquérir une propriété dans Jérusalem.
Début 2006, peu avant leur arrestation, Mrs Abu Tir et Abu Arafeh avaient révélé avoir établi une liaison diplomatique avec plusieurs rabbins israéliens éminents pour négocier la libération du sergent Shalit, et les termes d’un possible accord de paix. Les discussions avaient été mises en échec par leur arrestation.
Dans une même démarche, les officiels israéliens ont également menacé de retirer la citoyenneté de dirigeants palestiniens d’Israël, notamment de Haneen Zoubi, la députée israélienne à la Knesset qui était à bord d’un navire de la flottille humanitaire pour Gaza, le mois dernier, que les commandos israéliens ont pris d’assaut, tuant neuf passagers.
29 juin 2010 -
publié le dimanche 4 juillet 2010
Benjamin Barthe
Dans les territoires palestiniens de Cisjordanie, le panier de la ménagère est au coeur d’une nouvelle controverse politique. Le Premier ministre, Salam Fayyad, a décidé d’interdire la vente et la consommation de produits fabriqués dans les colonies juives de peuplement, au grand dam de son homologue israélien, Benyamin Netanyahu, qui parle d’"incitation à la haine".
Pas fâché de contredire ses adversaires politiques, qui ne voient en lui qu’un technocrate timoré, Fayyad, ancien cadre du Fonds monétaire international, a ressuscité une loi votée en 2005, mais restée lettre morte, qui prohibe la commercialisation de marchandises confectionnées dans les zones industrielles de ces implantations illégales dans le droit international.
Les masques antirides de la société Ahava, les paquets de biscuits de la compagnie Abadi ou les Jacuzzi de l’entreprise Lipski sont désormais bannis des rayonnages palestiniens, tout comme les productions des quelque 250 entreprises israéliennes installées en zone occupée. "Purger notre marché de ces articles n’est pas une expression de haine, mais une affirmation du droit de notre peuple à vivre", martèle le chef du gouvernement.
Purger notre marché de ces articles est une affirmation du droit de notre peuple à vivre
En conséquence, les douanes palestiniennes multiplient les contrôles à l’entrée des grandes villes et les tournées d’inspection dans les magasins palestiniens. Quelque 10 tonnes de pastèques, provenant des moshavim de la vallée du Jourdain, sont passées il y a peu au pilon. Depuis le lancement de la campagne, en début d’année, près de 40 millions de shekels (8,5 millions d’euros) de marchandises prohibées ont été saisis.
Pour l’instant, leurs vendeurs n’écopent que d’une remontrance, mais, en cas de récidive, ils s’exposent à une amende qui peut atteindre 16 000 shekels (3500 euros) et une peine d’emprisonnement de deux à cinq ans. Cet arsenal répressif s’accompagne d’une campagne de sensibilisation, menée par des milliers de bénévoles qui font du porte-à-porte dans toute la Cisjordanie pour vanter les bienfaits du boycott. "Les colonies israéliennes sont à l’origine du blocage des négociations de paix, affirme Hassan Abou Libdeh, ministre palestinien de l’Economie. Il faut donc assécher les sources qui permettent aux colons de s’enrichir."
Surpris par cet accès d’insoumission, le gouvernement israélien s’est aussitôt cabré. Le toupet de Fayyad agace d’autant plus que l’homme, apprécié des chancelleries occidentales, est relativement intouchable. "Nous avons levé des check points [barrages routiers] et travaillons en permanence à l’avancement de l’économie palestinienne, plaide Netanyahu. En dépit de cela, les Palestiniens refusent la paix économique et prennent des mesures qui, en définitive, se retourneront contre eux."
Une approche partagée par les entrepreneurs israéliens, qui s’inquiètent surtout du second volet de l’offensive palestinienne, encore en gestation, destiné à proscrire l’embauche de Palestiniens dans les colonies juives. Une main-d’oeuvre évaluée à 20 000 personnes, qui font vivre, grâce à leur salaire, près de 150 000 autres Palestiniens. "Fayyad est-il vraiment prêt à virer ces ouvriers et à leur offrir un salaire de remplacement ?" interroge Dan Catarivas, responsable au patronat israélien. [1]
"Chiche !" répond l’entourage du Premier ministre. Un fonds de compensation de 150 millions de dollars est en préparation. Il devrait amortir l’impact de cette nouvelle mesure d’interdiction, censée entrer en application à la fin de l’année. La bataille non violente des colonies ne fait que commencer.
[1] voir aussi Michael BLUM de l’AFP relayée par Google :
Israël commence à s’inquiéter du boycott économique palestinien
MISHOR ADOUMIM — "Le boycott, c’est du terrorisme économique !", fulmine Avi Elkayam, un homme d’affaires israélien qui dirige l’association des industriels de Mishor Adoumim, une colonie juive de Cisjordanie.
Même s’il reconnaît que ce boycott "n’a qu’un impact minime" sur les affaires, M. Elkayam s’inquiète pour l’avenir.
Avec l’ambition de préparer l’avènement d’un Etat indépendant, l’Autorité palestinienne organise un boycottage des produits provenant des 120 implantations juives de Cisjordanie occupée, une décision qui a l’assentiment de la "rue palestinienne".
L’Autorité envisage aussi de sanctionner les Palestiniens qui continueraient d’aller travailler dans les colonies après le 1er janvier prochain, une mesure beaucoup moins populaire.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé l’appel au boycott, jugeant que "malgré nos efforts pour développer une paix économique, les Palestiniens prennent des décisions qui vont à l’encontre avant tout de leurs intérêts".
Avec ses 300 industries, la zone industrielle de Mishor Adoumim fournit plus de 3.000 emplois aux Palestiniens de la région sur les 22.000 travaillant dans des entreprises israéliennes en Cisjordanie.
Avi Elkayam, 35 ans, dirige une société de confiserie avec un chiffre d’affaires d’un million de shekels (200.000 euros), dont 5% proviennent des Territoires palestiniens.
"Nous savons comment contourner ce boycottage, en changeant les étiquettes sur nos produits, par exemple", explique-t-il, assurant qu’aucune entreprise de Mishor Adoumim n’a fermé à cause de l’embargo palestinien.
Mais quand on évoque l’assèchement de la main d’oeuvre palestinienne, il s’emporte : "Depuis 20 ans, nous sommes ensemble ici, Palestiniens et Israéliens, pourquoi vouloir tenter de briser cette coexistence ?"
Une responsable de l’entreprise voisine, qui préfère garder l’anonymat, ne cache pas ses craintes.
Elle vend ses produits dans le monde entier, parfois avec des étiquettes affichant une autre provenance que celle de son usine de Cisjordanie afin de contourner les campagnes internationales de boycott. Les colonies sont considérées comme illégales par la communauté internationale.
Plus de 200 Palestiniens, en majorité de Jéricho, se rendent chaque matin dans cette usine.
"Nous dépendons de ces Palestiniens pour la fabrications de nos produits et ils dépendent de nous pour nourrir leurs familles", précise-t-elle.
Au supermarché Rami Lévy, dans la colonie du Gush Etzion, près de Bethléem, troisième magasin de cette chaîne installé en Cisjordanie, les clients palestiniens côtoient les Israéliens, en majorité des colons venus des implantations voisines.
Le directeur du supermarché, Ovadia Lévy, dont plus de la moitié des 110 employés sont des Palestiniens, est confiant : "Ils continueront d’acheter chez nous car les prix sont attractifs, il y a un plus grand choix de produits que chez eux", assure-t-il.
Il est convaincu que les premières victimes du boycottage seront les Palestiniens eux-mêmes.
"Ils ont besoin de nourrir leurs enfants, l’Autorité palestinienne ne leur offre aucune alternative", souligne-t-il.
C’est ce que pense Moussa Johar, un Palestinien de 55 ans, habitant d’un village voisin, qui déclare : "Personne ne va me dire comment je vais gagner ma vie".
"Nous ne faisons pas de politique, nous voulons continuer à pouvoir ramener de l’argent à la maison et ce n’est pas l’Autorité palestinienne qui va me nourrir", argue cet ouvrier du BTP.
publié par l’Express
publié le dimanche 4 juillet 2010
Thomas Lemahieu
Envoyer une « flottille de la liberté » pour briser l’embargo sur la bande de Gaza. L’idée avait été émise en septembre 2008, à Malmö (Suède), lors d’un Forum social européen (FSE) : l’écrivain suédois Henning Mankell avait immédiatement promis d’y participer, des militants de toute l’Europe et des eurodéputés allemands de Die Linke se sont lancés dans l’aventure, et l’ONG turque Fondation d’assistance humanitaire IHH s’est ensuite chargée de fournir la logistique et d’élargir largement la flottille. C’est cette idée devenue action qui s’est terminée, comme on le sait, dans un véritable bain de sang, le 31 mai : neuf militants turcs ont été abattus par les soldats israéliens, la plupart des corps ayant été criblés de balles selon des rapports d’autopsie qui ont été rendus publics, il y a deux jours, en Turquie ; et l’indignation internationale a été énorme, au point d’embarrasser des États traditionnellement peu regardants.
Pour de nombreux militants des droits des Palestiniens de toute l’Europe, rassemblés jusqu’à dimanche à Istanbul (Turquie), à l’occasion du FSE, la boucherie sur le « Mavi Marmara » s’est déroulée dans le cadre d’une « nouvelle donne » qui doit être prise en compte. Selon José Luis Moraguès, représentant de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (Ccipp), « sur fond de fin de l’hégémonie des États-Unis, les puissances régionales comme la Turquie et l’Iran prennent la parole. Ici, le pays change, et l’AKP mène une politique étrangère exigeante sur son autonomie et ses alliances avec différentes parties du monde ».
Militant dans une petite organisation marxiste-léniniste turque, Kar Bereket occupe le terrain en l’absence des militants turcs de l’IHH au FSE, et appelle dans une même veine « les forces démocratiques à apprécier l’action de la Turquie », qui, « en dépit de son alliance stratégique avec les États-Unis et Israël, est en train de changer de position ». Mais, au sein de ce FSE, certains se montrent beaucoup plus sceptiques sur la réalité du « tournant » dans la politique extérieure turque. « En fait, le gouvernement néolibéral et conservateur utilise cette crise avec Israël pour consolider sa base électorale en interne, et il se fiche pas mal des Palestiniens », considère, par exemple, une féministe turque.
Président du centre d’information alternative de Jérusalem, Michel Warchawski voit d’abord, lui, dans la crise causée par le crime de l’armée israélienne, « un immense appel à tous les acteurs de la société civile » : « Le prix payé ici est énorme, rappelle-t-il. Mais cela prouve que les initiatives des mouvements sociaux, de la société civile, peuvent bouleverser le monde. Même des États comme la Turquie, qui ont un compte à régler avec Israël, hésitent encore à prendre des sanctions, c’est tout le sens de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)… »
publié par l’Humanité
publié le samedi 3 juillet 2010
David Moon
Etant donné le statut quo régional comment l’IAF (Israeli Air force) pourrait frapper l’Iran sans que son approche ne soit détectée ou au moins non reconnue au retour si la décision est prise à Jérusalem que la menace existentielle posée par le progrès du nucléaire iranien ne peut plus être tolérée sur le plan sécuritaire ?
Bien que la coordination des logistiques et les tactiques d’une telle mission longue distance - 1600 KM - directe de Tel Aviv jusqu’à la centrale d’enrichissement d’uranium de Natanz - soit redoutable, les réalités stratégiques ou politiques doivent être définies avant d‘entreprendre quoi que ce soit.
Le survol de l’Irak pour atteindre directement l’Iran est hors de question. Une telle voie créerait des frictions avec les US qui sont responsables de la souveraineté aérienne de l’Irak, et le prochain gouvernement irakien sera surement de composition fragile. On peut affirmer que les US considèrent la stabilité de l’Irak bien plus importante pour leurs intérêts que des appartements à Jérusalem Est, donc la ligne droite pour Israël par survol de l’Irak serait un prix trop cher à payer pour Israël.
L’itinéraire possible pour aller en Iran, démarrant au crépuscule dans la nuit noire d’une nouvelle lune, c’’est de faire un grand cercle autour de l’Iran. Seule une planification prudente faite avec un minutage et une exécution précise permettra de réussir. Pour cet itinéraire, pratiquement tous les atouts possibles de logistiques et de soutiens de l’AIF seraient utilisés.
Pour tout bombardier F-151 et F-161 le premier soutien serait méditerranéen à proximité d’une ville syrienne de Latakin, où jusqu’à 3 KC-707 (tankers aériens) seront stationnés là pour assurer en vol le ravitaillement du groupe d’attaque. Cet approvisionnement en carburant est absolument nécessaire pour les F-161 dont les capacités de vol sont de 1780 KM. Réapprovisionner les F-151 (capacité de 4425 KM) est souhaitable mais pas nécessaire sauf si les renseignements suggèrent des cibles au-delà de l’est iranien.
Pour contourner l’espace aérien turc et la capacité de l’armée turque à lancer l’alerte entendue dans tout l’OTAN le groupe d’attaque doit voler à basse altitude dans le nord de la Syrie accompagné de deux paires de Golfstream G-550 l’une des deux servant de NCCT (network -centric collaborative targeting ) et l’autre utilisant la technologie Senior Suter . Le G-550 est un petit avion qui peut accompagner sur la distance et à la même vitesse le groupe d’attaque aller retour sans avoir besoin de se réapprovisionner en carburant - donc capable de relever le défi.
Le NCCT des avions détecte les radars de défense anti aérienne. Le Suter émet un rayon contenant ce que l’on appelle dans le jargon informatique « un ver « dans ces radars capable de paralyser la totalité d’un réseau de défense aérienne, si un tel réseau fonctionne sous contrôle centralisé.
Cette technologie dont l’US Air Force a été pionnière et une partie du code appelé le programme « Big Safari » constitue quelque chose de grisant qu’on dit avoir fait des prouesses contre la Syrie lors de l’attaque sur le réacteur nucléaire (version israélienne ndlt) conçu par la Corée du Nord au Nord de la Syrie en Septembre 2007. Le soutien des G-550 sera instrumental à chaque kilomètre de la mission.
De l’artillerie anti aérienne (AAA) non regroupée en réseau dans des états hostiles à Israël peut nécessiter des F-161 expérimentés et de vrais missiles AGM-88 anti radiation de haute vélocité pour la mission.
Ainsi le lancement le 11 Juin 2007 du satellite Ofek-7 une nouvelle application de haute technologie comme l’a noté Richard B Gasparre, également une source sur les G -550 au service de l’IAF sur le site airforcetechnology-com, est un « … satellite de reconnaissance qui fournit aux spécialistes des renseignements israéliens une capacité de cartographie de sites et systèmes d’une précision sans précédent ». Nul doute qu’Ofek-7 a contribué à la planification de la mission d’attaque de l’IAF contre la Syrie.
On peut compter sur ces puissants outils pour permettre au groupe d’attaque d’esquiver de quelque 240 KM soit l’espace aérien irakien ou turc pour atteindre l’espace aérien iranien sans être détecté. La distance en ligne directe de Latakin à Tabriz en Iran est de 988 KM. Le vol est plus court si les Israéliens évitent la Turquie et coupe à travers le coin kurde.
A un point désigné au dessus du Nord de l’Iran, le groupe d’attaque se divise en vols Q et E. Le vol Q vole 560 Km en direction du Sud Est pour atteindre les sites d’enrichissement d’uranium connus de Qom (en construction) et Natanz (opérationnel). Le vol E se dirige vers le site de développement de stockage de gaz d’Esfahan et de l’installation du réacteur à l’eau lourde à Arak vers une direction plus au Sud à 774 KM.
Pendant tout ce temps les avions G-550 Suter et NCCT travaillent en tandem et avec les F-161 suppriment les radars et AAA tandis que les F-151 assurent une couverture contre toute menace d’attaque aérienne par les forces aériennes de l’Iran.
Le groupe d’attaque peut compter sur l’aide de missiles de croisière turbo Popeye lancés d’au moins un sous marin nucléaire dans la Mer Arabe contre des cibles en Iran afin de protéger les avions israéliens, dégrader la réponse de l’ennemi et semer la confusion au sein de l’armée iranienne.
A un moment donné l’une des 3 plateformes de l’US Air Force RC-135 Rivet Joint ELINT (renseignements électroniques) dans la zone « verra » les radars de la défense aérienne iranienne et entendra une explosion de voix iraniennes sur les ondes ouvertes et synthétisera rapidement ce qui se passe en Iran. Ces données collectées seront immédiatement transmises via le Commandement Central à Washington pour dissémination comme l’exige le Conseil National de Sécurité, incluant le président US, Barack Obama.
7 heures auparavant, au moins 3 KC-707 de l’IAF auront effectué 5600 KM autour de la Péninsule Arabe, probablement peints comme des avions 707 de transport de fret commercial, transitant dans l’espace aérien international vers un point de rencontre au dessus de la partie nord du Golfe Persique. A cette grande distance, chaque KC-707 va transporter seulement environ 85 000 lbs de carburant pour réapprovisionner les F-161 gourmands parcourant 725 KM de Qom et 563 KM d’Esfahan.
Chaque F-151 nécessitera au moins 5000 lbs de carburant pour le dernier parcours d’environ 1600 KM à travers le Nord de l’Arabie Saoudite puis retour à la base. Les Israéliens doivent déterminer la combinaison de F-161 et de KC-707 engagés pour la mission.
Au dessus et au-delà du Golfe Persique, étant donné la présence de l’US Navy et de plateformes aériennes AWACS telles l’EC-2 Hawkeys et E-3 Sentry avec en parallèle des radars SPY-1 de croiseurs de l’US Navy et de destroyers, les Israéliens ne peuvent pas du tout espérer que le réapprovisionnement des F-161 passera inaperçu. Au cours de cette évolution tout avion de l’IAF endommagé et incapable de rentrer à sa base peut plonger à proximité d’un navire de l’US Navy pouvant raisonnablement compté être secouru.
Beaucoup de choses dépendront de ce que feront les US des informations disponibles. Obama choisira t-il d’informer de la situation le Conseil de Coopération irakien et des alliés du Golfe ou bien différents radars US vont-ils simplement passer en « mode diagnostic » comme si les opérateurs ne peuvent croire ce qu’ils voient ?
Si la décision d’Obama c’est de regarder et d’écouter, le groupe d’attaque peut essayer de rentrer à sa base à travers le Nord de l’Arabie Saoudite. Là les Saoudiens ont une décision à prendre. L’armée de l’air saoudienne peut défendre l’espace aérien du royaume, essuyant éventuellement des pertes et en infligeant, ou les Israéliens peuvent parier sur un brouillage par les G-550 du système de défense aérienne du royaume qui fournira aux Saoudiens une excuse pour dire qu’ils ont été aveuglés par l’IAF et qu’il y a eu non -coopération des US.
En volant au Nord, l’IAF recueille les bénéfices d’un moyen de nier plausible, une nécessité politique pour les US et les états arabes alliés. Ces états peuvent honnêtement dire qu’ils n’avaient eu à l’avance aucune connaissance que des avions de l’IAF volaient vers l’Iran remplis à ras bord de missiles et de bombes.
Autre option disponible pour les Israéliens c’est d’accroître les chances de l’IAF de voler via le Nord sans être détectés. Ce choix c’est de frapper le « Duché de Nasrallah » - Hezbollah sous Hassan Nasrallah au Liban - pour créer une couverture et semer la confusion. Si l’IAF attaque l’Iran, on peut s’attendre à une volée de missiles non guidés du large inventaire du Hezbollah soutenu par l’Iran.
Le 18 Juin, le porte avion USS Henry S. Truman, et un groupe de navires d’accompagnement dont la frégate allemande Hessen en compagnie d’un navire israélien non identifié ont rapidement transité par le Canal de Suez. Non seulement les Egyptiens ont fermé le Canal à tout trafic, tous les bateaux de pêche sont restés à quai tandis que l’armée égyptienne était alignée le long des berges du canal. Tous les éléments de cette traversée sont extraordinaires.
C’est évident que le Département d’Etat et le Pentagone ont collaboré étroitement avec un pays arabe(l’Egypte pour ne pas le citer ndlt) pour créer une voie rapide de transit non seulement pour les navires de l’US Navy et un navire allié de l’OTAN mais également pour un navire israélien.
Un élément de plus : l’IAF a lancé Ofek-9 leur satellite de reconnaissance amélioré le 22 Juin. Est-ce là une coïncidence ou une programmation ordinaire ?
Article complet publié par Asia Times http://www.atimes.com/atimes/Middle...
et en français (avec complément d’information par la rédaction) par Planète non violence
http://www.planetenonviolence.org/A...
Mireille Delamarre introduction traduction complément info
publié le samedi 3 juillet 2010
Paul Khalifeh
Cette carte de PGS montre les gisements prometteurs de Tamar et Dalit.
Petroleum Geo-Services
L’occupation des terres et l’exploitation des eaux ont toujours été une source de conflit entre le Liban et Israël. Ces dernières semaines, un nouveau sujet, bien plus explosif, est apparu : celui des hydrocarbures [1]. Après l’annonce par Nobel Energy, une compagnie basée aux Etats-Unis, de la découverte d’un potentiel de 453 milliards de m3 de gaz au « large d’Israël », le Liban s’est mobilisé pour « revendiquer ses droits. » Les enjeux sont d’autant plus importants que l’Est de la Méditerranée pourrait renfermer d’énormes quantités de pétrole et de gaz dans des eaux non délimitées, où trois pays, le Liban, Israël et Chypre, peuvent faire valoir leurs droits.
Dès 2001, le gouvernement libanais avait ordonné un balayage sismique des fonds marins libanais. Deux compagnies étrangères, Spectrum et Petroleum GeoServices (PGS), avaient alors procédé à des prélèvements, respectivement en 2002 et 2006, et les études sismiques géologiques avaient révélé la présence possible de gaz et de pétrole.
« Les résultats en 2D combinés avec ceux en 3D précédemment acquis par PGS, ont identifié de nombreux indicateurs associés à la présence d’hydrocarbures. Ceux-ci confirment l’extension d’un système pétrolier actif au large des côtes du Liban », peut-on lire sur le site de PGS. Un rapport de l’USGS (US Geological Survey) estime le potentiel au large des eaux libanaises à près de 608 millions de barils de pétrole, 44 560 milliards de pieds cubiques de gaz et 1 107 millions de barils de gaz naturel liquide. De quoi réveiller toutes les convoitises.
Côté israélien, Tamar -qui se trouve à 90 km au large du port de Haïfa- possède une capacité de 238 milliards de m3 de gaz. Il s’agit du plus important champ gazier découvert au niveau mondial ces trois dernières années. Productive dès 2012, cette nappe répond aux besoins de l’Etat hébreu pour les 35 prochaines années.
Pour le projet appelé Léviathan, l’estimation est de 16 000 milliards de m3. D’autres sites alentours auraient une capacité totale de 850 milliards de m3. Pour comprendre l’importance des enjeux, il suffit d’écouter les propos du ministre israélien des Infrastructures nationales, Uzi Landau, qui a récemment déclaré lors d’un voyage en Chine qu’« Israël est devenu une superpuissance gazière. Ces découvertes ont le pouvoir de faire d’Israël un acteur principal sur le marché du gaz international ».
[1] cette question de l’appropriation par Israël des ressources naturelles de la région n’est pas nouvelle. Voir Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (partie 1)
publié le vendredi 2 juillet 2010
Gilles Paris
Raja Shehadeh est un juriste palestinien de Ramallah. Fondateur d’une ONG de défense des droits de l’homme avant la signature des accords d’Oslo, il a progressivement pris ses distances avec le militantisme au fur à mesure que s’enlisait le processus de paix israélo-palestinien.
Toute sa vie, il est parti en “sarha”, marchant dans les collines palestiniennes “sans but, sans restriction de temps ni de lieu”, allant “où son esprit le guide pour nourrir son âme et se ressourcer”. Ce sont les récits de ces promenades qui sont publiées aujourd’hui par les éditions Galaade sous un titre qui sonne comme une oraison funèbre : Naguère en Palestine.
Des dizaines de rapports, plus ou moins bien faits, plus ou moins équilibrés, ont décrit la réduction continue de l’espace accordé aux Palestiniens en Cisjordanie, aucun ne l’a montré avec l’acuité et la force d’un marcheur de plus en plus contraint qui voit au fil des années se modifier un paysage longtemps immobile, où Gaza relève d’un autre monde .
Nous avions déjà évoqué ici il y a tout juste un an, dans un ouvrage étonnant , l’une de ses promenades et une conversation fortuite avec un jeune colon au bord d’une rivière dans des effluves de hachisch. Le livre de Raja Shehadeh s’achève par un autre épisode, celui des “bergers masqués”, la rencontre dans une vallée longtemps arpentée par l’auteur avec de jeunes Palestiniens chargés, selon leurs dires, de surveiller le secteur, une terre devenue disputée. Une rencontre éprouvante car les deux jeunes se montrent particulièrement menaçants, doutant de l’identité du promeneur.
“Debout sur les ruines de l’un de mes endroits préférés, près de là où je suis né et où j’ai toujours vécu, écrit Raja Shehade, je sentis que les collines ne m’appartenaient plus. Je ne suis plus libre de venir m’y promener. Elles sont devenues dangereuses et je ne m’y sens plus en sécurité. Cette expérience marqua la fin d’une longue époque”.
A plus d’un titre, Naguère en Palestine constitue un précis unique en son genre du conflit israélo-palestinien.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
publié le vendredi 2 juillet 2010
Georges Malbrunot
Cette violente diatribe contre les deux ennemis désignés de l’Arabie nous a été confirmée par deux sources, diplomatique et militaire, françaises à Paris. On ignore quelle a été la réaction du ministre de la Défense, qui était entouré d’une poignée de diplomates et de hauts-gradés lors de l’audience avec le roi, point d’orgue d’une visite de deux jours en Arabie, un mois avant celle du souverain à Paris.
La charge d’Abdallah est intervenue quelques jours après l’assaut israélien contre la flottille humanitaire au cours duquel neuf Turcs ont été tués par les forces de sécurité de l’Etat hébreu. La bavure [1] a suscité une vague de critiques dans le monde arabe et placé Israël sur la défensive au plan international. L’impunité dont jouit, selon lui, Israël exaspère le roi Abdallah, déçu que l’Etat hébreu n’ait jamais accepté son plan de paix global, présenté au nom des 22 pays arabes lors d’un sommet à Beyrouth en 2002.
Toute aussi profonde, sa colère contre l’Iran est alimentée par les craintes que suscitent en Arabie les ambitions nucléaires de Téhéran. Il faut y ajouter l’antagonisme traditionnel entre les deux pôles principaux de l’islam : Riyadh pour le monde sunnite et Téhéran pour les chiites. Le pouvoir saoudien ne supporte pas l’entrisme iranien dans les affaires intérieures libanaise, irakienne, yéménite et même au sein du royaume wahabite, où l’Iran est soupçonné de « travailler » certaines franges radicales de la minorité chiite.
Ironie du calendrier : il y a quinze jours, le Times rapportait que l’Arabie saoudite avait donné son feu vert au survol de son territoire par des avions israéliens pour aller bombarder des sites nucléaires iraniens. Riyadh a catégoriquement démenti ces allégations.
Le roi Abdallah est attendu le 12 juillet à Paris pour l’inauguration de l’exposition au Louvre consacrée aux « Routes d’Arabie, archéologie et histoire du royaume d’Arabie saoudite ». Le monarque saoudien aura à cette occasion des entretiens politiques avec Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, le secrétaire-général de l’Elysée, s’est rendu en mai en Arabie pour « pousser » certains dossiers commerciaux, notamment celui lié à la construction d’un TGV entre les villes saintes de La Mecque et Médine pour laquelle Alsthom est en lice.
[1] bavure...mot pour le moins erroné. Voir RFI :
Flottille pour Gaza : les corps des victimes turques ont été criblés de balles
publié sur le blog du Figaro "l’orient indiscrret"
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/
ajout de note : C. Léostic, Afps
publié le jeudi 1er juillet 2010
Denis Sieffert
IL est bien tôt pour affirmer que les Gazaouis ressentent dans leur vie quotidienne les effets du desserrement annoncé du blocus par Israël [1]. À supposer que cela soit le cas dans un proche avenir. On se souvient qu’à la suite de la désastreuse opération de ses commandos contre une flottille humanitaire, le 31 mai dernier, et de la vague de protestations qui s’ensuivit, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, avait annoncé la levée de l’embargo sur les biens à usage civil. Espérons que cette déclaration ne va pas se transformer en une de ces opérations de communication dont Israël a le secret. On peut le craindre cependant lorsque le ministre d’extrême droite des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, invite ses collègues européens à se rendre à Gaza pour y constater la situation.
Même Bernard Kouchner est méfiant. Il disait attendre de connaître les conditions dans lesquelles cette visite aurait lieu. « Pour le moment, a déclaré lundi le ministre français, on ne nous a donné ni la date, ni ceux qui seraient invités, ni comment nous nous y rendrions, ni comment ça se passerait. » On voit bien le piège dans lequel les Européens se sont eux-mêmes enfermés. À ne pas vouloir de contacts officiels avec le Hamas, ils sont dépendants d’un voyage « organisé » par les autorités israéliennes.
La pression diplomatique continue cependant à s’exercer. Le G8, réuni le 26 juin à Huntsville (Canada), a demandé « instamment à toutes les parties de travailler ensemble pour mettre en œuvre la résolution 1860 du Conseil de sécurité des Nations unies et pour assurer l’aide humanitaire et la circulation des biens commerciaux et des personnes, en provenance et à destination de Gaza » [2]. Au-delà de l’hypocrite formule qui consiste à demander « à toutes les parties » ce qui dépend uniquement du bon vouloir d’Israël, ce communiqué des grandes puissances marque un incontestable tournant. L’ambassadeur d’Israël à Washington, cité par Haaretz, a même parlé de « véritable faille tectonique » dans les relations entre l’État hébreu et les États-Unis. Pour Michael Oren, « les deux continents s’éloignent l’un de l’autre ». Sale ambiance, avant la visite de Benyamin Netanyahou, le 6 juillet, à la Maison Blanche ! De son côté, la Turquie, alliée traditionnelle des États-Unis et d’Israël, confirme une véritable volte-face diplomatique. Nouvelle manifestation de ce net infléchissement : Ankara a fait savoir lundi qu’il avait décidé d’interdire son espace aérien à des avions militaires israéliens. Début juin, la Turquie avait déjà annulé des manœuvres aériennes conjointes avec Israël. Si l’on peut s’attendre de la part d’Israël à un changement de ton dans son mode de communication, on ne peut guère espérer, hélas, un tournant sur le fond. Pour preuve, la résolution adoptée à l’unanimité, le 24 juin, par les instances dirigeantes du parti du Premier ministre, le Likoud, qui approuve « la poursuite de construction et du développement en Judée-Samarie [la Cisjordanie, selon la terminologie biblique utilisée par Israël] ». Sous la pression américaine, le gouvernement avait décidé en novembre « le gel de la colonisation pour dix mois ». Comme on le voit, Israël peut faire des concessions de pure forme, mais ne renonce pas à sa politique coloniale à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Gaza, déclarée « entité hostile », et le Hamas jouant dans la stratégie israélienne le rôle d’épouvantail qui interdit toute reprise de négociation sur le statut final. D’un côté, toute négociation est bloquée ; de l’autre, on continue de coloniser. Le discrédit dont souffre Israël dans la communauté internationale n’entrave pas pour l’instant sa politique.
[1] voir Radio Canada : La liste des produits interdits en discussion
[2] voir aussi AFP, relayé par Le Figaro :
Le G8 stigmatise le blocus de Gaza
Le blocus de Gaza "ne peut pas continuer et doit être changé", ont affirmé les dirigeants des huit pays les plus industrialisés (G8) dans une déclaration commune publiée à l’issue de leur sommet annuel à Huntsville (Canada). http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...
publié le jeudi 1er juillet 2010
Afp
Le ministre israélien du Commerce, Benjamin Ben Eliezer, a rencontré secrètement le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, pour tenter d’améliorer les relations entre les deux pays, actuellement au plus bas, ont révélé mercredi soir des médias israéliens.
La chaîne de télévision turque NTV a elle aussi fait état de la rencontre.
Ces informations ont été confirmées pour l’essentiel par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a déclaré avoir autorisé une telle rencontre. Elles ont en revanche suscité la colère du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, qui a violemment protesté contre le fait que la rencontre avait eu lieu à son insu.
Interrogés par l’AFP, des collaborateurs de M. Davutoglu et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont refusé de confirmer ou de démentir la tenue d’une rencontre entre MM. Ben Eliezer et Davutoglu.
Selon la télévision israélienne Channel 2, M. Ben Eliezer, qui a de bons rapports personnels avec M. Davutoglu, l’a rencontré il y a quelques jours quelque part en Europe. Channel 2 n’a pas fourni de détails sur la réunion.
Le site internet du quotidien israélien Haaretz a déclaré qu’elle s’était déroulée en Suisse.
Selon la télévision turque NTV, MM. Davutoglu et Ben Eliezer se sont rencontrés pendant plus de deux heures mercredi dans une suite d’un hôtel de Bruxelles, où le chef de la diplomatie turque se trouvait pour discuter des négociations en vue de l’adhésion de son pays à l’Union européenne.
Il s’agit de la première rencontre israélo-turque au niveau ministériel depuis l’arraisonnement le 31 mai par la marine israélienne d’une flottille internationale qui tentait de forcer le blocus de la bande de Gaza. Au cours d’affrontements survenus sur le navire amiral de la flottille, le bateau turc Mavi Marmara, neuf militants turcs avaient été tués [1].
L’affaire de la flottille a encore détérioré les relations déjà très mauvaises entre les deux anciens alliés. Ankara a rappelé son ambassadeur et annulé trois manoeuvres militaires conjointes.
Le bureau de M. Lieberman a déclaré dans la soirée que la rencontre israélo-turque avait eu lieu sans que le ministère israélien des Affaires étrangères en ait été informé et sans son approbation.
« Le ministre des Affaires étrangères considère comme grave le fait que cela s’est produit sans que le ministère en soit informé », indique le communiqué, qui ne mentionne pas les noms de M. Ben Eliezer et de M. Davutoglu.
« C’est une insulte aux normes de comportement communément acceptées et un coup sévère à la confiance entre le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre », déclare le communiqué.
Le bureau de M. Netanyahu a indiqué pour sa part que le Premier ministre avait approuvé une demande de M. Ben Eliezer d’avoir une rencontre non officielle avec « une personnalité turque ». Dans un communiqué, il a attribué à « des raisons techniques » l’absence de coordination avec le ministère des Affaires étrangères.
Selon la télévision turque NTV, MM. Davutoglu et Ben Eliezer sont convenus de garder leur rencontre secrète, de ne communiquer le contenu de leur entretien qu’à leurs Premiers ministres respectifs et de se revoir secrètement à une date indéterminée.
La rencontre a été cachée au négociateur en chef turc Egemen Bagis et au ministre de l’Agriculture Mehdi Eker, qui se trouvaient à Bruxelles avec M. Davutoglu, indique NTV, qui ne cite pas de source.
Selon la chaîne turque, les deux ministres ont discuté des moyens de réparer les relations bilatérales, et M. Davutoglu a réitéré la position d’Ankara selon laquelle Israël doit présenter des excuses pour l’arraisonnement du Mavi Marmara [2].
[1] voir RFI :
Flottille pour Gaza : les corps des victimes turques ont été criblés de balles
L’attaque de la flottille internationale pour Gaza par l’armée israélienne le 31 mai 2010 a fait neuf victimes turques. Ce mardi 29 juin, des rapports d’autopsies effectuées en Turquie montrent que sept des neuf victimes ont été criblées de balles et cinq d’entre elles ont été touchées à la tête. Ces documents ont été remis aux familles des victimes qui ont saisi la justice. Ils accablent l’armée israélienne. Les soldats ont tiré pour éliminer les militants et non pour les maîtriser...
http://www.rfi.fr/europe/20100629-f...
[2] voir aussi
Turquie-Israël ; Le climat se dégrade
Les répercussions de l’assaut de l’armée israélienne contre la flottille d’aide humanitaire destinée à Gaza sur les relations israélo-turques se multiplient.
La Turquie a interdit à deux avions de l’armée israélienne le survol de son espace aérien à deux reprises.
« Cela [l’interdiction de survol] ne signifie pas que nous allons les refuser à l’avenir, mais nous allons les prendre au cas par cas », a indiqué une source diplomatique turque, parlant sous le couvert de l’anonymat, confirmant que les vols civils ne sont pas concernés.
Lundi, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait annoncé une interdiction de survol portant sur un avion, et la presse turque avait fait état dans la soirée d’une deuxième interdiction.
Ankara est pourtant liée à Israël par des accords de coopération militaire depuis 1996.
La Turquie, membre de l’OTAN, a déjà exclu Israël, début juin, de manoeuvres aériennes conjointes, et a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv.
Le gouvernement turc réclame d’Israël des excuses, des dommages pour les familles des neuf victimes de l’assaut, une enquête internationale sur le raid, la libération des trois navires turcs saisis pendant l’opération et la fin du blocus de Gaza.
Froid entre Washington et Ankara
M. Erdogan a évoqué cette question avec le président américain Barack Obama en marge du G20, le week-end dernier, à Toronto.
Israël, qui refuse une enquête internationale sur l’assaut meurtrier dans les eaux internationales, a lancé lundi les travaux de sa propre commission d’enquête, récusée par la Turquie.
« Obama est très déçu du vote » de la Turquie, qui a dit non à de nouvelles sanctions contre l’Iran, au Conseil de sécurité des Nations unies. Washington n’a pas compris comment un allié de l’OTAN a pu voter contre les Occidentaux, a expliqué l’analyste et journaliste Mehmet Ali Birand.
Le rapprochement de la Turquie avec l’Iran et la Syrie inquiète les Occidentaux. Ils redoutent de perdre un précieux allié musulman, situé stratégiquement entre l’Europe, le Proche-Orient et l’Asie centrale.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
relayé par le Matin
publié le jeudi 1er juillet 2010
Dr Hicham Mourad
Dans un nouveau défi aux tentatives de relancer des négociations de paix, au point mort depuis de longs mois, la municipalité israélienne de Jérusalem vient d’approuver un projet controversé dans le secteur oriental de la ville, qui prévoit la destruction de 22 habitations palestiniennes et la construction de 1 000 autres logements dédiés aux colons israéliens. Le projet dit du « Jardin du roi » en hébreu (une référence aux jardins du roi Salomon) doit être construit sur un terrain de 22 hectares dans le quartier arabe de Silwan, où des familles de colons juifs se sont installées au milieu de 12 000 Palestiniens.
Pour justifier sa décision, la municipalité avance que les habitations palestiniennes concernées ont été construites sans autorisation israélienne. Or, il est pratiquement impossible pour les habitants palestiniens de Jérusalem-Est d’obtenir des autorités israéliennes de permis de construction ou d’agrandissement de leurs habitations.
En mars dernier, sous la pression de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait obtenu que le maire de la ville, Nir Barakat, gèle le projet de construction du « Jardin du roi », pour éviter des troubles dans la Ville sainte et de nouvelles frictions avec Washington au sujet de la construction à Jérusalem-Est, occupé et annexé depuis 1967. En mars, l’annonce de la construction de 1 600 logements dans un quartier juif de Jérusalem-Est avait provoqué une grave crise diplomatique avec Washington, au moment où le vice-président Joe Biden effectuait une visite en Israël. Malgré cet engagement israélien, la commission de planification urbaine de la municipalité avait donné la semaine dernière son feu vert au réaménagement de Silwan.
Réagissant aux critiques de Washington sur le projet, Benyamin Netanyahu s’est empressé de publier un communiqué expliquant qu’il n’avait pas le pouvoir d’intervenir dans la gestion de la municipalité ! Or, la construction du projet a été confiée à l’Autorité de Développement de Jérusalem (ADJ), qui relève de l’Etat et de la municipalité. De son côté, le porte-parole israélien de Jérusalem a insisté sur le fait que le projet avait pour objectif « d’améliorer la qualité de vie » (sic) à Silwan.
Ces élucubrations israéliennes ne tiennent évidemment pas debout et sont trahies par des documents officiels. Dans un document présenté au gouvernement en septembre 2008, l’ADJ annonçait que l’objectif était de créer une « série de parcs entourant la Vieille ville » dans le but de « renforcer Jérusalem comme capitale d’Israël ». Pour l’ONG israélienne anticolonisation Ir Amim (la ville des peuples), le projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de judaïsation de Jérusalem-Est, considéré par la communauté internationale comme un territoire occupé, avec la création de neuf parcs bibliques autour de la Vieille ville, de nature à la vider de ses habitants palestiniens et à la couper du reste de la Cisjordanie. Ce programme démontre la volonté de l’Etat hébreu de renforcer sa mainmise sur Jérusalem-Est au risque d’anéantir toute chance de paix, les Palestiniens aspirant à en faire la capitale de leur futur Etat.
publié par al Ahram hebdo en français
publié le mercredi 30 juin 2010
Abir Taleb
Depuis la reprise des négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens, rien n’a filtré du contenu de ces pourparlers et l’on ignore si des progrès ont été réalisés. Peut-être faudra-t-il attendre la prochaine rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbass et l’envoyé spécial américain George Mitchell le 1er juillet à Ramallah, pour savoir si des progrès tangibles seront annoncés. C’est un haut responsable palestinien ayant requis l’anonymat qui a annoncé que cette rencontre aura lieu, alors que Washington a fait savoir que son envoyé spécial sera de retour dans la région la semaine prochaine. Auparavant, le président Abbass avait affirmé qu’il était prêt à engager des négociations directes avec Israël en cas de progrès dans les discussions indirectes menées par l’intermédiaire de George Mitchell. « Notre condition de base (pour la reprise des négociations directes) est l’arrêt total de la colonisation israélienne, c’est pourquoi nous menons des négociations indirectes », a dit le président de l’Autorité palestinienne aux journalistes à Ramallah. « Mais nous avons dit que s’il y avait des progrès durant la période de quatre mois, fixée par la Ligue arabe pour ces négociations (indirectes), au cours desquelles nous discuterons des frontières et de la sécurité, alors rien ne nous empêchera d’entamer des négociations directes », a-t-il ajouté. M. Abbass a fait ces déclarations à l’approche d’une autre rencontre cruciale : celle qui doit avoir lieu le 6 juillet à Washington entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu [1].
Or, le climat sur place n’augure de rien de positif. A l’approche de ces rencontres, le parti de Benyamin Netanyahu, le Likoud (droite), a approuvé la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu’au 26 septembre prochain. Cette résolution réaffirme la politique du Likoud en matière de colonies, sans mentionner explicitement l’échéance de septembre. « Le comité central du Likoud est favorable à la poursuite de la construction partout en Eretz Israël (le Grand Israël), notamment dans le Néguev et en Galilée, dans le Grand Jérusalem et en Judée-Samarie », dit le communiqué. « Le comité central appelle les représentants de toutes ses institutions et tous ses élus à agir conformément à l’esprit de cette motion et à faire progresser le développement de la colonisation en Judée-Samarie (Cisjordanie) », a encore indiqué ce texte. M. Netanyahu n’était pas présent lors du vote à mains levées, non plus que la plupart de ses ministres afin, selon les médias israéliens, de ne pas se mettre à dos l’administration américaine avant sa rencontre avec M. Obama. M. Netanyahu avait décrété en novembre un gel de la colonisation de 10 mois, sous la pression des Etats-Unis en vue de faciliter une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbass bloquées depuis l’opération israélienne dans la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009. Le premier ministre avait toutefois tenu à souligner que ce gel, qui ne concernait pas Jérusalem-Est annexée, était « provisoire » et que les activités de colonisation reprendraient dès son expiration.
Par ailleurs, sur le terrain, la tension est extrême. Des heurts ont opposé dimanche soir la police israélienne à environ 200 manifestants palestiniens dans un quartier à majorité arabe de Jérusalem-Est où est prévu un projet archéologique controversé, a déclaré un porte-parole de la police. Les affrontements se sont produits à Silwan, où la mairie de Jérusalem a donné son feu vert à un projet archéologique controversé prévoyant la destruction de 22 habitations palestiniennes.
Une commission pour la forme
Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles dans un tel climat. Un climat également extrêmement tendu depuis l’attaque israélienne contre la flottille de la paix le 31 mai dernier et les multiples appels à la levée du blocus contre Gaza qui s’ensuivirent. Certes, la commission publique mise en place par Israël pour examiner les aspects juridiques de l’interception sanglante de cette flottille humanitaire s’est réunie lundi pour la première fois au complet à Jérusalem dans une séance qui sera consacrée au calendrier et aux affaires de procédure. Or, là aussi, on ne s’attend pas à grand-chose de cette commission composée de cinq membres, dont deux observateurs étrangers qui n’ont pas le droit de vote. Le mandat de cette commission, dont Israël a accepté la création sous pression des Etats-Unis, est en effet limité. En effet, son président peut décider d’exclure les observateurs étrangers de la communication de certains documents ou informations s’il « estime que leur divulgation nuirait très probablement à la sécurité nationale ou aux relations diplomatiques » d’Israël.
La commission devra déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza et du raid contre la flottille d’aide pro-palestinienne dans les eaux internationales, ainsi que les actes des participants et des organisateurs de l’expédition maritime. Elle va interroger le premier ministre, Benyamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, ainsi que les cinq autres membres du « Forum des sept ministres », regroupant les principaux membres du gouvernement, qui a donné son feu vert à l’abordage. Des procédures de façades qui n’aboutiront probablement à aucune mesure juste.
[1] Voir Gilles paris dans le Monde :
Tectonique
Dans une semaine, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou sera sur le point d’être reçu à la Maison Blanche par le président Barack Obama. Dans quel contexte ?
Pas le meilleur si on en croit l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Michael Oren. Cet historien de formation, capable donc de mettre le tumulte de l’actualité en perspective, a écarté selon la presse israélienne, au cours d’une réunion confidentielle, toute idée de crise, mais uniquement parce que dans une crise, il y aurait des bas mais aussi des hauts. M. Oren, qui a démenti les propos qui lui ont été prêtés , aurait préféré une notion de géo-physique plus dramatique, la tectonique des plaques, les deux pays s’éloignant l’un de l’autre inexorablement… Il aurait également décrit le président américain comme un calculateur froid sur lequel il serait particulièrement difficile d’avoir prise [voir aussi l’Orient le Jour .
En dépit de cette estimation et du statu quo dans lequel végètent les “discussions de proximité” israélo-palestiniennes, la rencontre de mardi, on en prend les paris, pourrait se passer du mieux possible et même donner lieu à de belles photographies. Les élections de mi-mandat se précisent (J Street, lobby pro-paix pro-israélien se mobilise pour les candidats qui se reconnaissent dans ses prises de position ) , le temps n’est pas à l’affrontement entre M. Nétanyahou et M. Obama.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix" sous le titre "Tectonique"
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/
Voir aussi Les médias israéliens évoquent une « faille tectonique » dans les relations avec Washington ou http://www.france-palestine.org/art...
publié par al Ahram hebdo en français
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...
ajout de notes C. Léostic, Afps
publié le mercredi 30 juin 2010
RFI
En Israël, le quotidien Haaretz affirme que la municipalité de Jérusalem s’apprête à publier son plan de développement pour les années à venir. Il viserait à favoriser l’implantation juive dans la partie orientale et occupée de la ville. Un nouveau sujet de tension alors que Benyamin Netanyahu doit être reçu à la Maison Blanche début juillet.
Ce projet risque une nouvelle fois de compliquer la prochaine rencontre du Premier ministre israélien avec le président américain. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a critiqué à plusieurs reprises des projets immobiliers susceptibles de rompre le statu quo indispensable avant un accord définitif avec les Palestiniens.
Le gouvernement israélien se retranche derrière l’autonomie de décision en la matière de la municipalité de Jérusalem. Mais Benyamin Netanyahu n’a eu de cesse de répéter que Jérusalem resterait la capitale indivisible d’Israël et qu’il entendait garantir le droit des juifs à s’installer partout dans la ville sainte.
Le Premier ministre sait que sur la question de Jérusalem il peut s’appuyer sur un large consensus qui dépasse largement sa coalition gouvernementale marquée à droite. Une fois de plus le gouvernement israélien prend le risque de provoquer l’agacement du président américain. Mais il sait aussi que les Etats-Unis ne devraient pas aller plus loin qu’une éventuelle protestation formelle sur la poursuite de la colonisation. Une colonisation que les Palestiniens présentent comme l’obstacle majeur à tout accord avec l’Etat hébreu [1].
[1] La colonisation, outre son aspect physique et géographique, économique et humain, est effectivement un obstacle politique majeur dans la mesure où la colonisation de Jérusalem vise à rendre impossible que les Palestiniens en fassent la capitale de l’Etat qui leur est toujours interdit, en violation des résolutions des Nations unies. Ceci ne doit pas faire oublier l’indispensable libération des milliers de prisonniers, le retour des réfugiés, la levée du blocus de Gaza....
http://www.rfi.fr/moyen-orient/2010...
note : C. Léostic, Afps
publié le mercredi 30 juin 2010
Pascal Boniface
« Apriori, on pourrait se dire que l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza ne change rien. Quatre ans après la guerre au Liban, moins de deux ans après l’offensive sur Gaza, Israël s’est permis une nouvelle action tout à fait inadmissible, contraire au droit international, face à laquelle tempêtent toutes les opinions publiques, aussi bien en Europe que dans le monde arabe. Comme lors des précédents épisodes, les gouvernements occidentaux condamnent, mais leur condamnation n’est jamais suivie d’effet. On a l’impression que l’histoire est un éternel recommencement. Et, de fait, ce qui s’est passé au large de Gaza est un peu la conséquence du sentiment d’impunité qu’éprouve l’État hébreu. Israël est habitué aux condamnations sans effet.
Néanmoins, cette fois, quelque chose a changé. On a bien vu que les défenseurs inconditionnels de la politique israélienne étaient gênés dans leur argumentation. Bernard Henri-Lévy a écrit une tribune sur ce qu’il appelle “la désinformation” (Libération du 7 juin). En substance, il explique que les membres de l’équipage arraisonné étaient liés à al-Qaida, qu’il s’agissait d’une flottille pseudo-humanitaire obéissant à un agenda politique. Mais l’humanitaire a toujours été politique ! Comment Bernard-Henri Lévy, lui-même partisan de l’ingérence humanitaire, peut-il brusquement dénigrer une action de citoyens en faveur de la population de Gaza, au prétexte que cette aide a, également, une signification politique ? C’est toujours le même “deux poids deux mesures” qui revient dans la bouche des défenseurs de la politique israélienne.
Mais, cette fois, avec plus de difficulté qu’à l’accoutumée. L’assimilation des Palestiniens à des “activistes” liés peu ou prou au Hamas bute sur le fait qu’en l’occurrence, les victimes sont des militants d’ONG. Les ONG inspirent d’emblée la sympathie des opinions publiques. Or, Israël – et c’est la première fois – s’est attaqué non plus à l’un de ses adversaires directs, libanais ou palestiniens, mais à des citoyens mobilisés autour d’une cause humanitaire. C’est un vrai tournant : Israël a perdu la bataille de l’opinion. Aujourd’hui, cet État ne peut espérer redorer son image sans un changement radical d’attitude passant, sans doute, par un changement de gouvernement.
L’autre aspect important, qui n’est pas nouveau mais qui devient plus visible, c’est la multipolarisation du monde. Ce phénomène se perçoit à plusieurs niveaux. D’abord, on oublie souvent que le blocus de Gaza n’est pas que le fait d’Israël. L’Égypte y participe. Aussi, quand la Ligue arabe a demandé la fin du blocus, cela s’adressait autant à l’Égypte qu’à Israël. Peu de temps auparavant, le Brésil et la Turquie, deux pays qui ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité et n’appartiennent pas non plus au G8, signaient un accord avec l’Iran pour trouver une solution au problème du nucléaire.
La question palestinienne se formule donc dans un contexte nouveau, où les pays occidentaux n’ont plus le monopole de la puissance. Il ne s’agit pas d’une question arabe ou musulmane. Bien sûr, la Turquie, d’où est partie la flottille pour Gaza, est un pays musulman. Mais elle développe une diplomatie autonome, qui l’a conduite, hier, à un accord stratégique avec Israël et, aujourd’hui, à rompre ce même accord. Dans les pays émergents du Sud, la question palestinienne prend de plus en plus d’importance, car elle fait écho à un héritage de luttes anticolonialistes. Du sud au nord, c’est autour du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que se cristallise la mobilisation contre l’occupation de la Palestine.
Hier, la jeunesse se mobilisait contre la guerre du Vietnam ; aujourd’hui, elle se bat pour le peuple palestinien. Il y a donc de solides bases pour renverser le rapport de forces. Nos gouvernements, en Europe, sont encore partagés entre la conscience qu’ils ont de la désaffection du public européen et une culture de soutien à Israël, qui renvoie aussi à un sentiment de culpabilité par rapport à la Seconde Guerre mondiale. Mais en tout cas, ils prennent conscience du changement de l’opinion.
Au niveau européen, la bataille au Parlement peut prendre un nouvel essor. Les parlementaires européens qui se rendent dans les territoires palestiniens mesurent combien est fausse et scandaleuse la vision d’un État d’Israël “seule démocratie du Proche-Orient face aux barbares”. Cette affaire de la flottille de Gaza n’est pas seulement une erreur militaire, c’est une erreur stratégique qui va avoir une incidence forte sur la suite du conflit. Je pense que le blocus de Gaza a du plomb dans l’aile. Il ne pourra pas tenir encore très longtemps. »
Pascal Boniface, Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), est l’auteur de Vers la 4e Guerre mondiale ? (2005) et Comprendre le monde. Éditions Armand Colin (2010).
Il s’exprimait lors d’un débat public au siège de l’Humanité, le 21 juin, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, député européen et vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE), avec aussi Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne. [1]
Propos recueillis par Laurent Etre
publié par l’Humanité
publié le mardi 29 juin 2010
Leïla Shahid
« La politique criminelle d’Israël a été démasquée. Comme toujours, Israël a essayé de traiter ce qui s’est passé comme un simple incident qui ne l’empêcherait pas d’être “la seule démocratie” du Proche-Orient. Mais ce n’est pas vrai. Même Daniel Bensimon (1) a dit : “Regardons enfin la réalité en face : on tire d’abord et on parle après. On tue, comme s’il n’y avait pas d’autres moyens d’agir.” D’habitude, les gens sur qui « on » tire sont des Palestiniens, mais cette fois, il y avait des internationaux, et on leur a tiré dessus dans les eaux internationales.
Comme le bateau était turc, Israël a aussi essayé de faire passer cela pour un “clash entre judéo-chrétiens et musulmans”. C’est complètement faux. Il y avait 52 nations représentées sur ce bateau. Les Turcs sont les derniers arrivés. C’est une avocate britannique qui a lancé les campagnes « Free Gaza » pour forcer le blocus, il y a deux ans. Elle a expliqué : « C’est nous qui, cette année, avons sollicité l’IHH (2), car nous avions besoin d’un port proche de Gaza. » On a franchi un Rubicon parce que l’intervention de la société civile a mis les gouvernements européens au pied du mur. Depuis, ils ont demandé la levée du blocus de Gaza. »
Et maintenant ?
« Maintenant, il faut changer le rapport de forces. Il faut aller à la Cour pénale internationale. Il faut appliquer la compétence universelle : ainsi, Ehoud Barak n’a pas osé se rendre au Salon du Bourget, de peur d’être convoqué devant un juge après la plainte de militants français qui étaient sur la flottille. Il faut continuer, et faire en sorte que tous ces acquis soient cumulatifs. Après « Plomb durci » et ses 1 400 tués palestiniens, presque tous civils comme l’a confirmé le rapport Goldstone, qui s’ajoutent aux morts de l’été 2006 au Liban où c’était aussi une guerre contre des civils, on arrive à la conclusion qu’il ne s’agit pas d’un incident, mais bien d’une dérive fascisante : ce sont les militaires qui décident.
C’est Ehoud Barak qui a décidé l’attaque. Non seulement il est ministre de la Défense, mais il est en même temps président du Parti travailliste ! Il ne faut pas se laisser prendre aux subterfuges d’Israël, comme l’annonce d’un « allégement » du blocus. La presse se focalise sur la liste des produits autorisés, mais le problème n’est pas là. Le problème, c’est l’économie de Gaza qui doit redémarrer. Pour cela, il faut que Gaza soit ouverte sur la Cisjordanie. L’important, c’est la frontière terrestre. Selon les accords de 2006, qui prévoyaient une police européenne pour contrôler les frontières, il y avait six points de passage équipés de scanners pour examiner tout ce qui entre et sort. Il faut les ouvrir avec l’aide de l’UE. Si on casse le siège de Gaza, on peut casser celui de Jérusalem-Est, celui d’Hébron dont je salue la délégation. Car c’est toute la Palestine qui est assiégée. »
La communauté juive
« On doit travailler avec la communauté juive. Nous le faisons, nous, avec les Israéliens qui se battent contre le mur. Il faut le faire aussi en France. Il faut faire tomber les murs invisibles. Mais il faut être sévère avec ces intellectuels qui, comme Finkielkraut, continuent le jeu dangereux de la croisade contre les musulmans lancée par Bush et dont on paie encore la facture. Elle a entraîné une introversion des communautés : les musulmans se sentent accusés et les juifs ont peur. Obama a mis fin à cette croisade avec son discours du Caire, mais certains intellectuels français la continuent. Il faut être d’autant plus attentif aux citoyens juifs qui sont avec nous dans le camp du droit que la France est le pays d’Europe où se trouvent la première communauté arabe et la plus grande communauté juive. C’est donc là que l’affrontement idéologique est le plus violent. »
Quel boycott ?
« Nous sommes absolument pour le boycott des produits des colonies. Et leur premier marché, c’est nous. Notre gouvernement a fait toute une liste des produits interdits. Il est hors de question de nourrir ces colons qui nous prennent nos terres, notre eau et notre main-d’œuvre, qu’ils paient à des prix dérisoires. Le boycott est la méthode la plus pacifique et la plus légitime contre un pays qui en occupe un autre. Mais c’est à vous de décider comment le cibler pour ne pas diviser, mais, au contraire, créer des alliances dans un combat commun. Pour moi, le dernier domaine à boycotter, c’est le culturel. Le cinéma israélien, par exemple, a réussi à faire passer des tas d’idées. Imaginez-vous qu’on boycotte les films de Simone Bitton ? C’est la porte ouverte à l’arbitraire. »
(1) Il a été chef du groupe travailliste à la Knesset et a démissionné de cette fonction.
(2) L’IHH est une fondation d’assistance humanitaire créée en 1992 à Istanbul pour venir en aide aux musulmans de Bosnie. Elle a déjà acheminé plusieurs convois d’aide à Gaza, par voie terrestre.
Propos recueillis par Françoise Germain-Robin
Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, s’exprimait lors d’un débat public au siège de l’Humanité, Le 21 juin, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, député européen et vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE), avec aussi Pascal Boniface, directeur de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques). [1]
Propos recueillis par Françoise Germain-Robin
publié par l’Humanité
Engagement et coopération militaires sans limites
publié le mardi 29 juin 2010
al Manar TV
A l’issue d’un nouveau round de discussions stratégiques entre Washington et Tel Aviv, les Américains ont assuré que "la protection de la supériorité militaire de l’armée israélienne est une des bases des relations stratégiques entre les deux pays".
La radio militaire israélienne a indiqué que les Etats-Unis ont promis à Ehud Barak de poursuivre leur livraison des meilleurs moyens de combat et des armes les plus sophistiquées disponibles à l’armée israélienne.
Par ailleurs, le chef d’état-major interarmées des Etats-Unis, l’amiral Michael Mullen, a entamé dimanche à Tel-Aviv des entretiens avec les hauts responsables militaires israéliens.
"L’amiral Mullen a rencontré aujourd’hui le ministre de la Défense Ehud Barak à Tel-Aviv", a indiqué sans autre précision un communiqué du ministère de la Défense.
Auparavant, un porte-parole de ce ministère a affirmé à l’AFP que l’amiral Mullen et Barak devaient notamment discuter "de la coopération des deux armées et des défis auxquels elles sont confrontées".
"L’amiral Mullen effectue une brève visite en Israël durant laquelle il doit s’entretenir avec le ministre de la Défense (Ehud) Barak, ainsi qu’avec le chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazi et divers responsables de la Défense", a pour sa part affirmé un porte-parole de l’ambassade américaine en "Israël".
Selon le quotidien Jerusalem Post, les entretiens devaient porter sur le programme nucléaire de l’Iran ainsi que sur la situation en Syrie et au Liban. [1] D’après ce journal, Mullen et Barak devaient en outre évoquer la détérioration des relations entre la Turquie et Israël, notamment depuis le sanglant assaut israélien du 31 mai contre un navire d’aide humanitaire turc qui tentait de briser le blocus de la bande de Gaza [2].
[1] Par ailleurs, indique l’Orient le Jour, les médias israéliens ont une autre perception et pensent que les relations politiques entre les Etats-Unis et Israël sont au plus bas :
Les médias israéliens évoquent une « faille tectonique » dans les relations avec Washington
Lors d’une réunion d’information au ministère des Affaires étrangères la semaine dernière, l’ambassadeur de l’État hébreu à Washington, Michael Oren, a estimé que les relations entre Israël et son plus proche allié étaient au plus mal. D’après un diplomate cité par le quotidien Haaretz, M. Oren a usé d’une terminologie plutôt sombre pour décrire les changements survenus sous l’administration Obama. « Les relations peuvent s’assimiler à une faille tectonique, où les continents s’éloignent l’un de l’autre », a déclaré l’ambassadeur, cité par le diplomate.
Un autre diplomate, cité par le journal Yediot Aharonot, a parlé de changement historique dans l’attitude de Washington envers Israël. « Il n’y a pas de crise des relations israélo-américaines car dans une crise, il y a des hauts et des bas. »
Les deux journaux ont attribué ce changement à des « intérêts et des calculs froids » de la part du président Barack Obama qui ne fait pas preuve des dispositions historiques et idéologiques favorables à Israël de ses prédécesseurs.
Les relations israéliennes avec l’administration Obama ont traversé une passe houleuse en mars sur la question de la colonisation à Jérusalem-Est annexée.
Le ministère des Affaires étrangères n’a pas commenté ces informations. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit rencontrer le président américain le 6 juillet à Washington. M. Netanyahu avait remis à plus tard sa venue aux États-Unis prévue initialement le 1er juin à la suite du raid sanglant israélien contre une flottille humanitaire internationale en route pour Gaza, qui a fait neuf morts.
http://www.lorientlejour.com/catego...
[2] voir Associated press le 28 juin :
L’espace aérien turc fermé aux avions militaires israéliens
Le Premier ministre turc Recep Erdogan a déclaré lundi que la Turquie avait fermé son espace aérien aux avions militaires de l’Etat hébreu, après le raid meurtrier de l’armée israélienne contre une flottille apportant de l’aide humanitaire aux Palestiniens de la Bande de Gaza. Neuf militants pro-palestiniens turcs avaient été tués, a rapporté l’agence de presse officielle Anatolia.
Depuis Toronto où il a participé au G-20, Recep Tayyip Erdogan a annoncé aux journalistes que la Turquie avait imposé cette interdiction après l’assaut du 31 mai contre la flottille, dont le navire de tête était turc. Il n’a pas donné de précision.
L’armée israélienne "s’est abstenue de répondre officiellement à l’événement pour ne pas exacerber les tensions" entre les deux pays, déjà extrêmement affectées par l’affaire de la flottille.
"Jusqu’à maintenant, nous avons fait tout ce qui était nécessaire dans le cadre du droit, national ou international, et nous continuerons ainsi", a ajouté Recep Erdogan, selon Anatolia. Mais les liens avec Israël pourront revenir à la normale si l’Etat hébreu se conforme aux demandes d’Ankara.
L’interdiction concerne les avions militaires et que les vols commerciaux n’étaient pas concernés, mais chaque demande est étudiée au cas par cas, a précisé un responsable du gouvernement turc.
Dimanche, le quotidien israélien Yediot Ahronot avait rapporté que la Turquie n’avait pas autorisé un avion transportant des officiers de l’armée israélienne pour Auschwitz, en Pologne, à traverser son espace aérien. L’avion avait été contraint de faire un détour.
relayé par Yahoo
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/...
notes : C. Léostic, Afps
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publié le lundi 28 juin 2010
Avec
Vangelis Pissias militant grec, co-organisateur des flottilles de la liberté pour Gaza
Thomas Sommer militant français, qui participait à la Flottille de la Liberté sauvagement attaquée par les commandos israéliens
qui évoqueront les actions pour mettre fin au blocus de Gaza, contre l’impunité d’Israël, et l’action du mouvement de solidarité pour les droits du peuple palestinien.
Et avec la présence exceptionnelle du
Docteur Rabah Mhanna
Membre du bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine FPLP qui donnera sur le point de vue de ce parti palestinien anti impérialiste, membre de l’OLP et ayant plusieurs députés au conseil législatif palestinien [1], sur la situation aujourd’hui à Gaza et toute la Palestine - l’unité nationale - la résistance à l’occupation et sur Palestine/Israël et le Moyen Orient.
MARDI 29 JUIN 2010 à 20 HEURES
Bourse du travail de St Denis
(métro ligne 13 porte de Paris)
Organisé par : Association France Palestine solidarité (AFPS) - Campagne civile pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) – confédération national du travail, secrétariat international (CNT) - Génération Palestine - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti des indigènes de la république (PIR) – réseau international juif anti sioniste (IJAN) - Union générale des étudiants palestiniens (GUPS) - union juive française pour la paix (UJFP) -
[1] Le Front populaire de libération de la Palestine (F.P.L.P) est une organisation palestinienne militante issue du Mouvement nationaliste arabe, qui combine nationalisme arabe et marxisme, fondée en 1967 sous la direction de Georges Habache. Son secrétaire général Ahmed Saadat, kidnappé par les forces d’occupation à Jéricho en 2006, est actuellement en prison israélienne
publié le lundi 28 juin 2010
L’Orient le Jour
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite évoquera demain avec le président américain Barack Obama à Washington les appréhensions du royaume à l’égard des sanctions contre l’Iran, le blocage du processus de paix au Proche-Orient et la guerre en Afghanistan, selon des analystes.
Cette rencontre pourrait également favoriser des contrats d’armements pour le renforcement des capacités défensives de Riyad face à la menace iranienne, y compris la demande saoudienne, toujours en souffrance, d’acquérir 72 avions de combat F-15 Eagle, selon des sources de l’industrie d’armement.
Au cours de sa troisième rencontre avec le roi Abdallah, 86 ans, le président Obama devrait demander à son interlocuteur d’être patient au sujet d’une relance des négociations de paix au Proche-Orient et d’aider à la lutte contre les talibans en Afghanistan et au Pakistan, toujours selon les analystes. Il n’y a pas de grandes divergences stratégiques entre les deux alliés, souligne Thomas Lippman de l’US Council on Foreign Relations qui estime qu’« il n’y a plus de brèche à colmater comme auparavant ».
La première rencontre Abdallah-Obama le 3 juin 2009 à Riyad et le discours adressé le lendemain depuis Le Caire par le président américain au monde arabo-musulman ont largement comblé le fossé qui existait du temps de l’administration de George W. Bush. M. Lippman, qui prépare un livre sur les relations saoudo-américaines, souligne l’étroite coordination entre les deux pays dans la lutte contre el-Qaëda.
Mais bien qu’ils approuvent le rôle de Washington dans les principales questions régionales, les Saoudiens ont des appréhensions quant à son approche des dossiers iranien et afghan. Et ils craignent que l’engagement d’Obama pour un accord de paix israélo-palestinien ne se soit affaibli, face à l’intransigeance d’Israël. « Je crois que les Saoudiens sont mécontents au sujet de quelques questions, mais ils ne savent pas ce qu’ils devraient faire ou ce que nous devrions faire à cet effet », ajoute M. Lippman. Selon Mustafa Alani, directeur du département sécurité et défense au Gulf Research Center de Dubaï, « pour le roi Abdallah, la question du processus de paix est primordiale ». « Il y a une profonde déception en Arabie saoudite et dans le monde arabe face à la capacité du président Obama à tenir ses engagements », estime-t-il.
Jon Alterman, directeur du Centre américain d’études stratégiques et internationales en charge des affaires du Moyen-Orient, estime pour sa part que les pays arabes du Golfe « veulent avoir leur mot à dire » dans la politique américaine face à l’Iran, même s’ils n’ont pas une idée claire sur le moyen de contenir les ambitions nucléaires de l’Iran » [1]. Traditionnellement discret, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a publiquement critiqué en février les sanctions. Il n’a pas été clair sur les attentes de Riyad, mais les Saoudiens ont toujours estimé qu’un règlement de la question palestinienne contribuerait à régler les autres problèmes régionaux, y compris la menace que constituerait l’Iran, leur rival
[1] Quant aux EAU, ils semblent avoir fait leur choix d’alliance "contre nature". Voir
Le business secret d’Israël dans le golfe Persique
Inquiets face à la menace iranienne, les Emirats arabes unis n’hésitent pas à faire appel à de la technologie israélienne pour sécuriser leurs frontières et les puits de pétrole.
En plein désert, le mur ocre qui marque la frontière avec le sultanat d’Oman parait anodin aux deux badauds, qui discutent près du poste d’Hilli. Ils sont loin de s’imaginer qu’il a été édifié en grande partie grâce à de la technologie venue d’Israël, un pays avec lequel leur émirat n’entretient pas de relations diplomatiques.
Si l’un d’eux touchait « ce mur intelligent » truffé de senseurs, des caméras cachées enregistreraient le moindre de ses gestes, les traits de son visage, et ces données seraient immédiatement transférées dans les fichiers des services de renseignements et de la police. Mais plus important encore, celles-ci déclencheraient aussitôt une intervention des forces de sécurité, un atout qui manquait, par exemple, aux caméras ayant filmé les terroristes, qui frappèrent le métro de Londres en 2005.
La suite de cette enquête écrite sur la version papier du Figaro datée du 26-27 juin est disponible sur les sites payants Le Figaro.fr publié sur le blog du Figaro "L’orient indiscret"
http://www.lorientlejour.com/catego...
ajout de note : C. Léostic, Afps
publié le lundi 28 juin 2010
Abdelaziz Barrouhi
« Nous n’avons pas de bateaux, nous, pour forcer le blocus imposé à Gaza », regrette Abdelwahab Mahjoub, professeur de psychologie à l’université de Tunis, commentant l’attaque meurtrière de la marine israélienne contre la « flottille de la paix », le 31 mai. Avec des collègues psychologues d’une dizaine d’universités européennes, américaine, australienne… et israélienne, il fait partie d’un conseil académique soutenant l’ONG Gaza Community Mental Health Programme (GCMHP, programme de santé mentale pour la communauté de Gaza), fondée il y a vingt ans par le psychologue palestinien Eyad Sarraj. Hélas, depuis l’instauration du blocus, en 2006, ces psychologues ne sont plus autorisés à se rendre à Gaza pour assurer la formation du personnel de l’ONG chargé de soigner les Gazaouis souffrant de traumatismes, notamment des milliers d’enfants. « La situation de ces enfants, déclare Mahjoub, est plus que dramatique… C’est inhumain de ne pas nous laisser faire ce que le devoir d’assistance nous commande. Les Israéliens continuent de tirer, en quelque sorte, sur notre conscience en nous interdisant de répondre aux appels au secours des ONG. » Sur les 1 320 morts et 5 320 blessés qu’a faits l’opération Plomb durci (fin décembre 2008-janvier 2009), on a dénombré respectivement 446 et 1 855 enfants. Selon une enquête de GCMHP, deux tiers des Gazaouis souffrent de troubles mentaux, de stress et de traumatismes. Presque autant ont vu la mort de près.
Impossible reconstruction
Dans un rapport sur les conséquences du blocus publié le 14 juin, B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l’homme, estime que 98 % des Gazaouis subissent des pannes de courant pouvant durer jusqu’à dix heures par jour, tandis que les 2 % restants en sont totalement privés. 93 % de l’eau est polluée par d’importantes quantités de chlorures et de nitrates. La pénurie de pesticides et de pièces détachées entrave le travail des agriculteurs. Les pêcheurs ne sont pas autorisés à aller au-delà de 3 milles nautiques (environ 5,5 km). Toujours selon B’Tselem, le blocus a provoqué la fermeture de 95 % des usines et des ateliers de Gaza. À cause de l’embargo sur le fer et le ciment, les 3 500 habitations détruites par Tsahal l’an dernier n’ont pu être reconstruites. Selon la Banque mondiale, 80 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté (moins de 1 dollar par jour) et le taux de chômage s’élève à au moins 50 %. La peur et l’angoisse des adultes ne sont pas sans effet sur leurs progénitures. « Ils vivent tous dans la terreur provoquée par les attaques israéliennes, explique Mahjoub. Quand le père tremble, l’enfant craque. Et quand la déprime atteint la maman, il y a une forte probabilité qu’on la retrouve chez l’enfant. »
Chercheur et enseignant dans les universités de Louvain, New York et Oxford, avant de se fixer à Tunis, Mahjoub est l’auteur d’un ouvrage sur les camps de réfugiés au Liban et en Syrie intitulé Approche psychosociale des traumatismes de guerre chez les enfants et adolescents palestiniens (Tunis, 1995, Alif et Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis). À la faveur des éphémères accords d’Oslo de 1993, il s’était rendu à deux reprises à Gaza, où l’avaient escorté, depuis l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, des membres de Physicians for Human Rights, une association de médecins basée en Israël. Il n’est pas près d’oublier son troisième voyage, en novembre 2005. « À mon arrivée à Ben-Gourion, raconte-t-il, j’ai été interrogé toute la nuit par les services israéliens. Mon sac et mes affaires ont été passés au peigne fin, avec analyse des poussières. Le matin, ils m’ont mis dans un avion et m’ont expulsé manu militari vers la Turquie, où j’ai récupéré mon passeport. »
publié le dimanche 27 juin 2010
al Manar
Des réfugiés palestiniens venant des camps du nord et du sud, mais également des citoyens libanais de tout âge sont partis dès le matin à bord de bus sur lesquels on pouvait lire "Nous voulons vivre dans la dignité".
Beaucoup agitaient des drapeaux libanais et palestiniens et portaient des T-shirts ou des pancartes sur lesquelles était écrit "travailler est un droit" ou encore "j’ai le droit de devenir propriétaire".
La loi libanaise leur interdisant d’acheter des propriétés et d’exercer la majorité des professions, les réfugiés du Liban dépendent de l’Agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa).
Les bus étaient rassemblés en début d’après-midi près de la cité sportive de Beyrouth en vue d’un rassemblement en face du Parlement dans le centre-ville.
"Non à l’implantation et au déplacement (des réfugiés), nous voulons rentrer en Palestine", scandaient les manifestants.
Bien que l’ONU chiffre à 400.000 leur nombre, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l’ONU n’a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d’autres pays.
publié le dimanche 27 juin 2010
L’Orient le Jour
Le président de l’Autrorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé samedi qu’il était prêt à mener des négociations directes avec Israël en cas de progrès dans les discussions indirectes parrainées par les États-Unis.
De son côté, un haut responsable palestinien a déclaré sous couvert de l’anonymat que M. Abbas rencontrerait l’émissaire américain George Mitchell qui mène les négociations indirectes, "le 1er juillet à Ramallah" en Cisjordanie occupée.
"Notre condition de base pour la reprise des négociations directes est l’arrêt total de la colonisation israélienne, c’est pourquoi nous menons des négociations indirectes", a dit le président de l’Autorité palestinienne aux journalistes à Ramallah.
"Mais nous avons dit que s’il y avait des progrès durant la période de quatre mois fixée par la Ligue arabe pour ces négociations indirectes, au cours desquelles nous discuterons des frontières et de la sécurité, alors rien ne nous empêchera d’entamer des négociations directes", a-t-il ajouté.
M. Abbas a fait ces déclarations à l’approche de la rencontre à Washington le 6 juillet entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le président palestinien a accepté de mener des discussions indirectes en mai après avoir obtenu le soutien de la Ligue arabe. Plusieurs sessions ont eu lieu par l’intermédiaire de M. Mitchell mais sans enregistrer de progrès tangibles.
Après un an et demi de rupture, un retour laborieux au dialogue s’est opéré entre Israël et les Palestiniens sous l’égide de M. Mitchell qui fait la navette entre les deux parties.
Washington a annoncé son retour dans la région la semaine prochaine.
publié le dimanche 27 juin 2010
L’Orient le Jour
Mahmoud Ahmadi-Beighash, membre de la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité nationale du Majlis, le parlement iranien, a déclaré samedi à Téhéran que plusieurs députés entendaient prendre place à bord du Julia au lieu de gagner Gaza via l’Égypte. "Un bateau va aller du Liban à Gaza dans le courant de la semaine et les parlementaires vont en profiter", a-t-il dit à l’agence de presse Isna. Il a précisé que cette décision avait été prise lors d’une rencontre avec le président du parlement, Ali Larijani.
Malgré les mises en garde israéliennes, le gouvernement libanais a autorisé lundi dernier le "Julia" à effectuer une mission humanitaire vers Gaza, à condition de passer d’abord par Chypre, aucune ligne maritime n’existant entre le Liban et Israël, affirmant que l’État hebreu sera tenu responsable de toute attaque contre le pays, dans une lettre adressée à l’ONU.
Chypre a toutefois souligné mardi que sa décision d’empêcher tout navire d’appareiller à destination de Gaza restait en vigueur.
De leur côté, les États-Unis en ont appelé mercredi à la "responsabilité" pour éviter que deux bateaux de militants partis du Liban ne se rendent à Gaza, invitant à utiliser "les canaux établis" pour fournir de l’aide au territoire palestinien.
Le cargo "Julia", actuellement dans le port de Tripoli pour inspection, doit rassembler des dizaines de journalistes libanais et étrangers, tandis qu’un deuxième navire, le "Mariam", regroupera une cinquantaine de militantes et attend le feu vert des autorités.
[1] voir aussi Associated Press, relayé par Yahoo :
L’Iran revient sur son projet d’envoyer un bateau vers la Bande de Gaza
Téhéran n’enverra pas de bateau d’aide vers la Bande de Gaza soumise à un blocus israélien, comme les autorités en avaient l’intention, a annoncé samedi un parlementaire iranien en invoquant des "restrictions" israéliennes.
Mahmoud Ahmadi Bighash a déclaré à l’agence semi-officielle ISNA qu’une délégation iranienne composée de parlementaires se rendrait au Liban et embarquerait à bord d’un des navires d’aide qui doivent quitter le Pays du Cèdre à destination du territoire palestinien.
Le bateau iranien, baptisé "Enfants de Gaza", devait prendre la mer dimanche vers la Bande de Gaza, avec à son bord, 10 militants pro-palestiniens et 1.100 tonnes de fournitures. Le projet a été annulé "en raison des restrictions imposées par le régime d’occupation sioniste", a affirmé M. Bighash.
L’Iran avait annoncé mardi son intention d’envoyer un navire, déclenchant une mise en garde d’Israël qui avait enjoint les autorités de renoncer à ce projet.
L’Etat hébreu a imposé un blocus à la Bande de Gaza à la suite du coup de force du Hamas en juin 2007. Il considère l’Iran comme une menace en raison de son programme nucléaire controversé, de ses missiles longue portée et du soutien que Téhéran apporte aux militants du Liban et de la Bande de Gaza.
Après la condamnation à l’échelle internationale de l’assaut militaire israélien du 31 mai contre un navire d’une flottille humanitaire pro-palestinienne pour Gaza qui a fait neuf morts, Israël a assoupli son blocus terrestre du territoire. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a en revanche maintenu son blocus maritime, invoquant la nécessité d’empêcher des livraisons d’armes aux dirigeants du Mouvement de la résistance islamique.
Au Liban, les organisateurs du navire "Julia" ont annoncé leur intention de prendre la mer dans les prochains jours, tout en déclarant n’avoir rien à voir avec Téhéran. Un deuxième bateau transportera seulement des femmes tandis que des parlementaires du Moyen-Orient et de l’Europe prendront place à bord d’une troisième embarcation. On ignore à quelle date ce bateau doit partir.
publié le samedi 26 juin 2010
Paul Woodward
Ayant passé 18 ans en prison - dont plus de 11 en isolement total - après avoir révélé au monde entier le programme nucléaire clandestin israélien, Vanunu est de nouveau en prison en isolement total. Amnesty International a justement déclaré que c’était « un prisonnier de conscience « et a appelé à sa libération immédiate.
La persécution par un état dont a souffert Vanunu pendant des décennies et d’autres détails laissent penser qu’il pourrait être l’individu dont il était fait référence simplement comme Mr X dans un article datant d’il y a quelques jours dans l’édition en hébreu d’Ynet daté du 13 Juin (traduit par Didi Remez, h/t à Richard Silverstein) et qui disait :
« Personne ne sait qui est Mr X. Ynet a appris qu’un homme avait été emprisonné depuis un certain temps dans l’aile 15 à la Prison Ayalon mais personne ne sait qui il est et quelles sont les chefs d’inculpation pour lesquelles il est emprisonné. Personne ne lui parle, personne ne le voit, personne ne lui rend visite, personne ne sait qu’il est en prison. « Il a été mis dans une situation de séparation complète du monde extérieur » a dit un responsable du Service de la Prison d’Israël.
Pour pénétrer dans l’aile où les détenus sont emprisonnés on doit passer les gardiens qui se trouvent côté sud de la prison et traverser des portes de fer doublées. A la différence des ailes de séparation régulière, où les prisonniers peuvent parler à voix haute entre les cellules ou voir les allées et venues dans les couloirs et les miradors, l’aile 15 n’a qu’une seule cellule sans autres cellules voisines et sans couloir, de sorte que quiconque est enfermé dans celle-ci est complètement isolé de tout être humain.
« Je ne connais aucun autre prisonnier ou prisonnier IPS enfermé dans de telles conditio ns de séparation et d’isolement » a dit un responsable du service de la prison. » Le prisonnier de l’aile 15 est tenu au secret dans tous les aspects de la vie incluse son identité et les crimes qu’il a commis. Je doute que même les gardiens qui en ont la charge savent qui il est. Il y a trop de secret qui entoure sa détention. C’est effrayant qu’en 2010 un homme soit emprisonné en Israël sans même que nous sachions qui il est. »
Le responsable a dit : « c’est tout simplement une personne sans nom et sans identité qui a été placé en isolation complète et absolue du monde extérieur. Nous ne savons pas s’il a des visites s’il a les droits des autres détenus selon la loi et si quelqu’un sait même qu’il est en prison. « L’IPS refuse de divulguer qui est le prisonnier. Son porte parole, le Lt Col.Yaron Zamir, a dit : « l’IPS ne fournit pas d’information sur les endroits et les noms pour des raisons de sécurité ».
Mr X est emprisonné dans l’aile construite à l’origine pour enfermer l’assassin du premier ministre Rabin, Yigal Amir. Amir a été emprisonné dans la même cellule sous haute sécurité, avec des caméras dans la cellule jusqu’en Décembre 2006 puis il a été déplacé dans un aile séparée à la prison Rimonim dans le district de Sharon. La cellule dans l’aile 15 est relativement grande, et, dans le cas d’Amir, sa famille l’a rencontré dans sa cellule de sorte qu’on ait pas à le sortir lors des visites.
Amnesty confirme que Vanunu est détenu dans la Prison d’Ayalon.
Publié le 20 juin par War in Context
http://warincontext.org/2010/06/20/...
et en français par Planète non Violence
publié le samedi 26 juin 2010
Samar Al-Gamal
C’est pour retoucher un visage si laid, fait de blocus illégal et d’attaques militaires contre des humanitaires, qu’Israël a été obligé de lâcher du lest.
La coriandre, le cumin, les matelas et serviettes qui étaient bannis d’accès à Gaza depuis 4 ans, pour « protéger la sécurité d’Israël », seront désormais accessibles aux Palestiniens de cette bande encerclée de tous les côtés, y compris mer et air. Selon les médias israéliens, les nouvelles règles devraient prévoir l’établissement d’une « liste noire » d’environ 120 produits ou matériaux interdits, comme les matériaux de construction, dont les tuyaux, le ciment et le gravier, tandis que le reste serait libre d’entrer à Gaza. Le ciment et l’acier étaient, jusqu’à présent, totalement interdits, entravant la reconstruction de la bande de Gaza depuis la dernière guerre israélienne.
Une centaine de produits sont actuellement autorisés contre 4 000 avant 2007, d’après l’organisation israélienne des droits de l’homme Gisha. Ce blocus a empêché les Nations-Unies d’acheminer les matériaux de construction nécessaires pour « la réalisation du plan accepté internationalement et visant à reconstruire des milliers de logements et d’autres bâtiments endommagés ou détruits lors de l’offensive israélienne », d’après Chris Gunness, porte-parole de l’Onu. Le blocus a également entraîné la fermeture de nombreuses usines, a privé de travail des milliers de personnes et a provoqué la paralysie de la fragile économie du territoire.
Sous pression internationale après son attaque sanglante contre la flottille humanitaire au mois de juin dernier, Tel-Aviv a opté pour la levée partielle. Un soupçon d’assouplissement dont les modalités restent très floues. Comment cette décision sera-t-elle mise en œuvre ? Nul ne le sait. Même l’Union Européenne (UE), qui a poussé dans cette direction dépêchant l’envoyé spécial du Quartette sur place, l’ignore. « C’est un pas dans la bonne direction. Ce sont les détails qui comptent », a néanmoins déclaré Cristina Galach, porte-parole de la présidence espagnole de l’UE.
Restaurer sa réputation
L’Europe juge pourtant insuffisante cette mesure. Elle veut en effet avoir une présence aux points de passage pour surveiller le transit des biens vers Gaza. La Suisse aurait présenté un mécanisme « pour assurer Tel-Aviv qu’il n’y a pas de contrebande d’armes ». Il apparaît que l’essentiel est la sécurité d’Israël et non le sort des 1,5 million de Palestiniens, dont plus de 80 % de la population dépendent de l’aide étrangère. Le quotidien de la majorité des Gazaouis est loin d’être facile. Le constat est dramatique.
Concrètement, l’allégement du blocus ne concerne pas la mer de Gaza. Mais les voies maritimes du territoire resteront complètement closes, entravant, sous les yeux de la communauté internationale, la pêche des Gazaouis et paralysant un secteur assez florissant par le passé. Les postes-frontières entre Israël et Gaza seront également fermés et ne rouvriront qu’à certains moments pour les marchandises non cataloguées « soutien à la guerre ». C’est pourquoi l’Autorité palestinienne, tout comme le Hamas, a jugé cette déclaration de principe israélienne insuffisante, exigeant la levée totale du blocus imposé à l’enclave pauvre, d’autant plus qu’il reste illégal du point de vue juridique.
Mais Israël paie en partie le prix nécessaire pour restaurer sa réputation internationale après la désastreuse attaque de la flottille. A chaque fois que les pressions diplomatiques deviennent trop fortes, Israël lâche du lest sur le plan humanitaire, simplement pour ne rien céder au niveau politique. Cette fois, les Israéliens voulaient échapper aux pressions pour la création d’une commission d’enquête « internationale » sur l’attaque militaire contre le bateau humanitaire Marmara, où 9 Turcs ont été tués par des dizaines de balles israéliennes dans les eaux internationales. Tel-Aviv, qui veut mener l’enquête par ses propres moyens, a rejeté cette proposition et a annoncé la création d’une « commission publique » avec deux observateurs internationaux, sans droit de vote. Cette commission israélienne aura pour mission d’« enquêter sur les aspects relatifs à l’action entreprise par l’Etat d’Israël pour empêcher des navires d’atteindre les côtes de Gaza », selon un communiqué du bureau du premier ministre israélien.
Un moyen d’éviter une enquête « crédible ». Ankara, la plus concernée, a dénoncé par avance une « enquête impartiale », insistant sur la création d’une commission d’enquête « sous le contrôle direct des Nations-Unies », qui inclurait des représentants turcs et israéliens. C’est sans doute à cette fin que le premier ministre israélien Netanyahu doit se rendre le 6 juillet à Washington, pour rencontrer le président Barack Obama.
publié par al Ahram hebdo en français
publié le vendredi 25 juin 2010
Adrien Jaulmes
Le gel partiel de dix mois annoncé en novembre 2009 arrivera à son terme le 26 septembre prochain, et le Likoud s’oppose fermement à sa reconduction. Cette motion en faveur de la reprise des constructions dans les colonies était demandée depuis longtemps par la droite du parti, proche des colons, qui avait à l’époque critiqué la décision de son chef. Le premier ministre israélien ne devait pas se rendre à la réunion du comité central de son parti, notamment pour éviter d’avoir à applaudir publiquement une résolution qui risque une nouvelle fois de profondément agacer les États-Unis.
Nétanyahou doit en effet rencontrer Barack Obama le 6 juillet prochain à la Maison-Blanche et n’a aucune envie de voir sa visite compliquée par cette annonce. Ses relations avec le président américain sont déjà tendues. Obama avait battu froid Nétanyahou pendant leur dernière rencontre en mars dernier. Et l’abordage sanglant de la flottille internationale à destination de Gaza le 31 mai dernier avait conduit à l’annulation d’un entretien à Washington prévu le lendemain.
Le moratoire sur la colonisation avait été décrété sous la pression des États-Unis, qui voulaient ainsi faciliter une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, au point mort depuis l’opération israélienne dans la bande de Gaza.
Obtempérant aux demandes américaines, Nétanyahou avait cependant mis des réserves à sa décision : cette suspension des nouvelles constructions ne devait pas concerner Jérusalem-Est, annexée par Israël, et le développement des colonies reprendrait dès son expiration.
Les Palestiniens avaient aussitôt dénoncé ces restrictions comme vidant la décision de sa substance. Les négociations n’ont pas repris, si ce n’est sous la forme de pourparlers indirects, organisés à grand-peine par les Américains, mais restés jusqu’à présent de pure forme.
Demi-mesure
Nétanyahou, premier chef de gouvernement israélien à avoir officiellement suspendu la colonisation, n’a satisfait personne. Les Palestiniens continuent de considérer avec une profonde méfiance un homme politique qui fut longtemps le champion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Les Américains, qui demandaient un gel total d’une durée d’un an, ont vu dans cette décision une demi-mesure et une nouvelle preuve de la duplicité du premier ministre israélien. Et Nétanyahou s’est attiré les critiques des associations de colons et de la majorité du Likoud.
Dans un récent rapport, le mouvement israélien anticolonisation La Paix maintenant a estimé que le moratoire partiel et temporaire de la construction dans les colonies en Cisjordanie se révélerait inefficace s’il n’était pas prolongé au-delà de l’échéance de septembre.
[1] voir aussi l’Afp :
Le Likoud approuve la poursuite de la colonisation en Cisjordanie
Les instances dirigeantes du parti du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou ont approuvé à l’unanimité la poursuite de la colonisation en Cisjordanie au delà du gel décrété jusqu’au 26 septembre prochain.Le parti du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, le Likoud (droite), a approuvé jeudi soir la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu’au 26 septembre prochain.
Cette résolution, qui réaffirme la politique du Likoud en matière de colonies sans mentionner explicitement l’échéance de septembre, survient avant la rencontre que M. Nétanyahou doit avoir avec le président américain Barack Obama le 6 juillet à la Maison-Blanche.
« Le comité central du Likoud a approuvé à l’unanimité la poursuite de construction et du développement en Judée-Samarie (Cisjordanie) », a indiqué un communiqué du parti.
« Il est favorable à la poursuite de la construction partout en Eretz Israël (le Grand Israël), notamment dans le Néguev et en Galilée, dans le Grand Jérusalem et en Judée-Samarie », ajoute le communiqué.
« Le comité central appelle les représentants de toutes ses institutions et tous ses élus à agir conformément à l’esprit de cette motion et à faire progresser le développement de la colonisation en Judée-Samarie », a encore indiqué ce texte.
Le comité central du Likoud, constitué de quelque 2.500 membres, s’était réuni à Tel-Aviv pour approuver cette motion.
M. Nétanyahou n’était pas présent au moment du vote à mains levées, non plus que la plupart de ses ministres afin, selon les médias israéliens, de ne pas se mettre à dos l’administration américaine avant sa rencontre avec M. Obama.
Un député du Likoud proche du premier ministre, Ophir Akounis, a affirmé à la radio publique que M. Nétanyahou soutenait le texte, mais il avait laissé entendre qu’il ne participerait pas à la réunion du comité central.
M. Nétanyahou avait décrété en novembre un gel de la colonisation de 10 mois, sous la pression des États-Unis en vue de faciliter une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas bloquées depuis l’opération israélienne dans la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009.
Le premier ministre avait toutefois tenu à souligner que ce gel, qui ne concernait pas Jérusalem-Est annexée, était « provisoire » et que les activités de colonisation reprendraient dès son expiration.
L’adoption de la motion, qui est sans surprise, a réjoui l’aile dure du Likoud.
« Après le 26 septembre, le gel c’est fini ! », a proclamé le député Danny Danon, un des chefs de file des faucons du Likoud, qui réclamait depuis des mois la réunion du comité central pour s’assurer que la colonisation allait reprendre à l’automne.
« L’essence de la décision d’aujourd’hui est que le parti Likoud dit à ses dirigeants, aux membres de la Knesset (Parlement), aux ministres et au premier ministre : +Nous sommes déterminés à construire en Judée et en Samarie. Le 26 septembre, le décret (du gel) arrive à échéance et nous recommençons à construire », a affirmé M. Danon à la télévision.
Selon une commentatrice de la radio militaire, M. Nétanyahou a évité d’assister à la réunion du Likoud pour ne pas avoir à applaudir publiquement une résolution de son parti qui a toute chance d’être critiquée par la communauté internationale, en particulier les États-Unis.
Le premier ministre est d’autant plus prudent qu’il s’entretiendra avec le président Obama dans moins de deux semaines. Les deux dirigeants n’ont guère de sympathie l’un pour l’autre, selon les médias, et ont été publiquement en froid à la suite d’un précédent sommet, en mars.
Dans un rapport publié le 17 juin, le mouvement israélien anticolonisation La Paix Maintenant a estimé que le moratoire partiel et temporaire de la construction dans les colonies en Cisjordanie se révèlerait inefficace s’il n’était pas prolongé au-delà de l’échéance de septembre.
relayé par Cyberpresse
publié par le Figaro
| Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre les champs gaziers | ||||
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25/06/2010
Le ministre israélien des infrastructures
nationales, Uzi Landau, a menacé d'user la force contre le Liban "pour
protéger" les champs gaziers découverts dans la mer méditerranéenne. |
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publié le vendredi 25 juin 2010
Alain Gresh
Faut-il tirer sur les ambulances ? Le flop des deux derniers opus de notre philosophe national, malgré une campagne de soutien médiatique, l’appui complaisant du grand quotidien du soir, les mille et une excuses trouvées pour justifier la manière dont il a repris les oeuvres d’un philosophe inventé de toutes pièces, indiquent que Bernard-Henri Lévy glisse déjà inéluctablement vers les bas-fonds de l’oubli.
Et pourtant, il ne faut pas être injuste. L’homme a un vrai talent. Celui de condenser, en peu de pages, l’ensemble des mensonges, des semi-vérités et des contre-vérités sur le conflit israélo-palestinien. Il restera comme celui qui a déclaré, à la veille de la tuerie de neuf humanitaires de la flottille de la paix par l’armée israélienne : « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales. » Chacun de ses textes mériterait une étude approfondie pour mettre en lumière les nouveaux visages de la propagande. Et on peut espérer que les écoles de journalisme mettront à l’étude ses textes pour décortiquer le mensonge ordinaire proféré sous l’habillage de la philosophie, des droits humains et même, dans son dernier texte, de l’ancien Testament.
Publié par Le Point du 24 juin, cet article s’intitule « Trois questions (et réponses) concernant le soldat Shalit ». Le 25 juin, cela fera quatre ans que le soldat franco-israélien Guilad Shalit a été capturé par le Hamas et plusieurs manifestations de soutien se préparent ou se sont déjà déroulées.
Pourquoi tant d’intérêt pour ce soldat, s’interroge Bernard-Henri Lévy ? Parce que, justement, il n’est pas un prisonnier comme les autres. Pourquoi ?
« Car il y a des conventions internationales, déjà, qui régissent le statut des prisonniers de guerre et le seul fait que celui-ci soit au secret depuis quatre ans, le fait que la Croix-Rouge, qui rend régulièrement visite aux Palestiniens dans les prisons israéliennes, n’ait jamais pu avoir accès à lui, est une violation flagrante du droit de la guerre. »
Lévy a raison, il est anormal que la Croix-Rouge n’ait pas accès au prisonnier, c’est une violation du droit de la guerre. Mais comment sont traité les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes ?
Correspondant du Monde en Israël, Benjamin Barthe écrit le 18 juin, sur le site Médiapart (sur le blog de Pierre Puchot, qui n’est pas en accès libre) :
« Depuis juin 2007, les familles des 1000 Gazawis emprisonnés en Israël sont privées de droit de visite. » Et il ajoute : « L’ignorance à ce sujet est telle que le conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne réunis le 14 juin dernier a enjoint au Hamas de laisser le CICR visiter Shalit sans mentionner le cas des Palestiniens. Précision : la décision israélienne n’a pas été prise en représailles au traitement réservé à Shalit. C’est une « mesure de sécurité » dixit la cour suprême en décembre 2009. »
Ignorance, écrit Barthe. Il a bien sûr raison, mais cette ignorance reflète le fait que jamais, dans la pensée coloniale, un Blanc n’équivaut à un basané. Le Blanc a toujours un visage, une famille, une identité ; le basané est sans visage, regroupé dans un collectif anonyme.
Mais Shalit a une autre caractéristique selon Lévy :
« Mais, surtout, surtout, il ne faut pas se lasser de répéter ceci : Shalit n’a pas été capturé dans le feu d’une bataille mais au cours d’un raid, opéré en Israël et alors qu’Israël, ayant évacué Gaza, était en paix avec son voisin ; dire prisonnier de guerre, en d’autres termes, c’est estimer que le fait qu’Israël occupe un territoire ou qu’il mette un terme à cette occupation ne change rien à la haine qu’on croit devoir lui vouer ; c’est accepter l’idée selon laquelle Israël est en guerre même quand il est en paix ou qu’il faut faire la guerre à Israël parce que Israël est Israël ; et si l’on n’accepte pas cela, si l’on refuse cette logique qui est la logique même du Hamas et qui, si les mots ont un sens, est une logique de guerre totale, alors il faut commencer par changer complètement de rhétorique et de lexique. Shalit n’est pas un prisonnier de guerre mais un otage. Son sort est symétrique de celui, non d’un prisonnier palestinien, mais d’un kidnappé contre rançon. Et il faut le défendre, donc, comme on défend les otages des FARC, des Libyens, des Iraniens – il faut le défendre avec la même énergie que, mettons, Clotilde Reiss ou Ingrid Betancourt. »
Vous avez bien lu, Israël était en paix avec son voisin après son évacuation de ce territoire en 2005. Ce que Lévy oublie c’est qu’Israël contrôlait « seulement » les frontières maritimes (empêchant même les pécheurs d’aller en haute mer), les frontières aériennes et les frontières terrestres (à l’exception de celle avec l’Egypte). Ce qui a amené les Nations unies à déclarer que Gaza restait un territoire occupé. Le blocus auquel ce territoire est soumis en est une preuve supplémentaire.
L’Egypte porte-t-elle une responsabilité dans ce blocus ? Bien sûr répond Christophe Ayad dans « Si BHL était allé à Gaza… », Libération (23 juin), dans une réponse à la tribune de ce dernier publiée par le quotidien le 7 juin (« Pourquoi je défends Israël », accompagnée d’un commentaire complaisant de Laurent Joffrin).
« L’Egypte, note BHL, est “co-responsable” du blocus de Gaza. Il n’ignore pas que les dirigeants égyptiens sont aujourd’hui illégitimes aux yeux de leur propre population. Mais à cette dictature-là, jamais il ne songe à reprocher quoi que ce soit. Seul est fustigé “le gang d’islamistes qui a pris le pouvoir par la force il y a trois ans”. Faut-il rappeler à Bernard-Henri Lévy que le Hamas avait remporté, en 2006, des élections unanimement considérées comme les plus transparentes et pluralistes du monde arabe ? »
Revenons à Lévy et à Shalit, « cet homme au visage d’enfant qui incarne, bien malgré lui, la violence sans fin du Hamas ; l’impensé exterminateur de ceux qui le soutiennent ; le cynisme de ces “humanitaires” qui, comme sur la flottille de Free Gaza, ont refusé de se charger d’une lettre de sa famille ; ou encore ce deux poids et deux mesures qui fait qu’il ne jouit pas du même capital de sympathie que, justement, une Betancourt. Un Franco-Israélien vaut-il moins qu’une Franco-Colombienne ? Est-ce le signifiant Israël qui suffit à le dégrader ? D’où vient, pour être précis, qu’il n’ait pas vu son portrait accroché, à côté de celui de l’héroïque Colombienne, sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris ? Et comment expliquer que, dans le parc du 12e arrondissement où il a fini par être exposé, il soit si régulièrement, et impunément, vandalisé ? Shalit, le symbole. Shalit, comme un miroir ».
Mais alors, le Franco-Palestinien Hamouri, ne devrait-il pas jouir de la sympathie des autorités et de Lévy ? N’est-il pas emprisonné depuis mars 2005, depuis plus longtemps que Shalit ? Mais peu de gens se préoccupent de son sort, et surtout pas Lévy. Depuis que le comédien François Cluzet a évoqué son cas en novembre 2009 devant un Jean-François Coppé qui ne savait même pas qui était Hamouri, le silence est retombé.
Et là aussi, on vérifie le deux poids deux mesures, mais pas celui dont parle Lévy. Un Franco-israélien est un Blanc, il mérite notre sympathie ; un Franco-palestinien, dans le fond, ce n’est qu’un Arabe... En avril 2010, un citoyen franco-palestinien est mort d’une crise cardiaque à la frontière entre Gaza et Israël après avoir été retenu plusieurs heures par les autorités israéliennes qui, selon Lévy, ne sont pas en guerre contre Gaza. En avez-vous entendu parler ? Paris a, paraît-il, demandé que toute la lumière soit faite sur ce décès. On attend toujours, comme on attend toujours les mesures françaises contre les nombreuses violations du droit du personnel diplomatique français en Israël ou contre l’utilisation par le Mossad de passeports français pour l’assassinat d’un dirigeant du Hamas dans les Emirats arabes unis.
Une dernière question, qu’il faut poser sans relâche aux autorités françaises : des soldats disposant d’un passeport français ont-il le droit de servir dans une armée d’occupation, dans des territoires que la communauté internationale et la France considèrent comme des territoires occupés ?
L’article de Lévy se termine par un hommage à la position morale d’Israël qui, pour sauver ses soldats, est prêt à les échanger contre des « assassins potentiels », c’est-à-dire des combattants palestiniens ou libanais.
« En 1982 déjà, Israël relâchait 4 700 combattants retenus dans le camp Ansar, en échange de 8 de ses soldats. En 1985, il en remettait dans la nature 1 150 (dont le futur fondateur du Hamas, Ahmed Yassine) pour prix de 3 des siens. Sans parler des corps, juste des corps, d’Eldad Regev et Ehoud Goldwasser, tués au début de la dernière guerre du Liban, qui furent troqués, en 2008, contre plusieurs leaders du Hezbollah dont certains très lourdement condamnés ! »
Rappelons que les combattants arrêtés en 1982 étaient des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des Libanais qui s’étaient opposés à l’invasion de leur pays par les chars du général Ariel Sharon, invasion qui fit des dizaines de milliers de victimes civiles et déboucha sur les massacres de Sabra et Chatila. Doit-on comprendre des propos de Bernard-Henri Lévy qu’Israël menait, à l’époque aussi, une guerre juste ?
Et quand il évoque des personnes lourdement condamnées par la justice israélienne, que croit-il prouver ? Marwan Barghouti, comme plusieurs autres milliers de Palestiniens ont été aussi condamnés par une justice israélienne aussi « aux ordres » que l’était la justice française du temps de la guerre d’Algérie.
Il y a 70 ans, en 1937, des journalistes et des intellectuels expliquaient que la ville basque de Guernica n’avait pas été détruite par l’aviation nazie mais par les républicains espagnols eux-mêmes. Bernard-Henri Lévy durant la guerre contre Gaza de décembre 2008-janvier 2009 paradait sur un char israélien pour prétendre que les destructions étaient moins graves que ce que l’on prétendait. Il réécrit désormais l’histoire et affirme que, contrairement à ce que clamaient des centaines de milliers d’Israéliens en 1982, la guerre du Liban était une guerre juste et que les combattants qui s’opposaient à cette invasion étaient des terroristes.
Paraphrasant Voltaire sur les mercenaires, on pourrait écrire de lui : « Dieu nous préserve de penser que vous sacrifiez la vérité à un vil intérêt ; que vous êtes du nombre de ces malheureux mercenaires qui combattent par des arguments, pour assurer et pour faire respecter les puissants de ce monde. »
publié sur le blog du Monde diplomatique "Nouvelles d’orient"
publié le jeudi 24 juin 2010
Génération Palestine
Concert exceptionnel de solidarité avec le peuple palestinien
Vendredi 25 juin 2010 dès 18h30 à l’Elysée Montmartre
Génération Palestine et la GUPS, EDIM présentent :
A l’occasion de la sortie de la compilation NOS VOIX POUR LA PALESTINE
En présence de :
Youssoupha, Médine, Keny Arkana, La
Caution, Kourtrajmé,
Démon One, Amel Mathlouthi et d’autres invités...

Tous les bénéfices de ce concert seront reversés à des projets caritatifs de soutien à la résistance populaire palestinienne.
Tarif unique : 22€
Attention place limitées, mises en vente dès mardi 25 mai 12h00 !
Ce concert est le vôtre, celui de tous les amis de la Palestine, nous avons besoin de vous pour assurer le plus grand succès possible à cette initiative.
A tout le monde : venez massifs, avec vos amis
et en famille, parlez-en autour de vous, portez-vous volontaire pour
participer à la mobilisation !
Aux associations : soyez partenaires et
sollicitez tous vos réseaux amis, travaillons ensemble et montrons notre
unité pour la Palestine !
A nos amis en province : cet évènement est
aussi le vôtre, n’hésitez pas à vous organiser localement pour impulser
des départs collectifs. Des bus sont déjà prévus.
Une réunion est prévue dimanche 30 mai pour tous ceux et celles qui veulent nous aider, participer en tant que bénévole ou partenaire.
Renseignements : concert@generation-palestine.org
Plus d’infos très vite, ici.
Une soirée coproduite par Call-U Date : Vendredi, 25 Juin, 2010 - 18:30 - 22:30 Lieu : Elysée MontmartreParis France
publié le jeudi 24 juin 2010
Reuters
Soumis à des pressions internationales après l’abordage sanglant par des commandos israéliens d’une flottille d’aide à Gaza, Israël a annoncé la semaine dernière qu’il assouplirait le blocus.
Israël a imposé ce blocus en 2007 pour tenter d’affaiblir le mouvement islamiste Hamas qui refuse de reconnaître Israël et avait pris cette année-là le contrôle de la bande de Gaza.
Il interdisait l’importation à Gaza de tout produit qui n’est pas explicitement autorisé. Israël affirme maintenant qu’il laissera entrer tous les produits à l’exception de ceux figurant sur une liste de matériels susceptibles d’être utilisés à des fins militaires, tels que le ciment ou les barres de fer.
Filippo Grandi, commissaire général de l’UNWRA, a qualifié le blocus d’"absurde, contre-productif et illégal" et il a évoqué des éléments ambigus du plan israélien d’assouplissement.
"Ils parlent de marchandises qui seront autorisées à certains moments et pas à d’autres, en fonction du mandataire. De sorte que cela restera très compliqué", a-t-il dit à la presse à Beyrouth. "Maintenant, ils nous faut des faits (...) Croyez-moi, c’est très urgent, parce que la situation est très mauvaise sur le terrain".
Israël dément qu’il y ait une crise humanitaire à Gaza, contrairement à ce qu’affirment les Palestiniens, l’UNRWA et des défenseurs des droits de l’homme.
Ces derniers ont notamment souligné que la nouvelle règlementation israélienne continuerait d’interdire l’importation de matériaux de construction nécessaires pour relever les bâtiments détruits lors de l’offensive israélienne dans le territoire, début 2009.
L’UNRWA réclame aussi la réouverture du terminal terrestre de Karni, dans le nord-est de la bande de Gaza, qui est assez grand pour le transit de grosses cargaisons de ciment, de matériaux de construction et d’autres produits d’aide. A défaut, les camions sont déroutés sur un point de passage plus étroit.
Yara Bayoumy, Nicole Dupont pour le service français, édité par Gilles Trequesser
relayé par yahoo
- "Blocus de Gaza : ce n’est qu’un début..."
Blocus de Gaza : ce n’est qu’un début...
C’est la première fois depuis son investiture, en février 2009, que le gouvernement Netanyahou-Lieberman-Barak recule.
Certes, l’allègement du blocus de Gaza, qu’il a annoncé le 20 juin, est très relatif. De nombreux produits restent interdits d’importation, notamment les matériaux de construction. Sur la question des exportations, le flou demeure total, de même que sur la liberté de déplacement des personnes.
Il n’empêche : la prison à ciel ouvert qu’est ce territoire meurtri, cadenassé depuis quatre ans a commencé à se fissurer. Et cette première avancée, les Palestiniens la doivent uniquement au mouvement international de solidarité à leurs côtés : la "Flottille de la liberté" aura obtenu, en quelques jours, plus que les diplomates occidentaux en plusieurs années.
MM. Sarkozy et Kouchner tireront-ils la leçon de l’événement ?
L’adhésion d’Israël à l’OCDE a poussé leurs "amis" israéliens au pire, l’action des pacifistes les a fait reculer.
L’Association France Palestine Solidarité appelle tous ses militants à transformer cette avancée en victoire, en obtenant la levée totale du blocus de Gaza qui est inhumain et qui constitue une punition collective illégale.
Elle les invite dans ce but à amplifier la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction.
Elle se prononce enfin pour l’envoi, dans l’unité la plus large et la transparence la plus totale, d’un bateau français vers Gaza.
Paris, le 23 juin 2010.
publié le mercredi 23 juin 2010
à 20 HEURES
Bourse du travail de St Denis (métro ligne 13 porte de Paris)
Avec :
Vangelis Pissias militant Grec - coorganisateur des
flottilles de la liberté « Gaza »
Thomas Sommer (participant à la flottille de la liberté)
Et la présence exceptionnelle de :
Docteur Rabah Mhana
Membre du bureau politique du front populaire de libération de la Palestine FPLP - Leader de son parti à Gaza, sortie de la bande de Gaza il y a 8 jours.
Gaza – Palestine – Moyen Orient
Les actions : pour mettre fin au blocus de
Gaza, contre l’impunité d’Israël, l’action du mouvement de solidarité
pour les droits du peuple palestinien.
Aujourd’hui Gaza - la Palestine - l’unité nationale - la
résistance à l’occupation - Palestine/Israël et le Moyen Orient : le
point de vue d’un parti palestinien anti impérialiste, membre de l’OLP
et ayant plusieurs députés au conseil législatif palestinien !
Le Front populaire de libération de la Palestine F.P.L.P : est une
organisation palestinienne militante issu du Mouvement nationaliste
arabe, qui combine nationalisme arabe et marxisme, fondée en 1967 sous
la direction de Georges Habache, son secrétaire général Ahmed Saadat est
actuellement en prison israélienne.
Organisé par : Association France Palestine solidarité (AFPS) - Campagne civile pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) – confédération national du travail, secrétariat international (CNT) - Génération Palestine - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti des indigènes de la république (PIR) – réseau international juif anti sioniste (IJAN) - Union générale des étudiants palestiniens (GUPS) - union juive française pour la paix (UJFP) -
publié le mercredi 23 juin 2010
Afps
Au Palais du Luxembourg
Avec Jean Claude Lefort, président de l’Afps et Bernard Ravenel, président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Sur invitation de
Monique Cerisier-ben Guiga,
Présidente du groupe d’Information internationale
France-Territoires palestiniens du Sénat,
Jean-Claude Lefort,
Député honoraire,
président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS),
Bernard Ravenel,
Président de la Plateforme des ONG pour la Palestine,
Président d’honneur de l’AFPS
Colloque sur
La résistance populaire non violente en Palestine
Le vendredi 25 juin 2010 de 9h30 à 17h00
Palais du Luxembourg
Salle CLEMENCEAU
15, rue de Vaugirard - 75006 Paris
Accueil des participants entre 8h45 et 9h15
palestine.senat25@gmail.com
Participeront à ce colloque (*)
Abou Alaa Mansour, militant palestinien de Bil’In ayant écrit deux livres dédiés à la résistance populaire ("Bil’In ... dans la résistance populaire" et "L’intifada des opprimés").
Mahmoud Zawahra, maire du village d’Al Maassra, membre de coordination des comités populaires. Fathy Ikhdirat, coordonnateur de la campagne populaire de la Vallée du Jourdain.
Des militants israéliens actifs dans la résistance aux cotés des Palestiniens
Des personnalités françaises et européennes.
publié le mercredi 23 juin 2010
Diane Galliot
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a répété lundi 21 juin 2010 à l’ONU qu’Israël ne tolèrerait pas qu’un nouveau navire, en provenance du Liban, cherche à forcer le blocus de Gaza [1]. Un groupe d’une cinquantaine de femmes, dont trente Libanaises, entend rallier Gaza à bord d’un navire chargé d’aides, le Mariam. Aucune date de départ n’a encore été avancée. Le Hezbollah a souligné qu’il n’était pas impliqué dans le projet.
Le parti chiite libanais a affirmé à plusieurs reprises ne pas être concerné par ces deux bateaux en partance pour Gaza, même si le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait encouragé de telles initiatives au lendemain de l’arraisonnement meurtrier de la première flottille pour Gaza.
Ces deux bateaux sont financés par un homme d’affaires palestinien qui vit en Syrie, et ils sont depuis plusieurs jours en attente dans le port de Tripoli au nord du pays.
Mais le Liban est toujours en état de guerre virtuelle avec Israël. Les deux pays n’ont pas signé de cessez-le-feu depuis la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah dans le sud, et depuis le renforcement de la Finul, la force des Nations unies pour le sud-Liban.
Ces navires ont à bord, des Libanais ou des Libanaises puisque l’un de ces bateaux : Mariam, n’aura que des femmes comme équipage. Ces bateaux qui iraient jusqu’à Gaza sont considérées comme une agression par les autorités israéliennes.
Du coup, le ministre des Transports libanais leur a interdit le départ pour Gaza, mais dans un premier temps, ils sont autorisés à faire route pour Chypre. Le gouvernement libanais embarrassé par cette affaire, cherche surtout à ne pas mettre de l’huile sur le feu, et à ne pas donner de prétexte à une nouvelle crise avec son voisin et ennemi Israélien.
[1] voir aussi jeune Afrique : Flottille de la paix : Ehoud Barak ne veut plus d’une enquête de l’ONU
publié par RFI
http://www.rfi.fr/moyen-orient/2010... ajout de note : C. Léostic, Afps
publié le mardi 22 juin 2010
Ameer Makhoul
Ce texte est une lettre écrite par Ameer Makhoul, citoyen palestinien d’Israël qui a été arrêté le 6 mai 2010 par la police israélienne. Il est accusé d’espionnage et de trahison.
La lettre, écrite de la main de Makhoul a été reçue par mel par sa famille, et postée de la prison israélienne de Gilboa. Sa femme, Janan, a confirmé à Ma’an que la lettre venait bien de son mari.
Makhoul est un dirigeant de la communauté palestinienne de Haifa. Il est détenu comme son collègue Omar Said.
30 mai 2010
Comme j’ai été autorisé à prendre plume et papier, interdits ces trois dernières semaines, et comme j’ai été autorisé à ne plus être à l’isolement total, c’est le moment d’écrireune courte lettre de ma prison.
C’est ici l’occasion pour moi d’exprimer mes sincères remerciements, mes salutations et ma gratitude à tous mes collègues et amis, aux groupes de solidarité, aux organisations et aux personnes, aux Internationaux, aux Arabes, aux Israéliens et aux Palestiniens, ceux qui sont au pays et dans la Diaspora. Un salut tout particulier à ceux qui ont rendu visite à ma famille et les ont soutenus après le traumatisme qu’ils ont subi le 6 mai et depuis cette nuit là. C’est le moment de dire à toutes les organisations de défense des droits humains, locales et internationales, à quel point j’apprécie qu’elles aient fait entendre fortement leurs voix.
Tout comme aux organisations partenaires d’Ittijah dans le monde entier, qui ont soutenu mon/notre combat pour la justice et pour que j’aie un procès équitable afin de prouver mon innocence.
Je souffre toujours beaucoup physiquement mais moralement c’est un sentiment superbe de savoir ce que solidarité veut dire.
Toute mon histoire c’est que les services de renseignements israéliens, le “Shabak,” considèrent comme vrai quelque chose dont ils ne savent rien et sans la moindre preuve. Ils m’ont demandé, m’ont imposé de leur expliquer dans le moindre détail comment j’avais fait ce que je n’ai jamais fait. S’il y a pour eux un problème logique pour terminer le puzzle, ils disposent des outils légaux pour le remplir avec de supposées « preuves secrètes » que mes avocats et moi-même n’avons pas le droit de connaître.
Les médias en Israël m’ont déjà jugé coupable, un terroriste, un partisan du terrorisme. La règle du jeu ici c’est que je suis coupable, que je prouve mon innocence ou pas. Cette opinion collective précède le procès et les procédures judiciaires.
La violation de la preuve et de procédures judiciaires justes est d’une importance cruciale. Le Shabak peut mentir à la cour avec ses “preuves secrètes”, en “interdisant des rencontres avec les avocats,” en “interdisant la publication d’information,” en “imposant l’isolement total” et d’autres méthodes de torture sophistiquées, qui ne laissent pas de traces directes bien qu’elles soient très dures [1]. Je pense que mon affaire est l’occasion d’examiner ces outils en tant que moyens de criminaliser les défenseurs des droits humains.
Je voudrais insister à nouveau sur votre soutien et votre solidarité. J’y vois un message crucial de soutien à la victime, pour arrêter le bras de l’oppresseur.
Merci. Continuons sur la voie de la justice, de la dignité humaine, des droits humains et faisons en sorte qu’un procès équitable soit possible.
Bien à vous,
Ameer Makhoul
[1] voir Amnesty international :
Israël doit mettre fin au harcèlement infligé à un défenseur des droits humains
12 mai 2010
Amnesty International demande aux autorités israéliennes de mettre fin au harcèlement infligé à un défenseur des droits humains dont la détention qui dure depuis une semaine a été prolongée ce mercredi 12 mai 2010.
Ameer Makhoul, citoyen palestinien d’Israël, a été arrêté lors d’une descente effectuée à son domicile à Haïfa, dans le nord d’Israël, par les forces de police et les services de sécurité israéliens à l’aube du 6 mai. Il a été inculpé de « contact avec un agent étranger » sur la base de « preuves secrètes ».
« Ameer Makhoul est un éminent défenseur des droits humains, bien connu pour son militantisme au sein de la société civile en faveur des citoyens palestiniens d’Israël, a déclaré Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Son arrestation et son maintien en détention sentent le harcèlement pur et simple, destiné à entraver son travail en faveur des droits fondamentaux. Si tel est le cas, nous le considérerons comme un prisonnier d’opinion et demanderons sa libération immédiate et inconditionnelle. »
Durant toute sa détention, Ameer Makhoul n’a pas pu consulter d’avocat. Le médecin de la prison où il est incarcéré a informé son avocat qu’il souffrait de maux de tête.
Le matin de son arrestation, Ameer Makhoul a été conduit au centre d’interrogatoire de Petah Tikva et, lors d’une audience tenue ce même jour, l’autorisation a été donnée de le maintenir en détention pendant six jours. Mercredi 12 mai, sa détention a été prolongée jusqu’au 17.
Selon l’épouse d’Ameer, Janan Makhoul, au cours de la descente effectuée à leur domicile, les forces de sécurité ont saisi des téléphones et des ordinateurs portables, un appareil photo et divers documents.
Cette même matinée, des membres des forces de sécurité israéliennes ont également perquisitionné les bureaux de l’association Ittijah à Haïfa, où travaille Ameer Makhoul.
Il s’était déjà vu interdire tout déplacement pendant deux mois le 21 avril par le ministre israélien de l’Intérieur Eli Yishai, qui avait alors déclaré que sa sortie du territoire constituait « une menace sérieuse pour la sécurité de l’État ».
Le militant palestinien n’a appris cette interdiction que lorsqu’il a tenté de quitter Israël le 22 avril, date à laquelle il devait débuter une série de rencontres avec des militants de la société civile en Jordanie.
Amnesty International s’est entretenue avec Ameer Makhoul fin avril ; il s’est dit préoccupé au regard de cette interdiction de voyager, qui s’inscrit dans une politique plus large de répression contre les activités politiques pacifiques des citoyens palestiniens d’Israël, justifiée par des « questions de sécurité ».
En janvier 2009, la Commission centrale israélienne des élections a interdit à l’Assemblée démocratique nationale, parti qui détient actuellement trois sièges à la Knesset (Parlement israélien) et demande à Israël de devenir « un État pour tous ses citoyens », et à la Ligue arabe unie, qui compte quatre parlementaires, de se présenter aux élections générales israéliennes au motif que ces partis soutenaient le terrorisme et « ne reconnaissaient pas l’existence d’Israël en tant qu’État juif et démocratique ».
La Haute Cour de justice israélienne a par la suite infirmé l’interdiction pesant sur les deux partis.
Le 24 avril, Omar Said, militant de l’Assemblée démocratique nationale, a été arrêté par les autorités israéliennes.
Au départ, la presse israélienne s’est vue interdire de s’exprimer sur la détention d’Ameer Makhoul et d’Omar Said.
Après la levée de cette interdiction, des informations parues dans les médias israéliens lundi 10 mai ont fait état de l’arrestation des deux hommes, fondée sur des accusations d’espionnage et de contact avec un agent étranger du Hezbollah libanais.
Ameer Makhoul est directeur général d’Ittijah, qui œuvre au nom de la communauté palestinienne d’Israël depuis sa création en 1995.
Il préside également le Comité public pour la défense de la liberté politique au sein du Comité supérieur arabe de surveillance en Israël.
« Dans l’éventualité peu probable que des motifs sérieux invitent à poursuivre Ameer Makhoul, il doit être inculpé d’infractions prévues par la loi et comparaître en justice dans les meilleurs délais et dans le plein respect des normes internationales d’équité », a conclu Philip Luther. http://www.amnesty.org/fr/news-and-...
Par ailleurs des craintes sérieuses apparaissent sur les méthodes d’interrogatoire de A. Makhoul par les services du Shabak : Ainsi Adalah, en anglais, rapporte que l’avocat de A. makhoul, qui s’est vu refuser l’accès à son dossier médical, craint qu’il ait été soumis à la torture : De graves soupçons pèsent sur le Shabak (services internes de renseignement israéliens) quant à l’utilisation de méthodes illégales pendant les interrogatoires de Ameer Makhoul, défenseur des droits humains
Serious Suspicion of Shabak (GSS) Use of Illegal Methods of Interrogation Against Human Rights Defender Ameer Makhoul
News Update 18 May 2010
Serious Suspicion of Shabak (GSS) Use of Illegal Methods of Interrogation Against Human Rights Defender Ameer Makhoul
Today 18 May 2010, Mr. Ameer Makhoul, the director of the Arab NGO network "Ittijah" and a human rights defender, met with his legal defense team after the order prohibiting his meeting with a lawyer was lifted last night by the Petakh Tikvah Magistrates’ Court during an extension of detention hearing held on the case. In the meeting today, the legal defense team - comprised of Attorney Hussein Abu Hussein and Adalah Attorneys Orna Kohn and Hassan Jabareen - found that during the twelve days in which they were not allowed to meet with Mr. Makhoul that the General Security Services (GSS or Shabak) interrogators had used prohibited methods of interrogation in violation of the absolute prohibition on torture under international law and Israeli Supreme Court decisions.
The concerns of the legal defense team were raised last night, the first time that the lawyers met Mr. Makhoul since his arrest and detention on 6 May 2010.
After the meeting today, the suspicions of the legal defense team about Mr. Makhoul being subject to torture were heightened, especially after their request to release his medical records was refused. The legal defense team is considering legal actions concerning this matter.
The court has extended Mr. Makhoul’s detention until Thursday 20 May 2010.
publié le mardi 22 juin 2010
Irin
« Les munitions non explosées [UXO, en anglais] les plus répandues trouvées à Gaza sont des mortiers, rockets, bombes, douilles au phosphore blanc et mines, telles que les mines anti-char M-15 », a dit à IRIN Sheila Black, spécialiste pour l’UNMAT, à Gaza-Ville. Pendant plus d’un an, l’UNMAT a évalué la menace de contamination sur les 1 642 sites, essentiellement d’habitations, de Gaza, a dit Mme Black. Depuis la fin de l’opération israélienne, plus de 44 accidents – dont 10 mortels – seraient liés à des UXO.
L’UNMAT a découvert 355 UXO, parmi lesquelles 71 mines anti-char M-15 et 63 fragments de phosphore blanc, de même que 2 100 cartouches d’armes légères. Des munitions au phosphore blanc supplémentaires ont été remises par les autorités locales.
Le phosphore blanc réagit au contact de l’oxygène et « une fois qu’il est en contact avec l’air, il brûle à de fortes températures, très vite et très profondément, toute substance qu’il touche, y compris le corps humain », a dit Mark Russel, chargé des opérations à UNMAT. Généralement utilisé sous forme de munitions fumigènes, traçantes et éclairantes, il peut aussi causer de graves brûlures ou même la mort.
publié le mardi 22 juin 2010
AP
Le maire Nir Barkat a estimé que ce projet ferait renaître le quartier d’Al-Bustan (Gan Hamelech, ou le "Jardin du roi", pour les Israéliens), en pleine décrépitude. Est prévue la construction de magasins, restaurants, galeries d’art et d’un vaste site communautaire sur le site où selon certains le roi David de la Bible aurait rédigé ses psaumes. Les 22 familles palestiniennes déplacées seraient autorisées à reconstruire des maisons dans le quartier, sans qu’il soit précisé qui les financera.
Depuis qu’Israël a annexé l’est de la ville en 1967, annexion non-reconnue, près de 200.000 juifs s’y sont installés, dans une coexistence malaisée avec 250.000 Palestiniens.
Pour les militants d’Al-Bustan, ce projet s’inscrit "dans le contexte général de la judaïsation à grande vitesse" de Jérusalem-Est, que les Palestiniens veulent comme capitale de leur futur Etat.
Le site contesté est situé dans un quartier plus vaste dénommé Silwan, où vivent 50.000 Palestiniens et 70 familles juives. Des démolitions précédentes ont fait de Silwan un des principaux points de tension entre Palestiniens et Israéliens déterminés à garder Jérusalem indivisible.
Craignant les critiques de Washington [2], le gouvernement israélien avait en mars demandé au maire de surseoir à son projet et de consulter les Palestiniens. Mais lundi, le porte-parole de Nil Barkat Stephan Miller a annoncé qu’après concertation "la municipalité est prête à soumettre les plans pour le premier stade du feu vert" .
Les services du Premier ministre ont fait savoir que Benyamin Nétanyahou "espère (...) que le dialogue pourra continuer (...) et qu’il sera possible de trouver une solution concertée en accord avec la loi".
[1] voir la demande d’Amnesty :Israël doit arrêter la démolition de maisons palestiniennes
[2] voir le Monde A Jérusalem, un projet archéologique "préoccupe" l’administration américaine
publié le lundi 21 juin 2010
Plateforme des ONG française pour la Palestine
publié le lundi 21 juin 2010
entretien avec Richard Falk
Alors que le gouvernement israélien entérinait la création d’une commission d’enquête sur l’assaut de ses soldats contre la « flottille de la liberté », le rapporteur spécial de l’ONU pour les territoires palestiniens, Richard Falk, rendait lundi au Conseil des droits de l’homme à Genève son rapport sur la situation dans les territoires occupés et Gaza. Un mandat qui lui a valu d’être expulsé d’Israël en décembre 2008.
L’ interview a été effectuée avant l’annonce ce jeudi par Israël de l’allégement du blocus de Gaza [1].
InfoSud : Votre enquête, celle du juge Goldstone, et au moins deux autres prévues sur l’attaque israélienne contre la flotille turque… N’est-ce pas contre-productif tous ces rapports ?
Richard Falk : Cela prête effectivement à confusion. Mais chaque rapport se limite à une thématique spécifique et ils se renforcent l’un l’autre. Celui de Goldstone couvre l’offensive israélienne sur Gaza en décembre 2008, le mien traite des pratiques d’Israël sur les territoires occupés et met l’accent sur les violations des droits de l’homme et des lois humanitaires internationales.
Avec 2 observateurs étrangers et un président réputé pour son intégrité, pensez-vous que la commission israélienne puisse être crédible ?
Pour Israël, il semble essentiel que cette commission, et surtout les résultats qu’elle va fournir, soient reconnus comme crédibles au niveau international. Il est aussi clair que le président Yaakov Turkel, ex-juge de la Cour suprême, tient à son indépendance pour ne pas endommager sa réputation. La question est de savoir si cette commission va réussir à fixer ses propres règles ou si elle va se plier aux limitations suggérées par Netanyahou. On ne sait pas ce qui se joue derrière les rideaux, ni quelles sortes de pression sont faites.
A propos des enquête de l’ONU, est-il possible d’en faire quelque chose de crédible si Israël refuse de coopérer ?
La crédibilité de ces rapports se base sur deux critères principaux : d’une part la réputation d’intégrité des auteurs – le juge Goldstone a cette stature internationale. D’autre part, l’adéquation entre les conclusions des rapports et les diverses sources d’informations notamment les juristes, les diplomates, les ONG.
Quelles leçons tirer de l’échec de la mission Goldstone ?
On ne peut pas imposer la loi si elle est trop éloignée de la réalité politique, dans ce cas-ci celle des Etats-Unis de protéger Israël, lui permettant du coup de se placer en dessus des lois internationales.
La communauté internationale dénonce l’illégalité du blocus de Gaza. Les rapports de force seraient-ils en train de basculer ?
Les mémoires sont courtes. Ce qui paraît comme un moment capital dans un conflit peut vite tomber dans l’indifférence. On l’a vu avec la guerre du Liban en 2006 ou les attaques contre Gaza en 2008 et 2009. Cela se passera aussi avec la flotille.
Mais ce dernier incident a montré que les militants de la paix pouvaient défier le blocus de Gaza de manière plus efficace que les gouvernements. C’est un grand changement.
[1] confortée dimanche par la déclaration que les produits "civils" pourraient désormais entrer à Gaza
Info sud-Tribune des droits humains
du 19/06/2010 : Que veut le gouvernement égyptien ?
Que veut le gouvernement égyptien ?
Cette décision confirme les questions que pose le comportement du Caire dans la question palestinienne. Longtemps fer de lance, avec Gamal Abdel Nasser, de la solidarité arabe envers la Palestine, le régime égyptien, avec Anouar al-Sadate, a donné la priorité à ses intérêts, en alliance étroite avec les Etats-Unis d’Amérique. Depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006 et l’embargo décrété contre Gaza, la peur de l’influence croissante des Frères musulmans a poussé le président Hosni Moubarak à une complicité de fait avec Israël, comme le prouve la construction par l’Egypte d’un mur souterrain à la frontière. Il est clair que, sans le concours égyptien, Gaza ne pourrait plus être une prison à ciel ouvert…
Après l’accueil scandaleux des « Marcheurs de la paix » venus du monde entier, en décembre dernier, l’interdiction faite à Jean-Claude Lefort de se rendre à Gaza nous interdit de rester silencieux. Si Israël porte la responsabilité politique et juridique de la situation à Gaza, l’Egypte y contribue donc, hélas, aussi.
Il est temps, plus que temps que l’Egypte, en charge des négociations de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, tienne sa place, toute sa place dans le soutien à la cause palestinienne et pour le respect du droit international.
Sa contribution à la levée totale et définitive du blocus en sera la meilleure preuve. Les militants de la paix, qui souhaitent en tout état de cause entrer à Gaza, le vérifieront avec vigilance.
Le Conseil national de l’AFPS, le 19 juin 2010.
publié le lundi 21 juin 2010
Nouvelobs.com avec AFP
Pressé de desserrer l’étau sur la bande de Gaza [2], Israël a confirmé, dimanche 20 juin, la levée de l’embargo sur tous les "biens à usage civil". Tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien.
"A partir d’aujourd’hui, il y a un feu vert pour que tous les biens puissent entrer à Gaza sauf les équipements militaires et le matériel susceptible de renforcer la machine de guerre du Hamas", le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a déclaré à l’AFP un haut responsable gouvernemental.
Une liste de produits interdits
L’allègement du blocus prévoit que toutes les marchandises civiles ne figurant pas sur une liste de produits interdits (comprenant les armes, le matériel militaire ou les équipements susceptibles d’être exploités à des fins guerrières) pourront entrer à Gaza, a précisé un communiqué officiel. Israël va également autoriser l’entrée de quantités plus importantes de matériaux de construction, mais uniquement pour des projets approuvés par l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, tels que des écoles, des établissements médicaux, des stations d’épuration de l’eau [3]. Les restrictions visent à empêcher le Hamas d’utiliser le ciment ou le gravier pour construire des "bunkers" [4], ou de se servir des tuyaux pour fabriquer des roquettes. Israël s’engage aussi à accroître l’activité des points de passage entre Israël et la bande de Gaza afin d’augmenter le trafic des marchandises par voie terrestre. Toutefois, Israël continuera à obliger tous les bateaux à destination de Gaza à stopper dans le port israélien d’Ashod pour contrôler leurs cargaisons, maintenant ainsi le blocus naval de l’enclave palestinienne.
Réunion avec Tony Blair
L’annonce israélienne fait suite à une rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’envoyé spécial du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) Tony Blair. Le Quartette s’est félicité de la décision qui "devrait permettre de changer radicalement le flux de marchandises et de matériaux dans la bande de Gaza". En revanche, le porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a jugé les mesures israéliennes insuffisantes. "Il faut tout faire pour alléger les souffrances des habitants de la bande de Gaza"", a commenté Nabil Abou Roudeia. Jeudi dernier, le cabinet de sécurité israélien avait fixé les principes d’un allégement du blocus imposé depuis quatre ans à la bande de Gaza. La décision officielle israélienne intervient à la suite de multiples pressions internationales pour desserrer le blocus imposé à la bande de Gaza, qu’a tenté de briser une flottille d’aide multinationale arraisonnée par l’armée israélienne le 31 mai. L’opération a coûté la vie à neuf passagers turcs, déclenchant indignation et protestations dans le monde.
Réchauffement avec Washington
La Maison Blanche a aussitôt apporté son ferme soutien à la décision d’Israël, estimant qu’elle allait permettre d’améliorer le quotidien des Gazaouis [5].
Elle a fait savoir en même temps que Benjamin Netanyahu serait reçu par le président Barack Obama le 6 juillet à Washington. Benjamin Netanyahu avait remis sa venue aux Etats-Unis prévue initialement le 1er juin après avoir dû écourter une visite officielle au Canada à la suite du raid israélien contre la flottille humanitaire. Selon la radio militaire, l’annonce israélienne a "facilité" l’organisation de cette rencontre entre les deux dirigeants qui s’étaient quitté en froid lors de la dernière visite de Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 24 mars.
Le blocus de Gaza continue néanmoins de susciter des frictions entre Israël et la communauté internationale. Le gouvernement allemand a dénoncé dimanche le refus des autorités israéliennes de laisser le ministre allemand du Développement Dirk Niebel se rendre à Gaza le même jour [6]. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a souligné que Berlin, comme toute l’UE, attendaient "la fin du blocus" de Gaza.
[1] cet allègement est une victoire de la Flottille de la Liberté, qui a déclenché la colère des dirigeants -y compris alliés traditionnels d’Israël- du monde entier. Ajoutée aux diverses pressions, elle a imposé à Israël un geste partiel qui n’est pas dénué de manoeuvre politique : division supplémentaire entre Hamas et Fathah, exonération de l’Egypte, déminage de la colère d’obama. Le prix à payer est extrêmement lourd (9 morts au moins et des dizaines de blessés) et, si la vie matérielle des Gazaouis va en être améliorée, les portes de la prison n’en restent pas moins fermées. Le geôlier israélien en a toujours les clés.
Ceci montre néanmoins que les pressions sont efficaces et doit nous inciter à renforcer la campagne de boycott, désinvestissement, sanctions.
[2] voir la position de l’UE dans l’Humanité :
Flottille : l’UE condamne d’Israël
Dénonçant « une violation du droit international », les députés européens ont adopté une résolution critique envers Israël. Le sort réservé à la députée Haneen Zoabi inquiète.
L es condamnations de la communauté internationale continuent de s’abattre sur Israël, deux semaines après l’assaut perpétré par ses troupes d’élite contre la flottille de la paix, dans les eaux internationales. Le Parlement européen a adopté, jeudi, une résolution condamnant l’opération militaire, clairement dénoncée comme « une violation du droit international ». Le jour même, tentant de désamorcer la critique sans craindre le discrédit, Israël annonçait un allégement du blocus imposé depuis trois ans sur la bande de Gaza.
Le texte, adopté par les eurodéputés à une écrasante majorité, appelle à la mise en place d’une « enquête internationale et impartiale ». Il exhorte également Israël à « lever immédiatement le blocus de Gaza », qui constitue une « sanction collective contraire au droit humanitaire international ». Le Parlement évoque sans retenue « une catastrophe humanitaire et une radicalisation croissante qui devient une source d’insécurité pour Israël et pour toute la région ».
À cet égard, la résolution invite l’UE et ses États membres à prendre des mesures pour assurer « l’ouverture durable de tous les points de passage à destination et en provenance de Gaza » et à mettre en place « un contrôle international ». Le Parlement a également appelé Catherine Ashton, haute représentante de l’UE pour la politique extérieure, à prendre l’initiative d’un plan visant à assurer un contrôle international des points de passage à Gaza.
Lors du débat qui a précédé le vote de cette résolution, Patrick Le Hyaric, député européen et vice-président du groupe GUE/NGL, a demandé à Catherine Ashton « des actes nets et forts » sur Gaza, et l’a interpellé sur le sort réservé à Haneen Zoabi, député arabe au Parlement israélien, présente à bord du bateau turc Mavi Marmara. Violemment prise à partie à son retour, elle fait aujourd’hui l’objet de représailles de la part de la droite israélienne.
Une commission de la Knesset a réclamé le retrait de certains droits de la parlementaire. Le ministre de l’Intérieur est même allé jusqu’à demander qu’elle soit déchue de sa nationalité. Dans un courrier à l’Union interparlementaire (UIP) – l’organisation mondiale des parlements des États souverains –, Patrick Le Hyaric interpelle ainsi son président, Theo-Ben Guribab, sur le cas de Haneen Zoabi et le sollicite afin qu’il agisse en faveur d’une « enquête internationale concernant les sanctions à l’encontre de la député ». L’UIP, « préoccupée par cette atteinte à la liberté d’expression », devrait se prononcer au cours d’une prochaine session.
Fabien Paillot
http://www.humanite.fr/2010-06-19_I...
[3] bel exercice supplémentaire de division du mouvement palestinien, qui a fait ses preuves depuis 2006 et ne laisse pas envisager un accord de réunification
[4] il est sûr que l’on fait encore plus de morts en bombardant des demeures d’habitation fragiles que des bunkers
[5] Les USA sont ainsi soulagés, ils prennent clairement position contre l’envoie d’autres flottilles de la liberté. Ainsi, toujours selon l’Afp, le porte-parole de la maison blanche a déclaré :
« Nous appelons tous ceux qui veulent transporter des biens à le faire via les voies prévues à cet effet pour que leurs cargaisons puissent être inspectées », a-t-il ajouté. « Il ne doit pas y avoir de confrontations inutiles et nous exhortons toutes les parties à agir de façon responsable pour répondre aux besoins des habitants de Gaza ». Plus à craindre de devoir condamner l’allié / pion israélien s’il se laissait aller à la violence militaire annoncée contre les navires qui ont prêts à appareiller vers Gaza.
[6] voir l’Afp, relayée par la Libre Belgique Berlin furieux contre Israël
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
notes : C. Léostic, Afps
publié le dimanche 20 juin 2010
Karim Lebhour
Le blocus s’allège, mais reste en place. Au terme de deux jours de discussions, le cabinet de sécurité israélien a consenti jeudi 17 juin à allonger la liste des produits autorisés à Gaza. Les marchandises ne seront plus classées selon une « liste blanche » de produits autorisés (environ une centaine), mais selon une « liste noire » de ceux qui sont interdits, parmi lesquels le ciment, les tuyaux ou l’acier susceptibles d’être utilisé par les groupes armés palestiniens. Déjà, pour la première fois depuis quatre ans, un chargement d’ustensiles de cuisine a pu entrer à Gaza.
« C’est un changement cosmétique, peste Sari Bashi de l’organisation israélienne Gisha pour la liberté de mouvement. La politique israélienne à Gaza va bien au-delà des questions de sécurité et de trafics d’armes. L’accumulation des restrictions montre une volonté d’isoler la bande de Gaza de la Cisjordanie et de dégager Israël de toute responsabilité sur ce territoire », observe-t-elle.
Considérée comme une « entité hostile » par Israël, la bande de Gaza est un legs absurde de l’Histoire. Un million et demi de Palestiniens vivent enfermés sur ce territoire minuscule, de 40 kilomètres de long et de 6 à 8 kilomètres de large, héritage de l’armistice de 1949 entre la coalition des pays arabes et le tout nouvel État hébreu où ont afflué les réfugiés palestiniens.
« Le tournant se situe au moment du retrait israélien de 2005 » Bande de terre désolée et surpeuplée, Gaza devient le creuset de toutes les révoltes palestiniennes. C’est à Gaza qu’éclate la première Intifada en 1987, dans le camp de réfugiés de Jabaliya. C’est là aussi que le mouvement islamique, Hamas, naît et prend racine.
Au fil des violences, le territoire est progressivement bouclé. La première mesure date de 1991. Le « permis général de sortie » autorisant les Palestiniens à se déplacer librement en Cisjordanie ou en Israël est remplacé par un système de permis individuel. En 1995, une clôture électrifiée entoure le territoire. En 2006, les ouvriers palestiniens ne sont plus autorisés à se rendre en Israël.
« Le tournant se situe au moment du retrait israélien de 2005, analyse Sari Bashi. Israël renonce à la bande de Gaza, mais rend aussi impossible tout déplacement des Palestiniens vers la Cisjordanie sur laquelle Israël conserve des revendications territoriales. »
Les portes de Gaza n’ont jamais été qu’entrouvertes
Aujourd’hui, hormis quelques rares exceptions, aucun Palestinien ne circule plus entre Gaza et la Cisjordanie. Les accords d’Oslo stipulaient qu’ils forment une seule entité, mais le « passage protégé » a été fermé en 2000 pendant la seconde Intifada et n’a jamais été rétabli.
« À partir des Accords d’Oslo, Gaza devient l’objet d’une négociation, il était normal d’ériger une frontière. C’est exactement ce que nous demandait la communauté internationale : séparer Israël des territoires palestiniens, justifie Ygal Palmor, porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères. Si cette séparation a pris un mauvais tournant, c’est le fait de l’Intifada, pas d’une volonté stratégique d’Israël. Aujourd’hui, c’est le Hamas que nous voulons isoler, pas le peuple de Gaza. Malheureusement, il est impossible de séparer les deux », ajoute-t-il.
Reste qu’avant même la prise de contrôle du Hamas en 2007, les portes de Gaza n’ont jamais été, au mieux, qu’entrouvertes. Le petit aéroport brièvement en fonction a été détruit pendant la seconde Intifada. Le port de Gaza n’a jamais vu le jour.
Deux destins séparés se mettent en place
Un accord sur l’accès à Gaza avait pourtant été signé en 2005 entre Israël, l’Égypte et l’Autorité palestinienne. « Cet accord n’a jamais été appliqué et on ne voit aujourd’hui aucune volonté politique de réellement changer l’isolement de Gaza, même si cela condamne la création d’un État palestinien, relève Robert Blecher, analyste pour l’International Crisis Group.
Au contraire, l’idée se renforce chez les dirigeants israéliens que le statu quo est préférable à toute évolution. La situation n’est pas confortable, mais ils pensent qu’elle est gérable pour Israël », poursuit-il.
Conséquence, deux destins séparés se mettent en place entre la Cisjordanie, dans laquelle les Palestiniens pourraient finir par demander l’intégration à un État unique avec Israël, et la bande de Gaza, seul territoire palestinien réellement autonome, mais isolé. Ultime paradoxe, c’est peut-être là et seulement là qu’un « État » palestinien sera un jour créé.
publié par la Croix
Plan d’Israël pour contrer les flottilles
publié le samedi 19 juin 2010
Serge Dumont
Depuis quelques jours, les commandos de la Shayetet 13 (une unité spéciale d’intervention de la marine israélienne) et l’unité 669 spécialisée dans les secours en mer participent à une série d’exercices intensifs organisés au large des côtés de l’Etat hébreu. En fait, ils se préparent à aborder la dizaine de nouvelles « flottilles de la liberté » qui promettent de forcer le blocus de la bande de Gaza d’ici à la fin du mois d’octobre.
« Paravent du Hezbollah »
Pour l’heure, l’état-major de l’armée israélienne et l’Aman (les renseignements militaires) focalisent leur attention sur un convoi composé du Maryam et du Naji-el-Ali, deux navires affrétés par l’homme d’affaires palestino-libanais Yasser Kashak et qui appareilleront dans le courant du week-end.
Selon le cabinet du premier ministre Benyamin Netanyahou, ce convoi serait « un paravent du Hezbollah » puisqu’il partira de Tyr, l’un des bastions de l’organisation chiite. Mais Yasser Kashak jure que ce n’est pas le cas. Selon lui, le Maryam transportera des tonnes de médicaments alors que des parlementaires libanais, une cinquantaine de journalistes européens, des femmes libanaises ainsi qu’une délégation de Reporters sans frontières embarqueront à bord du Naji-el-Ali.
« Ces bateaux proviennent d’un pays en guerre avec Israël. Ils participent donc à une opération de guerre », a en tout cas estimé le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Qui promet également un accueil musclé à un autre convoi composé de deux bateaux iraniens. Le premier de ces cargos à déjà quitté Bandar Abbas et le second appareillera au début de la semaine prochaine. Ils feront escale en Turquie avant de faire cap vers Gaza.
Pour les responsables israéliens, les flottilles libanaise et iranienne constituent les deux dangers les plus immédiats. Parce qu’ils considèrent que des miliciens du Hezbollah, voire des Gardiens de la révolution iraniens pourraient se trouver à bord.
D’autres flottilles sont également planifiées courant juillet. L’une d’entre elle est organisée par une série d’organisation pro-palestiniennes, une autre par l’organisation progressiste juive allemande Voix pour une paix juste, et une troisième par l’organisation islamiste turque IHH organisatrice de la première « Flottille de la liberté » fin mai (lire ci-dessous). Enfin, un convoi est également planifié en Grande-Bretagne et au moins trois autres dans les pays arabes voisins d’Israël.
Pour en contrer l’impact, l’Etat hébreu n’entend pas seulement user de la force militaire : il lance aussi des actions diplomatiques visant notamment à convaincre les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne d’interdire à leurs ressortissants de participer à ces convois.
Depuis quelques jours, les dirigeants israéliens tentent également de convaincre leurs homologues égyptiens de fermer le canal de Suez aux bateaux iraniens en route pour la bande de Gaza. Ils n’ont pas reçu de réponse jusqu’à présent.
publié par le temps
publié le samedi 19 juin 2010
L’Orient le Jour
Aucune date n’a cependant été avancée pour le départ du navire, ce qui met sur leurs nerfs les militaires israéliens, qui savent qu’ils ont très peu de temps pour intervenir.
À Maghdouché, il se confirmait hier que des dizaines de Libanaises, chrétiennes et musulmanes, sont déterminées à rallier Gaza depuis le Liban à bord d’un bateau chargé d’aides médicales afin de briser le blocus, en dépit des avertissements israéliens. Les activistes partantes se sont réunies hier, dans la prière, dans ce sanctuaire marial bien connu, situé près de Saïda, pour demander la bénédiction de leur bateau, baptisé « Mariam ». C’est Mgr Élie Haddad, archevêque grec-catholique de Saïda, qui a présidé le temps de prière.
« Mariam commence à atteindre ses objectifs puisque des officiels israéliens ont exprimé leur crainte et ont envoyé des avertissements et des menaces avant de décider d’assouplir le blocus de Gaza », a déclaré la porte-parole du groupe, Rima Farah, qui n’a pas avancé de date pour le départ du navire. « Les participantes sont déterminées à avancer et nos seules armes sont notre foi en la Vierge Marie et en l’humanité », a-t-elle affirmé, insistant sur la non-affiliation de ces femmes au Hezbollah ni à une quelconque autre organisation. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a averti hier le Liban qu’il serait tenu pour responsable de tout départ de bateaux de ses ports à destination de la bande de Gaza. À Paris, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a aussi sévèrement mis en garde le Liban contre l’envoi de ce navire. Les activistes interceptées pourraient, cette fois, être jugées et incarcérées, et non pas expulsées, comme la première fois, ont averti des responsables israéliens.
Samar el-Hajj, l’organisatrice de l’expédition à laquelle doivent, selon elle, se joindre des militants européens et des journalistes, a dit que le navire était « désormais prêt ». « Nous n’avons pas peur », a-t-elle encore déclaré.
publié le vendredi 18 juin 2010
galerie d’art Arcima
de vous inviter au vernissage en présence des artistes "gazaouis" qui aura lieu :
le mardi 22 juin 2010 à partir de 19h00 à la galerie Arcima - 161, rue Saint Jacques 75005 Paris
N’hésitez pas à transmettre cette invitation à tous nos amis/amies amateurs d’art...
En espérant avoir le plaisir de vous retrouver
Il faut soutenir Hanine Zoubi
publié le vendredi 18 juin 2010
Balad
Le 7 Juin 2010, la commission interne de la Knesset, le parlement israélien, a voté par une majorité de sept voix contre une pour demander la levée de l’immunité parlementaire de MK Hanine Zoubi (représentante du Rassemblement National Démocratique - Balad). Cette décision de la commission fera perdre à MK Zoubi trois droits dont jouissent habituellement les membres du Parlement d’Israël. Premièrement, son passeport diplomatique sera annulé. Deuxièmement, ses privilèges concernant ses voyages à l’étranger seront réduits. Et troisièmement, ses frais de justice couverts lors de son mandat parlementaire ne seront plus assurés par la Knesset. Avant de prendre effet, la révocation de ces privilèges doit être approuvée par la séance plénière de la Knesset. Un vote sur ces questions pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.
La décision de la commission interne du parlement est intervenue à la suite de plusieurs jours de séances orageuses à la Knesset, au cours desquelles MK Zoubi a été accusée par ses collègues parlementaires d’être une « terroriste » et une « traîtresse ». De plus, elle a essuyé des remarques racistes et sexistes si offensantes et insultantes que certaines ont été supprimées du compte-rendu officiel. Vu cette ambiance de haine, il est fort probable que la séance plénière de la Knesset approuve les recommandations de la Commission interne [1].
Contexte -MK ZOUBI et la flottille pour la LIBERTÉ de la bande de Gaza
Le blocus militaire imposé à la bande de Gaza depuis bientôt quatre ans a transformé Gaza en une prison à ciel ouvert, la plus grande au monde, avec ce que Amnesty International a appelé « une crise humanitaire » d’un « niveau catastrophique ». À ce jour, il y a eu peu ou pas du tout de pression internationale sur Israël pour lever le blocus, pas même après l’agression massive d’Israël sur Gaza en 2008-2009 qui a duré trois semaines, au cours desquelles quelque 1400 Palestiniens ont été tués. Le double objectif de la "Flottille pour la Liberté de Gaza ", la semaine dernière, était de fournir une aide tellement nécessaire à environ 1,4 million de Palestiniens, et en même temps de briser le silence, et la complicité, de la communauté internationale sur le siège, ce qui est précisément la raison pour laquelle MK Zoubi a accepté l’invitation à y participer.
Avec des centaines de militants venus de 40 pays, MK Zoubi, qui représente divers regroupements de citoyens juifs et palestiniens d’Israël qui s’opposent au siège et qui ne veulent pas que ce blocus soit perpétré en leur nom, prit la mer avec un message humanitaire clair : mettre fin au siège, mettre fin à l’occupation, mettre fin à l’oppression du peuple palestinien.
A la suite de l’attaque navale israélienne contre la flottille humanitaire le 31 mai 2010 au cours de laquelle neuf militants turcs ont été tués, MK Zoubi, jouissant de l’immunité parlementaire, a été la première à être libérée de la détention illégale et le premier témoin de visu à raconter ce qui s’était passé lorsque les bateaux ont été interceptés dans les eaux internationales. En donnant ainsi le premier compte-rendu qui contredit le porte-parole de l’armée et les journalistes qui les accompagnaient, MK Zoubi a suscité la colère du public israélien en défiant la version officielle israélienne des événements [2]. En réaction, les ministres israéliens et la Knesset ont appelé à ce qu’elle soit privée son immunité parlementaire, renvoyée de la Knesset et poursuivie en justice. Le ministre israélien de l’Intérieur, accusant MK Zoubi de « trahison », a demandé au procureur général l’autorisation de la déchoir de sa citoyenneté.
Au lieu d’affirmer les droits politiques, civils et humains fondamentaux de MK Zoubi, y compris la liberté d’expression, la Knesset a plutôt rallié la troupe et pris la défense de l’armée pour tenter de faire taire MK Zoubi en lui rognant les ailes. Le 2 Juin 2010, l’un des jours les plus orageux que la Knesset ait connu, MK Zoubi a été attaquée non seulement verbalement mais aussi physiquement par des membres de la Knesset appartenant à la droite israélienne, le courant dominant.
Dans leur tentative de "tirer sur le messager », ces législateurs ont attisé les campagnes de haine appelant à exécuter MK Zoubi. Depuis la "Flottille pour la liberté de Gaza" la semaine dernière, MK Zoubi a reçu plus de 50 menaces de mort. Par crainte d’actes de violence contre elle (y compris de la part d’autres membres du parlement), la Knesset a dû lui assigner des gardes pour sa sécurité personnelle. À ce jour, aucun parti officiel élu (ni le Parti Travailliste, ni Kadima ni le Likoud) ne s’est prononcé en faveur de son droit à la vie et la liberté.
APPEL À L’ACTION
La persécution de MK Zoubi n’est que la dernière vague de la répression politique contre les citoyens palestiniens d’Israël, dont font partie les multiples tentatives d’empêcher le parti BALAD de participer à des élections générales et de discréditer les militants arabes, les intellectuels et les dirigeants politiques qui défendent l’idée d’un État démocratique, un "État pour tous ses citoyens."
Déjà mis en marge de la politique, les citoyens palestiniens d’Israël et leurs alliés politiques juifs israéliens font face à une campagne virulente de provocations, de criminalisation et de haine cautionnée par l’État. En d’autres termes, l’espace étroit de la légitimité politique se rétrécit très vite, et la dernière chasse aux sorcières dont est victime MK Hanine Zoubi est un cas typique en la matière. Mais c’est plus que cela, c’est aussi un test qui peut constituer un précédent. Si le monde soutient le parlement israélien et le laisse retirer les droits politiques de MK Hanine Zoubi, l’étape suivante sera de la priver de ses droits civils. Et s’ils peuvent faire ceci avec un élu, ils pourront certainement le faire avec un citoyen ordinaire, respectueux de la loi mais dissident. .
Les parlementaires jouissent d’une immunité et de privilèges, non pas pour qu’ils puissent agir en dehors ou au-dessus des lois mais pour qu’ils puissent les utiliser comme moyens pour atteindre, selon leur conscience, des objectifs responsables. Si participer à une flottille internationale pacifique visant à aider une population civile assiégée, appauvrie et qui subit une crise humanitaire provoquée par l’homme et perpétrée par son propre gouvernement n’est pas un acte de conscience ou un devoir civique, alors qu’est-ce que c’est ?
Nous vous demandons de contacter les représentants de la Knesset et le gouvernement d’Israël (liste des contacts ci-dessous) et de les inciter à respecter le droit de MK Hanine Zoubi d’exercer son travail de parlementaire au nom des citoyens palestiniens d’Israël et de leurs alliés politiques juifs, sans violence, ni menace, ni intimidation, ni punition, ni censure. Nier ses droits en tant que législatrice, c’est nier le droit de ses électeurs d’être représentés ; défendre ses droits en tant que législatrice c’est défendre le droit de ses électeurs d’être vus, entendus et pris en compte.
Coordonnées
Reuven Rivlin
Président de l’Assemblée Nationale(Knesset) rrivlin@knesset.gov.il
00972 2-675344402-fax 6496193
Benjamin Netanyahu Premier Ministre pmo.heb@it.pmo.gov.il
téléphone-fax : 00972 2-670551202-5664838
Tzipi Livni Présidente de l’Opposition zlivni@knesset.gov.il
00972 2-640845802-6496659
Eliyahu Yishai Ministre de l’Intérieur sar@moin.gov.il
00972 2-670140102-5666376
Présidents de GROUPE PARLEMENTAIRE
Dalia Itzik Kadima
dizik@knesset.gov.il 00972 2-649675602-6496055
Zeev Elkin Likkud
zelkin@knesset.gov.il 00972 2-640814502-6496438
Daniel Ben Simon Travaillistes
dbensimon@knesset.gov.il
00972 2-640885002-6496415
Chaim Oron Meretz
horon@knesset.gov.il 00972 2-6408348-403-6961728
Juin 9, 2010
Au nom du groupe parlementaire Balad
MK Jamal Zahalka | bureau begin_of_the_skype_highlighting 02-6408184 begin_of_the_skype_highlighting 02-6408184 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 02-6408184 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting | fax : 02-6753182 | jzhalka@knesset.gov.il02-6408184
MK Hanine Zoubi | bureau : begin_of_the_skype_highlighting 02-6408029 begin_of_the_skype_highlighting 02-6408029 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 02-6408029 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting| fax : 02-6496595 | hzoaby@knesset.gov.il02-6408029
Pour plus de détails, prière de contacter Mme Yasmine Daher au begin_of_the_skype_highlighting 054 4884961 begin_of_the_skype_highlighting 054 4884961 end_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting | balad.parliamentarian.group@gmail.com054 4884961
[1] en France, l’eurodéputé P. Le Hyaric a lancé une pétition pour soutenir H Zoubi :Pétition pour une députée arabe israélienne menacée
sur l’opération militaire israélienne
contre la flottille humanitaire et le blocus de Gaza
publié le vendredi 18 juin 2010
Le Parlement européen,
vu ses résolutions antérieures sur Gaza, en
particulier celles du 15 janvier 2009 sur la situation dans la bande de
Gaza(1) et du 18 février 2009 sur l’aide humanitaire à la bande de
Gaza(2),
vu la Déclaration de Venise de 1980,
vu les déclarations antérieures du Quatuor pour
le Moyen-Orient, en particulier celle du 19 mars 2010 réaffirmant les
principes fondamentaux définis le 26 juin 2009 à Trieste et celle du 11
mai 2020 sur la relance des pourparlers de proximité entre Israéliens et
Palestiniens,
vu les résolutions 1860 du 8 janvier 2009
(S/RES/1860(2009)) et 1850 du 16 décembre 2008 (S/RES/1850(2008)) du
Conseil de sécurité des Nations unies,
vu la déclaration de la haute représentante de
l’Union/vice-présidente de la Commission Catherine Ashton, au nom de
l’Union européenne, sur l’opération militaire israélienne menée contre
la flottille, publiée le 31 mai 2010,
vu la déclaration du président du Conseil de
sécurité des Nations unies (S/9940) du 31 mai 2010,
vu les conclusions du Conseil du 8 décembre
2009 sur le processus de paix au Proche‑Orient,
vu la déclaration du Président du Parlement
européen, Jerzy Buzek, du 31 mai 2010,
vu la résolution adoptée le 2 juin 2010 par le
Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les graves attaques
des forces israéliennes contre le convoi maritime d’aide humanitaire,
vu la résolution adoptée par l’Assemblée
générale de l’OMS le 18 mai 2010,
vu le rapport du Programme alimentaire mondial
et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) publié en novembre 2009 sur la situation à Gaza,
vu l’article 110, paragraphe 4, de son
règlement,
A. considérant que l’opération militaire menée par Israël dans les eaux internationales, le 31 mai 2010, contre une flottille d’aide humanitaire en route pour Gaza a entraîné la mort de neuf civils et blessé 38 civils ainsi que sept soldats israéliens,
B. considérant que les points d’entrée et de sortie à la frontière de Gaza sont fermés depuis juin 2007, après que le Hamas eut pris militairement le pouvoir, et que l’embargo sur la circulation des personnes et des marchandises a accru la pauvreté, paralysé la reconstruction et étouffé l’économie dans la bande de Gaza, entraînant la création d’un marché noir généralisé contrôlé par le Hamas, entre autres ; considérant que ce blocus n’a pas abouti à la libération de Gilad Shalit, escomptée par les autorités israéliennes et maintes fois réclamée par le Parlement européen ; considérant que ce blocus n’a pas atteint son objectif, qui était de porter un coup aux extrémistes, et que, dans la mesure où il touche plus particulièrement les groupes les plus vulnérables de la population, il a conduit à une radicalisation croissante,
C. considérant que d’après les déclarations antérieures des organes des Nations unies, le blocus de la bande de Gaza représente une sanction collective qui est contraire au droit humanitaire international,
D. considérant que 80 % des habitants de Gaza sont tributaires de l’aide alimentaire, que plus de 60 % sont touchés par l’insécurité alimentaire, que le chômage avoisine les 50 % et que la situation sanitaire et environnementale s’est sérieusement dégradée,
E. considérant que 3 600 camions d’aide alimentaire seulement sont entrés à Gaza au cours des trois premiers mois de l’année, contre 36 000 au cours du premier trimestre de 2007, et que 80 produits seulement sont autorisés à entrer à Gaza alors que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) estime que 6 000 produits sont nécessaires pour satisfaire les besoins humanitaires essentiels,
F. considérant que les Territoires palestiniens sont, parmi les pays tiers, le principal bénéficiaire des fonds de l’Union et que cette aide a joué une rôle important dans les efforts visant à atténuer la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza ; considérant que l’Union européenne continue à fournir une aide humanitaire essentielle dans la bande de Gaza, notamment par le canal de l’UNRWA,
G. considérant que la solution reposant sur deux États reste le fondement essentiel d’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens et qu’il importe dès lors d’éviter toute initiative unilatérale de nature à compromettre cette perspective ; considérant que les pourparlers de proximité en cours pourraient déboucher sur la reprise de négociations de paix directes en vue de mettre en place un État palestinien viable, cohabitant dans la paix et la sécurité avec l’État d’Israël,
H. considérant que, jusqu’ici, le Hamas continue de faire obstacle à l’entrée à Gaza de la cargaison humanitaire de la flottille,
1. présente ses condoléances aux familles des victimes ;
2. condamne l’attaque contre la flottille dans les eaux internationales, qui constitue une violation du droit international ;
3. demande que soit rapidement menée une enquête internationale et impartiale sur cette attaque ; insiste pour que les principes de responsabilisation et de responsabilité soient respectés et invite instamment la haute représentante/vice-présidente et les États membres de l’Union à faire en sorte que toutes les mesures appropriées soient prises pour que cette demande produise ses effets ;
4. invite instamment Israël à lever immédiatement le blocus de Gaza, ayant entraîné une catastrophe humanitaire et une radicalisation croissante qui devient une source d’insécurité pour Israël et pour toute la région ;
5. demande que toutes les attaques contre Israël cessent immédiatement et avertit que ceux qui les commettent doivent assumer pleinement leur responsabilité ;
6. invite instamment la haute représentante/vice-présidente et les États membres de l’Union européenne à prendre des mesures pour assurer l’ouverture durable de tous les points de passage à destination et en provenance de Gaza, y compris le port de Gaza, avec un contrôle international adéquat de l’utilisation finale, afin de permettre la circulation sans entrave des produits humanitaires et commerciaux nécessaires à la construction et à une économie autonome, de même que les mouvements monétaires et la libre c

























































