Palestine-Actualités-Archives 1


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France-Palestine AFPS!


Israël, Palestine : le pandémonium diplomatique

publié le lundi 7 mars 2011

Gilles Paris

 
L’Afrique du nord, le Proche et le Moyen Orient brûlent.

A Jérusalem, siège du gouvernement israélien, et à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, on compte les chaises vides. Avez-vous des idées pour le dossier israélo-palestinien ? Ecrivez au premier ministre israélien !

Le mois de février a été meurtrier pour les négociateurs et conseillers diplomatiques. Uzi Arad a claqué la porte de Benyamin Nétanyahou (faute de pouvoir être nommé ambassadeur à Londres) et Saëb Erekat a démissionné de ses fonctions de négociateur en chef palestinien.

Ce qui tombe plutôt bien, en fin de compte. La période est propice à l’introspection, puisqu’il n’y a rien à négocier. Acculé par la chute de Hosni Moubarak le 11 février, dans la crainte de voir s’affirmer au Caire un pouvoir politique moins accommodant, M. Nétanyahou annonce une initiative diplomatique pour tirer de sa tombe feu le processus de paix. M. Abbas refuse à l’avance un accord interimaire, la piste esquissée au début de l’année par le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Pas de quoi susciter des vocations…

publié sur le blog du Monde "Guerre ouPaix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

 


« Le vent de liberté dans le monde arabe
peut donner l’idée d’un nouveau Moyen-Orient »


publié le samedi 5 mars 2011

el Watan, entretien avec Jean-Claude Lefort

 
Tandis que, un à un, les peuples arabes se débarrassent de leurs chaînes et chassent leurs dictateurs, un monde nouveau se dessine. Israël, jusque-là « seule démocratie » de la région, s’inquiète. Pour Jean-Claude Lefort, défenseur infatigable des droits des Palestiniens, tous les espoirs sont permis.

-Le climat insurrectionnel qui traverse les pays arabes et la chute de Moubarak en Egypte annoncent-ils, selon vous, des changements dans la région ?

On ne sait pas encore ce que sera demain. Une chose est cependant sûre : rien ne sera plus pareil et si ces mouvements n’ont pas une cause unique, bien sûr, il est certain que l’humiliation vécue par le monde arabe depuis plus de soixante ans, à travers le conflit israélo-palestinien, pèse et est présente dans ce mouvement. S’agissant de l’Egypte, il est évident que son rôle, jusqu’à maintenant, était de satisfaire les désirs israélo-américains. D’où, entre autres, le blocus absolu de Ghaza, côté égyptien via Rafah. Donc, s’il est un problème urgent à régler, c’est bien le conflit israélo-palestinien. J’observe que les dirigeants israéliens s’émeuvent du remplacement des dictatures par des régimes démocratiques. Pour Israël, mieux vaut une dictature qui lui fait allégeance, qu’une démocratie voulue par le peuple. Il me paraît que le vent de liberté, qui souffle désormais dans le « monde arabe », est non seulement positif en soi, mais peut donner l’idée d’un « nouveau Moyen-Orient », ce qui peut ouvrir des pistes d’espoir pour les Palestiniens.

-Une flottille pour Ghaza est en projet avec d’autres organisations. Comment obtenir la levée du blocus ?

Avec une quinzaine de pays, nous allons nous retrouver en mai dans les eaux internationales face à Ghaza pour exiger la levée du blocus illégal et condamné par l’ONU. Pour lever ce blocus inhumain, qui dure depuis plus de trois ans et demi, pas d’autre voie donc que l’action citoyenne pacifique. Ces bateaux, dont le français, sont dans la ligne et le respect de la Résolution 1860 du Conseil de sécurité qui déclare accueillir positivement toutes les initiatives mettant un terme à ce blocus et participant à l’aide humanitaire.

Certes l’Egypte bouclait le sud de la bande de Ghaza en connivence avec Israël et les Etats-Unis. Nous avions dénoncé cette situation il y a un an, tandis que nous avions organisé une « Marche de la liberté », le 1er janvier 2009, qui partant du Caire devait se rendre à Ghaza. Notre passage a été interdit. Il semble, selon les dernières informations, que le point de passage de Rafah en Egypte va être ouvert, c’est positif pour les Ghazaouis qui pourront ainsi disposer de produits actuellement interdits à Ghaza. Cela pourrait aussi mettre un terme aux tunnels, source de trafics financiers divers et malsains.

Mais la question est de lever totalement le blocus. Les Ghazaouis veulent et doivent pouvoir aller en Cisjordanie pour voir leur famille, leurs parents prisonniers qui, du fait qu’ils sont de Ghaza, n’ont pas le droit aux visites. Ce point est méconnu, car on ne parle que de Shalit, privé de visite. Mais eux – et ils sont 500 – se trouvent dans la même situation, sauf qu’on sait où ils sont !

-Vous êtes le fondateur du comité de soutien à Salah Hamouri, jeune Franco-Palestinien, détenu en Israël. Pourriez-vous nous rappeler les raisons de cette initiative ?

Il y a en Israël un Français condamné à sept ans de prison parce qu’il aurait eu « l’intention » de commettre un attentat. Le jugement ne dit absolument pas qu’il a commis un acte, mais qu’il aurait eu l’intention de perpétrer un acte ! Ce jeune, qui a 26 ans aujourd’hui, est en prison depuis six ans, condamné par un tribunal militaire sur la base d’une « intention ». Salah Hamouri est Franco-Palestinien de naissance. Sa mère est Française et son père palestinien. Mais il habite Jérusalem-Est. Or, depuis que les autorités israéliennes considèrent que Jérusalem est la capitale « unifiée et éternelle » d’Israël, il en résulte pour ses habitants qu’ils n’ont ni la nationalité palestinienne ni la nationalité israélienne. Ils n’ont donc aucune nationalité.

Salah n’est que Français du fait de la Force occupante qui lui récuse la dimension palestinienne de sa binationalité. Nous avons un Français emprisonné pour rien, aux dires même du tribunal militaire d’occupation israélien. Que font les autorités françaises pour exiger sa libération ? Rien. Elles reprennent les arguments israéliens tout en ajoutant, ainsi que me l’a écrit la ministre des Affaires étrangères, que notre pays se garde d’intervenir ou de « commenter » les décisions de justice d’un Etat souverain ! Comment rester silencieux sur cette attitude qui fait que, pour les autorités françaises, les droits de l’homme s’arrêtent là où commence Israël ! Nous ne pouvons accepter ce « deux poids, deux mesures ». Il y a près de 7000 prisonniers, dont des enfants, actuellement en Israël. Les habitants de Cisjordanie ont droit à un régime. Ceux de Jérusalem-Est à un autre. Quant aux prisonniers de Ghaza, ils n’ont droit à aucune visite. Cela a d’ailleurs valu à Alliot-Marie de recevoir quelques lancements de chaussures à Ghaza. Quant aux enfants, (moins de 12 ans parfois) cet « Etat de droit » leur inflige le même traitement qu’aux adultes.

-Comment expliquez-vous l’attitude de la France à l’égard d’Israël ?

Depuis l’accession de Sarkozy au pouvoir, la rupture s’est produite concernant le Proche-Orient. La politique inaugurée depuis de Gaulle en 1967, suivie par tous les autres présidents, a été cassée. Israël est devenu irréprochable. Si bien que notre pays est discrédité dans le monde « arabe ». Regardez ce qui s’est passé concernant le nouvel ambassadeur français en Tunisie. Quatre jours à peine après sa désignation, des manifestations contre lui ont commencé. Voilà où nous en sommes, alors que le monde arabe est en pleine ébullition. Un vent de liberté se propage dans le monde arabe. La politique française est absolument à contresens de ces évolutions. Si je devais résumer, je dirais que les Américains se sont débarrassés de Bush, tandis que nous, en France, nous l’avons récupéré. La France de Sarkozy, c’est la France défigurée… J’en ai honte, vous savez.

Keltoum Staâli

publié par el Watan

http://www.elwatan.com//weekend/mon...

 



Pascal Boniface | 4 mars 2011

Ilan Baruch | 4 mars 2011

 


« J’éprouve bonheur, fierté et espoir ! »

publié le jeudi 3 mars 2011

entretien avec Leila Shahid (Denis Sieffert)

 
Pour la première fois, Leïla Shahid s’exprime sur les révolutions arabes et nous dit son émotion. Elle analyse les conséquences internationales de ces bouleversements, notamment sur le conflit israélo-palestinien. Tandis qu’en Libye Kadhafi, rejeté par tout un peuple, s’obstine dans le crime.

Politis : Qu’avez-vous ressenti en voyant tous ces événements dans le monde arabe ?

Leïla Shahid : Avant tout, un immense bonheur, une fierté, un espoir dans ce monde arabe. Je dois avouer que j’étais résignée à l’idée que cette société civile arabe n’ait ni les moyens ni le désir d’une Intifada. J’insiste sur ce mot auquel je veux donner son sens premier : le sursaut, le retour de la confiance en soi. Je suis avant tout une Arabe. Et, pour moi, ce mouvement a la même importance que les indépendances. De Mauritanie jusqu’en Irak, de Turquie jusqu’au Yémen, les États sont différents, mais les sociétés civiles ont en partage une langue, une identité, une culture. Les gens récitent les mêmes poésies et fredonnent les mêmes chansons.

Nous avons eu la génération de la Nakba (la « catastrophe » de 1948), celle de la Naksa, la défaite de 1967, celle de l’Intifada, en 1987, et voici la génération de la Hadatha, la « modernité ». En tant que femme, en tant que citoyenne arabe palestinienne, ce qui me semble important c’est la façon dont cette jeunesse arabe est entrée en politique, par la plus grande porte. Celle de la résistance à l’injustice et de la défense du droit. Alors que tout avait été fait pour les individualiser et les inciter à ne pas s’intéresser à la politique, ces jeunes ont fait une révolution non-violente, citoyenne, incluant tous les aspects de la vie sociale, et n’ont cédé à aucun moment à des antagonismes religieux. Voyez ces Tunisiens, dont on nous disait qu’ils étaient le peuple où les hommes portent du jasmin derrière l’oreille, tout juste capables d’accueillir les Européens pour des vacances au Club Med ! Ce sont eux qui ont montré le chemin aux Égyptiens et aux Libyens, même si pour ces derniers, hélas, la révolution est plus sanglante parce que Kadhafi est un psychopathe.

Ces jeunes sont entrés dans la modernité en usant des instruments de la modernité, comme les réseaux sociaux. Ils les ont utilisés pour s’auto-organiser et communiquer avec le monde. C’est un mouvement qui s’est montré d’emblée extraordinairement mûr sur un plan politique, et qui a su se donner un but auquel il n’a pas renoncé : faire tomber les dictatures. Moi qui ai consacré toute ma vie à la politique, je me réjouis de voir que ces jeunes sont la relève, celle du respect des droits des citoyens. Ce qu’ils ont dit et fait est d’une immense sophistication. Ils ont réfléchi à toutes les transformations constitutionnelles nécessaires, au processus électoral qu’ils voulaient, à la séparation des pouvoirs… Jamais ils n’ont cédé à la violence aveugle. Ils ont su aussi rester unis, classes moyennes et pauvres, citadins et paysans, croyants et non-croyants. Leur force, c’est leur nombre, et c’est d’avoir su se regrouper physiquement place Tahrir, ou avenue Bourguiba. Ces mouvements nous ont donné une immense leçon d’humilité.

Ne croyez-vous pas que cette révolution arabe s’adresse aussi à l’Europe, qui s’est si bien accommodée des dictatures ?

Bien sûr, si l’Europe des États renonce à son autisme, et si elle – l’Europe des États – se remet en cause. La politique euro-méditerranéenne est un échec total. Les Européens ont une responsabilité particulière dans le fait que ces révolutions sont finalement venues si tard. Le plus grand mea culpa que doit faire l’Europe, c’est d’avoir réduit ce projet magnifique à un marché de libre-échange, limité à la seule dimension économique et commerciale. On a voulu la liberté de circulation des marchandises, mais surtout pas celle des citoyens. On a construit ce mur invisible de Schengen comme bouclier. On a conçu tout ce projet sans proposer aux sociétés civiles un véritable projet de coexistence avec l’Europe. Cela vient d’un préjugé très profond qui considère qu’au fond il n’y a pas de valeurs communes. On a certes inscrit dans les accords d’association avec les États arabes, comme avec Israël, une clause de respect des droits de l’homme. Mais les Européens ne les ont jamais fait respecter.

Bien sûr, je ne me fais pas d’illusions. Je sais qu’à l’origine le projet Euromed avait pour objectif de limiter l’immigration. Mais, pour atteindre cet objectif, il aurait fallu un vrai projet de codéveloppement et un partage des richesses. Or, les investissements européens n’ont pas créé d’emplois. Ils sont allés dans les poches des corrompus. Les dirigeants européens le savaient très bien. Mais ils croyaient qu’ils allaient assurer la stabilité économique dont ils avaient besoin, uniquement par un pacte sécuritaire avec des régimes policiers. Au lieu de penser que la vraie stabilité résulterait d’un système démocratique qui assurerait aux citoyens des droits, ils ont appliqué le concept israélo-américain qui veut imposer la stabilité par la force militaire et policière. Ils doivent donc tout revoir et se demander ce que doit être un partenariat économique, politique et civilisationnel avec les pays de la Méditerranée.

Que doit faire aujourd’hui l’Union européenne pour créer des relations sur de bonnes bases avec les pays du bassin méditerranéen ?

Il faut remettre la société civile et le respect de la démocratie au cœur du projet. L’Union européenne doit revenir à l’application de cette clause qui conditionne les accords d’association (économiques) au respect des droits humains. Et cela, de la Mauritanie à Israël. Mais l’Union européenne est déboussolée. Avec ces révolutions, c’est la foudre qui s’est abattue sur Bruxelles. Et puis il y a une autre difficulté : l’Europe n’est pas une vraie Union. Il y a 27 États membres, dont la différence de perception est parfois énorme. Le consensus est très souvent impossible, et la bureaucratie européenne alourdit les décisions. Le Parlement européen est le seul endroit où un vrai débat démocratique a lieu, mais il n’a pas de pouvoir exécutif !

Pendant ce temps-là, que devient le processus de paix israélo-palestinien ?

Il va mal. On a même l’impression qu’Européens et Israéliens profitent de la situation pour faire passer en douce des décisions qui vont dans le mauvais sens. Le 23 février, Israël a obtenu, sans aucune condition, le « réhaussement » de ses accords commerciaux avec l’Union européenne. Une décision qui était gelée depuis l’offensive contre Gaza, en décembre 2008. Cet accord confère à Israël tous les avantages d’un État ­membre sans en avoir les devoirs. Et cela, avec le pire gouvernement israélien que nous ayons connu, représenté au Conseil d’association par son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui est une insulte pour l’intelligence du peuple israélien.

Comment ces révolutions ont été reçues en Palestine ?

Elles interviennent à un moment très difficile pour les Palestiniens. Nous avons dépassé les trois ans de rupture entre Gaza et la Cisjordanie, et entre le Hamas et le Fatah. Les tentatives de réconciliation ont été des échecs. Les Palestiniens ont vécu ces révolutions avec un mélange de joie, parce que ce sont leurs concitoyens arabes qui conquièrent leur liberté, et de tristesse parce qu’ils ne ­peuvent en faire autant, étant sous occupation. Les manifestations de solidarité ont scandé un slogan qui faisait écho aux manifestations de Tunisie et d’Égypte. Pendant que celles-ci voulaient faire tomber le régime, chez nous on disait : « Le peuple veut ­mettre fin à la division », « le ­peuple veut mettre fin à l’occupation ! »

Mais les premières manifestations ont été interdites…

C’est vrai. Mais elles intervenaient au lendemain d’une campagne très violente d’Al-Jazira contre l’Autorité palestinienne, avec la publication de documents sur les négociations israélo-palestiniennes. Ce qu’on a appelé la « Jaziraleaks », à la manière de WikiLeaks. L’Autorité craignait que les manifestations ­fassent partie de cette campagne. Quand il a été admis qu’il s’agissait vraiment de rassemblements de solidarité avec l’Égypte, le gouvernement a octroyé plusieurs permis de manifestations auxquelles plusieurs dirigeants ont participé.

Mahmoud Abbas a tout de même eu des mots de soutien à Moubarak…

Le Président Abbas a été déstabilisé par ces événements. Surtout par rapport à l’Égypte, qui joue un rôle clé dans la diplomatie arabe. Il est convaincu que les Palestiniens ne parviendront pas seuls à un État. Or, depuis 1948, l’Égypte est le pays le plus important dans la région. Qu’elle ait soutenu bien ou mal les Palestiniens, depuis Nasser, on peut évidemment en discuter. Mais elle a toujours été présente dans le conflit, aux côtés des Palestiniens.

Pourrait-on imaginer des mouvements de même nature en Palestine ?

Les Palestiniens ont été les premiers à faire l’Intifada, mais aujourd’hui, ils ne peuvent pas aller plus loin que le premier check-point. L’occupation israélienne est une politique de fragmentation du territoire palestinien. Les check-points n’ont rien à voir avec la sécurité, ils ont à voir avec l’atomisation de la société palestinienne. Or, la force d’une société, c’est sa capacité de fonctionner en masse. C’est une politique très pernicieuse qui empêche la société de se projeter en mouvement de masse, comme cela a été le cas en Égypte. Les Égyptiens ont créé un lieu symbolique de leur unité, la place Tahrir. Il ne peut exister de lieu comme celui-là en Palestine sous occupation.

Les révolutions arabes n’auront donc pas d’effet directement positif sur le conflit israélo-palestinien ?

Ce ne sera pas le cas sans volonté politique. Je crains même que les Palestiniens paient la facture. J’ai déjà évoqué l’affaire de l’accord d’association avec l’Europe. Quant à Obama, peut-être pour rassurer Israël, mais aussi pour assurer sa réélection, il a eu le culot de poser son veto à une résolution des Nations unies qui ne faisait que réaffirmer des principes que, la veille encore, l’ambassadeur des États-Unis défendait. Qui va protester ? Tout le monde regarde la démocratisation dans le monde arabe. Or, cette démocratisation et la construction de la paix pour les Palestiniens devraient constituer un seul et même processus. La démocratie en Israël et en Palestine ne peut pas exister dans une situation d’apartheid. Mahmoud Abbas veut organiser des élections. Est-ce possible sans réconciliation entre Fatah et Hamas ?

Il veut donner la parole à la société civile palestinienne. Il veut que la société nous dise ce qu’elle pense du bilan du Premier ministre, Salam Fayyed. Les élections auraient dû avoir lieu en 2010. La décision de reprendre les trois élections – en juin, les municipales ; et en septembre, les législatives et la présidentielle – fera plus pour la réconciliation que la multiplication des réunions entre ­quatre murs au Caire. Le Hamas doit aussi répondre de sa gestion devant ses électeurs, qui ne comprendraient pas qu’il refuse les élections. Quant à la communauté internationale, il ne faut pas qu’elle réédite son erreur : vouloir des élections et ne pas en reconnaître le résultat parce qu’il ne lui convient pas. Et, surtout, il faut œuvrer pour que 2011 soit l’année de l’État de Palestine. _Propos recueillis par Denis Sieffert

 


Les jeunes Palestiniens
s’inspirent des révoltes et réclament du changement


publié le jeudi 3 mars 2011

epa
 
Inspirés par le vent de contestation qui balaie le monde arabe, les jeunes Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s’efforcent, en dépit des obstacles, de lancer leur propre "révolution" pour mettre fin aux divisions interpalestiniennes.

Frustrés par les échecs répétés des tentatives de réconciliation entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas islamiste au pouvoir à Gaza, ces jeunes -qui ne se réclament d’aucune faction- se regroupent via Facebook et Twitter pour oeuvrer à "l’unité" du mouvement national palestinien.

Ils sont à l’origine de plusieurs rassemblements ces derniers jours à Ramallah et à Gaza. Avec plus ou moins de succès. Ils avaient pour slogan "Le peuple veut la fin de la division", une variation du mot d’ordre "Le peuple veut abattre le régime" repris par des millions de contestataires dans la région.

Le Fatah et le Hamas sont à couteaux tirés depuis que ce dernier a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 après en avoir chassé les forces loyales à Mahmoud Abbas.

Quoi qu’il en soit, la jeune génération palestinienne a appelé via Facebook et Twitter à "manifester pour l’unité" le 15 mars prochain à Gaza, en Cisjordanie et dans les camp de réfugiés palestiniens à l’étranger. Au moins 26.000 personnes ont déjà indiqué vouloir répondre à cet appel.

(belga)

publié par 7 sur 7

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Isr...

 

Israël : un diplomate de haut rang claque la porte

jeudi 3 mars 2011



Pour la première fois, un diplomate israélien de haut rang a démissionné avec fracas, exprimant publiquement son opposition à la politique de colonisation gouvernementale.

Ilan Baruch a été en dernier lieu ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud, un poste tout à la fois prestigieux et stratégique dans le dispositif diplomatique israélien.

Depuis son retour de Pretoria, l’ambassadeur a servi dans l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères, où il était entré en 1974.

Plusieurs années avant l’âge habituel de départ à la retraite, Baruch a préféré démissionné, et il s’en est expliqué, dans une lettre ouverte à tous les employés du ministère, ainsi qu’à la télévision. « La politique étrangère israélienne est fautive. Et si elle continue sur sa lancée, elle va faire d’Israël un Etat paria, rejeté dans le monde entier », a-t-il déclaré.

« Dire, comme le fait le gouvernement israélien, que les critiques émises dans l’opinion publique internationale à propos de l’occupation sont de l’antisémitisme, est simpliste, grossier et artificiel », ajoute Baruch.

Au contraire, « l’expérience montre que cette tendance générale de l’opinion ne changera pas tant que nous ne serons pas parvenus à un règlement avec les Palestiniens », dit encore l’ambassadeur, dont les propos sont rapportés par le quotidien Yediot Aharonot.

CAPJPO-EuroPalestine

 


Nicole Kiiel-Nielsen : le boycott des produits étiquettés

"Israël" parfaitement légitime (Vidéo)

mercredi 2 mars 2011



Nicole Kieel-Nielsen parlementaire européenne explique que l’UE refuse d’indiquer la provenance exacte des produits exportés par Israël, malgré ses demandes réitérées. A voir et à entendre !


Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne EELV, apporte son so
envoyé par Kiil-Nielsen. - L'info internationale vidéo.

CAPJPO-EuroPalestine

 


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  • Procès BDS du 17 mars : messages de soutien du monde entier

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    Un grand merci à tous les militants qui nous envoient leurs messages de soutien et d’indignation concernant les poursuites judiciaires engagées contre les militants BDS et notamment le prochain procès du 17 mars à Bobigny. Nous ne pouvons les publier tous. Ci-dessous quelques exemples (BDS Trial : March 17 : We thank all the BDS comrades who are sending us messages in solidarity from many countries. Here are a few samples) USA Aux Etats-Unis, nous admirons votre courage qui (...)

 


Le scandale Hamouri (II)

publié le mercredi 2 mars 2011

Alain Gresh

 
Les propos tenus par Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président Sarkozy en juin 2010, "laissaient entrevoir des ouvertures après un long silence français sur ce scandale de l’incarcération d’un citoyen français par les autorités israéliennes...Alors que s’approche le 13 mars, sixième anniversaire de l’emprisonnement de Hamouri, ces propos lénifiants n’ont pas été suivis d’effet.

Jean-Claude Lefort, ancien député et président de l’Association France-Palestine solidarité, a rendu publique une information intéressante sur le site de solidarité avec Salah Hamouri (« Révélations sur Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président », 27 février).

« Le 29 juin dernier, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, recevait Denise Hamouri rue de l’Elysée. J’accompagnais cette dernière. Suite à l’entretien, où des propos nouveaux étaient tenus, un communiqué (voir ci-dessous) était publié et mis en ligne sur le site de Salah Hamouri. Jean-David Levitte devait me téléphoner aussitôt pour me demander de retirer celui-ci du site, compte tenu (sic) de la réaction de l’ambassadeur d’Israël en France et que, s’il confirmait ses dires, c’était dans l’intérêt de Salah que de le retirer. Aussitôt demandé, aussitôt fait. »

Ainsi, cédant aux pressions de l’ambassade israélienne, le conseiller promettait quand même d’intervenir, et il est vrai que les propos tenus durant la réunion avec Lefort laissaient entrevoir des ouvertures après un long silence français sur ce scandale de l’incarcération d’un citoyen français par les autorités israéliennes.

Mais, comme le note Lefort, aucune des promesses n’a été tenue. Il a donc décidé de publier le communiqué qui a fait suite à l’entretien avec Levitte.

« Madame Denise Hamouri, la mère de Salah, accompagnée de Jean-Claude Lefort, a rencontré hier lundi 28 juin, rue de l’Elysée, Jean-David Levitte, Conseiller diplomatique du Président de la République, en présence de Nicolas Galey, Conseiller technique sur le Proche et le Moyen-Orient. »

« Le Conseiller diplomatique a indiqué d’emblée que le Président Nicolas Sarkozy aurait une égale attention et une même détermination pour obtenir la libération de Gilad Shalit et de Salah Hamouri. Pour le Président, les deux jeunes sont des Français et il les défendait également. »

« S’agissant de Salah Hamouri, il a été noté par le Conseiller que l’acte d’accusation du tribunal militaire israélien ne mentionne aucun fait ni acte répréhensibles mais une simple “intention”, notion qui relève d’un pur arbitraire. »

« C’est pourquoi, selon le Conseiller, parmi les 2 000 Français détenus à l’étranger, le Président concentre son attention sur les cas les plus patents d’iniquité et donc qu’il serait mobilisé en cela pour obtenir la libération de Salah Hamouri qu’il a déjà, selon le Conseiller, demandée à plusieurs reprises auprès des actuelles autorités israéliennes. »

« Il a été fait observé au Conseiller que ses paroles dénotaient assez nettement de ce qui avait été dit jusqu’ici sur Salah Hamouri et que si les deux cas signalés étaient traités sur un pied d’égalité il était alors difficilement compréhensible que, par exemple, le Président n’ait toujours pas reçu la famille de Salah Hamouri à la différence notable de la famille Shalit. »

(...)

« Il a été rappelé la demande de remise de peine déposée par Salah, aux deux tiers de sa peine accomplie, s’est soldée par un net refus de la Commission ad hoc et par une aggravation des charges portées contre lui. »

« L’idée israélienne selon laquelle Salah, qui est innocent, devrait en plus présenter des “excuses” étant une humiliation inacceptable ajoutée à l’injustice lourde qui le frappe depuis plus de cinq ans. »

« De même il a été redit hautement que l’expulsion de Salah ou son extradition en France était clairement refusée. Salah a le droit comme tout être humain de vivre là où il le souhaite. » (...)

Dans son commentaire, Lefort souligne le changement de ton de l’Elysée, tout à fait notable.

Mais, alors que s’approche le 13 mars, sixième anniversaire de l’emprisonnement de Hamouri, ces propos lénifiants n’ont pas été suivis d’effet. D’où la démarche de rendre publique cette rencontre...

Alors qu’Israël a repris ses bombardements meurtriers sur Gaza, qui « complètent” un blocus toujours destructeur, Alexandre Adler commet un article dans Le Figaro (26-27 février), « Le Moyen-Orient s’articule autour de deux blocs ? Non, trois ! » où il ose écrire que l’occupation israélienne est « débonnaire » et que la Cisjordanie est « virtuellement indépendante ». S’il avait passé ne serait-ce qu’un seul jour en Palestine occupée, il aurait pu mesurer l’inanité de tels propos ; mais n’en demandons pas trop à ce « spécialiste » de la géopolitique.

publié sur le blog du Mionde diplomatique "Nouvelles d’orient"

http://blog.mondediplo.net/2011-03-...

Intro : CL, Afps

 


Révoltes arabes : Israël cherche à sortir de l’isolement

publié le samedi 26 février 2011

Gilles Paris

 
Netanyahou "chercherait de sortir de la situation inconfortable créée par la vague des révoltes arabes qui coupe Israël des relais dont il pouvait disposer parmi certains des régimes autoritaires de la région, à commencer par l’Egypte".

C’est le quotidien israélien Haaretz qui l’assure : la dernière conversation entre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et la chancelière allemande Angela Merkel a été orageuse. M. Nétanyahou voulait faire reproche à la responsable allemande le vote favorable de son pays au projet de résolution condamnant la colonisation bloqué par un veto américain particulièrement coûteux pour la diplomatie des Etats-Unis. Il est plutôt mal tombé car Mme Merkel lui a fait comprendre qu’elle était encore plus déçu par son attitude figée à propos du processus de paix avec les Palestiniens.

Toujours selon le Haaretz, le premier ministre chercherait de sortir de la situation inconfortable créée par la vague des révoltes arabes qui coupe Israël des relais dont il pouvait disposer parmi certains des régimes autoritaires de la région, à commencer par l’Egypte. Compte tenu des relations délicates avec la Turquie, des soucis du roi de Jordanie, du changement de majorité au Liban, du succès rencontré par le projet de pétition onusienne, l’heure est sombre pour la diplomatie israélienne.

M. Nétanyahou envisagerait donc un nouveau discours de Bar Ilan (après celui de 2009), une initiative de paix proche des propositions de…Avigdor Lieberman, à savoir un accord intérimaire de moyen ou long terme. Pas de quoi enthousiasmer son homologue palestinien Salam Fayyad, qui cherche lui l’inspiration sur Facebook. [1]

PS : les visiteurs de ce blog qu’irrite la lecture du Haaretz sous prétexte qu’il serait le dernier réduit des derniers pacifistes israéliens exagèrent. En atteste cette pétition “transfériste” (pour le transfert des Palestiniens en Jordanie), lancée par l’extrême droite israélienne, qui figure ponctuellement dans le bandeau d’accueil publicitaire du quotidien :

[1] voir l’Afp, relayée par l’Orient le Jour :

Fayyad cherche l’inspiration politique sur Facebook

Sur le site de socialisation, le Premier ministre demande aux Palestiniens d’indiquer ce qu’ils attendent du prochain gouvernement et qui devrait y siéger.

Tandis que Facebook nourrit la contestation contre les régimes autocratiques dans le monde arabe, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, lui, se sert du réseau social pour former son nouveau gouvernement. M. Fayyad a été récemment chargé par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de former un nouveau gouvernement avant les scrutins prévus cette année, sur fond d’agitation politique régionale. Ce remaniement intervient alors que la direction palestinienne a annoncé des élections présidentielle et législatives d’ici à septembre afin de renouveler sa légitimité, après la débâcle des régimes égyptien et tunisien, auxquels elle était liée, et des fuites sur les négociations avec Israël.

M. Fayyad, un technocrate de 58 ans, économiste et ancien haut fonctionnaire du FMI, s’est donc engagé à procéder à d’intenses consultations auprès de la société civile palestinienne. Via ses pages Facebook et Twitter, gérées par ses conseillers. « Chers amis, il semble que la formation du nouveau gouvernement suscite beaucoup d’intérêt, il faut donc aider ensemble le Premier ministre à répondre aux questions suivantes : primo, quelles doivent être à votre avis les priorités du nouveau gouvernement ? Secundo, selon vous, quelles sont les personnalités les plus aptes à aider le Premier ministre à mettre en œuvre ces priorités, en particulier s’agissant des questions liées à la jeunesse ? » a écrit jeudi M. Fayyad sur sa page Facebook.

Des centaines de personnes ont répondu, soit pour encourager le Premier ministre, soit pour proposer leur candidature à des fauteuils ministériels. « Chaque jour, un grand nombre de jeunes consultent la page et postent des commentaires », se félicite le porte-parole du gouvernement, Ghassan Khatib. « Le but est de sonder beaucoup de gens et d’avoir accès au plus grand nombre possible de jeunes », explique M. Khatib à l’AFP. « Nous disposons ainsi d’un large éventail d’opinions qui nous permet d’avoir une bonne idée des priorités et de la forme du nouveau gouvernement », renchérit un consultant de M. Fayyad sous le couvert de l’anonymat.

Pour Nashat al-Aqtash, professeur en communications à l’Université de Bir Zeit (Cisjordanie), le recours à Facebook pour demander l’avis des jeunes Palestiniens est « une initiative brillante » qui « leur donnera le sentiment que le gouvernement cherche à les impliquer dans son futur programme politique ».

La plupart des réponses estiment que la priorité absolue du prochain cabinet doit être de mettre fin aux déchirures entre le parti Fateh et le Hamas, et réaliser « l’unité nationale ». Jeudi, un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, avait averti M. Fayyad qu’« il n’est pas autorisé à former un nouveau gouvernement parce qu’il n’en a pas le mandat légal ni politique ».

Il reste que beaucoup de Palestiniens sont lassés de ces divisions entre les deux frères ennemis du mouvement palestinien. « Le nouveau gouvernement doit avant tout être proche des gens, indépendamment de leur obédience politique », plaide ainsi Fatina Nammari sur la page Facebook de Salam Fayyad.

http://www.lorientlejour.com/catego...

publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

ajout de note : CL, Afps

 


Raid israélien sur Gaza

publié le samedi 26 février 2011

Radio-Canada et AFP

 
L’aviation israélienne a effectué un raid sur des « cibles terroristes », jeudi 24 février, dans le sud de la bande de Gaza.

Selon un communiqué de l’armée, il s’agit de représailles à des tirs de roquettes et d’obus contre le territoire israélien.

« Lors d’une opération conjointe des forces armées et de l’agence de sécurité intérieure, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont visé et touché directement des agents terroristes dans le sud de la bande de Gaza. [...] Les forces armées israéliennes ne toléreront aucune tentative de porter atteinte à des civils ou des soldats israéliens, et continueront à répondre durement à la terreur », peut-on lire dans le communiqué.

Les services d’urgence locaux de Gaza rapportent « deux blessés lors d’un raid aérien contre une voiture civile à Rafah », dans le sud du territoire, à la frontière avec l’Égypte. Cette zone frontalière abrite des centaines de tunnels de contrebande servant au trafic de marchandises, d’armes et de fonds.

Ce raid survient après que des tirs de roquettes Grad et une volée d’obus ont été lancés, mercredi, contre le sud d’Israël, après un accrochage près de la frontière avec Israël qui a fait un mort et une dizaine de blessés du côté palestinien.

Le premier ministre israélien a lancé un avertissement contre le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, et les groupes armés. « J’ai ordonné à l’armée israélienne de répondre avec force et elle l’a fait immédiatement sur une grande échelle. Nous sommes déterminés à défendre nos citoyens et nous n’accepterons aucun bombardement contre notre population civile », a averti Benjamin Netanyahu.

Le Hamas a de son côté accusé « l’ennemi sioniste de porter la responsabilité de l’escalade sur le terrain ». Il a renouvelé ses consignes visant à faire respecter par les groupes armés du territoire une trêve avec Israël, mais se réserve le droit de « résister à toute incursion israélienne » à l’intérieur du territoire.

Manifestations de milliers de manifestants palestiniens Dans la ville de Nablus, en Cisjordanie, 5000 Palestiniens ont par ailleurs manifesté contre le veto américain d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant la colonisation israélienne. Quelque 1500 autres ont marché dans les rues de Ramallah.

Les manifestants ont aussi appelé à une union entre l’Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie, et son rival le Hamas, le mouvement qui dirige la bande de Gaza. De multiples tentatives de réconciliation entre les deux parties ont échoué dans le passé.

La résolution des Nations unies avait été soutenue par les 14 autres membres du conseil de sécurité. C’est la première fois que les États-Unis utilisent leur droit de veto depuis l’arrivée de Barack Obama à la présidence américaine.

http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

photo : Manifestation à ramallah contre le véto américain

 


L’armée israélienne attaque les manifestants à Hébron

vendredi 25 février 2011



Article du journal suisse "le Matin" sur les manifestations à Hébron et à Jérusalem Est ce vendredi. Les Palestiniens réclament notamment la réouverture de la rue Shuhada en plein centre ville, qui leur est fermée depuis 1994 par l’armée israélienne. (voir vidéo).

Hébron : neuf blessés lors de heurts violents

By JSantallo

Des heurts violents ont opposé vendredi soldats et garde-frontières israéliens à un millier de militants anti-occupation à Hébron (Cisjordanie) lors de l’anniversaire du massacre commis par un colon israélien dans un lieu saint musulman local.

Selon des sources médicales palestiniennes et militaires, au moins neuf personnes ont été blessées au cours des affrontements.

Les forces israéliennes de sécurité ont tiré des grenades lacrymogènes et assourdissantes ainsi que des balles caoutchoutées en direction des manifestants qui jetaient des pierres.

Des secouristes palestiniens ont fait état d’au moins quatre blessés parmi les protestataires. Cinq garde-frontières ont été blessés au cours des affrontements, selon un communiqué de l’armée.

Les manifestants palestiniens, rejoints par des pacifistes internationaux et israéliens, ont dénoncé la fermeture permanente par l’armée israélienne de la rue Shuhada (rue des Martyrs), une des artères commerçantes d’Hébron, à la demande des colons juifs installés dans la partie de la ville sous contrôle israélien. Ils brandissaient des drapeaux palestiniens et scandaient "A bas l’occupation" israélienne.

17e anniversaire du massacre du Caveau des Patriarches

Selon un porte-parole de l’armée, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser une manifestation "violente et illégale" qui tentait de s’approcher de la colonie israélienne implantée dans Hébron.

La manifestation avait été organisée pour marquer le 17e anniversaire du massacre du Caveau des Patriarches et réclamer la fin des divisions interpalestiniennes.

Le vendredi 25 février 1994, à l’aube, un colon juif, Baruch Goldstein, armé d’un fusil automatique M-16, était entré dans le Caveau des Patriarches, lieu saint pour les juifs et les musulmans (qui l’appellent la mosquée d’Ibrahim) à Hébron.

Pendant de longues minutes, ce médecin de la colonie voisine de Kyriat Arba avait mitraillé à bout portant la foule de 500 fidèles musulmans, tuant 29 Palestiniens et en blessant 125 autres, avant d’être lynché par les survivants.

Israël a condamné ce massacre, mais une petite minorité d’extrémistes juifs a cherché à le justifier, érigeant même un monument à la gloire de son auteur. Quelque 165.000 Palestiniens vivent à Hébron, la plus grande ville palestinienne de Cisjordanie, dont l’armée israélienne s’est retirée de la plus grande partie en 1998.

Hébron au centre des tensions

Open Shuhada Street - 25 Feb 2011 - Global Day of Action from Joseph Dana on Vimeo.

Hébron est le théâtre de tensions permanentes entre Palestiniens et Israéliens en raison de la présence de quelque 600 colons installés au coeur de la cité tandis que 6.500 autres habitent l’implantation de Kyriat Arba située dans la périphérie.

Par ailleurs, à Jérusalem-Est (annexée), des affrontements ont opposé vendredi après-midi des habitants palestiniens du quartier de Silwan aux policiers israéliens, selon une source locale et la police.

La situation est explosive à Silwan en raison de la cohabitation avec des colons juifs installés dans quelques maisons entourées par un dispositif sécuritaire jugé étouffant par la population palestinienne.

Source : http://www.lematin.ch/actu/monde/hebron-blesses-heurts-violents-387848

CAPJPO-EuroPalestine

 


Nouvel accord de paix proposé par Israël :

le transfert des Palestiniens en Jordanie !

vendredi 25 février 2011



Pétition de Lieberman pour le transfert des Palestiniens en Jordanie. Une idée qui séduit Netanyahou et que l’on retrouve dans les pubs de... Haaretz.

Face à la vague de révoltes dans le monde arabe, le gouvernement israélien, qui perd un à un ses copains dictateurs, n’est pas à la fête. Benyamin Nétanyahou s’est même fait envoyer paître ces jours-ci par Angela Merkel à laquelle il reprochait d’avoir mal voté à l’ONU récemment (projet de résolution condamnant la colonisation bloqué par un veto américain), rapporte le quotidien Haaretz.

Mais Nétanyahou n’est pas à court d’idées. Il envisagerait "une initiative de paix à moyen terme" (sic), "proche des propositions de…Avigdor Lieberman", c’est à dire un transfert de la population palestinienne en... Jordanie.

Le ministre des affaires étrangères a d’ailleurs lancé une pétition dans ce sens, priant le roi de Jordanie de se reconnaitre le souverain de tous les Palestiniens :

http://www.ipetition.com/str-asp-PetitionID_9-end-SignPetition.htm

Et le même journal israélien, supposé "à gauche", se fait le relais de cette proposition de l’extrême-droite dans ses bandeaux publicitaires.

C’est sûr qu’Israël va se faire de nouveaux amis dans le monde arabe !

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • La flamme révolutionnaire ne faiblit pas dans le monde arabe !

    vendredi 25 février 2011
    Des millions de gens dans la rue dans les grandes villes arabes en ce vendredi après-midi. Merci à Nadine pour cette synthèse à partir des informations de Al Jazeera. Un seul slogan pour l’ensemble de la nation constitue l’hymne de la révolution arabe : الشعب يريد إسقاط النظام (AL SHA3B YOURID ISQAT AL NIZAM : LE PEUPLE VEUT FAIRE TOMBER LE REGIME) En (...)
  • La Libye entre l’espoir de la libération et le risque de la somalisation

    vendredi 25 février 2011
    Nous reproduisons ci-dessous une analyse passionnante de la situation en Libye, signée Mohamed Tahar Bensaada, et publiée par le site oumma.com jeudi 24 février. Si la détermination du peuple libyen à se débarrasser du régime sanguinaire de Kadhafi ne fait plus aucun doute, et si le basculement d’une partie de l’armée, de la plupart des tribus du côté des insurgés, et la libération de l’ensemble de la région orientale du pays des griffes des miliciens augurent de la chute (...)
  • Zimbabwe : des militants risquent la peine de mort pour avoir discuté de la révolution égyptienne

    jeudi 24 février 2011
    Un groupe de militants socialistes au Zimbabwe ont été inculpés de trahison, qui est passible de la peine de mort, après avoir regardé une vidéo sur la révolution en Egypte. Merci à Colin Falconer pour sa traduction d’un article de Socialist Worker. Cinquante-deux militants ont été mis en examen, mercredi 23 février, pour trahison et avoir tenté de "subvertir un gouvernement élu constitutionnellement", à Harare, la capitale du Zimbabwe. Cette attaque fait partie d’une vague de (...)
  • Ce matin, je l’ai traduit et publié

    jeudi 24 février 2011
    Depuis plusieurs années désormais, tous les matins en me levant, je trouve en ouvrant mon ordinateur un message recensant les exactions de l’armée israélienne effectué sur la base des statistiques du Palestinian Monitoring Group (PMG). ET chaque matin, je me demande ce que je dois faire. Le traduire et le publier ? A quoi bon ? Des morts, des blessés, des arrestations en Palestine ? Cette nuit encore Israel a bombardé le quartier de el Zaytoun. Ses F16 ont réveillé les Gazaouis à (...)

 


En opposant son veto à la résolution contre les colonies,
Obama a rejoint le Likud


publié le vendredi 25 février 2011


Gideon Levy

 
Une Amérique consciente que les colonies sont un obstacle aurait du se rallier à leur condamnation.

Ce weekend (20 février) le Likud s’est enrichi d’un nouveau membre - qui n’a pas simplement rejoint le parti au pouvoir mais son aile la plus extrémiste. En se positionnant quelque part entre Tsipi Hotovoly et Danny Danon, et plus à droite que Dan Meridor et Ichael Eitan, le président Barak Obama a affaibli la position des deux derniers.

Le premier veto opposé par les USA pendant le mandat d’Obama, un veto qu’il avait en vain juré de ne pas utiliser comme ses prédécesseurs l’avaient fait, a été un veto contre la possibilité et la promesse d’un changement, un veto contre l’espoir. Ce veto n’est pas un acte d’amitié envers Israël, il soutient les colons et la droite israélienne et personne d’autre.

La justification de l’ambassadeur étasunien devant l’ONU n’y changera rien, ni d’ailleurs les paroles de remerciement du bureau du premier ministre (israélien NdT) : cette décision n’est rien d’autre qu’un acte d’hostilité envers Israël. Les USA dont Israël dépend plus que jamais, ont dit oui aux colonies. Voilà la seule signification de ce veto et en faisant cela, ils ont soutenu l’entreprise la plus nocive pour Israël.

Qui plus est, ils l’ont fait à un moment où le vent tourne au Moyen Orient. Les USA ont promis le changement, mais au lieu de cela, ils ont continué à réagir avec les mêmes automatismes et le même soutien aveugle à Israël dans la construction des colonies. Ce n’est pas ainsi que les USA réussiront à modifier l’opinion que les peuples de la région ont d’eux. Et Israël, un paria international, n’a trouvé une fois de plus qu’un seul supporter, les USA.

Cela aurait du troubler les Israéliens. C’est comme cela que nous sommes ? Seuls et condamnés par tous ? Et tout cela pour pouvoir persévérer dans cette entreprise douteuse ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Au diable l’ONU et le monde entier qui est contre nous ?

On ne pourra pas se voiler la face indéfiniment. Nous devons ouvrir les yeux et nous rendre compte que si aucun pays, en dehors des USA en perte de vitesse, ne soutient nos caprices, cela veut dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas du tout.

Israël, qui est condamné par le monde entier mais qui poursuit allègrement sa route est un pays qui a perdu le sens des réalités. C’est aussi un pays qui se retrouvera en fin de compte complètement abandonné à son propre sort. C’est pourquoi la décision des USA est dommageable aux intérêts d’Israël : Elle encourage l’aveuglement et la rigidité d’Israël et lui fait croire qu’il peut continuer comme ça indéfiniment.

Si les USA étaient un véritable ami d’Israël et se sentaient vraiment concernés par son destin ils auraient du dire non. S’ils comprenaient que les colonies sont un obstacle ils auraient du se rallier à leur condamnation. Une superpuissance qui veut la paix à un moment où les peuples arabes se révoltent contre leurs régimes et contre les USA et Israël, aurait du comprendre qu’elle devait changer les vieilles habitudes délétères de soutien inconditionnel à un allié dont les colonies sont la drogue.

Des USA bienveillants aurait du se mobiliser pour délivrer Israël de sa dépendance à sa drogue. Ils sont les seuls à pouvoir le faire, et ils auraient du commencer, mieux vaut tard que jamais, au Conseil de Sécurité de vendredi dernier.

Mais les promesses de changement et l’intérêt sincère pour Israël sont une chose et la diplomatie une autre : et nous voilà avec une autre veto automatique comme si rien n’avait changé. Obama et George W. Bush, c’est du pareil au même. Quand l’ambassadeur Susan Rice a dit que la résolution telle qu’elle était rédigée risquait de durcir les positions des deux camps et pourrait donc encourager les deux partis à refuser les négociations, elle nous menait en bateau. Elle sait que ce qui empêche les négociations et durcit les positions c’est la construction incessante dans les colonies.

Et quand le ministre des affaires étrangères israélien dit que c’est "étrange que le Conseil de Sécurité choisisse de ne voir qu’un seul aspect" des négociations israélo-palestiniennes "tout en ignorant la portée d’événements plus importants dans la région" lui aussi nous mène en bateau. Un ministre des affaires étrangères peut-il vraiment croire que l’autre camp puisse sérieusement accepter que Israël crée une situation irréversible sur le terrain sans essayer le moins du monde de l’en empêcher ?

Et appeler cela "un seul aspect" ? Peut-être que ce n’est qu’un seul aspect, mais c’est sans aucun doute le plus destructeur. Et c’est pourquoi le monde le condamne - et à juste titre.

De plus ce veto n’a pas été opposé pendant une période ordinaire. Ce sont des jours où une lave brûlante se répand dans la région. Si le gouvernement d’Israël avait le moindre sens de ses responsabilités il aurait arrêté la construction dans les colonies il y a longtemps -pas seulement pour détourner le feu d’Israël mais aussi pour promouvoir un traité qui n’a jamais été aussi crucial pour le pays.

Si les USA avaient été une superpuissance responsable, ils auraient voté la résolution vendredi pour réveiller Israël d’une sommeil dangereux. Au lieu de cela, nous avons eu un veto de Washington qui nous est dommageable, des cris de joie à Jérusalem et une fête qui finira mal pour tous les deux.

note : likud : parti de droite auquel appartient Netanyahu

PUblié par haaretz

http://www.haaretz.com/print-editio...

et en français par le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/En-oppo... Traduction : D. Muselet

 

 


Jcall | 25 février 2011


Tunisie, Egypte, Libye, où est passée la voix de la France ?

publié le jeudi 24 février 2011

Jack Dion

 
La diplomatie française... en pleine crise [1]. Il est loin le temps où Jacques Chirac refusait de participer à la guerre en Irak. Jack Dion évoque la « rupture » chère à Nicolas Sarkozy, cite les vacances de MAM en Tunisie qui ont suscité la polémique, les débuts délicats du nouvel ambassadeur de France en Tunisie, Boris Boillon. Des exemples... qui montrent que l’Élysée a perdu tout crédit en Afrique du Nord...

Il fut un temps où la voix de la France dans le monde était respectée et écoutée. C’était l’héritage de la révolution de 1789, du message universaliste des droits de l’homme, de la Résistance et de la volonté gaullienne d’échapper à la main mise américaine.

Tout le monde a encore en mémoire le refus de Jacques Chirac d’avaliser la guère d’Irak et le discours de Dominique de Villepin à l’ONU, démontant pièce à pièce la rhétorique américaine justifiant l’invasion américaine. A l’époque, un certain Nicolas Sarkozy critiquait de telles initiatives, où il voyait le risque d’une France isolée et affaiblie. Il préparait déjà ce qu’il appellera la « rupture ».

En fait de « rupture », on a eu droit au retour de la France dans le giron de l’Otan et la mise en œuvre d’une realpolitik qui a conduit à oublier tous les principes naguère prônés, notamment en matière de défense des droits de l’homme. C’est comme çà que la France a raté le train de la révolution arabe, au point de se retrouver à courir derrière le wagon de queue afin de ne pas être définitivement largué par l’Histoire.

On ne rappellera pas ici l’affaire MAM qui vaut à la ministre des Affaires étrangères un voyage au Brésil au moment même où la France effectue son premier voyage officiel dans la Tunisie post-Ben Ali. C’est Christine Lagarde qui a pris le relais d’une ministre politiquement et diplomatiquement dévaluée, désormais invitée à aller se faire voir ailleurs dès qu’il est question du Maghreb. Pourtant, l’un des actes premiers de la Sarkozie fut de lancer l’Union Pour la Méditerranée, projet depuis longtemps enterré, et qui avait été parrainé par des personnages aussi respectables que Ben Ali et Moubarak.

On n’évoquera que pour la petite histoire le nom de Patrick Ollier, monsieur MAM dans la vie civile, ministre des relations avec le parlement à ses heures perdues. Lui aussi est mouillé jusqu’au cou dans le business tunisien de la famille Alliot-Marie. Par ailleurs, comme ex président du groupe d’amitié France-Libye, Patrick Ollier s’est largement compromis en multipliant les éloges de Kadhafi, ce démocrate bien connu.

L’actuel ambassadeur de France en Tunisie, Boris Boillon, celui qui pose en slip de bain et fait la leçon aux journalistes osant le questionner, est aussi un ancien fan de Kadhafi. En novembre dernier, il déclarait sur Canal + : « Kadhafi a été un terroriste, il ne l’est plus, il a fait son autocritique. Il ne faut pas laisser cours aux clichés. Dans la vie, on fait tous des erreurs et on a droit au rachat. »

Néoconservateur d’opérette, Boris Boillon, lui, a toujours été un chaud partisan de la guerre d’Irak, et il n’a jamais fait son autocritique. Cela ne l’a pas empêché de se retrouver en poste à Tunis, où il donne une image de la France qui marquera les livres d’histoire dans la rubrique scandale.

Sarko boy et fier de l’être, Boris Boillon est à l’image de son maître qui a reçu Kadhafi à Paris en lui déroulant le tapis rouge toute honte bue, sous prétexte de faire des affaires [2]. Certes, il n’est jamais facile de marier la diplomatie et les grands principes. Mais au moins peut-on essayer de ne pas échanger la liberté et la démocratie contre un plat de lentilles.

C’est ce qu’a fait Sarkozy, et c’est ce qui vaut à l’Élysée d’avoir perdu une grande partie de son crédit en Afrique du Nord. Certains argueront que ce n’est pas vrai seulement dans cette région du monde, et que le président du G20 est devenu sa propre caricature. C’est vrai mais ce n’est rassurant pour personne, sauf pour les amateurs de spectacle. [3]

[1] voir Bernard Guetta dans Libération :

Diplomatie française, phase terminale

Le problème est bien plus ancien que sa présidence. L’incapable que Nicolas Sarkozy était si fier d’avoir nommé ambassadeur à Tunis a achevé d’humilier une diplomatie que les congés payés du Premier ministre et de la ministre des Affaires étrangères avaient déjà mise à mal, mais la politique extérieure de la France souffre d’un mal autrement plus profond que ces hontes du moment.

On touche au fond, mais le vrai problème est que la France ne s’est toujours pas remise de l’effondrement soviétique. Aux temps de l’URSS, quand le monde était partagé en deux blocs, le général de Gaulle avait su inventer une politique étrangère qui donnait à la France plus de poids qu’elle n’en avait réellement. La France n’était plus une grande puissance depuis sa débâcle de 1940 et la perte de son empire mais le gaullisme était parvenu à lui en rendre le statut en affirmant son autonomie au sein du camp occidental.

C’est ainsi qu’elle avait développé une relation privilégiée avec la Russie qui faisait d’elle un troisième grand entre les deux superpuissances et lui permettait d’être extrêmement présente en Europe centrale ; qu’elle avait pris pied en Chine en reconnaissant le régime communiste avec un long temps d’avance et qu’elle s’était assurée, en troisième lieu, une immense popularité dans le monde arabe en défendant les droits des Palestiniens à une époque où ils étaient ignorés.

La France d’alors était à la fois une voix entendue partout, l’atout cajolé du Kremlin, un espoir d’ouverture à l’Ouest pour les peuples de l’Est et un empêcheur de tourner en rond pour les Etats-Unis condamnés à compter avec elle. A tout point de vue profitable, cette politique d’indépendance nationale avait été poursuivie par Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand mais, dès lors qu’il n’y eut plus deux blocs entre lesquels jouer sa carte, la France a perdu les moyens de sa singularité.

Avec la fin de l’URSS, la diplomatie gaulliste devenait obsolète. La Russie postsoviétique n’avait plus besoin de la France. L’Europe centrale libérée se méfiait de l’antiaméricanisme français. La France a perdu pied sur ces fronts et, dans le même temps, la Chine et les Etats-Unis nouaient des liens conflictuels mais privilégiés tandis que les Allemands, replacés au cœur de l’Europe par leur unification, ravissaient aux Français leur prépondérance politique au sein de l’Union européenne et s’imposaient en premiers interlocuteurs du Kremlin et des capitales centre-européennes.

Pour la France, ce fut la seconde débâcle du siècle passé et, là-dessus, vint Nicolas Sarkozy qui n’a rien arrangé. Fondée, sa conviction était qu’il fallait « rompre » avec une diplomatie dépassée par l’histoire mais, classiquement de droite et profondément atlantiste, ce Président n’a pas même cherché à réinventer une singularité française. Dans un effarant contretemps, il a seulement rompu avec ce qui restait de la singularité gaulliste.

Sous son autorité, la France a rejoint le commandement intégré de l’Otan au moment même où la puissance américaine se relativisait, où l’Alliance atlantique perdait de son sens et où l’Europe centrale choisissait de se réconcilier avec la Russie après avoir compris, lors de l’affaire géorgienne, que l’appui des Etats-Unis ne lui était nullement assuré. Parallèlement, Nicolas Sarkozy s’est rapproché des Israéliens alors même qu’ils se donnaient le gouvernement le plus à droite de leur histoire et que Barack Obama lançait les Etats-Unis à la reconquête des opinions arabes.

Non seulement la France s’est banalisée sur la scène internationale, non seulement les Américains n’ont plus grande importance à lui accorder, mais la France a fait bien pire que de ne pas comprendre l’ampleur qu’allait prendre le séisme tunisien. Alors même que ce printemps arabe vient rebattre toutes les cartes au Maghreb et au Machrek et aurait dû lui offrir une place de choix au sud et à l’est de la Méditerranée, elle a laissé passer une occasion historique d’affirmer un rayonnement nouveau car elle avait abandonné sa politique arabe à l’instant même où elle aurait pu porter ses fruits.

Au passage, Nicolas Sarkozy a brouillé la France avec la Turquie francophile en étant le plus ardent à lui claquer au nez la porte européenne pour de pures raisons de politique intérieure. De cette puissante et influente amie, il a fait un puits de rancune et entend maintenant attiser la peur de l’islam pour se faire réélire alors même que, dans tout le monde musulman, l’islamisme recule au profit de générations porteuses des valeurs dont se revendique l’Europe. Si cette stratégie électorale était retenue, la diplomatie française ne s’en remettrait pas avant longtemps.

http://www.liberation.fr/monde/0101...

[2] voir aussi le JDD

Photos de Kadhafi à Paris : Une étrange disparition

[3] voir encore Rue 89

La diplomatie française dans le piège de La Mamounia marocaine

et le Parisien

Politique extérieure : des diplomates accusent Sarkozy « d’amateurisme »

http://www.marianne2.fr/Tunisie-Egy...

ajout de notes : CL, Afps

 


L’affaire Ali Arrass, citoyen belge

torturé au Maroc, éclate au grand jour

mercredi 23 février 2011



L’’affaire Ali Arrass sur RTL TVI. Un reportage qui en dit long sur les méthodes du régime marocain, la complicité de nos gouvernements avec les tortionnaires, et en l’occurrence des dirigeants belges avec la torture et les violations du droit au Maroc. Où l’on voit aussi à quel point la "lutte contre le terrorisme" a bon dos.

http://www.rtltvi.be/video/279514.aspx

CAPJPO-EuroPalestine

Portfolio

 


  • Lieberman traité de criminel par un journaliste en pleine conférence de presse à Bruxelles

    mercredi 23 février 2011
    David Cronin a interrompu une conférence de presse avec les ministres des affaires étrangères à Bruxelles en demandant à Avigdor Lieberman de le suivre au poste de police le plus proche, en tant que criminel. Ce journaliste free lance ne s’est pas dégonflé. Il s’est levé et a lancé au criminel de guerre Lieberman qui faisait son entrée dans la salle : "Vous êtes en état d’arrestation par la volonté du peuple, pour crime d’apartheid", rapporte le quotidien israélien (...)
  • Opération séduction d’Israël en direction des homosexuels allemands

    mercredi 23 février 2011
    Des militaires en rose, c’est ce qu’Israël a trouvé de mieux pour tenter de redorer son image, à l’occasion du Festival International du Tourisme de Berlin. "Le gouvernement israélien lancera sa campagne de promotion du tourisme rose de Tel Aviv, à l’occasion du Festival International du Tourisme de Berlin (ITB) du 9 au 11 mars prochain. (« Tel Aviv et ses vibrations gay – de la liberté, du rire, du fabuleux)", se vante Israël. "En novembre 2010, souligne (...)
  • Manifestation samedi : solidarité avec les luttes de tous les peuples en butte à l’oppression

    mercredi 23 février 2011
    Manifestation à Paris ce samedi 26 février au départ de la PLACE DE LA REPUBLIQUE, à 15 H, en direction du ministère des affaires étrangères. La manifestation prévue samedi dans le cadre de la semaine anti-coloniale sera notamment l’occasion de dire : Halte aux massacres des populations en Libye, à Bahreïn et au Yémen ! A bas les dictatures ! Halte au soutien de nos dirigeants aux dictatures et à la politique coloniale israélienne ! A bas l’occupation de la Palestine (...)
  • Mazin Qumsiyeh à la librairie Résistances mercredi 2 mars

    mercredi 23 février 2011
    Mazin Qumsiyeh, coordinateur des comités de résistance populaire en Cisjordanie, présentera, mercredi prochain à Paris, la grande mission internationale de l’été 2011 en Palestine. Au premier plan de la résistance populaire non violente en Palestine, Mazin Qumsiyeh, militant infatigable pour les droits de l’homme, a été contraint de quitter les Etats-Unis où il enseignait la génétique (Universités du Tennessee, de Duke et de Yale) parce que trop indépendant, trop critique, (...)
  • Deux jets de l’armée libyenne atterrissent à Malte. Leurs pilotes demandent l’asile politique

    mardi 22 février 2011
    Deux jets le l’armée de l’air libyenne ont atterri à Malte ce lundi, et leurs pilotes ont demandé l’asile politique, rapporte Al Jazzera. Les pilotes auraient affirmé avoir fait défection après avoir refusé d’obéir aux ordres d’attaquer des civils manifestant à Benghazi en Libye. Nous reproduisons ci-dessous l’article traduit et publié sur le site d’info-palestine.net. Libye : « Couper la tête du serpent ! » D’après Al Jazeera Un groupe (...)
  • Clément Weill-Raynal, le corbeau au service du lobby israélien

    mardi 22 février 2011
    Télérama s’indigne dans sa dernière édition des agissements et calomnies—qui ne datent pas d’aujourd’hui—d’un "journaliste" de FR3 qui sévit régulièrement, au service d’Israël, contre ses confrères... entre autres. Affaire Al-Dura : quand un rédac’chef de France 3 se prend pour le justicier masqué LE FIL TÉLÉVISION - Depuis des années, Clément Weill-Raynal mène, parfois sous pseudonyme, une lutte acharnée contre son confrère Charles (...)
  • Soutien au peuple libyen : rassemblements !

    mardi 22 février 2011
    Rassemblement ce mardi 22 février 2011 à 18 H au Consulat de Libye à Paris pour soutenir le peuple libyen contre la dictature de Khadafi. Les militants de toutes les autres villes sont appelés à se mobiliser également. Toulouse annonce un rassemblement pour demain mercredi. Le Collectif algérien de soutien aux luttes en Algérie pour le changement et la démocratie, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, le collectif de soutien a la lutte des habitants de Sidi Bouzid en (...)
  • Procès BDS du 17 mars : MAM à la barre !

    mardi 22 février 2011
    La défense des militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) contre Israël, qui passent en procès le 17 mars prochain à Bobigny (Seine-Saint-Denis) a cité la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie à comparaître comme témoin lors de cette audience. « Si MAM a l’honnêteté de se présenter, elle aura l’occasion de s’expliquer sur ses déclarations et décisions pour le moins contradictoires en matière de boycott des produits israéliens », (...)
  • Les Israéliens empêtrés dans la propagande anti-boycott

    mardi 22 février 2011
    Ils se sont mis à six "journalistes’ pour écrire dans le journal israélien Yedioth Ahronoth un article sur le succès croissant du boycott des produits israéliens en Europe. Enferrés dans leurs contradictions et leurs mensonges, ils affirment que la campagne internationale BDS obtient d’excellents résultats, tout en proclamant qu’elle n’aurait pas d’impact financier mais qu’"elle fait des ravages sur l’image d’Israël dans le monde". C’est (...)
  • Jérusalem : l’auteur britannique McEwan dénonce l’occupation israélienne

    lundi 21 février 2011
    L’écrivain britannique Ian McEwan a fait sensation en dénonçant la colonisation israélienne au moment même où il recevait le "Prix de Jérusalem pour la liberté de l’individu dans la société", rapporte l’AFP. "L’auteur a fustigé la "confiscation de terres et les expulsions de Palestiniens à Jérusalem-Est", lors de la cérémonie dimanche de remise de ce prix israélien à l’ouverture de la 25ème Foire internationale du Livre de Jérusalem, rapportent lundi les (...)
  • Première victoire contre l’expulsion de Mahmoud, Palestinien vivant à Toulon

    lundi 21 février 2011
    Ce matin le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l’arrêté d’expulsion pris par le Préfet du Var à l’encontre de Mahmoud ElFIQAWI. La mobilisation continue. Communiqué : Ce lundi matin le Tribunal Administratif de Marseille : A annulé l’arrêté d’expulsion pris par le Préfet du Var. A ordonné à la préfecture d’examiner le dossier de régularisation déposé par Mahmoud depuis août 2010 et ce, dans un délai d’un mois. A prononcé le (...)
  • Des sportifs français affichent la Palestine... et ils ont raison !

    lundi 21 février 2011
    Merci à Sami TAFIATI, Vice-champion de France de Boxe Française Savate, qui est monté samedi sur le RING avec le T.Shirt "Palestine Vivra". Samedi dernier se sont tenues les qualifications de la "Tour Ligue Championnat de France 2011 Boxe Française Savate", à Couzon au Mont d’Or (près de Lyon) Sami TAFIATI, qui concourait cette année dans la catégorie "Moyens" a affiché le droit à la liberté pour les Palestiniens. PALMARES dans la catégorie "Mi-Moyens" 2006 : Vice-champion de (...)
  • Maroc : tentative de récupération par le pouvoir

    lundi 21 février 2011
    Pas de mobilisation massive hier au Maroc, mais des jeunes de plus en plus conscients et organisés, nous écrit du Maroc, Fath. Bonjour, Je suis actuellement dans le Maroc Oriental. J’ai été à Oujda et Taourirt. Les manifs auxquelles j’ai participé ont réuni quelques centaines de manifestants. Par contre ces manifestations ont été bien organisées avec des slogans clairs. La principale revendication concerne le changement de constitution et la séparation des pouvoirs, plus (...)
  • Le boycott d’Israël est un devoir moral ! Vidéo du BDS Tour

    lundi 21 février 2011
    De tous temps, le boycott a été l’arme des citoyens pour sanctionner des politiques coloniales, racistes, criminelles. De Ghandi qui le popularisa avec succès contre les produits de l’impérialisme britannique, à Mandela contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid, en passant par Martin Luther King qui appela à boycotter les compagnies de bus de l’Alabama jusqu’à ce que la loi de ségrégation raciale en vigueur dans les transports en commun soit abolie, (...)
  • Présidentielles : Choisir entre la peste et le choléra ?

    lundi 21 février 2011
    DSK a le vent en poupe nous dit-on partout à propos des prochaines élections présidentielles. Et le malin préfère ne pas faire trop de déclarations. Pour vivre heureux, vivons cachés... le plus longtemps possible. Mais, on ne peut pas indéfiniment nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Dans un article intitulé "Qui est Strauss-Kahn ?, Raoul Marc Jennar rappelle à juste titre quel est le parcours de ce politicien rompu à toutes les basses manoeuvres. Des élections libres : (...)
  • Non aux massacres du peuple libyen !

    lundi 21 février 2011
    Un rassemblement de solidarité est annoncé ce soir à Paris, après les crimes perpétrés contre des manifestants pacifiques (plus de 250 morts) par le dictateur Khaddafi. SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE LIBYEN Non aux massacres du peuple Libyen A BAS LA DICTATURE DE KHADAFI A l’appel de nombreuses associations maghrébines, iranienne, d’associations arabes en France, des collectifs tunisien, égyptien, marocain et algérien, d’associations et de partis français, Après les (...)
  • Action BDS au Salon du Livre de Bruxelles (Vidéo)

    lundi 21 février 2011
    Action de nos amis belges, ce vendredi, devant le stand Israël, à la foire du Livre de Bruxelles. CAPJPO-EuroPalestine
  • Mobilisation contre l’expulsion de Mahmoud, Palestinien à Toulon

    dimanche 20 février 2011
    Palestinien, étudiant et salarié à Toulon, Mahmoud ne doit pas être expulsé, il doit être régularisé ! Pétition à signer ci-dessous. Communiqué : Mahmoud 29 ans est arrivé en France en 2005 de façon régulière. Etudiant méritant il a acquis un master 2 de langage à l’université de Toulon Var tout en travaillant en tant qu’assistant de langue étrangère dans les lycées. Son titre de séjour ayant expiré, Mahmoud effectue alors depuis plusieurs années des démarches auprès de la (...)
  • Encore un mensonge de MAM : ce sont bien « nos » CRS qui ont formé la police de Bahreïn

    dimanche 20 février 2011
    N’en pouvant plus de mentir sur sa compromission avec les dictateurs des régimes arabes, Michèle Alliot-Marie a tenté, en vain, de camoufler son soutien à celui de Bahreïn, où la police a tué cette semaine au moins quatre manifestants désarmés. L’hebdomadaire Le Point rappelle d’abord, sur son site internet, que MAM, lorsqu’elle était ministre français de l’Intérieur en 2007, a conclu un accord de coopération avec la police de cette pétro-monarchie du Golfe (...)
  • Mutilés de Gaza (Vidéo) : Boycottons Israël !

    dimanche 20 février 2011
    A tous ceux qui n’aiment pas le boycott d’Israël, mais qui ne pipent mot sur les milliers de morts et mutilés Gazaouis, oeuvre de l’armée israélienne, largement applaudie par la population israélienne, nous adressons cette vidéo de l’exposition réalisée par Kai Wiedenhofer. Expo photos que le CRIF et autres officines israéliennes ont tenté sans succès de faire interdire, et qui fait actuellement le tour du monde. Où sont les commentaires de MAM, Fillon et Sarko à ce (...)
  • Le monde arabe s’enflamme. Et le Maroc ? RV samedi prochain à la librairie Résistances.

    dimanche 20 février 2011
    Le Maghreb est sous le feu des projecteurs, et maintenant tout le monde arabe. Qu’en est-il du Maroc ? Une grande manifestion est annoncée ce dimanche 20 février pour réclamer des réformes. Nous vous proposons une Conférence-débat samedi 26 février sur ce sujet, avec Maurice Buttin, qui viendra présenter son livre "Hassan II, De Gaulle, Ben Barka : ce que je sais d’eux" à 17 H 30 à la librairie Résistances à Paris. Et, en préambule, Mgr Jacques Gaillot, de retour de Tunisie, (...)
  • Partir en Palestine : Discutons-en !

    dimanche 20 février 2011
    Deux réunions annoncées à Lyon et à Nanterre (92) dans les prochains jours pour parler de la nécessité de se rendre en Palestine, de la mission passionnante effectuée en Cisjordanie et à Jérusalem Est en décembre dernier, et des appels de nos amis palestiniens pour que nous revenions les épauler dans leur résistance populaire pour le droit à la terre et à la libre circulation. A LYON Samedi 26 février 2011 à 19h30 Dans les locaux de l’association Arts Dreams, 15 bis rue (...)
  • Le "Somoud" du CCF de Gaza

    dimanche 20 février 2011
    Cela ne plait certes pas à Monsieur Sammy Ghozlan qui réclame la fermeture de tous les centres culturels français en Palestine (sic !), tous accusés d’incitation à la haine raciale puisqu’ils encouragent les Palestiniens à continuer à vivre. Mais c’est comme cela, ils résistent, et notamment celui de Gaza qui propose régulièrement des activités intéressantes aux grands et aux petits. (...)
  • Libye : appel au secours d’AFD international

    dimanche 20 février 2011
    AFD INTERNATIONAL lance un appel aux instances européennes pour condamner fermement les exactions commises par l’armée libyenne contre les manifestants. L’armée régulière tire à balle réelle depuis plusieurs jours faisant plusieurs dizaines de morts, et des centaines de blessés selon nos correspondants sur place. COMMUNIQUE DE PRESSE LIBYE : APPEL URGENT DE LA SOCIETE CIVILE Ces dernières heures du 19 février 2011 (18h00 GMT) ont fait à elles seules état de plus de 200 morts (...)

 


Israël : projet de loi anti-boycott approuvé

publié le vendredi 18 février 2011

Davidi

 
Le projet de loi frappe d’amende les citoyens qui soutiennent, prennent l’initiative d’un boycott contre l’occupation

La Commission de la constitution, des lois et de la justice de la Knesset a approuvé mardi (15 février 2011) un projet de loi qui requiert que soient frappés de lourdes amendes les citoyens israéliens qui prennent l’initiative ou qui incitent au boycott contre Israël et l’occupation des territoires palestiniens. Le Parlement israélien (Knesset) a approuvé une lecture initiale du projet de loi il y a plus de six mois. Le projet de loi va maintenant suivre son cours vers une première lecture à la Knesset pour approbation. S’il devient une loi, les amendes s’appliqueront à toute personne boycottant des individus, des sociétés, des usines et des organisations israéliennes .

Le projet de loi a été présenté par le président de la coalition, Ze’ev Elkin, et parrainé par 27 députés des partis de droite et des partis fascistes : Likoud, Israel Beitenu (Israël notre maison), Shas, Habayit Hayehudi, Judaïsme Unifié de la Torah et le parti centriste Kadima lors de sa lecture préliminaire.

Les réactions au projet de loi ont été négatives de façon unanime de la part de la gauche israélienne. Le député du Hadash (le Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité) Dov Khenin a déclaré que c’était le dernier dans une tendance émergente de législation anti–démocratique encouragée par Israel Beitenu.

“Le projet de loi est stupide, agressif, brutal et anti-démocratique” a déclaré Khenin. “La véritable signification du projet de loi est de grande portée et cherche à enrôler le centre politique à l’ordre du jour de l’extrême-droite. Sa véritable intention est de décider qu’Israël et les territoires occupés sont une seule et même chose”.

Khenin a déclaré que si le projet devient loi, cela signifiera que les gens qui sont au restaurant et qui demandent de retourner une bouteille de vin produite en Cisjordanie, parce qu’ils désapprouvent la colonisation israélienne là-bas, seront passibles d’une forte amende.

Le député du Hadash Hanna Sweid a ajouté que le projet de loi avait pour intention d’intimider les critiques de la politique du gouvernement et était une violation évidente de la liberté d’expression. Après une discussion enflammée, marquée par une dispute procédurale, le projet a été voté, ses opposants tempêtant à l’extérieur de la salle, refusant de prendre part au vote. Avant que la décision ne soit prise, le député Khenin a suggéré de rebaptiser le “Projet d’interdiction d’organiser un boycott” en “Projet d’interdiction de la liberté d’expression”, ainsi que l’a rapporté l’Association pour les Droits Civils en Israël.

A propos du projet

Le projet de loi sur le boycott a d’abord été présenté en juin 2010 par 25 députés et appuyé par des membres de différentes factions. Sa rédaction imprécise rendrait illégales de nombreuses actions, considérées maintenant comme relevant de la liberté d’expression. Il est interdit de prendre l’initiative d’un boycott contre l’Etat d’Israël et “les territoires sous contrôle israélien”, d’encourager la participation à celui-ci, ou d’apporter aide ou renseignement dans l’intention de le faire progresser”, ainsi qu’énoncé dans la section 2 du projet proposé.

Les sections 3 et 4 de la législation proposée affirment qu’”un acte d’un citoyen ou d’un résident d’Israël en violation de la section 2 constitue un préjudice civil et qu’il relèvera des dispositions de l’Ordonnance sur les Dommages” et que “le tribunal établira une compensation pour dommages et intérêts pour le préjudice civil conformément à cette loi de la manière suivante : a) paiement de dommages et intérêts jusqu’à concurrence de 30.000 NIS (6135 €) à une partie lésée devant faire la preuve d’un quelconque dommage”.

Si la preuve est faite qu’ils ont participé à un boycott, des personnes qui ne sont pas citoyens ou résidents d’Israël peuvent aussi être punies en se voyant refuser le droit d’entrer dans le pays pour au moins 10 ans, conformément à la législation proposée.

Eilat Maoz, Coordinatrice de la Coalition des Femmes pour la Paix, a répondu au projet de loi proposé en disant : “C’est un pas de plus par lequel le gouvernement ne se contente pas de persécuter les organisations de gauche, mais essaie de rendre illégales les protestations de gauche et de réduire au silence ses citoyens. C’est un gouvernement qui a peur du débat démocratique, parce qu’un tel débat mettra en évidence le désaccord de l’opinion publique avec les politiques destructrices de l’occupation et des colonies.”

Source : Al-Oufok http://www.aloufok.net/

traduction : Yves Jardin, Afps Cornouaille.

 



Actualités

  • Tous au procès de Bobigny le 17 mars prochain !

    vendredi 18 février 2011
    Grande mobilisation le jeudi 17 mars au tribunal de Bobigny, pour protester contre l’inculpation de quatre militants poursuivis pour avoir appelé au boycott des produits israéliens. Michèle Alliot-Marie, à la demande du lobby israélien, a ordonné aux juges de condamner les femmes et les hommes qui appellent au boycott des produits israéliens. L’ex-ministre de la justice veut nous faire condamner pour "incitation à la haine raciale" en (...)
  • Un constat d’huissiers apporte la preuve qu’Agrexco exporte illégalement des produits des colonies

    vendredi 18 février 2011
    Une dépêche de l’AFP publie ce jour l’information selon laquelle, constat d’huissier à l’appui, des associations françaises, accusent le groupe Agrexco-Carmel, principal exportateur israélien de fruits et légumes, d’exporter illégalement des produits issus des colonies dans les territoires palestiniens. PARIS, 18 fév 2011 (AFP) - Des associations françaises ont accusé vendredi, constat d’huissier à l’appui, le groupe Agrexco-Carmel, principal (...)
  • Condamnation à une amende "avec sursis" : Indulgence du tribunal à l’égard d’Eric Zemmour

    vendredi 18 février 2011
    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 18 février Eric Zemmour à 2000 euros d’amende avec sursis pour provocation à la discrimination raciale pour ses propos sur "les Noirs et les Arabes". La question qu’on se pose est : pourquoi "avec sursis" ? Pourquoi le parquet, c’est à dire le gouvernement, dispense-t-il l’entartré de débourser un seul centime, alors qu’il tient publiquement des propos racistes ? Dans l’émission de Thierry Ardisson (...)
  • La France et ses ressortissants français : coup de gueule de Jacques-Marie Bourget

    vendredi 18 février 2011
    Jacques-Marie Bourget, survivant handicapé par l’armée israélienne alors qu’il était en reportage à Ramallah, s’interroge sur la diplomatie française et sur le boycott du Mexique préconisé par Michèle Alliot-Marie, tandis que d’autres ressortissants français, dont lui-même, n’ont jamais obtenu la moindre attention de la part du gouvernement français, dans des situations particulièrement injustes et contraires au droit international. Que faut-il faire ? Qui (...)
  • Un Enseignant au Caire rapatrié en France pour avoir dit "Casse-toi pauvre con" à Moubarak !

    vendredi 18 février 2011
    Le syndicat des enseignants SNUipp s’élève dans un communiqué contre la décision du gouvernement français à l’encontre d’un enseignant Français en poste au Caire, qui a reçu un blâme et été rapatrié en France pour pour avoir manifesté au Caire contre Moubarak avec une pancarte "Casse-toi pauvre con". Pancarte reproduisant la phrase lancée par Sarkozy au salon de l’Agriculture 2008. COMMUNIQUÉ DE PRESSE Enseignant suspendu au Caire : Il faut lever la sanction (...)
  • MAM Boycotte le Mexique pour Florence Cassez mais laisse pourrir Salah Hamouri dans les prisons israéliennes

    vendredi 18 février 2011
    Lettre du sénateur Michel Billout à Sarkozy sur ce "deux poids, deux mesures". Nous rappelons que la ministre des affaires étrangères appelle au boycott du Mexique (alors qu’elle demande la condamnation des militants qui appellent au boycott d’Israël) pour défendre une Française compromise dans une grave histoire de kidnapping et demande de rançon, alors qu’elle ne lève pas le petit doigt pour le citoyen français Salah Hamouri, condamné à 7 ans de prison par un tribunal (...)
  • "200 ans d’inavouable" : Lounis Aggoun parle de l’Algérie et de la france (Vidéo)

    jeudi 17 février 2011
    Présentation par Lounis Aggoun de son livre "La colonie française en Algérie", 200 ans d’inavouables rapines et péculats" (Editions demi-Lune), à la Librairie Résistances. Enregistrement réalisé à la librairie Résistances à Paris le 5 février 2011. http://www.librairie-resistances.com CAPJPO-EuroPalestine
  • Les "démocrates" occidentaux se démasquent

    jeudi 17 février 2011
    En Belgique comme en France, bon nombre de responsables d’universités ont le petit doigt sur la couture du pantalon face aux diktats du lobby israélien. Résultat : entrave à la liberté d’expression pour ceux qui condamnent la politique israélienne et chasse aux sorcières parmi les universitaires qui refusent de se taire. Ci-dessous un courrier surréaliste envoyé par le recteur de l’Université Libre de Belgique (ULB), en réponse à une demande de salle pour (...)
  • Gaza : "Je n’ai plus que vous", par Vera Macht

    jeudi 17 février 2011
    Il y a dans la bande de Gaza, et notamment près de la frontière avec Israël, des familles dans un état de dénuement et de drame terrible, lié aux assassinats par l’armée israélienne qui fait régulièrement des "cartons" sur femmes, enfants, paysans qui vivent dans cette zone. Vera, une militante d’ISM, qui vit depuis bientôt un an à Gaza, tire la sonnette d’alarme. « Je n’ai plus que vous sur qui compter. A partir de maintenant mes enfants dépendent de vous » . (...)
  • "La révolution continue après la chute de Moubarak", par Ali Abunimah

    jeudi 17 février 2011
    Très bon article d’Ali Abunimah, publié par Info Palestine.net sur les effets des révolutions tunisienne et égyptienne dans le monde arabe. La place Tahrir après l’annonce de la démission de Moubarak "Hier soir, après l’annonce que Hosni Moubarak avait répondu à la première exigence de la révolution et quitté son job, je suis parti vers l’ambassade égyptienne d’Amman. Dans les rues, la joie était une expérience comme je n’en avais jamais connue (...)
  • Egypte : Les Frères Musulmans à la croisée des chemins

    mercredi 16 février 2011
    Analyse très intéressante de Patrick Haenni, publiée ce jour par le site Oumma.com sous l’intitulé "Qui sont véritablement les frères musulmans ?" Qui sont véritablement les Frères musulmans ? Chercheur à l’Institut Religioscope, auteur de plusieurs ouvrages de références sur l’islamisme, dont L’islam de marché Patrick Haenni a séjourné en Egypte de 1995 à 2005. Dans cet entretien accordé à Oumma.com, il revient sur le poids réel des Frères musulmans dans la (...)
  • BDS : Sainsbury’s a des principes éthiques et annonce ne vendre aucun produit des territoires palestiniens occupés

    mercredi 16 février 2011
    Sainsbury’s, troisième grande chaîne de supermarchés britannique annonce son engagement de ne vendre ni AHAVA ni autre produit des territoires palestiniens occupés. Des notions d’éthique qui semblent faire défaut à certains de nos supermarchés, à commencer par CARREFOUR. Courrier adressé par une responsable de la chaîne, en réponse à une cliente inquiète : "Merci pour votre courrier. Je peux vous confirmer que nous ne vendons pas de cosmétiques AHAVA dans nos magasins. (...)
  • Manifestation à l’aéroport de Liège contre l’importation de produits israéliens

    mardi 15 février 2011
    L’agence Belga et la Libre Belgique se sont fait l’écho de la manifestation organisée samedi par nos camarades belges, qui se sont déplacés à plusieurs dizaines sur le site de Liège Airport pour demander des comptes concernant les produits israéliens transitant par l’aéroport. "Nous voulons attirer l’attention sur le fait qu’une société israélienne, CAL-LACHS (Cargo Airlines-Liège Cargo Handlines Services) est implantée dans le zoning de l’aéroport de (...)
  • Ouvrez le passage de Rafah MAINTENANT ! Des centaines de Palestiniens bloqués en Egypte.

    mardi 15 février 2011
    La situation de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants palestiniens en Egypte, coincés à l’aéroport depuis le 25 janvier 2011, début de la Révolution égyptienne, est tragique et empire chaque jour. "La plupart n’ont pas d’argent pour se nourrir ou se soigner. Certains sont en grève de la faim depuis quelques jours. L’état des plus faibles s’aggrave et certains ont un besoin urgent de soins médicaux. Et il y a encore plus de Palestiniens (...)
  • Expo photos sur Jerusalem à Paris

    mardi 15 février 2011
    Notre ami et militant Alain Perot expose pour la première fois ses superbes photos prises au cours de ses voyages en palestine et notamment à Jérusalem Est, où les murs racontent la révolte et l’espoir. Au restaurant-expo "le Couvent Bar" jusqu’au 28 février. Pour visiter l’expo (ou aller prendre un verre, se restaurer), au Couvent Bar : 69 rue Broca. 75013 Paris. Tel : 01 43 31 52 77. Contact : alain.perot@noos.fr (...)
  • Les sionistes osent insulter l’avocat palestinien vainqueur du concours international des plaidoieries (Vidéo)

    mardi 15 février 2011
    Nous avions relaté le 31 janvier sur ce site que Me Mahmoud Arqan, jeune palestinien de Hébron avait remporté le 22e concours de plaidoiries pour les droits de l’homme, organisé au Mémorial de Caen et présidé par George SEMPRUN. Il avait défendu la cause d’une femme enceinte bloquée à un check-point israélien, ayant perdu son bébé en raison de cette attente. Ci-dessous la vidéo de sa plaidoirie et les attaques infâmes des sionistes après sa victoire. Vidéo en Arabe avec (...)
  • BDS : la ville de Copenhague révoque ses contrats avec l’entreprise collabo G4S

    mardi 15 février 2011
    Le conseil municipal de Copenhague a décidé la révocation de tous ses contrats avec la firme de sécurité G4S, en raison de l’activité de cette dernière dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. L’agence de presse danoise Ritzau, qui rapporte la nouvelle, précise que la décision a été prise à une large majorité, de 27 voix contre 12. Entreprise britanno-danoise, G4S fournit des scanners de bagages et du corps pour les check-points et les prisons israéliennes. A côté de (...)
  • Vidéo du meeting dans la rue, à Lyon, après l’interdiction de Gérard Collomb

    mardi 15 février 2011
    Ci-dessous la vidéo montrant l’intervention brutale des CRS pour empêcher l’accès à la salle Rameau, sur ordre du maire PS Gérard Collomb, qui bafouant non seulement la démocratie, mais également les régles de droit, a interdit une réunion pacifique sur la situation en Palestine. Le meeting avec Me Gilles Devers, René Naba et George Galloway s’est tenu dans la rue. (...)
  • Le manque d’imagination de nos pauvres "intellectuels" sionistes

    lundi 14 février 2011
    Les chiens de garde des intégristes au pouvoir en Israël s’épanchent dans tous les médias cire-pompes, exprimant (après Sarkozy) leur inquiétude quant à "l’après Moubarak" et le "danger islamique" en Egypte... Ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles ? Dans ces magazines et autres quotidiens où messieurs Adler, BHL et Finkielkraut, ont leurs couverts en permanence, on tremble à la perspective d’une Egypte démocratique. Les frères Musulmans par ci, (...)
  • Et la France voudrait donner des leçons de démocratie ?

    lundi 14 février 2011
    Gérard Collomb, maire PS de Lyon, vient d’empêcher brutalement la tenue d’un meeting intitulé "Gaza, deux ans après" en présence de George Galloway et de Me Gilles Devers notamment, ce samedi soir 12 février. De quel droit ? Celui du lobby israélien en France ? Un véritable scandale ! Une plainte est déposée contre le maire. Il est temps de dire DEGAGE ! à tous ces valets du terrorisme d’Etat israélien. Photo du Progrès de Lyon : Une bordée de CRS alignés devant (...)
  • SEPHORA Mulhouse retire les produits AHAVA de la vente ! (Vidéo)

    lundi 14 février 2011
    La persévérance des militants de Mulhouse a été payante. La responsable du magasin SEPHORA de la ville, a été convaincue par les informations qui lui ont été données sur ces cosmétiques produits dans la colonie de Mitzpe Shalem en territoire palestinien (Cisjordanie), et étiquettés "Israël". Ne souhaitant pas encourager la colonisation, ni mentir à ses clients, elle a obtenu l’accord de la direction régionale de SEPHORA pour retirer ces produits de la vente. Voir la vidéo. (...)
  • Fillon en Arabie Saoudite : DEGAGE !

    dimanche 13 février 2011
    Le premier ministre français qui déclarait à propos de l’Afghanistan : « le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes. C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète", est allé se prosterner, à nos frais, ce week-end en Arabie Saoudite, un modèle de démocratie comme chacun sait. Chantre du choc des civilisations, Fillon est en effet à son aise au milieu des tyrans, et il en a profité pour saluer le (...)
  • Appel à l’armée égyptienne pour qu’elle libère les prisonniers palestiniens détenus en Egypte

    dimanche 13 février 2011
    Communiqué de La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) qui appelle l’armée égyptienne à relâcher les prisonniers palestiniens détenus en Egypte. Communiqué : "La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) basée à Oslo, s’est félicité de la révolution égyptienne, en espérant qu’une nouvelle ère s’annonçait dans l’histoire de l’Égypte, faite de démocratie, des valeurs et des principes des droits (...)
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    dimanche 13 février 2011
    Martine Aubry qui s’était opposée récemment au boycott d’Israël, a non seulement appelé au boycott des festivités à l’occasion de l’année du Mexique, mais elle a fait fermer une exposition sur le Mexique à Lille. Discrimination contre une nation ? Et là, c’est légal ? Martine Aubry punit l’ensemble de la population mexicaine. On attend les poursuites judiciaires à son encontre. On va voir si MAM, Fillon et Sarkozy vont demander à la justice de la (...)
  • BDS à Hambourg contre soda-club

    dimanche 13 février 2011
    Les militants BDS de Hambourg sont allés manifester vendredi dans un supermarché contre la présence des machines à gazéifier l’eau Soda-Club, exportées par Israel, après qu’un tribunal allemand a reconnu que ces appareils étaient produits dans la colonie de Maale Adounim situé illégalement dans les territoires palestiniens. Ces militants ont enlevé des rayons du supermarché REAL toutes les boites de soda-Club, les ont mises dans des caddies et on apporté ces derniers (...)

 



France-Mexique, France-Israël ; Une diplomatie à géométrie variable.


Chacun a désormais entendu parler de Florence Cassez. Cette jeune Française, condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour une sombre affaire de complicité d’enlèvement.

Sur ce dossier on vient de voir du beau monde monter au créneau : Michèle Alliot-Marie qui a parlé d’une « décision inique », Frédéric Mitterrand qui, rappelant que « la France n’abandonne jamais ses ressortissants », a déclaré que « le procès s’était déroulé dans des conditions suspectes ». Quant à Nicolas Sarkozy qui a reçu à 10 reprises les parents de la jeune femme, il demandait son transfèrement en France et voulait lui dédier l’année de Mexique avant que le gouvernement du Mexique ne refuse sèchement et ne se retire des manifestations envisagées dans ce cadre.

On peut comprendre la mobilisation des autorités de l’État devant une telle condamnation. On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec la mobilisation de ces mêmes autorités dans le cas d’un autre Français, Salah Hamouri, lui aussi condamné par un État avec qui la France entretient des relations diplomatiques… Israël.

Et de constater quelques éclairantes différences de comportement. Salah a été condamné par un tribunal militaire d’une force d’occupation, avec un dossier vide. La durée de sa peine a été fixée à 7 ans parce qu’il a accepté, sur le conseil de son avocat, un arrangement pour en éviter le double.

Bernard Kouchner, en son temps, en a conclu qu’il avait reconnu les faits et que lui-même ne pouvait intervenir sur le fond, Salah ayant été jugé par un État de droit.

Quant à Michèle Alliot-Marie… elle répondait le 5 janvier à Jean-Claude Lefort qu’il « ne (lui) appartient pas d’intervenir ou même de commenter les procédures judiciaires d’un État souverain ».

La mère de Salah, malgré ses demandes répétées, n’a jamais été reçue par Nicolas Sarkozy, lequel n’a pas proposé de lui dédier le salon du livre israélien.

Ne parlons pas d’hypocrisie ou de complicité et laissons à chacun le soin de tirer les conclusions qui s’imposent de ce bel exemple d’impartialité de l’État.


A Paris, le 15/02/2011

AFPS

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Les 20 dates-clefs du conflit israélo-palestinien

publié le lundi 15 janvier 2007

Dominique Vidal

 

2 novembre 1917 : La déclaration Balfour

29 novembre 1947 : Le plan de partage de l’ONU

14 mai 1948 : La déclaration d’indépendance d’Israël

30 mai 1964 : La création de l’OLP

juin 1967 : Israël occupe la Cisjordanie et la bande de Gaza

16 septembre 1970 : « Septembre noir »

13 avril 1975 : Le début de la guerre civile libanaise

17 mai 1977 : La victoire du Likoud en Israël

17 septembre 1978 : Les accords de Camp David

6 juin 1982 : L’invasion du Liban par Israël

7 décembre 1987 : Le déclenchement de l’Intifada

30 octobre 1991 : La Conférence de Madrid

13 septembre 1993 : L’accord d’Oslo

4 novembre 1995 : L’assassinat d’Itzhak Rabin

25 juillet 2000 : L’échec de Camp David

11 septembre 2001 : "Notre Ben Laden c’est Arafat

29 mars 2002 : L’opération "Rempart"

14 août 2005 : Le visage unilatéral d’Ariel Sharon

25 janvier 2006 : Le Hamas au pouvoir

12 juillet 2006 : Guerre du Liban

Conclusion

Voir aussi ces documents sur notre site

2 novembre 1917 : La déclaration Balfour

Un an après avoir publié son livre L’État des juifs, fondement du sio- nisme politique, Theodor Herzl avait réuni, en 1897, le premier Congrès sioniste à Bâle, afin d’« obtenir pour le peuple juif en Palestine un foyer reconnu publiquement et garanti juridiquement ». Puis il chercha durant toute sa vie à obtenir des appuis internationaux. Il rencontra le sultan turc, les ministres du tsar, le kaiser allemand, mais sa préférence allait d’emblée à la Grande-Bretagne. Il déclara en 1904 : « Avec l’Angleterre en guise de point de départ, nous pouvons être assurés que l’idée sioniste s’élancera plus avant et plus haut que jamais auparavant. »

Si Theodor Herzl meurt en 1907 sans avoir obtenu le soutien public britannique qu’il espérait, son successeur Haïm Weizmann réussit dix ans plus tard, le 2 avril 1917 : le secrétaire au Foreign Office, Lord Arthur James Balfour, déclare que le gouvernement de Sa Majesté « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités non-juives existant en Palestine, ou aux droits et statut politiques dont les Juifs jouissent dans tout autre pays ».

Cette « déclaration Balfour » contredit les autres engagements que la Grande-Bretagne avait déjà pris à l’époque. D’abord la promesse faite en 1916 au chérif Hussein, comme à Ibn Saoud, en échange de leur participation à la guerre contre les Turcs, de« reconnaître et soutenir l’indépendance des Arabes ». Ensuite, les accords Sykes-Picot passés la même année avec les Français, qui partagent entre les deux pays le grand royaume soi-disant destiné aux Arabes et qui internationalisent la Palestine, sans y prévoir d’ailleurs de Foyer national juif. Arthur Koestler a résumé d’une très belle formule cette opération : « Une nation a solennellement promis à une seconde le territoire d’une troisième. »

Londres compte effectivement, à l’époque, sur le mouvement sioniste dans l’immédiat pour renforcer le camp allié dans la guerre contre l’Allemagne qui s’éternise, mais surtout pour s’assurer, après guerre, une mainmise sur le Proche-Orient. De fait la Palestine, théoriquement internationalisée par les accords Sykes-Picot, devient en 1920 un mandat britannique. Elle représente, en effet, le carrefour stratégique de toutes les routes de l’Orient et notamment la protection directe du canal de Suez.

Les espoirs sionistes ne vont donc pas être déçus. Les hauts-commissaires britanniques successifs en Palestine vont couvrir la création d’un embryon d’État juif. Entre 1917 et 1948, les Juifs passent de 10 % à 30 % de la population de la Palestine, la superficie agricole qu’ils cultivent est multipliée par trois, le nombre de leurs colonies par dix, et leur indice de production industrielle par cinquante. L’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne renforce considérablement l’afflux d’immigrants et de capitaux juifs en Palestine. L’Organisation sioniste signe d’ailleurs avec les autorités nazies, dès 1933, l’accord dit Haavara qui permet et facilite cette immigration d’hommes et de capitaux.

Mais si le calcul est bon du côté sioniste, il l’est beaucoup moins du côté britannique. Londres a sous-estimé la résistance des Arabes. Le mécontentement contre la trahison par les Britanniques de leurs promesses, déjà vif en 1917, grandit durant l’entre-deux guerres au fur et à mesure de la construction du Foyer national juif, en violation de la clause du Mandat qui protège les population non-juives, majoritaires...

D’où des révoltes de plus en plus massives et de plus en plus violentes, suivies chaque fois d’une commission d’enquête et de livres blancs d’une Grande-Bretagne soucieuse de ne pas miner son pouvoir en Palestine et donc au Moyen-Orient en général. Des premiers heurts graves ont lieu en mai 1921, suivis d’un premier Livre blanc en 1922. Les incidents plus graves de 1929 sont suivis d’un nouveau Livre blanc en 1930. En 1936 éclate une véritable grève insurrectionnelle palestinienne, qui dure près de trois ans. Après l’avoir réprimée sauvagement avec l’aide des milices juives, Londres tente de tirer les leçons politiques de ce qui s’est passé.

Le coup d’essai rate : la commission conduite par Lord Peel - qui propose, en 1937 déjà, le partage de la Palestine, mais aussi un « transfert » des populations arabes vivant dans la partie allouée au futur État juif - se heurte au refus de toutes les parties prenantes, aussi bien juives que palestiniennes. En fait le Livre blanc du 17 mai 1939 pour enregistrer un véritable tournant de la politique britannique. Il prévoit, lui, des mesures draconiennes :

-  limitation de l’immigration juive à 75 000 personnes pendant cinq ans, après quoi toute immigration suivante sera soumise au consen- tement arabe ;
-  interdiction de l’achat de terres par le mouvement sioniste dans l’essentiel du pays et réduction drastique ailleurs ;

Bref, la Palestine, vouée à l’indépendance dans les dix ans, serait certaine de rester majoritairement arabe. Pourquoi ce retournement britannique ? L’intérêt supérieur du Royaume-Uni est en jeu : le conflit entre Juifs et Arabes en Palestine atteint une telle acuité que les dirigeants des pays arabes voisins menacent Londres de renverser leurs alliances, c’est-à-dire de répondre aux avances de l’Allemagne nazie. Cette pression est d’au- tant plus efficace que Londres, comme Paris, s’inquiète de la montée en puissance de l’Allemagne hitlérienne, très active dans la région. D’où une rupture durable entre Londres et le mouvement sioniste. Le Livre blanc s’appliquera jusqu’au retrait britannique, le 14 mai 1948. Et l’al- lié d’hier - le mouvement sioniste - ira jusqu’à l’action terroriste pour forcer Londres à abandonner dans un premier temps cette politique, puis dans un second temps son Mandat lui-même sur la Palestine.

29 NOVEMBRE 1947 : Le plan de partage de l’ONU

La Seconde Guerre mondiale marque un véritable tournant dans le conflit israélo-palestinien. Jusque-là, l’idée sioniste restait minoritaire, y compris parmi les juifs largement intégrés dans les différents pays où ils vivaient, en particulier en Europe. Le génocide change tout :

-  concrètement, des centaines de milliers de juifs survivants du génocide ne peuvent pas ou ne veulent pas rentrer dans leur pays d’origine et se voient refuser toute immigration souhaitée vers les États-Unis. Le mouvement sioniste en profite pour organiser une immigration « illégale » vers la Palestine ;
-  idéologiquement, l’extermination de six millions de juifs donne une légitimation tragique au combat des sionistes pour un État juif, notamment aux yeux des consciences occidentales travaillées par un sentiment - justifié - de culpabilité. Dès le congrès sioniste de Baltimore, aux États-Unis, en 1942, qui fixe explicitement l’objectif de l’État juif, David Ben Gourion lance : « Qui veut et peut garantir que ce qui nous est arrivé en Europe ne se reproduira pas ? [...] Il n’y a qu’une sauvegarde : une patrie et un État. » On imagine la force de l’argument en 1945 après la découverte de la Shoah...

Or l’opinion occidentale ignore tout des Palestiniens, lesquels ne font pas grand chose pour s’en faire comprendre : les dirigeants arabes palestiniens, en tête le grand mufti (de retour de Berlin où il a supervisé pendant deux ans les divisions SS musulmanes), boycotteront les commissions d’enquête internationales, en premier lieu l’Unscop qui séjourne en Palestine durant l’été 1947.

Londres a passé la main sous les pressions conjuguées à la fois du mouvement sioniste et de la Maison-Blanche, très sensible à l’argumentation de celui-ci - sans oublier l’opinion britannique elle-même qui veut sortir du bourbier. Les deux autres grandes puissances - l’URSS et les États-Unis - prônent le partage, avec la volonté d’utiliser la Palestine comme un levier pour mettre fin à la domination britannique sur le Proche-Orient. Rien d’étonnant dès lors si, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies, à la majorité requise des deux tiers, adopte la résolution 181 :

-  un État juif sur 56 % de la Palestine - dont les juifs représentent à l’époque 32 % de la population et ne détiennent que 7 % des terres ;
-  un État arabe sur les 44 % restants ;
-  un régime de tutelle internationale pour Jérusalem et les Lieux saints (« corpus separatum »).

La guerre civile commence le jour même de la décision des Nations unies. Six mois plus tard, les forces juives, financées par les États-Unis et armées par l’URSS via Prague, se sont emparées de la plupart des villes arabes et ont déjà chassé le 14 mai 1948 près de quatre cent mille Palestiniens du territoire prévu pour l’État juif. Le Plan de partage est déjà mort lorsque Israël proclame son indépendance.

14 MAI 1948 : La déclaration d’indépendance d’Israël

La déclaration d’indépendance d’Israël constitue un tournant majeur de la première guerre israélo-arabe :
-  côté israélien, car le texte de la déclaration oublie délibérément qu’un second État a été prévu par l’ONU dans le plan de partage : « En vertu du droit naturel et historique du peuple juif, et de la résolution des Nations unies, dit le texte, nous proclamons par le présent acte la création de l’État juif de Palestine qui prendra le nom d’Israël. » Contrairement à tous les usages, cette déclaration ne définit pas les frontières du nouvel État. Bref, on mesure là que les dirigeants sionistes veulent, en fait, au-delà de que que l’ONU a prévu, l’État juif le plus grand possible et le plus « homogène » possible.

-  côté arabe, car la déclaration d’indépendance d’Israël est immédiate- ment suivie par l’intervention des armées des États arabes voisins, officiellement pour empêcher la naissance de l’État juif. En fait, les historiens le confirment, le roi Abdallah de Jordanie veut s’emparer du territoire prévu pour l’État arabe, et les autres pays arabes entendent l’en empêcher. Aucun de ces pays ne souhaite une Palestine arabe indépendante. Entre le 15 mai 1948, date de l’entrée des troupes arabes en Pales- tine, et le 10 mars 1949, date de la dernière bataille de la guerre (prise d’Umm Rashrash, future Eilat), une alternance de combats et de trêves débouche pour les Palestiniens sur la Nakba, c’est-à-dire la « catas- trophe ». Le bilan de la première guerre israélo-palestinienne, puis israélo-arabe, est le suivant : Israël a augmenté d’un tiers la superficie prévue pour lui par les Nations unies, il se répartit ce qui reste de l’État arabe avec la Transjordanie, qui annexe la Cisjordanie et l’Égypte, qui obtient la tutelle de Gaza. Et dans cette période huit cent mille Palestiniens ont pris les chemins de l’exil.

Longtemps, cette guerre a été racontée par ses vainqueurs. Le récit israélien a dominé. Mais tout a changé dans les années 1980, avec l’apparition des « nouveaux historiens » israéliens qui ont trouvé dans les archives israéliennes de quoi ébranler trois mythes fondamentaux :

-  Premièrement celui d’une menace mortelle qui aurait pesé sur Israël à l’époque : contrairement à l’image d’un frêle État juif à peine né et déjà confronté aux redoutables armées d’un puissant monde arabe, les « nouveaux historiens » établissent la supériorité croissante des forces israéliennes (en effectifs, armement, entraînement, coordination, motivation...), à la seule exception de la courte période allant du 15 mai au 11 juin 1948. De surcroît, l’accord tacite passé entre Golda Meïr et le roi Abdallah, le 17 novembre 1947, bouleversait la situation stratégique : la Légion arabe, seule armée arabe digne de nom, s’engageait à ne pas franchir les frontières du territoire alloué à l’État juif en échange de la possibilité d’annexer celui prévu pour l’État arabe. Abdallah tiendra sa promesse. Et, de fait, le partage du 17 novembre se substituera à la fin de la guerre à celui du 29 novembre...

-  Le deuxième mythe concerne l’exode des Palestiniens. Selon la thèse traditionnelle, ceux-ci ont fui à l’appel des dirigeants palestiniens et arabes. Or les « nouveaux historiens » n’ont pas trouvé la moindre trace d’un tel appel, ni par écrit, ni par radio. En revanche, de nombreux documents attestent, sinon d’un plan d’expulsion global, en tout cas de pratiques d’expulsion généralisées, notamment suite à des massacres comme celui de Deir Yassin. Le premier bilan de l’expulsion est dressé par les Services de renseignements de la Hagana en date du 30 juin 1948 et il porte sur la première période (judéopalestinienne) de la guerre : il estime que 73 % des 391 000 départs recensés ont été directement provoqués par les Israéliens. Durant la seconde période (israélo-arabe), une volonté d’expulsion ne fait plus le moindre doute avec le symbole de l’opération de Lydda et Ramlah, d’où, le 12 juillet 1948, 70 000 civils sont évacués militairement (près de 10 % du total !), sous la conduite d’Itzhak Rabin et avec le feu vert du Premier ministre Ben Gourion.

-  Le troisième mythe concerne la volonté de paix d’Israël au moment des négociations de 1949. Dans une première phase, Tel-Aviv a effectivement fait une ouverture : le 12 mai, sa délégation ratifie, avec celles des États arabes, un protocole réaffirmant à la fois le plan de partage de l’ONU et la résolution 194 de l’Assemblée géné- rale des Nations unies du 11 décembre 1948. En clair, cela signifie qu’Israël reconnaît le droit à l’existence d’un État arabe en Palestine et le droit au retour des réfugiés, mais aussi que les Arabes recon- naissent le droit à l’existence d’un État juif en Palestine. Mais, ce même 12 mai, l’État juif est admis à l’ONU. Dès lors, confiera Walter Eytan, codirecteur général du ministère israélien des Affaires étran- gères, « mon principal objectif était de commencer à saper le protocole du 12 mai, que nous avions été contraints de signer dans le cadre de notre bataille pour être admis aux Nations unies ». De fait, la conférence de Lausanne finira dans une impasse. Israël s’oppose à tout retour des réfugiés palestiniens. Et pour cause : la loi dite « propriétés abandonnées » lui permet de mettre la main sur les biens arabes. Selon un rapport officiel, le jeune État a ainsi récupéré trois cent mille hectares de terres ; plus de quatre cents villes et villages arabes disparaîtront ou deviendront juifs.

Tout se passe comme si les fondateurs d’Israël ont cru pouvoir effa- cer le peuple palestinien d’un coup de gomme. Les quinze années qui suivent semblent donner raison à ceux qui rêvent d’une assimilation des Palestiniens dans les pays arabes. Faute d’une organisation représenta- tive, ils disparaissent même de la scène politique. Mais l’apparition de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) va changer la donne.

30 MAI 1964 : La création de l’OLP

La naissance de l’OLP sous l’égide égyptienne résulte d’une déci- sion de la Ligue arabe. Mais elle exprime aussi la nécessité pour ces régimes de tenir compte de la réalité palestinienne nouvelle, et en premier lieu, de la formation en exil d’une élite palestinienne de très haut niveau culturel et politique.

Bien plus qu’Ahmed Choukeyri, placé à la tête de l’OLP par Nasser, Yasser Arafat symbolise la nouvelle génération palestinienne : jeune ingénieur, plus radical et plus indépendant des pays arabes, président de l’Union des étudiants palestiniens de 1952 à 1956, il a créé avec ses amis au Koweït, en 1959, le mouvement Fatah.

Dix ans après sa fondation, ce dernier deviendra le principal courant de l’OLP et en prendra la direction. Cette marche vers le pouvoir a aussi permis l’évolution stratégique de l’OLP en plusieurs étapes :

-  1er janvier 1965, la branche militaire du Fatah effectue sa première opération en Israël. Ce modèle du combattant, le Fedaï, mobilise largement la jeunesse palestinienne.

-  1967, la défaite arabe au cours de la guerre des Six Jours radicalise l’OLP.

-  22 mars 1968, au lendemain de la bataille presque légendaire de Karameh (en Jordanie), les organisations de fedayin intègrent l’OLP qui adopte sa « Charte nationale ».

-  4 février 1969, Yasser Arafat devient président du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine.

Cet événement marque la victoire de la stratégie de la lutte populaire armée. Mais cette ligne se heurtera, comme on le verra, aux événements dans lesquels l’OLP sera entraînée, souvent contre sa volonté, en Jordanie puis au Liban. D’où la nécessité d’adapter son orientation.

Sans entrer dans les détails, on peut résumer le long débat interne au sein de l’OLP en le qualifiant de lutte entre « jusqu’au-boutistes » et « réalistes » :

-  dans un premier temps, suite au revers subi en Jordanie, l’OLP se lance - sous couvert de l’organisation « Septembre noir » - dans une stratégie terroriste ;

-  dans un deuxième temps, après la guerre d’octobre 1973, elle accumule plusieurs succès qui vont mettre fin au recours aux attentats et renforcer en son sein le courant politique : la reconnaissance de l’OLP comme « seul représentant du peuple palestinien » par le sommet arabe de Rabat en 1973 et l’invitation de Yasser Arafat à l’Assem- blée générale des Nations unies en 1974 sont des grandes victoires pour les « réalistes » ;

-  d’où, dans un troisième temps, une évolution accélérée qui va voir l’OLP passer du mot d’ordre de « Palestine laïque et démocratique » - qui implique la destruction de l’État d’Israël - à celui de construc- tion d’un État « sur toute partie libérée de la Palestine » - qui admet, de fait, l’existence d’Israël. Malgré le front du refus, constitué par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et quelques autres organisations, l’objectif d’une coexistence entre deux États s’impose entre 1974 et 1977.

Mais revenons auparavant au grand tournant du conflit Proche-Orient.

JUIN 1967 : Israël occupe la Cisjordanie et la bande de Gaza

La troisième guerre israélo-arabe - dite guerre des Six Jours - constitue une étape décisive. Jusqu’en 1967, Israël occupe plus que le territoire prévu par l’ONU, mais le reste de la Palestine demeure dans des mains arabes. La Jordanie et l’Égypte n’ont d’ailleurs jamais profité de la situation pour créer un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le 12 juin 1967 introduit un changement radical : l’État juif, qui vient de s’emparer - outre le Sinaï et le Golan - de Jérusalem- Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, occupe ainsi la totalité de la Palestine. Il détient désormais seul la clef du problème palestinien.

Au début, le gouvernement et les diplomates israéliens présentent les Territoires occupés en 1967 comme une carte qu’ils sont prêts à jouer dans des négociations : conformément à la résolution 242, adop- tée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 novembre 1967, il s’agit d’échanger la Cisjordanie et Gaza contre la paix. Cette promesse de négociation n’est pas vérifiable, puisque les États arabes réunis à Khartoum refusent toute négociation.

En même temps, Israël annexe dès juillet 1967 Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision, comme celle de 1949 de faire de Jérusalem-Ouest sa capitale, viole toutes les résolutions de l’ONU : la résolution 181 du plan de partage de 1947 prévoyant un « corpus separatum », les textes des armistices de 1949, la résolution du 19 décembre 1949 qui réaffirmait l’internationalisation de Jérusalem, sans oublier la résolution 242.

Mais surtout la volonté de colonisation des Territoires occupés s’af- firme. Dès juillet 1967, de premières colonies y sont établies et le vice- Premier ministre israélien Allon présente un plan portant son nom qui prévoit l’annexion de près d’un tiers de la Cisjordanie et la multiplication des colonies dites de « sécurité », en particulier dans la vallée du Jourdain. Toutefois, dix ans plus tard, le nombre total de colons n’est que de cinq mille, contre plus de deux cent mille aujourd’hui (sans compter les deux cent mille habitants juifs de Jérusalem-Est).

Par ailleurs, l’occupation des Territoires à partir de 1967 en refait le centre du combat palestinien. Cette tendance est soulignée à la fois :

-  positivement, par la montée de la puissance de la résistance « de l’in- térieur » - de l’insurrection de 1981 jusqu’à la première Intifada, née fin 1987 ;

-  négativement, par les échecs subis par l’OLP en Jordanie et au Liban.

16 SEPTEMBRE 1970 : « Septembre noir »

Après la guerre des Six Jours, l’OLP considère que la Jordanie consti- tue sa base arrière numéro un pour mener la lutte armée contre Israël. Cette stratégie pose de graves problèmes au régime hachémite :
-  à court terme, le pays subit durement des représailles israéliennes après chaque opération des fedayin ;
-  à plus long terme, le développement d’un contre-pouvoir palestinien sape l’autorité du roi Hussein et gêne ses tentatives de règlement ;

Mais l’essentiel est ailleurs : le « petit roi » sait que son trône est d’autant plus fragile que la majorité de la population est palestinien- ne. Hussein veut donc « récupérer » la Cisjordanie par un accord avec Israël pour réunifier les deux rives, comme son grand-père Abdallah l’avait fait. Il redoute la tentation de transformer la Jordanie en État palestinien propre à la droite israélienne et aux organisations les plus radicales de l’OLP. Ces dernières sont à l’origine de la crise de 1970-1971 en Jordanie : pour elles, « la route de Jérusalem passe par Amman ». D’où la provocation du 7 septembre 1970, lorsque des hommes de George Habache détournent trois avions occidentaux sur Zarka et les font exploser. Le roi Hussein saisit l’occasion et lance son armée contre les fedayin le 16 septembre 1970.

L’aviation et les chars syriens menacent d’intervenir aux côtés de l’OLP. Mais la pression d’Israël - prêt à intervenir si le trône est en dan- ger - et du secrétaire d’État américain Henry Kissinger - qui couvre l’éventuelle entrée en lice de l’État juif - suffisent à Hafez Al-Assad pour refuser de fournir une couverture aérienne aux blindés syriens entrés en Jordanie. Les Palestiniens sont écrasés par l’armée hachémi- te. Les combats, qui se terminent le 27 septembre, font des milliers de victimes - dont Gamal Abdel Nasser qui meurt d’une crise cardiaque après avoir obtenu un cessez-le-feu entre la Jordanie et l’OLP.

C’est « Septembre noir », marqué par des massacres massifs non seulement de fedayin mais aussi de civils dans les camps palestiniens. Un an plus tard, l’OLP a été complètement expulsée de Jordanie.

13 AVRIL 1975 : Le début de la guerre civile libanaise

Le piège libanais va se refermer sur l’OLP selon le même schéma que le piège jordanien :
-  après son expulsion de Jordanie, le Liban devient la seule base arrière de l’OLP à proximité d’Israël ;
-  les opérations des commandos palestiniens contre l’État juif entraînent des représailles dont la population libanaise est aussi victime ;
-  les dirigeants libanais sont de plus en plus inquiets de voir les Palestiniens constituer un État dans l’État, avec des camps de réfugiés, des milices, des quasi-ministères, des services d’aide sociale, etc.

La présence palestinienne, légalisée par les accords du Caire en novembre 1969, est d’autant plus mal vécue qu’elle bouscule l’équilibre déjà précaire du Liban, dont le système économique, social, politique et institutionnel, hérité du Pacte national de 1943, repose sur l’hégémonie des chrétiens maronites et l’alliance de ceux-ci avec l’élite sunnite, elle-même dominante parmi les musulmans.

Or l’évolution démographique a bouleversé ce schéma : la majorité est musulmane et non plus chrétienne et, parmi les musulmans, chiite et non plus sunnite. La construction libanaise doit donc être réformée pour tenir compte des réalités. Mais les élites ne sont pas prêtes à renoncer à leurs avantages économiques et politiques. Au lieu de négocier la transformation du système, elles s’arc-boutent sur leurs privilèges au risque d’un affrontement avec les forces réformatrices, regroupées au sein du Mouvement national. Ce dernier, quant à lui, cherche à créer le rapport de forces le plus favorable possible pour obtenir la laïcisation de l’État : il fait donc tout pour entraîner les fedayin à ses côtés dans cette bataille. Si la direction de l’OLP est consciente du danger, le FPLP et le FDLP foncent tête baissée dans le piège qui leur est tendu. Les Phalangistes en appellent à la Syrie, qui intervient le 1er juin 1976, écrase le Mouvement national et les Palestiniens, avant de se retourner contre ceux qui l’avaient appelée. Les troupes de Damas sont d’ailleurs toujours là, vingt-six ans après...

On n’a pas le temps de faire ici l’histoire de la guerre civile libanaise. La fusillade dont un bus palestinien est victime dans le faubourg d’Aïn Al Remmaneh, le 13 avril 1975, marque le début de quinze années de combats sanglants, dont les Palestiniens sont parmi les premières victimes, du massacre de Tall Al Zaatar pendant l’été 1976 par les Syriens et des Phalangistes, à celui de Sabra et Chatila en 1982 par les milices chrétiennes sous les yeux d’Ariel Sharon...

17 MAI 1977 : La victoire du Likoud en Israël

On a parfois la tentation de considérer le Parti travailliste et le Likoud comme « blanc bonnet et bonnet blanc ». Comme toutes les formules simplistes, celle-ci n’aide pas à comprendre. Ainsi la victoire de la droi- te et de l’extrême droite en 1977, pour la première fois dans l’histoire d’Israël, marque un tournant redoutable pour les Palestiniens.

Certes, le Parti travailliste est l’héritier de la ligne nationaliste de David Ben Gourion. À partir de 1967 notamment, il assume l’occupation et la colonisation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza - comme celles du Golan. Mais Menahem Begin, après la victoi- re du Likoud aux élections législatives le 17 mai 1977, radicalise tous azimuts la politique du gouvernement travailliste :
-  il intensifie la colonisation dans tous les Territoires occupés - et plus seulement dans les « zones de sécurité ». Lors de l’arrivée au pouvoir de Itzhak Rabin, quinze ans plus tard, on compte 110 000 colons en Cisjordanie, 120 000 à Jérusalem-Est, 4 000 à Gaza, 12 000 dans le Golan ;
-  le chef du Likoud multiplie les opérations militaires ou répressives contre la Résistance palestinienne, depuis la première intervention massive au Sud-Liban en 1978 jusqu’à l’invasion totale du Liban en 1982, en passant par la répression extrêmement violente de l’in- surrection des Territoires occupés de mai 1981 ;
-  car le projet de Menahem Begin va bien au-delà de ceux de ses prédécesseurs : il affirme clairement sa volonté de réaliser Eretz Israël - le Grand Israël.

Le gouvernement du Likoud est d’autant plus inquiétant, qu’il sait conjuguer une plus grande fermeté sur les principes et une plus gran- de souplesse quant à la tactique. Le meilleur exemple est celui des négociations entre Israël et l’Égypte, sous l’égide des États-Unis, à Camp David.

17 SEPTEMBRE 1978 : Les accords de Camp David

Le 19 novembre 1977, Sadate effectue une visite surprise à Jérusalem. Le raïs égyptien estime avoir remporté une victoire psy- chologique suffisante lors de la première phase de la guerre du Kippour, en octobre 1973, pour rechercher avec Israël la paix dont son pays a besoin.

Pendant un temps pris à contre-pied, Begin se ressaisit et exploite à fond le désir de Sadate et du président Carter d’aboutir à un accord rapide. Sachant que les questions de l’arrêt de la colonisation, du retrait israélien de la Cisjordanie et de Gaza et de l’autodétermination des Palestiniens sont les plus difficiles pour lui, il focalise les négocia- tions sur... ce qui n’est pas négociable : le retrait évident d’Israël du Sinaï et la normalisation, évidente en cas d’accord de paix, des rela- tions égypto-israéliennes. Il obtient ainsi la dissociation des deux dos- siers : le document de Camp David du 17 septembre 1978 comprend deux « accords-cadres » :
-  le premier concerne la conclusion de la paix entre l’Égypte et Israël qui aboutira effectivement au traité du 26 mars 1979. L’Égypte récu- pérera le Sinaï le 25 avril 1982, en échange de la normalisation entre les deux pays ;
-  en revanche, dans le second texte consacré aux Palestiniens, si Israël a dû accepter la mention de la résolution 242, le processus proposé est mort-né, et c’est en vain que l’Égypte tente d’entraîner la Jordanie et l’OLP dans la négociation.

Ainsi Menahem Begin a obtenu en échange du Sinaï - secondaire pour Israël - quelque chose au contraire essentiel pour lui : une paix séparée qui élimine le risque d’une guerre sur plusieurs fronts. Pour preuve : un mois et demi après la normalisation égypto-israélienne, le 25 avril 1982, Tsahal se lance dans l’invasion du Liban.

6 JUIN 1982 : L’invasion du Liban par Israël

« Paix en Galilée » est le nom officiel de l’opération déclenchée le 6 juin 1982 par Israël au Liban pour y liquider la structure politico-militaire de l’OLP. Mais la fiction d’une intervention limitée à quarante kilomètres au nord de la frontière libano-israélienne ne tient pas longtemps : sur ordre du ministre de la Défense, Ariel Sharon, Tsahal remonte jusqu’à Beyrouth.

Mais, contrairement aux espoirs des organisateurs, l’opération s’en- lise. Non seulement le siège de Beyrouth dure plus de deux mois, mais les fedayin ont déjà embarqué sous la protection de la Force multina- tionale dans des bateaux français, le 30 août, lorsque les Israéliens pénètrent dans la capitale libanaise, le 15 septembre. La veille, l’hom- me des Phalanges et d’Israël, Bechir Gemayel, a été assassiné. Le len- demain, commencent les massacres des camps palestiniens de Sabra et de Chatila par les hommes (si on peut dire) des Forces libanaises et de l’Armée du Liban sud, sous les yeux de l’état-major israélien. Pour l’État juif, l’aventure libanaise se transforme en un bourbier sanglant, coûteux humainement et désastreux politiquement. Il suffit de comparer les objectifs affichés et les résultats :

-  Ariel Sharon voulait mettre en place un Liban avec un gouverne- ment fort, à direction chrétienne, capable de sortir le pays de la guerre civile et de signer une paix durable avec Israël. Or l’accord de paix israélo-libanais du 17 mai 1983 ne durera pas plus long- temps que le pouvoir d’Amine Gemayel.

-  Ariel Sharon voulait « détruire totalement et pour toujours les terroristes de l’OLP. » Or, si la centrale palestinienne a perdu beaucoup de com- battants, si elle est privée de son quasi-État et dépossédée de sa dernière base proche des masses palestiniennes, c’est-à-dire des Territoires occupés, elle n’est pas pour autant détruite.

Ce qui explique pourquoi, trois ans après, Israël finit par se replier sur la bande dite « de sécurité », au Sud-Liban, avec des pertes considé- rables : des centaines de morts, des milliers de blessés, des milliards de dollars gaspillés, sans compter la dégradation de l’image de l’État juif à l’étranger.

Pour les Palestiniens, la leçon est claire : ils ne remporteront pas le combat pour l’autodétermination ailleurs qu’en Palestine même. Ce n’est pas un hasard si, deux ans après le repli israélien du Liban, l’Intifada se déclenche.

7 DÉCEMBRE 1987 : Le déclenchement de l’Intifada

À Gaza, le 7 décembre 1987, un accident de circulation entre un véhicule israélien et un taxi collectif palestinien, dont deux occupants meurent, met le feu aux poudres. Le soulèvement durera trois ans, malgré une répression brutale - mais sans commune mesure avec la répression actuelle.

Avec le recul, l’Intifada représente le bond qualitatif le plus important du mouvement palestinien depuis 1967. C’est un mouvement populaire massif et non armé, de longue durée, dont les effets se font sentir :

-  sur l’opinion israélienne qui, comprenant que le statu quo n’est pas durable, vit une lente bipolarisation : une fraction minoritaire opte pour l’annexion des Territoires occupés et même pour le « transfert » de leurs habitants, mais une majorité choisit la recherche d’une paix de compromis ;

-  sur la stratégie de la Jordanie, où le roi Hussein renonce au rêve de récupérer la Cisjordanie conquise par son grand-père Abdallah et perdue en 1967 ;

-  sur l’OLP elle-même, qui est transformée, par la décision jorda- nienne de renoncer à la Cisjordanie, en interlocuteur incontour- nable pour Israël et la communauté internationale ;

-  sur l’opinion internationale qui est choquée par le spectacle d’une armée puissante réprimant durement des jeunes ne lançant - à l’époque - que des pierres.

D’autant que les Palestiniens lui donnent un débouché politique avec le Conseil national palestinien d’Alger de novembre 1988, qui franchit un triple pas :

-  il proclame l’État indépendant de Palestine ;

-  il accepte comme bases de règlement les résolutions des Nations unies : la résolution 181 de l’Assemblée générale de 1947 (partage), la 242 du Conseil de sécurité de 1967 (échange de territoires contre la paix) et la 338 du Conseil de sécurité de 1973 qui actualise la précédente ;

-  il condamne explicitement toute forme de terrorisme.

La reconnaissance d’Israël sera confirmée le 15 décembre 1988 par Yasser Arafat devant l’Assemblée générale des Nations unies, réunie à Genève. Les États-Unis lui ayant demandé de traduire explicitement la déclaration du Conseil national palestinien, le chef de l’OLP prononce les mots magiques. Ceci provoque un véritable bouleversement du paysage proche-oriental :

-  le soutien à l’Intifada grandit, l’État de Palestine, proclamé à Alger, est reconnu à l’époque par quatre-vingt-dix pays, c’est-à-dire plus que le nombre de pays qui reconnaissaient l’État d’Israël ;

-  le président Ronald Reagan annonce l’ouverture du dialogue américano-palestinien ;

-  les dirigeants israéliens, de plus en plus isolés, entament une longue période de résistance, puis Itzhak Shamir, qui dirige le gouvernement israélien, essaye de manoeuvrer en retrait pour éviter les plans américains de paix successifs. Itzhak Shamir disait à propos du plan Shultz (secrétaire d’État de Ronald Reagan) : « Je suis d’accord sur un seul point, la signature ! »

Cette impasse au Proche-Orient favorise les plans de Saddam Hussein qui espère en profiter pour assurer le leadership de l’Irak sur la région. D’où la crise puis la guerre du Golfe, après laquelle seulement on reviendra à la négociation interrompue à laquelle Israël devra cette fois participer.

30 OCTOBRE 1991 : La Conférence de Madrid

Malgré la survie de la dictature de Saddam Hussein, la guerre du Golfe se solde pour les États-Unis par une grande victoire :
-  ils ont réaffirmé leur leadership mondial et régional face au défi de l’Irak, mais aussi de l’URSS en décomposition et des Occidentaux qui sont contraints de suivre leur grand allié. James Baker parle du « test politique de l’après-guerre froide. L’Amérique doit diriger » ;

-  ils ont commencé à redessiner politiquement la carte du Proche- Orient en leur faveur avec la vaste alliance anti-irakienne ;

-  ils ont renforcé leur mainmise sur le pétrole (la région détient 65 % des réserves mondiales).

Ces modifications fondamentales entraînent un infléchissement stratégique dans la politique américaine. Certes, Israël demeure l’allié le plus puissant, le plus fiable et le plus durable. Mais cette alliance est relativisée par la disparition de la « menace » soviétique. La priorité pour Washington est désormais la stabilisation des acquis de la guerre du Golfe. Or le « consensus stratégique », dont l’Amérique a toujours rêvé au Proche-Orient, achoppe comme toujours sur le conflit israélo- arabe, donc en dernier ressort sur le problème palestinien.

D’où la pression sans précédent des États-Unis sur Israël pour négocier un compromis. Avec deux atouts : l’affaiblissement du lobby pro-israélien en Amérique et la dépendance croissante de l’État juif vis-à-vis des États-Unis du fait du coût fantastique que représente l’in- tégration des juifs qui arrivent de l’Union soviétique.

Un an, jour pour jour, après l’occupation du Koweït, Itzhak Shamir est contraint d’accepter le principe de la conférence de paix proposée par les États-Unis, avec une participation palestinienne au sein d’une délégation commune avec la Jordanie. Malgré cette limite, l’ouverture de la conférence de Madrid, le 30 octobre 1991, marque une victoire historique pour les Palestiniens puisque, pour la première fois, ils se retrouvent aux côtés des autres délégations arabes pour négocier avec Israël une paix fondée sur le retrait de celui-ci des Territoires occupés en échange de la normalisation des relations.

Ces négociations bilatérales et multilatérales officielles s’enlise- ront, mais elles déboucheront sur des tractations, secrètes, à Oslo.

13 SEPTEMBRE 1993 : L’accord d’Oslo

C’est une des images les plus fortes de l’histoire du Proche-Orient : la poignée de mains d’Itzhak Rabin et de Yasser Arafat, sous le regard de Bill Clinton, sur la pelouse de la Maison-Blanche.

La déclaration de principes sur l’autonomie qu’ils viennent de para- pher représente, malgré les limites qui reflètent les rapports de forces très défavorables aux Palestiniens, une triple avancée :

-  pour la première fois, Israël et l’OLP se reconnaissent mutuelle- ment. C’est une nouveauté absolue pour le gouvernement israé- lien, alors que le Conseil national palestinien, lui, avait franchi ce pas en 1988 ;

-  les deux signataires affirment vouloir mettre en place une autono- mie palestinienne transitoire dans les Territoires occupés par Israël en 1967 ;

-  ils conviennent théoriquement de trouver une solution définitive, dans les cinq ans, aux questions cruciales qui sont nommées dans le texte : statut, frontières, territoires, avenir des colonies juives, sort des réfugiés, sans oublier Jérusalem.

Ce cadre se remplit avec l’accord du Caire, dit Oslo I, en mai 1994, dont l’application commence sur le terrain au début de 1995. L’armée israélienne se retire progressivement des grandes villes palesti- niennes. Yasser Arafat est élu démocratiquement président, à la tête d’un Conseil législatif qui est majoritairement acquis au Fatah. L’Autorité palestinienne se met en place.

Une nouvelle étape est franchie le 28 septembre 1995, avec la signature à Taba d’un nouvel accord, dit Oslo II. Mais cet accord ne sera jamais appliqué puisque, un mois plus tard, le Premier ministre israé- lien est assassiné.

4 NOVEMBRE 1995 : L’assassinat d’Itzhak Rabin

A-t-il été victime d’un individu isolé ? Ou d’un complot par les ennemis de la paix avec la complicité des responsables des services secrets israéliens ? En tout cas, la droite et l’extrême droite menaient depuis des mois une campagne hystérique contre Oslo et contre son signataire israélien, n’hésitant pas à le dépeindre en uniforme SS.

Avec le recul, il est clair que ce drame a condamné à terme le pro- cessus de paix. Les circonstances tragiques de la mort d’Itzhak Rabin ne justifient bien sûr pas qu’on le présente sous les traits d’un pacifis- te de toujours : il a été successivement un des acteurs majeur de l’ex- pulsion des Palestiniens en 1948, le dirigeant des principales guerres d’Israël et le chef de la répression de la première Intifada. Mais le vieux général avait tiré des leçons de l’impasse de l’occupation et choisi cou- rageusement d’essayer d’en sortir.

Son successeur, Shimon Peres, va, lui, se suicider politiquement. Le 5 janvier 1996, en période de calme, il donne le feu vert à l’exécution de l’« ingénieur » du Hamas, Yehia Ayache. Le mouvement islamiste riposte par une vague d’attentats terroristes en Israël. Tel-Aviv répond par le blocus des Territoires. Le Hezbollah libanais envoie, par solida- rité, des roquettes sur l’État hébreu. Lequel déclenche l’opération des « Raisins de la colère » et commet une « bavure » meurtrière à Canaa. Le résultat, c’est que la droite et l’extrême droite remportent, avec Benyamin Netanyahou, les élections du 29 mai 1996.

À l’exception de l’arrangement de Hebron, le nouveau Premier ministre va bloquer toute négociation sérieuse avec les Palestiniens. Trois ans après, Benyamin Netanyahou est battu par Ehud Barak. Pour la troisième fois en sept ans, la majorité des Israéliens bascule.

25 JUILLET 2000 : L’échec de Camp David

Le nouveau Premier ministre va hélas décevoir les espoirs de paix qui ont été placés en lui. Pendant un an durant, Ehud Barak reporte aussi bien le troisième redéploiement de l’armée israélienne des Territoires occupés que les négociations sur le statut final, qui auraient dû commencer en 1996 !

Lorsque il se tourne enfin, au printemps 2000, vers les Palestiniens, c’est après l’échec de ses négociations avec la Syrie, et le fossé entre les positions des deux parties est très profond. C’est pourquoi Yasser Arafat propose de reporter le sommet. Mais le président Clinton tient à conclure ses deux mandats sur un succès international. Et Ehud Barak rêve d’imposer, grâce à cette situation d’urgence, ses propositions aux Palestiniens, en sous-estimant une donnée fondamentale : cette fois, l’accord n’est pas intérimaire, mais définitif.

Les trois parties se retrouvent donc à Camp David le 11 juillet pour se séparer, deux semaines plus tard, sur un constat d’échec. L’explication souvent donnée est simple, pour ne pas dire simpliste : Ehud Barak a fait une « offre généreuse », et Yasser Arafat l’a refusée. Les propositions de Ehud Barak vont effectivement plus loin qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait été. Mais pas assez loin, ni du point de vue du droit international, ni au regard des conditions nécessaires à la créa- tion d’un État palestinien réellement indépendant et viable :

-  il aurait, dit-on, promis le retrait de 90 % de la Cisjordanie, mais ce chiffre « oublie » la région de Jérusalem, la vallée du Jourdain et le territoire contrôlé par les colonies (42 % de la Cisjordanie). Surtout, les zones qu’Israël prétend annexer pour regrouper 80 % des colons coupent la Cisjordanie en trois morceaux discontinus ;

-  sur Jérusalem, il n’y a pas d’avancée décisive. La fameuse déclaration sur le partage de la souveraineté n’interviendra que le 29 septembre ;

-  de même, sur le sort des réfugiés, il n’y a pas un millimètre d’avan- cée dans les positions de Ehud Barak à Camp David.

Bref, c’était l’échec annoncé. Malgré la campagne qui a été développée pour en faire porter la responsabilité aux Palestiniens, les faits sont têtus. L’OLP a fait en 1988, en reconnaissant Israël, le principal compromis, puisqu’elle lui a abandonné 78 % de la Palestine mandataire. Et c’est sur les 22 % restants que Ehud Barak exige de nouvelles concessions.

Le Premier ministre israélien pouvait-il aller plus loin ? L’Histoire a tranché : la délégation israélienne est allée beaucoup plus loin cinq mois plus tard lors des négociations de Taba en janvier 2001. Les minutes de l’envoyé spécial de l’Union européenne, Miguel Angel Moratinos, comme les témoignages de plusieurs négociateurs palestiniens et israéliens, confirment que les deux parties ont approché, sur la base des propositions du président Clinton, un accord sur toutes les questions, même sur celle des réfugiés. Hélas, Taba était inutile, Ehud Barak ayant décidé de démissionner, provoquant des élections anticipées en février. C’était un véritable suicide politique pour lui et pour la « gauche » : au lieu de miser sur la conclusion d’un accord à Taba et de se donner quelques mois pour convaincre l’opinion israélienne, le Premier ministre s’est lancé dans un affrontement avec la droite, sans la moindre alternative à la politique de force qu’incarne Ariel Sharon. Le piège qui a été tendu par le vieux général en montant sur l’esplanade des mosquées, le 28 septembre 2000, se referme. Le 6 février 2001, Ariel Sharon est élu Premier ministre d’Israël. La suite est - hélas ! - connue...

Conclusion

En conclusion, je voudrais seulement insister sur un point : les Palestiniens, bien sûr, sont les premières victimes de ce conflit interminable. Sur les quelques deux mille cinq cents victimes recensées de l’Intifada, mille neuf cents sont palestiniennes et six cents israéliennes. Mais le rapport de forces militaire écrasant dont jouit Israël ne doit pas dissimuler les risques majeurs qu’il court aussi à terme. La nature même du conflit est en train de changer. Car il a pris, avec la seconde Intifada et la répression brutale, un tour inconnu depuis 1948 : « On a le sentiment, observait l’historien israélien Tom Segev, de revenir à l’époque du Mandat britannique, qui a précédé la création de l’État d’Israël, où deux communautés s’affrontaient par les armes ». Les vingt-quatre mois écoulés depuis le 28 septembre 2000 préfigurent ce que risque de devenir la bataille de Palestine : une guerre civile, tantôt larvée, tantôt généralisée, entre deux populations imbriquées. Au coeur d’une telle mêlée, la clé de la victoire a pour nom : démographie. Or, dans le « Grand Israël », cher au chef du Likoud, les Arabes deviendront majoritaires en 2010 ; et, en 2020, ils seront 8,1 millions contre 6,7 millions de Juifs. Et cette majorité deviendra vite écrasante.

À défaut d’une immigration juive massive vers Israël, peu vraisemblable malgré l’exploitation cynique que font certains dirigeants israéliens de toutes les manifestations antisémites, Israël, « État juif et démocratique », fera donc face à une contradiction stratégique majeure :

-  soit il choisira la démocratie, donc il accordera le droit de vote à tous les habitants, auquel cas ce ne sera plus un État juif ;

-  soit il tiendra à préserver son caractère juif, auquel cas il ne pourra pas être démocratique.

Pis : l’imposition de la loi juive à une majorité arabe, sans cesse plus large, exigera l’instauration d’un véritable apartheid. Ce qui provoquera des soulèvements plus puissants encore que l’actuel, auxquels l’armée israélienne réagira par une répression dont le présent massacre ne représente qu’un avant-goût. Ce scénario comporte une fin possible : l’écrasement des Palestiniens, mais aussi la disparition de l’État d’Israël.

Paradoxalement, quatre-vingt-cinq ans après la « déclaration Balfour », la création d’un État palestinien indépendant et viable est seule à même de sauvegarder la survie d’Israël, en tout cas son caractère juif...

Cela n’est bien évidemment pas le choix d’Ariel Sharon. Il rêve d’une autre solution : l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, qui repousserait de plusieurs décennies la menace démographique et perpétuerait l’occupation et la colonisation. N’estce pas à cela qu’il pense lorsqu’il répète inlassablement, depuis son élection : « La guerre de 1948 n’est pas terminée. »

Certes, la réédition des opérations d’expulsion d’il y a quarante- quatre ans n’est pas simple, ni militairement, ni politiquement. Mais il y a de quoi s’inquiéter :

-  l’omniprésence du thème du « transfert » dans les médias et le débat politique israéliens ;

-  les progrès sensibles du projet de transfert dans l’opinion israélienne : selon un récent sondage du Jaffe Studies Center de Tel- Aviv, 46 % des Israéliens acceptent l’expulsion des Palestiniens des Territoires occupés et 31 % l’expulsion des Palestiniens de l’État d’Israël ;

-  le sens de l’opération « Rempart ». Certes, elle était destinée, comme tous les observateurs l’ont souligné, à porter des coups décisifs à l’Autorité palestinienne. Mais on n’a pas assez dit que la destruction systématique de toutes les infrastructures, les couvre-feux permanents, les humiliations... avaient aussi pour but de rendre la vie impossible aux Palestiniens et de les pousser ainsi au départ - non sans succès : on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de Palestiniens - notamment de jeunes, de cadres, de buisnessman, qui ont quitté les Territoires occupés depuis deux ans.

Il faut absolument mobiliser contre ce risque d’une nouvelle catastrophe. Et la campagne contre la guerre américaine est inséparable de la bataille contre la menace d’une nouvelle expulsion massive.

Voir aussi ces documents sur notre site :

La déclaration Balfour

La résolution 181 de l’ONU

La résolution 242 de l’ONU

La déclaration du Conseil national palestinien de 1988

Dominique Vidal est journaliste au mensuel Le Monde diplomatique et auteur de plusieurs livres sur le Proche Orient dont Les 100 portes du Proche-Orient (éd. l’Atelier, 1996), Palestine 47, un partage avorté (éditions Complexe, 1994) et Le péché originel d’Israël : l’expulsion des Palestiniens revisitée par les « nouveaux historiens » israéliens (éd. l’Atelier, 2002).

 


Moubarak a dégagé : scènes de liesse dans le monde entier !

vendredi 11 février 2011



Un grand bravo au peuple égyptien qui a remporté cette extraordinaire victoire sur le dictateur Moubarak et ses soutiens occidentaux, à commencer par le gouvernement israélien qui l’a soutenu jusqu’à la dernière minute. C’est une belle claque pour tous les régimes corrompus, les collabos et tous les pseudo-intellectuels avec leurs dissertation méprisantes sur la "rue arabe".

Hier soir, il proclamait "Je reste !". Ce soir, il a dégagé, parce que le peuple n’a pas cédé. Dans toute l’Egypte, malgré 300 morts, des milliers de blessés et d’arrestations, la population n’a cédé ni aux menaces, ni aux promesses fallacieuses, ni à la tentative de faire vibrer la fibre nationaliste.

Dégage a dégagé ! A 18 H dans la bande de Gaza également, la population était dans la rue, manifestant sa joie, applaudissant la victoire de ses frères égyptiens et affichant son mépris pour les Mahmoud Abbas et autres valets qui ont soutenu le dictateur.

Dès hier au Caire, des officiers de l’armée s’étaient joints aux manifestants après le discours de Moubarak pour dire que le gouvernement n’était pas légitime et qu’ils se rangeaient aux côtés du peuple.

Quant à Omar Souleiman, responsable des "services du renseignement", auteur des arrestations et tortures de centaines de manifestants y compris au cours de ces derniers jours, les Egyptiens ne sont pas dupes.

Ils savent parfaitement ce que valent les belles paroles de celui qui a fait disparaître militants des droits de l’homme et journalistes égyptiens et étrangers, jusqu’à la dernière minute, qui a tellement de sang sur les mains que les Obama et consorts sont prêts à lui remettre les clés de la maison les yeux fermés.

Bien sûr, ils auraient préféré une défaite en rase campagne du peuple égyptien. Qu’il retourne chez lui tête baissée. Maintenant, cela ne va pas être facile de faire oublier à ce peuple sa force, ses capacités d’organisation, sa fraternité.

La « transition démocratique » et la "transparence" à la sauce d’un Souleiman qui a fait arrêter cette semaine neuf opposants en réunion avec Mohammed Al Baradei, quels Egyptiens vont avaler cette couleuvre ?

Les Netanyahou et Lieberman ont raison de s’inquiéter, de même que tous leurs séides, bouffeurs de soupe indigeste au CRIF et autres entartrés !

Omar Souleiman au milieu des manifestants !

Egyptiens pas dupes du soutien américain à Moubarak

CAPJPO-EuroPalestine

 


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    Le célèbre cinéaste britannique vient de lancer un nouvel appel à "soutenir sans relâche" la lutte du peuple palestinien en renforçant la campagne de boycott d’Israël. A l’occasion d’un débat organisé lundi soir à Camden (Londres) après la projection de l’un de ses films, Ken Loach a lancé un appel à ses concitoyens britanniques dans ces termes : "S’il vous plait, je vous en supplie, il faut sanctionner Israël. Le mépris du droit international par Israël (...)
  • Conférence sur la Tunisie à ne pas manquer ce samedi à 17 H 30 à la librairie Résistances

    jeudi 10 février 2011
    La Tunisie après Ben Ali : quelles chances pour la démocratie ? Débat sur la situation en Tunisie autour du livre de Moncef Marzouki "Dictateurs en sursis", ce samedi à la Librairie Résistances. Samedi 12 février à 17h30 à la Librairie Résistances : Conférence-débat en présence de : Vincent GEISSER, co-auteur du livre, chercheur à l’institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, et auteur notamment du livre "Syndrome autoritaire. Politique en Tunisie (...)
  • Belle mobilisation BDS à Mulhouse en symbiose avec celle des magistrats !

    jeudi 10 février 2011
    L’audience des 12 prévenus BDS de Mulhouse n’a pas eu lieu ce jeudi 10 février en raison de la grève des magistrats qui protestaient, tout comme nous, contre l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir. Mais la mobilisation BDS n’en a été que davantage confortée devant le tribunal, puis chez CARREFOUR, et enfin chez SEPHORA qui a annoncé le retrait de ses rayons des cosmétiques AHAVA ! Belle couverture médiatique également avec notamment l’AFP et un bon (...)
  • St Valentin : ne dites pas je t’aime en renflouant l’armée israélienne !

    jeudi 10 février 2011
    A l’occasion de la Saint-Valentin, rassemblement et courte marche Samedi 12 février 2011, 15 h Dans le zoning de Liège-Airport à Bierset pour dire non au commerce d’armes avec les criminels de guerre israéliens et à l’importation des produits de l’occupant israélien. Israel exporte des fleurs en grande quantité à l’occasion de la saint-Valentin. Fleurs sans la moindre provenance d’origine, pour mieux brouiller les pistes. Qui voudrait en effet (...)
  • Des militants BDS au salon du "tourisme" lyonnais

    mercredi 9 février 2011
    Pas de stand israélien cette année au salon du tourisme Mahana, à Lyon. Tant mieux ! Mais certains voyagistes ont quelques difficultés avec la géographie et proposent par exemple d’aller visiter Béthléem "en Israël" ! D’où une petite intervention BDS ce dimanche pour remettre les pendules à l’heure... Déambulant dans les allées du salon, une dizaine de militants bien visibles ont dénoncé le fait qu’Israël soit présenté dans les prospectus des voyagistes comme (...)
  • La campagne BDS ne pourra pas être stoppée : les militants de Mulhouse s’expliquent (vidéo)

    mardi 8 février 2011
    Un nombre croissant de parlementaires, de personnalités, de magistrats le disent : il est aberrant de parler d’incitation à la haine raciale à propos du boycott des produits israéliens. L’occupation, la colonisation sont des crimes et, en l’absence de sanctions prises par nos gouvernants contre l’occupant israélien, nous avons le devoir moral de venir en aide à un peuple depuis trop longtemps martyrisé. Ce jeudi 10 février dès 8 H, nous serons non seulement aux côtés (...)
  • BDS : pas de tourisme chez l’occupant israélien (Vidéo)

    mardi 8 février 2011
    Bravo aux militants belges pour cette belle action BDS au salon du Tourisme de Bruxelles ! Voir la vidéo. CAPJPO-EuroPalestine
  • Moubarak dégage ! Video de la manifestation de samedi à Paris

    lundi 7 février 2011
    Belle manifestation à Paris, samedi, en soutien au peuple égyptien, dont certains essaient de confisquer le pouvoir, mais qui n’a pas dit son dernier mot ! CAPJPO-EuroPalestine
  • Toulouse : manifestation mercredi contre le financement d’Israël avec notre argent !

    dimanche 6 février 2011
    Nous devons être très nombreux à participer ce mercredi à 17 H 30 à la manifestation contre l’attribution par le conseil régional Midi-Pyrénées d’une subvention à la Chambre de commerce France-Israël ! Car c’est le lendemain que la Commission Permanente du Conseil Régional, se prononcera sur cette subvention. Le 20 janvier dernier, la Commission Industrie de la région avait ajourné sa décision, avec avis défavorable, quant à l’octroi d’une subvention de (...)
  • Tunisie, Egypte : ce qui alimente la répression au Moyen-Orient

    samedi 5 février 2011
    Une analyse intéressante qui rappelle les enjeux économiques et les ressources sur lesquels l’impérialisme a assis les régimes autocratiques arabes au cours du 20ème siècle. "Cela a commencé avec le coton et le pétrole : opprimé, le Moyen-Orient cherche désormais sa liberté et un futur. La règle autocratique, maintenant contestée en Tunisie, en Egypte et ailleurs au Moyen-Orient s’enracine dans le système étatique qui s’est développé dans la région au cours du vingtième (...)

 


Lettre d'info n° 256 de l'AFPS du 07 au 13 février 2011



Un bateau français pour Gaza. Mobilisons-nous !
Toute les infos : http://www.france-palestine.org/article15994.html et http://unbateaupourgaza.fr/

Dernière minute!!! : Vincent Bolloré a décidé d’envoyer son yacht le Paloma, chargé de matériel humanitaire, vers la bande de Gaza.

Voir la vidéo : http://www.france-palestine.org/article15994.html



A la Une

Pour poursuivre la bataille juridique contre Alstom Veolia, nous avons besoin de vous ! AFPS
En 2007, l’association avait décidé de lancer une action judiciaire contre les entreprises Alstom et Veolia transport qui étaient engagées dans la construction d’un tramway entre Jérusalem Ouest et des colonies israéliennes en territoire palestinien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16611.html

Action

Pour continuer la lutte pour les droits fondamentaux du peuple palestinien, vous pouvez adhérer à l'AFPS.

Télécharger le bulletin d'adhésion 2011 : http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/bulletin2011.pdf

Bil’in, Ni’ilin, Nabi Saleh, et Al Ma’asara : Manifestations en solidarité avec le peuple égyptien. Comité de Coordination de la Lutte Populaire

Cette semaine les manifestations en Cisjordanie se feront en solidarité avec le peuple égyptien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16637.html


Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)
L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens". Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

Action BDS à Annecy. Collectif Solidarité Palestine Annecy et section AFPS d’Annecy

Le 15 janvier , nous étions environ 14 membres du Collectif Solidarité Palestine d’Annecy et de la section AFPS d’Annecy devant les 2 entrées principales du magasin Auchan (d’Epagny), a distribuer des tracts BDS, pour en autre protester contre la vente des produits Sodastream/Sodaclub dans le magasin Auchan.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16643.html

Action Soda-Club du 29 janvier 2011 au magasin Darty de Barbès. AFPS Paris Centre
Nous avions précédemment distribué des tracts aux portes de ce magasin.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16628.html

Culture

Le conflit israélo-palestinien raconté aux lycéens. Clarisse Fabre
A tous les professeurs d’histoire qui souhaitent traiter le conflit israélo-palestinien sous un jour nouveau, un conseil : invitez l’auteur palestinien Taher Najib, faites lire aux élèves sa pièce de théâtre A portée de crachat (Editions théâtrales, 2009, 37 p., 11 €), et laissez la discussion se nouer.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16657.html

Témoignage/Opinion

Le conflit israélo-palestinien raconté aux lycéens. Clarisse Fabre
A tous les professeurs d’histoire qui souhaitent traiter le conflit israélo-palestinien sous un jour nouveau, un conseil : invitez l’auteur palestinien Taher Najib, faites lire aux élèves sa pièce de théâtre A portée de crachat (Editions théâtrales, 2009, 37 p., 11 €), et laissez la discussion se nouer.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16657.html

Salam Fayyad, l’optimisme du désespoir. Monique CERISIER ben GUIGA
OPINION : Premier ministre de l’Autorité Palestinienne, Salam Fayyad a substitué la construction des bases d’un Etat à ce « processus de paix » qui a longtemps donné l’illusion du mouvement dans les négociations israélo-palestiniennes.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16666.html

Palestine : Peu de recours pour les victimes de violence sexiste. Irin

Dans une société soumise à la violence extrême qu’est l’occupation, à la désintégration des liens sociaux imposée par le démembrement du territoire occupé, la violence individuelle fait écho à la violence de l’environnement socio-politique.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16652.html

Serait-ce l’aube des jeunes au Proche-Orient ? Farah I Abdel Sater
OPINION : Alors que les jeunes Arabes descendent dans la rue, devenant eux-mêmes “le changement qu’ils veulent voir dans le monde”, Farah I. Abdel Sater, blogueuse, fondatrice et présidente de l’Association des jeunes de l’ONU au Liban se demande si nous ne serions pas à l’aube d’une renaissance arabe.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16651.html

Le Front populaire salue l’Intifada du peuple égyptien pour la dignité, la liberté et la justice sociale. FPLP

OPINION : Chaque pas en avant de ce grand mouvement d’émancipation du peuple arabe se répercute sur la cause palestinienne et renforce notre lutte de libération.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16625.html

Enquête socio-économique sur les réfugiés Palestiniens vivant au Liban. UNRWA – AUB Beyrouth.
Démographie, santé, emploi, éducation...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16618.html

La bande de Gaza et les évènements de l’Egypte. Ziad Medoukh
OPINION : Nous, Palestiniens, sommes toujours solidaires des revendications populaires pour la démocratie, la liberté et la justice, dans tous les pays du monde et spécialement ceux du monde arabe.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16616.html

Actualité

Avec les peuples arabes dans leur irrésistible aspiration à la liberté et à la démocratie. AFPS
Le formidable mouvement de révolte populaire qui a gagné l’Egypte après la Tunisie traduit l’irrésistible aspiration, trop longtemps réprimée, des peuples arabes à la liberté et à la démocratie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16600.html

Soulèvement pour le pain et la liberté. Parti communiste d’Israël
Mardi 1er février 2011
Communiqué du Bureau Politique du Parti Communiste d’Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16658.html

La révolution arabe a commencé. Jean Batou
La politisation anti-impérialiste du monde arabe est alimentée depuis des années par la lutte du peuple palestinien
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16654.html

Monde arabe. « Explosions contre les humiliations ». Entretien avec Dominique Vidal
Journaliste et écrivain, auteur de plusieurs livres (*) sur le Proche-Orient, Dominique Vidal analyse la vague de colère qui soulève le monde arabe.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16660.html

Adler, BHL et Finkielkraut anxieux face à la perspective d’une Egypte démocratique. Pascal Boniface

Tout le monde devrait se réjouir de la contestation du régime répressif de Moubarak en Égypte. Mais la joie de voir la mise en place d’une véritable démocratie dans ce grand pays arabe est gâchée par une sombre perspective : la prise du pouvoir par les Frères Musulmans. Mais alors que The Economist qui n’est pas précisément un organe islamo-gauchiste se réjouit d’une révolte pacifique, populaire et séculière, trois des principaux intellectuels médiatiques français sont heureusement là pour mettre en garde les naïfs qui stupidement sont toujours prêts à applaudir à la chute des dictateurs.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16668.html

Israël irrité par le « lâchage » américain de Moubarak. L’Orient le Jour
Pour certains, Obama commet la même « erreur » que Carter en 1979 face à la révolution iranienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16669.html

Le « 89 » du monde arabe. Edwy Plenel
De Tunisie en Egypte, sans oublier tous les pays du monde arabe et, plus largement, du monde musulman, qui vibrent en écho, nous sommes désormais devant un événement pur dont on ne saurait prévoir les rebondissements. Qu’il soit imprévisible est justement sa vertu première : il ébranle ce qui apparaissait inébranlable, il bouscule ce qui était immobile, il déstabilise ce qui semblait immuable.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16640.html

Israël : "Il faut sauver Moubarak !" Barak Ravid
Israël essaie de convaincre ses alliés occidentaux qu’il y va de leur intérêt de maintenir la stabilité du régime égyptien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16639.html

Quand le filet de protection de la tyrannie israélienne se déchirera. Amira Hass
Le moment où la machine de la répression israélienne se désintégrera parce les hommes qui la composent se seront mis à réfléchir au lieu d’obéir n’est pas encore arrivé.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16653.html

La stabilité dans le monde arabe passe par la démocratie (Salam Fayyad). AFP
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a estimé vendredi à Paris que la stabilité dans le monde arabe passait par une évolution vers la démocratie et la bonne gouvernance, et que les Occidentaux feraient une erreur s’ils opposaient les deux.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16667.html

L’Autorité palestinienne très déçue par la déclaration du Quartette. Le Monde avec AFP
La déclaration du Quartette pour le Proche-Orient, jugeant "impérative" une reprise des négociations de paix, n’est "pas à la hauteur de nos attentes", a critiqué samedi le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. "Il ne s’est pas hissé au niveau que nous attendions de lui, ni au niveau des événements que traverse la région et qui exigent de prendre des décisions", a déclaré M. Erakat à l’AFP.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16661.html

La diffusion des “documents palestiniens“ met en lumière la nécessité d’un changement profond dans le processus de paix.. Americans for Peace Now
Ces documents - s’ils sont authentiques - mettent en lumière une réalité que les sceptiques et les opposants au processus de paix ont longtemps voulu nier : les Israéliens ont un “partenaire” beaucoup plus fiable qu’ils ont de tout temps bien voulu l’admettre. Les documents révèlent qu’Israël, hélas, n’a pas profité de l’occasion de faire la paix que ce partenaire lui offrait.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16656.html

Palestine : Colère contre les “Documents Palestine”. Mays Dagher
La publication par Al Jazeera des “Palestine Papers”, des centaines de documents relatifs aux négociations israélo-palestiniennes, a provoqué des réactions virulentes dans toute la blogosphère palestinienne. Dans ce billet nous lisons les blogueurs de Cisjordanie et de la bande de Gaza, qui ont exprimé leurs opinions tant sur les documents que sur le rôle d’Al Jazeera qui les a publiés.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16655.html

Dans tout ce chaos, n’oublions pas Israël. Johara Baker
"Israël est en train de réussir brillamment son grand projet : nous faire nous tourner contre nous-mêmes."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16537.html

"Zip codes", question de l’eurodéputée Nicole Kiil-Nielsen
Obtention de la liste des "zip codes" (lieux d’origine) envoyée par Israël à la Commission
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16638.html

Dire "gauche sioniste", c’est un oxymore. Pierre Stambul

"Dans une guerre qui dure en fait depuis près d’un siècle, une issue ou un compromis auraient dû intervenir depuis longtemps. Pourquoi n’est-ce pas le cas ?"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16659.html

L'AFPS proche de chez vous

Vous souhaitez agir, adhérer, militer,vous informez... il existe certainement un groupe local de l'AFPS proche de chez vous.

Pour contacter l'un des 88 groupes locaux de l'AFPS, vous pouvez cliquez sur le lien suivant : http://www.france-palestine.org/rubrique27.html

- L'AFPS en Haute Normandie ( 3 groupes locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=2117

Outre le site http://www.france-palestine.org/, plusieurs groupes locaux de l'AFPS ont eux aussi un site dont voici la liste :

-
Lille : http://www.nord-palestine.org/
-
Marseille : http://www.palestine13.marsnet.org/
-
Rennes : http://www.bretagnenet.com/afps_rennes/
-
Lorient : http://france-palestine-pays-de-lorient.over-blog.com/
- Nantes : http://afps44.france-palestine.org/
- Deux-Sèvres : http://www.rezocitoyen.org/-Association-France-Palestine-Solidarite-79-.html
- Pau : http://afpspau.wordpress.com/
-
Bordeaux : http://palestine33.free.fr/
-
Perpignan : http://palestine-perpignan.org/default.aspx
-
Alpes de Haute Provence : http://www.afps04.fr/
-
Grenoble : http://www.afps-isere-grenoble.org/
-
Limoges : http://mdh.limoges.free.fr/support/palestine/present.html
-
Metz : http://afps57.free.fr/
-
Reims : http://afps-reims.fr/
- Gentilly : http://afpsgentilly.wordpress.com/
- Albertville :
http://www.afps-albertville.fr/

Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

Fest-Noz pour l’opération "un bateau français pour Gaza". AFPS Trégor
Très grand succès de notre fest-noz hier soir à Cavan, pour l’opération "Un bateau pour Gaza"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16663.html

"Bateau Gaza tour" à Colmar. AFPS 68
Reportage photo
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16662.html

Bateau Gaza tour - Etape 1
Article du jeudi 03 février 2011 à 06h00, publié dans Nord Eclair
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16636.html
Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda

7 rendez-vous en Rhône Alpes
: http://www.france-palestine.org/rubrique90.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Ile de France : http://www.france-palestine.org/rubrique80.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Languedoc Roussillon : http://www.france-palestine.org/rubrique81.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Nord-Pas de Calais : http://www.france-palestine.org/rubrique85.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Aquitaine : http://www.france-palestine.org/rubrique69.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Basse Normandie : http://www.france-palestine.org/rubrique71.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Centre : http://www.france-palestine.org/rubrique74.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Champagne Ardenne : http://www.france-palestine.org/rubrique75.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Midi Pyrénées : http://www.france-palestine.org/rubrique84.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en P.A.C.A. : http://www.france-palestine.org/rubrique86.html?date=2011-02-01
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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 567 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 943 inscrits à partir du site
http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 176 parrains d'enfants palestiniens et à 296 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.


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Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79

mail :
afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org

Pièces jointes

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  • Lettre AFPS n°256.pdf

 


Le chanteur d’opéra Thomas Quastoff annule sa tournée en Israël !

samedi 5 février 2011


Thomas Quasthoff, le célèbre baryton basse allemand, vient d’annuler sa tournée en Israël où il devait donner 6 concerts avec l’orchestre Philharmonique Israélien sous la direction de Zubin Metha.

Après une campagne menée par le mouvement BDS de différents pays et notamment en Grande-Bretagne (BRICUP) et en Israël (Boycott From Within), ce chanteur renommé (51 ans) vient d’annoncer qu’il ne se produirait pas en Israël où il devait se rendre pour la première fois en Israël et y donner plusieurs concerts du 3 au 9 février.

Une porte-parole de l’orchestre philarmonique israélien a fait savoir cette semaine qu’il était malade et ne se rendrait donc pas en Israël.

Source : http://www.europeonline-magazine.eu/saenger-quasthoff-sagt-israel-reise-ab_107907.html

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Tunisie, Egypte... et l’Algérie ?

    vendredi 4 février 2011
    Lounis Aggoun viendra parler de la situation en Algérie ce samedi 5 février à 17 H 40 à la librairie Résistances à Paris, à l’occasion de la sortie de son livre "La colonie française en Algérie, 200 ans d’inavouables rapines et péculats." (Ed.Demi Lune) Co-auteur en 2004 de "Françalgérie, Crimes et mensonges d’Etats", Aggoun traite dans son nouvel ouvrage, non seulement de la longue période allant de la conquête de l’Algérie par la France à partir de 1830 (...)
  • Procès BDS de Mulhouse le 10 février : Nous sommes tous des boycotteurs !

    vendredi 4 février 2011
    Douze militants du collectif Boycott 68 sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse ce jeudi 10 février à 8 H 30 ! Nous serons présent(e)s dès 8 H pour redire, tant qu’il le faudra : "Des sanctions contre Israël ! Pas contre nous !" Communiqué des 12 de Mulhouse : "Pour avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits exportés par Israël à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, cinq militants étaient convoqués le 13 septembre 2010 devant le (...)
  • Egypte : les manifestants tiennent bon malgré la répression

    jeudi 3 février 2011
    Témoignage de notre camarade Chris Den Hond au Caire : « Les occupants de la place Al Tahrir ont le moral élevé et sont déterminés à aller jusqu’au bout » Notre camarade Chris Den Hond, journaliste à La Gauche et à Press TV se trouve actuellement au Caire depuis ce mercredi. Il a filmé les affrontements qui se sont déroulés ce jeudi sur la Place Al Tahrir, entre les opposants au dictateur Moubarak et les milices contre-révolutionnaires du régime. Cette place « de la libération » (...)
  • L’agent du Mossad Sammy Ghozlan refait le coup du RER D … en Tunisie !

    jeudi 3 février 2011
    Sammy Ghozlan, tristement célèbre depuis des années pour la propagation de fausses nouvelles sur l’antisémitisme en France, vient de tenter sa chance avec la Tunisie, avec un canular provocateur dont il ressort, une fois encore , la queue basse. Son mal nommé « Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme » (BNVCA) a en effet lancé en début de semaine un communiqué, fort détaillé, faisant état de la destruction d’une synagogue à El Hamma, près de la ville de Gabès (...)

 


Israël : "Il faut sauver Moubarak !"

publié le vendredi 4 février 2011

Barak Ravid

 
Israël essaie de convaincre ses alliés occidentaux qu’il y va de leur intérêt de maintenir la stabilité du régime égyptien.

Israël a demandé à la fin de la semaine dernière aux Etats-Unis et à plusieurs pays européens de modérer leurs critiques envers le président Hosni Moubarak pour préserver la paix dans la région. Jérusalem [1] veut convaincre ses alliés qu’il est dans l’intérêt de l’Occident de maintenir la stabilité du régime en Egypte. Des mesures diplomatiques ont été mises en place après les déclarations de capitales occidentales laissant entendre que les Etats-Unis et l’Union européenne soutenaient la destitution de Moubarak.

Les dirigeants israéliens font profil bas face aux événements en Egypte : le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a même ordonné aux membres du gouvernement de s’abstenir de les commenter en public. Ils ont cependant fait savoir que le ministre des Affaires étrangères avait donné samedi soir des directives à une dizaine d’ambassades “clés”, aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, en Russie et dans plusieurs pays européens, dans lesquelles il demande aux ambassadeurs d’insister auprès de leurs hôtes sur l’importance de la stabilité de l’Egypte et de faire passer ce message le plus rapidement possible.

La situation en Egypte doit être évoquée à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères européens, qui devraient, à l’issue de leur réunion, émettre un communiqué allant dans le sens des propos tenus récemment par le président américain Barack Obama et sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. Obama a appelé Moubarak à faire des “pas concrets” vers une réforme démocratique et à ne pas avoir recours à la violence contre les manifestants pacifiques, une exhortation reprise samedi soir par les chefs d’Etat britannique, français et allemand.

"Les gouvernements américain et européens sont entraînés par leur opinion publique et ne pensent pas à leur véritable intérêt”, a déclaré un haut fonctionnaire israélien. “Même s’ils sont critiques à l’égard de Moubarak, ils doivent faire comprendre à leurs amis qu’ils ne sont pas seuls. La Jordanie et l’Arabie Saoudite, [ les rois de Jordanie et d’Arabie Saoudite ainsi que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas [2], ont affiché leur soutien au président égyptien] voient comment réagit l’Occident, elles voient que tout le monde abandonne Moubarak, et cela peut avoir des répercussions très graves.” [3]

[1] Tel-Aviv EST la capitale israélienne, pas Jérusalem

[2] voir iloubnan le 03 février 2011 :

L’Autorité Palestinienne interdit tout regroupement lié aux évènements en Egypte et en Tunisie

NNA -

L’Autorité Palestinienne a interdit jeudi tout regroupement lié aux derniers évènements en Egypte et en Tunisie, a annoncé le porte-parole des services de sécurité Adnane Damiri.

"En réponse aux rapports de certaines organisations américaines sur des manifestations liées à celles d’Egypte et de Tunisie en Palestine, les services de sécurité palestiniens assurent que ces regroupements sont prohibés, tout comme l’ingérence dans les affaires internes des pays, arabes ou étrangers", a-t-il assuré dans un communiqué.

M. Damiri a également mis l’accent sur "le respect de la volonté des peuples de décider de leur avenir", notant que "l’Autorité Palestinienne refuse toute tentative de l’impliquer dans des conflits régionaux".

Il est à noter que l’association Human Rights Watch a appelé à "la suspension des aides internationales aux forces de sécurité palestiniennes après l’usage de force pour séparer les protestataires qui manifestaient mercredi soir en solidarité avec l’Egypte". http://www.iloubnan.info/fr/actuali...

[3] voir encore Nicolas Falez, RFI Israël et l’Autorité palestinienne redoutent une chute du régime égyptien

publié par Haaretz

http://www.courrierinternational.co...

et en français par Courrier international

http://www.courrierinternational.co...

Notes : CL, Afps

 


Solidarité avec le peuple égyptien,
manifestation samedi 5 février à Paris


publié le jeudi 3 février 2011

Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple égyptien

 
Dans la logique de son communiqué du 31 janvier 2011, l’Afps apporte son soutien à cet appel

LE PEUPLE EGYPTIEN EXIGE LA CHUTE DU REGIME

SOLIDARITE AVEC LES LUTTES DES PEUPLES EGYPTIEN ET ARABES

HALTE AU SOUTIEN AUX DICTATURES

HALTE A LA REPRESSION !

DISSOLUTION DES MILICES PARA-MILITAIRES

Le Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple égyptien appelle à un

Rassemblement devant l’ambassade d’Egypte

Vendredi 4 février

(place de l’Uruguay, metro Kleber)

à partir de 14h jusqu’au soir

et

GRANDE MANIFESTATION

Samedi 5 février 2011 à 14h30

Place de la REPUBLIQUE

solidaritepeuplegyptien@yahoo.fr

egyptesolidarite.wordpress.com

Tel : 0676007489

 


Pas de tournée raciste pour Israël à l’université d’Edimbourg

jeudi 3 février 2011


Les étudiants de l’université d’Edimbourg ont fait capoter hier l’intervention programmée d’ Ismaël Khladi, conseiller du fasciste Avigdor Liberman, ministre israélien.

Bien qu’ayant adpté un profil bas et annoncé sa venue à la dernière minute pour éviter les manifestations de protestation, Ismaël Khaldi qui avait prévu d’intervenir à l’université sur le thème : "Israël est-il un Etat raciste ?", a obtenu rapidement la réponse : OUI ! Et les racistes n’ont pas à venir faire leur propagande ici.

Une cinquantaine d’étudiants sur les 70 présents dans la salle, se sont levés et sont venus sur l’estrade dès le début de son discours. Ce sont eux qui ont pris la parole pour dire qu’après 60 ans de boycott des droits humains et nationaux du peuple palestiniens, les propagandistes de l’assassinat et du nettoyage ethnique ne méritait pas le droit à l’expression qu’ils refusent aux Palestiniens.

Le fameux "dialogue" préconisé par Israël, ont-ils souligné, est un chantage permanent pour que les Palestiniens renonceznt à tous leurs droits tandis que la puissance coloniale raciste n’a pas l’intention de faire la moindre concession. Israël a largement eu le temps de dialoguer et en a plus qu’abusé.

Après s’être caché derrière ses gardes du corps a dû renoncer à son laïus et a quitté l’université sous les vivats ("Cheerio, cheerio, cheerio.")

"Quand la Palestine sera libre, nous serons peut-être en mesure d’inviter Ismaël Khaldi nous expliquer comment il a été amené à pratiquer et promouvoir sa politique d’Apartheid. Mais en attendant, notre université ne peut ternir sa réputation en fournissant un tremplin pour l’apologie de crimes de guerre."

http://sjp.eusa.ed.ac.uk/

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Omar BARGHOUTI : Pourquoi la campagne BDS est un devoir moral

    jeudi 3 février 2011
    En réponse à un article partisan de BHL, et déformant comme à son habitude les faits, Omar Barghouti, l’un des fondateurs palestinien du mouvement BDS, remet quelques pendules à l’heure. POURQUOI LA CAMPAGNE BDS EST AUJOURD’HUI UN DEVOIR MORAL ? Dans sa furieuse attaque du mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël, M. Bernard Henri-Lévy s’efforce désespérément de salir le mouvement en présentant de nombreuses prémisses qui sont (...)
  • Méthodes fascistes pour essayer de mater la mobilisation populaire : solidarité avec le peuple égyptien !

    mercredi 2 février 2011
    L’heure est grave. Soutenu par le gouvernement d’extrême-droite israélien, Moubarak a lancé ses chiens contre la foule en Egypte, où l’on compte des centaines de blessés et sans doute plusieurs morts à l’heure où nous écrivons. Nous devons nous mobiliser pour soutenir la volonté du peuple égyptien de briser ses chaînes. Des rassemblements s’organisent dans toutes les capitales devant les ambassades d’Egypte. On a vu les images de ces hommes perchés sur (...)

 


Le CRIF pète les plombs !

mercredi 2 février 2011


Là, il n’en peut plus le lobby israélien. Il a beau se mettre en quatre, se retourner dans tous les sens, essayer d’empêcher des expositions photos sur les Gazaouis mutilés par l’armée israélienne, faire interdire des réunions à l’ENS, insulter des rescapés des camps, aller rencontrer tous les ministres de notre gouvernement, les transporter en Israël... ça ne marche pas. Israel n’est pas populaire ! Alors le CRIF se lâche : il faut tout interdire !

C’est tout de même incroyable cette "délégitimisation" d’Israël, comme ils appellent l’indignation et le refus croissant de cautionner une politique criminelle.

On ne peut pourtant pas dire qu’Israël ne fait pas son maximum pour se faire aimer ! Il n’est qu’à voir les avions militaires envoyés à Moubarak pour l’aider à se maintenir au pouvoir !

Alors, il faut prendre des mesures plus radicales ! les diners de c... du CRIF n’y suffisent plus. Il faut obtenir la fermeture de tous les centres culturels français en Palestine, la suppression du soutien gouvernemental à des ONG françaises qui travaillent avec des ONG palestiniennes, l’interdiction de musiques, de blogs, de films....

Sur son site et sous la plume en folie d’Hélène Keller Lind, le CRIF n’a plus peur du ridicule. Outre l’interdiction du boycott d’israël, il faudrait interdire le droit de parler et de se déplacer à Stephane Hessel, mais aussi, à quiconque, celui de prononcer les mots "Mur", "occupation", "réfugiés palestiniens" "droit au retour", ou "colonisation" (sic !), autant de gros mots qui ont pour résultat d"’importer le conflit israélo-palestinien en France", explique cette bonne dame.

Sans parler de la musique de MAP (Ministère des Affaires Populaires), des conférences dans les Centres Culturels Français à Jérusalem, à Gaza et en Cisjordanie (autant de repères d’antisémites), des films tels que "Rachel" de Simone Bitton, de "Impunity" d’Edward Salem ou de Gaza-Strophe....

Figurez-vous que dans un café littéraire de Ramallah, Raja Shehade a osé écrire à propos de la Palestine : "Le paysage, comme le droit, la dignité et l’identité même sont en morceaux". Ce n’est pas une preuve d’antisémitisme ça ?

Dans un paragraphe final émouvant, le CRIF se soucie même du sort des contribuables français qui participeraient malgré eux aux largesses de la France à l’égard de tous ces terroristes cachés derrière la culture.

Les contribuables français préfèrent, c’est sûr, contribuer au financement de différentes officines israéliennes en France, telles le Fonds national Juif et le KKL, spécialistes du nettoyage ethnique palestinien, et qui ont le droit de collecter en France des dons bénéficiant de déductions fiscales. Tout comme ils adorent financer les réceptions en France de criminels de guerre, de tortionnaires patentés, et de dirigeants de l’extrême-droite israélienne, ou encore les festivités organisées à Tel Aviv avec notre argent.

Attention, messieurs dames du CRIF, c’est pire que ce que vous imaginez : le loup est maintenant dans la bergerie. Le mouvement de boycott se propage en Israël, où il y a de plus en plus de Juifs qui appellent au Boycott d’Israël sous toutes ses formes. Nous vous conseillons le récent reportage d’Arte à ce sujet :

http://videos.arte.tv/fr/videos/israel_appel_au_boycott-3357272.html

Source : article du CRIF du 1/2/2011 http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=23504&artyd=108

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Egypte : l’impérialisme serre les... dents

    mardi 1er février 2011
    Au programme aujourd’hui en Egypte, une marche d’un million de personnes, ainsi qu’une grève générale à durée indéterminée, à l’initiative des travailleurs de la ville de Suez. Le dictateur s’accroche et intensifie la répression, avec l’aide des fascistes israéliens, mais le peuple égyptien tient bon. Lire ci-dessous l’article de Daniel Vanhove, publié par le site Oumma.com. Après la Tunisie, l’Egypte ? L’Occident retient son (...)
  • Le Palestinien Mahmoud Arqan remporte le 1er prix du concours de plaidoieries du mémorial de Caen

    lundi 31 janvier 2011
    C’est Me Mahmoud Arqan, jeune palestinien de 24 ans qui vient de remporter le 22e concours de plaidoiries pour les droits de l’homme, organisé au Mémorial de Caen et présidé par George SEMPUN. Cet avocat d’Hébron a défendu en arabe la cause d’une femme enceinte bloquée à un check-point israélien, qui a perdu son bébé en raison de cette attente. "Des heures d’attente lui ont fait perdre le bébé qu’elle allait mettre au monde près de Bethléem. (...)
  • Manifestations en soutien au peuple égyptien

    lundi 31 janvier 2011
    Un collectif de soutien au peuple égyptien, créé à l’initiative de militants égyptiens et tunisiens, qui regroupe de nombreuses associations dont CAPJPO-EuroPalestine, appelle non seulement à une grande manifestation samedi prochain à 15 H à Paris, mais également à des rassemblements quotidiens tous les soirs à 18 H à la sortie du métro Couronnes. Et au Maroc, dans la capitale, grand sit-in dès ce soir ! RASSEMBLEMENT QUOTIDIEN A 18h AU METRO COURONNES (ligne 2) A partir de ce lundi (...)
  • Stop à l’acharnement contre les étrangers !

    lundi 31 janvier 2011
    « Contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers : mobilisons-nous ! » : Olivier Le Cour Grandmaison lance un appel en vue d’une mobilisation « unitaire et nationale » en mai prochain. A la veille de l’examen du projet de loi Besson-Hortefeux par le Sénat, il analyse pour Mediapart quatre ans de stigmatisation des étrangers. « Bien sûr, nous savons tous qu’une immigration maîtrisée est un enrichissement pour (...)

 



Jordanie, Yemen, Syrie… le monde arabe contraint à l’ouverture

publié le mercredi 2 février 2011

Nouvelobs.com

 
Changement de gouvernement, annonce de réformes sociales, Parlement réuni en urgence : les dirigeants des pays arabes tentent de calmer leurs populations inspirées par la révolution tunisienne.

Inspirés par la révolution tunisienne qui a fait tomber le président au pouvoir pendant 23 ans, les peuples de plusieurs pays arabes protestent contre les régimes au pouvoir. De quoi faire trembler les dirigeants arabes qui tentent de calmer la rue en proposant des réformes et en remaniant leur gouvernement [1].

Un nouveau Premier ministre en Jordanie

Le roi Abdallah II de Jordanie a limogé mardi 1er février son Premier ministre pour calmer la rue qui réclamait son départ, mais la puissante opposition islamiste a immédiatement critiqué le choix de son remplaçant et promis de nouvelles manifestations. L’opposition islamiste et de gauche a organisé plusieurs manifestations ces dernières semaines pour protester contre la vie chère et réclamer des réformes. Les slogans ont souvent visé le Premier ministre Samir Rifaï, violemment critiqué pour sa politique économique, malgré une série de mesures sociales. Mardi, le palais royal a annoncé le limogeage de Samir Rifaï, remplacé par Maarouf Bakhit, 64 ans, qui a déjà été Premier ministre (2005-2007). Il a désormais "quelques jours" pour annoncer la composition de son gouvernement, selon le palais qui compte sur lui pour éviter que les manifestations ne prennent de l’ampleur.

Convocation du Parlement au Yemen

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, confronté lui aussi à des protestations populaires, a convoqué le parlement et le conseil consultatif à une réunion mercredi, à la veille d’une manifestation prévue par l’opposition. Le chef de l’Etat devrait s’exprimer au cours de cette réunion extraordinaire, a-t-on précisé de même source, sans donner d’information sur la teneur de son intervention. Des milliers de Yéménites avaient manifesté jeudi dernier à Sanaa à l’appel de l’opposition pour réclamer le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. La réunion de la Chambre des députés et du Majlis Al-choura (conseil consultatif) intervient à la veille d’une "Journée de colère" jeudi, toujours à l’appel de l’opposition. Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a également appelé ses partisans à des manifestations le jour même pour contrer l’opposition, selon une source du CPG.

Manifestations et grèves en Algérie

Une série de grèves a débuté mardi en Algerie avec des mouvements du personnel paramédical et de l’éducation qui réclament des augmentations de salaires alors que l’opposition vient d’appeler à une marche à Alger pour demander "le départ du système". Les chômeurs prévoient pour leur part le 6 février un mouvement de protestation devant le siège du ministère du Travail à Alger où ils comptent déposer une plate-forme de revendications, toujours selon El Khabar.

L’annonce de ces mouvements intervient alors que la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe des mouvements d’opposition et organisations de la société civile, a appelé à une marche le 12 février à Alger. Cette coordination, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, revendique la levée de l’état d’urgence, instaurée il y a 19 ans, mais surtout "le départ du système". La Coordination, dont fait partie le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) s’attend à ce que l’autorisation des autorités pour leur marche du 12 février soit refusée.

Le ministre algérien de l’Intérieur Dahou Ould Kablia avait rappelé dimanche qu’aucune marche ne sera autorisée par les autorités à Alger, dans un entretien au quotidien francophone Liberté. Le ministre a expliqué que l’interdiction des marches était justifiée par des raisons de sécurité. Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis le 14 juin 2001 quand une marche en faveur de la Kabylie avait tourné à l’émeute faisant huit morts et des centaines de blessés.

Un appel sur Facebook à manifester en Syrie

Un appel à manifester vendredi après-midi contre la "monocratie, la corruption et la tyrannie" en Syrie a été lancé ces derniers jours sur Facebook, pourtant censuré. Un groupe Facebook, qui avait réuni plus de 7.800 membres mardi matin, a lancé un appel à manifester sous le slogan de "la Révolution syrienne 2011". Il invite les jeunes Syriens à manifester vendredi après la prière, "la première journée de la colère du peuple syrien et de rébellion civile dans toutes les villes syriennes".

"Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d’Egypte. Nous ne voulons pas une révolution violente mais un soulèvement pacifique (...), haussez la voix d’une manière pacifique et civilisée, car exprimer ses opinions est garanti par la Constitution", indique le groupe dans un communiqué publié sur le site. "Il ne faut plus accepter l’injustice", insiste-t-il. "Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses", indique encore le texte, en s’adressant au président syrien, Bachar al-Assad.

Le site Facebook est bloqué par les autorités syriennes mais les internautes, grâce à certains programmes, peuvent contourner la censure.

Un autre groupe Facebook a appelé à un sit-in jeudi à 15h (13h GMT, 14h heure de Paris) devant le Parlement à Damas "en solidarité avec les étudiants, les employés, les chômeurs et les retraités désargentés". Samedi après-midi, les forces de l’ordre avaient empêché un rassemblement de jeunes près de l’ambassade d’Egypte à Damas. L’appel à ce rassemblement de solidarité avec les manifestants avait été également lancé sur Facebook.

[1] Voir aussi

"Un processus irréversible à moyen terme" dans le monde arabe

Karim Bitar (Iris) indique à Nouvelobs.com qu’il "croit en l’effet dominos car il y a plusieurs tendances lourdes" dans le monde arabe. Mais il doute d’un "Happy-ending" à la tunisienne.

Quels sont les caractéristiques de la révolte en Egypte ?

-  La révolution tunisienne a galvanisé la jeunesse arabe de l’Atlantique jusqu’au golfe. La situation égyptienne a un certain nombre de point communs avec la situation tunisienne : un pouvoir sclérosé, un président au pouvoir depuis trente ans, un appareil militaro-sécuritaire très répressif et des conditions économiques difficiles, notamment un taux de chômage des jeunes très important. D’autant que l’Egypte connaît une pauvreté encore plus marquée que la Tunisie avec 40% des Egyptiens vivants avec moins de deux dollars par jour selon des chiffres de la banque mondiale. A tout cela s’ajoute un très mauvais aménagement du territoire et le sentiment que la croissance et les richesses sont captées par un tout petit groupe de personnes liées à la famille ou aux associés du président. L’alignement de l’Egypte sur la politique extérieure des USA a également joué un rôle car les Egyptiens ont eu le sentiment que ce pouvoir n’était plus représentatif de leur volonté. Ce n’est pas le facteur principal mais il est clairement en arrière plan. Enfin, il y a eu une cristallisation des rancunes contre Hosni Moubarak qui se sont exacerbées lorsqu’il a été question de prévoir sa succession et d’installer son fils.

Les risques de "contagion" dans le monde arabe sont-ils plus importants aujourd’hui qu’après la chute de Ben Ali en Tunisie ?

-  Oui, les risques existent mais "contagion" est le mauvais terme. La jeunesse arabe est très contente et attend ces espoirs de "contagion". Cependant, je ne vois pas de "Happy-ending" à la tunisienne dans d’autres pays. Mais je crois en l’effet dominos car il y a plusieurs tendances lourdes, trois principalement, qui jouent en faveur de l’aspiration à la démocratie et aux libertés dans le monde arabe. Premièrement, la transition démographique : une baisse rapide du taux de fécondité en quelques années (En Egypte, on est notamment passé de 6,3 à 2,8 enfants par femme) accompagnée d’une hausse du taux d’alphabétisation. On a d’ailleurs assisté à ce même phénomène dans tout le monde arabe. Ces deux facteurs ont d’ailleurs, partout dans le monde, déclenché de grands bouleversements politiques.

Le chômage des jeunes est également un autre point commun. Les pays arabes doivent créer 100 millions d’emplois d’ici 2020 : cela signifie qu’il faut qu’ils investissent dans de nouveaux secteurs comme le high-tech et privilégient le développement humain. Mais ces régimes ne semblent pas capables d’effectuer cette transition qui nécessite une grande révision des politiques économiques.

Enfin, internet et les réseaux sociaux ont joué un grand rôle dans ce phénomène de soulèvements notamment avec le développement d’une solidarité inter-arabe que l’on pensait disparue. Ce développement des communications par le biais de la toile montre une véritable aspiration à la transparence.

Pourtant ces pays semblaient anesthésiés depuis vingt ou trente ans, comme si les changements avaient été retardés. Il est clair que la guerre civile algérienne des années 1990 a été un vrai traumatisme et a refroidi les ardeurs des pays voisins jusqu’ici. De plus, le 11 septembre 2001 et l’instauration d’une guerre globale contre le terrorisme ont servi aux autocrates qui ont pu serrer la vis à leurs opposants en se présentant comme le dernier rempart contre l’islamisme.

L’avènement de la guerre d’Irak a également freiné les élans de changements. Ses conséquences humaines et géostratégiques ont quelque peu dégouté les jeunes de la démocratie : on avait promis un effet domino venant d’Irak mais celui-ci est venu non pas d’une intervention militaire mais d’une révolution spontanée.

Quel est le véritable risque islamiste en Egypte ?

-  Les islamistes sont beaucoup plus présents en Egypte qu’en Tunisie, notamment avec les Frères musulmans. C’est un mouvement qui a établi un maillage de la société et qui ne peut pas être balayé d’un revers de la main. Mais il existe un autre mouvement puissant en Egypte qui refuse cette alternative. En effet, il faut rappeler que l’Egypte a connu très tôt des mouvements féministes dont les premiers sont apparus dès 1929. Les Frères musulmans ne sont pas la seule force en présence et ils n’ont pas été à l’avant-garde de cette révolution.

Pourquoi n’y aura-t-il pas de "Happy-ending" à la tunisienne ?

-  Il sera beaucoup plus difficile d’aller au bout de la révolte en Egypte ou ailleurs qu’en Tunisie, notamment en raison des intérêts économiques et géostratégiques des USA dans le pays et la région. L’Egypte est l’un des piliers de la politique américaine au Proche-Orient depuis trente ans. Les USA n’auraient pas pu faire les deux guerres en Irak sans le soutien logistique de l’Egypte. Il faut également rappeler l’importance du canal de Suez par où transite 7,5% du commerce mondial. De plus, les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre une déstabilisation de ce pays à cause de sa proximité avec Israël et de la présence des frères musulmans. Les USA préféreraient voir un autre homme fort succéder à Moubarak afin de maintenir la stabilité du pays et de protéger leurs intérêts. Ils ne lâcheront pas Moubarak, sauf si un nouvel homme fort s’impose, comme Omar Souleyman ou le général Hussein Tantaoui par exemple. Il faut d’ailleurs rappeler que l’armée est au pouvoir directement ou indirectement en Egypte depuis plus de cinquante ans.

Mais toutes ces tendances fortes me font penser que c’est un processus irréversible à moyen terme. Ces régimes sont condamnés mais ils peuvent encore gagner du temps.

Interview de Karim Bitar, chercheur associé à l’Iris, spécialiste du Proche et Moyen-Orient,

par Anne Collin le lundi 31 janvier 2011

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

 


Lettre d'info n° 255 de l'AFPS du 01 au 06 février 2011


A la Une

2011 doit être l’année de la reconnaissance de l’État de Palestine. AFPS
L’Europe, et la France, laquelle est membre du conseil de sécurité des Nations unies, doivent prendre enfin leurs responsabilités et reconnaître l’État indépendant de Palestine dans les frontières de 1967 et le droit des réfugiés palestiniens -comme cela figure dans la résolution 194.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16579.html


Action

Pour continuer la lutte pour les droits fondamentaux du peuple palestinien, vous pouvez adhérer à l'AFPS.
Télécharger le bulletin d'adhésion 2011 : http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/bulletin2011.pdf

Pour poursuivre la bataille juridique contre Alstom Veolia, nous avons besoin de vous ! AFPS (Sylviane De Wangen)

En 2007, l’association avait décidé de lancer une action judiciaire contre les entreprises Alstom et Veolia transport qui étaient engagées dans la construction d’un tramway entre Jérusalem Ouest et des colonies israéliennes en territoire palestinien.
Pour poursuivre la bataille juridique contre Alstom Veolia, nous avons besoin de vous !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16611.html

Un tour de France pour Gaza. Campagne un bateau français pour Gaza
Avant de passer par la mer, la mobilisation en France pour briser le blocus de la bande de Gaza passera d’abord par la terre. Deux après la fin de l’attaque israélienne, une vingtaine de villes en France accueilleront le « Bateau Gaza Tour », dans le cadre de la campagne « Un bateau français pour Gaza ».
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16578.html

Tribunal Russel : Bilan des sessions de Barcelone et de Londres. Geneviève Coudrais
Le Comité national suisse d’appui au Tribunal Russell sur la Palestine a tenu une conférence publique le 21 janvier 2011 à Genève afin de faire le bilan des sessions de Barcelone et de Londres.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16612.html

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)
L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens". Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.


Compte-rendu du procès du 24/01 à Perpignan. AFPS 66
Ce lundi 24 janvier à Perpignan, Yamina, Bernard et Jeanne étaient convoqués de nouveau au Tribunal correctionnel de Perpignan pour répondre de l’accusation d’appel « à la discrimination, à la haine ou à la violence » à la suite d’une action BDS dans un magasin Carrefour.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16564.html

Quelques nouvelles de l’Ain en matière de BDS. AFPS Ain
Les actions sont menées dans le cadre d’un collectif qui existe depuis quelques années et qui comprend : l’AFPS, le CCFD, Artisans du monde, Attac, PCF, les verts, les alternatifs, le NPA, la Cimade, la CGT.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16603.html
 
Encore une action BDS à Clermont-Ferrand. AFPS 63
Nous étions une dizaine de militants, le samedi 22 janvier (AFPS, NPA, Utopia, Les Verts) à 10h devant le Centre commercial Leclerc Pardieu.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16575.html

Soutenons Stéphane Hessel et les pacifistes de la campagne BDS. Michal R
Discours tenu au rassemblement de soutien à Stéphane Hessel, et en protestation contre l’annulation de sa conférence à l’ENS.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16589.html

En solidarité avec Stéphane Hessel et avec les organisateurs de la réunion qui devait se tenir à l’ENS. Monique Chemillier-Gendreau
Dans l’impossibilité d’être présente à la conférence de presse et à la réunion du 18 janvier, je tiens à dire ma solidarité avec Stéphane Hessel et les organisateurs et à m’exprimer brièvement sur les objectifs de cette réunion.
Il s’agit de faits parfaitement établis et sur lesquels il est du devoir des citoyens de s’exprimer.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16580.html

Lettre de soutien à Stéphane Hessel. Nurit Peled

J’ai lu la déclaration initiée par le CRIF avec l’aide de philosophes et d’écrivains juifs hypocrites et ignorants, qui pérorent sous les ors des salons parisiens. ... L’ignorance et l’hypocrisie de ces gens-là n’est pas une négligence mais un crime car ils soutiennent le courant fasciste qui menace de nous noyer tous , en Israël , en Palestine et en France.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16510.html

Culture

Cahier de l’AFPS n°25 "Jérusalem" Désirée, Disputée, Confisquée. AFPS

L’AFPS vient de sortir le cahier n°25 consacré à Jérusalem.
Ce cahier de 88 pages avec 2 cartes en couleur est désormais disponible.
Son prix (pour les groupes locaux) est de 5 € + frais de port.
Pour toute commande merci de nous envoyer un mail à afps@france-palestine.org
Merci aussi d’indiquer l’adresse de livraison ainsi que l’adresse de facturation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16248.html

Atlas des Palestiniens : Un peuple en quête d’un État. Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, Cartographie de Madeleine Benoit-Guyod

Cet atlas raconte l’histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l’avènement d’un État sur son territoire.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16530.html

Témoignage/Opinion

Manifestation à Yaffa contre le racisme et les tentatives de judaïser Yaffa
Racisme exprimé par une manifestation le 15 janvier des mouvements religieux de colons qui ne veulent plus de Palestiniens à Yaffa (Jaffa).
Vidéo de la riposte palestinienne le 29 janvier
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16607.html

La dent d’Adam. Esther Benbassa
OPINION :Des archéologues de l’université de Tel-Aviv ont découvert dans une grotte une dent d’homo sapiens vieille de 400 000 ans. Sa taille et sa forme la rapprocheraient de celles de l’homme moderne. Le premier homme « moderne » (ou presque) serait ainsi originaire d’Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16583.html

Boycott ? Oui ! Culturel ? Aussi ! Dror
OPINION : "Le boycott ne s’applique aux évènements culturels en dehors d’Israël que s’ils sont financés ou soutenus par une agence gouvernementale israélienne...ou explicitement sioniste".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16568.html

Fin de l’excavation d’un tunnel controversé sous la vieille ville. L’Orient le Jour
« Creuser dans la vieille ville de Jérusalem est contraire au droit international », car elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16572.html

Les dealers d’opinion. Brahim Senouci
OPINION : On dit que chaque peuple a le gouvernement qu’il mérite. On pourrait ajouter que chaque époque a les intellectuels qu’elle mérite ; plus exactement, chaque époque met au pinacle les intellectuels qui lui ressemblent.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16567.html

Bécassine à Ramallah. Jacques-Marie Bourget

OPINION : Gaza arrive à s’informer et la prestation de notre ministre proposant l’aide de nos CRS à Ben Ali a vraiment convaincu les gazaouis que cette femme était leur amie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16566.html


Actualité

Avec les peuples arabes dans leur irrésistible aspiration à la liberté et à la démocratie. AFPS
Le formidable mouvement de révolte populaire qui a gagné l’Egypte après la Tunisie traduit l’irrésistible aspiration, trop longtemps réprimée, des peuples arabes à la liberté et à la démocratie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16600.html

Egypte-monde arabe, la troisième vague. Alain Gresh
On ne sait jamais pourquoi les révolutions éclatent à un moment donné. Les ingrédients sont présents depuis des années, et pourtant l’étincelle est venue, comme souvent, d’un incident « mineur »,
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16584.html

Egypte : Consternation en Israël. Renée-Anne Gutter
Israël craint pour la coopération sécuritaire avec l’Egypte. Et la contagion...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16543.html

La révolution en Egypte et le corridor Philadelphie. Gilles Paris
Toute modification du pouvoir égyptien pourrait avoir une conséquence immédiate pour la gestion de la frontière commune à l’Egypte et à Gaza
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16594.html

Le monde arabe se révolte ; De la Tunisie à l’Egypte, un air de liberté. Alain Gresh
Tous ces régimes ont accaparé non seulement le pouvoir politique, mais se sont imposés dans le domaine économique(...). L’Etat né des indépendances, qui avait souvent assuré à ses citoyens un minimum de protection, une certaine couverture sociale, un accès à l’enseignement, s’est délité sous les coups de boutoir de la corruption et de la mondialisation(...). La lutte contre Israël, qui offrait souvent aux régimes du Proche-Orient un argument pour maintenir leur emprise – au nom de l’unité contre l’ennemi sioniste –, ne semble plus suffire.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16592.html

Malaise dans le monde arabe : pluralisme culturel et pluralisme social. Bahjat Rizk
Le mois qui s’est écoulé a vu des évènements, d’une rare violence, agiter le monde arabe, tant dans sa partie moyen orientale que nord africaine. Il faudrait tenter de les relier car ils résument la grande problématique qui secoue l’orient aujourd’hui et qu’on retrouve, identiques, mais sous d’autres formes, également en occident. Le monde étant en pleine mutation globale, depuis la mondialisation, à la fin du siècle dernier.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16570.html

Monde Arabe : chronique d’un rêve brisé. Patrick Seale
Si le Moyen-Orient passe pour « compliqué », c’est parce que son histoire est méconnue. Pour mieux l’éclairer, Patrick Seale a choisi d’écrire une biographie de Riad el-Solh, père de l’indépendance libanaise, qui a incarné le destin d’une région meurtrie par l’ingérence des puissances étrangères et la naissance de l’État d’Israël. Extraits.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16571.html

Chypre reconnait Etat palestinien. AFP
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al Malki a indiqué dimanche que la République de Chypre, membre de l’Union européenne, avait formellement reconnu un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16601.html

Le Paraguay reconnaît la Palestine. El Watan
Le Paraguay a reconnu hier (28 janvier) la Palestine comme « Etat libre et indépendant » à l’intérieur des frontières de 1967 a annoncé ce même jour selon l’AFP le ministère paraguayen des Affaires étrangères. Suivant ainsi l’exemple de huit autres pays sud-américains dont le Brésil et l’Argentine.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16590.html

L’Amérique du Sud s’affranchit de Washington en reconnaissant la Palestine. L’Orient le Jour

Les reconnaissances surviennent en prélude au IIIe sommet Amérique du Sud-pays arabes (ASPA).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16573.html

Des ONG israéliennes reconnaissent symboliquement l’Etat palestinien. Le Monde avec AFP
Le comité de coordination d’une soixantaine d’ONG israéliennes soutenant le processus de paix "a décidé de reconnaître à titre symbolique un Etat dans les frontières de 1967 au côté d’Israël, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, ainsi que l’ont fait récemment plusieurs pays d’Amérique du Sud", a affirmé Ron Pundak, l’un de ses responsables, en référence aux frontières d’avant la guerre israélo-arabe des Six-Jours et l’occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16574.html

Les « Palestine Papers » confirment la stratégie israélienne du refus. Jonathan Cook
Les premiers parmi des centaines de documents palestiniens confidentiels qui sont l’objet d’une fuite ont confirmé les soupçons d’un nombre grandissant d’observateurs : les acteurs du refus dans le processus de paix, c’est du côté israélien, pas palestinien, qu’on les trouve.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16588.html

Palestine, fausses révélations, inquiétants éclairages. Alain Gresh
Les documents révélés par la chaîne Al-Jazira sur la Palestine (en collaboration avec le quotidien anglais The Guardian) sous le nom de Palestine Papers, dont la publication a commencé le 24 janvier, ont suscité des commentaires hâtifs et parfois faux.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16582.html

La bombe des “Palestine papers”, actes 4 et 3. Gilles Paris
Les "fuites" d’al Jazeera. La bombe des “Palestine papers”, acte 4 le “rêve américain” des Palestiniens
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16581.html

Territoires palestiniens : la colonisation a eu raison du processus de paix. Monique Cerisier ben Guiga
Une délégation du groupe d’information internationale sur les Territoires palestiniens du Sénat conduite par Mme Monique Cerisier ben Guiga, présidente, et composée de Mmes Christiane Demontès, Dominique Voynet et Marie-Agnès Labarre s’est rendue en Israël et dans les Territoires palestiniens du 16 au 21 janvier 2011 pour un point de situation. Elle a tenu à rencontrer, pour chacune des parties, des représentants de différentes tendances politiques.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16599.html

Rapport 2010 sur Jérusalem des Chefs de Mission (CDM) européens en poste à Jérusalem et à Ramallah
"Israël, par des moyens juridiques et pratiques, poursuit activement son annexion en minant systématiquement la présence palestinienne dans la ville".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16598.html

Mahmoud Abbas donne raison à Netanyahou et au Hamas. Pascal Boniface
La chaine qatarie Al Jazeera, en collaboration avec le journal britannique The Guardian, a commencé à dévoiler une partie des 1600 documents concernant le processus de paix israélo-palestinienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16585.html

Ameer Makhoul vient d’être condamné à 9 ans de prison. UJFP

Sentence inique
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16610.html

Chatila  : la vie après le massacre. Denis Sieffert, Jennifer Austruy
Le cinéaste Denys Piningre est revenu récemment dans le camp de réfugiés au sud de Beyrouth, près de trente ans après l’extermination de mille cinq cents à deux mille civils.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16593.html

L'AFPS proche de chez vous
Vous souhaitez agir, adhérer, militer,vous informez... il existe certainement un groupe local de l'AFPS proche de chez vous.

Pour contacter l'un des 87 groupes locaux de l'AFPS, vous pouvez cliquez sur le lien suivant : http://www.france-palestine.org/rubrique27.html

- L'AFPS en Franche Comté ( 2 groupes locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1993

Outre le site http://www.france-palestine.org/, plusieurs groupes locaux de l'AFPS ont eux aussi un site dont voici la liste :

-
Lille : http://www.nord-palestine.org/
-
Marseille : http://www.palestine13.marsnet.org/
-
Rennes : http://www.bretagnenet.com/afps_rennes/
-
Lorient : http://france-palestine-pays-de-lorient.over-blog.com/
- Nantes : http://afps44.france-palestine.org/
- Deux-Sèvres : http://www.rezocitoyen.org/-Association-France-Palestine-Solidarite-79-.html
- Pau : http://afpspau.wordpress.com/
-
Bordeaux : http://palestine33.free.fr/
-
Perpignan : http://palestine-perpignan.org/default.aspx
-
Alpes de Haute Provence : http://www.afps04.fr/
-
Grenoble : http://www.afps-isere-grenoble.org/
-
Limoges : http://mdh.limoges.free.fr/support/palestine/present.html
-
Metz : http://afps57.free.fr/
-
Reims : http://afps-reims.fr/
- Gentilly : http://afpsgentilly.wordpress.com/


Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

"Un bateau pour Gaza" Rassemblement à Nantes le 29 janvier 2011. AFPS 44

Une belle réussite !
Plus de 150 personnes autour du drapeau palestinien, porté par un bateau pour soutenir l’envoi d’un bateau français.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16613.html

"Palestine. Cinq Trégorois donnent leur vision" AFPS Trégor
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16606.html

L’AFPS le Havre dans la presse. AFPS le Havre
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16604.html


Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda

3 rendez-vous en Languedoc Roussillon : http://www.france-palestine.org/rubrique81.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Bretagne
: http://www.france-palestine.org/rubrique73.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Ile de France : http://www.france-palestine.org/rubrique80.html?date=2011-02-01

2 rendez-vous en Nord-Pas de Calais : http://www.france-palestine.org/rubrique85.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Alsacehttp://www.france-palestine.org/rubrique68.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Basse Normandie : http://www.france-palestine.org/rubrique71.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous dans le Centre : http://www.france-palestine.org/rubrique74.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Champagne Ardenne : http://www.france-palestine.org/rubrique75.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Midi Pyrénées : http://www.france-palestine.org/rubrique84.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous Pays de la Loire : http://www.france-palestine.org/rubrique87.html?date=2011-02-01

1 rendez-vous en Rhône-Alpes : http://www.france-palestine.org/rubrique90.html?date=2011-02-01

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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 550 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 943 inscrits à partir du site
http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 173 parrains d'enfants palestiniens et à 273 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.


--

Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79

mail :
afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org

Pièces jointes

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Avec les peuples arabes

dans leur irrésistible aspiration à la liberté et à la démocratie

http://www.france-palestine.org/article16600.html

Le formidable mouvement de révolte populaire qui a gagné l’Egypte après la Tunisie traduit l’irrésistible aspiration, trop longtemps réprimée, des peuples arabes à la liberté et à la démocratie.

C’est une lame de fond dont les conséquences politiques importantes sont devant nous.

L’AFPS exprime sa totale solidarité au peuple égyptien que les autorités égyptiennes voudraient écraser dans une répression des plus sanglantes.

Notre raison d’être, le soutien au peuple palestinien pour la réalisation de ses droits nationaux, implique notre solidarité avec un peuple frère trop longtemps bâillonné qui réclame aujourd’hui ses droits politiques élémentaires.

Nous savons que le blocus de Gaza bénéficie aussi de la complicité du régime égyptien, soutenu par l’Occident notamment, auquel le peuple demande aujourd’hui des comptes.

Nous avons déjà eu l’occasion, à plusieurs reprises, de le souligner avec gravité. Nous savons aussi le rôle joué par ces mêmes autorités dans l’unité inter-palestiniennes toujours en jachère au grand contentement des responsables israéliens.

Dans cet esprit, nous voulons croire que les propos attribués au président de l’Autorité palestinienne selon lesquels il aurait apporté son soutien au « régime Moubarak » seront démentis.

Un vent nouveau souffle sur la région qui peut être favorable à la paix. Il convient d’en prendre la mesure et de se placer, résolument, du côté de cet espoir ! Pour le peuple égyptien mais aussi palestinien.

Paris, le 30 janvier 2011



Pièces jointes

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Des avions israéliens auraient livrés des armes à Moubarak, hier

lundi 31 janvier 2011


Deux Egyptiens, Omar AFIFI, ancien colonel de la police et Loï DIB, militant des Droits de l’Homme, ont affirmé à Al-Jazeera que 3 avions israéliens en provenance de Chypre, ont atterri dimanche matin 30 Janvier à l’aéroport militairedu Caire pour y livrer des armes.

Ces deux personnes ont en effet déclaré qu’ils détenaient des informations de première main, aux termes desquelles, 3 avions israéliens en provenance de Chypre, ont atterri tôt ce matin du dimanche 30 Janvier, entre 4h et 5h matin à l’aéroport militaire du Caire. Ces avions ont livré du matériel militaire sophistiqué dont en particulier :

- des pistolets télescopiques sophistiqués, de fabrication israélienne munis d’un système optique spécialement conçus pour des « snippers » ;
- des pistolets pour balles explosives à guidage laser ;
- des caisses de munitions ;
- des conteneurs de bouteilles de gaz lacrymogène étouffant, internationalement interdits d’usage ;

Ces personnes ont l’une et l’autre, lancé un appel de détresse en direction de l’opinion publique internationale en avertissant qu’un bain de sang – planifié entre Israël et le régime traitre de Moubarak – était en préparation contre le peuple égyptien pour le punir de s’être soulevé.

Ces mêmes personnes ont tenu à rappeler que le chef des « Moukhabarate » (Servives d’espionnage) le général Omar Suleiman, promu « Vice-Président » par Moubarak, passait plus de temps à Tel-Aviv qu’au Caire…

Source : Le Quotidien d’Algérie

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • DEMENTI CINGLANT DES AGRICULTEURS PALESTINIENS A L’ENCONTRE D’AGREXCO

    lundi 31 janvier 2011
    Les Comités Palestiniens d’Entraide Agricole (PARC) s’élèvent contre la manipulation de la société israélienne Agrexco visant à enrôler une délégation de producteurs palestiniens de la bande de Gaza dans une opération contre le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et réaffirment leur soutien aux partenaires du BDS français qui ont réussi à faire capoter la conférence de (...)
  • Amer Makhoul, défenseur des droits de l’homme, condamné par Israël à 9 ans de prison

    dimanche 30 janvier 2011
    L’association de défense des prisonniers palestiniens, Addameer s’élève contre la peine de de 9 ans de prison infligée aujourd’hui, par un tribunal israélien à Haïfa, au directeur général de l’association ITTIJA (Union of Arab Community-Based Associations) et président du Comité public pour la défense des citoyens arabes israéliens. Amer Makhoul, est détenu dans la prison de Gilboa au sud d’Israël depuis le 6 mai 2010, date à laquelle il a été arrêté chez (...)
  • Le courage du peuple égyptien. L’abjection de Mahmoud Abbas

    dimanche 30 janvier 2011
    Le soutien apporté officiellement hier à Moubarak par Mahmoud Abbas en dit long sur le camp dans lequel se place l’Autorité palestinienne. On lui souhaite juste de connaître le même sort que les dictateurs dont sont en train de se débarrasser les Tunisiens et les Egyptiens. Voir cette vidéo réalisée hier, qui montre la formidable détermination du peuple égyptien face à la répression qui aurait déjà fait plusieurs centaines de victimes. (...)
  • Midi-Pyrénées : le Président (PS) en pointe pour financer les criminels de guerre israéliens

    dimanche 30 janvier 2011
    Tandis qu’à Paris, les dirigeants du Parti Socialiste essaient de se dépatouiller de leurs compromissions avec le dictateur tunisien en fuite Ben Ali, leur alter ego de la Région Midi-Pyrénées fait feu de tout bois pour sauver une subvention à la Chambre de Commerce France-Israël (CCFI). Le 20 janvier dernier, la Commission Industrie de la région avait ajourné sa décision, avec avis défavorable, quant à l’octroi d’une subvention de plusieurs dizaines de milliers (...)

 


Egypte : Consternation en Israël

publié le lundi 31 janvier 2011

Renée-Anne Gutter

 
Israël craint pour la coopération sécuritaire avec l’Egypte. Et la contagion...

En Israël, c’est la consternation. Et surtout l’inquiétude.

Rares sont ceux, même au sein des services de renseignements, généralement perspicaces, qui avaient prévu la chute possible du régime Moubarak, allié clé d’Israël dans la région. Maintenant, les pires scénarios sont envisagés.

Responsables politiques et militaires tiennent des consultations en continu. Et le Premier ministre Netanyahou a pris le pouls auprès de l’administration de Barack Obama. Mais contrairement aux Américains, qui se sont empressés d’attiédir leur soutien au régime Moubarak, les porte-parole israéliens se gardent de toute réaction officielle. Sur ordre de Benjamin Netanyahou.

Car à la différence des Etats-Unis, Israël est directement concerné par ce qui se passe chez le voisin égyptien, et M. Netanyahou ne veut pas être accusé d’ingérence. Dimanche, dans son seul commentaire public, il a veillé à ne faire mention ni du président Moubarak ni des revendications de la rue égyptiennes, se bornant à souhaiter que la stabilité régionale et les relations pacifiques entre Israël et l’Egypte se maintiennent. Même retenue circonspecte de la part de l’armée et de l’appareil sécuritaire.

Par contre, dans la presse qui suit les événements d’heure en heure, les analystes sont ouvertement alarmistes : quels que soient les remaniements à sa tête, l’Egypte ne sera déjà plus la même qu’avant. Et cela n’augure rien de bon pour Israël.

Car la fin de la dynastie Moubarak risquera de miner le traité de paix israélo-égyptien signé en 1979. Ce qui bouleversera toute la donne géopolitique sur laquelle Israël a construit sa stratégie régionale depuis plus de trente ans.

Beaucoup, en Israël, plaçaient leurs espoirs ce week-end dans le nouvel homme fort du pouvoir, le vice-président Omar Suleiman. Car il est un allié de longue date. C’est lui qui gère la coopération sécuritaire avec Israël, en particulier pour tout ce qui concerne le Hamas et la lutte anti-terroriste autour de Gaza. Mais dimanche, avec la tension persistante en Egypte, le "règne" de M. Suleiman s’annonçait plutôt transitoire.

Les Israéliens craignent donc qu’à long terme, les élections en Egypte n’amènent cette fois l’opposition au pouvoir. Or, aucun courant au sein de l’opposition égyptienne ne porte Israël dans son cœur. Ni les Frères musulmans, ni l’intelligentsia libérale, ni même la nouvelle génération "twitter".

Tous reprochent à Israël son interminable occupation des territoires palestiniens, et surtout l’étranglement de Gaza, et décrient les ambitions particulièrement nationalistes du gouvernement Netanyahou. L’opposition égyptienne, si elle parvenait au pouvoir, n’abolira peut-être pas le traité de paix du jour au lendemain, car celui-ci sert aussi les intérêts économiques de l’Egypte. Mais c’en sera fini de l’entente sécuritaire.

Israël devra donc revoir toute sa conception stratégique. Notamment, réorganiser son dispositif militaire et sa planification opérationnelle, avec l’accent à replacer sur le front sud du pays. Suite au traité de paix qui éliminait la menace de guerre égyptienne, Israël avait redirigé le gros de ses efforts - y compris budgétaires - sur sa frontière nord, face au Hezbollah, et autour de Gaza, face au Hamas.

A moins que ce soit l’armée qui finisse par s’installer durablement au pouvoir en Egypte. Mais, là aussi, les perspectives sont incertaines. Car l’élite militaire égyptienne a toujours gardé un œil méfiant sur la force de frappe israélienne. Si elle s’est pliée au traité de paix, estiment les analystes israéliens, c’était essentiellement pour s’allier le pouvoir en place. Or, désormais, ses allégeances pourraient virer.

Israël craint, par ailleurs, que les remous en Egypte ne fassent tache d’huile et ne déstabilisent son seul autre allié dans la région - le régime hachémite de Jordanie.

L’instabilité ambiante ne réinsufflera pas vie, non plus, au dialogue israélo-palestinien. Et le chaos actuel dans le Sinaï égyptien risque de favoriser l’infiltration d’armes à Gaza, ainsi que l’entrée clandestine de travailleurs africains dans le sud d’Israël.

Pour l’heure, les territoires palestiniens sont restés calmes. A Ramallah, le président Mahmoud Abbas a téléphoné au président Moubarak pour lui exprimer son soutien. Ce dernier, il faut dire, a toujours pris le parti du Fatah et de l’Autorité palestinienne de M. Abbas face aux islamistes du Hamas. A Gaza, au contraire, le gouvernement Hamas s’est dit solidaire de la "révolution" égyptienne, appelant au renversement définitif du régime Moubarak. [1]

[1] voir aussi l’Afp :

Gaza ferme sa frontière avec l’Egypte

Le mouvement Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche la fermeture du terminal de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, au motif que les fonctionnaires égyptiens auraient quitté leurs postes à la suite des violences en Egypte.

Par ailleurs, le trafic des marchandises de contrebande s’est nettement ralenti dans les tunnels creusés sous la frontière à cause de la révolte populaire en Egypte, a constaté l’AFP.

Les Gazaouis ont commencé à stocker des carburants par peur de pénurie et de longues files d’attente se sont formées devant les dépôts d’essence, selon des témoins.

« Il y a assez d’essence dans les stations et assez de nourriture. Nous appelons la population à ne pas s’inquiéter », a assuré dans un communiqué le ministère de l’Economie du Hamas.

Le responsable du terminal de Rafah, Ghazi Hamad, qui appartient au Hamas, a déclaré à l’AFP que le poste-frontière serait fermé « pendant plusieurs jours » suivant l’évolution de la situation en Egypte.

Selon lui, les fonctionnaires et gardes-frontières égyptiens ont apparemment abandonné leurs postes depuis vendredi.

Chaque jour, 400 à 500 personnes en moyenne traversent la frontière à Rafah pour se rendre en Egypte.

Le mouvement islamiste Hamas, qui n’a pas officiellement réagi aux violences en Egypte, a déployé plusieurs centaines d’hommes le long de la frontière, contre une cinquantaine en temps ordinaire.

Toutefois à Gaza, le ministère de l’Intérieur du Hamas a assuré dans un communiqué que la situation était » calme » à la frontière et qu’il n’y avait pas de problème particulier.

« Notre mission est de protéger la frontière. Nous empêchons les gens d’approcher, à l’exception de quelques employés qui travaillent dans les tunnels », a témoigné un garde-frontière du Hamas à Rafah.

« Si les tunnels sont fermés, cela signifie qu’il n’y aura plus d’essence, ni de ciment, ni de nourriture arrivant à Gaza », a expliqué à l’AFP un jeune passeur.

La fermeture de la frontière n’a pas empêché au moins deux anciens prisonniers de haut rang du Hamas de rentrer à Gaza via les tunnels après s’être échappés d’une prison proche du Caire, a-t-on appris auprès du Hamas. Six autres ex-détenus du Hamas en Egypte devraient également rejoindre le territoire palestinien dimanche.

De son côté, l’armée israélienne a renforcé son dispositif de surveillance à la frontière avec l’Egypte, de crainte que l’insécurité dans ce pays ne favorise le passage d’auteurs d’attentats et de migrants clandestins en Israël, à travers la péninsule égyptienne du Sinaï.

30 janvier 2011

relayé par le Soir

http://www.lesoir.be/actualite/mond...

publié par la Libre Belgique

http://www.lalibre.be/actu/internat...

Titre modifié : C. Léostic, Afps

 


Rapport 2010 sur Jérusalem des Chefs de Mission (CDM)
européens en poste à Jérusalem et à Ramallah


publié le dimanche 30 janvier 2011


 
"Israël, par des moyens juridiques et pratiques, poursuit activement son annexion en minant systématiquement la présence palestinienne dans la ville".

RAPPORT DES CHEFS DE MISSION DE L’UE SOMMAIR

E

Étant donné l’engagement de l’UE à soutenir la solution de deux états avec un état palestinien indépendant, démocratique, contigu et viable, comprenant la Cisjordanie, et incluant Jérusalem-Est, et Gaza, coexistant en paix et en sécurité avec l’Etat d’Israël ; Étant donné les événements à Jérusalem-Est et, en particulier, la séparation progressive de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie, comme le montre le Rapport sur Jérusalem ;

Étant donné le besoin urgent d’aborder la situation, conformément à la position de l’UE, en accord avec le droit international, selon laquelle l’acquisition de territoires par la force ou par la menace d’employer la force est inadmissible ;

Étant donné les Conclusions du Conseil de l’UE en date du 8 décembre 2009 ;

Par la présente, les Chefs de Mission (CDM) en poste à Jérusalem et à Ramallah soumettent au Comité Politique et de Sécurité (COPS) le Rapport sur Jérusalem 2010 (Annexe 1), ainsi qu’une série de recommandations pour discussion, qui visent à renforcer la politique de l’UE sur Jérusalem-Est (Annexe 2) :

Les recommandations des Chefs de Mission à Jérusalem et à Ramallah sont les suivantes :

-  Une mise en œuvre plus active et plus visible de la politique de l’UE sur Jérusalem-Est.
-  L’utilisation de rencontres avec les autorités israéliennes pour faire passer un message clair et cohérent sur Jérusalem-Est.
-  Un suivi adapté des propositions.
-  Un mandat pour les CDM à Jérusalem et à Ramallah pour poursuivre leur travail, qui vise à renforcer la politique de l’UE concernant Jérusalem-Est.

[Annexe 1]

RAPPORT DES CHEFS DE MISSION DE L’UE SUR JERUSALEM EST JERUSALEM ET LE PROCESSUS DE PAIX

1. La question de Jérusalem fait partie des questions les plus complexes à avoir été abordées dans le cadre de tous les processus de paix. La ville incarne l’essence même du conflit, qui repose sur des questions de territoire, d’identité nationale et de religion. Depuis que la ville a été occupée et annexée par Israël (en toute illégalité selon le droit international, et qui n’a pas été accepté par la communauté internationale), le fait que Jérusalem-Est soit de plus en plus intégrée à Israël laisse les quartiers palestiniens encore plus isolés. Israël, par des moyens juridiques et pratiques, poursuit activement son annexion en minant systématiquement la présence palestinienne dans la ville. Une loi israélienne récente exige que tout retrait de la partie occupée de Jérusalem-Est soit approuvé par une majorité de deux tiers de la Knesset ou par référendum. De plus, la situation générale à Jérusalem-Est s’est encore dégradée depuis un an. S’il n’est pas mis un terme de manière urgente à la tendance actuelle, la perspective de Jérusalem-Est comme future capitale d’un Etat palestinien devient de plus en plus improbable et impraticable. Ceci, à son tour, met gravement en péril les chances d’une paix durable sur la base de deux états, avec Jérusalem comme leur future capitale.

2. La poursuite de l’extension des colonies, le zonage et la planification restrictifs, les démolitions et les expulsions en cours, la politique d’éducation injuste, l’accès difficile aux soins de santé, l’insuffisance de ressources et d’investissements, et la précarité du droit de résidence ont non seulement de graves conséquences humanitaires, mais sapent aussi la présence palestinienne à Jérusalem-Est. Les politiques et les mesures d’Israël qui sont toutes liées entre elles, continuent d’avoir des effets négatifs sur le rôle crucial de Jérusalem-Est dans la vie palestinienne politique, économique, sociale et culturelle. Ceci a contribué à la séparation croissante entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie et de Gaza. Les conséquences politiques de ces mesures au sens le plus large constituent une préoccupation majeure. Depuis quelques années, les modifications qui ont été faites à la ville vont à l’encontre du processus de paix. Les tentatives qui visent à insister exclusivement sur l’identité juive de la ville menacent sa diversité religieuse et radicalisent le conflit - ce qui risque d’avoir des répercussions régionales et mondiales. L’intérêt de sauvegarder les valeurs religieuses, historiques et symboliques de Jérusalem va au-delà du conflit israélo-palestinien. Le Rapport des chefs de mission de l’UE sur Jérusalem-Est a pour objectif de fournir des informations actualisées sur la situation dans la ville, ainsi que des recommandations politiques. POLITIQUE DE l’UE

3. La politique de l’UE concernant Jérusalem-Est repose sur les principes définis dans la Résolution 242 du Conseil de Sécurité, notamment sur l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force. En accord avec le droit international, l’UE considère Jérusalem-Est comme étant un territoire occupé et n’a jamais reconnu la Loi fondamentale qu’Israël a proclamé en 1980 (Jérusalem, Capitale d’Israël). Cette Loi a annexé Jérusalem en tant que capitale « une et indivisible » et a modifié les frontières municipales de la ville. La position de l’UE est en accord avec la Résolution 478 du CSONU, dans laquelle le Conseil de Sécurité a décidé de ne pas reconnaitre cette Loi fondamentale, ainsi que d’autres actions qui « cherchent à modifier le caractère et le statut de Jérusalem ». Cette résolution demande également aux membres de l’ONU qui avaient mis en place des missions diplomatiques à Jérusalem de « retirer ces missions de la Ville Sainte ». L’UE estime que Jérusalem est une question fondamentale dans le règlement du conflit israélo-palestinien et s’oppose à toute mesure qui préjugerait de l’issue des négociations de paix, comme celles qui visent à modifier le statut de Jérusalem-Est.

4. Lors des conférences qui se sont tenues en 1999 et 2001, les Hautes Parties contractantes à la quatrième Convention de Genève ont réaffirmé l’applicabilité de la Convention au Territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est, et ont réitéré que les dispositions de la dite Convention devaient être pleinement respectées dans ce territoire.

5. En 2004, l’UE a reconnu et accepté l’Avis consultatif de la Cour International de Justice (CIJ) sur les « Conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé ». Alors que l’UE reconnait les préoccupations sécuritaires d’Israël et son droit d’agir en légitime défense, sa position coïncide avec celle de l’Avis consultatif du CIJ, selon lequel les sections du tracé du mur qui passent à l’intérieur de la Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ainsi que la porte du mur et le régime de permis, violent les obligations d’Israël au regard du droit international.

6. Les conclusions du Conseil du 8 décembre 2009 réaffirment la politique de longue date de l’UE. Selon ces conclusions, L’UE ne reconnaîtra aucune modifications des frontières d’avant 1967, y compris à Jérusalem, à l’exception de celles qui ont été convenus par les parties. L’UE n’a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem-Est et déclare que « Afin de parvenir à une paix véritable, il faut trouver le moyen, par la négociation, de résoudre la question du statut de Jérusalem comme future capitale des deux états ». L’UE ne cesse d’exhorter Israël à mettre fin immédiatement à toute activité de colonisation à Jérusalem-Est, que l’UE considère comme étant illégale au regard du droit international, et demande au gouvernement israélien de cesser tout traitement discriminatoire envers les Palestiniens à Jérusalem-Est. COLONIES

7. Le facteur démographique constitue un élément central de la politique israélienne. En 1967, Israël a élargi sa juridiction pour inclure Jérusalem-Est. En même temps, en ajoutant environ 70 km² de territoire, il a redéfini les frontières municipales de Jérusalem. Aujourd’hui, environ 924 000 personnes vivent à l’intérieur de ces frontières municipales, dont environ 30 % sont des Palestiniens. Des documents officiels de planification énoncent l’objectif d’empêcher la population palestinienne de dépasser le niveau de 30 % de la population totale de la municipalité. Les gouvernements israéliens successifs ont poursuivi une politique visant à transférer la population juive vers le Territoire Palestinien Occupé (TPO), en violation de la quatrième Convention de Genève et du droit humanitaire international. A Jérusalem-Est, 35 % du territoire a été exproprié et déclaré « territoire de l’Etat ». Seuls les citoyens d’Israël, ou ceux qui ont légalement le droit de demander la nationalité israélienne (c’est-à-dire des Juifs) peuvent acheter des biens construits sur le territoire de l’Etat. Il en résulte que parmi plus de 500 000 colons vivant dans le territoire palestinien occupé, environ 190 000 colons israéliens vivent aujourd’hui dans des colonies situées à l’intérieur de Jérusalem-Est. Entre 2001 et 2009, 37 % de tous les logements dans les colonies du territoire palestinien occupé était situé à Jérusalem-Est.

8. En 2003, Israël s’est engagé par la Feuille de route à parvenir à un accord définitif, qui comprendrait une solution négociée sur le statut de Jérusalem, et à geler toute activité de colonisation, y compris pour la « croissance naturelle ». A la conférence d’Annapolis de 2007, le gouvernement israélien a réaffirmé son engagement sous la feuille de route à geler les colonisations. En novembre 2009, le gouvernement israélien a annoncé un moratoire de 10 mois de la colonisation (qui expirait à la fin du mois de septembre 2010), qui a donné lieu au gel partiel des constructions de nouveaux logements pour des colons dans le territoire palestinien occupé. Cependant, le gouvernement israélien n’a jamais interprété l’engagement d’arrêter l’activité de colonisation comme étant applicable à Jérusalem-Est, en affirmant que la municipalité de Jérusalem fait partie du territoire israélien. Au cours du premier semestre 2010, une baisse de l’activité de colonisation a été constatée pendant plusieurs mois. Cependant, depuis la fin du moratoire, la colonisation a repris.

9. Il existe deux types de colonies à Jérusalem :

a)Des immeubles de petite taille ou des complexes créés par des colons idéologiques dans la Vieille Ville et dans le Bassin Historique. En établissant ces colonies en plein milieu des quartiers palestiniens, les colons sont en train de créer de nouveaux faits accomplis en essayant d’empêcher un partage de la ville. Ils profitent des soi-disant paramètres Clinton (les quartiers qui sont juifs feront partie d’Israël et ceux qui sont habités par des Palestiniens feront partie d’un Etat palestinien).

b)Des « quartiers » juifs initiés par le Gouvernement israélien, qui sont construits sur le territoire occupé par Israël en 1967. Ces colonies peuvent être séparées en deux cercles - celle de l’extérieur et celle de l’intérieur - qui exercent une pression sur Jérusalem-Est et séparent les Palestiniens de la ville.

Colonies dans la Vieille Ville - Bassin Historique.

10. La Vieille Ville et ses environs immédiats vers le sud et vers l’est sont ensemble communément appelés le Bassin Historique. Cette zone comprend les quartiers palestiniens de Silwan, Ras al-Amud, A t-Tur, Wadi al-Joz et Sheikh Jarrah et abrite la majorité des sites historiques et saints de Jérusalem. Il s’agit de zones résidentielles palestiniennes, mais depuis l’occupation de Jérusalem-Est en 1967, le territoire est progressivement passé sous le contrôle de diverses organisations de colons. Aujourd’hui, on estime que 5 000 colons vivent dans cette zone. Les organisations de colons se sont concentrées, entre autres, sur une activité de colonisation liée à des fouilles sur des sites archéologiques, aux services pour touristes et aux aménagements de loisirs. Malgré le fait que ces activités sont souvent mises en œuvre par des organisations privées, telles que Ataret Coh anim et El’ad (voir la section sur l’archéologie), elles font toutes néanmoins partie d’une stratégie globale en faveur de la colonisation, dont la réalisation est facilitée par le Gouvernement israélien, ainsi que par la municipalité de Jérusalem.

11. L’avancée stratégique des colons est clairement visible à travers les activités de colonisation autour de et dans l’enceinte du Bassin Historique. Ceci crée un continuum de colonies, qui comprend une série de plus petites colonies, des jardins publics, des sites archéologiques et des complexes touristiques le long du mur oriental et méridional de la Vieille Ville. En effet, ces actions encerclent le Bassin Historique, coupent la contiguïté territoriale entre les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est et la Vieille Ville et séparent les sites saints chrétiens et musulmans du reste de Jérusalem-Est.

12. Différentes méthodes sont employées pour gagner un contrôle stratégique des propriétés palestiniennes : à travers la Loi sur la propriété des absents, en prétendant que la terre appartenait à des Juifs (avant 1948), ou en achetant directement auprès de propriétaires palestiniens. Par conséquent, des terrains et des propriétés sont progressivement passés sous le contrôle de diverses organisations privées de colons, souvent avec l’appui de l’Etat. Des documents publiés en novembre 2010 soulignent des irrégularités dans la manière dont les terrains saisis par l’Etat israélien ont été transférés à des organisations de colons, sans des procédures d’appels d’offres et sans la diligence requises. Ceci soulève des questions quant à la portée de l’influence des organisations de colons au sein des autorités en question. Parallèlement, selon la loi israélienne, les Palestiniens n’ont pas le droit de réclamer des propriétés en Israël ou à Jérusalem-Ouest qui datent d’avant 1948.

13. Par ailleurs, des organisations de colons ont continué de s’emparer des propriétés dans l’enceinte de la Vieille Ville, où l’on estime qu’il y a actuellement environ 4 000 colons juifs. Ces colons occupent actuellement des propriétés dans tous les quartiers de la Vieille Ville. Ces propriétés sont souvent coincées entre des habitations palestiniennes existantes (les colons occupent parfois des appartements individuels dans des immeubles également habités par des familles palestiniennes). La proximité immédiate entre colons et Palestiniens dans la Vieille Ville ne fait qu’augmenter les fortes tensions qui existent déjà dans la zone. En juillet 2010, des colons ont saisi un bâtiment de deux étages dans le quartier musulman et ont ainsi déplacé plusieurs familles palestiniennes. A Sheikh Jarrah, des préparatifs de construction sont désormais en place sur le site de l’Hôtel Shepherd. En mars 2010, des permis de construire ont été accordés pour 20 nouveaux logements sur le site.

14. En janvier 2010, la municipalité a accordé des permis de construire pour 24 nouveaux appartements dans la colonie de Beit Orot sur le mont des Oliviers. 14 familles et 80 étudiants en yeshiva vivent actuellement dans cette colonie, qui est située en plein milieu d’un quartier palestinien. Des travaux de rénovation et de construction ont démarré dans le quartier de Ras al-Amud pour 14 nouveaux appartements dans l’ancien poste de police, bien que les permis n’aient pas encore été émis. Il est prévu d’agrandir la colonie avoisinante de Ma’ale Zeitim, qui passera de 60 logements à plus de 200 avec l’intégration de ce nouveau site.

15. Des préoccupations subsistent quant au projet « Espaces ouverts » qui prévoit, entre autres, de créer une suite de jardins et de jardins publics autour de la Vieille Ville, qui traverseront des quartiers palestiniens. Ce projet risque de limiter encore plus les constructions et l’espace vital palestiniens à Jérusalem-Est.

Le cercle intérieur de colonies

16. Le cercle intérieur comprend les grandes colonies initiées par le gouvernement à l’intérieur de la frontière municipale définie par Israël. Approximativement 190 000 colons israéliens y vivent. Ces colonies sont coincées entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie et, combinées avec le mur, coupent, en réalité, Jérusalem du reste de la Cisjordanie.

17. Les procédures de planification administrative pour la colonisation ont repris de manière très intensive à partir de novembre 2010. Quatre nouveaux projets urbains ont été approuvés (le premier depuis le mois de mars) pour examen officiel, pour un total de 1 275 nouveaux logements dans les colonies de Ramot et de Har Homa et pour 625 à Pisgat Ze’ev. L’expansion de Har Homa, notamment, implique une nouvelle consolidation du cercle intérieur, car elle prévoit la construction de logements en dehors de la zone de l’agglomération actuelle. Encore en novembre 2010, les autorités israéliennes ont fait avancer la construction de colonies à Jérusalem-Est en émettant des appels d’offres pour la construction de 238 logements dans les colonies de Ramot et de Pisgat Zeev. 479 appels d’offres supplémentaires ont été émis pour des constructions à Har Homa, à Gilo, à Pisgat Ze’ev et à Talpiot Est (sur la base de projets approuvés avant 2010). Enfin, la mise en œuvre d’un projet de construction controversé de quatre nouveaux hôtels avec 1 400 chambres à No-Man’s Land près de Talpiot a été relancé début juillet (mais qui a été temporairement suspendue à la suite de protestations internationales).

Le cercle extérieur de colonies

18. Le cercle extérieur comprend les colonies en dehors de la frontière municipale de Jérusalem, mais concerne principalement le côté occidental du mur. Ces colonies accroissent davantage l’isolement de Jérusalem par rapport au reste de la Cisjordanie. Elles comprennent les trois principaux « blocs de colonies », de Giv’at Ze’ev, de Ma’ale Adumim et le bloc de Gush Etzion où vivent environ 100 000 colons.

19. Des préoccupations subsistent concernant les zones qui ont été désignées pour la poursuite de l’expansion, telles que la zone E1 (située entre Jérusalem et la colonie de Ma’ale Adumim). Il existe dans cette zone un projet de longue date pour la construction d’une nouvelle colonie, avec 3 500 logements pour environ 14 500 colons. Le projet comprend un parc industriel, un poste de police, des infrastructures à grande échelle, un développement commercial et des aménagements de loisirs. En 2008, les quartiers généraux de la police de « Judée et Samarie » ont été déplacés dans la zone E1. La mise en œuvre du projet E1 aurait pour effet non seulement de diviser la Cisjordanie pour en faire une partie nord et une partie sud, mais en créant une contiguïté entre les colonies et Jérusalem, elle constituerait aussi l’étape finale de l’isolement géographique de Jérusalem-Est par rapport au reste de la Cisjordanie.

ARCHEOLOGIE

20. L’externalisation de projets archéologiques auprès d’organisations de colons constitue un exemple clair de l’implication du gouvernement dans les activités de colonisation dans le Bassin Historique. L’utilisation de l’archéologie en tant qu’outil politico-idéologique dans la zone de Wadi Hilweh, immédiatement au sud du mont du Temple/Haram Al-Sharif (souvent appelée la zone de « la Cité de David »), constitue une source croissante de préoccupation. Selon les récits historiques, la Jérusalem biblique a trouvé ses origines dans cette zone il y a environ 3 000 ans et l’endroit a fait l’objet de nombreuses fouilles archéologiques tout au long du siècle dernier.

21. La gestion des différents sites archéologiques à Wadi Hilweh/Cité de David est désormais largement confiée à une ONG juive proche des colons dénommée El’ad. Au fil des années, cette organisation a réussi à obtenir des financement de plus en plus importants pour ses projets archéologiques. L’organisation a signé un partenariat avec l’Autorité des Antiquités Israéliennes, qui est payé directement par El’ad pour réaliser physiquement les fouilles, sans aucune implication palestinienne ou surveillance internationale. Par ailleurs, El’ad, avec le soutien de la municipalité de Jérusalem, a réussi à obtenir un contrat avec l’Autorité israélienne de l’environnement et des parcs pour la gestion d’un parc archéologique pour touristes à Wadi Hilweh/ Cité de David. Par conséquent, en plus des fouilles, c’est également la présentation de l’archéologie de l’ancienne Jérusalem qui a été externalisée à El’ad.

22. Il en a résulté une forte monopolisation du récit historique, qui exploite les connotations judéo-israéliennes de la région et effectivement prive les Arabes/ musulmans du droit de prétendre à des liens historico-archéologiques avec ce même endroit. Le but principal d’une telle approche préprogrammée dans la présentation de preuves archéologiques dans cette zone semblerait relever d’un effort concerté qui vise à se servir de l’archéologie pour renforcer les prétentions à une continuité historique juive à Jérusalem, et ainsi créer une justification historique pour l’établissement de Jérusalem en tant que capitale éternelle et indivisible d’Israël.

PLANIFICATION, DÉMOLITIONS ET EXPULSIONS

23. Le régime de planification de la municipalité de Jérusalem reste une source de préoccupation, car il impose des restrictions sévères sur la construction de logements palestiniens à Jérusalem-Est. De nombreux Palestiniens vivent sous la menace de voir leur maison démolie et d’être expulsés, ce qui rajoute aux tensions actuelles. Il en résulte de ces restrictions une pénurie de logement à Jérusalem-Est et des démolitions régulières de structures appartenant aux Palestiniens.

24. Selon le régime de planification, 13 % du terrain à Jérusalem-Est est actuellement divisé en zones pour des constructions palestiniennes (par rapport à 35 % qui est alloué aux colons israéliens). C’est seulement sur ces 13 %, déjà densément construits, que les Palestiniens ont la possibilité d’obtenir un permis de construire émis par Israël, ou de réparer et d’entretenir leur maisons ainsi que les structures nécessaires à leur vie quotidienne. Cependant, il est extrêmement difficile pour des Palestiniens résidant à Jérusalem-Est d’obtenir ces permis du fait des exigences administratives. En outre, les procédures durent plusieurs années et en général impliquent un coût prohibitif.

25. Ces dernières années, les Palestiniens ont reçu moins de 200 permis par an. Si on se base sur la croissance de la population, il faudrait 1 500 permis pour des logements par an afin de couvrir les besoins en logements.

26. Le régime restrictif de planification provoque une pénurie aiguë de logement à Jérusalem-Est. En outre, les logements palestiniens sont surpeuplés et en mauvais état. Le régime de planification pose un dilemme difficile pour les familles palestiniennes : elles ont le choix de migrer en dehors de la zone municipale de Jérusalem (et donc perdent leur statut de résident), ou de construire sans le permis nécessaire. Selon le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies à Jérusalem (OCHA), au moins 32 % des bâtiments palestiniens à Jérusalem-Est n’ont pas ce permis, ce qui met en péril environ 88 000 Palestiniens.

27. Les immeubles construits sans permis sont considérés comme illégaux par les autorités israéliennes, qui émettent des ordres de démolition à leur encontre. Selon des sources officieuses, il y aurait actuellement jusqu’à 1 500 immeubles résidentiels « illégalement » construits à Jérusalem-Est qui ont fait l’objet d’ordres de démolition. Au cours de cette année, l’OCHA a recensé la démolition de 50 bâtiments appartenant à des Palestiniens à Jérusalem-Est, ce qui a touché plus de 250 personnes (dont la moitié sont des enfants). Les familles ne reçoivent pas seulement une amende pour avoir construit leurs maisons sans permis, mais on peut également leur demander de payer les frais de démolition. Certaines familles palestiniennes démolissent eux-mêmes leurs maisons afin d’éviter ces amendes (le chiffre est estimé à 6 familles cette année).

28. La municipalité de Jérusalem reconnait qu’il existe une crise de planification urbaine dans Jérusalem-Est. La nouvelle politique de la municipalité pour Jérusalem-Est, présentée en décembre 2009, vise à « accroître de manière significative le nombre d’étages et la proportion de constructions par rapport au plan qui a été approuvé, à fournir de nombreuses solutions pour augmenter le nombre de logements résidentiels dans cette zone, ainsi que des solutions en terme des difficultés actuelles ». Cependant, selon certains experts en urbanisme, la nouvelle politique n’entrainera aucun progrès significatif dans les quartiers palestiniens densément peuplés et mal entretenus.

29. La prise de contrôle de la propriété palestinienne est souvent associée à l’expulsion d’habitants palestiniens. Pour l’année 2010, il y a eu trois cas où des Palestiniens ont été expulsés par la force, deux dans la Vieille Ville, un à Jabal Mukabber. Dans ces cas, les propriétés ont été reprises par des colons israéliens, ou par des organisations de colons, sous la protection de la police. Ces expulsions ont touché environ 70 personnes cette année. A Sheikh Jarrah, plus de 60 Palestiniens ont perdu leur foyer ces dernières années et on estime que 500 personnes courent toujours le risque d’expulsion forcée, d’expropriation ou de déplacement dans un avenir proche.

STATUT DE RÉSIDENT

30. Des mesures restrictives continuent de s’appliquer pour les papiers d’identité et le statut de résident des Palestiniens de Jérusalem-Est. A la suite de l’occupation israélienne de Jérusalem-Est en 1967, a été accordé aux habitants palestiniens de la ville le statut civil de « résidents permanents » d’Israël. Ce statut leur donne le droit de vivre à Jérusalem et de travailler en Israël, sans besoin de permis spécifique. Afin de garder ce statut, les habitants doivent régulièrement prouver qu’ils respectent les critères selon lesquels Jérusalem constitue le centre de leur vie. S’ils ne réussissent pas à convaincre les autorités israéliennes, leur statut est révoqué et ils perdent le droit de résider dans la ville. Entre 1967 et le milieu de 2010, quelques 14 000 Palestiniens ont vu leur statut révoqué. A la différence de la citoyenneté israélienne, la résidence permanente n’est pas automatiquement transmise aux enfants non-juifs, auxquels celle-ci n’est accordée que sous certaines conditions. Cette situation provoque des difficultés pour enregistrer des enfants dans le cas où l’un des parents habite à Jérusalem et l’autre est originaire d’une autre partie de la Cisjordanie ou de la bande de Gaza. Le Centre de Jérusalem pour les droits socio-économiques estime que le nombre d’enfants non-enregistrés atteint le chiffre de 10 000 à Jérusalem-Est. L’impossibilité d’enregistrer ces enfants signifie qu’il leur est extrêmement difficile d’accéder à une éducation de base, aux soins de santé et à d’autres services sociaux. Environ 5 500 enfants en âge d’être scolarisés ne sont pas enregistrés et donc ne vont pas à l’école.

31. Le droit de résidence permanent n’étant pas automatiquement transféré par le mariage, un(e) habitant(e) palestinien(ne) de Jérusalem-Est qui épouse un(e) habitant(e) palestinien(ne) de Cisjordanie ou de la bande de Gaza et souhaite résider dans la ville avec son/sa conjoint(e) doit faire une demande de regroupement familial. Les demandes de regroupement familial et de cartes d’identité, ainsi que celles pour l’identification des enfants et des conjoints, font l’objet une procédure bureaucratique longue et onéreuse. En 2003, Israël a introduit la Loi sur la nationalité et l’entrée en Israël, qui a un impact disproportionné sur les habitants de Jérusalem-Est. En effet, cette Loi interdit le regroupement familial non seulement pour leurs conjoints, mais également pour leurs enfants.

32. Au mois de juin de cette année, les autorités israéliennes ont invoqué « le manquement au devoir de loyauté envers l’Etat d’Israël » afin de retirer le droit de résidence à trois membres du Conseil législatif palestinien, ainsi qu’à un ancien ministre palestinien pour les affaires de Jérusalem.

ACCÈS ET DÉPLACEMENTS

33. Le tracé de la barrière de séparation, et le régime de permis qui y est associé, continuent d’avoir des effets humanitaires, sociaux et économiques graves sur la vie des Palestiniens. Ils continuent de couper tout lien entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie et même entre les communautés palestiniennes à Jérusalem-Est.

34. La construction de la barrière de séparation, qui a démarré en 2002, a continué tout au long de 2010. Dans la zone autour de la municipalité de Jérusalem, la barrière de séparation est longue de 168 kms, dont seulement 3 % longe la Ligne verte de 1967. La raison principale de cette déviation était d’intégrer 12 colonies israéliennes (et l’espace pour leur future expansion). 35. Le tracé de la barrière de séparation modifie de fait les frontières de Jérusalem et, dans certains cas, elle traverse des quartiers palestiniens densément peuplés. Par conséquent, de nombreuses communautés palestiniennes (telles que celles de Kafr‘Aqab et de Shu’fat) habitant à l’intérieur de la frontière municipale de Jérusalem se retrouvent du côté « Cisjordanie » de la barrière de séparation. Ces communautés doivent passer des checkpoints pour avoir accès aux soins de santé, à l’éducation et à d’autres services auxquels ils ont droit en tant qu’habitants de Jérusalem. La barrière de séparation a également des effets sur 16 localités de Cisjordanie qui sont piégés du côté « Jérusalem » de la barrière de séparation. Le statut de ces habitants par rapport à leur droit de résidence est incertain ; ils n’ont pas accès aux services de base et craignent d’être déplacés.

36. Au mois d’avril de cette année, les travaux de construction sur la barrière de séparation autour du village palestinien de Al Walaja ont repris. Ces travaux ont entraîné la confiscation de terrains et le déracinement d’arbres. Une fois achevé, la barrière de séparation entourera complètement le village (qui ne sera accessible que par le biais d’un tunnel) et coupera les agriculteurs d’une grande partie de leurs terres agricoles.

37. Les Palestiniens qui n’ont pas de droit de résidence à Jérusalem-Est, ou qui n’ont pas la nationalité israélienne, ont besoin d’un permis pour entrer à Jérusalem. Les Palestiniens qui se voient accorder un permis ont un accès limité à 3 des 14 checkpoints de la barrière de séparation : à Qalandya, à Gilo et à Zaytoun. La procédure pour obtenir ce permis est difficile et longue et de nombreuses conditions s’appliquent, il y a par exemple une limite de temps ou l’interdiction de conduire une voiture ou de passer la nuit. Ceux qui ont une carte d’identité cisjordanienne et un permis pour Jérusalem ou Israël doivent entrer et sortir par le même checkpoint et courent le risque de se voir retirer leurs permis s’ils ne respectent pas cette obligation. Les permis sont suspendus lors de fermetures pour raisons de sécurité et souvent pendant les fêtes juives.

ÉDUCATION

38. Le secteur de l’éducation à Jérusalem-Est souffre énormément du nombre insuffisant de salles de classe, de l’état médiocre des équipements existants et de plusieurs restrictions d’accès. De nombreux étudiants n’arrivent pas à terminer leur cycle d’études secondaires et le taux d’élèves abandonnant leurs études est beaucoup plus élevé qu’à Jérusalem-Ouest. Il est extrêmement difficile pour les étudiants palestiniens d’avoir accès aux écoles ou universités. Leurs temps de trajet sont plus longs et ils subissent des retards pour y parvenir. C’est également le cas pour les étudiants de Jérusalem qui souhaitent aller à l’école de l’autre côté du mur de séparation.

39. Le système d’éducation à Jérusalem-Est manque toujours d’environ 1 000 salles de classe ; seulement 39 nouvelles salles de classe ont été construites récemment. Des limitations de l’aménagement urbain bloquent la construction de nouveaux équipements scolaires et certaines écoles sont menacées de démolition ou d’être mises sous scellés. A cause de cette pénurie, les enfants étudient souvent dans des salles de classe surpeuplées et improvisées, avec des équipements qui n’ont pas été prévus pour l’enseignement ; il manque des bibliothèques et même des cours de récréation. L’ONG israélienne ACRI estime qu’en 2009, 50 % des salles de classe à Jérusalem-Est étaient inadaptées ou en dessous des normes. Les étudiants de Jérusalem-Est sont également défavorisés par rapport au financement de l’éducation. Selon la municipalité de Jérusalem, les étudiants qui vont à l’école primaire à Jérusalem-Est ne bénéficient que d’un quart du budget dont bénéficient les étudiants dans d’autres parties de la ville. Seulement environ 20 % du budget global municipal pour l’éducation est dépensé à Jérusalem-Est.

SANTE

40. Alors que les habitants de Jérusalem-Est qui vivent du côté « Jérusalem » de la barrière de séparation ont la possibilité de bénéficier de l’assurance santé israélienne et d’un accès à des soins de santé convenables, les résidents de Jérusalem qui se retrouvent bloqués du côté « Cisjordanie » de la barrière se voient régulièrement privés de leur droit à des soins de santé appropriés.

41. Par ailleurs, des services de santé spécialisés, qui ne sont pas disponibles en Cisjordanie ou à Gaza, y compris des soins pour le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires, sont uniquement dispensés par les hôpitaux (non-gouvernementaux) de Jérusalem-Est. Les Palestiniens de Cisjordanie, qui représentent environ 60 % du total des admissions dans ces hôpitaux, ont besoin d’un permis pour entrer à Jérusalem afin de recevoir des soins. Les patients qui ont besoin de soins urgents, qui sont uniquement disponibles à Jérusalem, sont particulièrement touchés par les retards qui résultent des restrictions d’accès imposées par les Israéliens. Les fermetures générales des checkpoints par les autorités israéliennes bloquent encore plus l’accès aux hôpitaux de Jérusalem-Est pour recevoir des soins car, sauf en cas d’urgence, les autres permis d’accès médicaux deviennent temporairement invalides. Pendant la période de 12 mois qui s’est terminée en mars 2010, il y a eu un total de 50 jours de fermeture générale.

42. Depuis 2008, tout le personnel médical, à l’exception des médecins, qui vit en Cisjordanie, n’est autorisé à traverser que par les trois checkpoints principaux (à Qalandiya, à Gilo et à Zaytoun). Seuls les médecins continuent d’avoir un tampon spécial sur leurs permis qui leur donne le droit d’utiliser n’importe quel checkpoint pour atteindre Jérusalem-Est. Ces restrictions d’accès supplémentaires provoquent des retards importants et empêchent les hôpitaux de fonctionner de manière efficace, et de fournir des soins de santé de qualité.

43. Le Ministère israélien de la santé interdit aux hôpitaux de Jérusalem-Est d’importer du matériel médical de Cisjordanie, ce qui crée des problèmes d’approvisionnement et de logistique pour les hôpitaux et entraîne des coûts plus élevés. Par ailleurs, chaque hôpital a un quota pour le nombre de nouveaux employés qu’il peut recruter en Cisjordanie. Le personnel médical stagiaire a également besoin d’avoir accès aux hôpitaux afin d’achever ses études (et, par conséquent, de répondre aux besoins futurs en termes de personnel pour le secteur de santé). Environ 90 % de ces étudiants viennent de Cisjordanie. En juin 2010, un grand nombre de ces étudiants se sont vus refuser le renouvellement de leur permis par les autorités israéliennes.

44. Bien que les habitants de Jérusalem-Est fassent partie du système de santé israélien et y cotisent, leur accès aux soins de santé est également limité par l’obligation pour le personnel ambulancier de ne rentrer dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est que sous escorte policière. Le temps d’attente pour une ambulance est souvent inutilement long et potentiellement extrêmement grave pour les habitants palestiniens de Jérusalem-Est.

L’ECONOMIE

45. La situation économique à Jérusalem-Est reste une source de préoccupation majeure. La barrière continue d’avoir des effets particulièrement négatifs sur les liens commerciaux historiquement forts entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Il existe, par exemple, des restrictions sur les importations de produits laitiers et de légumes de Cisjordanie vers Jérusalem-Est. Un projet de loi récent a pour objectif d’interdire aux Palestiniens d’y travailler en tant que guides touristiques. Ceci priverait non seulement les visiteurs d’une perspective palestinienne sur Jérusalem, mais représenterait également une baisse significative de revenus pour les Palestiniens de Jérusalem-Est.

46. Alors que les Palestiniens représentent environ 30 % de la population de Jérusalem, approximativement 10 % des dépenses du budget municipal sont réalisées dans les quartiers palestiniens. La fourniture de services à Jérusalem-Est par la Municipalité de Jérusalem est inadéquate. Les quartiers palestiniens sont caractérisés par le mauvais état des routes, le manque ou l’absence totale de nettoyage des rues, les systèmes d’assainissement limités et l’absence d’espaces publics bien entretenus. Cela contraste fortement avec les quartiers où vivent les Israéliens (dans les colonies de Jérusalem-Ouest comme dans celles de Jérusalem-Est).

47. Les chiffres sur la pauvreté à Jérusalem-Est sont bien plus élevés que dans d’autres secteurs de la ville. Selon les statistiques publiées par l’Institut national d’assurance, 75,3 % des adultes palestiniens et 83,1 % des enfants palestiniens à Jérusalem-Est vivent en dessous du seuil de la pauvreté. On estime que plus de 95 000 enfants à Jérusalem-Est vivent dans un état de pauvreté constant.

LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT

48. De nombreux projets d’infrastructure qui ont été achevés ou qui sont en cours contribuent au contrôle israélien sur Jérusalem-Est occupée. Un tramway/train léger sur rail reliera les colonies israéliennes de Jérusalem-Est avec le centre de Jérusalem-Ouest. Sa construction s’est poursuivie tout au long de 2010 et est prévue de s’achever dans les prochains mois. La première ligne de ce tramway passera dans le quartier palestinien de Shu-fat et touchera la frontière sud de Beit Hanina.

49. Un réseau de routes séparé et d’un niveau inférieur est actuellement en train d’être créé pour les Palestiniens autour de Jérusalem. Un réseau de routes de contournement, à l’est de Jérusalem, est en train d’être construit et reliera les quartiers palestiniens situés derrière la barrière de séparation au nord et au sud de Jérusalem. Il semblerait que l’objectif des autorités israéliennes pour ces routes est de sécuriser la soi-disante « continuité de transport » pour les Palestiniens vivant au nord et au sud de la Cisjordanie qui, en réalité, sont déjà privés de la possibilité de se déplacer depuis Ramallah jusqu’à Bethléem en passant par Jérusalem-Est. Il est prévu que l’une des routes principales reliant Hizma à Az Zayyem aura un accès, limité par un checkpoint israélien supplémentaire, à Anata (au nord de Ma’ale Adumium). Elle est séparée par un mur d’une route parallèle réservée exclusivement aux véhicules israéliens, qui relie la colonie de Ma’ale Adumim à Jérusalem.

50. Il y a au moins deux autres routes actuellement en cours de construction : la première est la Route 20, une route de contournement latérale qui reliera directement la route 443 (à l’ouest de Ramallah) à Pisgat Zeev. Elle sera réservée aux Israéliens et aux habitants palestiniens de Jérusalem. La deuxième est une route d’accès supplémentaire au sud de Ma’ale Adumim, réservée aux seuls Israéliens et dont l’objectif est de faciliter la circulation et l’accès à Ma’ale Adumim. Des confiscations de terrains ont eu lieu au sud de la zone de Ma’ale Adumim/E1 pour la construction d’une autre route de contournement pour la circulation palestinienne. L’effet cumulé de ce nouveau réseau routier sera de limiter encore plus la circulation palestinienne dans la zone de Ma’ale Adumim/E1. Des communautés bédouines, qui ne sont pas prises en compte dans le processus d’urbanisme, ont déjà été déplacées de cette zone.

INSTITUTIONS PALESTINIENNES

51. En 1993, le ministre israélien des Affaires étrangères de l’époque a reconnu, dans un courrier à son homologue norvégien, l’importance des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est et a ajouté que leurs activités ne seraient pas gênées. Cependant, en 2001, Israël a décidé de fermer la plupart de ces institutions. Selon les termes de la Feuille de route, Israël devait rouvrir ces institutions, alors que l’UE a également demandé la réouverture des institutions palestiniennes dans les conclusions du Conseil de décembre 2009.

52. Néanmoins, les autorités israéliennes continuent de renouveler l’ordre de fermeture pour de nombreuses institutions tous les six mois (le dernier date du 25 juillet et a prolongé la fermeture pour six mois supplémentaires à partir du 9 août 2010). Elles basent leur décision sur des affirmations selon lesquelles ces institutions sont affiliées à l’Autorité palestinienne et, par conséquent, violent les Accords d’Oslo. Cette situation contribue à saper le rôle de Jérusalem en tant que moteur et centre de la société palestinienne.

53. Le vide institutionnel et l’absence totale d’institutions dirigeantes à Jérusalem-Est créés par la fermeture prolongée de ces institutions, en particulier celle de Orient House, qui fonctionnait en tant que foyer de l’OLP à Jérusalem-Est, restent une préoccupation majeure. Les hommes politiques qui sont en activité à Jérusalem subissent des mesures répressives de la part d’Israël. Ce vide continue d’avoir un impact grave sur tous les domaines de la vie palestinienne à Jérusalem-Est (politique, économique, sociale et culturelle) et provoque une fragmentation croissante de la société à tous les niveaux, l’isolation de communautés et affaiblit le sens d’identité collective. Ce qui est également préoccupant, c’est le sentiment général partagé par de nombreux Palestiniens habitant à Jérusalem-Est d’être abandonnés, ainsi que l’absence d’institutions financées par l’Etat et les organisations laïques palestiniennes. Ceci donne aux organisations islamiques extrémistes plus de possibilités pour étendre leur influence.

ACCÈS AUX SITES RELIGIEUX

54. Jérusalem est une ville qui a une grande importance pour les trois religions monothéistes et abrite un grand nombre de leurs lieux sacrés. Cependant, tout au long de l’année, les restrictions d’accès et les régimes de fermeture continuent d’empêcher les fidèles chrétiens et musulmans de visiter leur lieux sacrés, qui sont situés à Jérusalem / dans la Vieille Ville. Les restrictions sont généralement renforcées pendant les fêtes religieuses. Pendant le mois de Ramadan, de nombreux musulmans ne peuvent aller prier dans la mosquée de leur choix, notamment à la mosquée de Al Aqsa. Cela était de nouveau le cas en 2010, quand l’accès pour les Palestiniens titulaires d’une carte d’identité cisjordanienne a été limité aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 45 ans et aux enfants de moins de 12 ans. Les hommes qui avaient entre 45 et 50 ans et les femmes d’entre 30 et 45 ans étaient obligés de demander des permis spéciaux. Cela veut dire que 40 % de la population de la Cisjordanie était privé d’accès à la prière de vendredi. Cependant, il faut noter que pendant la période de Ramadan, les checkpoints autour de Jérusalem fonctionnaient de manière plus ordonnée que par le passé.

55. En 2010, les autorités israéliennes ont de nouveau invoqué des raisons de sécurité pour intensifier les restrictions d’accès pour les pèlerins chrétiens pendant la Cérémonie du feu sacré de la Pâque orthodoxe chrétienne et pendant le dimanche des Rameaux. Des restrictions similaires ne sont pas mises en place pour la population juive pendant ses fêtes religieuses. Par ailleurs, un grand nombre de croyants chrétiens et musulmans ont des difficultés pour obtenir ou pour prolonger leurs permis, y compris pour rendre visite au clergé, et ceci pour plusieurs raisons. Les membres des églises et des communautés religieuses, ainsi que les volontaires qui travaillent pour eux, qui font la demande pour un permis de longue durée sont généralement soumis à des procédures longues, compliquées et opaques.

LE HARAM AL-SHARIF/ MONT DU TEMPLE

56. Les évènements au Haram al-Sharif, ou au mont du Temple, sont importants à plusieurs égards - ils sont source de tensions entre les différentes communautés au niveau local, mais suscitent également un intérêt mondial, l’exemple étant les grandes manifestations des musulmans à chaque fois qu’ils perçoivent que la présence musulmane à Jérusalem est contestée. Pour cette raison, le site est l’un des plus sensibles à Jérusalem et, par conséquent, tout évènement qui a lieu sur ce site, ou aux alentours, risque d’avoir des répercussions graves.

57. En 2010, la zone du Haram al-Sharif/mont du Temple a continué d’être marquée par un accroissement de tensions et de provocations qui ont provoqué des émeutes dans les quartiers palestiniens. Des visites répétées et provocatrices effectuées par des groupes radicaux politiques et religieux juifs dans la zone de Haram, qui ont continué en 2010, sont extrêmement problématiques. Les forces israéliennes ont pénétré dans la mosquée Al Aqsa à plusieurs reprises et ont affronté des musulmans qui lançaient des pierres. Cette perception d’une menace sur les sites religieux alimente des rumeurs qui à leur tour conduisent à des confrontations violentes entre les différents groupes.

58. Les conflits concernant les différents projets de construction (par exemple, « les tunnels archéologiques », les projets récents qui visent à modifier l’esplanade du Mur des Lamentations...) sont des exemples de l’absence de recherche de consensus de la part d’Israël autour de ces projets qui concernent des zones sensibles de la ville. Les travaux sur la Porte Mughrabi en 2010 en sont un bon exemple. Le Waqf, la structure islamique responsable de la zone du Haram al-Sharif, a exprimé son inquiétude concernant la construction par les autorités israéliennes, sans leur accord, d’un nouveau pont pour remplacer la passerelle menant à la Porte Mughrabi qui s’était effondrée. Les travaux sur la Porte Mughrabi, le passage entre l’esplanade du Mur des Lamentations et le mont du Temple/ Haram al Sharif, ont repris au mois de septembre à la suite de la décision du Tribunal de district de Jérusalem d’autoriser les travaux. Selon le Waqf, les dégâts subis par la passerelle sont négligeables et pourrait être réparés sans remplacer toute la structure. Il soupçonne que cela pourrait être utilisé comme une opportunité pour entreprendre de nouvelles fouilles sous la passerelle ou, comme le projet semblait prévoir à l’origine (avant la décision de rejet du Tribunal), pour agrandir la zone de l’esplanade du Mur des Lamentations. Un nouveau projet pour la Porte Mughrabi, annoncé au mois de novembre de cette année, semble avoir beaucoup moins d’envergure dans le sens qu’il n’inclut pas l’agrandissement de la Place. Cependant, cette fois encore, le Waqf n’a pas été consulté dans ce processus.

[Annexe 2]

Renforcer la politique de l’UE sur Jérusalem-Est Les propositions des Chefs de Mission à Jérusalem et à Ramallah en 2010 sont globalement conformes avec celles de 2009. Gardant à l’esprit le caractère sensible de la situation à Jérusalem, elles ont été formulées dans un esprit visant à maintenir la possibilité d’une solution à deux Etats comme l’ont énoncé de nombreuses déclarations de l’UE, les conclusions du Conseil du 8 décembre 2009 n’étant pas des moindres. Elles restent donc valables, mais ont été adaptées et mises à jour pour refléter la situation décrite dans ce rapport annuel - soulignant des actions spécifiques visant à maintenir le tissu social palestinien à Jérusalem-Est aux niveaux politiques, culturels et économiques.

A. Jérusalem-Est en tant que future capitale palestinienne.

1) Conformément aux objectifs du Plan de Développement Stratégique Multisectoriel pour Jérusalem-Est, promouvoir une approche coordonnée et une stratégie palestinienne cohérentes vis-à-vis de Jérusalem-Est. 2) Promouvoir la mise en place d’un lieu central et d’un représentant de l’OLP à Jérusalem-Est. 3) Tenir des événements nationaux ou européens à Jérusalem-Est (quand cela est approprié pour les institutions palestiniennes). 4) Accueillir régulièrement les officiels Palestiniens et les visiteurs de l’UE de haut niveau dans les missions et résidences de l’UE à Jérusalem-Est. 5) Eviter un accompagnement sécuritaire ou protocolaire israélien des personnalités des Etats Membres lors des visites de la Vieille Ville et de Jérusalem-Est. 6) Empêcher/décourager les transactions financières d’acteurs de pays membres de l’UE à Jérusalem-Est, en adoptant une législation appropriée de l’UE. 7) Compiler des directives non contraignantes pour les Tour Opérateurs de l’UE pour empêcher le soutien aux activités des colonies de Jérusalem-Est (par exemple, hôtels, compagnies de bus, sites archéologiques contrôlés par des organisations pro-coloniales, etc.) 8) S’assurer que l’Accord d’Association UE-Israël ne sert pas à permettre l’exportation vers l’UE de produits fabriqués dans les colonies de Jérusalem-Est. 9) Elever la conscience publique sur les produits des colonies, par exemple en fournissant aux principaux distributeurs de l’UE des indications d’origine sur les produits des colonies. 10) Informer les citoyens de l’UE sur les risques financiers impliqués dans l’achat de propriétés dans Jérusalem-Est occupé.

B. Rouvrir les Institutions palestiniennes dans Jérusalem-Est.

1) Souligner la réouverture, stipulée par la feuille de route, des institutions palestiniennes lors des rencontres à haut niveau avec des représentants Israéliens, ainsi que dans les discussions et déclarations de l’UE et du Quartet. 2) Accueillir des événements de la société civile palestinienne de Jérusalem dans les édifices culturels, les consulats et les résidences diplomatiques jusqu’à ce que les institutions soient rouvertes. 3) Explorer l’utilisation des institutions palestiniennes pour promouvoir les intérêts conjoints EU-OLP.

C. Droits économiques et sociaux de la population palestinienne

1) Fournir une aide pour s’assurer que les Palestiniens soient inclus dans les plans directeurs de développement urbain à Jérusalem-Est afin que, par exemple, les besoins en logements palestiniens soient satisfaits. 2) Lors des rencontres de haut niveau, insister sur les graves préoccupations de l’EU concernant les services d’urgence inadéquats, tels qu’ambulances, pompiers et sécurité pour tous les habitants de Jérusalem-Est. 3) Coordonner, financer et soutenir des projets dans Jérusalem-Est.

D. Dimension religieuse et culturelle de la ville

1) Soutenir et encourager le dialogue interreligieux à Jérusalem. 2) Encourager les pays arabes à reconnaître la dimension multiculturelle de Jérusalem, y compris son patrimoine juif et chrétien. 3) S’engager à informer (par exemple, sites web, etc.) les citoyens de l’EU venant en visite sur la situation politique dans Jérusalem-Est.

E. Renforcer le rôle de l’Union Européenne

1) Rehausser la coordination locale entre les acteurs du Quartet pour leur influence dans la prise d’orientations et de décisions [israéliennes]. 2) Assurer la présence de l’UE quand il y a un risque de démolitions ou d’évictions de familles palestiniennes. 3) Assurer la présence de l’UE dans les tribunaux israéliens sur les cas de démolitions de maison ou d’évictions de familles palestiniennes. 4) Assurer l’intervention de l’UE quand des Palestiniens sont arrêtés ou intimidés par les autorités israéliennes pour des activités culturelles, sociales ou politiques pacifiques dans Jérusalem-Est.

5) Rendre opérationnelle la politique de l’UE

-  pour faire venir les visiteurs de haut niveau aux sites sensibles (par exemple, la barrière de séparation, etc.).
-  sur la logistique pour les visiteurs de haut niveau (par exemple : choix de l’hôtel, changement de transport Est /Ouest)
-  sur les contacts avec le maire de Jérusalem et en se retenant de rencontrer les responsables Israéliens dans leurs bureaux de Jérusalem-Est (par exemple, au ministère israélien de la justice, etc.)
-  sur la transmission d’informations à propos des colons violents de Jérusalem-Est, pour estimer s’ils ont le droit d’entrer dans l’UE.

publié par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

http://www.plateforme-palestine.org...

 


La révolution en Egypte et le corridor Philadelphie

publié le dimanche 30 janvier 2011

Gilles Paris

 
Toute modification du pouvoir égyptien pourrait avoir une conséquence immédiate pour la gestion de la frontière commune à l’Egypte et à Gaza

On peut facilement mesurer la différence entre la révolution de Tunis et celle peut-être en cours au Caire : dix kilomètres. Avant même de tenter d’imaginer ce qu’impliquerait au niveau régional le renversement du président Hosni Moubarak (un changement dramatique des paramètres actuels, on y reviendra nécessairement), on peut commencer par constater que toute modification du pouvoir égyptien pourrait avoir une conséquence immédiate pour la gestion de la frontière commune à l’Egypte et à Gaza.

Zone de trafics située, vu du Caire, aux confins d’un Sinaï où les troupes égyptiennes ne sont pas les bienvenues, le “corridor Philadelphie” fait l’objet d’une attention très soutenue de la part d’Israël et des Etats-Unis avant la guerre de décembre 2008-janvier 2009 et depuis. Le blocus côté israélien (tempéré par la reprise modérée des livraisons mentionnées sur ce blog les semaines passées) fait de cette frontière un enjeu stratégique.

Que ferait l’armée israélienne si elle avait la conviction que le nouveau pouvoir égyptien (dans le cas d’un renversement) ne s’opposait plus à un réarmement clandestin du Hamas ? Elle ne resterait certainement pas inerte. Quant aux réflexions d’un Giora Eiland imaginant un grand troc territorial régional pour relancer un véritable processus de paix, elles peuvent plus que jamais rejoindre le cimetière des espérances déçues.

publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

 


Chatila  : la vie après le massacre

publié le samedi 29 janvier 2011

Denis Sieffert, Jennifer Austruy

 
Le cinéaste Denys Piningre est revenu récemment dans le camp de réfugiés au sud de Beyrouth, près de trente ans après l’extermination de mille cinq cents à deux mille civils.

De rires d’enfants, des écoles, des jeux, bref, de la vie… Quoi de plus ordinaire ? Banales, les images de Denys Piningre le seraient si ces rires ne venaient pas d’un lieu dont le nom est à jamais frappé de malédiction : Chatila. Ce camp de réfugiés palestiniens situé dans la banlieue sud de Beyrouth, où les phalangistes libanais s’adonnèrent au plus épouvantable des massacres dans la nuit du 16 au 17 septembre 1982, exterminant à l’arme blanche ou au fusil-mitrailleur vieillards, femmes et enfants. La force du film de Denys Piningre, Chatila, les femmes et les enfants, réside dans le contraste entre le souvenir du cauchemar, évoqué par des photographies de corps atrocement mutilés, les propos des rescapés, et les images d’aujourd’hui qui, envers et contre tout, se ­résument d’un mot presque irrationnel : l’espoir. On y entend notamment Abu Mujahed, directeur du Children & Youth Center et réfugié depuis 1948, qui décrit, laconique, le calvaire de son peuple.

Aujourd’hui, le camp reconstitué abrite une population apatride et traumatisée. Sans possibilité de retour sur leur terre ni chance d’obtenir des droits dans leur pays d’accueil, ses occupants survivent misérablement, sans eau courante, sans revenu. Un accès limité à l’électricité leur est permis moyennant 50 dollars par mois. Les coupures sont fréquentes, l’eau pompée directement du sol remonte par des tuyaux. Malgré ce tableau sombre, le documentariste dépeint l’espérance, la solidarité et la mobilisation de la population. Le Children & Youth Center accueille des enfants, leur donne des cours d’arabe et d’anglais, leur offre des activités récréatives. L’association Najdeh, créée en 1976 à l’initiative des veuves du massacre du camp de Tall Al Zaatar, forme des jeunes femmes à l’informatique.

Chaque témoignage communique l’attente du retour. Abeer Kassem, coordinatrice du Children &Youth Center, est née à Chatila, elle raconte l’importance de garder présente à l’esprit l’idée de Palestine. Les enfants qu’elle reçoit, issus de la troisième génération de réfugiés, ne doivent pas oublier leurs origines. « Personne ne sait quand le vent s’inversera. »

Sans pour autant tomber dans le tragique, le réalisateur donne à voir la vérité nue d’un peuple qui s’accroche à ses racines, entretient le souvenir, attend le jour du changement. Il fait habilement respirer le spectateur en alternant témoignages et images du camp. Les photos défilent et nous laissent le temps de nous imprégner des mots, de les digérer, d’en prendre toute la mesure. Le cauchemar des Palestiniens n’existe pas qu’en Palestine. Il y a ceux qui attendent, il y a ceux qui sont nés sans connaître leur pays, il y a ceux pour qui la Palestine n’est qu’un fantasme. Volontairement, parce que ce n’est pas son propos, Denys Piningre ne s’étend pas sur le contexte du massacre de septembre 1982. Lorsque l’armée israélienne est entrée dans Beyrouth, puis lorsque le général Sharon, alors ministre de la Défense, a décidé de poursuivre la traque jusque dans les camps palestiniens qu’il savait pourtant vidés de leurs combattants. Après avoir essuyé un refus de l’armée libanaise, c’est aux milices phalangistes qu’il s’adresse pour faire « le travail ». Affirmer que l’état-major israélien ne savait pas ce qui allait advenir relève évidemment du mensonge le plus éhonté.

À Jérusalem, le général Rafaël Eytan déclare devant le Conseil des ministres : « La seule chose qui va se produire est une explosion de vengeance. On peut imaginer comment cela commencera, pas comment cela se terminera. » Quant au général Amos Yaron, il assistait à la réunion des phalangistes peu avant leur entrée dans les deux camps de Sabra et de Chatila : « Faites ce que votre cœur vous dit de faire, tout vient de Dieu », lance un chef phalangiste en guise de consignes. Ils agiront à la lumière des fusées éclairantes lancées complaisamment par l’armée israélienne. Plus tard, lorsque Eytan téléphone à son ministre de la Défense au milieu de la nuit pour lui faire part de l’ampleur du massacre, Sharon décide… de se recoucher [1]. Ces éléments pour l’histoire ne sont pas dans le film. Mais la tragédie est omniprésente, comme en creux. Le film de Denys Piningre est au meilleur sens du mot une œuvre de résistance. La résistance que les jeunes générations palestiniennes opposent au souvenir par leur simple volonté de vivre et de retrouver un jour leur véritable patrie. Mais cela, c’est encore une autre ­histoire.  [2]

[1] Sharon, un destin inachevé, Daniel Haïk, L’Archipel, 2006

[2]

Le destin d’un film

Le film de Denys Piningre a un destin incertain. Sera-t-il visible un jour par un large public sur une chaine de télévision ? Ou en salle, autrement que par le vecteur de réseaux militants ? Pas sûr du tout. Produit de façon complètement indépendante, il constitue en revanche une excellente introduction à l’histoire, et permet des débats sur la question palestinienne. Et non pas seulement pour évoquer les massacres dont l’armée israélienne s’est rendue complice, ou dont elle a, depuis 1982, été directement l’auteur, mais aussi pour évoquer le sort des réfugiés, et poser le problème du droit au retour. Une question à laquelle Israël et la communauté internationale apportent la plus absurde des réponses, puisque tout juif a un « droit au retour » en Israël, au nom de la Bible, dans un pays où il n’a jamais vécu, ni lui ni ses plus lointains aïeux, alors que le droit au retour des Palestiniens réellement chassés de leurs terres est admis en droit par l’ONU, mais jamais en fait.

D.S.

Plus d’infos ou pour prendre contact avec le cinéaste sur son site : http://denys.piningre.free.fr, et s...

 


Platini : triste fin !

samedi 29 janvier 2011


Honteux ! Israel a été choisi pour organiser en 2013 le Championnat d’Europe des moins de 21 ans de l’UEFA . Le Comité exécutif de l’UEFA a clos hier la première journée de sa réunion inaugurale de 2011 sous la conduite du président de l’UEFA, Michel Platini, celui-là même qui aurait menacé de sortir Israel des championnats européens en raison de la situation des joueurs palestiniens.

Platini est il une girouette ? A-t-il des cadavres dans son placard que le lobby israélien aurait menacé de révéler ? Toujours est-il que et homme qui bénéficiait d’un respect et d’une estime considérables sera désormais connu comme ce qu’il est devenu : une marionnette aux mains de l’occupant israélien.

Choisir d’aller faire jouer les jeunes sportifs européens en Israel, quand on sait ce que subissent les jeunes Palestiniens, c’est vraiment abject.

- Michel Platini a choisi de tirer un trait sur les 400 enfants massacrés par Israël à Gaza il y a deux ans, et les milliers d’autres mutilés, qui ne pourront plus jamais faire de sport.

- Michel Platini a choisi de cautionner le blocus de Gaza qui étrangle des centaines de milliers de jeunes Palestinien, les laissant sans travail, sans avenir, sans possibilité d’aller étudier ou faire du sport à l’étranger.

- Michel Palatini a choisi d’ignorer le fait que l’équipe palestinienne de foot ne peut même pas s’entraîner, étant donné que ses joueurs n’ont pas le droit de se rencontrer.

- Michel Platini a choisi d’encourager les colons israéliens et leur armée qui tuent quotidiennement des enfants, des "juniors" justement.

- Michel Platini va emmener des jeunes jouer au pays de l’apartheid qui a érigé de hauts murs, des miradors et des barbelés sur les terres palestiniennes.

- Michel Platini crache sur les centaines d’enfants palestiniens actuellement emprisonnés et torturés par Israël

- Michel Platini se moque bien de tous les jeunes Palestiniens dont les maisons sont démolies à Jérusalem Est, et qui sont actuellement expulsés avec leurs familles.

- Michel Platini se bouche les oreilles face aux jeunes Israéliens qui racontent les exactions commises quotidiennement au sein de l’armée d’occupation israélienne.

Michel Platini passera à la postérité comme un homme indigne, un homme qui a longtemps fait croire qu’il avait des principes et qu’il pouvait être un exemple pour la jeunesse, mais qui n’est finalement qu’un pantin.

L’Euro 2013 ne sera pas celui de "L’Espoir" mais celui du racisme.

Indignez-vous ! Ecrivez et téléphonez à l’UEFA, à Platini et à la fédération française de football :

2) En France :

MICHEL PLATINI

Federation Francaise de Football

87, boulevard de Grenelle

75738 Paris Cedex 15. France

Téléphone : + 33 (0)1-44-31-73-73. Fax : + 33 (0)1-44-31-73-70

Pour écrire à Michel Platini : info@uefa.com

Autres contacts : Nathalie Boy de la Tour et Guillaume Nasli

e-mail : contact@fondationdufootball.com

PDG : Jean-Pierre Escalettes. e-mail : webmaster@fff.fr

2) Pour écrire au siège de l’UEFA qui se trouve à Nyon, en Suisse :

Aller sur le site de l’UEFA, en haut à droite, il y a "Nous écrire" : http://fr.uefa.com/community/feedback/index.html et mettre son adresse e-mail comme mot de passe.

Par la poste : UEFA : Route de Genève 46. Case postale CH-1260 Nyon 2. Suisse. Tel : +41 (0) 848 00 2727. Fax : +41 (0) 848 01 2727. Bureau des medias : Tel : +41 (0) 848 04 2727

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Israël mise sur Moubarak...

    samedi 29 janvier 2011
    Tandis que les Egyptiens descendaient dans les rues par centaines de milliers vendredi malgré toutes les interdictions et menaces, et que Moubarak prenait la parole à 23 H 30 pour annoncer la dissolution du gouvernement et faire des promesses verbales au peuple en colère, Israël espèrait le maintien du dictateur, déclarant qu’il "survivrait à cette vague de manifestations". "Nous pensons que le régime égyptien est assez fort pour surmonter cette vague de manifestations" , a déclaré (...)
  • Arrêtez le massacre des enfants par les colons israéliens et leur armée !

    vendredi 28 janvier 2011
    Nouvelle manifestation à AL Maasara près de Béthéem, où une soixantaine de Palestiniens, Israéliens et Internationaux ont protesté jeudi contre l’assassinat avant-hier de Uday Qadous du village de Iraq Burin, par deux deux colons et par l’agression de deux enfants par des colons de Safa (près de Beit Ommar), le même jour, dont l’un est est cliniquement mort. Dans ce village annexé par le Mur israélien, les manifestants ont également crié leur indignation à l’annonce (...)

 


Le Paraguay reconnaît la Palestine

publié le samedi 29 janvier 2011

el Watan

 
Le Paraguay a reconnu hier (28 janvier) la Palestine comme « Etat libre et indépendant » à l’intérieur des frontières de 1967 a annoncé ce même jour selon l’AFP le ministère paraguayen des Affaires étrangères. Suivant ainsi l’exemple de huit autres pays sud-américains dont le Brésil et l’Argentine.

« La République du Paraguay réitère explicitement la reconnaissance de cet Etat comme étant libre et indépendant, avec les frontières du 4 juin 1967 », soit avant l’occupation par Israël de Jérusalem-est, la Cisjordanie et la bande de Ghaza, dit le ministère dans un communiqué rendu public hier. Une centaine d’Etats reconnaissait déjà la Palestine, la plupart depuis les années qui ont suivi la déclaration d’ « indépendance » proclamée en 1988. Mais face au blocage du processus de paix, les responsables palestiniens ont intensifié leurs efforts pour obtenir la reconnaissance de leur Etat par de nouveaux pays. Une fois atteinte une masse critique de pays, ils espèrent porter leur revendication devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le pays « réaffirme sa conviction que les négociations entre Israël et la Palestine doivent être relancées pour parvenir à la paix et à la sécurité pour les deux nations », conclut le communiqué du ministère paraguayen. Sur douze pays en Amérique du Sud, huit pays ont déjà reconnu l’Etat palestinien : le Venezuela dès 2005, et depuis le 3 décembre 2009, en cascade derrière le Brésil : l’Argentine, l’Equateur, la Bolivie, le Guayana, le Chili et le Pérou (ces deux derniers n’ont pas fait mention de tracé). Deux pays ont dit qu’il le ferait en 2011 : l’Uruguay et le Surinam. Seule la Colombie devrait faire bande à part. « Israël est un allié très stratégique d’un point de vue militaire » pour le pays, explique le politologue colombien de l’université Alejo Vargas.

L’Amérique du Sud s’est rapprochée des pays arabes depuis le sommet de l’Aspa (Amérique du Sud-pays arabes) de 2005 à Brasilia, dans une démarche de développement des relations Sud-Sud. « A partir de 2005, les relations entre les pays d’Amérique du Sud et les pays arabes ont été de plus en plus denses et régulières », explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris. Un troisième sommet du genre est prévu le 16 février à Lima. Selon Michael Shifter, du Dialogue interaméricain, une organisation basée à Washington, « le Brésil a été fondamental dans ce processus. Il mène depuis un certain temps une politique étrangère indépendante avec assurance (...) La reconnaissance de la Palestine par le Brésil a ouvert la voie aux autre pays sud-américains ». Le Paraguay accueille une forte communauté d’origine arabe, notamment à Ciudad del Este, zone franche très active commercialement à la frontière du Brésil et de l’Argentine.

Le pays entretenait avec la Palestine des relations diplomatiques qui sont allées crescendo depuis 2005, à travers les ambassades du Brésil et d’Egypte. Le président paraguayen, Fernando Lugo, avait reçu à Asuncion, avec tous les honneurs d’un chef d’Etat, le président palestinien Mahmoud Abbas, le 27 novembre 2010. Les reconnaissances en cascade des pays latino-américains ont suscité la désapprobation de Washington qui les juge « contre-productives ». Israël a également mis en garde contre « toute décision unilatérale » à l’égard des Palestiniens. Le Centre Wiesenthal, une organisation luttant contre l’antisémitisme, a estimé pour sa part que l’Amérique du Sud ne devait pas « s’embourber » au Proche-Orient mais se contenter de développer les questions commerciales avec cette région.

 


Soutenons Stéphane Hessel
et les pacifistes de la campagne BDS


publié le samedi 29 janvier 2011

Michal R

 

Discours tenu au rassemblement de soutien à Stéphane Hessel, et en protestation contre l’annulation de sa conférence à l’ENS.

Place du Panthéon, 18.01.2011

Bonjour,

Je m’appelle Michal R. et je suis israélienne. Je suis venue faire mes études en France il y a cinq ans et actuellement j’étudie à l’ENS.

Ce soir, je prends la parole parce que je suis en colère. Non, je ne vais pas vous parler d’Israël, ni de la Palestine, bien qu’il y ait beaucoup de choses à en dire. Je vais plutôt vous parler de la France.

Je n’arrive pas à comprendre pour quelles raisons la conférence prévue pour ce soir, et à laquelle je comptais me rendre, a été annulée.

J’ai pu examiner de près l’échange de mails pour la réservation de la salle et je dois dire que la « nature » de la conférence ne laissait pas l’ombre d’un doute (contrairement à ce qu’affirme le communiqué de la Direction daté du 17 janvier), et la Directrice s’est dite « heureuse » de pouvoir l’accueillir.

Quant au motif invoquant la « sécurité » des participant-e-s, je dois dire que je connais bien ces arguments d’autorité qui sont utilisés comme une excuse passe-partout.

Car cette conférence était prévue dans les mêmes conditions que la plupart des autres manifestations de l’Ecole qui sont toutes ouvertes au public.

Le communiqué de la Direction nous dit donc que l’annulation de la conférence n’est pas liée aux pressions du CRIF et du Ministère. Si c’est effectivement le cas, je demande à cette Direction de dénoncer publiquement l’éditorial du CRIF pour l’utilisation fallacieuse qu’il fait du nom de la Directrice de l’Ecole Mme Monique Canto-Sperber, ainsi que pour les insultes à l’égard des étudiant-e-s de l’Ecole, réduits à des « staliniens ».

Je souhaite que la liberté d’expression soit affirmée haut et fort, que l’autonomie des membres de l’Ecole soit garantie, et qu’ils puissent organiser des débats sur tous les sujets, même sur ceux qui fâchent.

Il me paraît absurde qu’en France, dans un établissement public, on n’ait pas le droit de discuter ouvertement, de débattre s’il le faut, des politiques du gouvernement israélien et, plus précisément dans le cas qui nous occupe, de l’utilisation du boycott comme arme politique légitime.

Moi, j’aurais aimé me rendre à cette conférence. Et je ne me sens pas pour autant « haïe » par les intervenant-e-s, ni remplie de « haine de soi ».

Que l’annulation de la conférence soit liée aux pressions politiques ou non, dans tous les cas il faut, et c’est urgent, s’indigner contre les organisations telles que le CRIF mais aussi l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France (Arielle Schwab, présidente de l’UEJF, a été en effet remerciée pour sa contribution au processus qui a conduit à l’annulation de la conférence) et l’UPJF (Union des Patrons Juifs de France) qui prônent souvent les mêmes positions.

Ces organisations s’octroient, avec le soutien des politiques français, le droit de parler au nom de tous les Israéliens et de tous les Juifs. Elles prétendent représenter les Juifs de France et avoir le monopole de décider de qui a la légitimité de parler d’Israël, qui est antisémite et qui est « à la plus extrême pointe de la haine contre Israël » (ce sont les mots employés par le CRIF pour qualifier Michel Warschawski).

Elles prennent constamment la défense d’Israël, comme si tous les Juifs devaient le faire, et elles s’étonnent et s’indignent ensuite du fait que des personnes font l’amalgame entre juif, israélien et sioniste. Ce sont eux qui le font cet amalgame, et je trouve cela extrêmement grave.

Ces groupes obtiennent du pouvoir politique en diffusant la haine et en distinguant ceux qu’ils qualifient de « bons » et de « mauvais » juifs. Mais au fond, ils ne représentent non pas les intérêts des « Juifs de France », mais ceux des gouvernements israéliens, dont les actions ont été maintes fois condamnées par la communauté internationale.

Je propose donc au CRIF de changer son nom, pour une meilleure transparence, sans même changer de sigle. Je leur propose de se rebaptiser la « Coalition des Représentants d’Israël en France ».

De même, l’Union des Etudiants Juifs de France n’est pas la voix de tous les étudiants juifs : il en est qui veulent discuter, étudier et critiquer Israël. Qui veulent participer à des débats publics et ne pas confondre le fait d’être juif avec le soutien aveugle et absolu d’Israël.

Moi, en tant qu’israélienne, j’ai la responsabilité et le devoir de parler, de raconter ce qui s’y passe et j’espère avoir le droit d’en parler librement dans le cadre de l’Ecole comme ailleurs, sans que des représentants autoproclamés ne m’empêchent de le faire.

Je vous demande donc d’autoriser ces conférences à l’Ecole, sans considérer que certaines personnes seraient plus légitimes que d’autres pour parler de ces questions certes pénibles, mais d’une urgence incontestable.

Michal R., étudiante à l’ENS (Ulm)

 



2011 doit être l’année de la reconnaissance de l’État de Palestine

Après plus d’un siècle de dépossession progressive, plus de soixante ans après son expulsion massive de sa terre, et après plus de quarante années d’occupation et de colonisation de ce qui reste de la Palestine historique, le peuple palestinien doit avoir droit, enfin, à vivre libre dans son État indépendant, aux côtés de l’État d’Israël revenu à ses frontières d’avant la guerre et l’occupation de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et leur droit reconnu aux réfugiés.

Près de vingt ans de négociations dans le seul tête-à-tête israélo-palestinien, soumises dès lors au veto de l’occupant, ont conduit à l’impasse. La colonisation israélienne s’intensifie, le siège de la population de la bande de Gaza s’éternise et les dirigeants israéliens font de la fuite en avant dans la guerre la seule perspective dont il est temps de sortir dans l’intérêt de tous les peuples de la région.

Barak Obama lui-même a prophétisé l’avènement de l’État palestinien comme État membre des Nations unies pour 2011. Pour autant, d’un côté les États-Unis retardent le versement de leur aide économico-militaire à Tel-Aviv, de l’autre, ils refusent de faire du gel de la colonisation un préalable et le congrès rejette toute tentative palestinienne d’obtenir la reconnaissance de l’État en dehors du cadre d’un accord entre les deux parties, palestinienne et israélienne, et elles seules. Autrement dit, tant qu’Israël continue d’en refuser l’avènement.

L’un après l’autre, les États d’Amérique latine, eux, reconnaissent l’État palestinien, dans ses frontières de 1967 et donc avec Jérusalem-Est pour capitale.

L’Europe se déclare prête à faire de même, mais seulement « le moment venu ». Sans préciser l’ombre d’un calendrier. La tartuferie est mortifère. L’Europe, et la France, laquelle est membre du conseil de sécurité des Nations unies, doivent prendre enfin leurs responsabilités et reconnaître l’État indépendant de Palestine dans les frontières de 1967 et le droit des réfugiés palestiniens -comme cela figure dans la résolution 194. Et défendre cet État contre son occupation par Israël. La reconnaissance de l’État palestinien ne signera certes pas la fin du conflit ; elle sera en revanche une étape fondamentalement nouvelle, un signe majeur de la volonté de la communauté internationale de faire enfin émerger la paix, sur sa seule base possible, le droit international.

2011 sera aux Nations unies une année décisive pour la Palestine. Elle doit être celle du droit international, de la paix, de l’indépendance de la Palestine. A nous de soutenir dans l’action, en toute indépendance, non telle ou telle faction prétendant parler au nom des Palestiniens, mais bel et bien le droit et le combat d’un peuple entier qui a droit à l’autodétermination, droit au droit, et droit à son État. Si cette solution a encore une chance, il faut la saisir, et vite. Faute de quoi, rien ne prémunit le peuple palestinien ni la région toute entière d’une tragédie plus terrible encore que celles qu’ils ont connues. Pour notre part, nous ferons tout pour donner corps au droit. Et donc à l’indépendance de la Palestine, gage de la paix.

Paris le 25 janvier 2011

http://www.france-palestine.org/article16579.html
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Palestine, fausses révélations, inquiétants éclairages

publié le vendredi 28 janvier 2011

Alain Gresh

 
Les documents révélés par la chaîne Al-Jazira sur la Palestine (en collaboration avec le quotidien anglais The Guardian) sous le nom de Palestine Papers, dont la publication a commencé le 24 janvier, ont suscité des commentaires hâtifs et parfois faux.

L’Autorité palestinienne aurait accepté des concessions sans précédent sur Jérusalem, sur les réfugiés, sur les frontières. Rien n’est plus éloigné de la vérité. En revanche, ces compte-rendus de réunions, à condition de les prendre pour ce qu’ils sont (des documents qui ne disent pas forcément LA vérité), confirment la faiblesse de l’Autorité, le fait qu’il n’existe pas de partenaire israélien pour la paix, ainsi que l’engagement américain aux côtés d’Israël : rien qui bouleversera les lecteurs de ce blog, mais des précisions utiles. Ils éclairent aussi sous un jour assez sinistre la collaboration, en partie connue, des services de renseignement israéliens et palestiniens – d’autant plus sinistre qu’elle ne s’inscrit nullement dans une dynamique de règlement du conflit.

Pour ceux qui ne l’ont pas lu, Il n’y aura pas d’Etat palestinien (Max Milo, 2010), le livre de Ziyad Clot, raconte l’histoire des négociations de ces dernières années, auxquelles l’auteur a participé, et les raisons profondes de l’échec.

Je ne vais pas refaire ici l’histoire des négociations israélo-palestiniennes telles qu’elles se sont engagées au sommet de Camp David à l’été 2000, entre Yasser Arafat, Ehoud Barak et le président américain William Clinton. Elles se sont poursuivies dans les semaines qui ont suivi, malgré l’éclatement de la seconde Intifada à la fin du mois de septembre. Elles ont culminé avec les négociations de Taba, en janvier 2001, quelques jours avant les élections israéliennes qui ont ramené Ariel Sharon et la droite au pouvoir.

Ces négociations ne se sont pas vraiment achevées par un document précis, mais par des compromis sur des points évoqués par les documents palestiniens et qui sont rappelés dans Les Cent clefs du Proche-Orient (Alain Gresh et Dominique Vidal, Hachette, nouvelle édition à paraître en mars) :

« Les documents élaborés sur les quatre principaux dossiers (territoire, Jérusalem, sécurité, réfugiés) confirment cette appréciation :»

« — La délégation israélienne propose de restituer 94 % de la Cisjordanie (comprenant environ 20 % des colons) et, en échange des 6 % qu’elle annexerait, de céder l’équivalent de 3 % en territoires israéliens, plus 3 % pour le “passage sûr” devant relier la Cisjordanie et Gaza – et qui ne serait pas sous souveraineté israélienne. Elle accepte également le départ des colons du cœur d’Hébron et le démantèlement de Kyriat Arba ainsi que de toutes les colonies en territoire palestinien. Par rapport à Camp David, Israël renonce à la vallée du Jourdain, à Shilo, à l’est d’Ariel, et à quelques points plus isolés comme Kedumim et Bet El, ainsi qu’à une région au nord de la colonie de Modim (qui comprend 50 000 Palestiniens). »

« — La délégation palestinienne consent, elle, à céder 2 % de la Cisjordanie (comprenant environ 65 % des colons), en échange de territoires d’une même valeur (les Israéliens offrent des dunes de sable à Halutza, dans le désert du Néguev, aux confins de Gaza). L’évacuation devrait s’effectuer rapidement – trois ans selon Israël, dix-huit mois selon les Palestiniens. »

« — Les positions se rapprochent aussi sur le partage de souveraineté à Jérusalem-Est, selon le principe du plan Clinton : les quartiers arabes sont intégrés dans l’Etat palestinien, les quartiers juifs annexés par Israël (ce qui entérine la colonisation juive à Jérusalem-Est). Les Palestiniens exigent la souveraineté sur le Haram El-Sharif (l’esplanade des Mosquées), les Israéliens sur l’ensemble du mur occidental (y compris le mur des Lamentations). Les négociateurs envisagent diverses suggestions, dont celle de confier la souveraineté des Lieux saints, pour une période limitée, aux cinq membres du Conseil de sécurité et au Maroc. »

« — Sur la sécurité aussi, les positions convergent. Les Palestiniens concèdent une limitation de l’armement de leur Etat, ainsi que l’installation, sous certaines conditions, de trois stations d’alerte israéliennes. La présence d’une force internationale sur les frontières est acceptée. »

« — La question des plus de 4 millions de réfugiés palestiniens éparpillés entre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les territoires autonomes représente la pierre d’achoppement la plus embarrassante. Mais, pour la première fois, Israël reconnaît sa responsabilité dans le drame des réfugiés, accepte de contribuer directement à la solution du problème et affirme que celle-ci doit conduire à l’application de la résolution 194, qui stipule notamment qu’“il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins”. Cinq possibilités seraient offertes aux réfugiés : le retour en Israël ; le retour dans des territoires israéliens cédés par Israël à la Palestine ; le retour dans l’Etat palestinien ; l’installation sur leur lieu de résidence (Jordanie, Syrie, etc.) ; le départ pour un autre pays (plusieurs Etats, dont le Canada, ont déjà fait savoir qu’ils étaient prêts à accepter d’importants contingents de Palestiniens). »

« Israël consent au retour sur son territoire de 40 000 réfugiés. Les Palestiniens estiment, eux, qu’une offre inférieure à 100 000 personnes ne permet pas d’avancer, tout en insistant sur le libre choix des réfugiés et en affirmant qu’ils ne veulent pas remettre en cause le caractère juif de l’Etat d’Israël. Une commission internationale et un fonds international seraient rapidement mis en place pour dédommager les réfugiés. »

Sur cette dernière question, celle des réfugiés, on trouvera dans les archives du blog le document proposé par la délégation israélienne, « Une proposition israélienne oubliée sur les réfugiés palestiniens ».

Bien sûr, entre les propositions du début des années 2000 et celles d’aujourd’hui, il y a des nuances, mais rien de plus. En revanche, le contexte a changé et on se demande, à lire les documents, si l’Autorité en est consciente. La délégation israélienne dirigée par Tzipi Livni, considérée comme plus « modérée » que l’actuel premier ministre, explique clairement qu’il n’est pas question de revenir aux paramètres des années 2000.

C’est ce qu’explique, par exemple, Udi Dekel, lors de la réunion du 29 mai 2008 à Jérusalem (cette réunion se tient après la conférence d’Annapolis qui a promis un Etat palestinien pour la fin de l’année 2008). Il rétorque à la délégation palestinienne, qui met en avant les résultats obtenus lors des négociations de Camp David et de Taba :

« Depuis 2000, des choses sont arrivées et nous ne partons pas du même point. Vous avez commencé une guerre de terreur contre nous et nous avons créé des faits sur le terrain. C’est la réalité avec laquelle nous devons vivre, nous ne pouvons retourner à Camp David. Les circonstances ont énormément changé depuis lors. Les faits ont changé. Nous ne pouvons arrêter le temps et penser que nous sommes en l’an 2000. Le Proche-Orient a changé. »

Quant à la position de l’administration Obama, telle qu’elle se dégage de ces documents, elle est résumée par deux analyses publiées sur le site d’Al-Jazira en anglais : Gregg Carlston, « Deep frustrations with Obama » (24 janvier), et Mark Perry et Ali Abunimah, « The US role as Israel’s enabler » (26 janvier) : non détermination à affronter le gouvernement israélien, sous-estimation de l’importance de Jérusalem, pressions sur les Palestiniens pour qu’ils fassent des concessions, etc.

publié sur le blog du Monde diplomatique

http://blog.mondediplo.net/2011-01-...

 


Etat de siège en Egypte : téléphonie, internet, eau,

électricité coupés et intensification de la répression

vendredi 28 janvier 2011


Pour empêcher les manifestations prévues dans tout le pays, Moubarak a bloqué tous les opérateurs téléphoniques, de même que Facebook et twitter. L’eau et électricité sont également coupés dans de nombreux endoits, tandis que la police a reçu ordre d’empêcher de ramasser les blessés et morts par terre pendant les manifestations. Mobilisation générale en soutien au peuple égyptien dans le monde entier !

La dictature intensifie la répression. Flashballs, gaz lacrymogènes, balles en plastique, arrosage des rues au pétrole pour mettre le feu et bloquer les manifestants renversés, et souvent tués, par les voitures de police, sans compter les infiltrés envoyés avec des couteaux dans les manifestations par le gouvernement pour terroriser la population : tel est le bilan en ce vendredi 28 janvier en Egypte.

Les Egyptiens nous appellent au secours. Même si les médias sont empêchés d’envoyer des infos et photos, ils nous demandent de réagir partout pour dénoncer le carnage, et les aider à se débarrasser du dictateur qui fait régner la terreur depuis 29 ans sur tout un peuple.

Rassemblements dans toutes les villes, dans tous les pays !

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Lettre de Madjid MESSAOUDENE à Gad ELMALEH

    jeudi 27 janvier 2011
    Le Monde vient de publier une lettre de Madjid MESSAOUDENE, élu à Saint Denis, adressée à l’humoriste Gad ElMALEH, à propos de son prochain déplacement à Jérusalem. Lettre à Gad ELMALEH 26.01.11 Israël, ce n’est pas les Bahamas. Cher Gad, Il est arrivé que tu me fasses rire. Vraiment. Plusieurs fois. Si, si je te jure, avec mon frangin Hamid, il m’est arrivé d’être plié en quatre, de rire à n’en plus finir sur tes spectacles. Quand je repense par exemple (...)
  • Solidarité avec le peuple égyptien : appels à rassemblements

    jeudi 27 janvier 2011
    Face à la répression dont sont victimes les manifestants égyptiens qui veulent se débarrasser du dictateur Moubarak, deux rassemblements sont organisés vendredi et samedi à Paris à l’appel du Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple Egyptien. A BAS LA DICTATURE DE MOUBARAK HALTE A LA RÉPRESSION, A LA TORTURE, AUX EMPRISONNEMENTS HALTE A L’ETAT D’URGENCE ET A LA CENSURE VIVE LA LUTTE DU PEUPLE ÉGYPTIEN CONTRE LA DICTATURE Rendez-vous ce Vendredi 28 janvier 2011 à (...)
  • Le boycott d’Israël s’affirme à la télé

    jeudi 27 janvier 2011
    Eh oui, le CRIF fait de moins en moins peur. Après Elizabeth Guigou, c’est Edwy Plenel qui s’élève contre la criminalisation de la campagne internationale de boycott, désinvestissement, et sanctions contre Israël, en la qualifiant de "profondément humaniste". Boycott des produits israeliens des colonies - BDS envoyé par Dailygratuit. - Regardez les dernières vidéos d'actu. (...)
  • La France avait bien autorisé la livraison de grenades lacrymogènes à Ben Ali

    jeudi 27 janvier 2011
    Alors que le premier ministre, François Fillon, a assuré mercredi 26 janvier qu’il n’y avait eu "aucune exportation" vers la Tunisie de matériel de maintien de l’ordre en décembre et janvier, la société Sofexi, spécialisée dans le négoce de produits de maintien de l’ordre a indiqué en début de soirée avoir reçu des autorités françaises tous les agréments nécessaires à l’exportation de grenades lacrymogènes commandées "entre décembre et janvier" par le ministère (...)
  • L’olivier et la Palestine : une histoire de mémoire, d’identité et de survivance.

    mercredi 26 janvier 2011
    Présentation ce samedi à la Librairie Résistances du livre "L’olivier et la Palestine, Une passion charnelle" par son auteur, Nasser Soumi. Avec dégustation d’huile d’olive palestinienne, expo photos et débat. Le samedi 29 janvier 2011 à 17h00 à la Librairie Résistances Présentation du livre "L’olivier et la Palestine, Une passion charnelle" par son auteur Nasser Soumi Avec la participation de Farouk Mardam-Bey, directeur de la collection Sinbad chez Actes Sud (...)
  • Irlande : un centre commercial décide de ne plus vendre de cosmétiques de la mer morte

    mercredi 26 janvier 2011
    Le centre commercial Johnstons de Sligo en Irlande, n’accueillera plus les produits " ’Premier Dead Sea Cosmetics’, a annoncé mercredi son directeur, alors que des militants de la Campagne Irlandaise de Solidarité avec la Palestine (IPSC) s’apprêtaient à organiser une nouvelle manifestation dans cette galerie commerciale. Le stand "produits de la Mer Morte" a en effet disparu ce jour après une manifestation samedi dernier, soulignant que ces articles financent le (...)
  • Tous devant le conseil régional de Toulouse demain matin !

    mercredi 26 janvier 2011
    La commission Industries, grands groupes et services aux entreprises du Conseil régional se réunit à nouveau demain jeudi 27 janvier à 11h pour statuer sur l’allocation d’une subvention à la Chambre de commerce France-Israël par le Conseil régional Midi-Pyrénées en soutien aux industries de guerre israéliennes ! Pas d’argent public pour les fabricants de drones israéliens et autres marchands de mort ! APPEL A VEILLE CITOYENNE DEVANT LE CONSEIL REGIONAL JEUDI 27 (...)
  • Soixante ONG israéliennes reconnaissent la Palestine

    mercredi 26 janvier 2011
    Le comité de coordination d’une soixantaine d’ONG israéliennes soutenant le processus de paix ont symboliquement reconnu l’existence d’un Etat palestinien dans les "frontières de 1967", a indiqué mercredi à l’AFP un des responsables de ce comité. "Nous avons décidé de reconnaître à titre symbolique un Etat dans les frontières de 1967 au côté d’Israël, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, ainsi que l’ont fait récemment plusieurs pays (...)
  • Moubarak : A ton tour !

    mercredi 26 janvier 2011
    Des manifestations lançant des slogans hostiles au pouvoir ont commencé mardi en début après-midi en Egypte à l’initiative de mouvements d’opposition s’inspirant de la révolte tunisienne, face à un déploiement policier massif. La foule crie « la Tunisie est la solution ». Article de Sihem Balhi avec AFP. Manifestations hostiles au pouvoir de Moubarak Dans le centre du Caire, des centaines de manifestants rassemblés aux abords de la Cour suprême ont réussi à forcer un (...)

 


Lettre d'info n° 254 de l'AFPS du 24 au 31 janvier 2011


A la Une

L’incroyable réponse de Mme Alliot-Marie. Jean Claude Lefort
"Certains de porter la défense des droits de l’Homme dans ce combat pour libérer Salah Hamouri, nous ne nous lasserons pas de vous demander la justice et sa liberté."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16503.html

Action

Pour continuer la lutte pour les droits fondamentaux du peuple palestinien, vous pouvez adhérer à l'AFPS.
Télécharger le bulletin d'adhésion 2011 : http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/bulletin2011.pdf

Solidarité Palestine : contre la censure et la répression, pour la défense des libertés, grand succès du rassemblement du 18 janvier 2011. AFPS
1 500 personnes se sont rassemblées, en dépit du froid, sur la place du Panthéon, mardi 18 janvier, de 18h30 à 20h30, afin de tenir la conférence-débat avec Stéphane Hessel et ses invités, qui devait avoir lieu à l’Ecole normale supérieure et que la directrice de celle-ci, Mme Monique Canto-Sperber, a interdite le 12.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16513.html

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)
L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens". Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

BDS : 17 Janvier 2011 chez les grossistes du M.I.N.de Nantes. AFPS 44
Opération vérité chez les grossistes du marché d’intérêt national de Nantes lundi 17 janvier 2011 après un premier repérage de B. et H. il y a quelques semaines.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16548.html

Grenoble, BDS janvier 2011. AFPS Isère
Info à "Grand Frais" : on a le droit de refuser les produits israéliens illégaux.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16550.html

BDS à Angers. AFPS 49
Intervention BDS ce samedi 22 janvier à l’Hyper-U de Mûrs-Erigné, dans l’agglomération d’Angers.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16552.html

Comme un arbre ne peut cacher une forêt, les fraises ne peuvent masquer le siège de Gaza ! AFPS
Alors que le blocus inhumain de la bande de Gaza se poursuit, l’entreprise AGREXCO, dont l’Etat israélien est actionnaire majoritaire, a organisé ce 18 janvier, à Sète, avec le soutien du CRIF du Languedoc-Roussillon, une opération de propagande des plus nauséabondes : prétextant de la commercialisation de quelques tonnes de fraises en provenance de Gaza elle se présente comme un acteur du développement économique de cette région. C’est une véritable imposture !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16511.html

Lundi 24 janvier : Procès des 3 inculpés BDS de Perpignan. AFPS 66
Lundi 24 janvier, jour de l’audience du procès, nous appelons à un rassemblement de grande ampleur devant les marches du Palais de Justice de Perpignan à 13h.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16508.html
 
Culture

Cahier de l’AFPS n°25 "Jérusalem" Désirée, Disputée, Confisquée. AFPS
L’AFPS vient de sortir le cahier n°25 consacré à Jérusalem.
Ce cahier de 88 pages avec 2 cartes en couleur est désormais disponible.
Son prix (pour les groupes locaux) est de 5 € + frais de port.
Pour toute commande merci de nous envoyer un mail à afps@france-palestine.org
Merci aussi d’indiquer l’adresse de livraison ainsi que l’adresse de facturation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16248.html

Atlas des Palestiniens : Un peuple en quête d’un État. Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, Cartographie de Madeleine Benoit-Guyod

Cet atlas raconte l’histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l’avènement d’un État sur son territoire.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16530.html

Témoignage/Opinion
Gaza : retour sur une guerre qui ne dit pas son nom. M
Témoignage d’un jeune de Gaza donné vendredi 21 janvier lors d’une réunion publique à Montreuil.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16559.html

Pour une non-violence militante. Jean-Pierre Barou et Sylvie Crossman

OPINION : Tout sauf la lâcheté. Ce que recommande le petit livre d’Hessel, et c’est pourquoi il touche un public aussi vaste, ... c’est un réveil des consciences.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16524.html

Risques de déplacement pour les Palestiniens de Jérusalem-Est. Irin
Les agences des Nations Unies et les hauts fonctionnaires de l’Union Européenne (l’UE) dans le Territoire palestinien occupé (TPO) réclament l’application du droit international humanitaire pour protéger la population palestinienne de Jérusalem-Est contre le déplacement forcé.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16536.html

Israël brouille les cartes. Al Ahram
OPINION : Israël se dit inquiet des événements qui se sont déroulés en Tunisie brandissant l’argument d’une montée de l’islamisme qui peut faire tache d’huile au Moyen-Orient.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16519.html

Iran, Hamas : les étonnantes confidences de l’ancien patron du Mossad. Georges Malbrunot

La république islamique ne représente pas une menace existentielle contre l’État hébreu, a affirmé hier Ephraïm Halévy, l’ancien chef du Mossad lors d’une conférence à Paris devant le think-tank Center of Political and Foreign Affairs.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16521.html

Actualité
M. Alliot-Marie à Gaza. JC Lefort
Madame Alliot-Marie n’est pas à la hauteur de sa fonction !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16533.html

Michèle Alliot-Marie chahutée à son arrivée à Gaza. AFP

A Gaza des manifestants rappellent à la ministre des Affaires étrangères françaises que des milliers de Palestiniens croupissent actuellement dans les prisons israéliennes
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16526.html

Lettre ouverte à Madame Alliot-Marie. Denise Hamouri
"Madame, vous avez eu de belles paroles de réconfort pour les parents de votre compatriote Shalit mais vous n’ avez pas dit un mot sur les 8ooo prisonniers palestiniens , vous avez ignoré le cas de mon fils…"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16528.html

Al-Jazira révèle des documents explosifs sur les négociations au Proche-Orient. Le Monde avec Reuters et AFP ; Gilles Paris
Ces documents constitueraient, selon la chaîne Al-Jazira, "la plus importante fuite dans l’histoire du conflit israélo-palestinien"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16544.html

« Palestine Papers » : 12 ans de négociations sous la lumière crue. Virginie Guennec & Audrey Vucher , Médiapart
D’après Al-Jazira, qui consacre un dossier à l’affaire, il s’agirait de « la plus importante fuite de l’histoire du conflit ». De son côté le Guardian titre en une : « Des documents confidentiels révèlent comment le processus de paix est mort au Moyen-Orient ».
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16558.html

Raid meurtrier contre la Flottille de la Paix ; Les Palestiniens rejettent le rapport israélien. El Watan

Les Palestiniens ont rejeté, hier, le rapport de la commission israélienne justifiant l’assaut sanglant lancé, en mai 2010, par l’armée d’occupation contre une flottille d’aide internationale au large de la bande de Gaza, dénonçant une « tentative désespérée » de légitimer les crimes sionistes.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16546.html

La violence d’Israël contre les manifestants du mur de séparation : du terrorisme d’Etat. Richard Falk
Quand [la] violence létale est dirigée contre des civils désarmés qui cherchent à recouvrer leurs droits fondamentaux de propriété sur leurs terres, de libre déplacement et d’autodétermination, cela fait dramatiquement comprendre à quel point Israël est devenu un état voyou
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16539.html

Décès de Jawaher Abu Rahma : Contre la désinformation exiger une commission d’enquête indépendante.
Jawaher Abu Rahma, jeune militante palestinienne pacifique contre le mur israélien de l’annexion de la Palestine, est décédée dans le village palestinien de Bil’in dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16534.html

Hillary Clinton tente de dissuader les Palestiniens d’agir à l’ONU. AFP
"Au bout du compte", a-t-elle jugé, "les peuples palestinien et israélien devront décider s’ils peuvent entrer dans une négociation qui donnera lieu à des compromis des deux côtés" en vue de réussir la paix.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16523.html

La question palestinienne retourne à l’ONU. Mohammed Larbi
Perdue pendant des années dans les méandres de la négociation, la question palestinienne a réintégré, mardi, le cadre de l’ONU qu’elle n’aurait jamais dû quitter.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16540.html

Campagne contre la colonisation israélienne des territoires occupés : des poursuites scandaleuses. Ligue des Droits de l’Homme

L’idée de boycott lorsqu’elle s’applique à l’Etat d’Israël suscite des craintes dues au souvenir d’épisodes historiques tragiques marqués par des discriminations à l’égard des Juifs. Des responsables politiques cherchent à en jouer pour semer la confusion, certains n’hésitant pas à inventer de toutes pièces un prétendu « boycott des produits casher », afin de discréditer des citoyens qui veulent simplement poser un acte politique en protestant par ce moyen, comme c’est leur droit, contre une politique conduite par un Etat.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16541.html

Elisabeth Guigou : le boycott de produits israéliens « est un acte politique ». Géraldine Delacroix, Hugo Vitran,i Audrey Vucher (Médiapart)
C’est clair : « Le boycott » des produits fabriqués par Israël dans les territoires occupés « est quelque chose à quoi je peux m’associer », affirme Elisabeth Guigou, députée et ancienne ministre de la justice, interrogée lundi par Mediapart.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16507.html

Les Israéliens peuvent raconter tout l’historique de la division du Soudan – ils en ont écrit le script et formé les acteurs. Fahmi Howeidi – Al-Khaleej Times
Maintenant que nous avons été incapables de défendre l’unité du Soudan, il serait utile de comprendre ce qu’il s’est passé là-bas. Peut-être que cela attirerait notre attention sur le fait que la sécession du sud n’est pas une fin, mais un changement parmi toute une série qui eurent pour objectif de démanteler le monde arabe autour de l’Égypte.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16542.html

Une censure indigne. Régis Debray et Stéphane Hessel
"Qu’aurions-nous dit à l’assistance pour qu’elle en discute, pour ou contre, si l’Ecole de la rue d’Ulm était encore celle que nous avons aimée et qui nous a élevés..." ?
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16547.html

Valérie Pécresse ou le mensonge ministériel. JC Lefort
Madame la Ministre,
Si je vous écris, c’est que j’ai été stupéfait d’entendre une ministre de la République française proférer une contre-vérité aisément décelable dans une émission de grande écoute, "Face aux Français", en l’occurrence celle du 18 janvier dernier.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16535.html

Ce que nous voulions dire à Normale Sup. BENOIST HUREL Secrétaire national du Syndicat de la magistrature, PATRICK HENRIOT Secrétaire national du Syndicat de la magistrature
Le boycott ne vise rien d’autre qu’à donner forme, dans une action pacifique individuelle, à une opposition politique élaborée collectivement. t. Sa pénalisation s’inscrit dans un contexte d’intimidations envers toutes les formes d’action militante individuelles et collectives.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16529.html

Hessel : festival d’erreurs de l’AFP. Dominique Vidal
Dominique Vidal, historien et journaliste, proteste dans une lettre au directeur de l’Agence France Presse contre une dépêche relatant l’annulation de la soirée de débat avec Stéphane Hessel à l’Ecole normale supérieure.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16531.html

Palestine, on est prié de débattre ailleurs. Gilles Paris
Après Stéphane Hessel à l’Ecole normale supérieure, c’est Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, qui s’est heurtée, mardi 18 janvier, à un refus de l’Ecole des Beaux Arts de Marseille.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16522.html

Hessel censuré. Denis Sieffert
"Ce qui bafoue toutes les traditions, c’est que la directrice de l’ENS, haut lieu de débats et de démocratie, ait cédé à une injonction venue en droite ligne du Crif"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16512.html

La couronne et les charbons. Uri Avnery – 15 janvier 2011
Il y a une légende juive selon laquelle on avertit Pharaon qu’un bébé nouveau-né du nom de Moïse était destiné à devenir roi. Pour le mettre à l’épreuve, Pharaon proposa au bébé, l’une à côté de l’autre, une couronne en or et un tas de charbons incandescents. Le bébé étendit la main vers la couronne, mais Dieu envoya un ange qui poussa la main vers les charbons. Pharaon fut rassuré et Moïse fut sauvé. Lorsque ce choix fut offert aux chrétiens du Liban, ils choisirent la couronne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16532.html


L'AFPS proche de chez vous
Vous souhaitez agir, adhérer, militer,vous informez... il existe certainement un groupe local de l'AFPS proche de chez vous.

Pour contacter l'un des 87 groupes locaux de l'AFPS, vous pouvez cliquez sur le lien suivant : http://www.france-palestine.org/rubrique27.html

- L'AFPS en Centre (5 groupes locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1990
- L'AFPS en Champagne Ardenne (2 groupe locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1987


Outre le site http://www.france-palestine.org/, plusieurs groupes locaux de l'AFPS ont eux aussi un site dont voici la liste :

- Lille : http://www.nord-palestine.org/
-
Marseille : http://www.palestine13.marsnet.org/
-
Rennes : http://www.bretagnenet.com/afps_rennes/
-
Lorient : http://france-palestine-pays-de-lorient.over-blog.com/
- Nantes : http://afps44.france-palestine.org/
- Deux-Sèvres : http://www.rezocitoyen.org/-Association-France-Palestine-Solidarite-79-.html
- Pau : http://afpspau.wordpress.com/
-
Bordeaux : http://palestine33.free.fr/
-
Perpignan : http://palestine-perpignan.org/default.aspx
-
Alpes de Haute Provence : http://www.afps04.fr/
-
Grenoble : http://www.afps-isere-grenoble.org/
-
Limoges : http://mdh.limoges.free.fr/support/palestine/present.html
-
Metz : http://afps57.free.fr/
-
Reims : http://afps-reims.fr/
- Gentilly : http://afpsgentilly.wordpress.com/

Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

Un bateau français pour Gaza à Pau. AFPS Pau

Le groupe de Pau au sein d’un collectif local de 19 organisations a lancé samedi la campagne "un bateau français pour Gaza".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16551.html

Rassemblement "Gaza nous ne t’oublions pas", le 15/01 à Caen. Collectif 14
Soixante-dix à quatre vingt personnes ont répondu à l’appel du Collectif-14 "Gaza nous ne t’oublions pas", deux ans après l’opération plomb durci et quelques mois avant la deuxième flottille pour Gaza.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16515.html

Manifestation à Sète le 18/01/2011. AFPS 34
une partie du dossier de presse sur la manifestation à Sète du mardi 18 janvier 2011, des photos et vidéo...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16514.html

Conférence de presse « Comité montpelliérain Un bateau français pour Gaza ». Comité montpelliérain Un bateau français pour Gaza

Le "Comité montpelliérain un bateau français pour Gaza" a tenu la conférence de presse annonçant sa création le 11 janvier 2011
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16498.html

Fumées noires sur Tulkarem. AFPS 34
« Les impacts sur l’environnement et la santé de la zone industrielle israélienne à Tulkarem »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16525.html


Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda

4 rendez-vous en Rhône Alpes : http://www.france-palestine.org/rubrique90.html?date=2011-01-01

2 Rendez-vous dans le Centre : http://www.france-palestine.org/rubrique74.html?date=2011-01-01

2 Rendez-vous ne Pays de la Loire : http://www.france-palestine.org/rubrique87.html?date=2011-01-01

1 rendez-vous en Bretagne : http://www.france-palestine.org/rubrique73.html?date=2011-01-01

1 rendez-vous en Languedoc Roussillon : http://www.france-palestine.org/rubrique81.html?date=2011-01-01

1 rendez-vous en Midi Pyrénées : http://www.france-palestine.org/rubrique84.html?date=2011-01-01

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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 514 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 944 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 176 parrains d'enfants palestiniens et à 273 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.

--
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79

mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org

 


Boycott de produits israéliens :
renvoi du procès de 3 militants à Perpignan


publié le mardi 25 janvier 2011

NPA

 
Le procès de trois militants pro-Palestinien jugés par le tribunal correctionnel de Perpignan pour avoir appelé au boycottage des produits israéliens devant une grande surface a été renvoyé lundi au 26 septembre.

Le renvoi a été décidé à la demande de la défense et en accord avec les parties civiles et le parquet, dans l’attente d’une décision de la Cour de cassation sur un arrêt de la cour d’appel de Bordeaux dans une affaire similaire.

Environ 250 manifestants, dont Alain Krivine, ancien porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devenue NPA, s’étaient réunis devant le tribunal pour soutenir les prévenus poursuivis pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie nation, race ou religion déterminée".

Le 15 mai 2010, le "Collectif 66 paix et justice en Palestine", qui revendique une cinquantaine d’organisations et dont sont membres les trois prévenus, avait organisé devant un magasin Carrefour proche de Perpignan un "action" dite "de sensibilisation". Des militants avaient appelé la clientèle à boycotter les produits israéliens.

Cette action s’inscrivait dans la "Campagne internationale BDS" ("Boycott, désinvestissements, sanctions") lancée par la société civile palestinienne pour lutter de manière non violente contre "l’illégalité" de l’exploitation économique par Israël des territoires occupés après 1967, selon ses promoteurs.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui affirme être à l’origine de poursuites engagées contre 80 personnes en France pour leurs appels à boycotter les produits israéliens, est partie civile à Perpignan ainsi que la chambre de commerce France-Israël, l’association avocats sans frontières et l’Alliance France-Israël.

La défense argue au contraire que les articles de la loi de 1881 sur la liberté de la presse servant de bases aux poursuites sont contraires à la Constitution et à la déclaration universelle des droits de l’Homme. La Cour de cassation devra notamment se prononcer sur la question préalable de constitutionnalité soulevée par la défense à Bordeaux, et évoquée également par les prévenus de Perpignan. "Nous faisons la jurisprudence", a commenté leur avocat Me Antoine Comte.

En attendant, les prévenus ont dit que leur détermination restait entière. "Le boycott est un acte politique et nous continuerons tant qu’Israë n’appliquera pas le droit international", a déclaré Bernard Cholet en sortant du tribunal. "Nous boycottons des produits, pas des personnes", a souligné pour sa par Yamina Tadjeur.

"Non respect des lois internationales, sanctions contre Israël", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants, parmi lesquels figurait aussi Sakina Arnaud, condamnée en appel à Bordeaux à 1.000 euros d’amende.

 


el Watan | 25 janvier 2011

Virginie Guennec & Audrey Vucher , Médiapart | 25 janvier 2011

Régis Debray et Stéphane Hessel | 24 janvier 2011

 


Droit au retour des réfugiés palestiniens :

la générosité de Condolezza Rice... avec la terre des autres !

mardi 25 janvier 2011

L’administration Bush a très sérieusement proposé lors d’une rencontre avec les négociateurs israéliens et palestiniens à Berlin en juin 2008 de répondre au "droit au retour" par l’octroi d’une terre aux réfugiés palestiniens en Amérique du Sud, révèlent les "Palestine papers", ces documents secrets issus des pourparlers de paix obtenus par la chaîne arabe Al-Jazira et le quotidien britannique The Guardian.

"Peut-être pourrons-nous trouver des pays pour contribuer en nature. Le Chili, l’Argentine, etc… (c’est-à-dire un don de terres)" est-il écrit dans le compte-rendu de la rencontre. "Ces minutes, qui ne sont pas un verbatim, portent les initiales CR avant les guillemets. Condoleezza Rice était la seule participante avec ces initiales", précise le Guardian qui révèle ce document.

Depuis, chère Condolezza, le Chili a reconnu un Etat palestinien dans les frontières de 67, après le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, la Bolivie et l’Equateur. Mais ils doivent être contents d’apprendre que vous étiez prête à offrir aussi généreusement leurs terres.

Au fait, vous qui avez plus de 50 Etats, vous n’avez pas pensé à en offrir un, par la même occasion ?

CAPJPO-EuroPalestine

 


  • Boycott des produits de l’occupant israélien au Carrefour de Vénissieux

    25 janvier
    Une trentaine de personne ont exprimé, samedi dans le magasin Carrefour de Vénissieux (69), le sentiment d’indignation d’une partie croissante de la clientèle qui refuse de se rendre complice des crimes de l’occupant israélien contre le peuple palestinien. (vidéo suivra)
  • Blocus de Gaza : Jean-Paul Chagnollaud interdit d’entrée

    25 janvier
    Jean-Paul Chagnollaud, professeur de sciences politiques, vient d’être interdit d’entrée à Gaza par Israël. "Repensez le Proche-Orient" ? Quelle idée ! Jusqu’à quand nos gouvernements vont-ils cautionner cet arbitraire intolérable ? CAPJPO-EuroPalestine
  • Israël n’a jamais eu la moindre envie de négocier, révèlent les documents d’Al Jazeera et The Guardian

    25 janvier
    Les documents diffusés depuis dimanche soir par la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian, sortis sans permission des archives de l’Autorité Palestinienne, révèlent les honteuses concessions et le pathétique abaissement des « négociateurs » palestiniens avec les dirigeants israéliens, dans le cadre de cette poudre aux yeux nommée « processus de paix ». Ces documents, 1.600 au total, couvrent quasiment les vingt années de la farce, depuis le (...)
  • Boycott Israël à Perpignan : énorme mobilisation, le procès renvoyé !

    24 janvier
    Les maîtres-chanteurs du CRIF et leur marraine Michèle Alliot-Marie ont pris une claque, lundi à Perpignan, où le tribunal a fait droit aux objections de la défense des militants BDS poursuivis, et a renvoyé le procès à la fin de l’année. En l’occurrence, tandis que des centaines de manifestants étaient rassemblés devant le Palais de Justice sous les bannières « Boycott Israël », « Des sanctions contre Israël, pas contre nous », et « Solidarité avec Yamina, Jeanne et Bernard », (...)

 



Al-Jazira révèle des documents explosifs

sur les négociations au Proche-Orient



publié le lundi 24 janvier 2011


Le Monde avec Reuters et AFP ; Gilles Paris

 
Ces documents constitueraient, selon la chaîne Al-Jazira, "la plus importante fuite dans l’histoire du conflit israélo-palestinien" [1].

Dimanche 23 janvier au soir, la chaîne d’information qatarie a révélé des centaines de "documents confidentiels" relatifs aux négociations israélo-palestiniennes, montrant selon elle que les négociateurs palestiniens étaient prêts à d’importantes concessions sur Jérusalem et le sort des réfugiés tout en affichant leur fermeté en public.

Selon Al-Jazira — qui a dédié un site Internet à ces "révélations" [2]— lors d’une rencontre du 15 juin 2008, Ahmed Qoreï, un des principaux négociateurs palestiniens de l’époque, proposait devant ses interlocuteurs israéliens et américains qu’Israël annexe toutes les implantations juives construites dans et autour de Jérusalem depuis 1967, dans le cadre d’un accord de paix plus large prévoyant la création d’un Etat palestinien indépendant.

M. Qoreï affirmait alors que les Israéliens pouvaient garder "toutes les colonies à Jérusalem à l’exception d’Abou Ghneim", appelée Har Homa par les Israéliens, et dont la construction avait porté un sévère coup aux négociations. M. Qoreï est également cité dans l’un des documents demandant en 2008 à Tzipi Livni, alors ministre des affaires étrangères israélienne, "de renforcer le blocus israélien imposé à Gaza".

LES PALESTINIENS PRÊTS À RENONCER À UNE PARTIE DE LA VIEILLE VILLE DE JÉRUSALEM

"C’est la première fois dans l’histoire que nous faisons une telle proposition", déclare Qoreï, selon ce compte rendu. Il a souligné que les Palestiniens avaient refusé cette concession lors des négociations conduites par le défunt président palestinien Yasser Arafat en 2000. Mais les Israéliens n’ont rien offert en retour, estimant que l’offre n’allait pas assez loin, précise ce compte rendu.

Toujours selon le compte rendu, Saeb Erekat, le négociateur en chef palestinien actuel, aurait affirmé à Tzipi Livni : "Ce n’est pas un secret que nous vous avons proposé la plus grande Yourshalayem [Jérusalem, en hébreu] de l’Histoire." D’autres documents indiquent, selon Al-Jazira, que les négociateurs palestiniens étaient prêts à renoncer "au quartier juif et à une partie du quartier arménien" de la vieille ville de Jérusalem.

Interrogé sur Al-Jazira peu après la diffusion du document sur Jérusalem, M. Erekat a qualifié les documents de "tissu de mensonges". La chaîne, qui a déclaré s’être procuré ces documents auprès de diverses sources, dit disposer d’un ensemble de quelque 1 600 documents relatifs au processus de paix israélo-palestinien.

"NOUS N’AVONS PAS RENONCÉ À NOS POSITIONS"

Les documents diffusés par la chaîne qatarie montrent également que les Palestiniens étaient prêts à des concessions importantes sur la question éminemment sensible du droit au retour des réfugiés palestiniens qui sont près de cinq millions avec leurs descendants et dont le sort est l’une des principales pierres d’achoppement dans les négociations. M. Erekat se serait dit prêt à "accepter le retour de dix mille d’entre eux par an sur dix ans, soit un total de cent mille".

"J’ai dit plus d’une fois, nous n’avons pas renoncé à nos positions. Si nous avions effectivement renoncé aux réfugiés et fait de telles concessions, pourquoi Israël n’a-t-il pas accepté de signer un accord de paix ?", a réagi M. Erekat après la publication de ces documents.

"Cela expose la direction palestinienne, cela la met dans une position où il lui sera impossible d’obtenir la confiance du peuple", estime un commentateur palestinien, Zakaria Al-Qak. Le quotidien britannique The Guardian, un des quotidiens choisis par le site WikiLeaks pour analyser des milliers de notes confidentielles du département d’Etat américain diffusées ces dernières semaines, a dit avoir eu accès à ces documents et avoir vérifié la plupart d’entre eux

"JÉRUSALEM EST À NOUS"

Sur Al-Jazira, M. Erekat a eu une discussion assez vive avec plusieurs interlocuteurs dont le rédacteur en chef du quotidien Al-Quds Al-Arabi, qui lui a demandé qui avait autorisé les dirigeants palestiniens à "abandonner les lieux saints islamiques". Le statut de Jérusalem, que Palestiniens et Israéliens revendiquent comme capitale, est l’une des questions les plus épineuses des négociations israélo-palestiniennes.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, déclarait encore la semaine dernière que l’avenir de Jérusalem n’était pas un sujet de discussion : "De notre point de vue, il n’y a pas de négociations sur Jérusalem. Jérusalem est à nous." Il a toutefois également souligné que Jérusalem-Ouest était israélienne et pourrait être la capitale de l’Etat juif.

Israël s’est emparé Jérusalem-Est lors de la guerre des Six-Jours en 1967, puis annexé la vieille ville et une partie des territoires de Cisjordanie autour de Jérusalem, une annexion non reconnue par la communauté internationale.

ISRAËL AURAIT PRÉVENU L’AUTORITÉ PALESTINIENNE AVANT DE LANCER L’OFFENSIVE SUR GAZA FIN 2008

Enfin, l’un des 1 600 documents révélés affirme que Mahmoud Abbas avait été informé par Amos Gilad, directeur des affaires politico-militaires au ministère de la défense israélien "de l’intention d’Israël de lancer une offensive sur Gaza" fin 2008. Mais, lundi matin, ce haut responsable israélien a démenti avoir adressé un tel avertissement à l’Autorité palestinienne.

"C’est un exemple d’inexactitude. Aucun avertissement concret concernant une offensive n’a été transmis à l’Autorité palestinienne", a déclaré à la radio publique le général de réserve Gilad. "Je n’ai pas dit autre chose au président Abbas que ce que nous avions dit au monde entier : en l’occurrence que nous ne pourrions tolérer la reprise des tirs de roquettes et autres attaques terroristes contre notre territoire", a ajouté M. Gilad, à l’époque coordinateur adjoint des activités israéliennes dans les territoires palestiniens.

"On pouvait tout juste en déduire qu’Israël allait agir. Mais aucune information concrète n’a été transmise", a-t-il souligné. Selon des documents de WikiLeaks, Israël avait tenté d’obtenir en vain le soutien du mouvement Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son opération contre la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, à la fin 2008.

"NOUS NE POUVONS GARANTIR LA VÉRACITÉ" DES DOCUMENTS

La bande de Gaza et le mouvement islamiste Hamas ont été en décembre 2008-janvier 2009 la cible d’une offensive dévastatrice de l’armée israélienne qui a fait 1 400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes, et treize morts israéliens. Un porte-parole du département d’Etat américain a, quant à lui, indiqué que le gouvernement américain se penchait sur les documents révélés par Al-Jazira. "Nous ne pouvons garantir leur véracité", a écrit le porte-parole, Philip Crowley.

La réunion de juin 2008 s’inscrivait quant à elle dans le cadre des pourparlers lancés par le président américain George W. Bush à la fin de son deuxième mandat, fin 2007. Ces négociations ont cessé quand le premier ministre israélien de l’époque, Ehoud Olmert, confronté à des accusations de corruption, a été contraint de quitter ses fonctions en 2009.

[1] voir aussi Gilles Paris sur le blog du Monde "Guerre ou Paix" :

La bombe des “Palestine papers”, acte 1 Jérusalem

Le temps est aux fuites. Après WikiLeaks, la chaîne d’information continue Al-Jazira, associée au Guardian, se lance dans la divulgation sur grande échelle de notes diplomatiques. Celles qui nous intéressent (la diffusion a commencé dimanche 23 janvier et se prolongera jusqu’au 26 janvier, dit la chaîne) concernent les négociations israélo-palestiniennes et surtout les offres palestiniennes qui auraient été faites en 2008 lorsqu’Ehoud Olmert était premier ministre. Après son départ, il avait déploré que les Palestiniens n’aient jamais avancé de contre-propositions à ses offres.

Le point le plus sensible concerne l’acceptation par la partie palestinienne de l’annexion par Israël de la quasi-totalité des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, en bleu foncé sur la carte ci-dessous, dont une partie de la vieille ville, à l’exception de Har Homa (au sud) :

La position officielle palestinienne (le retour à la Ligne verte en vigueur entre 1949 et 1967) proscrit théoriquement de telles concessions, très proches du tracé d’un plan de paix officieux, l’initiative de Genève, récusé en son temps (2003) par l’Autorité palestinienne.

Selon Al-Jazira, l’Autorité palestinienne aurait accepté ce recul historique en pure perte : les Israéliens n’auraient donné aucune suite à cette proposition. A l’époque, le chef des négociateurs palestiniens était Ahmed Qoreï (Abou Ala’a) aujourd’hui retiré des affaires. Il avait pour bras droit (et rival) Saëb Erekat, qui est lui toujours en place et qui est le plus exposé à des révélations qui risquent d’affaiblir un peu plus l’Autorité palestinienne.

La défense de M. Erekat a consisté pour l’instant à nier. Nul doute que ce ne sera pas suffisant. Un feuilleton commence.

[2] voir en anglais The Palestine Papers et aussi the Guardian et http://www.guardian.co.uk/world/pal... ou encore Haaretz

http://www.lemonde.fr/proche-orient...

ajout de notes : CL, Afps

 


Ligue des Droits de l’Homme | 24 janvier 2011

JC Lefort | 23 janvier 2011

AFPS 34 | 23 janvier 2011

JC Lefort | 22 janvier 2011

BENOIST HUREL Secrétaire national du Syndicat de la magistrature, PATRICK HENRIOTS ecrétaire national du Syndicat de la magistrature | 22 janvier 2011

Dominique Vidal | 22 janvier 2011

 



Actualités :

LaBi’lin : la manif de vendredi rend hommage à l’opposant Israélien Jonathan Pollak (vidéo)
23-01-2011

Ci-dessous la vidéo de la manifestation de vendredi à Bi'lin, où Palestiniens, Israélien et internationaux, qui luttent ensemble contre le mur de l'annexion israélien malgré la violence de l'armée israélienne, ont rendu hommage au militant anarchiste emprisonné, Jonathan Pollak, dont la détermination ne faiblit pas.
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Ben Ali est parti, la lutte continue
22-01-2011

Le gouvernement tunisien actuel composé en très grande majorité de ministres de Ben Ali, ne représente pas le changement pour le peuple tunisien. En Tunisie la lutte continue contre les anciens de la mafia au pouvoir qui peuplent l'appareil d'Etat et continue à détenir les fruits de leur pillage. La lutte continue en Tunisie, et ici.
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Sarkozy va désormais boire tout seul à la santé de Ben Ali (Video)
22-01-2011

Pas très flatteuse cette vidéo de Sarko en train de faire des mamours au dictateur Ben Ali. On sait que le gouvernement français n'a pas ménagé sa peine pour maintenir un régime de terreur jetant les opposants en prison et affamant le peuple. Tout comme les autres dirigeants occidentaux, bien sûr, et les institutions à la solde des multinationales comme le FMI et la Banque Mondiale. Mais les pitreries de mauvais goût de Sarkozy sont là pour nous rappeler la connivence toute particulière entre Sarkozy et Ben Ali.
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Al MA’ASARA : la Resistance populaire ne faiblit pas
21-01-2011
Dans le village de Al Ma'asara, près de Béthléem, qui se bat contre le mur de l'annexion, Palestiniens, Israéliens et Internationaux se sont retrouvés à leur poste ce vendredi pour manifester contre la confiscation des terres palestiniennes. (lire...)

 

 


Boycott : Merci aux anarchistes israéliens contre le mur ! (vidéo)
21-01-2011
Ils sont jeunes, mais ne se laissent pas intimider par la répression israélienne. Nous les remercions pour leur ténacité et leur sens de la justice. Voir la vidéo. (lire...)


Alliot-Marie chahutée à Gaza (Vidéo)
21-01-2011

Notre ministre des affaires étrangères a l'art de s'adapter aux régimes les plus sanguinaires. Après s'être assurée une popularité sans faille en proposant des renforts de police à Ben Ali pour mater la révolte tunisienne, Madame CRIF, s'est fait recevoir comme il se doit à Gaza, après s'être apitoyée sur le sort d'un soldat de l'armée d'occupation israelienne, sans un mot pour les 10.000 prisonniers politiques palestiniens. Ci-dessous la vidéo, ainsi que la lettre que lui a adressée Denise Hamouri.
(lire...)

Nurit Peled dit ses quatre vérités au CRIF
21-01-2011

Très belle lettre de Nurit Peled-Elhanan* à Stephane Hessel et à tous ceux qui luttent pour les droits des Palestiniens.
(lire...)

Victoire de la mobilisation BDS : à Toulouse, le Conseil régional refuse la subvention aux marchands de mort
21-01-2011

Sous l'effet d'une indignation généralisée, la Commission Industrie du Conseil régional Midi-Pyrénées a ajourné, jeudi, avec avis défavorable, un scandaleux projet de subvention publique aux industries militaires françaises et israéliennes.
(lire...)

Contestation croissante en Israël et méthodes du Shin Beth...
20-01-2011

Des jeunes, des femmes, de plus en plus d'Israéliens contestent ouvertement la politique d'apartheid israélienne. Du coup le régime essaie de leur faire peur... Voir ci-dessous les méthodes du Shin Beth (services secrets israéliens) rapportées par Amira Hass.
(lire...)

Palestine : A vos agendas !
20-01-2011

Réunions et actions dans les jours qui viennent.
(lire...)

La Russie reconnait à son tour l’Etat palestinien dans ses frontières de 1967
19-01-2011

En visite à Jéricho (Cisjordanie) mardi, Medvedev a annoncé officiellement la reconnaissance par la Russie de l'Etat palestinien dans ses frontières d'avant le 4 juin 1967, avec Jérusalem Est comme capitale.
(lire...)

BDS : Au Japon, les militants remercient MUJI d’avoir renoncé à s’installer en Israël
19-01-2011

Un nombre croissant de commerçants sont sensibles aux préoccupations d'éthique qui les amènent à désinvestir ou ne pas investir en Israël, tant que l'occupation et la colonisation perdurent et qu'un peuple entier est persécuté. Avant John Lewis en Grande-Bretagne, qui a annoncé la semaine dernière le retrait des produits AHAVA de ses ventes, MUJI au Japon a renoncé à aller implanter un magasin en israël. Ci-dessous les remerciements originaux qui lui sont adressés.
(lire...)

En France : Des femmes d’influence pour vendre la Tunisie de Ben Ali
19-01-2011

Enquête de Mathieu Deslandes de Rue89 sur un réseau d'amitié constitué d'une élite féminine française et qui promeut un « visage souriant » du système Ben Ali.
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BDS : à Sète, échec pathétique d’une manœuvre du CRIF et d’Agrexco
18-01-2011

Pas plus futé que son homologue parisien Sammy Ghozlan, le patron du CRIF Languedoc-Roussillon Hubert Allouche croyait avoir trouvé un moyen infaillible de contrer le mouvement BDS qui se développe en France et dans le monde.
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Pas de représentants de la dictature Ben Ali au gouvernement !
18-01-2011

Le collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid – Tunisie, appelle à un Rassemblement Jeudi 20 Janvier à 18h.00, à la Fontaine des Innocents à Paris.
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Elisabeth GUIGOU soutient le boycott des produits israéliens (VIDEO)
18-01-2011

Elisabeth Guigou, députée (PS) de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la justice s'explique sur Mediapart sur son soutien à Stéphane Hessel et aux militants poursuivis pour discrimination envers Israël. Elle défend "l'acte politique » qu'est le boycott des produits israéliens et s'oppose à tout amalgame avec de l'antisémitisme. Face à la poursuite de l'occupation et de la colonisation, elle estime que l'Europe devrait "être plus active", avoir "une expression politique plus forte" et elle demande au ministre de la justice, Michel Mercier, de faire cesser les poursuites contre les militants de la campagne BDS. Voir la vidéo.
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Tunisie : comment l’UMP-sioniste Raoult a tenté de sauver Ben Ali
17-01-2011

Ce n'est pas jusqu'au dernier jour, mais en fait jusqu'au dernier quart d'heure, que les dirigeants français ont misé sur la capacité du président tunisien Ben Ali à noyer dans le sang la révolte de son peuple.
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Les fous de dieu israéliens ont encore frappé
17-01-2011

Après la lettre des rabbins israéliens racistes appelant leurs coreligionnaires à ne pas louer ou vendre de logement à des non juifs, puis celle de leurs épouses exigeants des jeunes filles juives de ne pas fréquenter des non juifs, c'est maintenant le sperme des non juifs que les couples juifs stériles doivent refuser pour éviter de donner naissance à des "barbares", selon le rabbin Dov Lior. (Article publié par le site Planète Non Violence).
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Toulouse : Appel à rassemblement jeudi contre le financement des armes israéliennes par le contribuable
17-01-2011

La mobilisation commence à porter ses fruits en Midi-Pyrénées, où le conseil régional s'apprêtait à verser près de 100.000 euros, cette année encore, pour financer le voyage à Tel Aviv des représentants de commerce de EADS , Dassault, Airbus and Co. Lesquels vont rencontrer, en mai prochain, les fabricants israéliens de drones qui bombardent les populations civiles palestiniennes et les firmes comme Elbit, spécialisées dans la construction du mur et autres miradors.
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GAZA : rassemblement à l’appel d’Amnesty International ce mardi soir à Paris
17-01-2011
Amnesty International France appelle à un rassemblement public sur les massacres de GAZA, ce mardi 18 janvier à 18h30, Place Saint-Michel à Paris, pour dire "Non à l'impunité : justice pour les victimes !". (lire...)

 


Boycott :

Vanessa Paradis annule son concert en Israël

Publié le 16-01-2011


La chanteuse française Vanessa Paradis, qui devait se produire le 10 février prochain à Tel-Aviv, a décidé d’annuler son concert, entendant ainsi les nombreuses voix qui lui demandaient de ne pas cautionner par sa présence l’apartheid israélien.

Samedi soir, à l’initiative de CAPJPO-EuroPalestine, une trentaine de militants BDS s’étaient notamment retrouvés devant le théâtre de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où la chanteuse se produisait, pour l’informer, elle et son public, des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien.

Nous lui avons offert une petite sérénade, une chorégraphie, et avons distribué à tous les spectateurs, sous forme de tract, la lettre ouverte à Vanessa Paradis signée par 19 artistes et intellectuels israéliens du mouvement Boycott From Within (Boycott de l’Intérieur).

Quelques heures plus tard, les producteurs du spectacle de Vanessa Paradis, Charles Bensmaine et David Stern, annonçaient l’annulation de l’étape Tel Aviv, officiellement pour « impératifs professionnels » de l’artiste.

MERCI VANESSA !

On peut lui écrire pour la remercier à :

Vanessa Paradis

Universal Music France

20 rue des Fossés Saint Jacques

75005 Paris

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Ben Ali exit ! Bravo ! Mais ce n’est pas fini...
15-01-2011
La mobilisation courageuse et déterminée du peuple tunisien a réussi à chasser le dictateur honni et c'est un bel exemple pour le monde entier (oui, Monsieur DSK !). Mais la lutte pour confisquer cette victoire a commencé, avec le couvre-feu imposé à l'ensemble du pays par la force, avec le défilé des arnaqueurs qui essaient de s'accaparer le pouvoir, de faire peur, avec les sempiternelles mises en garde contre l'islamisme et l'insécurité, qu'ils sont les premiers à organiser. (lire...)


VIDEO : Noël 2010 en Palestine !
14-01-2011
76 volontaires français et 10 écossais, âgés de 9 à 85 ans, répondent à l'appel lancé par 14 associations palestiniennes. Pendant une semaine, nous allons rejoindre la résistance populaire pour exiger la fin de l'occupation et le droit de circuler librement en Palestine. (lire...)

 


Israël-Palestine : le Crif bafoue la liberté d’expression et s’en vante

publié le dimanche 16 janvier 2011

Esther Benbassa

 
En ces jours de lutte pour les libertés fondamentales en Tunisie, qui ont abouti à la fuite de Ben Ali ce vendredi, parler de la liberté d’expression bafouée par un organisme communautaire français comme le Crif peut paraître anecdotique. Reste que si, d’un côté, on ne doit pas crier trop vite à la fin de la politique clanique en Tunisie, on ne peut pas crier non plus, de l’autre, à la fin de la politique communautaire en France…

L’annulation d’un débat dans le pays de la liberté d’expression

La 18 janvier, devait se tenir autour de Stéphane Hessel, nouvelle star de la librairie française, une conférence-débat faisant suite à la pétition qui dénonçait les poursuites lancées contre lui, contre Alima Boumediene-Thiery, sénatrice d’Europe Ecologie-Les Verts, et contre quelques autres, pour leur implication dans la campagne BDS (Boycott-Désengagement-Sanction) visant Israël.

De nombreuses personnalités avaient signé cet appel. Et je l’avais fait moi-même, tout en étant personnellement opposée à cette campagne de boycott telle qu’elle est menée. Comme intellectuelle et comme citoyenne, je ne pouvais tolérer qu’on ait pu dénaturer le message porté par ces militants au point de tenter de faire croire qu’ils s’attaquaient aux produits cachers (ce qui en faisait des antisémites), alors qu’ils visaient d’abord les produits israéliens en provenance des territoires occupés.

J’ai toujours demandé aux défenseurs du boycott de faire œuvre de pédagogie et de clarification, pour éviter les malentendus. Devait-on aussi, par exemple, boycotter l’universitaire israélien progressiste, simplement parce qu’il était israélien ?

La conférence-débat programmée pouvait, entre autres, aider à cette clarification et permettre un débat franc. Elle devait réunir, à l’Ecole normale supérieure (ENS), à Paris, un certain nombre de personnalités :
-  * Leïla Shahid, ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne,
-  * Nurit Peled, militante israélienne de la paix ayant perdu sa fille dans un attentat terroriste,
-  * Haneen Zoabi, député au parlement israélien,
-  * Elisabeth Guigou, ancienne garde des Sceaux, etc.

Selon les organisateurs, quelque 300 personnes étaient déjà inscrites. Un point-presse était programmé juste avant, avec Stéphane Hessel et les premiers signataires de l’appel lancé en sa faveur.

Le président du Crif s’enorgueillit d’avoir annulé la rencontre

Dès jeudi, dans un long « éditorial », Richard Prasquier, président du Crif, s’enorgueillissait d’être à l’origine, lui et son institution, de l’annulation de cette rencontre. Ainsi écrivait-il :

« Valérie Pécresse, ministre des Universités, ainsi que le rectorat de l’université de Paris que nous avons contactés en urgence ont réagi sans ambiguïté : je leur rends hommage, ainsi qu’à Claude Cohen Tanoudji, prix Nobel de Physique, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut, tous anciens élèves de l’Ecole normale supérieure. Et une pensé particulière à Mme. Canto-Sperber qui mène un combat incessant contre des dérives inquiétantes ».

De fait, que cette dernière, en tant que Directrice de l’École Normale Supérieure, ait souhaité mettre son établissement à l’abri de l’affrontement qui menaçait entre ceux qui assisteraient à la conférence-débat et les militants juifs anti-boycott, vigoureusement appelés à manifester sur place, on peut le comprendre. Certains souvenirs ont dû lui revenir à l’esprit.

En effet, en avril 2009, à la suite d’un colloque savant sur Israël-Palestine, j’avais moi-même organisé à l’ENS un débat entre Leïla Shahid, un ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël, deux universitaires et Régis Debray. Alors, c’étaient les défenseurs du BDS qui, pendant des semaines, avaient fait pression sur moi pour que j’annule la participation du diplomate israélien…

N’ayant pas, pour ma part, cédé aux invectives précisément au nom de la liberté d’expression et du dialogue, j’avais décidé de ne rien modifier à mon programme. Nos amis boycotteurs n’avaient alors rien trouvé de mieux que de maculer d’œufs la façade de l’Ecole normale supérieure, mobilisant au passage de nombreux fourgons de policiers…

Tout cela n’empêchait d’ailleurs pas, le lendemain, les médias juifs de prétendre que j’avais sciemment tendu un piège au secrétaire de l’ambassade ! Rude ambiance, certes, bien analysée, alors, sur Rue89, par Pierre Haski, mais la rencontre, au moins, avait bel et bien eu lieu…

« Trotskystes » et « staliniens »

Qui connaît l’histoire des Juifs sait aussi combien leurs institutions étaient autrefois discrètes. Israël n’existait pas et le nationalisme des Juifs de diaspora non plus. On sait aussi de quel aveuglement ces institutions ont régulièrement fait preuve, avec quelle constance elles se sont trompées tout au long de cette Histoire dans leurs appréciations des situations critiques, y compris à la veille du génocide.

Aujourd’hui, non seulement le Crif censure la conférence du 18 janvier et bafoue, ce faisant, la liberté d’expression qui devrait s’imposer dans l’espace public, mais il se vante bruyamment de son méfait. Le « grand éditorial » de M. Prasquier n’entre pas vraiment dans les détails de l’enjeu du moment. Il préfère énoncer une série de généralités comme :

« Un crime contre l’esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l’Ecole [normale supérieure] convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskyste pour les autres, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l’ensemble de l’université. »

Je ne savais pas que les staliniens fussent si nombreux, ni d’ailleurs les trotskystes, ni que leur influence fût si grande…

Les nouveaux nationalistes

Si la vraie raison de la censure n’est pas donnée, elle est toutefois transparente. Le Crif combat tout ce qui peut de près ou de loin écorner l’image d’Israël, ce veau d’or moderne des Juifs convertis au nationalisme, un nationalisme auquel ils furent pourtant, dans l’Histoire, si longtemps réfractaires.

Ces nouveaux convertis sont du moins bien dans l’air du temps puisque l’air du temps, en France, est au nationalisme et à câliner l’extrême droite. Pourquoi les Juifs n’afficheraient-ils pas leur soutien inconditionnel au gouvernement d’extrême droite que les Israéliens se sont donné ? Là est bien la racine de la censure exercée par le Crif, inavouable dans le texte, mais bien réelle.

Les Juifs ont-ils inventé le communautarisme en France ?

S’ils ne l’ont pas inventé, les institutions juives, elles, le pratiquent avec conviction, qui plus est en se donnant l’air de défendre la République. Le Crif se permet de s’adresser à la ministre Valérie Pécresse, de lui imposer ses desiderata particuliers, et ce haut responsable de l’État lui cède, ce qui est encore plus grave.

Imagine-t-on un seul instant le président du Conseil français du culte musulman demandant à la même ministre ou à un autre de faire annuler une soirée de gala en soutien à Tsahal (l’armée israélienne) ? Evidemment non, on crierait de toutes parts à l’antisémitisme, au communautarisme, à la République en danger…

La conférence-débat autour de Stéphane Hessel ne constituait pas un si grand enjeu politique. Il y en a eu d’autres du même genre, par dizaines. Mais ce qui compte ici est le succès du Crif. Pourra-t-il longtemps se lamenter qu’on parle de lobby juif en France ? Cette action précise relève très exactement du lobbying, et du plus négatif qui soit.

Le Crif terrorise certains Juifs et tous les non-Juifs

Le Crif fait régner sa loi à l’intérieur de la communauté juive, bannissant l’un, qui n’obéit pas à ses injonctions, l’autre, qui publie un livre non conforme, un troisième encore qui ose critiquer la politique d’Israël. Alors que tous les Juifs sont loin de se reconnaître en lui, le Crif ne s’en considère pas moins comme leur porte-parole et aussi comme leur directeur de conscience.

Mais le Crif fait aussi la loi à l’extérieur de la communauté, accusant qui ils veulent d’antisémitisme, suscitant des procès contre tel journaliste, contre tel intellectuel, contre tel militant. Le Crif, en un mot, terrorise psychologiquement certains Juifs et tous les non-Juifs au nom de la défense d’Israël.

Le renforcement de ce communautarisme sera à la longue préjudiciable aux Juifs eux-mêmes. La dernière offensive contre Gaza a ruiné l’image d’Israël auprès du public et a poussé des extrémistes pro-palestiniens (qui n’en avaient pas vraiment besoin) à se radicaliser davantage. On assiste à une réémergence de l’antisémitisme et la détestation d’Israël gagne chaque jour du terrain.

Ceux qui sont attachés comme moi à l’existence d’Israël, mais qui le veulent éthique, respectueux des droits des Palestiniens d’Israël, aspirant à la paix avec les Palestiniens de l’extérieur, ne peuvent qu’être effarés par le comportement du Crif, qui les décrédibilise et contribue à nourrir la haine antijuive et la sinistre obsession du complot juif.

Le Crif a osé bafouer une fois de plus la liberté d’expression dans ce pays. Et son président, dans son désormais fameux « éditorial », ose encore parler d’« idéal républicain, pluraliste et ouvert. » Je dirai moi, bien au contraire, que cet idéal, le Crif et son président sont les premiers à le trahir.

 


La Direction de l’ENS censure Stéphane Hessel
à la demande du CRIF !


publié le samedi 15 janvier 2011

Collectif des normalien-ne-s indigné-e-s d’une ENS indigne.

 
Il est extrêmement inquiétant de voir des institutions publiques de renom, telles que l’ENS se soumettre à des pressions visant à étouffer la liberté d’expression.

Le Collectif ENS Palestine devait accueillir une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel le mardi 18 janvier en salle Jules Ferry.

Madame Canto-Sperber s’était dite heureuse de la tenue de cette conférence, à laquelle devaient participer Benoist Hurel (secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature), Leila Shahid (Ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union Européenne), Haneen Zoabi (députée au parlement israélien), Michel Warschawski (Israélien, fondateur du Centre d’Information Alternative, AIC), Nurit Peled (mère israélienne d’une victime d’attentat, fondatrice du cercle des familles endeuillées, Prix Sakharov pour la paix du parlement européen), Elisabeth Guigou (députée, ancienne Ministre de la Justice), Daniel Garrigue (député, porte parole de République Solidaire) et Gisèle Halimi (avocate, militante féministe et politique française).

Nous apprenons avec consternation que la Directrice de l’ENS a décidé de revenir sur sa décision et d’annuler cette conférence à laquelle plus de 300 personnes étaient déjà inscrites, avant même que l’information ne soit relayée par les différents organisateurs/trices de cette conférence. Et c’est avec plus de consternation encore que nous lisons l’éditorial du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (http://www.crif.org/?page=articles_...) qu’en l’absence de réaction publique de la part de la Direction, nous devrons considérer comme un compte-rendu fidèle des mécanismes qui ont conduit à cette annulation.

Le CRIF se félicite en effet d’avoir réussi, grâce à ses ami-e-s Valérie Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur), Bernard-Henry Lévy et Alain Finkielkraut (normaliens), Claude Cohen-Tanoudji (Professeur de Physique à l’ENS) et Arielle Schwab (Présidente de l’UEJF) à imposer ses vues à la Direction de l’Ecole et à censurer ainsi Stéphane Hessel, normalien, résistant, Ambassadeur de France, et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.

Il est extrêmement inquiétant de voir des institutions publiques de renom, telles que l’ENS se soumettre à des pressions visant à étouffer la liberté d’expression. Par ailleurs, l’honnêteté intellectuelle et la probité d’élèves de l’Ecole est explicitement mise en cause, en des termes parfaitement scandaleux évoquant le totalitarisme et ainsi les heures les plus sombres de l’Histoire : "Un crime contre l’esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l’école convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskiste pour les uns, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l’ensemble de l’Université" dit le communiqué du CRIF !

Nous appelons nos camarades normalien-ne-s à protester contre les pressions inacceptables de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (valerie.pecresse@education.gouv.fr), mais aussi contre cette décision injustifiable de Madame Canto-Sperber, en envoyant des mails d’indignation à la Direction (monique.canto-sperber@ens.fr et veronique.prouvost@ens.fr) qui a cédé à ces pressions indignes.

Par ailleurs, nous invitons nos camarades de l’ENS à participer au rassemblement contre la censure et pour la défense de la liberté d’expression le mardi 18 janvier à 18h30 Place du Panthéon.

Collectif des normalien-ne-s indigné-e-s d’une ENS indigne.

14 janvier 2011

 


Les mercenaires de Blackwater …

en Palestine !

Publié le 14-01-2011


L’« Autorité Palestinienne » vient de donner son blanc-seing à l’embauche de plusieurs centaines de mercenaires issus de la firme américaine Blackwater, célèbre pour ses massacres de civils en Afghanistan et en Irak.

Le quotidien étatsunien Washington Post a été le premier à dévoiler l’affaire, qui en dit long sur l’inféodation complète du gouvernement de Ramallah aux Etats-Unis et à Israël. On savait déjà, par exemple, que les « forces de sécurité » palestiniennes sont formées, à la répression de la population et certainement pas à la protection de celle-ci, par un officier américain, le général Dayton.

Les mercenaires étrangers , dont le « travail » se fera en coordination avec l’armée israélienne d’occupation et les sbires de Mahmoud Abbas, seront rémunérés par le contribuable américain.

Le Washington Post précise que c’est le ministère américain des Affaires étrangères (Département d’Etat) qui a signé le contrat avec la société International Developments Solutions (IDS), une des nouvelles appellations de Blackwater, contraint de changer de nom –mais pas d’activités, bien sûr- après le scandale des tortures à la prison irakienne d’Abu Ghraib.

Le contrat a une valeur de 84,3 millions de dollars (64 millions d’euros) par an, sur cinq ans, permettant de payer des centaines de tueurs, équipés de pied en cap.

Gêné aux entournures par la révélation de cette trahison supplémentaire, le chef des « forces de sécurité » de Cisjordanie, Adnan Dmeiri, a bien été obligé d’admettre la réalité du deal, tout en contestant sa portée : dans un déclaration à l’agence de presse Ma’an, Dmeiri prétend que les hommes de Blackwater ne serviront qu’à la protection des officiels américains de passage dans la région, et qu’ils « ne résideront pas dans les zones palestiniennes ».

Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a de son côté dénoncé cet accord criminel, et constaté que le peuple palestinien est désormais directement en butte à trois types d’agresseurs : israéliens, collabos, et états-uniens (quelle que soit la nationalité des gens embauchés par la firme de mercenaires).

Quant au groupe Blackwater, rebaptisé récemment Xe et éclaté en plusieurs filiales dont IDS, il coule des jours heureux sous la présidence du Prix Nobel de la Paix Obama. En octobre dernier, il s’est ainsi adjugé une part conséquente dans un maxi-contrat de 10 milliards de dollars (oui, 10 milliards de dollars) souscrit par le gouvernement américain.

CAPJPO-EuroPalestine


 

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VIDEO : Noël 2010 en Palestine !
14-01-2011
76 volontaires français et 10 écossais, âgés de 9 à 85 ans, répondent à l'appel lancé par 14 associations palestiniennes. Pendant une semaine, nous allons rejoindre la résistance populaire pour exiger la fin de l'occupation et le droit de circuler librement en Palestine. (lire...)




BOYCOTT DE AHAVA : deux victoires en Grande Bretagne et au Canada
14-01-2011

John Lewis, l'une des principales chaînes commerciales en Grande-Bretagne, ainsi que BAY* au Canada, viennent d'annoncer qu'elles cessaient de vendre les cosmétiques AHAVA exportés par Israel et produits dans la colonie de Mitzpe Shalem dans les territoires palestiniens occupés.
(lire...)

Video of our Christmas mission in Palestine (Version anglaise de la Mission de Noël en Palestine)
14-01-2011

Here is a short video of the unforgettable moments we spent with our Palestinian friends at the end of December 2010... and the reasons why we decided to return this summer... with you ! 76 French volunteers and 10 Scots, aged between 9 and 85 years, answered the call made by 14 Palestinian associations. During one week, we joined the peoples' resistance movement to demand the end of the occupation and the right to freely come and go throughout Palestine.
(lire...)

"La dernière étape dans la libération de la Palestine et de l’humanité : s’exercer à la victoire", par Mazin Qumsiyeh
14-01-2011

Mazin Qumsiyeh, militant palestinien et professeur de génétique, entrevoit "la fin du tunnel" ; il explique les raisons de son optimisme, et préconise de quitter l'attitude de "perdants" trop répandue au sein de la gauche, qui consiste à imaginer l'adversaire invincible et à se dispenser "d'agir pour faire de ce monde un monde meilleur".
(lire...)

Frédéric Mitterrand devrait relire sa tante
14-01-2011

(par Farid Omeir - publié le jeudi 13 janvier 2011 par oumma.com) Invité de Canal + dimanche dernier, l'actuel ministre de la Culture et de la Communication réagissait aux émeutes en Tunisie : "En Tunisie, la condition des femmes est tout à fait remarquable. Il y a une opposition politique mais qui ne s'exprime pas comme elle pourrait s'exprimer en Europe. Mais dire que la Tunisie est une dictature univoque, comme on le fait si souvent, me semble tout à fait exagéré". [1]
(lire...)

La répression s’aggrave en Tunisie, mais ne sauvera pas Ben Ali !
13-01-2011

"Plus de 100 manifestants abattus par les flics tunisiens d'après Moncef Marzouki, des rafles et perquisitions à l'israélienne dans la ville de Thala, une femme violée devant son mari par un policier, le dirigeant du PCOT arrêté et peut-être abattu en coulisse, voilà ce que soutient le gouvernement Sarkozy-Fillon. Ben Ali assassin, Sarkozy complice !", a dit ce soir Yvon Breda (FSU), à la tribune du meeting parisien.
(lire...)

Thomas Deltombe et Manuel Domergue présentent "KAMERUN" à la librairie Résistances
13-01-2011

A 17 H 30, ce samedi 15 janvier 2011, 40 ans jour pour jour après l'exécution d'Ernest Ouandié, dernier grand leader de la résistance kamerunaise, la guerre du Cameroun, fera l'objet d'une conférence, à l'occasion de la sortie du livre "KAMERUN", et de la projection du film "Contre censure"d'Alain d'Aix, d'après Main basse sur le Cameroun, de Mongo Beti. C'est à 17 H 30 à la librairie Résistances. A ne pas rater !
(lire...)

Manifestations contre la répression en Tunisie et en Algérie dans le monde entier
13-01-2011

Samedi et dimanche, des manifestations se dérouleront dans toutes les grandes capitales pour dire halte au massacre, pour soutenir les peuples tunisien et algérien en quête de justice sociale et de liberté, et pour exiger la libération immédiate des manifestants et syndicalistes arrêtés. Rendez-vous dans plusieurs villes en France, ainsi qu'à Bruxelles et à Genève
(lire...)

Islamophobie : Coup de gueule d’un élu de la République
13-01-2011

Nous reproduisons l'article de Nassurdine Haidari, adjoint au maire PS du 1er secteur de Marseille, publié par le site oumma.com, qui met en garde contre les sondages empoisonnés et contre "cette haine sans borne qui aura pour ultime conséquence le morcellement de la nation française".
(lire...)

Dominique Strauss-Kahn : "La Tunisie est un bon exemple à suivre" (vidéo)
12-01-2011

Tandis que la Tunisie comme le reste de l'Afrique du Nord, s'enflamme contre la pauvreté, le chômage chronique des jeunes, la cherté de la vie, la corruption généralisée, et l'absence de libertés, DSK, directement responsable de cette situation, en tant que dirigeant du FMI, fait l'éloge de la politique tunisienne. Normal, puisque ce sont les politiques de coupe dans les services publics, de privatisation, de course au profit maximum pour quelques-uns, imposées par les institutions financières internationales comme le FMI, qui provoquent un étouffement et un appauvrissement des populations de ces pays.
(lire...)

Toulouse : Non aux voyages commerciaux en Israel financés avec notre argent !
12-01-2011
La région Midi-Pyrénées s'apprête à voter une subvention de 95 000 euros, demandée par la Chambre de Commerce France-Israel pour financer les déplacements de chefs d'entreprises qui comptent se rendre en Israël au mois de mai. Mobilisation contre ce détournement de l'argent public ! (lire...)

 



L’Europe fait pression sur Israël après la destruction du Shepherd Hotel

publié le mercredi 12 janvier 2011

Nicolas Falez

 
L’affaire du Shepherd Hotel en cours de transformation en colonie juive à Jérusalem-Est a montré une fois de plus ces derniers jours combien la situation de la ville est sensible.

Les critiques internationales se sont multipliées, sans effet, sur Israël. Un document européen élaboré par les diplomates de l’Union qui travaillent dans la ville recommande aux 27 Etats membres de faire preuve de fermeté vis-à-vis d’Israël dans ce dossier.

Les pays européens pourraient organiser les célébrations de leurs fêtes nationales respectives à Jérusalem-Est. La sécurité israélienne devrait être refusée lorsque des délégations européennes de haut rang visitent des lieux situés à Jérusalem-Est, la vieille ville par exemple.

Les 27 pourraient contrôler la provenance des produits bénéficiant de l’accord d’association entre l’Union et Israël afin que les conditions tarifaires ne profitent pas à des entreprises israéliennes installées à Jérusalem-Est. Israël considère en effet que la partie orientale de la ville est sous sa souveraineté.

Voici quelques recommandations parmi la vingtaine qui figurent dans le « Jérusalem-Report », un document annuel, rédigé par les représentants des pays européens auprès des Palestiniens, et qui n’a pas vocation à être rendu public.

Jointe par RFI, une source proche de la diplomatie européenne à Jérusalem confirme l’objectif : signifier en toutes circonstances à Israël, que l’annexion de la partie orientale de la ville n’est pas reconnue. L’Union Européenne soutient aussi la revendication des Palestiniens qui veulent faire de Jérusalem-Est, leur capitale.

 


LOPPSI 2 : ils soldent nos libertés !

Publié le 12-01-2011


Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car ce projet marque un recul général des libertés individuelles. Communiqué et appel à manifestation ci-dessous.

"Répression des populations ciblées :

Expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison auto construites, bidonville, bus ou camion aménagé …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun …

Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles, un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans, une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont prévus…

Fichage et vidéo surveillance généralisés :

Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées. La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets...

Durcissement du droit pénal :

Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines »...

Pouvoirs policiers accrus :

Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale ; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice supplétive, dites « réserve civile », de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés...

La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait entrer en application au printemps 2011.

Cette loi menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale, elle doit être retirée ou abrogée !

Mobilisons nous partout :

Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !

MANIFESTATIONS le 15 janvier – à Paris 14h30 à ODÉON

Premiers Signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, Bagagerue, CDSL, Col. anti LOPPSI Toulouse, Col. Soupe ref Diois, DAL, Fédération des Arts de la rue, FSU, HALEM, Intersquat Paris, Jeudi noir, Libre Accès, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance, Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaire, USP, Vie et Habitat choisi … Ainsi que : Alternatifs, Europe Écologie les Verts, NPA, MJS, Parti de Gauche , PCF, PCOF …

INFOS :

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Le silence assourdissant de Sarkozy sur la répression de Ben Ali
11-01-2011
Ci-dessous l'article publié par le site oumma.com, soulignant la complicité du gouvernement français avec la dictature tunisienne, qui tente de noyer dans le sang les revendications populaires. (lire...)


Gaza : Les militants américains interpellent la population à Boston
11-01-2011

Ci-dessous la vidéo des actions de rue menées à Boston pour protester contre le siège de Gaza et sensibiliser la population au fait que leurs impôts servent à financer l'armement de ceux qui affament le peuple palestinien.
(lire...)

France 3 boycotte le produit colonial "Sodastream" : pas trop tôt !
10-01-2011

Suite à de nombreuses protestations de téléspectateurs, la chaîne de télévision France 3 a retiré les machines à gaz "Sodastream", offertes depuis quelque temps en récompense aux candidats de son émission quotidienne "Slam". A lire, ci-dessous, le courrier de la chaîne à une téléspectatrice annonçant la décision. On rappelle que la firme Sodastream fabrique ses machines en territoire palestinien occupé, dans la colonie de Maale Adumim, en infraction flagrante du droit international.
(lire...)

Procès BDS : collabos contre résistants. On a choisi notre camp
10-01-2011

Prochains procès BDS : 24 janvier à Perpignan, 10 février à Mulhouse, 17 mars à Bobigny. La triste histoire de la collaboration, se poursuit en France (à noter que c'est une spécialité bien française).
(lire...)

Démolition de l’Hotel Sheperd à Jérusalem Est : Arrêtez les escrocs !
10-01-2011

L'Union Européenne condamne la démolition par israël de l'Hotel Shepherd, démarrée hier à Jérusalem Est. Mais pendant les condamnations, les grues s'activent. Israel, Etat de voleurs, de violeurs et tortionnaires, s'apprête au même moment à faire voter une loi empêchant l'entrée en Israël des personnes "portant atteinte à l'image d'Israël" !!
(lire...)

Ce samedi, nous devons dire à Vanessa Paradis que le droit et la justice nous tiennent à coeur
10-01-2011
Vanessa Paradis se produit ce samedi soir 15 janvier à Conflans Ste Honorine (78). C'est une occasion pour nous d'aller la convaincre de ne pas s'attacher à tout jamais une image de star méprisante des droits de l'homme, de l'injustice et de la terreur exercée contre tout un peuple. (lire...)

 


Enfants et familles en danger : mobilisation !

Publié le 10-01-2011


Arrestations aux abords des écoles, lycéens arrachés de leurs écoles et menacés d’expulsion, familles au bord du démembrement : appel à intervenir !

"Il convient, pour des raisons évidentes, d éviter que cela conduise à des démarches dans l’enceinte scolaire, ou dans ses abords. Je vous demande en tout état de cause de conduire ce type d’opération particulièrement délicate avec humanité et discernement.

Vous veillerez en outre à ne pas mettre avant la fin de l’année scolaire l’éloignement des familles dont un enfant est scolarisé depuis plusieurs mois. "

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, circulaire du 31/10/2005

En 2011, la réalité, signale le réseau éducation sans frontières (RESF), c’est :

1/ VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants)

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d’origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d’asile qui tente depuis de longs mois d’aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l’école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" ! Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen ! Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert . Les 3 gendarmes pas très à l’aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français....et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d’asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n’est pas suspensive d’une mesure d’éloignement.

NON ! La place d’un enfant n’est pas en centre de rétention. !

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr. Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr.

Préfecture de la Haute-Loire : 6 avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex. Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40.

Secrétaire général : robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19
- josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr
- sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

2/ Sami Abdalla, 18 ans, élève de CAP peinture au LP de Gelos (64), est sur le point d’être expulsé, simplement parce qu’il est devenu majeur. C’est inacceptable.

Sami est égyptien. Arrivé seul en France à l’âge de 15 ans, pris d’abord en charge par l’ASE Sami Abdalla est arrivé au Pôle Relais Insertion du lycée des Métiers du bâtiment de Gelos, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, il ya deux ans, y a appris le français et s’est préparé à intégrer la classe de CAP où il étudie avec succès depuis la rentrée de septembre 2010.

L’OQTF que lui a envoyée début mai, juste après l’anniversaire de ses 18 ans, le préfet des Hautes Pyrénées, ne lui est pas parvenue. Il en a eu connaissance quand il s’est rendu à la mi-juin à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques pour régulariser sa situation. Trop tard :le juge a déclaré irrecevable sa contestation de cette OQTF.

Sami a été arrêté mercredi par la police, alors qu’il rentrait en scooter d’un match de football organisé par le lycée. S’apercevant aussitôt qu’une OQTF était en cours contre lui, la Sécurité Publique a transmis Sami à la Police Aux Frontières qui l’a conduit le lendemain après-midi au Centre de Rétention Administrative d’Hendaye.

Vendredi en début d’après-midi le Juge des Libertés et de la Détention a prononcé sa mise en liberté immédiate assortie d’une assignation à résidence..

Il apprenait samedi qu’un vol était prévu lundi pour lui en direction de son pays d’origine. (vol retenu avant même son passage devant le JLD !) Son avocate a aussitôt déposé un référé-liberté qui a été plaidé ce dimanche 9 janvier à 10 heures devant le tribunal administratif de Pau. Informés par RESF 64, près de 100 personnes ont assisté, ce dimanche, à la séance du tribunal administratif. Et parmi elles, le proviseur du lycée de Sami, le proviseur adjoint, le conseiller principal d’éducation, la secrétaire et des enseignants du garçon étaient présents, ce que n’a pas manqué de souligner Me Lucas en commençant sa plaidoirie. De nombreux représentants de la CIMADE étaient également présents, ainsi que des élus territoriaux.

Le juge a rejeté la requête. Les commentaires de nombreux spectateurs après l’audience étaient scandalisés devant la comparaison faite alors par le juge entre les mutations des fonctionnaires et l’expulsion vers un destin inquiétant d’un jeune étranger en situation irrégulière.

A l’heure où ce compte-rendu est rédigé, on ne sait pas si Sami prendra l’avion ou pas demain. Mais dans tous les cas, une chaise sera vide, lundi, au lycée des métiers du bâtiment de Gelos, et c’est inacceptable. Le combat pour le droit de Sami à poursuivre ses études et à vivre ici commence !

Préfecture des Pyrénées Atlantiques 2 rue du Maréchal Joffre 64021 PAU CEDEX

Téléphone : 05 59 98 24 24 - Télécopie :05 59 98 24 99

Préfet : francois-xavier.ceccaldi@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr - Téléphone : 05 59 98 21 01 - Télécopie :05 59 98 26 44.

Secrétaire général : jean-charles.geray@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr Téléphone :05 59 98 23 01 - Télécopie :05 59 98 24 98

3/ Et quatre enfants qui attendent le retour de leur père : halte au démembrement des familles !

Urgence pour Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA, malgache, en rétention depuis le 13 décembre, père de Hay Kathusca, 7 ans, et Syrandi Georgio, 4 ans, scolarisés en CP et en maternelle à Paris 15ème, présents au goûter des orphelins de Noêl. Il sera présenté lundi à l’ambassade, un vol est prévu mercredi 12 janvier pour Antananarivo.

Pour protester (fermement mais sans injure ni diffamation) :

Préfecture de police de Paris

fax Préfecture de police P 75 : 01 53 71 67 23

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

4) Urgence : Samana TSHIBUYI, père de Cunégonde 5 ans et de Maximilien 4 ans doit être libéré !

Cela fait 23 jours que Samana TSHIBUYI, RDC, père de Cunégonde 5 ans et de Maximilien 4 ans scolarisés en maternelle à Juvisy (91) est enfermé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau, séparé de sa compagne, réfugiée politique et de ses enfants. Tous les recours juridiques sont aujourd’hui épuisés, il doit être présenté le 12 janvier au consulat de RDC.

Pétition à signer : http://resf.info/P1764

Pour chacune de ces situations :

Ministère de la Rafle et du drapeau :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00. Standard 01 77 72 61 00.

Secrétaire général : secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr

Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions Elysée fax : 01 47 42 24 65 - http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration, immortel rédacteur du discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Vendredi à Toulouse : une soirée Palestine à ne pas manquer
10-01-2011
Les associations "Le croissant fertile" & "Al-jaliya Al-fastinia", vous invitent à une soirée organisée en l'honneur de la Résistance & en hommage au peuple de Gaza, vendredi soir prochain (lire...)


Solidarité avec Hessel : conférence/débat mardi 18 janvier

publié le lundi 10 janvier 2011


 

Soutenons Stéphane Hessel et les pacifistes de la campagne BDS

10 000 personnes ont déjà signé l’Appel lancé en octobre par de nombreuses personnalités du monde politique et intellectuel français pour soutenir Stéphane Hessel et tous les militants pacifistes solidaires du peuple palestinien inquiétés par la ministre française de la Justice et Garde des Sceaux de l’époque, Michèle Alliot-Marie.

Après le remaniement du gouvernement, Stéphane Hessel, accompagné de l’ancienne ministre de la Justice et Garde des Sceaux Elisabeth Guigou et de la vice-présidente du Sénat Catherine Tasca, a rencontré Michel Mercier, le successeur de Michèle Alliot-Marie, pour lui remettre l’Appel et lui demander de renoncer à ces procès liberticides et donc de faire relaxer tous les accusés.

Cet engagement de Stéphane Hessel, accentué par la publication de son ouvrage "Indignez-vous !", dont le succès public n’a pas de précédent, lui a déjà valu de nombreuses attaques. Certains n’ont pas hésité à s’en prendre à son passé de grand résistant et de déporté à Buchenwald, pour tenter de discréditer sa défense acharnée d’une paix juste entre Palestiniens et Israéliens fondée sur le droit international. Ceux qui, comme lui, contestent l’impunité des "crimes de guerre, voire contre l’Humanité" - dont le rapport Goldstone soupçonne Israël - et, dans une moindre mesure, certains groupes armés palestiniens - encourent aujourd’hui de lourdes peines pour avoir appelé au boycott, au désinvestissement et à des sanctions (BDS) contre la colonisation et l’occupation israéliennes : détournée de son objet, la loi du 29 juillet 1881 les menace, dans son article 24 alinéa 8, de 45 000 euros d’amende et de 3 ans de prison ferme, peines maximales auxquelles s’ajoute, pour les fonctionnaires, la perte quasi automatique de leur emploi. Pour avoir diffusé un tract ou apposé un autocollant !

A Perpignan le 24 janvier, puis à Mulhouse le 10 février, 15 citoyens de tous âges, de toutes sensibilités et de toutes origines comparaîtront devant le tribunal pour "provocation publique à la discrimination" : une accusation infâmante pour ces militants pacifistes engagés justement par refus de tous les racismes et pour l’application du droit international à tous les Etats, y compris Israël. Pour arracher leur relaxe, comme nous l’avons obtenue pour la sénatrice verte Alima Boumediene-Thiery et pour le dirigeant national du NPA Omar Slaouti à Pontoise en octobre dernier, la mobilisation doit se poursuivre. Seule la pression de l’opinion peut empêcher que les menaces contre Stéphane Hessel et tous les militants de BDS ne soient suivies d’effet.

C’est pourquoi Stéphane Hessel, les signataires de son Appel, les associations regroupées dans le Pôle Palestine (AFPS, CCIPPP, Génération Palestine, GUPS et UJFP) et, au-delà, celles du collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ainsi qu’ENS Palestine organisent une grande conférence-débat le mardi 18 janvier à partir de 19 heures à l’Ecole normale supérieure (ENS). Stéphane Hessel y sera notamment entouré de Benoist Hurel, secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature, Leila Shahid, ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, Haneen Zoabi, députée palestinienne au Parlement israélien, participante à la "Flotille de la Liberté", et Michel Warschawski, israélien fondateur et ex-président du Centre d’information alternative. De nombreuses personnalités signataires de l’Appel, également invitées, transmettront à cette occasion leurs messages de soutien. Destinée à défendre les hommes et les femmes injustement accusés et avec eux les libertés citoyennes, cette conférence permettra de faire le point sur le conflit israélo-palestinien, le prix payé par les sociétés palestinienne et israélienne et les responsabilités qui, devant le blocage du "processus de paix"par le gouvernement israélien et les divisions qui handicapent le mouvement national palestinien, incombent à l’opinion publique et aux institutions internationales.

Mardi 18 janvier, dès 19h, à l’amphithéâtre Jules Ferry, 29 rue d’Ulm, les places seront comptées. Car nous sommes nombreux à nous indigner, comme nous y appelle Stéphane Hessel, et à vouloir peser avec lui de tout notre poids en faveur de la justice et de la paix. Comme l’écrit son Appel, "certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour “provocation publique à la discrimination” alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent. Tous ensemble,nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi."

Réservation obligatoire, places limitées : reserver@collectifpaixjustepalestine.org

Affiche

 


Le cabinet Nétanyahou soumis au détecteur de mensonges

publié le dimanche 9 janvier 2011

Marc Henry

 
Le premier ministre israélien fait appel au Shin Beth pour trouver parmi ses proches l’auteur de fuites portant sur des informations « sensibles ».

Passer au détecteur de mensonges, subir des interrogatoires serrés et voir son téléphone mis sur écoute comme un vulgaire « suspect », tel est le traitement de choc auquel ont eu droit les membres de la garde rapprochée de Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre israélien voulait ainsi découvrir à tout prix l’auteur d’une fuite à la presse portant sur des informations « sensibles ».

Les limiers du Shin Beth, le service de sécurité intérieure chargé notamment du contre-espionnage, n’ont pas hésité à frapper fort et surtout très haut. Uzi Arad, le tout-puissant directeur de la Sécurité nationale, Nir Hefetz, le conseiller médiatique de Benyamin Nétanyahou, et Tzvi Hauser, le directeur général du bureau du premier ministre, ont été parmi les dix personnalités mises sur le gril. Cette traque n’a toutefois rien donné. Officiellement, le Shin Beth a reconnu dans un communiqué ne pas avoir réussi à repérer la « gorge profonde » responsable des indiscrétions.

Plusieurs hypothèses

Le mystère reste donc entier, d’autant que la censure a empêché de préciser la nature de la fuite. Plusieurs hypothèses ont toutefois été avancées par les médias. Selon la radio publique, Nétanyahou aurait été rendu furieux par l’annonce d’une visite qu’il voulait garder secrète à Moscou en septembre 2009 pour tenter de convaincre les Russes de ne pas vendre le dernier cri en matière de batteries de défense antiaérienne à l’Iran et à la Syrie. Israël Hayom, un quotidien gratuit très proche du pouvoir, estime en revanche que l’affaire portait sur la teneur d’un entretien téléphonique entre Nétanyahou et la chancelière allemande.

Cette enquête traduit le climat d’extrême tension, de jalousies régnant dans l’entourage de Nétanyahou. En l’espace de quelques mois, ces querelles intestines et les multiples coups bas ont provoqué trois démissions : Nir Hefetz a rendu son tablier la semaine dernière et auparavant deux conseillers en avaient fait autant. D’autres pourraient suivre. Pour couronner le tout, Sarah Nétanyahou, l’épouse du premier ministre, a été accusée le mois dernier de semer « la pagaille dans le bureau » de son mari. « Elle intervient sur tout, elle nous rend fous », ont confié des collaborateurs de Nétanyahou.

Commentaire de la radio de l’armée : « Il y a parfois de quoi s’inquiéter sur le sérieux de la gestion du pays lorsque l’on constate de telles chamailleries au plus haut niveau. »

 


AFP | 9 janvier 2011

Courrier international | 9 janvier 2011

 


Quand le Messie viendra, Israël l’expulsera

Publié le 8-01-2011


Les tribulations du Messie arrivant en Israël. Un texte désopilant et pas vraiment surréaliste de Bradley Burston, publié par Haaretz. Merci à Carole Sandrel pour la traduction.

Quand le Messie viendra, Israël l’expulsera

Quand le Messie viendra, la Droite le mettra en croix. Im Tirzu (NdT : mouvement ultra sioniste) déroulera des banderoles et collera des affiches le montrant avec une queue et des cornes.

Quand le Messie viendra, on l’emmènera dans une petite salle froide avec des murs blanchâtres, avec une chaise en métal gris de part et d’autre d’un bureau métallique.

Quand le Messie viendra, il sera interrogé par un jeune officier du Shin Beth, et par un officier du ministère de l’Intérieur qui a obtenu son job grâce à son cousin, inspecteur de rituel alimentaire et de fabrication dans une boulangerie-pâtisserie, qui a obtenu son job grâce au beau-frère de sa soeur, troisième assistant du vice-président du Shas à Ramla.

Quand le Messie viendra, personne ne s’en apercevra.

Son âne, qui est blanc et se nomme Snowpea, lui sera confisqué et mis au secret dans un local humide de la police qui jouxte la station de chemin de fer de Lod. Il n’y aura pas de paperasses administratives. A la nuit tombée, il aura disparu, dissous dans un camion bâché par le gardien du lieu, qui après son travail conduira l’âne dans un moshav (village) L’argent changera de main, l’âne aussi, quatre fois, jusqu’à ce qu’il soit vendu par des colons à des Palestiniens, dont les terres, pour certains d’entre eux, se trouvent désormais à l’intérieur du mur de la colonisation.

Quand le messie viendra, le premier geste envers lui sera un ordre d’arrestation.

Un rapport codé, sur un site web très influent sera fabriqué pour disparaître. Il réapparaîtra sur un blog de Seattle puis dans le Guardian. Le gouvernement différera sa réponse et finalement publiera une déclaration qu’on attribuera à des sources à Jérusalem, disant : « Nous n’avons pas connaissance de cette histoire ». L’armée israélienne de défense citant un ancien militaire anonyme, déclarera qu’il n’y a pas de preuve qu’un Messie, quel qu’il soit, soit arrivé. Elle atténuera plus tard son démenti en disant qu’elle vérifie le rapport et elle dirigera les journalistes sur le Ministère de la Défense, qui les renverra vers le bureau du Premier ministre, qui n’aura pas de commentaire à faire.

Quand le Messie viendra, les rabbins le traiteront comme Jésus.

Ils le stigmatiseront, le traitant de perfide, malade, sacrilège.

Sur les affiches, dans les sermons du Sabbat, les décrets rituels et les pétitions, on fera attention à ne pas utiliser son titre, les chefs rabbins des villes et villages mettront en garde contre la menace existentielle dirigée contre le caractère essentiellement juif de l’Etat. En aucun cas, les Juifs ne doivent vendre ou louer des maisons ou des biens à des gens comme ça. Les épouses de rabbins le diffameront, l’accusant de menacer la vertu (la chair) des filles juives.

Les déclarations des rabbins diviseront le peuple juif et amèneront colère et opprobre sur Israël. Les rabbins continueront à verser d’énormes salaires pour rémunérer des services civils, et des gratifications en cash, en marchandises et en dessous de tables non déclarés.

Quand le Messie viendra, la Droite le mettra en croix Im Tirzu brandira des banderoles et collera des affiches le montrant avec une queue et des cornes. Un bloggueur de Commentary le traitera de pleurnichard et de nigaud irritable. Dans le Ma’ariv et le Jérusalem Post, sept éditorialistes en l’espace de trois jours s’en prendront à lui. Un observateur d’une ONG fera appel à collecte pour démasquer l’origine de ses financements.

Quand le Messie viendra l’Occupation cessera.

Mais avant ça, un réseau social global dirigé par la Coalition Juive Républicaine, Fox News, l’Organisation Sioniste d’Amérique et Daniel Pipes (journaliste américain spécialiste du Moyen Orient), lancera une campagne pour démontrer que le Messie est un Musulman.

Quand le Messie sera mis en croix, l’armée démentira qu’il ait jamais été là, à notre époque.

Quand le Messie viendra, un parti politique israélien dont les électeurs sont eux-mêmes constamment caricaturés par les israéliens « de souche » comme étant des débauchés et des non-juifs, proposera une loi déclarant que c’est un délégitimeur d’Israël et de l’armée (à cause de la mise en croix), un blasphémateur du sionisme (pour avoir déclaré que les Palestiniens n’étaient pas les seuls obstacles à la paix) et visant à le rendre inéligible à la citoyenneté à moins qu’il ne signe un serment de loyauté, disant que même si Israël a pratiqué la crucifixion, il l‘a fait d’une manière démocratique et juive.

Les conseillers de Michael Ben-Ari, député de la Knesset, ainsi que les fans de l’équipe de foot Beiter Jerusalem, ouvriront une page sur FaceBook titrée « Mavet, l’Mashiah » - (Mort au Messie).

Quand le Messie viendra, les Etats-Unis lui donneront un statut de réfugié, autorisé à demander asile, mais enfermé dans un camp de détention, dans la zone 51 d’Israël, proche des installations nucléaires de Dimona où un juge le piégera en lui faisant signer un document illisible qui hâtera son expulsion vers le Tchad.

Au moment où le Messie quittera l’Etat juif, il sera trop heureux de partir."

Par Bradley Burston

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

http://www.haaretz.com/blogs/a-special-place-in-hell/when-the-messiah-comes-israel-will-deport-him-1.335566

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Israël/Palestine : "l’opinion publique doit contraindre les sphères du pouvoir", analyse Noam Chomsky
8-01-2011
Les dirigeants américains sont incapables d'arbitrer la situation au Proche-Orient, tout comme ils ont soutenu jusqu'au dernier moment le régime d'Apartheid en Afrique du Sud, explique Noam Chomsky, qui s'en rapporte à l'opinion publique pour obliger les sphères du pouvoir à briser l'apartheid en Palestine. (lire...)


Richard Falk : assez de "processus" de paix !
8-01-2011

Obama et Israël : "c'est comme si on demandait à un voleur à main armée multirécidiviste d'arrêter de cambrioler quelques banques pendant trois mois contre une énorme récompense financière", écrivait Richard Falk le 18 décembre dernier. Et même cela, Obama y a renoncé. Place à la solidarité active "par le bas", conseille le rapporteur des Nations-Unies.
(lire...)

Bi’lin : la réssitance populaire défie à nouveau l’occupation
7-01-2011

Malgré un bouclage par l'armée israélienne des principales routes menant à Bi'lin, près de Ramallah, des centaines de manifestants, palestiniens, internationaux et israéliens, ont réussi, par des chemins détournés, à atteindre le village pour participer à la manifestation ce vendredi, une semaine après l'assassinat de Jawaher Abu Rahma.
(lire...)

Hébron (Al Khalil) : l’Autorité Palestinenne livre des résistants à Israël, qui assassine un habitant de 65 ans
7-01-2011

L'armée israélienne a admis une « bavure », après l'assassinat, d'un Palestinien de 65 ans, massacré dans son sommeil par une équipe de tueurs en uniforme.
(lire...)

Israël exporte son savoir-faire meurtrier vers les pays africains
7-01-2011
(Par Afrique Rédaction) - Assis nerveusement au coin d'une table, Samuel Sternfeld avise une dernière fois son équipe. Dans quelques heures, cet habile homme d'affaires israélien reconverti en marchand d'armes doit accueillir une délégation officielle de Centrafrique. Bien que l'État hébreu n'entretienne aucun lien diplomatique avec Bangui, tout est organisé comme une visite d'État  : accueil des ministres à l'aéroport Ben-Gourion, transport avec chauffeur, rencontre avec des officiers de l'état-major de Tsahal et inspection des principaux sites d'armements israéliens. (lire...)

 


L’Europe contre Israël : les raccourcis du grand rabbin de France

publié le samedi 8 janvier 2011

Guillaume Weill-Raynal

 

L’article signé Gilles Bernheim, grand rabbin de France, intitulé « Israël et l’Europe : les raisons d’un malentendu » a été mis en ligne dans l’après midi du jeudi 30 décembre sur le site du Monde.fr, et a paru le lendemain dans les pages Débats de l’édition papier.

Peu de chances d’attirer l’attention des foules à la veille du réveillon et d’un week-end de Nouvel An. Il mérite pourtant qu’on s’y arrête.

La défense de l’identité (judéo)-israélienne dans laquelle se lance Gilles Bernheim s’accompagne en effet d’un procès en règle contre l’Europe et ses valeurs, qui semble s’inscrire dans le fameux virage à droite de la communauté juive et, au-delà de celle-ci, d’un procès des Lumières dont certains s’alarment, non sans raisons, depuis quelques années.

Résumons la pensée de Bernheim : l’Europe cultiverait désormais une détestation de l’Etat-nation, disqualifié à jamais par les horreurs du nazisme, et remplacé désormais par une religion de l’« Autre », perçu comme une victime indifférenciée, quel qu’il soit et quelle que soit sa cause, fût-elle criminelle. Israël serait le seul à croire aux vertus de l’Etat-nation

Quiconque ne souscrirait pas à cette grille de lecture serait donc, pour les Européens, un ennemi de l’humanité -équivalent aux nazis ! - d’où le « malentendu » avec Israël, coupable de croire encore aux vertus de l’Etat-nation et de s’attacher à le construire contre vents et marées.

Et d’où, donc, la « nazification » d’Israël, qui serait ainsi victime de ce que Gilles Bernheim appelle une « idéologie de la substitution ». Le tout accompagné de quelques jugements péremptoires sur l’Europe, qui sont autant de tartes à la crème :

« Nos sociétés européennes font désormais primer les droits sur les devoirs […] Nous sommes tous devenus des Autres, dans une généralité indéfinie et anonyme où l’individualisme est la seule chose partagée et où tout se vaut parce que tout se vend […]

Par son absence d’identité claire, l’Europe s’avère incapable de répondre à ces questions posées par autre chose que du consumérisme […] »

Bref, tout fout le camp, et seul Israël tient le bon bout ! Moyennant quoi, et c’est la conclusion de Gilles Bernheim :

« Désormais, dans le cas particulier d’Israël, la pensée doit en premier lieu rejeter le prêt à injurier sorti des égouts de la haine -une haine que les juifs sont en droit d’attendre que l’Europe en proscrive à jamais les manifestations. »

Pas moins ! La petite musique lancée par Goldnadel et Finkielkraut fait du chemin

Ce discours n’est ni isolé, ni nouveau. Le thème de la détestation de l’Etat par les sociétés européennes a été lancé par Gilles-William Goldnadel dans son « Nouveau bréviaire de la haine », en 2001. Celui de la religion de l’Autre par Alain Finkielkraut dans « Au nom de l’Autre », en 2003. C’est devenu, depuis, une petite musique classique, un refrain repris par moult articles, colloques et émissions radiophoniques.

Dans le sillage de cette pensée est paru l’année dernière « Eloge de la guerre après la Shoah » de Michael Bar Zvi, un philosophe franco-israélien, pour qui la guerre, « dans certaines circonstances et sous certaines conditions » (mais principalement lorsqu’elle est menée par les Israéliens) « doit être considérée comme l’un des seuls moyens de préserver la dignité de l’homme ».

Oui, vous avez bien lu : « éloge de la guerre »… Un discours sans doute inaudible aux Européens, probablement intoxiqués par soixante ans de paix, et qui n’ont plus d’autre loisirs que de se vautrer dans ce que Gilles Bernheim appelle « les égouts de la haine ». Attention, tout de même : une « idéologie de la substitution » peut en cacher une autre. Pas de preuves de cette prétendue détestation de l’Etat-nation

Il serait sans doute vain de demander au grand rabbin sur quel fait ou élément précis il se fonde pour affirmer que l’Etat-nation aurait été définitivement disqualifié dans la conscience collective européenne pour cause de nazisme.

Des historiens, des sociologues, ont-ils décelé la trace d’une quelconque idéologie de la détestation de l’Etat ? Pas que je sache…

Les Etats qui composent l’UE ont certes abandonné un certains nombre de leur prérogatives à leurs instances supranationales, mais moins par « idéologie » que pour suivre le mouvement planétaire qui avantage les grands blocs sur le plan économique et dans le jeu des relations internationales.

Mais l’affirmation totalement gratuite inventée par Finkielkraut, Goldnadel et consorts a été répétée jusqu’à plus soif, jusqu’à devenir pour certains une vérité acquise au débat, sans avoir été jamais étayée par rien de précis. C’est elle, en tout cas, qui fonde l’essentiel de l’argumentation de Gilles Bernheim.

Plus concrètement, et plus cruellement, certains commentaires postés par les internautes du Monde.fr à la suite de son article ont relevé que le grand rabbin avait totalement omis dans son article la moindre référence aux Palestiniens. Sans doute un hors-sujet.

Il est vrai que Gilles Bernheim aurait bien été en peine d’instruire à l’encontre de ces derniers le même procès qu’aux Européens. Les Palestiniens partagent, en effet, au moins une valeur commune avec Israël : celle d’aspirer coûte que coûte à posséder eux aussi leur Etat-nation. Mais là, je pinaille

Guillaume Weill-Raynal, essayiste

publié sur Rue89

http://www.rue89.com/2011/01/06/leu...

 


Colonisation : les Palestiniens espèrent une résolution de l’ONU

publié le vendredi 7 janvier 2011

AFP

 
Une résolution palestinienne condamnant la colonisation menée par Israël pourrait être mise au vote au Conseil de sécurité de l’ONU dès la semaine prochaine, a annoncé mercredi (5 décembre) le représentant palestinien aux Nations unies.

Mais les Palestiniens ne savent pas si les États-Unis apposeront leur veto à cette résolution, conformément à leur traditionnelle ligne de défense d’Israël, a indiqué Riyad Mansour à l’AFP.

M. Mansour a expliqué qu’il avait entamé des réunions avec les ambassadeurs du Conseil de sécurité mercredi sur un projet de résolution rédigé avec le soutien des pays arabes. M. Mansour et d’autres représentants arabes ont rencontré l’ambassadeur de Bosnie, Ivan Barbalic, qui assure la présidence du Conseil de sécurité en janvier.

« Le vote pourrait avoir lieu le 19 janvier, mais peut-être plus tôt, dès la semaine prochaine, si les pays sont prêts », a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité va débattre du Proche-Orient le 19 janvier.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a refusé de prendre part à des discussions de paix sous la houlette des États-Unis avec Israël depuis que ce dernier a mis fin au gel de la colonisation dans les Territoires occupés, fin septembre.

En dépit des pressions internationales, Israël a refusé de renouveler ce gel et insiste sur le fait que les Palestiniens devraient revenir à des discussions directes sans condition préalable.

La résolution condamnerait les activités de colonisation d’Israël et réaffirmerait une demande de l’ONU pour un arrêt de tous les travaux de construction dans les Territoires occupés.

« Il y a déjà 191 pays aux Nations unies qui considèrent que la colonisation est illégale », a souligné M. Mansour.

« Nous pensons que la résolution nous ramènerait sur la voie des discussions », a-t-il ajouté. « Nous ne savons pas ce que les Américains ont l’intention de faire ».

Les Etats-Unis ont traditionnellement apposé leur Veto à toutes les résolutions qui critiquent Israël, y compris les appels précédents à la fin de la colonisation.

 


AFPS | 7 janvier 2011

Serge Dumont | 6 janvier 2011

 




Corruption israélienne : ce sont des Américains qui s’en plaignent !

Publié le 6-01-2011


Plusieurs entreprises américaines accusent les autorités israéliennes d’avoir exigé des pots-de-vin afin de laisser passer des biens dans la bande de Gaza. Entre amis, cela ne se fait vraiment pas.

Photo : AP , JPost

Un câble diplomatique publié par Wikileaks fait état de "livraisons de produits américains, d’une valeur totale d’environ 1,9 million de dollars, qui attendent depuis trois ou quatre mois d’être transférés dans la bande de Gaza." Selon les distributeurs américains, on leur demandait de payer des ’taux spéciaux’ dont la somme équivaut à environ 75 fois le taux standard de transfert."

Les distributeurs en question sont quelques unes des plus grandes compagnies des Etats-Unis, à savoir : Coca-Cola, Proctor & Gamble, Caterpillar, Philip Morris, Hewlett Packard Motorola et Dell.

"Le coût normal de livraison d’une cargaison est de 600-650 dollars... et le taux de transfert au passage de Karni est de 370 shekels...", Or, [le responsable de Coca-Cola, Joerg] Hartmann prétend qu’on lui a demandé de payer jusqu’à 13-15 000 shekels par cargaison."

Ceux qui ont versé les sommes supplémentaires auraient obtenu une place au début de la "ligne israélienne", qui avance plus rapidement, à l’entrée de Karni. Selon Hartmann, les pots-de-vin étaient l’oeuvre d’un "haut-responsable posté au terminal".

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Tiens, on n’entend plus beaucoup les amoureux de la laïcité...
6-01-2011
La Cour Suprême israélienne a accepté, ce jeudi, les recommandations du ministère des Transports en faveur d'une séparation entre hommes et femmes à bord de certains autobus, sur le principe "du libre arbitre". On attend les réactions de "Riposte Laïque" et tutti quanti. (lire...)


Prison avec sursis pour le 5ème agresseur de la Librairie Résistances
6-01-2011

Un an et demi après le saccage de la Librairie Résistances, S.. T… (mineur au moment des faits) a été condamné mercredi à 6 mois de prison avec sursis et à environ 5.000 € de dommages et intérêts par le tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
(lire...)

France-Télécom collabore à l’occupation de la Palestine
6-01-2011

La Fédération télécoms du syndicat SUD proteste, dans un communiqué, contre la honteuse collaboration entretenue par le groupe France-Télécom/Orange avec l'occupation des territoires palestiniens par Israël. Lire ci-dessous le communiqué du syndicat.
(lire...)

Ce samedi à la librairie Résistances, venez les rencontrer !
6-01-2011
Ils sont plus de 70 de toutes les régions de France, et de tous les âges (de 9 à 85 ans) à avoir participé, à Noël, à une mission exceptionnelle de solidarité avec les Palestiniens engagés dans la résistance populaire non violente. Ils aimeraient en parler avec vous ! (lire...)

 


Actualités :
Gilles Paris | 6 janvier 2011

Fares Chahine | 5 janvier 2011

Gilles Paris | 5 janvier 2011

l’Orient le Jour | 4 janvier 2011

entretien avec Khateb Abou Rahmah | 4 janvier 2011

 


Actualités :

Renée Prangé, Ofer Bronchtein | 31 décembre 2010

Madjid Messaoudene | 31 décembre 2010

31 décembre 2010

L’Orient le Jour | 31 décembre 2010

Georges Malbrunot | 30 décembre 2010

Baudoin Loos | 30 décembre 2010

Comité national de soutien à Salah Hamouri. | 30 décembre 2010

 


ACTUALITES


Le Liban demande à l’ONU de protéger son gaz contre le forage israélien
6-01-2011
Une réserve de gaz naturel estimée à 450 milliards de mètres cube a été découverte récemment dans les eaux territoriales revendiquées par le Liban le long de de la frontière maritime avec Israël ; c'est la plus grande quantité de gaz naturel découverte dans le monde dans les dix dernières années, et le Liban demande à l'ONU d'empêcher Israël de l'exploiter à son profit. (The Associated Press) (lire...)

Des Israéliens appellent Vanessa Paradis et John Depp à boycotter Israël
5-01-2011
Lettre publiée par le groupe israélien "Boycott from within" (Boycott de l'intérieur) aux deux artistes pour qu'ils ne cautionnent pas la politique criminelle d'Israël. (lire...)

"Brisez le silence !" : des soldats israéliens parlent et affrontent la répression
5-01-2011
Micha, Dana, Noam, et Mikhael ont commis des exactions au sein de leur armée et ces officiers israéliens en parlent pour la première fois à visage découvert. Plus question de "laver son linge sale en famille". (lire...)

Demandez à Vanessa Paradis de ne pas se compromettre !
5-01-2011
La campagne BDS France a adressé cette Lettre à Vanessa Paradis pour la dissuader de se produire en Israël le 10 février prochain. Rien ne vous empêche d'en faire autant : plusieurs courriers valent toujours mieux qu'un ! (lire...)

Petite Anthologie du racisme en Israël
4-01-2011
Le racisme, principalement anti-arabe mais pas seulement, gangrène la société israélienne, constate la reporter du Haaretz Niva Lanir, dont voici le reportage (traduit de l'anglais par Anne-Marie Perrin) (lire...)

 



Lettre ouverte à Martine AUBRY
3-01-2011

Envoyée par Madjid MESSAOUDENE, Conseiller municipal de Saint-Denis (93).
(lire...)

Arrivée à Gaza par l’Egypte d’un convoi venu de l’Inde
3-01-2011

Une centaine de militants pro-palestiniens appartenant à un convoi terrestre venu d'Asie sont entrés dans la nuit de dimanche à lundi dans la bande de Gaza par le terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte.
(lire...)

La profession de foi d’Alima Boumediene-Thiery
3-01-2011

Alima Boumediene-Thiery, sénatrice, membre de la commission aux affaires européennes et de la commission des lois, publie sa lettre de candidature pour un nouveau mandat au Sénat. A lire et à soutenir.
(lire...)

Voeux de CAPJPO-EuroPalestine (English translation below)
3-01-2011

(lire...)

Bilan 2010 et voeux pour 2011 de Mazin QUMSYIEH, militant palestinien
2-01-2011

Merci à Mazin Qumsyieh pour son activité sans relâche en faveur de la liberté, de la justice et de la paix.
(lire...)

Petit cadeau des Pères Noël au Conseil régional d’Alsace...
1er-01-2011

Les Pères Noël de la région Alsace ont adressé de manière bien sentie leurs voeux de fraternité et de solidarité pour l'année 2011 à tous les hommes, femmes et enfants détenus pour avoir défendu la Justice et la Liberté.
(lire...)

Israël : le monopole juif sur la vente des œufs (très) légèrement écorné
1er-01-2011

Etonnante information, qui en dit long sur le caractère structurel de l'apartheid dans l'Etat d'Israël, depuis sa proclamation il y a soixante-deux ans : pour la première fois dans l'histoire du pays, des agriculteurs des minorités vont enfin être autorisés à vendre quelques oeufs, sur un marché jusqu'à présent ouvert aux seuls exploitants juifs. A lire, ci-dessous, l'article d'Amiram Cohen, publié samedi par le quotidien Haaretz (traduction CAPJPO-EuroPalestine)
(lire...)

Israel : l’année où les masques sont tombés, par Gideon LEVY
1er-01-2011

Le journaliste israélien se félicite dans le journal Haaretz de ce que l'année écoulée soit au moins celle où plus personne ne peut avoir d'illusions sur l'Etat d'Israël.
(lire...)

A Bil’in, l’armée israélienne assassine une manifestante
1er-01-2011

Jawahir Abu Rahmah, 36 ans, qui participait à la manifestation de protestation contre le vol des terres palestiniennes à Bil'in (village situé au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée), est morte de ses blessures, dans la nuit de vendredi à samedi, suite à des tirs de gaz toxiques de l'armée israélienne.
(lire...)

Les vœux de résistance de Stéphane Hessel... avec illustration !
31-12-2010

Oui, on s'indigne et on agit, comme le préconise Stéphane Hessel, qui montre qu'il n'y a pas d'âge pour résister. De toute façon, nous n'avons pas le choix. De plus en plus de femmes et d'hommes le comprennent et se rapprochent les uns des autres pour mener des luttes regénérantes, qui se passent de toutes sortes de bureaucrates et profiteurs.
(lire...)

Des centaines de manifestants démantèlent des pans du mur de Bi’lin malgré la violence de l’armée
31-12-2010
Malgré une énorme présence militaire israélienne bloquant depuis ce matin toutes les issues du village de Bi'lin, près de Ramallah, des centaines de manifestants palestiniens, israéliens et internationaux ont réussi ce vendredi 31 décembre à démanteler une partie du mur qui annexe 230 hectares de terres palestiniennes. (lire...)

 


A propos de notre mission en Palestine : "Mon plus beau cadeau de Noël", par Mazin Qumsyieh - ENGLISH TEXT BELOW
31-12-2010
Ci-dessous le message que nous envoie Mazin Qumsyieh*, l'un des principaux organisateurs de la mission de Noël en Palestine, conduite par CAPJPO-EuroPalestine. Nous souhaitons non seulement le partager avec tous, mais en tirer toutes conséquences. C'est pourquoi, nous invitons tous ceux qui sont prêts à répondre à son appel et à organiser une nouvelle mission en Palestine, à participer à une rencontre le samedi 8 janvier prochain, à 17 H 30, sur ce thème, à la librairie Résistances à Paris**. (lire...)


Le Shin Bet torture les prisonniers et leur refuse l’accès à des avocats
30-12-2010

Article d'Amira Hass, soulignant que 90 % des Palestiniens soumis à des tortures et des interrogatoires par les services israéliens sont empêchés de consulter un avocat.
(lire...)

Quand KATZAV le violeur était décoré par la France
30-12-2010

L'ancien président de l'Etat d'Israel, Moshe Katzav, a été reconnu coupable de viol et de harcèlement sexuel. C'est le même homme qui avait été reçu avec les honneurs en France et auquel nos dirigeants avait fait remettre des décorations !
(lire...)

La situation est grave en Tunisie : rassemblement ce jeudi soir à Paris
30-12-2010

Nous appelons, avec de nombreuses autres associations, à un rassemblement de protestation contre la répression en Tunisie : TOUS A 18 H CE JEUDI SOIR 30 DECEMBRE A LA FONTAINE DES INNOCENTS (M°-RER Les Halles/Chatelet)
(lire...)

Ouh la la ! Même en Malaisie ! Cela sent le déclin de l’empire israélien (Vidéo)
29-12-2010
Le gouvernement israélien peut toujours dépenser des mille et des cents pour essayer de redorer son image. Et nos gouvernements engager des procès contre les militants de la campagne internationale BDS. C'est vraiment foutu. Voir cette vidéo de militants malaisiens pour la cause palestinienne ! (lire...)

 



Le manifeste de la jeunesse de Gaza

publié le mercredi 29 décembre 2010

Collectif de jeunes artistes et militants associatifs de la bande de Gaza

 
"On en marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde"

Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa [1]. Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone « de sécurité », et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée.

On en marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils ont décidé ; marre d e cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale.

Il y a une révolution qui bouillonne en nous, une énorme indignation qui finira par nous démolir si nous ne trouvons pas le moyen de canaliser cette immense énergie pour remettre en cause le statu quo et nous donner un peu d’espoir. Le dernier coup qui a encore aggravé notre frustration et notre désespoir s’est produit le 30 novembre, quand des miliciens du Hamas ont débarqué au siège du Sharek Youth Forum (www.sharek.ps, une organisation de jeunesse très active à Gaza) avec leurs fusils, leurs mensonges et leur agressivité. Ils ont jeté tout le monde dehors, arrêté et emprisonné plusieurs personnes, empêché Sharek de poursuivre ses activités ; quelques jours plus tard, des manifestants regroupés devant le siège de Sharek ont été agressés, battus et pour certains emprisonnés.

C’est vraiment un cauchemar au sein d’un autre cauchemar que nous vivons. Il n’est pas facile de trouver les mots pour décrire la pression qui s’exerce sur nous. Nous avons difficilement survécu à l’opération « Plomb durci » de 2008-2009, quand Israël nous a systématiquement bombardé la gueule, a détruit des milliers de logements et encore plus de vies et de rêves. Ils ne se sont pas débarrassés du Hamas comme ils en avaient l’intention mais ils nous ont fichu la trouille pour toujours, et le syndrome du « stress post-traumatique » s’est installé à jamais en chacun de nous, parce qu’il n’y avait nulle p art où fuir les bombes.

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement.

Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que c’est trop demander ? Nous sommes un mouvement pacifiste formé par des jeunes de Gaza et des sympathisants de partout ailleurs, un mouvement qui continuera tant que la vérité sur ce qui se passe chez nous ne sera pas connue du monde entier, et à tel point que la complicité tacite et la tonitruante indifférence ne seront plus acceptables.

Ceci est le manifeste pour le changement de la jeunesse de Gaza !

Nous allons commencer par rompre l’ ;occupation qui nous étouffe, par nous libérer de l’enfermement mental, par retrouver la dignité et le respect de soi. Nous garderons la tête haute même si nous rencontrons le refus. Nous allons travailler nuit et jour pour changer la situation lamentable dans laquelle nous nous débattons. Là où nous nous heurtons à des murs, nous construirons des rêves.

Nous espérons que vous qui lisez maintenant ces lignes, oui, vous, vous nous apporterez votre soutien. Pour savoir sous quelle forme c’est possible, écrivez sur notre mur ou contactez-nous directement à freegazayouth@hotmail.com

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix.

[1] Agence de l’ONU crée en 1948 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens.

publié par Libération

http://www.liberation.fr/monde/0101...

Traduit de l’anglais par Bernard Cohen.

 


Akiva Eldar | 29 décembre 2010

G. Peterschmitt | 29 décembre 2010

 


Lille : la campagne de boycott d’israël se porte bien ! (Vidéo)

Publié le 29-12-2010


Le 27 décembre, deux ans jour pour jour après le début des massacres de Gaza, des militants de Génération Palestine et d’EuroPalestine de Lille, ont commémoré ensemble, comme nous devons le faire toute l’année, le martyre palestinien, c’est à dire en appliquant, contre Israël, les sanctions que notre gouvernement se refuse à prendre.

 

action boycott lille le 27/12/2010

 


Appel de Gaza : deux ans après le massacre, une exigence de justice.
29-12-2010
Merci à la personne qui a pris la peine de traduire cette lettre ouverte, cet appel à nos consciences et à notre solidarité active. Non, il n'y a aucune fatalité dans ces événements. Nous avons les moyens de faire cesser cela. (lire...)


Le manifeste de la haine raciale des 27 femmes de rabbins : quoi d’étonnant ?
29-12-2010

Quelques-uns de nos médias font mine de découvrir ces derniers jours le racisme anti-arabe quotidien et institutionnel en Israël. L'intégrisme, le fanatisme, la haine raciale, ils n'en parlent d'ordinaire qu'à propos des musulmans. Mais le fanatisme de Juifs israéliens, qui ne date pas d'aujourd'hui, et qui se traduit par des meurtres et des agressions constantes de musulmans, sans la moindre sanction de la part d'un gouvernement d'extrême-droite qui donne le "la", est régulièrement passé à la trappe. L'indignation de la presse de révérence serait-elle sélective ?
(lire...)

Vidéos de la brutalité militaire israélienne au check-point de Kalandia en Palestine
29-12-2010

Merci à Jam et à Haitham pour ce flagrant-délit de brutalité totalement gratuite envers les Français et Palestiniens souhaitant circuler normalement en Palestine. En l'occurrence, il s'agissait pour eux de passer de Jérusalem à Ramallah, dimanche matin. Pourquoi les avoir tabassés et en avoir arrêtés neuf qui ont été de manière grossière, raciste et violente, dont un Français de 70 ans que l'on voit sur cette vidéo à moitié étranglé.
(lire...)

Regardez comme ces bébés oliviers sont dangereux pour la sécurité d’Israël ! (Vidéo)
28-12-2010

Elle est belle l'armée la plus morale du monde ! Regardez-la gazer des Palestiniens et les militants français venus planter à Bi'lin, près de Ramallah, en territoire palestinien, des oliviers !
(lire...)

Message de Naplouse : yatak ela afia !
28-12-2010
Tandis qu'une partie des militants d'EuroPalestine rentrent de leur mission de Noël, avec l'envie de retourner le plus vite possible en Palestine, les salutations de nos amis Palestiniens nous font chaud au coeur. Ci-dessous celui de l'association "Human Supporters" à Naplouse. (lire...)

 



Paris, le 29 décembre 2010

Madame Alliot-Marie
Ministre d’État
Ministre des Affaires étrangères
37, Quai d’Orsay
75007 Paris


Madame le Ministre des Affaires Étrangères,

A l’Assemblée nationale, le 22 décembre dernier, vous avez répondu à la question du député Hervé de Charrette, qui vous interrogeait sur l’inaction de l’Union européenne au Proche-Orient. L’ancien ministre y soulignait à juste titre que cette situation était plus que choquante, eu égard aux déclarations faites par cette dernière, notamment la déclaration du Conseil des ministres des Affaires étrangères 8 décembre 2009.

1. Dans votre réponse, vous avez affirmé qu’il n’était pas possible « pour des raisons de stabilité régionale » de rester sur l’échec actuel. Certes, la question de la stabilité est majeure mais ne pensez-vous pas que cette instabilité régionale est la conséquence d’une politique et des complicités dont celle-ci bénéficie et non pas un fait en soi ? Quelle résulte du refus obstiné de l’État d’Israël d’appliquer les résolutions pertinentes des Nations unies sur les conflits israélo-palestinien et israélo-arabe ? Et n’estimez-vous pas que les Palestiniens n’en peuvent plus de cette injustice qui les frappe – et la société israélienne par ricochet – depuis plus de 40 ans ? L’instabilité régionale est fruit de la complaisance de la « communauté internationale » à l’égard de cette injustice, de son refus d’imposer fermement le droit à Israël aussi.

Vous agissez et vous sanctionnez quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, par exemple. Mais quand il s’agit de l’État d’Israël, qui pourtant piétine chaque jour les décisions de l’ONU, le mot sanction – et plus encore la chose – disparaît de votre vocabulaire.

Pis : comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux vous avez fait envoyer, début 2010 aux Parquets, une directive exigeant qu’ils poursuivent celles et ceux de nos concitoyens qui - devant l’inaction de la communauté internationale, de l’Union européenne et de votre gouvernement - ont décidé de recourir au boycott citoyen des produits israéliens, comme leurs aînés l’avaient fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Vous avez même inventé un « boycott des produits casher », dont je vous mets au défi d’apporter la moindre preuve de l’existence dans notre pays, pour leur appliquer l’article 24 alinéa 8 de la Loi du 29 juillet 1881 réprimant la « provocation publique à la discrimination » : un tract distribué ou un autocollant apposé pourrait leur coûter, comme dans la plus sinistre des dictatures, trois ans de prison ferme, 45 000 euros d’amende et, pour les fonctionnaires, la radiation à vie.

Bref, au lieu de sanctionner Israël pour ses violations permanentes du droit international, vous sanctionnez ceux qui appellent au respect de ce droit et à la fin de l’impunité d’Israël. C’est le monde à l’envers : vous traitez comme des criminels celles et ceux qui veulent le droit et protégez comme des innocents les responsables – dixit le rapport Goldstone – de « crimes de guerre, voire contre l’Humanité ».

2. Toujours dans votre réponse du 22 décembre, vous évitez en revanche soigneusement d’informer la représentation nationale d’un aspect majeur du Conseil des Affaires générales de l’Union européenne tenu le 13 décembre dernier : à savoir que celui-ci se proposait, « le moment venu », de reconnaître l’existence d’un Etat de Palestine.

Or ce serait un acte politique majeur, de nature à débloquer une situation d’impasse qui peut, à tout moment, menacer gravement la paix mondiale. Reconnaître de facto et de jure un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et contribuer à ce qu’il soit bientôt accueilli au sein des Nations unies, comme l’a envisagé le président américain Barack Obama dans son discours à la dernière Assemblée générale de l’organisation, voilà une décision que peut prendre sans tarder l’Union européenne. Car le « moment » n’est pas à venir : il est venu.

Au lieu d’agir, vous qui vous réclamez du gaullisme vous plaignez de n’être pas assez associée à la stratégie américaine, laquelle, c’est l’évidence, est paralysée devant l’intransigeance des dirigeants israéliens. Mais qui vous empêche de peser de tout votre poids en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine ? Personne ! Qui donc pourrait empêcher l’Union européenne de faire ainsi bouger les lignes ? Personne !

Eh bien, c’est ce que je vous demande de faire, Madame le Ministre.

Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine et entraîne les autres membres de l’Union à agir de même, comme le font en nombre grandissant des États du continent latino-américain, et ce sur la base des paramètres connus, et rappelés ici, conformes au droit international.

Pourquoi l’Union européenne devrait-elle se placer à la remorque des États-Unis et se rendre dépendante de leur crise stratégique ? Elle peut, au contraire, marquer de son empreinte la politique mondiale. Elle le doit.

Et je vous demande instamment, par cette lettre ouverte, de faire dès aujourd’hui : que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale : et qu’elle contribue décisivement, comme membre permanent du Conseil de sécurité son admission comme membre de plein droit par l’Assemblée générale des Nations unies.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.


Jean-Claude Lefort
Président de l’AFPS
Député honoraire
-- 
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org

 


Beitin : L’armée soutient les crimes des colons

et tire sur les manifestants pacifiques

Publié le 28-12-2010


A la demande des habitants de Beitin, tout près de Ramallah, les militants français ont rejoint les Palestiniens pour tenter de déblayer la route menant à Ramallah, entravée de pierres par les colons. Là encore, l’armée israélienne tire sur les manifestants. Mais que fout Israël à Ramallah ? Pourquoi empêcher les Palestiniens de vivre en paix et en sécurité ? Récit de Leila Shahshahani et photos de Jean-Christophe Peres.

Sur son blog ( http://degrenobleagaza.over-blog.com ), où l’on trouve notamment tous les détails de cette mission, Leila raconte :

Lundi 27 décembre

"Le matin, nous avons fait une brève escale à Naplouse (visite de l’université et de la vieille ville et accueil par le maire, historique du siège enduré par l’armée israélienne pendant la période de l’intifada...). Pris par le temps, nous avons dû abréger notre halte pour rejoindre directement un cortège de manifestants palestiniens nous attendant au village de Beitin.

En temps normal, ce village se trouve à cinq minutes en voiture de Ramallah. Mais depuis quelques temps, les colons installés à proximité ont barré la route à l’aide de gros blocs de pierre, gravas et matériaux en tous genres, dans le seul but d’entraver la circulation des Palestiniens. Les villageois doivent désormais utiliser une autre route de contournement, mettant une demi-heure pour rejoindre Ramallah (route que nous avons nous-même emprunté pour parvenir au village). A plusieurs reprises, les villageois de Beitin ont tenté de déplacer les pierres bloquant la route. Chaque fois, ils ont été agressés par les colons, doigts sur la gâchette. Ils nous ont donc sollicités pour les aider, comptant sur la présence d’internationaux pour calmer l’agressivité des colons.

Lorsque nous sommes arrivés sur place vers 16 heures, nous avons été accueillis par une petite centaine de Palestiniens, certains venus d’autres villages pour apporter leur soutien à cette manifestation. Rapidement, le cortège s’est mis en route. En moins de cinq minutes, nous sommes arrivés au niveau des premiers gros blocs posés au milieu de la route. Devant eux, un cordon de soldats nous barrait la route, pour nous empêcher de déplacer ces blocs. Nous avons tenté de les contourner par la droite dans un champ, descendant en direction d’un second barrage de pierres au milieu de la route. Derrière, Ramallah, si proche.

Là encore, des soldats nous attendaient, mains sur le fusil. Nous nous sommes avancés tranquillement dans leur direction, pacifiquement, drapeaux palestiniens en main, pour manifester notre mécontentement. Quelques secondes plus tard, une, puis plusieurs bombes sonores ont été lancées au milieu des manifestants, commençant à éparpiller la foule. Presque simultanément, les tirs de gaz lacrymogènes ont fusé de toute part, tirés quasiment à hauteur d’hommes, augmentant le risque de blessures. Difficile de qualifier l’agressivité des soldats israéliens face à des manifestants seulement armés de leurs slogans. La foule des manifestants, incluant de nombreux enfants, a été asphyxiée à plusieurs reprises, coincée en sandwich entre plusieurs nuages de fumée toxique. Pendant une demi-heure, et alors que les manifestants avaient largement battu en retraite, les tirs se sont poursuivis, sur une très grande distance. Un tir de balle en caoutchouc a même été entendu alors que la foule s’était déjà dispersée hors de portée des soldats israéliens.

Notre groupe de Français a été psychologiquement secoué par cet épisode, obligés de constater avec impuissance l’inégalité des forces en jeu, et la complicité des soldats venus couvrir de manière inconditionnelle les crimes des colons jusque dans leurs actes les plus racistes. Qu’on ne me parle plus de la « démocratie » d’Israël, qu’on ne me parle plus non plus du « processus de paix ». Il suffit de ses yeux pour constater que sur le terrain, le gouvernement n’a pas la moindre intention de stopper la colonisation. Pourquoi le ferait-il, puisque la communauté internationale n’a pas le courage de la moindre sanction à son égard ? Tel un enfant sans cadre, Israël franchit un à un les seuils de la cruauté. Combien de temps encore les Palestiniens tiendront-ils face à tant d’acharnement ? Profondément chamboulés, nous remontons dans nos bus à contre-coeur, tristes de devoir laisser les villageois de Beitin seuls face à tant d’injustice. La brutalité de l’armée israélienne et la folie des colons ne nous fera pas baisser les bras. Au contraire, elle renforce note détermination à poursuivre ce combat pour le respect du droit. Nos manifestations de ces derniers jours ont fait la une des journaux locaux et nationaux, et nous recevons de nombreuses marques de sympathies de la part des Palestiniens que nous rencontrons. Tous ont des histoires à nous raconter, des histoires qui font froid dans le dos.

Ce soir, la grande majorité de notre groupe repart vers Jérusalem, puis la France. Nous sommes une petite dizaine seulement à dormir à Naplouse, avant de rejoindre le camp de réfugiés de Jénine, au nord de la Cisjordanie."

Les journaux nationaux publient des scènes de la manifestation de la veille au checkpoint de Kalandia (photo ci-dessus)

Par Leïla Shahshahani

http://degrenobleagaza.over-blog.com

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Palestine : Les neuf militants français libérés !
27-12-2010
Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour demander la libération des neuf militants français arrêtés hier par l'armée israélienne au check-point de Kalandia, entre Jérusalem et Kalandia, c'est à dire en territoire palestinien. (lire...)


Libérez Mordechai Vanunu, toujours retenu en otage en Israël !
27-12-2010

Mordechai Vanunu, ingénieur nucléaire israélien, qui avait révélé en 1986 l'étendue programme nucléaire israélien, n' pas eu le droit de quitter Israël pour recevoir à Berlin le prix Carl von Ossietsky.
(lire...)

Gaza, on n’oublie pas ! (Vidéo)
27-12-2010

Des centaines et des centaines de Belges ont défilé par moins 10 degrés, hier à Bruxelles pour commémorer les massacres par l'armée israélienne de 1400 Gazaouis, il y a exactement deux ans jour pour jour. Non seulement, on n'a pas oublié, mais rien ne sera plus jamais comme avant. Nos amis palestiniens peuvent compter sur notre mobilisation pour les aider à recouvrer une liberté confisquée depuis trop longtemps. Voir la vidéo du Parti Egalité.
(lire...)

Israël, casse-toi, la Palestine n’est pas à toi !
26-12-2010

Le mur israélien de l'annexion a été déclaré illégal par la Court de Justice Internationale de La Haye, qui a demandé son démantèlement. A Bi'lin, village situé près de Ramallah dans les territoires palestiniens, voilà plusieurs années que les habitants refusent la confiscation d'une partie de leurs terres par le biais d'un tel mur. Toutes les semaines, ils organisent des manifestations non violentes, auxquelles Israël répond par la violence. Aujourd'hui notre délégation s'est rendue sur place par des chemins détournés, après le refus de passage de l'armée au check-point de Kalandia. Il s'agissait de planter un olivier. Face à ce nouveau "grand danger pour la sécurité israélienne", les manifestants pacifiques ont été accueillis à coups de gaz lacrymogènes. (Photos de Jean-Christophe Peres.) Jusqu'à quand laissera-t-on Israël imposer la terreur de la sorte ?
(lire...)

Israël veut expulser 9 Français qui se trouvent en Palestine : ne laissons pas faire !
26-12-2010

Neuf membres de la mission venue observer la liberté de circuler librement en Palestine sont actuellement en centre de rétention et peut-être en passe d'être expulsés vers la France, après avoir été arrêtés au check-point de Kalandia, en territoire palestinien. Plus de 150 internationaux et Palestiniens sont néanmoins allés ensuite dans le village de Bi'lin pour y planter un olivier, autre crime impardonnable, qui leur a valu d'être gazés. Voir les photos ci-dessous, et contacter les autorités françaises pour vous indigner des méthodes de ce partenaire privilégié de notre gouvernement. Merci de leur rappeler que ces internationaux se trouvent en Palestine et qu'ils ne peuvent donc pas être accusés de menacer la sécurité d'Israël. Kalandia, Bilin, Ramallah n'appartiennent PAS à Israël !
(lire...)

A bas les check-points de l’occupation ! Libérez les 9 pacifistes arrêtés !
26-12-2010

Ce dimanche matin, tandis que les militants français et Palestiniens quittaient le camp de réfugiés d'Aïda, près de Béthléem, pour continuer leurs visites dans les territoires palestiniens occupés, l'armée les a empêchés de franchir le check-point de Kalandia et a arrêté 9 personnes.
(lire...)

Ambiance de Beit Jala à Al Walaja, en passant par Béthleem et Hebron
26-12-2010

Superbe reportage photos de Jean-Christophe Peres, participant au groupe actuellement en Palestine, à l'initiative de CAPJPO-EuroPalestine
(lire...)

Hébron : Layli au pays de Rambo
25-12-2010

Relâché après une arrestation brutale des soldats de l'occupation israélienne stationnés à Hébron pour permettre aux colons fanatiques de commettre leurs exactions en toute impinité, Layli, secouriste et étudiant infirmier, raconte.
(lire...)

Hébron : Layli et John libérés ! Liberté de circuler en Palestine !
25-12-2010

L'armée israélienne vient de libérer nos deux camarades français et britanniques arrêtés à Hébron. Il est temps d'exiger le droit de circuler librement et au grand jour en Palestine !
(lire...)

Hebron : l’armée s’en prend aux pacifistes internationaux tandis qu’ils sont agressés par les colons
25-12-2010

Nous apprenons, qu'en ce moment même, l'armée israélienne a chargé violemment des militants internationaux venus constater dans la vieille ville d'Hébron les exactions des colons à l'encontre des Palestiniens. Un Français et un Ecossais ont été arrêtés, tandis que d'autres pacifistes recevaient des jets de pisse et autres ordures de la part des colons installés au coeur de la ville palestinienne.
(lire...)

Al Walaja : la résistance populaire contre l’annexion se poursuit
25-12-2010

Jeudi dernier, dans le village de Al Walaja, tout près de Béthléem, les habitants ont une nouvelle fois manifesté contre l'action des bulldozers rasant leurs terres pour y construire un nouveau mur qui leur confisquera une autre portion de terres ainsi qu'une source d'eau. D'après un récit et des photos envoyés par Mazin Qumsyieh, après avoir été arrêté avec 6 autres Palestiniens.
(lire...)

Noël à Jérusalem : récit de Leila Shahshahani
25-12-2010

Les 70 militants français partis en Palestine à l'occasion de Noël pour manifester leur solidarité face aux habitants de Jérusalem expulsés, face à l'annexion galopante par Israël de milliers d'hectares de terres palestiniennes en Cisjordanie, conduisent à bien leur mission, à l'initiative d'EuroPalestine qui a répondu à l'appel lancé par 14 organisations palestiniennes. Celles-ci demandaient aux Internationaux d'être à leurs côtés dans cette période de réjouissances pour de nombreuses personnes dans le monde, tandis que les Palestiniens affrontent les expulsions, les arrestations, la construction de murs qui les privent de leurs terres, et un enfermement dans des ghettos toujours plus restreints. Leila Shahshahani, l'une des participantes, relate les deux premières journées passées à Jérusalem. Photos et vidéos suivront dans de prochains articles sur ce site, montrant notamment comment ces militants ont participé à la résistance populaire non violente de Al Walaja, près de Béthléem le jour de Noël, après l'arrestation de 7 Palestiniens, qui ont finalement été relâché par l'armée israélienne.
(lire...)

Des soldats israéliens : “Nous avons créé un monstre : l’occupation”
24-12-2010

Yehuda Shaul, 28 ans, ex-officier de l'armée israélienne, est l'auteur de « Breaking the Silence », un livre événement à paraître en janvier où les combattants de Tsahal racontent leur intolérable comportement dans les territoires occupés à Gaza. Entretien publié par Paris Match.
(lire...)

Cadeaux de Noël et de fin d’année : la Librairie Résistances vous attend !
23-12-2010

La librairie Résistances vient de s'enrichir de collections de livres pour enfants : drôles et intelligents. Un régal pour les petits mais aussi pour les grands. Elle est ouverte demain vendredi de 14 H à 20 H, et aussi la semaine prochaine aux mêmes heures, à partir de mardi. Faites-vous plaisir !
(lire...)

Arbres de Noël interdits à Nazareth
23-12-2010

Le maire d'une banlieue de Nazareth vient d'interdire les arbres de Noël sur les places publiques de sa commune, les qualifiant de "provocation" ! Lire la dépêche de l'AFP, qui en dit long sur le degré de racisme et de stupidité qui grangrène Israël.
(lire...)

Pour qu’Alima Boumediene-Thiery reste notre sénatrice !
23-12-2010

A l'occasion des prochaines élections au sénat, Europe Ecologie - Les Verts semble faire des difficultés pour présenter la candidature d'Alima Boumediene-Thiery, actuellement sénatrice et souhaitant continuer à nous représenter. Nous appelons toutes les personnes qui apprécient le travail, les idées et le courage d'Alima à rejoindre son comité de soutien pour une nouvelle investiture.
(lire...)

Rassemblement ce soir à Paris contre la répression en Tunisie
23-12-2010

Après Gafsa et Ben Guerdane les habitants de Sidi Bouzid se soulèvent pour la justice et la dignité. Rassemblement ce soir à 18 H, à la sortie du M° Couronnes (ligne 2) contre la répression du gouvernement tunisien à leur encontre.
(lire...)

Olivia Zémor expulsée par Israël : Anticolonialistes palestiniens, israéliens et internationaux mobilisés ensemble - (English translation below)
22-12-2010

Je viens de rentrer en France ce mercredi après-midi 22 décembre après avoir été expulsée par le gouvernement israélien en pleine nuit, après 30 heures d'interrogatoire, de détention et de tentatives de m'embarquer de force dans des avions, avant que j'aie pu rencontrer une avocate et prévenir le Consulat de France. Merci à tous ceux qui s'en sont indignés.
(lire...)

"Secouer la cage : Au revoir, Obama ! Salut, le monde !", par Larry DERFNER
22-12-2010

Jerusalem Post : Larry DERFNER met les pieds dans le plat et appelle les Etats européens à reconnaître l'Etat palestinien dans ses frontières internationalement reconnues.
(lire...)

Comment Israël remercie les pompiers palestiniens qui ont aidé à éteindre le feu dans la forêt du Carmel
21-12-2010
Une cérémonie en l'honneur des pompiers palestiniens qui avaient participé à circonscrire le feu de forêt au Carmel la semaine dernière a été annulée : plusieurs de ces pompiers n'avaient pas obtenu, de l'armée israélienne, ...l'autorisation d'entrer en Israël ! Et cela vous étonne ? Interroge Michel Warschawski dans l'article ci-dessous. (lire...)

 


Deux ans après ; Un appel à la conscience mondiale

publié le mardi 28 décembre 2010

Ziad Medoukh

 
Deux ans après, rien n’a changé à Gaza, plus de 5000 habitants vivent toujours sous des tentes, les ruines des maisons et des usines témoignent de la barbarie de l’agression israélienne contre les civils.

Je ne vais revenir dans cet article sur les événements tragiques de la dernière guerre israélienne contre la population civile dans la bande de Gaza, il y a deux ans déjà, une guerre qui a duré plus de trois semaines, menée par une puissance militaire, contre des enfants, des femmes et des personnes âgées, dans un territoire enfermé, isolé et soumis à un blocus inhumain.

Je ne vais rappeler les pertes humaines – plus de 1500 Palestiniens y ont laissé leur vie, en majorité des civils- je ne vais pas rappeler la destruction de plus de 30% des infrastructures de la bande de Gaza ; je ne vais pas rappeler les armes interdites utilisées par l’aviation, la marine et les forces terrestres d’une armée sauvage.

Je ne vais pas rappeler ce drame, parce que le monde le connait, mais, hélas ! le monde se tait !

Cette guerre avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, cette population courageuse qui a résolu de défier le blocus imposé par la force de l’occupation israélienne, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation qui ne veut jamais la paix.

Deux ans après, rien n’a changé à Gaza, plus de 5000 habitants vivent toujours sous des tentes, les ruines des maisons et des usines témoignent de la barbarie de l’agression israélienne contre les civils. Aucun projet de reconstruction n’a eu lieu, n’a lieu et n’est possible à cause du maintien du blocus, et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Deux ans après, Gaza continue de souffrir, Gaza est toujours sous blocus, Gaza affronte les bombardements et les incursions de l’armée israélienne, Gaza est toujours et plus que jamais une prison à ciel ouvert.

Deux ans après, Gaza la blessée, Gaza la meurtrie lance un appel à la conscience mondiale :

Jusqu’à quand les massacres et les crimes israéliens ?

Jusqu’à quand la souffrance des Gazaouis ?

Jusqu’à quand le blocus inhumain de Gaza ?

Jusqu’à quand le martyre de sa population ?

Jusqu’à quand les violations israéliennes du droit international ?

Jusqu’à quand l’impunité d’Israël ?

Jusqu’à quand le silence complice de la communauté internationale officielle ?

Le monde a des yeux et ne voit pas.

Il a des oreilles et n’entend pas.

A-t-il un cœur ?

En attendant, les Palestiniens de Gaza tiennent bon, persistent, patientent, résistent, mais surtout ils continuent d’espérer en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout, un lendemain de justice.

 


Lettre d'info n° 253 de l'AFPS du 20 au 26 décembre 2010

Retrouver votre lettre d'info dès janvier 2011. Bonnes fêtes à vous toutes et tous.

A la Une

Gaza, on n’oublie pas ! GUPS, Génération Palestine, CUP
Deux ans après le début de l’attaque israélienne criminelle contre la population de la Bande de Gaza, refusons l’impunité dont bénéficient les criminels de guerre dans le silence complice de la communauté internationale.
A Paris, rassemblement dimanche 26 décembre 2010 à partir de 15h30 au Parvis des Droits de l’Homme
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16306.html

Action

Pour continuer la lutte pour les droits fondamentaux du peuple palestinien, vous pouvez d'ores et déjà adhérer à l'AFPS.
Télécharger le bulletin d'adhésion 2011 : http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/bulletin2011.pdf

La lettre des parrainages. Commission des parrainages de l’AFPS
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article14995.html

N’oublions pas Salah !
Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah sera en prison pour délit d’opinion politique.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16263.html

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)
L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens". Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

Action BDS à Douarnenez. Collectif BDS du Pays de Douarnenez
Le groupe du Pays de Cornouaille a procédé à une nouvelle intervention pour appeler les consommateurs-citoyens à boycotter les produits issus des colonies israéliennes.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16286.html

Action BDS à Echirolles. AFPS Isère-Grenoble
Le parking d’une grande surface de fruits et légumes d’Echirolles « GRAND-FRAIS « a connu une animation particulière ce samedi 11 décembre 2010 :
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16284.html

La CGT-INRA est solidaire des militants BDS inculpés
La CGT-INRA refuse que ces militants soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils la combattent et défendent le droit des peuples à l’autodétermination.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16285.html

Campagne BDS - lettre d’informations. AFPS

Campagne BDS - lettre d’informations, n°2 - décembre 2010
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15469.html

Solidarité avec Stéphane Hessel et toutes les victimes de la répression. Signez la pétition
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15741.html


Culture

Cahier de l’AFPS n°25 "Jérusalem" Désirée, Disputée, Confisquée. AFPS
L’AFPS vient de sortir le cahier n°25 consacré à Jérusalem.
Ce cahier de 88 pages avec 2 cartes en couleur est désormais disponible.
Son prix (pour les groupes locaux) est de 5 € + frais de port.
Pour toute commande merci de nous envoyer un mail à afps@france-palestine.org
Merci aussi d’indiquer l’adresse de livraison ainsi que l’adresse de facturation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16248.html

« Palestine : l’impossible État ? » Hervé Chabalier, France 5

Document de 52 minutes d’Hervé Chabalier. Réalisation : Alexis Marant, Sophie Claudet, Fabrice Babin
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16298.html

Banksy, le rat des murs sous le scalpel. Hugo Vitrani
Le célèbre graffeur a notamment "peint" le mur d’apartheid en Palestine occupée
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16293.html

Un livre d’ex-soldats israéliens dénonce la complicité armée/colons. Al Manar

Un livre regroupant des témoignages d’anciens soldats israéliens, à paraître la semaine prochaine, dénonce la complicité entre soldats et colons en Cisjordanie occupée.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16295.html

Jean Genet, « La solitude et l’étincellement d’un astre noir ». Alain Nicolas
Centenaire de la naissance de Jean Genet, auteur entre autres oeuvres remarquables, de "4 heures à Chatila" :
"Il aurait eu cent ans le 19 décembre. Orphelin, voyou, homosexuel, écrivain classique et provocateur génial, militant... vie et légendes de celui qui disait : « Ma vie visible ne fut que feintes bien masquées. »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16292.html

Actualité
Le document de HRW qui accable les USA. El Watan
Les aides américaines servent la colonisation israélienne
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16307.html

Israël/Cisjordanie : Deux populations séparées et inégales. Human Rights Watch
Dans un contexte de politiques discriminatoires, les colons prospèrent alors que les Palestiniens souffrent
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16297.html

L’espoir de paix avec les Palestiniens brisé par "l’inertie" d’Israël. Gilles Paris
"L’inertie joue au profit des colons. Même s’ils n’ont plus la sympathie de l’opinion américaine, ils disposent d’alliés puissants dans l’administration, de riches soutiens en Israël et à l’étranger"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16296.html

Wikileaks et le gel des colonies. Vincent Jauvert
Erreur stratégique de la part d’Obama et son équipe : les documents publiés par Wikileaks montrent que les dirigeants arabes ne lient pas la question palestinienne à celle de l’Iran
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16267.html

Quand Paris entérine l’arrestation d’enfants de moins de 12 ans en Palestine. Alain Gresh
" Nous devons analyser cela au regard de la légalité israélienne."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16282.html

Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem. Jonathan Cook
1 200 arrestations en un an, surtout à Silwan, "souvent par des unités de la police secrète."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16272.html

« L’armée la plus immorale du monde ». Nurit Peled

Nurit Peled est une grande figure du pacifisme israélien. Fille du général Matti Peled, qui dès 1967 a choisi de s’opposer à la colonisation, et mère d’une jeune fille qui a péri dans un attentat palestinien, elle commente la nomination d’un chef d’état-major adjoint de l’armée.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16270.html

« Face au déni international, il n’y a que la résistance ». Entretien avec Georges Corm (P. Barbancey)

Économiste et historien libanais, Georges Corm est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés au Proche-Orient et à la question religieuse. Il vient de publier le Nouveau Gouvernement du monde. Idéologies, structures, contre-pouvoirs, aux Éditions La Découverte. Rencontre autour de la question palestinienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16279.html

Une solution pour les réfugiés de Palestine est indispensable afin d’ assurer la paix. Chris Gunness
Il est extrêmement urgent que les réfugiés palestiniens, y compris ceux qui se trouvent à l’extérieur des territoires palestiniens occupés, soient intégrés dans notre vision collective d’une solution juste pour ce conflit qui se prolonge.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16290.html

Le Hamas s’installe dans la durée à Gaza. L’Orient le Jour
23 ans après sa création, le Hamas refuse toujours de négocier (officiellement) avec Israël mais a récemment réitéré la possibilité d’une trêve très longue et l’acceptation d’un Etat palestinien sur les "frontières de 67" [1], ce que veut ignorer la communauté internationale. "Nous pouvons durer, tenir et gagner", affirme un dirigeant du Hamas.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16288.html

La Bolivie va reconnaître la Palestine comme Etat indépendant. Le Monde avec AFP

Le président bolivien, Evo Morales, a annoncé, vendredi 17 décembre, que son pays allait reconnaître la semaine prochaine la Palestine comme un "Etat indépendant", imitant ainsi le Brésil et l’Argentine.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16287.html

« On oublie qu’une large majorité d’Etats a reconnu aujourd’hui l’Etat palestinien. Entretien avec Jean-Paul Chagnollaud, Nina Sellès
Il ne faut déplaire ni à Washington ni à Tel-Aviv... La France n’ose même pas soutenir les pays qui ont eu le courage de faire cette reconnaissance
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16280.html

Les Arabes veulent saisir le Conseil de sécurité. AFP
Les Arabes ont rejeté mercredi (15 décembre) toute reprise des négociations israélo-palestiniennes sans une "offre sérieuse" des Etats-Unis garantissant la fin du conflit, et annoncé leur intention de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU sur la colonisation juive.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16268.html

« La ténacité de Vanunu les rend fous ». Entretien avec Gideon Spiro, Comité Israélien de Soutien à Mordechai Vanunu

Lauréat du prix Carl von Ossietzky, de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme, Vanunu, interdit de contact avec la presse par les autorités israéliennes, n’était pas présent à la cérémonie qui honorait son combat.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16289.html

Le Liban porte plainte auprès de l’ONU contre Israël pour des dispositifs d’espionnage. Paul Khalife, RFI

Le Liban a porté plainte au Conseil de sécurité de l’ONU contre Israël, accusé d’avoir installé des dispositifs d’espionnage dans le pays. Ils auraient permis de recevoir et de transmettre des communications et servir de liaison entre des postes d’espionnage israéliens sur le territoire libanais.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16294.html

Témoignage/Opinion

Un pèlerin sans bâton.Christian Merville
OPINION : George Mitchell est un optimiste. Cela se voit, cela s’entend.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16281.html

Deux ans après l’opération Plomb durci, l’inauguration d’une partie de l’hôpital Al-Qods à Gaza. Nicolas Falez, RFI
Près de deux ans après l’opération militaire israélienne Plomb durci qui a coûté la vie à 1 400 personnes dans le territoire palestinien, Gaza continue de panser ses plaies. Ce mercredi 15 décembre, a eu lieu l’inauguration d’une partie de l’hôpital Al-Qods, détruite lors d’un bombardement et dont la France a financé la rénovation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16271.html

Le cinéaste George Sluizer dit avoir vu Ariel "Sharon dégainer". Fouad Laroui
Le réalisateur néerlandais George Sluizer affirme dans une interview avoir été témoin d’une scène saisissante, il y a vingt-huit ans, au Liban...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16269.html

Des pompiers palestiniens ne seront pas honorés par les Israéliens ! Al Manar
Quand le feu ravageait le mont Carmel, les Palestiniens ont envoyé des pompiers en renfort [1]. Pas de cérémonie de remerciement pour 5 d’entre eux...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16265.html


L'AFPS proche de chez vous
Vous souhaitez agir, adhérer, militer,vous informez... il existe certainement un groupe local de l'AFPS proche de chez vous.

Pour contacter l'un des 87 groupes locaux de l'AFPS, vous pouvez cliquez sur le lien suivant : http://www.france-palestine.org/rubrique27.html

- L'AFPS en Basse Normandie (3 groupes locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1984
- L'AFPS en Bourgogne (1 groupe local) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1994
- L'AFPS en Bretagne (9 groupes locaux) : http://www.france-palestine.org/article.php3?id_article=1983

Outre le site http://www.france-palestine.org/, plusieurs groupes locaux de l'AFPS ont eux aussi un site dont voici la liste :

- Lille : http://www.nord-palestine.org/
-
Marseille : http://www.palestine13.marsnet.org/
-
Rennes : http://www.bretagnenet.com/afps_rennes/
-
Lorient : http://france-palestine-pays-de-lorient.over-blog.com/
- Nantes : http://afps44.france-palestine.org/
- Deux-Sèvres : http://www.rezocitoyen.org/-Association-France-Palestine-Solidarite-79-.html
- Pau : http://afpspau.wordpress.com/
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Bordeaux : http://palestine33.free.fr/
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Perpignan : http://palestine-perpignan.org/default.aspx
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Alpes de Haute Provence : http://www.afps04.fr/
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Grenoble : http://www.afps-isere-grenoble.org/
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Limoges : http://mdh.limoges.free.fr/support/palestine/present.html
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Metz : http://afps57.free.fr/
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Reims : http://afps-reims.fr/


Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

8 heures pour la Palestine à Gentilly. AFPS Gentilly
Reportage photo de Myrtille
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16305.html

L’AFPS 85 et la campagne "un bateau Français pour Gaza" dans la presse. AFPS 85
Ci-dessous le texte d’un article rédigé par l’AFPS 85 et publié dans Ouest-France
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16301.html

Six Heures pour la Palestine, à Évry. Collectif Palestine Evry Essonne
Avec plus de 300 participants, les Six Heures pour la Palestine, à Évry le 27 novembre, ont été comme les années précédentes un moment très riche d’information, d’échanges et de débats.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16274.html

Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda



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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 660 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 947 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 174 parrains d'enfants palestiniens et à 273 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.

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Un Arabe veut racheter une colonie juive

publié le mardi 21 décembre 2010

Serge Dumont

 
Un projet de logements luxueux à Jérusalem-Est ne trouve pas preneur. L’éventuel rachat par un homme d’affaires américano-palestinien serait un affront pour les organisations de colons

Loin des lieux saints de Jérusalem et des sites fréquentés par les touristes, Jabel Moukaber est l’un de ces nombreux villages palestiniens conquis par Israël après la guerre des Six-Jours en 1967 et intégrés de force dans la ville. Bon nombre des 14 400 habitants de ce bourg établi sur un massif rocailleux sont ouvriers, chauffeurs de taxi ou conducteurs de bulldozer sur les chantiers. Quelques-uns sont également agriculteurs et c’est sur leurs terres, situées au milieu du village, qu’a été érigée à partir de 2003 la colonie de Nof Zion, un lotissement de grand luxe destiné réservé à des juifs de l’étranger désireux d’avoir un pied-à-terre dans la ville sainte.

« Corps étranger »

Nof Zion (« Le panorama de Sion » en hébreu) mérite bien son nom puisque les larges baies vitrées des appartements réservés aux colons s’ouvrent sur le mont des Oliviers et sur la vieille ville de Jérusalem. Par beau temps, les propriétaires les plus chanceux peuvent même apercevoir les brumes de la mer Morte.

La construction de cette enclave juive n’a pas été de tout repos. Entre 2002 et 2004, les habitants de Jabel Moukaber ont souvent manifesté contre les « intrus ». Certains se sont même couchés sous les bulldozers. Ils dénonçaient l’implantation d’un « corps étranger » dans leur village, mais également le fait qu’une infrastructure moderne soit prévue pour la colonie alors que la plupart des maisons palestiniennes voisines ne disposent pas de l’eau courante.

La première tranche de Nof Zion (91 appartements, un jardin public, une piscine, une synagogue, un club de sport) a finalement été inaugurée en 2009. Elle a été suivie par la pose de la première pierre de la deuxième tranche (125 appartements). « D’ici à 2015, nous bâtirons 400 appartements et un hôtel de luxe dans ce magnifique endroit de Jérusalem », a alors promis Digal Investments and Holdings Ltd, le promoteur du projet.

Le problème, c’est que les colons n’ont pas suivi. Certes, environ 70 familles religieuses majoritairement venues de Miami s’y sont installées, mais les initiateurs du projet en attendaient beaucoup plus. « Nof Zion est un pur produit de l’idéologie selon laquelle les juifs auraient le droit de s’installer partout en Judée-Samarie [la Cisjordanie] ainsi qu’à Jérusalem-Est [la partie arabe de la ville]. Or, les candidats-colons ont également été touchés par la crise économique des années 2008-2009. Beaucoup d’entre eux n’ont plus 500 000 dollars [485 000 francs] à mettre sur la table. Ils ont donc annulé leur réservation », affirme Meïr Margalit, un ancien conseiller municipal progressiste de Jérusalem.

Affront pour les colons

Faute de clients, Digal Investments and Holdings Ltd s’est rapidement retrouvée au bord de la faillite. Aux abois, ses dirigeants ont donc entamé des négociations avec un homme d’affaires américano-palestinien prêt à racheter leur entreprise pour empêcher le développement futur de l’implantation.

Un coup dur pour les organisations de colons qui se sont aussitôt mobilisées pour torpiller la transaction prévue à la fin de l’année. Car le rachat d’une colonie juive par un Palestinien serait pour elles un affront. Une première depuis 1967 et un précédent dangereux pour les partisans du Grand Israël. « Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser Nof Zion tomber dans les mains des Arabes. Cela donnerait un coup d’arrêt à l’entreprise sioniste », lâche Israël Zera, le patron de Beemuna, une société « prête à payer n’importe quel prix » pour que la colonie reste juive.

A Jabel Moukaber, la guerre financière pour le rachat de la colonie à moitié vide ne semble pas passionner grand monde. Les villageois estiment en effet que les jeux sont faits et que le gouvernement israélien mettra tout en œuvre pour empêcher Nof Zion de tomber dans l’escarcelle d’un businessman palestinien. « Ils ne lâcheront jamais un centimètre de ce qu’ils ont conquis en 1967 », ricane Kamal Adnan, l’un des porte-parole du village. « Ce chancre construit au milieu de nos terres va nous ronger encore longtemps. »

 


La maladie coloniale d’Israël : on s’est trompés, désolés...

publié le mardi 21 décembre 2010

Michel Warschawski (AIC)

 
Quarante-quatre ans d’occupation coloniale d’Israël - sans parler des décennies de colonialisme d’avant 1967 - ont complètement déformé la conscience collective israélienne, et il n’existe aucune chance pour qu’on y voie un Palestinien autrement que comme un sujet occupé, un sujet à la merci de tous les porteurs d’uniformes et des bureaucrates de l’occupation.

Une cérémonie en l’honneur des pompiers palestiniens qui avaient participé à circonscrire le feu de forêt au Carmel la semaine dernière a été annulée : plusieurs de ces pompiers n’avaient pas obtenu, de l’armée israélienne, l’autorisation d’entrer en Israël.

Interrogée, l’Administration civile a fait savoir que c’était dû à une erreur technique, et elle exprimait même sa tristesse de voir la presse considérer cela comme un « incident ».

« Comment se fait-il que nous avons eu l’autorisation d’entrer pour aller éteindre l’incendie, et que nous ne l’avons pas maintenant pour une cérémonie en l’honneur de ce que nous avons fait ? » se sont demandés ceux de l’Autorité palestinienne. Après plus de 40 ans d’occupation, il semble qu’à Ramallah, il y en ait encore qui ne comprennent pas ce qu’est une occupation coloniale. La surprise, ce n’est pas qu’on les ait empêchés d’entrer, c’est qu’on les ait autorisés à venir éteindre l’incendie. Quelqu’un les a-t-il contrôlés ? Quelqu’un s’est-il assuré que leur équipement ne contenait pas d’explosif ? Quelqu’un a-t-il vérifié que le chef des pompiers palestiniens n’avait pas un « passé sur la sécurité » et que le conducteur du véhicule anti-incendie n’était pas recherché ?

Il y a bien des points sur tout cela qui méritent une commission gouvernementale d’enquête, et des têtes doivent tomber. Et s’il vous plaît, que ce ne soit pas celle de l’officier subalterne ou du sergent qui était responsable du check-point : non, c’est le ministre de la Défense, dans toute sa gloire, qui doit être tenu pour responsable et viré de son poste. Personne ne s’en plaindra, et peut-être que ce sera là, le résultat positif de l’incendie du Carmel. Une fois encore, il y en a un qui s’est endormi pendant le service.

Quarante-quatre ans d’occupation coloniale d’Israël - sans parler des décennies de colonialisme d’avant 1967 - ont complètement déformé la conscience collective israélienne, et il n’existe aucune chance pour qu’on y voie un Palestinien autrement que comme un sujet occupé, un sujet à la merci de tous les porteurs d’uniformes et des bureaucrates de l’occupation. « Erreur bureaucratique », a commenté le porte-parole d’Israël, mais c’est Israël, dans son intégralité, qui est une vaste bureaucratie coloniale par rapport à la population aborigène. Un Palestinien est un Palestinien ; dans le meilleur des cas, il est un problème, dans le pire, une menace.

Quand j’ai lu le journal à propos de l’ « incident » des pompiers, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux dizaines « d’incidents » similaires qui l’ont précédé pendant la période d’Oslo, quand les représentants des Palestiniens s’en allaient aux négociations officielles avec les dirigeants israéliens et étaient interpellés, retenus aux check-points ou contraints d’endurer des contrôles humiliants, comme n’importe quel Palestinien. « Erreur bureaucratique », disaient-ils à l’époque, comme aujourd’hui, et ils s’excusaient. « Réflexe colonial » est une expression qui conviendrait mieux à cette situation où tous les bureaucrates et officiers sont incapables de voir dans le Palestinien quelqu’un d’autre qu’un natif sous leur autorité. Non pas un pompier sur le chemin du feu, non pas un médecin dans une ambulance, non : un natif. Quelqu’un qui chercherait encore une raison à ce fiasco appelé Oslo ferait bien de chercher du côté de l’ « incident » des pompiers, quinze ans plus tard. Nous n’avons rien appris, et nous n’avons rien oublié.

Cette mentalité d’arrogance chronique est tout aussi manifeste en ce qui concerne l’aide internationale qui fut accordée à Israël pendant les incendies : nous avons été obligés de l’accepter, y compris de la Turquie, et de remercier les chefs d’Etat qui avaient envoyé cette aide, mais c’est resté en travers de la gorge de Netanyahu. « Le monde entier est contre nous », « Peu importe ce que disent les goïm », et « Rien que le peuple » ; telle est la philosophie sioniste. Pas d’aide internationale, et certainement pas de manifestation de reconnaissance. Et dire que dans le cas de la Turquie, les remerciements doivent être accompagnés d’excuses pour le massacre perpétré par les commandos de la marine d’Israël sur le Marmara.

Le dernier aspect et le plus pathétique, le meilleur, c’est pour le supertanker américain : si seulement il était arrivé tout de suite, nous n’aurions pas eu besoin des Turcs et des Grecs, et certainement pas des Palestiniens. Des Etats-Unis, Israël est prêt à tout accepter, c’est naturel puisque c’est au sein de la même famille et nul besoin de reconnaissance - comme nous l’avons vu dans le comportement de Netanyahu envers la demande américaine pour un moratoire sur les constructions des colonies.

Bibi, dis-leur dans quel siècle nous vivons, si peu connaissent le néoconservatisme comme toi... Toi tu en as fait une religion, et des principes de la liberté des marchés dans le onzième commandement...

16 décembre 2010 -

publié par Alternative Information Center

http://www.alternativenews.org/engl...

et en français par Protection Palestine

http://www.protection-palestine.org...
-  traduction : JPP

 


Le document de HRW qui accable les USA

publié le lundi 20 décembre 2010

el Watan

 
Les aides américaines servent la colonisation israélienne

Les Etats-Unis devraient déduire de leur aide à Israël le montant des subventions que le gouvernement israélien octroie à la colonisation en Cisjordanie, estime l’organisation Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié hier [1].

Selon ce document de 166 pages, les agglomérations palestiniennes de la Cisjordanie occupée souffrent de graves discriminations au profit des colonies juives, qui bénéficient de meilleurs services de base grâce au soutien de l’Etat israélien. « Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique en raison de leur race, de leur origine ethnique et nationale, en conséquence de quoi ils sont privés d’électricité, d’eau, d’écoles et de routes, alors que les colons juifs de leur voisinage bénéficient de tous ces services publics », a déploré une représentante de Human Rights Watch, Carroll Bogert.

« Alors que les implantations juives prospèrent, les Palestiniens sous contrôle israélien vivent hors du temps — non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même expulsés de leur terre et de leurs maisons », a-t-elle poursuivi. L’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York a appelé la communauté internationale à ne pas se rendre complice des violations des lois internationales par Israël, notamment en diminuant son aide à l’Etat hébreu.

Illégalement… « Légal »

« Les Etats-Unis, qui octroient une aide annuelle de 2,75 milliards de dollars à Israël, devraient prélever une somme équivalente au coût des investissements israéliens en faveur des implantations, soit 1,4 milliard de dollars selon les calculs d’une étude » menée en 2003, préconise HRW. L’organisation relève en outre que « de nombreuses associations caritatives américaines fournissent aux colons d’importantes contributions exemptées de taxes ». Elle exhorte les autorités américaines à « vérifier si ces exemptions sont conformes aux obligations des Etats-Unis à faire respecter le droit international ».

L’Etat d’Israël a créé depuis 1967 plus de 130 colonies en Cisjordanie, où vivent actuellement plus de 300 000 habitants. 200 000 autres Israéliens sont installés dans la partie orientale de Jérusalem, conquise et annexée par Israël en 1967, où les Palestiniens veulent installer la capitale de leur futur Etat. La communauté internationale, dont les Etats-Unis, considère ces colonies comme illégales au regard du droit international, et ne reconnaît pas l’annexion de Jérusalem-Est.

Rédaction internationale

http://www.elwatan.com/internationa...

ajout de note : CL, Afps

 


« Palestine : l’impossible État ? »

publié le lundi 20 décembre 2010

Hervé Chabalier, France 5

 
Document de 52 minutes d’Hervé Chabalier. Réalisation : Alexis Marant, Sophie Claudet, Fabrice Babin

Evoquant les négociations entre Palestiniens et Israéliens qui ont débuté au mois de septembre dernier, Hervé Chabalier revient également sur les ébauches de plans de paix officiels ou officieux les plus aboutis…

Pour ce faire, il rencontre Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques, Hagit Ofran, directrice de l’Observatoire des implantations de Shalom Arshav, militante du mouvement « L a paix maintenant ».

Mais aussi Yasser Abed Rabbo, homme politique palestinien, coauteur de l’initiative de Genève…

Plusieurs thèmes sont abordés :

A quoi pourraient ressembler les frontières du futur Etat palestinien ?

Qu’adviendra-t-il de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, ces territoires séparés géographiquement et, aujourd’hui, politiquement ?

Jérusalem pourra-t-elle être partagée ?

Enfin, après tant d’années de conflit, la coexistence entre Israéliens et Palestiniens sera-t-elle encore possible ?

Pour voir ce documentaire cliquez sur ce lien :

http://www.france5.fr/le-monde-en-m...

 


L’espoir de paix avec les Palestiniens brisé par "l’inertie" d’Israël

publié le lundi 20 décembre 2010

Gilles Paris

 
"L’inertie joue au profit des colons. Même s’ils n’ont plus la sympathie de l’opinion américaine, ils disposent d’alliés puissants dans l’administration, de riches soutiens en Israël et à l’étranger"

L’analyse est celle du chef des renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, en décembre 2008, peu avant l’accession au pouvoir du président-élu Barack Obama et de Benyamin Nétanyahou, qui va retrouver les fonctions de premier ministre en mars suivant. Interrogé par un membre du Congrès américain sur les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens, le responsable israélien avance les points suivants : tout d’abord, les Palestiniens ne viennent qu’en quatrième position dans l’ordre de priorité de l’armée israélienne, sous entendu, ce dossier ne présente pas de caractère d’urgence ; ensuite, toute tentative de parvenir à un règlement du conflit sera vouée à l’échec et ne pourra déboucher que sur une reprise des violences comme après le sommet raté de Camp David, en 2000.

Amos Yadlin annonce incidemment qu’Israël doit se montrer "beaucoup plus dur" à Gaza. Deux semaines plus tard, l’armée israélienne lancera la plus violente offensive dans un territoire palestinien depuis 1967.

Le pessimisme à propos du processus de paix israélo-palestinien irrigue les télégrammes diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde. En 2007, avant la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, le chef du Shin Beth, Youval Diskin, voit dans la faiblesse du Fatah, le parti du chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, vis-à-vis des islamistes du Hamas, "un problème stratégique" pour Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. En août 2007, le chef du Mossad, Meir Dagan, assure ne voir aucun espoir côté du côté des Palestiniens.

Deux ans plus tard, en 2009, lors d’une rencontre avec une délégation américaine, le vice-premier ministre Moshé Yaalon, ancien chef d’état-major passé au Likoud, estime ainsi que la stratégie du premier ministre Benyamin Nétanyahou d’améliorer la situation en Cisjordanie pour renforcer le camp des modérés ne produira pas d’effet avant une vingtaine d’années.

"LE FOSSÉ EST TROP LARGE" Colonie israélienne en Cisjordanie le 4 septembre 2009 En novembre 2009, une note américaine constate qu’il n’a jamais été aussi évident que "le fossé est trop large entre le maximum que peut proposer un premier ministre israélien et le minimum que peut accepter un leader palestinien" pour survivre politiquement. Toujours en novembre, le chef des affaires politiques de l’armée israélienne, Amos Gilad, estime que M. Abbas ne survira pas politiquement après 2011, ajoutant que le gouvernement israélien a une confiance très relative dans l’équipe de négociateurs palestiniens.

Compte tenu de la volonté du président Barack Obama de s’impliquer dans un règlement du conflit, la diplomatie américaine s’interroge : "Il n’est pas clair pour nous jusqu’où Nétanyahou est prêt à aller." "Il est intéressé par des gestes pour renforcer Abou Mazen (Mahmoud Abbas) mais il n’acceptera pas le gel total des constructions israéliennes en Cisjordanie qu’Abou Mazen considère comme une condition nécessaire pour s’engager", avertit la même note.

Cinq mois plus tôt, en juin, M. Nétanyahou a en effet écarté un gel total qualifié d’"injuste". "Israël doit parvenir à un accord avec les Etats-Unis dont la position doit être ’raisonnable’", assure-t-il.

C’est pourtant sur la question du gel total de la colonisation que la diplomatie américaine va se concentrer dans les mois qui vont suivre, soutenue par les Européens. Ce même mois de juin, la diplomatie française, toujours prête à des offres de service, fait savoir aux Américains que le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, se prévaut auprès d’elle d’un "accord secret" avec Washington permettant la "croissance naturelle" des colonies en Cisjordanie. "Qu’allez-vous répondre aux réactions israéliennes à votre pression" sur la colonisation ? s’inquiètent les diplomates français, qui anticipent à juste titre une forte résistance israélienne.

"ZONES PRIORITAIRES NATIONALES" Lorsque le premier ministre israélien se prononce pour un gel partiel de la colonisation, en novembre 2009, les réactions palestiniennes sont évidemment très tièdes. Les Occidentaux, sans être dupes, se félicitent cependant d’une décision sans précédent de la part d’un héritier du courant politique israélien qui a longtemps plaidé pour un Grand Israël. Sans attendre la crise que provoquera l’annonce des constructions à Jérusalem-Est en mars 2010, les diplomates américains sont attentifs aux accommodements pris avec cette décision.

Dès décembre, le choix des autorités israéliennes d’inclure par les "zones prioritaires nationales" 90 colonies est considéré comme "de courte vue et contre-productif dans la perspective d’une relance de discussions de paix". "Le gouvernement israélien tente d’apaiser les colons et complique à l’avenir la manière de traiter avec leur mouvement", écrivent les diplomates américains.

En mai 2008, à la veille de la visite du président américain George Bush en Israël, une note diplomatique mettait déjà en garde contre ce qui était considéré comme une évidence : "L’inertie joue au profit des colons. Même s’ils n’ont plus la sympathie de l’opinion américaine, ils disposent d’alliés puissants dans l’administration, de riches soutiens en Israël et à l’étranger, prêts à financer leur entreprise, et ils savent que l’armée ne fera rien sans instructions claires de l’échelon politique (et que même avec des consignes, cette armée pourra traîner des pieds)."

La relance en septembre 2010 du processus de paix israélo-palestinien s’est brisée nette, quelques semaines plus tard, sur la question du gel de la colonisation [1].

[1] voir aussi Philippe Agret, Agence France-Presse Jérusalem, relayé par Cyberpresse :

Les Palestiniens enterrent les propositions de Clinton

Déçus par l’administration Obama, les Palestiniens ont de facto enterré les dernières propositions américaines de relance du processus de paix moribond, pour tenter à la place d’obtenir une reconnaissance internationale de l’État palestinien sur les frontières de 1967.

Pour le négociateur palestinien Nabil Chaath, le processus de paix est dans un « coma profond » et les tentatives de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton pour le ressusciter sont « totalement inutiles » en l’état.

« Ce processus de négociation n’a plus la moindre crédibilité », a déclaré M. Chaath samedi, qualifiant l’« exercice de futile et ridicule » et parlant même de « nausée » devant l’impasse due, selon lui, à l’intransigeance du gouvernement Netanyahu et à l’impuissance de Washington.

« Je ne pense pas que nous allons reprendre les négociations de sitôt », a-t-il prédit. Les pourparlers directs, relancés le 2 septembre à Washington, sont suspendus depuis l’expiration le 26 septembre d’un moratoire sur la colonisation.

« Nous nous sommes consacrés aux négociations pendant près de 20 ans et aujourd’hui nous sommes pris au piège d’un processus qui n’a rien changé à l’occupation », a souligné un autre négociateur palestinien, Saëb Erakat.

Les Palestiniens ne décolèrent pas depuis l’échec cuisant de Washington dans sa tentative d’obtenir un nouveau gel des colonies. Les Américains ont abandonné l’idée, après un embarrassant marchandage avec le premier ministre israélien.

Sa stratégie en miettes, Mme Clinton propose une nouvelle approche : des négociations indirectes sur les questions de fond (frontières, réfugiés, Jérusalem).

Mais, soutenus par la Ligue arabe, les Palestiniens ont signifié aux États-Unis qu’une reprise des négociations avec Israël était exclue sans gel de la colonisation, mettant la pression sur Washington pour présenter une « offre sérieuse ».

Les négociations proposées par Mme Clinton sont « totalement inutiles sans termes de référence », a insisté M. Chaath.

Pour renouer le dialogue, les Palestiniens réclament des références politiques claires, comme la fin de l’occupation des Territoires palestiniens occupés en 1967 et Jérusalem-Est pour capitale. Ils demandent aussi la reconnaissance de l’État palestinien à l’intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six-Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.

Désillusionnés, les responsables palestiniens ne cachent pas qu’ils n’attendent plus grand-chose d’un président Barack Obama tout à ses problèmes intérieurs et bientôt en campagne électorale.

Pour autant, ils n’ont pas l’intention de procéder à une « déclaration unilatérale d’indépendance », comme l’a rappelé samedi le premier ministre Salam Fayyad qui s’efforce d’ériger les bases d’un « État souverain et viable » d’ici la fin 2011.

Face au blocage, les Palestiniens veulent intensifier « dans les prochains jours » leurs efforts pour obtenir la reconnaissance de leur État.

Le Brésil, l’Argentine et la Bolivie ont déjà accédé à cette requête et l’Uruguay a annoncé son intention de les imiter le 7 janvier. D’autres pays devraient suivre.

Sur le front européen, l’Autorité palestinienne fait campagne pour le rehaussement du niveau de ses représentations diplomatiques, comme l’ont déjà fait la France, l’Espagne, le Portugal et la Norvège.

En outre, les Palestiniens, qui se réfèrent au « modèle sud-africain » d’émancipation non violente, ont annoncé leur intention de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter d’obtenir une résolution ordonnant l’arrêt de la colonisation juive. Celle-ci est illégale au regard du droit international.

En revanche, ils n’envisagent pas, à se stade, de dissoudre l’Autorité palestinienne, ultime option qui serait, selon Nabil Chaath, « apocalyptique ».

http://www.cyberpresse.ca/internati... photo Reuters

publié par le Monde

http://www.lemonde.fr/documents-wik...

ajout de note : CL, Afps

 


Washington :

Manif extraordinaire de vétérans

contre les guerres américaines

au Moyen-Orient (Vidéo)

Publié le 19-12-2010


Dans la neige, devant la Maison Blanche, jeunes et vieux vétérans de l’armée américaine, appellent à la désobéissance civile pour faire cesser immédiatement les guerres menées par les USA en Irak et en Afghanistan. Voir la dénonciation sans concession des profiteurs de guerre par ces manifestants !

 


Traduction synthétique :

On voit d’abord Chris Hedges, journaliste américain, reporter de guerre, appeler à la rébellion pour faire enfin naître l’espoir (Hope) d’une autre société, débarrassée des mensonges gouvernementaux et médiatique.

Il explique comment les dirigeants américains entretiennent la peur au sein de la population pour mieux faire croire qu’ils assurent sa protection.

"Mais en vérité ces gens ne nous protègent pas. Bien au contraire. En provoquant la haine dans le monde entier, en tuant des civils musulmans et arabes qui ne nous ont rien fait, ce sont eux qui développent le terrorisme et nous font courir des risques !"

"En vérité, avec leur marchés globaux et leurs guerres en Irak, en Afghanistan et peut-être en Iran demain, si on les laisse faire, les puissants ne font que protéger leurs privilèges. Et ce faisant, ils nous appauvrissent, ils appauvrissent le monde entier".

"Ils sont indifférents à la souffrance des femmes, des hommes et des enfants. Sourds, muets, aveugles. Leur cupidité est sans bornes. C’est pour leur argent, leurs profits, leurs intérêts qu’ils nous poussent à avoir peur, qu’ils nous disent "Renoncez à vos libertés ! Ne pensez pas ! Obéissez !"

Des soldats qui sont allés mener ces sales guerres en Irak ou en Afghanistan témoignent devant les caméras des atrocités qu’on les a obligés à commettre, des maisons démolies, des familles décimées, et de leur sentiment de culpabilité.

"Stop ! Plus jamais ça ! Ils peuvent m’arrêter. je n’obéirai plus à ces ordres inhumains qui répandent l’injustice"

Une centaine d’entre eux sont effectivement arrêtés par la police et on les voit se laisser traîner dans la neige.

On les entend scander "They say get back ! We say fight back !" (Ils nous disent "Retournez-y ! Nous on dit : "Résistance !")

Daniel Ellsberg, analyste militaire qui a révélé au grand jour des rapports confidentiels sur le Vietnam, contribuant à l’époque à créer un large mouvement d’opinion publique s’opposant finalement à la guerre du Vietnam, est là, avec les autres manifestants, dont certains se sont enchaînés.

Il appelle à mettre fin aux guerres de l’impérialisme américain, par l’action et la résistance non violente.

"L’espoir conclut Chris Hedges, c’est l’action. Ce n’est pas facile, mais c’est la seule solution. L’injustice faite à nos voisins est une injustice faite à nous mêmes. Assez de promesses électorales et de gros mensonges, Monsieur Obama. La participation démocratique n’est plus possible dans ce pays. Il ne nous reste que la rébellion, sinon, on mourra tous. Aujourd’hui, nous sommes encore peu nombreux, mais notre mouvement ne cessera de grandir, vous verrez !"

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Roland Dumas :

« Le 11-Septembre, je n’y crois pas »

Publié le 19-12-2010


Coming out. Jeudi, Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel, a révélé, dans l’émission Ce soir ou jamais, « ne pas croire » en la « théorie officielle » du 11-Septembre. Contacté en exclusivité par Oumma, l’ex-ministre des Affaires étrangères s’explique.

"Roland Dumas : « Le 11-Septembre, je n’y crois pas »

par Hicham Hamza

"Frédéric Taddeï l’a échappé belle. Après le tollé médiatique provoqué l’an dernier par l’intervention de Mathieu Kassovitz dans son émission, l’animateur de France 3 a retenu, cette fois-ci, la leçon en désamorçant rapidement le commentaire explosif de son invité, Roland Dumas, au sujet, à nouveau, du 11-Septembre. Sollicité jeudi soir pour débattre du « déclin de l’Occident »,l’avocat a vivement réagi aux propos de son interlocutrice, la géopolitologue Thérèse Delpech, sur le thème-marronnier de la guerre au terrorisme.

Extraits :

Roland Dumas : Pourquoi l’Occident s’acharne-t-il à aller dans des pays où il n’y a rien à faire ? Qu’est-ce que la force américaine est allée faire en Afghanistan ? Elle a trouvé la source du terrorisme ? Quoi, elle va trouver des types qui viennent faire sauter des… Pas du tout !

Thérèse Delpech : Il y a quelque chose qui s’appelle le 11-Septembre, quand même.

Roland Dumas : Ecoutez ,le 11-Septembre […] Moi, je vous dirai ce que je pense sur le 11-Septembre, je n’y crois pas. Mais ça, c’est autre chose. Frédéric Taddeï : On va pas faire un débat sur le 11-Septembre ! Maintenant, restons en 2010 !

Face au trio de ses contradicteurs atlantistes (le nouveau secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur Pierre Lellouche, la philosophe Thérèse Delpech et l’essayiste Guy Sorman), Roland Dumas persiste et signe en évoquant une « théorie officielle » du 11-Septembre. Et alors que son interlocutrice lui rappelle qu’il y a des « limites », l’ancien ministre s’insurge contre ce qu’il nomme une « dictature intellectuelle ». Sur son blog, l’intellectuel Guy Sorman a, pour sa part, qualifié Roland Dumas de « théoricien du complot » avant de dévoiler incidemment un élément méconnu quant au positionnement de l’animateur : « Ma soirée fut totalement gâchée lorsque, hors antenne, Frédéric Taddéi m’avoua que, parmi les téléspectateurs, les adeptes de la théorie du complot étaient infiniment plus nombreux que ceux des faits. Ce serait pire encore, dit-il, si l’on sortait des frontières de l’Occident ».

Diplomatie option punk

Réputé pour son franc-parler, l’ancien député socialiste issu de la Résistance, âgé de 88 ans, n’avait pas manqué auparavant de fustiger, à plusieurs reprises, les défenseurs zélés des Etats-Unis ou d’Israël. Visiblement, Roland Dumas, sur le point de sortir un ouvrage consacré à sa relation d’un demi-siècle avec François Mitterrand, continue d’affirmer une liberté de ton, y compris sur des sujets encore plus délicats que le bellicisme américain ou la colonisation israélienne. A l’instar de plusieurs personnalités politiques à travers le monde , l’avocat, spécialisé dans le droit de l’information et ancien défenseur du Canard enchaîné, a transgressé la loi du silence qui prévaut en France sur les évènements du 11 septembre 2001.

Oumma l’avait déjà rencontré, l’hiver dernier, pour une série d’entretiens, notamment à propos de la politique étrangère de la France, de l’Iran ou de l’islamophobie hexagonale . En exclusivité, nous l’avons sollicité pour éclaircir son propos, quelque peu énigmatique, au sujet du 11-Septembre.

Vous avez déclaré hier soir dans l’émission de Frédéric Taddeï ne pas croire au 11-Septembre. Que voulez-vous dire par là ?

Eh bien, je crois qu’on ne peut pas faire plus clair ! Je ne crois pas à ce qui a été raconté à ce sujet.

A quoi faites-vous allusion précisément ?

Il y a énormément de faits anormaux dans la version officielle. J’ai lu et étudié de nombreuses recherches faites sur la question. Beaucoup d’éléments ne tiennent pas : il suffit de se pencher, par exemple, sur le cas du trou de l’avion dans le Pentagone, beaucoup trop petit, ou sur d’autres aspects moins connus.

La version officielle vous semble-t-elle davantage mensongère ou lacunaire ?

Encore une fois, il suffit de se pencher sérieusement dessus pour se faire une idée. Je ne veux pas, pour l’instant, revenir là-dessus et commenter un commentaire personnel mais, effectivement, la version officielle ne tient pas.

Votre remarque, atypique pour une personnalité politique, n’a pas été reprise par Frédéric Taddeï. Comment expliquez-vous, plus généralement, la difficulté d’un tel débat en France par rapport aux Etats-Unis où cette controverse est pourtant traitée dans les médias ?

Il faut croire que les subalternes sont sans doute plus zélés que leurs maîtres !

Propos recueillis par Hicham Hamza le vendredi 17 décembre 2010. pour Oumma.com

Source : http://www.oumma.com/Roland-Dumas-Le-11-Septembre-je-n


 

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Un livre d’ex-soldats israéliens dénonce la complicité armée/colons

publié le dimanche 19 décembre 2010

al Manar

 
Un livre regroupant des témoignages d’anciens soldats israéliens, à paraître la semaine prochaine, dénonce la complicité entre soldats et colons en Cisjordanie occupée.

L’ouvrage, intitulé "Briser le silence", est l’œuvre de l’association éponyme, qui collecte depuis des années des témoignages de soldats israéliens ayant servi en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

"Le livre présente les méthodes opérationnelles de l’armée israélienne en Cisjordanie et à Gaza, et l’impact de ces méthodes sur la vie quotidienne des habitants de ces régions, Palestiniens, colons et soldats", précise l’introduction obtenue par l’AFP, avant la sortie prévue le 21 décembre.

Une des quatre sections du livre dénonce le fait que "l’armée sert les intérêts des colons aux dépens de la population palestinienne". Elle décrit des colons attaquant des Palestiniens, sans que l’armée ne les poursuive, ainsi que des soldats recevant des ordres des colons, en ce qui concerne la politique appliquée à leurs voisins palestiniens. "C’est le responsable de sécurité de la colonie qui décide ce qui est permis et ce qui est interdit. C’est une situation assez amusante, quand on y pense, dans laquelle un civil dit à l’armée ce que sont ses limites et quelles sont les lois", observe un soldat gardant une implantation près d’Hébron (sud).

Le livre compile plus de 100 témoignages, anonymes, d’anciens soldats, sur les 700 recueillis par les auteurs, selon Yehouda Shaoul, l’un des fondateurs de l’association lancée en 2004. "Nous avons déjà publié une partie de ces témoignages, mais la majorité sont nouveaux et permettent d’avoir une image précise de ce qu’il s’est passé sur le terrain ces dix dernières années", a-t-il affirmé à l’AFP.

Des soldats révèlent qu’au nom de la prévention d’attentats, des opérations arbitraires sont menées contre des civils. "On nous a demandé d’installer un barrage au milieu du village, juste pour montrer notre présence, pour faire peur à la population", raconte l’une des personnes interrogées.

En réaction, l’armée israélienne a accusé dans un communiqué l’ONG d’avoir un "comportement malhonnête qui fait peser des doutes sur ses intentions".

Elle reproche à "Briser le silence" de ne pas communiquer ces témoignages aux institutions en charge de faire respecter la loi, ce qui qui permettrait de mener une enquête approfondie.

 


Le Liban porte plainte auprès de l’ONU
contre Israël pour des dispositifs d’espionnage


publié le dimanche 19 décembre 2010

Paul Khalife, RFI

 
Le Liban a porté plainte au Conseil de sécurité de l’ONU contre Israël, accusé d’avoir installé des dispositifs d’espionnage dans le pays. Ils auraient permis de recevoir et de transmettre des communications et servir de liaison entre des postes d’espionnage israéliens sur le territoire libanais.

Le texte de la plainte accuse Israël d’avoir violé la souveraineté libanaise et la résolution 1701 de l’ONU. Il ajoute que cet acte constitue une nouvelle agression contre le Liban, et illustre l’indifférence israélienne face aux résolutions onusiennes. Les dispositifs d’espionnage, qualifiés de « très sophistiqués », étaient installés sur deux des plus hautes montagnes du Liban, les monts Sannine et Barouk. Découvert par l’armée libanaise et le service de contre-espionnage du Hezbollah, le matériel était dissimulé sous des faux rochers en carton et en fibre.

Selon des sources de sécurité, ce matériel d’écoute et de surveillance visuelle retransmettait directement les données recueillies en Israël, via les drones, qui survolent en permanence le Liban.

Equipé d’un système d’auto-alimentation à l’énergie, il avait un rayon d’action de vingt kilomètres, c’est-à-dire qu’il couvrait presque la totalité du territoire libanais.

Le chef de l’Etat, Michel Sleiman, s’est félicité du démantèlement de ces systèmes et a insisté sur l’importance de la coopération entre l’armée libanaise et le Hezbollah. Une coopération qui a permis, selon un communiqué de la présidence, de découvrir cette violation israélienne et de répondre aux atteintes à la sécurité, la souveraineté et la stabilité du Liban.

 


« La ténacité de Vanunu les rend fous »

publié le dimanche 19 décembre 2010

Entretien avec Gideon Spiro, Comité Israélien de Soutien à Mordechai Vanunu

 
Lauréat du prix Carl von Ossietzky, de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme, Vanunu, interdit de contact avec la presse par les autorités israéliennes, n’était pas présent à la cérémonie qui honorait son combat.

La Ligue Internationale des Droits de l’Homme, une organisation des plus vénérables, a tenu hier à Berlin la cérémonie annuelle de remise de prix, une tradition vieille d’un demi-siècle, décerné cette année au pacifiste et dissident Israélien Mordechai Vanunu. A l’instar du dissident et prix Nobel de la paix Chinois Liu Xiaobo, Vanunu n’a pas été en mesure de recevoir à Berlin son prix qui porte le nom de Carl von Ossietzky, un journaliste pacifiste Allemand des années 1930.

Von Ossietzky fut condamné pour ‘trahison’ pour avoir divulgué en 1931 dans la revue Die Weltbuhne, le réarmement secret de l’Allemagne. En 1936, il se vit décerner le prix Nobel de la paix mais les nazis ne permirent pas à Ossietzky, d’aller le chercher : il était enfermé dans un camp de concentration où il mourra deux ans plus tard de la tuberculose. De même, Mordechai Vanunu a été condamné en 1986 à 18 ans de prison pour trahison et ‘espionnage’. Son crime fut de révéler que les Israéliens disposaient secrètement de l’arme nucléaire. Libéré en 2004, il reste interdit de tout contact avec la presse et n’est pas libre de ses mouvements. A la cérémonie berlinoise, où le nom de Julian Assange, autre divulgateur de secrets, était sur toutes les lèvres, était présente Mairead Corrigan-Maguire, prix Nobel de la paix 1976, qui a qualifiée de « honte » l’absence imposée à Vanunu.

Corrigan-Maguire et cinq autres prix Nobel, dont l’Allemand Gunter Grass, avaient demandé que Vanunu soit autorisé à venir à Berlin, sans obtenir aucune réponse. En son absence, des pacifistes Israéliens proches de Vanunu ont participé à la cérémonie, dont le journaliste Gideon Spiro, fondateur du comité de soutien à Vanunu.

Spiro, 75 ans, est né à Berlin en 1935, dans une famille juive allemande. Son père, Shmuel, était un médecin Berlinois bien connu et sa mère était photographe « comme quoi s’il n’y avait pas eu le nazisme, peut-être aurai-je continué à vivre dans cette ville et j’aurais même pu être député ou même chancelier fédéral, » plaisante-t-il. Au lieu de quoi, sa famille émigra en Palestine et participa à la création d’Israël. Gideon Spiro fut éduqué dans un kibboutz, puis servit son pays comme parachutiste. Bien plus tard, il fondera le mouvement pacifiste « Yesh Gyul » et, en 1986, le « Comité de soutien à Mordechai Vanunu et pour un Moyen Orient sans armes nucléaires, chimiques et biologiques. » Il réside aujourd’hui à Tel Aviv mais il parle couramment l’Allemand.

l’Hommage de Berlin à Mordechai Vanunu rendu par la Ligue internationale des droits de l’homme

Comment avez-vous connu Mordechai Vanunu ?

C’est quand le Mossad l’a enlevé à Rome en 1986 pour l’emmener en Israël et le mettre en prison. Quand j’ai entendu parler de lui, j’ai pris son parti, parce qu’avant de connaître son affaire, je militais déjà contre le nucléaire [militaire].

Quel type de travail effectuait Vanunu à la centrale nucléaire israélienne de Dimona ?

Il travaillait comme technicien sur le réacteur qui a servi à la production des armes atomiques israéliennes. Il avait une bonne connaissance de ce qui se passait là bas. En neuf ans de travail, il a eu le temps de savoir ce qui s’y faisait et ce qu’on y entreposait. Quand il s’est rendu compte qu’il participait de la machine nucléaire militaire et que c’était contraire à sa conscience, il a décidé de révéler ce qu’il savait au Sunday Times de Londres.

La possession d’armes nucléaires par Israël était un secret de Polichinelle en 1986, en qui était-ce une révélation ?

Tout le monde le savait, le supposait. Toutes les institutions internationales concernées par le problème, les centres de recherches etc. partaient du fait qu’Israël était une puissance nucléaire, mais personne n’en avait la preuve. Vanunu a apporté la « preuve flagrante », il a brisé l’ambigüité. Ce qu’Israël disait, c’était seulement que Dimona était prête à la production d’armes nucléaires en cas de nécessité, mais ce n’était pas la vérité. Vanunu l’a dit : il avait vu les armes de ses propres yeux et les avait photographiées.

Il a passé 18 années en prison…

… dont 11 années en régime d’isolement…

Qu’est-ce que cela signifie ?

Quelque chose qu’Amnesty International décrit comme « inhumain ». Le but était de le rendre fou pour qu’il finisse sa vie dans un asile. Ils étaient sur le point d’y arriver parce qu’à un moment donné Vanunu a commencé à perdre le sens de la réalité. Une des plus grandes réussites de notre comité, la seule en fait, fut d’obtenir qu’il soit mis fin à son régime d’isolement. Ce fut toute une campagne internationale. Mordechai est une personnalité très intéressante. Très tenace. Inébranlable. Les autorités ne peuvent pas lui pardonner que, après 13 ans de détention, il soit sorti de prison avec les mêmes idées qu’au début de son incarcération : l’abolition des armes atomiques. Sa position n’a pas bougé d’un centimètre. Ca les rend fous et ils continuent à le harceler et à le maltraiter.

Aujourd’hui, Vanunu est chrétien.

Il est né dans une famille juive convaincue. Son père était rabbin. Il s’est converti au christianisme en Australie lorsqu’il avait quitté Israël avec tous les secrets dans sa mallette. Là bas, il a connu une communauté anglicane. Elle l’a attiré parce qu’elle était très internationale et ouverte, tout le contraire de la situation en Israël où il n’y a pas de séparation entre religion et Etats. Son adhésion ç l’église anglicane était surtout une forme de protestation parce que cette église est libérale et ouverte à toutes les races et nationalités, elle est aux antipodes de la situation en Israël avec le chauvinisme et la discrimination religieuse à l’égard des non juifs. A la base, Vanunu est quelqu’un de laïque. Ce qu’Israël ne pardonne pas non plus. Un Juif qui s’est converti au christianisme et qui en plus connaît l’histoire de Dimona devient la personne la plus détestée. Cet esprit indépendant, qui ne s’est pas laissé laver le cerveau, est une provocation.

Quelle portée a son origine marocaine dans l’Israël d’aujourd’hui ?

Les juifs du Maroc sont discriminés par l’establishment israélien d’origine européenne. Ils sont à la périphérie du pays et de la société, avec les emplois les plus ingrats et généralement subalternes et faiblement qualifiés et c’est pour toutes ces raisons qu’ils connaissent un taux élevé de délinquance. L’origine du problème est qu’en Israël, on n’a pas le minimum de respect pour tout ce qui vient du monde arabe Ce qu’a fait Vanunu a été pour eux une surprise à double titre en raison de tout ce contexte. Prenons le cas d’un colonel qui avait espionné pour l’Union Soviétique, ils l’avaient condamné à quinze ans de prison en cour martiale pour le laisser en liberté huit ans après. C’était un juif européen. Vanunu, au contraire, est méprisé en tant qu’oriental par l’establishment. « Comment a-t-il osé, ce juif marocain ? » C’est cette mentalité. Et il a accompli l’intégralité de sa peine…

Vous accuse-t-on d’antisémitisme en Israël ?

C’est la bombe atomique de leur propagande. Par exemple, si quelqu’un en Espagne condamne le système israélien d’apartheid, on vous rétorquera que vous perpétuez la tradition espagnole qui avait abouti, à une époque, à l’expulsion des juifs. Si vous êtes un véritable antisémite, c’est sans importance pour vous, mais si vous êtes un humaniste, un défenseur des droits de l’homme et un pacifiste, ils vous obligent à vous défendre, à vous expliquer, ils vous mettent sur la défensive. C’est une arme efficace, surtout en Allemagne, pays qui offre à Israël des sous marins capables de porter des missiles nucléaires, une folie qui contribue au prochain holocauste par honte du précédent, une stupidité. Mais cette arme perd de sa puissance, parce que la génération des victimes comme celle de ceux qui organisèrent le massacre des juifs en Europe est en train de s’éteindre. Dans une vingtaine d’années, son utilisation disparaîtra. La politique de l’Allemagne n’est pas un soutien à Israël mais à son militarisme. C’est une folie, ils contribuent au prochain holocauste nucléaire, en introduisant la technologie des armes de destruction massive dans la région la plus instable du monde, au nom de l’holocauste précédent. Et la fourniture de sous mains a commencé avec Joshka Fischer, un politicien pacifiste du parti des Verts… Nous devons empêcher l’Iran d’avoir la bombe, mais si nous ne nous centrons que sur l’Iran, et permettons à Israël de la posséder, n’importe quel autre pays arabe voudra l’avoir. Nous sommes pour une dénucléarisation du Moyen Orient parce que c’est une question de survie pour tous, Israéliens compris.

Vous êtes très marginaux dans la société israélienne.

En ce qui concerne la question du nucléaire, nous sommes très marginaux et nous dépendons beaucoup du soutien international. Même dans le camp pacifiste, nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas toucher au thème du nucléaire parce qu’il y a l’idée que la bombe est une garantie pour l’existence de l’Etat, pourtant ce n’est pas une garantie mais au contraire une menace. Pour Israël et pour tous les autres.

Gideon Spiro est le fondateur du Comité Israélien de Soutien à Mordechai Vanunu et pour un Moyen Orient sans armes nucléaires.

par Rafael Poch, La Vanguardia (Espagne) 12 décembre 2010 publié en français par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/Black-o...

traduit de l’espagnol par Djazaïri

 


Des mercenaires français en Irak ?

Publié le 18-12-2010


(Par Gilles Munier, France-Irak Actualités). La guerre d’Irak a fait voler en éclats la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires, votée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1989 et ratifiée par 32 Etats. A l’écart du conflit irakien après le discours mémorable de Dominique de Villepin à l’ONU en 2003, la France y participe désormais, peu ou prou, avec un ambassadeur de choc et des sociétés dites de sécurité.

Nicolas Sarkozy est-il en guerre contre la résistance irakienne ? En autorisant des « sociétés de sécurité » françaises à s’implanter à Bagdad, il a engagé la France dans un engrenage dont il ne mesure pas vraiment les risques. Les « gardes du corps » français, qui, sous couvert de protection rapprochée, accueillent et accompagnent les hommes d’affaires, sont perçus par la population comme des « contractors » - mercenaires - au même titre que les employés de la quarantaine de SMP (Sociétés Militaires Privées) étrangères qui sèment la terreur dans le pays. Et, elles le sont d’autant plus que Boris Boillon, l’ambassadeur de France, tient des propos laudateurs effarants sur la sécurité dans le pays, célèbre les vertus de l’occupation américaine et de la bonne gouvernance du régime pro-iranien.

L’American way of war

Certes, les « contractors » de Geos, la plus grande entreprise de sécurité privée française, de Gallice-Security et d’Anticip SAS, qui se partageant les miettes laissées par les SMP anglo-saxonnes, n’ont rien des tueurs engagés par leurs concurrentes, ni des aventuriers recrutés par Bob Denard, le célèbre « soldat de fortune » français. Geos, créée par Stéphane Gérardin, ancien du service action de la DGSE, est présidée par le général Jean Heinrich, ancien patron de la DRM (Direction du renseignement militaire). La société Gallice est dirigée par Frédéric Gallois, ancien chef du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale), et Anticip par Richard Terzan, ancien expert des « risques spéciaux » de la Lloyd’s, un des leaders historiques de l’assurance. Toutes se placent dans la perspective d’une modification de la loi du 14 avril 2003 « relative à la répression de l’activité de mercenaire ». En effet, l’Elysée veut réintroduire en douceur le mercenariat dans le droit français. Après avoir vanté l’American way of life, Nicolas Sarkozy tente d’imposer l’American way of war, pour reprendre une formule de G. H Bricet des Vallons, auteur d’ Irak, terre mercenaire. Le marché du mercenariat étant estimé à 100 milliards de dollars pour les dix prochaines année, en ces temps de crises les arguments avancés sont évidement d’ordre économique : « il ne faut pas laisser ces contrats juteux aux autres pays », « le budget de la Défense serait mieux utilisé » et « cela permettrait de reclasser les militaires en fin de carrière… de réduire le chômage » … La décision d’externaliser des activités militaires combattantes n’étant, semble-t-il, qu’une question de temps, la société parisienne Vitruve DS, dirigée par Didier Raoul, ancien commandant des forces spéciales, a réclamé la privatisation de l’Ecole des troupes aéroportées de Pau (Etap), proposition jugée « inadmissible », portant atteinte « aux fonctions régaliennes de l’Etat », par Martine Lignières-Cassou, députée socialiste du Béarn, membre de la commission Défense nationale.

Des Français dans les SMP anglo-saxonnes

En attendant une éventuelle modification de sa législation en matière de mercenariat, la France ferme les yeux sur la présence d’anciens militaires français dans les SMP anglo-saxonnes. « Franck Hugo », mercenaire en Irak en 2003-2004, ancien légionnaire ayant participé à la tentative de coup d’Etat de Bob Denard aux Comores en 1995, aurait négocié, en accord avec l’antenne DGSE à Bagdad, la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot enlevés par l’Armée islamique en Irak. Deux SMP étatsuniennes : EHC (Earthwind Holding Corporation) de Bruno Trinquier et Eagle Black Group dirigé également par un Français, recrutent des « contractors » hexagonaux, tout comme l’australienne Unity Resources Group, basée à Dubaï, responsable de 38 tirs sur des civils irakiens… tous justifiés, bien sûr. La justice australienne lui reproche seulement d’avoir tué trois diplomates australiens qui roulaient trop près d’un de ses convois. Enfin, Philippe Legorjus, ancien commandant du GIGN, patron d’Atlantic Intelligence a créé une filiale avec le Stirling Group britannique pour accéder au marché de la « gestion des risques internationaux », sans enfreindre la loi de 2003.

Sahwa et contractors : même combat !

En Irak, la protection est facturée 6 000 $ par jour par Anticip, plus si des déplacements sont effectués dans le pays. Pour l’instant, aucun homme d’affaires n’a été victime d’attentat ou d’attaque, et c’est tant mieux. Mais qu’adviendra-t-il lorsque Al Qaïda en Mésopotamie mettra ses menaces à exécution ? En 25 mars dernier, le Front pour le Djihad, la Libération et le Salut national (JLNSF), d’Izzat Ibrahim al-Douri, a averti les entreprises étrangères qu’elles étaient des « cibles légitimes » pour la résistance, les assimilant à des forces occupantes. Que penser du risque insensé pris par la société Gallice en s’associant au cheikh de la milice tribale sahwa des Abou Rish, un des pires suppôts de la CIA, pour assurer la protection du ministère irakien des Affaires étrangères ? La signature du premier contrat étatique accordé à une entreprise française de sécurité - 500 000$ - tient certainement plus au désir du ministre kurde Hoshyar Zebari de faire une fleur à son vieil ami Bernard Kouchner qu’aux capacités, reconnues, de cette société. Que se passera-t-il le jour où des « gardes du corps » français dégaineront leurs armes pour protéger une délégation, ou pour se sortir d’un guet-apens ? Il ne sera alors plus question de mission défensive, mais de guerre ouverte avec toutes les conséquences qui en découlent. Voilà vers quoi conduit la politique mercantile, et à courte vue, de Nicolas Sarkozy en Irak. La légalisation de SMP françaises, avec leurs « bavures » inévitables, salirait encore plus l’image qu’a actuellement la France à l’étranger.

Appendice :

Le « nouvel eldorado » irakien

Alors qu’une quarantaine de chefs d’entreprise français s’apprêtait à quitter Paris pour Bagdad, où ils se déplaceraient en convoi blindé, précédé par une automitrailleuse de Gallice, le « Haut tribunal pénal » irakien condamnait à mort Tarek Aziz, Saadoun Shaker et trois anciens dirigeants baasistes. Pendant que Boris Boillon, ambassadeur-Rambo, présentait l’Irak comme un « nouvel eldorado » et que Anne-Marie Idrac, ministre du Commerce extérieur, visitait la Foire internationale de Bagdad, protégée par les mercenaires de Triple Canopy, les forces de sécurité irakiennes attaquaient la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours où étaient retranchés des terroristes, provoquant le massacre d’une cinquantaine de fidèles. Le lendemain, des bombes et des obus de mortiers explosaient dans les quartiers chiites, faisant encore plus de victimes. Le ministère français des Affaires étrangères a condamné ces attentats, mais n’a rien dit en faveur de Tarek Aziz ni de ses compagnons, tous « amis de la France ». Faut-il rappeler, comme l’a fait Maître Vergès lors d’une conférence de presse avec Mme Shaker, à Paris, le 12 octobre, que la peine de mort, suspendue en 2003, au moment de leur arrestation, par l’Autorité provisoire de la Coalition, ne peut s’appliquer à aucun d’entre eux, même si elle a été rétablie ensuite ? Source : France-Irak actualité

CAPJPO-EuroPalestine


 

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France-Palestine AFPS!


ACTUALITES


Quand Paris entérine l’arrestation d’enfants de moins de 12 ans en Palestine
17-12-2010
Alain Gresh s'indigne à juste titre de la réponse du ministère français des affaires étrangères, interrogé sur l'arrestation et les mauvais traitements infligés aux mineurs de moins de 12 ans par Israël. (lire...)

BDS : MUJI renonce au lancement d’un magasin en Israël
17-12-2010

La campagne BDS au Japon, relayée mondialement sur internet, a amené l'enseigne japonaise à renoncer à ouvrir un magasin en Israël.
(lire...)

Islamophobie : Parti Socialiste et Front National, même combat
16-12-2010

Il n'aura pas fallu longtemps au Parti Socialiste pour s'approprier la dernière en date des provocations dirigées contre les musulmans, celle lancée par le Front National qui assimile la tenue de prières dans la rue à « l'occupation » du territoire du pays.
(lire...)

Hommage à Edmond El Maleh
16-12-2010
C'est par l'intermédiaire de l'écrivain Tahar Ben Jelloun que nous apprenons le décès du vieux combattant anti-colonialiste marocain Edmond El Maleh, à peu de distance de la disparition de cette autre grande figure qu'était Abraham Sarfaty. Nous reproduisons ci-dessous l'hommage rendu à El Maleh par Ben Jelloun, publié il y a quelques jours dans le journal Le Monde (lire aussi, au bas de ce texte, un commentaire proposé par l'un de nos lecteurs). (lire...)

 


Une nouvelle loi israélienne pour priver les prisonniers palestiniens d’avocats pendant un an !
15-12-2010

Une commission parlementaire de la grande démocratie israélienne vient d'approuver un projet de loi permettant de priver tout prisonnier palestinien de visite de la part de son avocat, pendant une année !
(lire...)

Jérusalem Est : Résistance contre l’annexion d’Issawiya
15-12-2010

Une résistance exemplaire, qu'il faut absolument soutenir, de la population de ce quartier de Jérusalem Est occupée, contre les annexions, les agressions des colons et de la soldatesque israélienne.
(lire...)

Concert de musique baroque à l’église latine de Gaza
15-12-2010

Eh oui messieurs les geôliers et tous les supporters des criminels de guerre, à Gaza, les "terroristes", les "barbares", les "intégristes", les hommes et les femmes que vous aimeriez réduire à l'état d'animaux, continuent à s'instruire et à se cultiver. Demain, c'est un concert de musique baroque qui est attendu à l'église latine de Gaza !
(lire...)

Non aux fascistes islamophobes ! Manifestation samedi 18 décembre à Paris
14-12-2010

Nous sommes partie prenante de l'appel à protester contre la tenue, à Paris, d'une manifestation raciste anti-musulmane et vous invitons à venir nombreux, samedi 18 décembre à 11 heures, devant l'Espace Charenton, rue de Charenton, 75012 - Paris (M° Dugommier ligne 6)
(lire...)

La guerre d’Israël contre les enfants de Jérusalem : une honte !
14-12-2010

Jonathan Cook révèle la brutalité infligée par la police israélienne à des mineurs palestiniens. 1200 d'entre eux ont été arrêtés en un an, dont certains n'ont que sept ans, ce qui n'empêche ni les interrogatoires hors de la présence d'un avocat ou d'un parent, ni les violences physiques. Récit effrayant.
(lire...)

Bi’lin : Adib Abu Ramah libéré après 16 mois de prison pour avoir protesté contre le Mur (Vidéo)
14-12-2010

Vidéo de l'accueil triomphal fait, à sa sortie de prison, à l'un des animateurs de la campagne de résistance populaire et pacifique contre la construction du mur qui annexe une partie des terres du village de Bi'lin, près de Ramallah en Cisjordanie.
(lire...)

Après les propos scandaleux de Marine Le Pen, les Musulmans de Lyon appellent à un rassemblement
13-12-2010

Les musulmans de Lyon invitent Mme Le Pen à venir visiter les cimetières de la Mulatière, de la Doua à Villeurbanne ou celui du tata sénégalais à Chasselay. "Elle pourra alors se recueillir sur les tombes des ancêtres de ceux-là même dont elle a l'outrecuidance de comparer aujourd'hui à l'occupant", écrivent les Musulmans de Lyon qui appellent à un rassemblement ce jeudi après-midi.
(lire...)

"CHRONIQUE DES ANNEES ALGERIENNES" : le Pr. Michel Martini à la librairie résistances ce jeudi soir
13-12-2010

A ne pas rater : la biographie passionnante de ce médecin français qui a fait le choix de l'Algérie en lutte dès 1954, et qui ne s'en est jamais départi malgré la répression coloniale subie, malgré ses critiques vis à vis de la politique algérienne après l'indépendance.
(lire...)

Bruxelles : Deux rendez-vous ce mercredi 15 décembre
13-12-2010

Conférence exceptionnelle du Comité BDS de l'Université Libre de Bruxelles ce mercredi soir, et RV le même jour à 12 H 30 au Parlement pour débattre de l'affaire Ali Aarrass.
(lire...)

Le CCIF porte plainte contre Marine Le Pen
13-12-2010

En pleine campagne interne pour la succession de son père à la présidence du Front National, vendredi soir à Lyon, Marine Le Pen a qualifié la pratique du culte musulman dans l'espace public d'acte d' « occupation » faisant ainsi un parallèle avec ce qu'avait subi la France durant la Seconde Guerre Mondiale.
(lire...)

10 000 manifestants à Tel Aviv contre l’occupation et contre le racisme
13-12-2010
Des milliers d'Israéliens juifs et arabes, auxquels se sont joints des demandeurs d'asile étrangers, ont manifesté vendredi à Tel Aviv pour une vie dans "la dignité et la liberté" et contre la montée de l'extrémisme, rapporte l'AFP (lire...)

 



L’armée israélienne admet avoir utilisé des gaz mortels contre des manifestants
13-12-2010

Acculée par l'association israélienne de défense des droits de l'Homme B'Tselem, l'armée israélienne a reconnu avoir utilisé contre des manifestants des grenades lacrymogènes potentiellement mortifères. Et ce sont ces escadrons de la mort qui viennent former la police française !
(lire...)

Dexia : la banque d’OXFAM ?
13-12-2010

Lettre de Rudi Barnet à Oxfam.
(lire...)

APPEL CONTRE LA TENUE DES "ASSISES SUR L’ISLAMISATION DE NOS PAYS"
11-12-2010

CAPJPO-EuroPalestine s'associe à cet appel du CCIF qui demande l'annulation de cette provocation raciste et islamophobe.
(lire...)

Témoignage de Jamila Al-Habash, à Lille mardi prochain
9-12-2010

La jeune Jamila Al-Habash, qui a été mutilée par les bombardements israéliens de 2008-2009, et dont la photo a été au premier plan de l'exposition "GAZA 2010" de Kai Wiedenhöfer, au Musée d'Art Moderne de Paris, viendra témoigner ce mardi soir 14 décembre à Lille, de la situation des Gazaouis. Venez nombreux !
(lire...)

La Palestine, samedi à Apt
8-12-2010

Journée de commémoration des massacres de Gaza 2008/2009 et de conférences-débats sur la situation en Palestine, à l'initiative de l'association marocaine d'Apt et Astia.
(lire...)

L’extrême-droite européenne reçue avec les honneurs par Israël
8-12-2010

Une délégation de près de trente-cinq parlementaires et responsables européens d'extrême-droite est actuellement en visite en Israël. Silence dans les rangs de la presse française !
(lire...)

La Palestine s’est invitée au match de foot Lyon/Tel Aviv hier soir (vidéo)
8-12-2010

Malgré un large déploiement policier et sioniste, le Collectif 69 et plusieurs militants d'autres associations ont réussi à afficher "FREE PALESTINE", puis "PALESTINE" à l'intérieur du stade, avant l'élimination de l'équipe israélienne.
(lire...)

Le marathon de Jérusalem va passer par les colonies illégales ! Adidas mis en cause
7-12-2010
Trois députés du parti de gauche israélien Meretz ont écrit à Adidas pour demander à l'équipementier sportif de ne pas soutenir un marathon dont le tracé viole le droit international. La direction d'Adidas leur a répondu que ce n'était pas ses oignons. Réagissons ! (lire...)

 


GAZA ON N’OUBLIE PAS : Bruxelles, Dimanche 26 décembre 2010
6-12-2010
Deux ans après l'agression militaire israélienne, des actions de commémoration et de soutien sont organisées à Bruxelles pour la levée du blocus de Gaza, le dimanche 26 décembre 2010. Une grande marche partira notamment à 14 H de l'Avenue de Stalingrad. (lire...)


Adoption de BDS par le Syndicat américain IWW
6-12-2010

Le syndicat américain IWW, de tradition internationaliste et révolutionnaire, vient de voter le soutien à la campagne BDS.
(lire...)

Le Brésil reconnait l’Etat palestinien dans ses frontières de 1967
6-12-2010
Le président Lula vient de reconnaître formellement l'Etat de la Palestine, " en conformité avec les résolutions de l'ONU qui exigent la fin de l'occupation des territoires palestiniens et la construction d'un Etat indépendant sur la base des frontières d'avant le 4 juin 1967. Le Brésil devient ainsi le cinquième pays de la région à reconnaître l'Etat palestinien après Cuba, le Nicaragua, le Venezuela et la Bolivie. (lire...)

 


Actualités :
el Watan | 13 décembre 2010

al Manar | 12 décembre 2010

el Watan | 12 décembre 2010

Rachad Armanios | 11 décembre 2010

Confédération générale du travail en Italie et fédération de la construction. | 11 décembre 2010

Serge Dumont | 10 décembre 2010

PCF | 10 décembre 2010

Nouvelobs.com avec AFP | 9 décembre 2010

Pascal Boniface | 9 décembre 2010

Communiqué de l’UJFP | 9 décembre 2010

 


ACTUALITES


200 personnes devant la prison de Lennemezan samedi pour la libération de Georges Abdallah
6-12-2010

Le rassemblement devant la prison de Lannemezan a réuni ce samedi 4 décembre 2010, environ 200 personnes venues de toute la France et de pays frontaliers, qui avaient fait le déplacement aux pieds des Pyrénées pour manifester devant la prison de Lannemezan, où est détenu Georges Ibrahim Abdallah. Forte présence du Secours rouge international.
(lire...)

Jamila à l’expo "Gaza 2010" : reportage de Press TV
5-12-2010

Ci-dessous la vidéo réalisée par Press TV au Musée d'Art Moderne de Paris hier. Plusieurs médias, dont les agences de presses AFP et AP, étaient présents.
(lire...)

Jamila Al-Abash très entourée hier à l’expo "Gaza 2010", puis à la librairie Résistances
5-12-2010

Des centaines de personnes ont fait le déplacement samedi pour saluer Jamila, lors de sa visite au Musée d'Art Moderne de Paris, puis lors de sa conférence à la librairie Résistances. Très courageuse, la jeune Gazaouie de 16 ans, gravement blessée alors qu'elle en avait 14 et qu'elle jouait avec ses frères, soeurs et cousins sur le toit de sa maison, était accompagnée par son père et par le Dr. Mohamed Salem.
(lire...)

USA : actions BDS à St Louis contre MOROROLA (Vidéo)
5-12-2010

La firme américaine équipe l'armée israélienne de téléphones cellullaires cryptés et les colonies installées illégalement dans les territoires palestiniens occupés, de systèmes de surveillance et de "barrières virtuelles". En outre Motorola a des liens étroits avec Aeronautics Defense Systems (ADS), qui fabrique une partie des drones utilisés par l'armée israélienne pendant les massacres de Gaza de l'hiver 2008/2009. Motorola qui viole ainsi le droit international, fait l'objet d'une campagne croissante de boycott aux USA, dans le cadre de BDS. Ci dessous deux vidéos d'actions réalisées ce samedi 4 décembre dans deux magasins de Saint-Louis (USA).
(lire...)

Une délégation de parlementaires européens confirme l’étiquetage frauduleux des produits exportés par Israël
3-12-2010

Nicole Kiil-Nielsen, députée verte représentant la France au Parlement européen, revient des territoires Palestiniens occupés (Gaza et Cisjordanie), en compagnie d'une délégation, qui a pu constater et se faire confirmer que les fruits et légumes exportés par Israël et provenant des territoires palestiniens occupés sont étiquetés de manière mensongère, avec la mention "Israël".
(lire...)

Menaces de mort contre EuroPalestine : la Cour d’Appel confirme la condamnation du LDJiste Steve Bismuth
3-12-2010

La Cour d'Appel de Paris a confirmé vendredi la condamnation, à 3 mois de prison avec sursis, du LDJiste Steve Bismuth, pour menaces de mort à l'encontre des membres de notre association.
(lire...)

Sos-Racisme au secours du fasciste Lieberman
3-12-2010

Confirmant son rôle de supplétif du lobby israélien en France, l'association Sos-Racisme participe au nouveau programme, désespéré, d'amélioration de l'image d'Israël à l'étranger.
(lire...)

Grand Prix France Télévisions du Documentaire et du Reportage Méditerranéens à "Gaza-strophe"
3-12-2010

Le jury de la 15ème édition du Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen organisée par le CMCA (Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle) a attribué cette année le Grand Prix France Télévisions du Documentaire et du Reportage Méditerranéens à Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk, réalisateurs de « Gaza-Strophe, le jour d'après ».
(lire...)

Israël : plus de F-16 que de Canadair
3-12-2010

Surarmé, fier de ses innombrables engins de destruction massive, du F-16 aux Apache en passant par les drones sophistiqués et les sous-marins nucléaires, l'Etat d'Israël s'est retrouvé jeudi à la merci d'un feu de forêt meurtrier dans le nord du pays.
(lire...)

"Opération banlieues" : ce n’est pas de la science fiction !
3-12-2010

Hacène Belmessous, qui présentera demain samedi 4 décembre, à 17 H 30, son dernier livre à la librairie Résistances*, a réalisé une enquête plus qu'inquiétante sur les mesures prises par Sarkozy, loin des caméras, pour réprimer les plus pauvres, qui auraient le mauvais goût de protester contre leur sort de populations ghettoïsées.
(lire...)

Vidéo du 29 novembre à Mulhouse : BDS en veux-tu, en voilà !
1er-12-2010

Comme promis, la vidéo de la mobilisation à Mulhouse, lundi 29 novembre, à l'occasion du procès des 12 inculpés BDS... et de la journée internationale de solidarité avec la Palestine ! Un grand merci à tous ceux qui y ont participé.
(lire...)

Tazer partout, justice nulle part !
1er-12-2010

Droits Devant, le Collectif des Sans Papiers, et d'autres associations appellent à manifester le mercredi prochain 8 décembre à 13 H devant la préfecture de Nanterre après le meurtre par la police d'un homme originaire du Mali, tué par des balles de Tazer, l'arme soi-disant inoffensive.
(lire...)

Match de foot Lyon-Tel Aviv : rassemblement mardi prochain à Lyon
1er-12-2010

CARTON ROUGE CONTRE ISRAEL ! Le Collectif 69 appelle à un rassemblement mardi 7 décembre à Lyon pour protester contre la venue d'une équipe représentant l'Etat criminel d'Israel.
(lire...)

Rapport de 22 ONG internationales sur le blocus de Gaza : Israel ment
1er-12-2010
Un rapport détaillé de 22 ONG internationales sur la situation à Gaza et le fameux "assouplissement" du blocus, proclamé par Israël, montre que les conséquences du blocus sur la population gazaouie restent dramatiques. "Le seul réel allègement a été celui de la pression sur les autorités israéliennes pour mettre fin à cette pratique cruelle et illégale", indique Amnesty International. Ces organisations appellent à une "levée immédiate, inconditionnelle et complète du blocus". (lire...)

 




Les Zones Franches de Palestine : un système économique carcéral
1er-12-2010

Dans cette étude approfondie, Sam Bahour analyse et dénonce la vaste entreprise d'assujettissement du peuple palestinien que constitue le développement des Zones Franches, sous la houlette de différentes puissances, la France en premier lieu. Sam Bahour est un entrepreneur américain, né et élevé aux Etats-Unis, de père palestinien et de mère libano-américaine. En 1993, enthousiasmé par les accords d'Oslo et alors qu'il est âgé d'à peine 30 ans, Bahour émigre en Cisjordanie, pour participer à ce qu'il croit être l'édification d'un prochain Etat palestinien indépendant et prospère, en paix avec son voisin Israël.
(lire...)

La presse alsacienne rend compte de la mobilisation pour les douze de Mulhouse
30-11-2010

Les quotidiens régionaux, dont FR3, les DNA et l'Alsace ont bien rendu compte lundi et mardi de la mobilisation à l'occasion du procès des 12 militants de Mulhouse inculpés pour leurs actions BDS. ITV a pour sa part rendu compte en continu, au cours de la journée de lundi, de l'ensemble des actions BDS qui ont ponctué le 29 novembre, journée internationale de solidarité avec la Palestine, dans la ville. Quelques exemples ci-dessous. l
(lire...)

Ambiance à Mulhouse le 29 novembre, à occasion du procès des 12 militants BDS !
30-11-2010

Coup double à Mulhouse, hier avec une manifestation massive en solidarité avec les douze pévenus devant le tribunal, puis des actions BDS en chaîne, à l'occasion de la journée internationale de solidarité avec la Palestine.
(lire...)

Israël lance une "opération de séduction" en Europe
30-11-2010
Poursuite des bombardements et du blocus sur Gaza, de la répression et de la colonisation à Jérusalem Est et en Cisjordanie : cela est certes "séduisant". L'annonce d'injection de fric supplémentaire dans les "relations publiques" en Europe et les entrechats du fasciste Lieberman auprès de ses "alliés" européens —comme il les appelle—, ne va sans doute pas aider ces derniers à séduire leur propre opinion publique ! (lire...)

 


Patrick Pesnot, rendez vous avec X | 28 novembre 2010

Stopthejnf | 28 novembre 2010

CICR | 28 novembre 2010

Nicolas Falez | 27 novembre 2010

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien | 27 novembre 2010

 


ACTUALITES


International Flash Mob’ Dabkeh
29-11-2010
Clip « International Flash Mob' Dabkeh », danse traditionnelle palestinienne dansée le 20 novembre dernier, simultanément dans 5 villes : Toronto, Genève, Utrecht (Pays Bas), Geel (Belgique), et Paris. (lire...)


Jamila Al-Habash visitera l’exposition "Gaza 2010" samedi prochain
28-11-2010
La jeune Jamila Al-Habash, qui a été mutilée par les bombardements israéliens de 2008-2009, et dont la photo se trouve au premier plan de l'exposition "GAZA 2010" de Kai Wiedenhöfer, au Musée d'Art Moderne de Paris, viendra visiter cette exposition samedi prochain 4 décembre. (lire...)


Action BDS en Belgique, ens outien aux inculpés de Mulhouse (Vidéo) !
28-11-2010

La réputation de Carrefour, complice des crimes de guerre israéliens, dépasse largement le cadre de la France. Action de nos amis belges à Bruxelles hier : voir la vidéo !
(lire...)

Pour passer un bon week-end !
27-11-2010

Merci pour ce clip avec de superbes photos, et une musique qui ne gâche rien ! ("On ne lâche rien", du MAP : chanson que nous avons eu le plaisir de chanter avec eux pendant notre semaine sur les trottoirs du Caire, l'an dernier). Nous parviendrons à coordonner nos luttes, car nous savons que c'est le même système qui cherche à nous écraser ici et là-bas !
(lire...)

BDS s’invite au conseil municipal de Lille
26-11-2010
Le collectif BDS 59 s'est invité vendredi soir à une réunion des élus municipaux de Lille pour protester contre les propos de Martine Aubry lors d'un dîner du Crif, le 8 novembre dernier. (lire...)

 



Palestine : une tentative de normalisation de l’apartheid, par le « tourisme »
26-11-2010

Sous des dehors habilement « Peace and Love », le voyagiste français Voyageurs du Monde (VdM) prête la main à une entreprise de normalisation de l'occupation de la Palestine, avec la caution, non seulement du gouvernement israélien, mais aussi de l'Autorité Palestinienne.
(lire...)

Attention aux "Lingettes pour bébés" ! (Vidéo)
26-11-2010

Action BDS dans un magasin Carrefour qui vend des lingettes pour bébé "made in Israël", ainsi que des machines "SODASTREAM" en provenance de la colonie de Maale Adounim. ISRAEL ASSASSIN ! CARREFOUR COLLABO ! Voir la vidéo !
(lire...)

"Palestine/Israel : Nous sommes à un tournant", analyse Jeff Halper
26-11-2010

Jeff Halper, directeur du Comité israélien contre les démolitions de maisons palestiniennes (ICAHD), estime que l'échec des négociations étant patent, l'année 2011 marquera une rupture, soit par un renforcement de l'apartheid et du confinement, avec la création d'un Etat Palestinien non viable, soit par une nouvelle offensive généralisée d'Israël contre la bande de Gaza. L'heure, analyse-t-il, est à une mobilisation politique d'envergure pour imposer une paix juste.
(lire...)

Palestine : A vos agendas !
26-11-2010

A Montpellier, Nanterre, Creil et Juvisy sur Orge, la Palestine est à l'honneur ces prochains jours..
(lire...)

Tribunal Russel : les entreprises complices des crimes de guerre israéliens
25-11-2010

Lors des deux jours de session à Londres, les 20 et 21 novembre, le Tribunal Russell sur la Palestine a entendu des témoignages implacables sur les activités d'entreprises israéliennes et étrangères opérant en territoires palestiniens occupés.
(lire...)

Quand s’habiller rime avec solidarité
25-11-2010

Le projet de coopération économique dénommé PALEXTILE avec des artisans palestiniens du domaine de la Mode/Textile/Habillement (brodeuses, tisseuses, filateurs, coupeurs/couturiers, sérigraphes...) vous invite, à l'occasion des cadeaux de fin d'année, à offrir le polo de la solidarité !
(lire...)

Journée Internationale de Solidarité avec la Palestine devant le tribunal de Mulhouse !
25-11-2010

Tandis que le bruit d'une nouveau report, d'une deuxième reculade, court, concernant le procès des inculpés BDS de Mulhouse, ces derniers appellent à maintenir la mobilisation et à se retrouver le plus nombreux possible devant le tribunal, lundi matin 29 novembre, qui sera la date de la Journée Internationale de solidarité avec la Palestine.
(lire...)

Attention : panneaux publicitaires espions !
25-11-2010

Une action massive a été menée hier soir à Paris contre les écrans publicitaires espions de la RATP, qui contiennent des caméras cachées permettant de déterminer notre sexe ou notre âge.
(lire...)

Gaza : 40 000 enfants privés d’école à cause d’Israël
25-11-2010

Tandis que les supporters d'Israël attaquent l'expo Gaza 2010 au Musée d'Art Moderne de Paris, en prétendant que c'est "la belle vie" à Gaza, et que l'expo de Kai Wiedenhöfer est mensongère, l'UNRWA annonce que plus de 40.000 enfants gazaouis ne peuvent aller à l'école depuis la rentrée, en raison des destructions d'écoles par l'armée israélienne, et de l'impossibilité de les reconstruire étant donné le blocus.
(lire...)

BDS à l’honneur ce samedi à Bruxelles
25-11-2010

(lire...)

Lettre ouverte aux écrivains participant au salon Ecrimed, à Marseille
25-11-2010

C-dessous, une lettre ouverte aux écrivains qui vont participer au salon Ecrimed patronné par le très sioniste Mr Tessier sur proposition d'Elsa Charbit de radio JM.
(lire...)

Affluence et couverture médiatique pour l’expo "Gaza 2010"
24-11-2010

Grande affluence mercredi encore à l'expo photos sur Gaza de Kai Wiedenhofer, au Musée D'art Moderne de Paris, large couverture médiatique, et indignation à la suite des provocations sionistes contre cette exposition sur les conséquences humaines et matérielles des massacres israéliens de l'hiver 2008-2009.
(lire...)

Norvège : le sélectionneur de l’équipe nationale de football appelle au boycott d’Israël
24-11-2010

A l'initiative du sélectionneur de l'équipe nationale de football Egil Drillo Olsen, une centaine de personnalités norvégiennes issues du milieu de la culture ont signé une pétition appelant au boycott d'Israel et accusant le système éducatif israélien de pratiquer un "apartheid", et de jouer un rôle majeur dans l'"occupation".
(lire...)

Un colonel israélien se tue en service ... au Cameroun !
24-11-2010
Un officier supérieur israélien vient de trouver la mort dans un crash d'hélicoptère au Cameroun. Comme le fait remarquer un internaute, "il faut un événement de ce type pour qu'on réalise à quel point les mercenaires israéliens, bras armés occultes de leur gouvernement, sont étroitement liés, comme acteurs de premier ordre, à la dictature de Biya au Cameroun". Et sous de nombreuses autres latitudes, peut-on ajouter. (lire...)

 



Nouvelle victoire du BDS : Israël renonce à sa présence à la foire du tourisme de Valladolid
24-11-2010
Israël vient de renoncer à tenir cette année un stand vantant les mérites du tourisme en Israel, à l'occasion de la 14ème édition de INTUR, qui s'ouvre aujourd'hui en Espagne, à Valladolid. (lire...)

Le groupe de rock Tindersticks annule son concert en Israël
24-11-2010

Les Tindersticks* ne se produiront pas à Tel Aviv le 2 décembre prochain, annoncent-ils dans un communiqué. "Nous avons cru un moment, sans doute naïvement, en acceptant de nous produire en Israël, que la musique était au-dessus de toute considération politique... Nous espèrons sincèrement qu'un jour viendra rapidement où nous pourrons jouer au Proche-Orient pour le pur plaisir de la musique".
(lire...)

Boycott Israël : au Japon aussi ! (Vidéo)
24-11-2010

Ci-dessous la vidéo de nos camarades japonais qui participent à la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël, et qui lancent un appel contre l'ouverture de magasins MUJI en Israël.
(lire...)

Expo "Gaza 2010" : de très nombreux visiteurs mardi matin
23-11-2010

L'expo "Gaza 2010", au sein du Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, a bien ouvert ses portes normalement aux visiteurs mardi à 10 H et ces derniers peuvent apprécier la qualité de l'oeuvre du photographe de Kai Widenhöfer, au grand dam de tous ceux qui espéraient sa fermeture, par le biais de leurs menaces et pressions.
(lire...)

TOUS À LANNEMEZAN SAMEDI 4 DÉCEMBRE, POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH
23-11-2010

Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).. C'est le plus ancien prisonnier politique de France. Il est entré dans sa 27e année de détention.
(lire...)

Une parlementaire britannique affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial
23-11-2010

C'est ce qu'a déclaré publiquement Jenny Tonge (parti démocrate), devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres
(lire...)

"La presse israélienne cache la vérité", par Gideon Levy
22-11-2010

Le journaliste israélien souligne les limites de la liberté de la presse en Israël.
(lire...)

La LDJ tente de détruire une exposition photo sur les massacres à Gaza
21-11-2010

Appliquant le mot d'ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d'après-midi le Musée d'Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 – Paris – M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d'Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la bande de Gaza.
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NON à la collaboration avec des universités qui violent le droit international !
21-11-2010

Les étudiants du collectif Palestine Paris13 ont organisé un checkpoint devant leur université ce vendredi pour dénoncer le partenariat signé par le président de cette université, M. Jean-Loup Salzmann, avec l'université israélienne Ben Gourion, qui participe au complexe militaro-industriel israélien.
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BDS : Un responsable du Syndicat de la magistrature dénonce la pénalisation du boycott d’Israël
20-11-2010

Qualifiant d'"attentat juridique" la circulaire envoyée par Alliot-Marie aux procureurs pour qu'ils répriment le boycott d'Israël, Benoist Hurel, Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature, conteste la notion de "discrimination" dans le cas de la campagne de boycott contre les produits israéliens et estime "inadmissible" "l'instrumentalisation d'un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme".
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Ils bouffent ensemble, ils mentent ensemble (vidéo)
19-11-2010

Quoi de plus normal ! Les "chiens de garde du pouvoir", la presse de "révérence" nous sert la soupe des "hommes d'affaires", et la partage avec eux. Les sujets ne manquent pas à ces diners à huis clos dans des hotels chics : comment faire payer la crise aux travailleurs, comment leur faire croire que "tout le monde" doit se serrer la ceinture", comment faire peur aux braves gens à longueur de JT, et les assurer qu'il faut toujours plus de police et de répression "pour leur sécurité", bien entendu... Voir la vidéo.
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Abraham Serfaty est mort
18-11-2010

Nous avons appris ce jeudi avec émotion et tristesse le décès d'Abraham Serfaty, pionnier de la lutte du peuple marocain pour la liberté, pour laquelle il passa plus de 17 ans dans les geôles de la dictature, sous le règne de Hassan II.
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Une galerie-photos de 200 criminels de guerre israéliens
18-11-2010

Une galerie-photos de quelque 200 militaires israéliens, accusés d'avoir participé activement au massacre des habitants de la bande de Gaza en décembre 2008 – janvier 2009, est affichée depuis mercredi sur internet.
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Netanyahou : la construction à Jérusalem Est se poursuivra pendant le gel
18-11-2010

Obscènes "négociations", obscène Obama, obscène Mahmoud Abbas, le fameux gel de 3 mois concernant de nouvelles constructions illégales dans les territoires palestiniens occupés, et en échange desquels Obama va livrer des armes supplémentaires à Israël, ne comprend même pas Jérusalem Est !
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Les quatre passagères belges de la flotille de la liberté portent plainte contre Israël
17-11-2010

« Israël sur le banc des accusés » : conférence de presse demain jeudi à Bruxelles.
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BDS : Leur "dignité" et la nôtre
17-11-2010

Après la tribune des propagandistes israéliens publiée par Le Monde contre le boycott d'Israël, les réponses des gens soi-disant "indignes" ne se sont pas fait attendre. Aujourd'hui, Le Monde qui peut difficilement sous-estimer le caractère international et inéluctable de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) publie la répartie de boycotteurs de toutes tendances.
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CARREFOUR : un mensonge de plus !
17-11-2010

Pendant que des tribunaux se livrent à des simulacres de justice contre le boycott des produits "israéliens", aucun d'entre eux ne s'avise de condamner, ni même de juger, les fraudes à répétition de l'enseigne Carrefour, qui ment sur la provenance des produits. Nouveau flagrant délit.
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Israël est en train d’unifier la résistance palestinienne
17-11-2010

Israel ne laisse plus de place à un Etat palestinien. La pression est désormais maximale non seulement sur les Palestiniens de Gaza, ceux de jérusalem Est, et de la Cisjordanie, mais également sur les citoyens arabes d'Israël ("les Palestiniens de l'intérieur"). Que va-t-il se passer ? Une analyse intéressante de Seumas Milne dans le Guardian.
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Spectacle BDS d’opposants israéliens à Tel Aviv (Vidéo)
16-11-2010

L'opéra sud-africain de Cap Town ayant accepté de jouer Porgy and Bess à Tel Aviv, malgré les recommandations contraires de Desmond Tutu, des militants israéliens en faveur du boycott d'Israël viennent de leur faire honte en pleine capitale, lors de l'ouverture du spectacle à Tel Aviv. Voir la vidéo !
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Tribunal Russell sur la Palestine ce week-end à Londres
15-11-2010

Après Barcelone, c'est Londres qui accueillera le week-end prochain la deuxième session du Tribunal pour la Palestine.
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Le CRIF voudrait faire interdire l’exposition du Musée d’art moderne consacrée à Gaza
15-11-2010

Le CRIF, Conseil représentatif de la politique israélienne, mais certainement pas de tous les Juifs de France, sait ce qui est "digne" et ce qui ne l'est pas. Commettre des atrocités à Gaza est digne, mais les montrer est indigne. De même mener une politique raciste et priver de liberté tout un peuple est digne, mais boycotter les produits exportés par Israël est "indigne".
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"Il n’y aura pas d’Etat Palestinien" : Ziyad Clot à la Librairie Résistances ce mercredi soir
14-11-2010

Avocat de formation, né d'une mère palestinienne et d'un père français, Ziyad Clot, de passage en France, présentera ce mercredi soir 17 novembre, le livre qu'il a écrit à l'issue d'une année passée dans l'équipe de négociations de l'Autorité Palestinienne, et au contact des dirigeants israéliens chargés des "accords de paix".
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Pendaisons en série : L’occident exporte sa "civilisation" en Irak
14-11-2010

Après la pendaison de Saddam Hussein, celle annoncée d'anciens dirigeants du régime irakien, que nos dirigeants ont fréquentés et cautionnés à qui mieux mieux, montre l'hypocrisie et la barbarie de ceux qui ont tout détruit, semé le chaos en Irak, après avoir échoué à y trouver des "armes de destruction massive".
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Information BDS à l’intérieur du Super-U de Mortagne (Orne)
14-11-2010

Ci-dessous la vidéo de l'information dispensée par les militants de Mortagne sur Perche, qui ont obtenu l'autorisation de mettre un stand BDS, samedi 13 novembre, à l'intérieur de la galerie commerciale du magasin.
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Martine Aubry invite le criminel de guerre Ehoud Barak à Paris
13-11-2010

La Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, est prête à recevoir à Paris son « camarade » le criminel de guerre Ehoud Barak, a-t-on appris à la veille du week-end.
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Racisme : un livre de chevet pour Hortefeux
13-11-2010

Amine Benalia-Brouch, le jeune « Auvergnat » dont Hortefeux s'était moqué l'an dernier, valant au ministre de l'Intérieur une première condamnation pour injure raciale, sortira bientôt un livre intitulé « Confession d'un sarkozyste repenti », annonce le site Bakchich.
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BDS : le principal fonds de pension hollandais liquide ses actifs israéliens
13-11-2010

Par Adri Nieuwhof et Guus Hoelen pour Electronic Intifada (traduction CAPJPO-EuroPalestine) – La première caisse de retraite néerlandaise, le Pensioenfonds Zorg en Welzijn (PFZW), dont les actifs totalisent 97 milliards d'euros, a informé Electronic Intifada qu'il se désengageait de la plupart des actifs israéliens détenus dans ses portefeuilles.
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Université d’Arizona (USA) : décidémment l’armée israélienne ne fait plus recette (Vidéo)
13-11-2010

Nadam Weinberg venu présenter "l'éthique de l'armée israélienne" à l'Arizona State University (ASU) s'est fait recevoir comme il se doit par les étudiants. "Les soldats israéliens doivent respecter la dignité humaine", ose-t-il expliquer aux étudiants, qui se lèvent alors et sortent de la salle, couverts des noms et âges des bébés et enfants réduits au silence par ces mêmes soldats. Voir la vidéo.
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Appel pour une manifestation nationale et unitaire contre le ministère de l’Immigration et sa politique
13-11-2010

Olivier Le Cour Grandmaison a pris l'initiative de lancer cet appel que l'on peut signer en ligne.
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John Ging : Israel a menti, le blocus de Gaza reste identique
12-11-2010

'Il n'y a eu aucun changement tangible dans les conditions de vie de la population de Gaza depuis qu'Israel a annoncé, en juin dernier, un allègement du blocus économique de la bande Gaza", a dénoncé jeudi le directeur de l'UNRWA dans la bande Gaza.
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Nouvelle-Orléans : Netanyahou en prend pour son grade (Vidéo)
12-11-2010

Bravo aux jeunes Juifs qui ont gâché l'intervention de Netanyahou à la réunion de l'assemblée générale de la fédération juive, à la Nouvelle-Orléans (USA), ce lundi 8 novembre. On les voit sur cette vidéo interrompre, au sein d'une assemblée bien sioniste, le premier ministre israélien qui fait un topo sur la nécessité de condamner ceux qui "délégitiment" Israël, par leurs critiques.
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Message suédois : la répression en France contre BDS ne servira à rien (Vidéo)
11-11-2010

Les militants suédois de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël nous envoient une vidéo, avec le message suivant : "Ce mouvement ne cesse de s'amplifier dans le monde entier, ce qui rend totalement vaine la répression du gouvernement français contre des dizaines de militants français. Ce que vous allez voir maintenant serait susceptible de poursuite judiciaires en France : c'est ridicule !"
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Gérald DAHAN habille MAM pour l’hiver (Vidéo)
10-11-2010

Tant qu'à être licencié de France Inter par notre bon Philippe Val, ennemi de la censure — surtout quand il s'agit d'ironiser sur les Musulmans— autant que cela en vaille le coup ! Merci Gérald Dahan pour ces quelques vérités bien envoyées à la sinistre de la "Justice" (avec la voix de Timsit, ce qui ne gâche rien). Vive les esprits libres !
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Le Théâtre du Tiroir présente : JEAN GENET, ami des Palestiniens
10-11-2010

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La "bonne ville" de Safed avec laquelle Martine Aubry veut jumeler Lille !
10-11-2010

Connaissez vous Safed ? Martine Aubry, partisane du "dialogue" et ennemie du boycott, ne pouvait choisir mieux pour un jumelage avec Lille : la ville la plus raciste d'Israël, celle où une "fatwa" a été lancée par les rabbins représentant la communauté juive pour interdire la moindre relation avec les étudiants arabes israéliens de la ville. Bravo Martine !
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Le Prix Gondecourt à Charles Enderlin
10-11-2010

Tandis qu'à Lille, Martine Aubry faisait une grosse inflation de soutien au CRIF, à quelques kilomètres de là, le village de Gondecourt décernait son prix annuel au journaliste Charles Enderlin, pour son livre « Un enfant est mort ».
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Avec Suleiman Baraka, les enfants de Gaza observent le ciel
10-11-2010

Notre ami Suleiman Baraka, astrophysicien dans la bande de Gaza, poursuit ses recherches et son étude du ciel. Ses conférences dans les écoles de Gaza sont un bonheur pour les jeunes. De passage à Paris, il nous fait le plaisir de venir ce samedi nous rencontrer à la Librairie résistances et de nous projeter un film inédit.
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Martine Aubry : tu peux toujours t’accrocher pour qu’on vote pour toi !
9-11-2010

Plus lèche-bottes d'israël les uns que les autres au PS. Après Delanoé et Hollande, Aubry a souhaité ne pas être en reste, et est allée cirer les pompes du CRIF, participant à un "diner" où elle s'est déclarée contre le boycott d'Israël, et pour un jumelage avec une ville israélienne. Mais qu'est-ce qu'ils croient ? Que le CRIF va les préférer à Sarkozy ? En montrant que sur la Palestine, ils ne se distinguent pas davantage de Sarko que sur les autres terrains, ils affichent leur débilité y compris en matière d'arithmétique électorale.
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Michel Houellebecq : l’incitation à la haine raciale primée
9-11-2010

On sait de nos jours ce que valent les prix, Nobel, Goncourt et autres. On ne s'étonnera donc pas que le prix Goncourt 2010 ait été décerné au chantre de la provocation à la haine et à la violence à l'encontre des musulmans, à un sadique doublé d'un ignare, qui ne sait même pas que tous les Palestiniens ne sont pas musulmans. Un pauvre type, un raciste fier de l'être, comme les aiment ceux qui nous gouvernent.
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Plateforme européenne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël
8-11-2010

Des organisations européennes, réunies par l'Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip) et le British Committee for Universities of Palestine (Bricup), lancent une plateforme européenne pour le boycott universitaire et culturel d'Israël.
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Gaza : Israël interdit à un chirurgien britannique de soigner les blessés
8-11-2010

L'armée israélienne a de nouveau empêché le Dr Rafee Asen Azez , chirurgien des hôpitaux à Manchester (Grande-Bretagne) d'entrer mardi dans la bande de Gaza, contraignant le praticien à renoncer à plusieurs interventions programmées.
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Procès de Mulhouse : On ne lâche rien !
8-11-2010

Pendant que le bureau du développement de l'antisémitisme en France, fait de la pub à la campagne de boycott d'Israël, à coup de procès ridicules, la mobilisation se renforce de manière exemplaire. Nous serons très nombreux le 29 novembre devant le tribunal de Mulhouse, venus de toutes les régions de France. (Il reste encore quelques place de train à partir de Paris. Contact : info@europalestine.com)
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A Toulouse : réservez votre soirée du 19 novembre
8-11-2010

De retour de Gaza, le Pr. Christophe Oberlin, sera l'un des invités du meeting organisé à Toulouse, pour soutenir les militants qui passeront en procès à Mulhouse le 29 novembre. (Buffet avec spécialités palestiniennes et boissons)
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Gaza : Les terribles photos de Kai Wiedenhöfer au Musée d’Art Moderne de Paris
8-11-2010

Dures, très dures, les photos de Kai Wiedenhöfer exposées jusqu'au 5 décembre au Musée d'Art Moderne de Paris. Dures comme le "plomb durci" de l'opération visant les civils et les infrastructures de Gaza. On n'oublie pas les 1400 enfants, femmes et hommes tués. Mais qui parle des milliers d'autres, amputés, défigurés, dont la vie a été détruite à tout jamais ? Kai Wiedenhöfer. Nous rendrons hommage à son courage et à celui des responsables du musée qui ont accepté de montrer ces photos, en résistant aux nombreuses pressions contre cette exposition, en plein coeur de la capitale.
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La Cour suprême israélienne légalise l’apartheid
7-11-2010

La Cour suprême israélienne a débouté dimanche des habitants du quartier d'Ajami, à Jaffa, qui demandaient la révocation d'un marché alloué à une entreprise de promotion immobilière d'un ensemble d'appartements réservés aux seuls Juifs.
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Dimanche 14 novembre : le Théâtre de l’Opprimé joue pour les grévistes sans papiers
7-11-2010

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Les vrais ressorts de la colonisation israélienne
7-11-2010

Reportage sur la dépossession des Palestiniens dans la vallée du Jourdain, qui représente un tiers de la Cisjordanie.
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Un médecin anglais bloqué par l’armée israélienne à l’entrée de Gaza
7-11-2010

Sans donner la moindre raison, l'armée israélienne bloque depuis ce matin de bonne heure un médecin britannique faisant partie d'une équipe médicale qui a l'habitude de se rendre en mission à Gaza avec le Pr. Christophe Oberlin.
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Longue carrière à Nicolas BEDOS ! (Vidéo)
7-11-2010
Nicolas Bedos, n'est pas seulement le fils de Guy. C'est un jeune homme d'un grand talent qui dit avec un grand sourire et un humour décoiffant ce qu'il est habituellement interdit de dénoncer sur les plateaux de télévision : le chantage à l'antisémitisme et l'instrumentalisation de la Shoah. Ce serait bien le diable si Ghozlan et Alliot-Marie ne trouvent pas matière à une petite plainte en visionnant cette vidéo ? (lire...)

 


[afps-infos] Lettre d'info n° 250 de l'AFPS du 22 au 29 novembre 2010
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Lettre d'info n° 250 de l'AFPS du 22 au 29 novembre 2010

A la Une

Disparition d’Abraham Serfaty, un ami du droit et de la Palestine. AFPS
"J’irai d’abord en Palestine lorsqu’il y aura un État puis je passerai voir des amis juifs qui se trouvent en Israël"
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16074.html


Action

Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien : “CONSTRUISEZ” UN BATEAU POUR GAZA
A l’occasion de la journée internationale de solidarité avec la Palestine, les organisations membres du Collectif National et de la Plateforme des ONG pour la Palestine prévoient cette année d’organiser un rassemblement en soutien à la campagne de lancement d’un bateau français pour Gaza.
Retrouver toutes les initiatives des groupes locaux de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/article15994.html

La meilleure réponse à l’intolérance, allons voir l’exposition de Tim Wiedenhöfer sur Gaza !
Tandis que le président de l’AFPS envoie une lettre de protestation au ministre de l’Intérieur, devant cette attaque par un groupe sioniste violent, de la "droite extrême", qui devrait depuis longtemps être dissous, réaction d’un citoyen indigné.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16089.html

Lettre à Brice Hortefeux - attaque de la LDJ au Musée d’Art Moderne à Paris. Jean-Claude Lefort
La « Ligue de défense juive » (LDJ) vient de se livrer à nouveau, ce dimanche, à des actes de pure violence extrême contre, cette fois, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris qui accueille une exposition du grand photographe Kai Wiedenhöfer.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16104.html

Manifestation hebdomadaire à Bil’in. Bil’in village
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16077.html

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)
L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens". Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

Action BDS à Grenoble. AFPS Isère-Grenoble
Samedi 13 novembre 2010 après midi dans le centre ville de Grenoble, une déambulation BDS prend l’allure d’une visite guidée de la Palestine à Grenoble à travers 5 lieux emblématiques.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16066.html

Action BDS dans le magasin SUPER U à Mortagne au Perche le 6 novembre 2010. AFPS 61 - COLLECTIF PALESTINE ORNE

Comme nous l’avions décidé en septembre, la première action « décentralisée » dans le département de l’Orne de la campagne BDS a bien eu lieu à Mortagne au Perche ce samedi 6 novembre 2010.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16017.html

Conférence de presse du 3 novembre 2010. COLLECTIF BDS-TREGOR
Le collectif BDS appelle toujours au boycott - L’Association France Palestine durcit le ton
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15990.html

Action BDS à Rennes. Collectif BDS de Rennes
Rennes, le 13 novembre Notre action BDS a mobilisé une trentaine de militants des organisations du Collectif BDS de Rennes, devant l’entrée du centre commercial Carrefour-Alma.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16027.html

BDS : interpellation de l’importateur nantais Soda-Club. AFPS 44
La plate forme nantaise organisait le 9/11 un rassemblement devant l’entreprise OPM importateur exclusif de Soda Club pour lui demander de cesser ses importations.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16008.html

12 militants inculpés à Mulhouse ! Grand meeting de solidarité. Collectif Palestine 68
12 militants inculpés à Mulhouse !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16011.html

Il est désormais interdit de boycotter. Benoist Hurel
la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une « provocation publique à la discrimination envers une nation »
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16088.html

Boycotter Israël, c’est lutter pour une paix juste. Des Français-es, Israélien-ne-s, Palestiniens, élu-e-s, syndicalistes, membres de la société civile,...
En réponse à la tribune parue dans le Monde du 2 novembre, qui considérait comme indigne la campagne BDS.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16058.html

Culture
Gaza 2010, exposition au Musée d’Art moderne
Depuis 1989, le photographe Kai Wiedenhöfer réalise un travail documentaire sur le conflit israélo-palestinien qui affecte le Moyen-Orient. Le Prix Carmignac Gestion du photojournalisme lui a permis de poursuivre ses recherches, principalement consacrées à Gaza et aux conséquences de l’offensive israélienne connue sous le nom de « Plomb durci » qui a eu lieu au cours de l’hiver 2008–2009.
Lire la suite :
http://www.france-palestine.org/article16075.html

Fix ME, un film de Raed Andoni. Comme au Cinéma et Politis

De la migraine en question sur la situation politique en Palestine..."Il se pourrait bien qu’il y ait de la métaphore dans l’air"..."Fix ME est un film sur le refus de l’assignation à une identité. Raed Andoni ne veut pas être réduit à son appartenance nationale, ni à tout autre groupe. La désignation autoritaire à telle ou telle communauté, littéralement, lui prend la tête. "
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15921.html

Nouvelle plate-forme de distribution de films documentaires. Momento films
Vous êtes invité(e)s à visiter notre nouvelle plate-forme de distribution de films documentaires
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15911.html

Actualité

Tourner la page des accords d’Oslo. Bernard Ravenel

L’ensemble du mouvement national palestinien arrive à la conclusion qu’il est inéluctable de repenser encore une fois sa stratégie
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16084.html

Lettre à la ministre des Affaires étrangères. D. Hamouri
La mère de Salah écrit à Mme Alliot-Marie
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16080.html

Colonies : les Palestiniens refusent un gel n’incluant pas Jérusalem. NouvelObs.com, avec AFP

"S’il n’englobe pas Jérusalem, c’est à dire s’il n’y a pas de gel total de la colonisation dans tous les territoires palestiniens, nous ne l’accepterons pas", a dit le chef de l’Autorité palestinienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16071.html

Coloniser pour « dépalestiniser ». Aliaa Al-Korachi
Israël maintient son défi à la paix et rejette le moindre gel de la colonisation. L’objectif est clair : se débarrasser purement et simplement des Palestiniens.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16053.html

Israël décide d’évacuer le village de Ghajar, à la frontière israélo-libanaise. Nicolas Falez
A l’issue d’un conseil des ministres, Israël a approuvé mercredi 17 novembre le retrait de ses troupes du village de Ghajar pour en remettre le contrôle à la Finul. Le village frontalier de Ghajar se situe aux confins de la Syrie et du Liban et domine le nord d’Israël qui l’a conquis en juin 1967, avant d’en annexer la partie sud avec le reste du plateau syrien du Golan occupé.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16057.html

"L’Europe ne doit pas laisser tomber les Palestiniens". Ilan Halevi
Ancien vice-ministre palestinien des affaires étrangères de Mahmoud Abbas, alors que le blocage du processus de paix au Proche-Orient et la relance de la colonisation provoquent le report du sommet de l’Union pour la Méditerranée.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16068.html

Abraham Serfaty, mort d’une figure de l’opposition marocaine. Le Monde diplomatique
"Militant anti-impérialiste, juif antisioniste, ...resté jusqu’au bout fidèle à ses convictions", Abraham Serfaty est mort
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16070.html

« Israeltine, pays hybride ». Entretien avec Ziyad Clot. Agnès Rotivel
"Abusé par sa supériorité stratégique et militaire, encouragé par la passivité des diplomaties occidentales, plombé par la faiblesse, les divisions et les errances palestiniennes, Israël a créé un monstre. "
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16083.html

Des soldats israéliens ciblés sur Internet. Serge Dumont
Des pirates du Web publient les noms de 200 militaires accusés de crimes de guerre
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16073.html

L’impossible tandem. Ahmed Loutfi

Lors de sa visite à Washington, le premier ministre israélien, avec ses prises de position contradictoires, a contribué à compromettre les timides efforts américains pour parvenir à un règlement. Un défi qui correspond à sa vision d’ultrasioniste.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16045.html

Le plan américain divise la coalition en Israël. Douglas Hamilton, Reuters
Le plan américain destiné à relancer les discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens, rompues fin septembre, divise la coalition gouvernementale en Israël et même le Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16054.html

Washington et Tel-Aviv piègent les Palestiniens. Pierre Barbancey
Netanyahou a présenté un plan, concocté avec les États-Unis, qui prévoit un gel de la colonisation de trois mois, sans Jérusalem.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16041.html

"L’Autorité Palestinienne à Hébron : un appareil d’Etat sans Etat au défi de forces sociales centrifuges" (Séminaire au GREMMO). Julien Salingue
Enregistrement audio d’une intervention réalisée le 30 avril 2010 à Lyon, à l’invitation du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditérrannée et le Moyen-Orient (GREMMO) : "L’Autorité Palestinienne à Hébron : un appareil d’Etat sans Etat au défi de forces sociales centrifuges" (45 minutes, 3 parties).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16043.html

Benyamin Ben Gourion et Mahmoud Arafat. Gilles Paris
A quelques jours de distance, les deux principaux acteurs du conflit israélo-palestinien ont honoré leurs grands disparus, les figures tutélaires d’une cause qu’ils portent à leur tour aujourd’hui.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16072.html

Vox taxi vox dei. Uri Avnery – 13 novembre 2010
Samedi soir il y a deux semaines, nous rentrions en taxi du rassemblement annuel à la mémoire d’Yitzhak Rabin, et comme à l’accoutumée, nous engageâmes la conversation avec notre chauffeur.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16081.html

Qui est-ce qui rit ? Uri Avnery – 20 novembre 2010
Cette semaine, Avineri a publié un article avec pour titre “Fascisme ? Vous me faites rire !” Qu’est-ce qui le faisait rire ? L’argument ridicule (à ses yeux) qu’il existe des tendances fascistes en Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16102.html

Témoignage/Opinion

Un enfant utilisé comme bouclier humain. DCI- Palestine
Condamnation avec sursis pour des soldats reconnus coupables d’avoir utilisé un garçon de neuf ans comme bouclier humain.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16101.html

Briseurs de silence
Briseurs de silence est un essai sonore inspiré par le travail de l’association israélienne "Shovrim Shtika" (Breaking the silence), qui recueille et rend publics des témoignages de soldats israéliens racontant ce qu’ils ont fait dans les territoires palestiniens pendant leur service militaire.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16078.html

Lettre ouverte des étudiants de la bande de Gaza à l’Union des étudiants d’Europe : opposez-vous à l’apartheid et aux crimes de guerre. Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)
OPINION : Vous n’avez pas su vous souvenir de ces moments où il n’était pas facile de se mettre du bon côté de l’histoire et de prendre position comme seuls les mouvements étudiants le peuvent.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16076.html

Au Liban, les oubliés palestiniens de la Seconde Guerre mondiale. Jocelyne Zablit
Des réfugiés palestiniens au Liban ont combattu sous le drapeau britannique pendant la deuxième guerre mondiale
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16069.html

Dans les camps palestiniens, à la rencontre des réfugiés. Pierre Barbancey
Ils sont des centaines de milliers à s’entasser dans des camps au Liban. Ils veulent que le droit au retour soit partie intégrante de négociations avec Israël. Une délégation française, à laquelle participait Patrick Le Hyaric, était sur place.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16040.html


Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

Soirée débat avec Jamal Zahalka, dirigeant de Balad. AFPS
Les Palestiniens d’Israël, en lutte contre les discriminations et le racisme d’Etat
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16059.html

5 trégorois en Cisjordanie occupée. AFPS Trégor
Vallée du Jourdain – 9-12 novembre 2010
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16067.html

Voyage au coeur de la Vallée du jourdain. AFPS Pau
De Touba au nord de la vallée du Jourdain à Jéricho au sud en passant par Al Farisiya, Bardala et Al Jiftlik
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article16094.html

Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda

10 rendez-vous en Ile de France : http://www.france-palestine.org/rubrique80.html?date=2010-11-01

6 rendez-vous en P.A.C.A : http://www.france-palestine.org/rubrique86.html?date=2010-11-01

5 rendez-vous en Rhône-Alpes : http://www.france-palestine.org/rubrique90.html?date=2010-11-01

3 rendez-vous en Basse Normandie : http://www.france-palestine.org/rubrique71.html?date=2010-11-01

3 rendez-vous en Languedoc Roussillon : http://www.france-palestine.org/rubrique81.html?date=2010-11-01

3 rendez-vous en Pays de la Loire : http://www.france-palestine.org/rubrique87.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en Alsace : http://www.france-palestine.org/rubrique68.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en Aquitaine : http://www.france-palestine.org/rubrique69.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en Centre : http://www.france-palestine.org/rubrique74.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en  Limousin : http://www.france-palestine.org/rubrique82.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en Nord-Pas de Calais
: http://www.france-palestine.org/rubrique85.html?date=2010-11-01

1 rendez-vous en Poitou Charentes : http://www.france-palestine.org/rubrique89.html?date=2010-11-01

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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 623 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 950 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 173 parrains d'enfants palestiniens et à 273 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.

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Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
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Israël avait demandé à Bush de bombarder la Syrie

publié le dimanche 7 novembre 2010

Reuters

 
L’ancien président George W. Bush a envisagé en 2007, à la demande d’Israël, une attaque contre un site du désert syrien soupçonné d’abriter une installation nucléaire mais a finalement renoncé à cette idée.

Ce sont en fin de compte les Israéliens qui ont détruit cette année-là les installations de Daïr Alzour, dont Damas a toujours affirmé qu’elles n’avaient rien à voir avec la recherche nucléaire militaire.

Dans ses Mémoires, Decision Points (« Instants décisifs », dans la traduction en français), à paraître mardi aux États-Unis, l’ancien chef de la Maison blanche révèle avoir parlé au téléphone avec le Premier ministre israélien de l’époque, Ehud Olmert, peu après avoir reçu des informations sur « une installation suspecte, dissimulée dans le désert oriental de Syrie ».

« George, je vous demande de bombarder ce site », avait dit le chef du gouvernement israélien à Bush, raconte l’ex-président, qui précise qu’il avait alors examiné cette possibilité avec ses conseillers en matière de sécurité.

Un bombardement avait été envisagé « mais bombarder un pays souverain sans aucun avertissement ou sans justification préalable aurait entraîné en retour de graves conséquences », écrit George W. Bush dans son livre, dont Reuters a obtenu un exemplaire avant parution.

Un raid clandestin avait également été évoqué mais l’opération - l’envoi d’un commando et ensuite son exfiltration du territoire syrien - avait été jugée trop risquée.

Bush précise que selon les informations obtenues par le directeur de la CIA de l’époque, Mike Hayden, l’installation syrienne abritait probablement un réacteur nucléaire. Mais rien de très précis ne prouvait que Damas voulait de doter de l’arme atomique.

« J’ai alors dit à Olmert », poursuit que l’ancien chef de la Maison blanche, « que je ne pouvais justifier une attaque contre une nation souveraine si mes services de renseignement ne confirmaient pas qu’il s’agissait bien d’un programme d’armement ».

Olmert avait été déçu par ce refus, ajoute l’ex-président républicain, qui dément que Washington ait alors donné son « feu vert » aux Israéliens pour qu’ils se chargent eux-mêmes de détruire le site.

« Le Premier ministre Olmert ne m’a pas demandé mon feu vert et je ne le lui ai pas donné. Il a fait ce qu’il jugeait nécessaire pour la sécurité d’Israël. »

 


Leila Shahid invite l’UE et les pays arabes
à s’impliquer davantage dans le processus de paix


publié le dimanche 7 novembre 2010

l’Orient le Jour

 
"L’Union Européenne devrait peut-être un peu assumer une part de la responsabilité avec le président Obama et témoigner d’un accompagnement plus sérieux", a estimé la déléguée générale de Palestine auprès de l’UE, Leïla Shahid.

La déléguée générale de Palestine auprès de l’Union européenne (UE), Leïla Shahid, a invité les États membres de l’UE et les pays arabes à s’impliquer davantage aux côtés du président américain Barack Obama dans le processus de paix au Proche-Orient.

"L’Union Européenne devrait peut-être un peu assumer une part de la responsabilité avec le président Obama et témoigner d’un accompagnement plus sérieux", a estimé Leïla Shahid lors d’une conférence de presse, samedi, à Ajjacio.

Mme Shahid reconnaît qu’après "le revers" du président Obama aux élections de mi-mandat et la volonté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "de confisquer les territoires sur lesquels nous voulons construire notre État en refusant de geler la colonisation" s’ouvre "une période d’incertitudes" [1].

"Il n’est pas normal qu’on mette uniquement sur le dos du président américain la responsabilité de suivre les affaires de paix en pleine Méditerranée alors qu’il y a 27 États membres de l’Union Européenne qui sont les premiers partenaires des Palestiniens pour les constructions des infrastructures et les premiers clients d’Israël pour son marché agricole et technologique", a expliqué Mme Shahid.

La déléguée générale de Palestine auprès de l’Union européenne a souligné que "les États Arabes n’étaient pas sans responsabilité et devaient s’impliquer davantage.

Leïla Shahid et le président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, Michel Tubiana, qui effectuent une visite de deux jours en Corse, devaient participer à un débat samedi après-midi sur la situation en Palestine et les droits internationaux.

Les dirigeants de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), Paul Giacobbi et Dominique Bucchini, qui ont reçu vendredi Leïla Shahid, ont proposé une coopération entre l’île et l’Autorité Palestinienne dans certains secteurs économiques et sociaux.

Ces accords pourraient porter sur l’eau, l’environnement, l’énergie, l’agriculture et la pêche, l’aménagement rural, la culture, l’éducation et la santé.

[1] voir aussi Jeffrey Heller de Reuters

Netanyahu devrait profiter des déboires électoraux d’Obama

Benjamin Netanyahu en rêvait sans doute, mais secrètement : les déboires électoraux du président américain Barack Obama, à mi-mandat, arrangent bien ses affaires.

La reprise de contrôle de la Chambre des représentants par le Parti républicain, considéré par Israël comme son meilleur allié aux Etats-Unis, donne au Premier ministre israélien une bouffée d’oxygène bienvenue.

Politiquement affaibli, le chef de la Maison blanche devient moins bien placé pour exercer des pressions sur l’Etat juif en vue de lui arracher des concessions dans le processus de paix avec les Palestiniens.

De source proche de Netanyahu, on se dit enchanté du revers essuyé par Obama, qui a longtemps insisté sur un gel de la colonisation juive en Cisjordanie pour favoriser ce processus parrainé par Washington.

A cette satisfaction correspond logiquement une sourde inquiétude des dirigeants palestiniens, réduits à espérer que le président américain tiendra le cap qu’il s’est fixé : un Etat palestinien dans l’année qui vient.

"Il ne fait pas de doute que le résultat des élections a énormément renforcé les éléments pro-israéliens aux Etats-Unis d’une manière générale", et plus particulièrement au sein de l’’establishment’ politique, assure Yoram Ettinger, un diplomate israélien qui a été en poste à Washington.

"Cela va considérablement réduire la marge de manoeuvre du président des Etats-Unis, qui, d’une façon générale, est critique, voire négatif, à l’égard d’Israël", fait-il valoir, en ajoutant que la pression sur l’Etat juif va en être du coup allégée.

Mais Netanyahu, qui a étudié jadis aux Etats-Unis, serait lui-même plus prudent, se rappelant que Bill Clinton avait lui aussi perdu des élections de mi-mandat en 1994 avant d’être réélu deux ans plus tard et d’exercer de fortes pressions sur Israël.

En outre, Netanyahu serait prêt à concéder un nouveau moratoire sur la colonisation en Cisjordanie en échange de garanties de sécurité de la part de Washington, notamment vis-à-vis de l’Iran.

"IL NOUS RESTE UN AN"

Obama, enfin, devrait profiter du répit de deux ans dont il dispose désormais avant les prochaines élections, pour reprendre ses efforts en vue de ranimer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Le 9 octobre, la Ligue arabe avait donné un mois à l’administration américaine, soit jusqu’au lendemain des élections de mi-mandat, pour obtenir d’Israël un nouveau moratoire sur les colonies, faute de quoi elle s’exposerait à un effondrement du processus de paix.

Netanyahu est attendu la semaine prochaine aux Etats-Unis pour une visite privée de cinq jours durant laquelle il rencontrera notamment le vice-président Joe Biden et donnera sa lecture personnelle des élections de mardi.

Entre deux discours devant les organisations juives et des interviews aux médias américains, il pourrait rencontrer également la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Obama sera - opportunément ? - durant ce temps-là en tournée en Asie.

Yasser Abed Rabbo, un des proches collaborateurs du président palestinien Mahmoud Abbas, a estimé mercredi que le résultat des élections américaines ne bouleversait pas fondamentalement les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Mais le politologue palestinien George Giacaman note que l’administration Obama a d’ores et déjà fait preuve d’une "grande faiblesse" vis-à-vis d’Israël sur la question des colonies.

Quand il a insisté - vainement - sur un gel total de la colonisation, l’an dernier, Obama avait été présenté par les républicains comme laxiste sur les questions de sécurité et injuste envers un des plus fidèles alliés des Etats-Unis.

Pour Giacaman, c’est le "désespoir" qui prévaut désormais, même s’il y a encore une ’fenêtre d’opportunité’ pour "voir si l’administration américaine compte faire du travail sérieux" au Proche-Orient.

"Il nous reste un an", avant qu’Obama ne se consacre à sa réélection, note-t-il.

Marc Delteil pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet

Relayé par Yahoo

http://fr.news.yahoo.com/4/20101103...

http://www.lorientlejour.com/catego...

Titre modifié et ajout de note : CL, Afps

 


La résistance civile pour faire tomber les murs

publié le samedi 6 novembre 2010

Ayed Morrar

 
Budrus, Ni’ilin, Bili’in..., la résistance non violente s’étend en Palestine face à la violence militaire de l’occupation et de la répression israéliennes. Pour les Palestiniens, un souhait simple : "nous voulons ce qui est à nous, nous voulons notre terre, avec une réelle souveraineté. Nous voulons la liberté, l’égalité et les droits civiques ".

Budrus, un film documentaire qui sort actuellement aux Etats-Unis raconte l’histoire d’une campagne de protestation victorieuse menée par des civils palestiniens non armés contre l’occupation militaire israélienne dans mon petit village de Cisjordanie.

La réussite de notre lutte et et l’expansion de la résistance civile qui s’en est suivie dans d’autres communautés de Cisjordanie peuvent apporter de l’espoir aux observateurs qui cherchent désespérément des informations positives sur le Moyen-Orient. Mais aujourd’hui, la répression israélienne contre des manifestants palestiniens sans armes menace ce mouvement grandissant. Pour que notre mouvement s’étoffe et serve de réelle alternative à la violence, il faut que les Américains exigent d’Israël, allié proche des Etats-Unis, qu’il mette fin à la répression.

Budrus raconte dix mois d’une campagne faite de marches de protestation en 2003-2004, avec la participation d’hommes, de femmes et d’enfants et celle de représentants de tous les groupes politiques palestiniens aux côtés de militants internationaux et israéliens, pour résister à la construction sur nos terres de la « Barrière de séparation » d’Israël. Des jeunes femmes, menées par Iltezam, ma fille de 15 ans, dépassèrent en courant les soldats israéliens et sautèrent devant les bulldozers qui déracinaient nos oliviers. Les soldats s’opposaient régulièrement à nous avec des bâtons, des balles en caoutchouc, des couvre-feux et des arrestations et même avec des balles réelles. Mais nous avons fini par gagner. Les militaires israéliens ont changé le tracé du mur à Budrus, nous laissant l’accès à presque toute notre terre.

Le film se termine que une image de militants israéliens et internationaux qui se dirigent vers le village voisin de Ni’ilin où la lutte pour sauver la terre de Palestine continue aujourd’hui. Mais, après le succès de Budrus, et face au nombre croissant de civils qui protestent contre la confiscation de leurs terres, Israël a répondu avec sa puissance militaire, essayant de faire taire ce nouveau mouvement. Vingt Palestiniens ont été tués depuis pendant des manifestations non violentes contre la construction de la barrière de séparation.

A Ni’ilin, au coeur de la nuit, les soldats israéliens ont mené des centaines de raids militaires et arrêté des centaines de civils du village ; des centaines encore ont été blessés -40 par des balles réelles- et 5 dont un enfant de 10 ans ont été abattus. Aujourd’hui un mur en béton hideux haut de 6m50 se dresse à Ni’ilin, et derrière se trouvent les 250 hectares des terres du village qui ont été volées pour permettre l’expansion des colonies israéliennes illégales.

Par une campagne de protestation qui dure depuis 5 ans, un autre village voisin, Bil’in, est devenu le symbole international de la résistance non violente à l’occupation israélienne et des dirigeants mondiaux comme Jimmy Carter ou Desmond Tutu s’y sont rendus pour manifester leur soutien.

Le 11 octobre 2010 Abdallah Abu Rahmah, les des principaux organisateurs des manifestations, a été condamné par un tribunal militaire israélien à 12 mois d’emprisonnement. Son crime – mener dans son village des manifestations semblables à celles que j’ai menées à Budrus. Pendant le procès d’Abdallah le procureur militaire israélien a demandé de façon répétée à ce qu’on en fasse un « exemple » afin de dissuader les autres personnes qui pourraient organiser la résistance civile. L’UE, la grande Bretagne, Human Rights Watch et Amnesty International ont condamné tous l’incarcération d’ Abdallah mais pourtant il reste en prison.

Les souhaits des Palestiniens sont simples – nous voulons ce qui est à nous, nous voulons notre terre, avec une réelle souveraineté. Nous voulons la liberté, l’égalité et les droits civiques – ce que Martin Luther King appela dans sa Lettre d’une prison de Birmingham"nos droits constitutionnels, donnés par Dieu."

Israël envoie un message clair : même la résistance non armée de citoyens ordinaires qui exigent leurs droits élémentaires sera écrasée. Peu de gens savent que la seconde Intifada commença, non pas par des fusils et des attentats contre des civils, mais par des marches de protestation vers les check-points militaires israéliens installés en Cisjordanie et de la désobéissance civile, dans la tradition du mouvement pour les droits civiques aux Etats-unis.

Israël répondit en tirant en un mois plus d’1.3 million de balles réelles sur la foule des manifestants. Quand les gens ordinaires ne purent plus assumer le risque de manifester, de petits groupes se tournèrent, dans la colère et le désespoir, vers la résistance armée.

La lutte de Budrus a montré que la résistance civile peut faire tomber les murs, littéralement et aussi ceux du coeur, et montrer l’exemple d’un avenir heureux pour les Palestiniens et aussi les Israéliens sur cette terre biblique.

Aujourd’hui les manifestants palestiniens et israéliens font face ensemble à l’occupation militaire israélienne dans d’autres villages. Cet perspective porteuse d’espoir est aujourd’hui menacée par les balles israéliennes et les arrestations.

Pour que cet avenir voie le jour, tous ceux qui sont indignés par la violence déployée contre les manifestants doivent exiger la fin de l’injustice. Si les Américains veulent que l’exemple de Budrus continue à s’étendre, les individus, les groupes de la société civile et le gouvernement des Etats-Unis doivent exercer des pressions sur Israël pour mettre fin à la répression brutale qu’il inflige aux civils qui manifestent.

publié par Mifath

http://www.miftah.org/Gsearch.cfm?s... Intro et traduction : C. Léostic, Afps

 


"IKEA : N’investissez pas dans l’occupation !"

publié le samedi 6 novembre 2010

Campagne IKEA

 
Action BDS. Protestez contre IKEA qui fournit les colonies israéliennes, mais pas les villes palestiniennes de Cisjordanie

Vous en avez peut-être entendu parler cet été, la radio suisse a révélé que l’entreprise suédoise de vente de meubles IKEA, par le biais de son franchisé en Israël, l’entreprise Northern Birch, fournissait les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés. Ils refusent en revanche de vendre aux communautés palestiniennes voisines.

Les colonies sont illégales de par le droit international, et considérées illégales également par l’Union européenne. Vendre des meubles aux colons signifie donner une légitimité à un système à deux niveaux, appelé apartheid par beaucoup de ceux qui sont opprimés par le gouvernement israélien.

Dans le même temps, IKEA est fier de se voir considérer comme l’un des favoris de CSR, Corporate Social Responsability (concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ‘ - Wikipédia - ndt). L’entreprise dispose d’un Code de conduite exhaustif, basé sur les huit conventions de base définies aux Principes et droits fondamentaux au travail, sur la déclaration de l’OIT du 18 juin 1998, la déclaration de Rio sur le développement durable de 1992, le Sommet de Johannesburg des Nations-Unies sur le développement durable et les Dix principes du Pacte mondial des Nations-Unies de 2000. IKEA reconnait les principes fondamentaux des droits de l’homme, tels que définis par la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations-Unies de 1948.

Le professeur suédois réputé de droit international, Mr Ove Bring, a déclaré après examen du dossier, que IKEA violait l’esprit des droits de l’homme universels par sa politique commerciale.

Peu après cette révélation sur la politique commerciale d’IKEA Israël, une campagne a été lancée en Suède et étendue à d’autres pays. La campagne s’inspire de la lutte non violente contre l’occupation et l’oppression israéliennes de la Palestine, en particulier de l’appel lancé par la société civile palestinienne en juillet 2005 pour le Boycott, le Désinvestissement et des Sanctions (BDS). Tout au long de l’été, des lettres ont été adressées à IKEA, des permanences ont été organisées devant les magasins IKEA et le siège d’IKEA a été contacté à diverses occasions. Une grande partie du matériel de campagne est visible sur le blog.

IKEA a sûrement ressenti la pression, mais il n’a pas changé sa politique. Dans des déclarations, IKEA indique : « Nous, et notre franchisé israélien, désapprouvons toute restriction visant à empêcher un client de venir dans les magasins IKEA ou d’utiliser les services proposés par les partenaires d’IKEA. » IKEA veut parler de la législation européenne pour la libre concurrence qui lui interdit « d’ordonner à quiconque d’empêcher de fournir des marchandises à des consommateurs (au détail) situés en d’autres pays ou territoires, quand ce consommateur est venu faire ses achats dans un magasin IKEA. »

Il est temps maintenant d’intensifier la campagne et nous vous encourageons à participer à la protestation pour faire monter la pression sur IKEA. IKEA est une entreprise mondiale avec 314 magasins dans 38 pays (toutes infos disponibles sur http://www.ikea.com/fr/fr/). Ensemble, nous avons la force d’amener IKEA à cesser sa contribution à l’occupation. Et cela pourra aussi dissuader d’autres entreprises de participer à l’occupation.

Voici comment vous pouvez nous aider :

1 - Avez-vous des contacts en matière juridique qui pourraient être utilisés, particulièrement qui connaissent le système législatif de l’Union européenne ? Comme IKEA évoque la législation de l’Union européenne sur la libre concurrence, nous avons besoin d’approfondir cette question pour savoir si effectivement ou non, cette législation permet à IKEA d’échapper à toute responsabilité juridique.

2 - Connaissez-vous des experts en droit international ? Pour nous, il paraît extrêmement improbable que la législation sur la libre concurrence dans l’Union européenne puisse s’opposer au droit international humanitaire mais là aussi, cela demande un travail approfondi.

3 - Connaissez-vous quelqu’un, dans ou à l’extérieur de votre organisation, qui pourrait aider à la mise en page et au concept d’impression ?

4 - Avez-vous des idées sur la façon dont nous pourrions approcher et influencer IKEA ? Notez que certaines propositions de tracts et de lettres à IKEA sont disponibles sur http://bdsikea.wordpress.com/

Merci de nous transmettre toutes les informations et tous les matériels utiles à une telle campagne, tels que des vidéos, des photos, ou des écrits à bdsikea@gmail.com.

Cordialement

Campagne : "IKEA, n’investissez pas dans l’occupation"

2 novembre 2010 - publié par l’AIC -

http://www.alternativenews.org/engl...

traduction : JPP

Egalement publié par Protection Palestine et Info Palestine

 


Las d’un processus de paix sans résultat,
les Palestiniens veulent demander leur indépendance à l’ONU


publié le samedi 6 novembre 2010

Karim Lebhour

 
Près de vingt ans après le début du processus de paix entamé à Madrid en 1991, l’Etat palestinien n’a toujours pas vu le jour. Mohammed Shtayyeh, négociateur palestinien et proche conseiller de Mahmoud Abbas, évoque avec RFI la stratégie palestinienne en cas d’échec des discussions et la possibilité de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Depuis la fenêtre de son bureau dans les faubourgs de Ramallah, Mohammed Shtayyeh a une vue imprenable sur les maisons alignées au cordeau de Psagot, une colonie plantée sur une colline dominant la ville. « Ce n’est pas qu’un problème de principe, assure le négociateur palestinien. Certaines villes comme Qalqilya (nord) sont déjà complètement entourées par les colonies israéliennes. C’est une menace directe sur l’établissement d’un Etat palestinien ».

Le nouveau cycle de pourparlers lancé à Washington par le président Barack Obama, le 2 septembre dernier, bute toujours sur le refus israélien de prolonger le gel des constructions dans les implantations juives de Cisjordanie et le refus palestinien de négocier sans avoir obtenu ce gel.

« Ce processus ne mène nulle part. Nous négocions depuis dix-neuf ans et les Israéliens continuent de prendre notre terre et nos ressources en eau. L’Autorité palestinienne est une autorité sans autorité. Nous ne faisons rien de plus que de la gestion municipale avec l’argent des pays donateurs : une route par-ci, une école par-là. La décision de mettre un terme à l’occupation ne doit pas être laissée aux seuls Israéliens. Ils ne sont pas prêts à nous accorder davantage qu’une autonomie. La communauté internationale doit réfléchir à des alternatives. Le statu quo est intenable ».

L’entourage du président palestinien s’est persuadé qu’il ne faut plus compter sur les seules négociations pour parvenir à l’établissement d’un Etat et préparer la prochaine étape. Une fois expiré le délai d’un mois fixé au 8 novembre par la Ligue arabe pour l’extension fort peu probable du gel des constructions israéliennes, les dirigeants palestiniens comptent dévoiler leur plan B : saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour obtenir la reconnaissance de l’Etat de Palestine, sans attendre le consentement d’Israël.

« Dans un premier temps, nous demanderons aux Etats-Unis de reconnaître l’Etat palestinien dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, ndr). En cas de refus, nous irons devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Si le Conseil nous oppose un veto, nous pourrons encore nous retourner vers l’Assemblée générale et demander l’activation du mécanisme « Union pour le maintien de la paix » par lequel l’Assemblée peut se substituer au Conseil de sécurité en cas de blocage. Enfin, nous pouvons également demander que les Territoires palestiniens soient placés sous la tutelle de l’ONU. Toutes ces options sont sur la table ».

Cette perspective a été immédiatement rejetée par le chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahu, menaçant les Palestiniens de représailles en cas de « mesure unilatérale ». « Les Nations unies ne peuvent pas créer un Etat. La ligne verte (qui sépare Israël des Territoires palestiniens) n’a pas d’existence officielle. Et de toute façon, quel gouvernement palestinien serait reconnu : celui du Hamas à Gaza ou celui du Fatah en Cisjordanie ? remarque Ygal Palmor, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Sur le plan diplomatique, les Palestiniens marqueront peut-être des points, mais ça ne changera rien sur le terrain. Les lendemains de fête seront douloureux », prédit-il. Mohammed Shtayyeh fait au contraire le pari qu’il sera beaucoup plus difficile pour Israël de justifier l’occupation de l’Etat de Palestine auréolé d’une reconnaissance internationale.

« Si l’ONU nous accorde cet acte de naissance, ce sera la première fois qu’un Etat de Palestine est officiellement reconnu dans les frontières de 1967. Cela peut changer le rapport de force dans les négociations avec Israël. En cas de refus, nous conservons une dernière option : revenir à l’occupation israélienne totale et laisser le gouvernement israélien prendre en charge totalement la gestion des Territoires occupés. Nous entrerons alors dans une nouvelle forme de lutte. Un homme, une voix dans le cadre d’un seul Etat, comme en Afrique du Sud ».

 


Des soldats israéliens urinent pendant deux jours sur des enfants palestiniens
5-11-2010
Tortures, détentions illégales et humiliations scandaleuses se succèdent en Israël : des soldats israéliens se sont amusés à uriner pendant deux jours sur deux enfants de 13 ans qu'ils détenaient prisonniers, et les ont obligés a rester tout nus dans les WC. On attend les pétitions des Hollande, Delanoë, et autres Sapo sur ce sujet. (lire...)


BDS : panique en Israël après une sanction de l’UNESCO
4-11-2010
Le gouvernement israélien s'est exclu de lui-même de l'UNESCO, mercredi, avant de revenir précipitamment sur une aussi sage décision. (lire...)

 


Leila Mazboudi | 5 novembre 2010

Ahmed Kouaou, Radio Canada | 5 novembre 2010

L’Orient le Jour | 5 novembre 2010

Comme au Cinéma et Politis | 4 novembre 2010

 


Réfugiés oubliés ; les Palestiniens au Liban.

publié le jeudi 4 novembre 2010

Ahmed Kouaou, Radio Canada

 
Des journalistes de Radio Canada sont au Liban pour rapporter quelle est la vie des plus anciens réfugiés du monde, les Palestiniens. L’un d’eux , Ahmmed Kouaou, tient un blog, illustré de nombreux documents (audio-)visuels :

29 octobre :

En route vers Chatila

À partir du 4 novembre prochain, je serai à Chatila, un camp de réfugiés palestiniens au sud-ouest de Beyrouth, au Liban, pour y réaliser un webdocumentaire. Je serai accompagné par ma collègue de CBC Nahlah Ayed et par le journaliste-réalisateur de Radio-Canada Danny Braün.

Je vous donne donc rendez-vous régulièrement sur ce blogue pour vous rapporter des fragments de vie à Chatila, un camp chargé de symbolique et dont l’évocation rappelle le massacre de Sabra et Chatila en 1982. Des centaines de réfugiés avaient été alors tués par des phalangistes libanais appuyés, selon les Palestiniens, par l’armée israélienne qui avait envahi le Liban. L’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon, qui était ministre de la Défense à l’époque, est accusé d’avoir une « responsabilité personnelle » dans cette boucherie.

Pendant plus de deux semaines, je partagerai le quotidien des réfugiés palestiniens, les plus anciens au monde. Ils sont au Liban, pour la plupart, depuis 1948-1949, juste après la naissance de l’État d’Israël et la première guerre arabo-israélienne qui s’est soldée par une défaite historique des pays arabes (la nakba, la catastrophe en arabe).

Ces réfugiés ont quitté leurs villes et villages pour fuir la guerre, mais dans l’espoir d’y retourner un jour. Plus de 60 ans plus tard, cet espoir est jalousement entretenu, légué tel un précieux héritage de génération en génération, mais le retour en terre palestinienne n’a jamais eu lieu. C’est d’ailleurs sur cette question qu’achoppent souvent les pourparlers israélo-palestiniens. Israël s’oppose farouchement au retour de quelque 4 millions de Palestiniens (éparpillés en Jordanie, en Syrie, en Égypte et au Liban), craignant un déséquilibre démographique dans la région.

Il existe 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban. Certains plus grands que d’autres, mais ils ont tous comme dénominateurs communs : la forte densité de la population, l’accès limité à l’éducation et aux soins de santé, le taux élevé de chômage et de pauvreté, le manque d’eau potable, la défaillance ou l’inexistence de système d’assainissement des eaux usées, les constructions sommaires et fragiles, la promiscuité, etc.

Ce n’est pas tout. Les réfugiés de Chatila, comme ceux d’ailleurs au Liban, n’ont pas droit à la propriété et aux services publics libanais. Ils sont privés des droits civiques et ne sont pas autorisés à exercer plusieurs professions, dont celles liées aux domaines médical et juridique. Même ceux qui sont hautement scolarisés se résignent à faire des petits boulots ou à s’exiler, quand ils en ont la chance et les moyens.

Le Parlement libanais a adopté, en août dernier, une loi accordant des droits civiques de base aux réfugiés palestiniens, mais la mesure est jugée insuffisante par des organisations de défense des droits de la personne. La naturalisation de ces réfugiés au Liban, un pays à l’équilibre confessionnel fragile, est une question délicate. Ces Palestiniens sont en effet, en grande majorité, des musulmans sunnites.

Avant de m’envoler pour Chatila, j’ai parlé à des Palestiniens qui ont déjà vécu dans des camps de réfugiés au Liban et qui sont établis maintenant au Canada. Parmi eux, Rami Darwich, 27 ans. Né à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, il a vécu au camp d’Aïn El-Héloué, l’un des plus grands, près de la ville de Saïda. Il est arrivé en 2003, seul, au Canada, et vit actuellement à Ottawa. Il prépare une maîtrise en biochimie et rêve de rentrer en Palestine pour aider les siens. [1].


31 octobre :

Le provisoire dure depuis… 60 ans

Quand l’ONU avait mis en place, en 1949, l’Agence de secours et de travaux pour les réfugiés de la Palestine (l’UNRWA), elle ne pensait certainement pas que cet organisme allait se pérenniser. Elle réagissait à une situation d’urgence. La guerre israélo-arabe de 1948 faisait rage et il fallait à tout prix mettre en lieux sûrs des milliers de réfugiés palestiniens fuyant leurs terres et leurs maisons.

60 ans plus tard, l’UNRWA en est toujours à gérer des camps de réfugiés palestiniens - 59 au total - au Liban, en Jordanie, en Syrie et dans les territoires palestiniens (dans la bande de Gaza et en Cisjordanie).

L’organisme onusien fournit à plus de 4 millions de réfugiés nourriture, eau, soins de santé et éducation. Plus de 420 000 Palestiniens vivent au pays du Cèdre, dont la moitié installée dans 12 camps disséminés à travers le pays.

L’UNRWA peine toutefois à répondre aux besoins de plus en plus grandissants dans les camps, où le chômage côtoie l’insécurité alimentaire, l’insalubrité, la forte densité démographique et le manque d’infrastructures de base.

L’office, qui fonctionne essentiellement grâce aux dons de gouvernements et de différentes organisations humanitaires, souffre en effet d’un manque de financement chronique. La dernière crise économique mondiale l’a fragilisé davantage, tandis que le nombre de réfugiés augmente et que leurs conditions socio-économiques se détériorent.

Les pays arabes se révèlent les moins généreux donateurs, en dépit de la solidarité qu’ils expriment envers les Palestiniens. Pour sa part, le Canada a annoncé en janvier 2010 l’arrêt de sa contribution financière directe à l’agence onusienne, préférant cibler des projets spécifiques.

Doté d’un mandat humanitaire, l’UNRWA n’est pas cependant à l’abri des critiques. Les Israéliens lui reprochent notamment d’avoir des accointances avec les militants du Hamas. Des locaux de l’UNRWA à Gaza, soupçonnés d’abriter des militants palestiniens, ont été la cible de l’armée israélienne lors de l’offensive de 2009.

Devant les innombrables attentes des réfugiés, l’UNRWA tente, à la mesure de ses moyens, de répondre aux besoins les plus urgents. J’ai joint au téléphone Hoda Samra Souaiby, qui est chargée de l’information au bureau de l’UNRWA au Liban. Dans cette entrevue, elle nous parle des actions que mène son organisme dans les camps de réfugiés, mais aussi de ses difficultés financières et des défis auxquels il fait face. [2]

[1] entretien audio sur l’article source

[2] Entrevue avec Hoda Samra Souaiby sur l’article source

 


Fayyad annule une visite à Jérusalem-Est, Netanyahu s’y opposant

publié le jeudi 4 novembre 2010

Mohamed Assadi

 
Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a annulé une visite prévue mardi (2 novembre) dans la partie orientale de Jérusalem à la suite de l’opposition de son "homologue" israélien Benjamin Netanyahu.

Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est à la faveur de la Guerre des six-jours, en 1967, et fait de la ville sainte sa capitale réunifiée ad vitam aeternam. Mais les Palestiniens revendiquent la partie orientale de la ville comme capitale de leur futur Etat.

Salam Fayyad avait l’intention d’inaugurer une rue dans le quartier de Dahiyat al Salaam, situé dans la partie de la ville annexée en 1967, mais Netanyahu a fermement rappelé lundi aux forces de sécurité israéliennes que toute activité de l’Autorité autonome palestinienne à Jérusalem-Est était interdite [1].

A la place, Fayyad s’est rendu dans un autre quartier situé juste en dehors de la ligne de démarcation municipale d’Israël, où il a visité une école dont la rénovation a été financée par l’Autorité autonome du président Mahmoud Abbas.

Prié par la presse d’expliquer son changement de programme, le Premier ministre palestinien, un ancien économiste de la Banque mondiale bien en cour en Occident, a répondu : "Qu’est-ce que vous attendiez ? C’est ça l’occupation !"

L’annexion par Israël de la partie orientale de Jérusalem et ses faubourgs n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, même pas par les Etats-Unis, pourtant le plus proche allié de l’Etat juif.

CAPITALE ÉTERNELLE DE L’ÉTAT DE PALESTINE

Fayyad s’efforce, dans le cadre de l’autonomie limitée dont dispose l’Autorité palestinienne aux termes des accords d’Oslo de 1993, et avec le soutien de l’Occident, de poser les jalons d’un futur Etat palestinien en Cisjordanie.

Il s’attache notamment à fournir aux quartiers arabes de la ville les services que les autorités municipales israéliennes leur dénient tout en se défendant de toute discrimination envers les résidents palestiniens, alors que ceux-ci payent des impôts locaux.

A Dahiyat al Salaam, Fayyad devait inaugurer une nouvelle artère pavée pour un coût de 96.000 dollars (près de 70.000 euros) grâce à des fonds palestiniens. Le quartier est situé hors du "mur" de sécurité israélien séparant Jérusalem de la Cisjordanie, mais à l’intérieur des frontières municipales israéliennes.

Ce "mur" de béton, censé protéger les Juifs des attentats des groupes extrémistes, donne aux résidents palestiniens l’impression d’être exclus de la vieille ville, où ils ne peuvent habiter que s’ils possèdent des permis de résidence israéliens.

Selon Ghassan Khatib, porte-parole de l’Autorité palestinienne, Fayyad avait pour objectif de mettre en lumière la négligence d’Israël envers les Arabes qui se considèrent comme des citoyens de seconde zone.

"Nous sommes ici pour mener à bien une entreprise sérieuse, la naissance de l’Etat de Palestine", a déclaré Fayyad en visitant l’école.

"Nous sommes ici dans les faubourgs de la ville de Jérusalem qu’Israël a occupée en 1967 et qui ne deviendront rien d’autre que la capitale éternelle de l’Etat de Palestine", a-t-il martelé.

[1] voir l’AFP :

Jérusalem : Netanyahu interdit les cérémonies de l’Autorité palestinienne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi soir (1 novembre) qu’il ne permettrait pas aux représentants de l’Autorité palestinienne d’organiser des cérémonies à Jérusalem, selon un communiqué de son bureau.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi soir qu’il ne permettrait pas aux représentants de l’Autorité palestinienne d’organiser des cérémonies à Jérusalem, selon un communiqué de son bureau.

"M. Netanyahu a ordonné aux services de sécurité d’interdire à l’Autorité palestinienne d’organiser des évènements ou des cérémonies sur le territoire municipal de Jérusalem", a indiqué son bureau.

Les médias israéliens ont récemment rapporté que le Premier ministre palestinien Salam Fayyad devait inaugurer mardi deux écoles dans un quartier arabe du secteur oriental de Jérusalem conquis et annexé par Israël en 1967.

Selon le quotidien Haaretz, cette cérémonie devait se dérouler en présence de M. Fayyad dans le quartier de Dahyat al-Salam et marquer notamment la fin de travaux de rénovations financés par l’Autorité palestinienne dans une quinzaine d’établissements d’enseignement à Jérusalem-Est.

Sur ordre du ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, des policiers sont venus lundi poser les scellés à l’entrée de la salle où devait se tenir la cérémonie, a précisé Haaretz.

Le journal a cité des témoins selon lesquels ces policiers ont averti le propriétaire des lieux que la salle serait fermée pour un an s’il refusait d’obtempérer.

Israël a interdit à l’Autorité palestinienne toute activité politique à Jérusalem-Est après le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000, et a ainsi fermé la Maison d’Orient, longtemps considérée comme le siège officieux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

L’annexion de Jérusalem-Est n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, mais Israël considère l’ensemble de la Ville sainte comme sa capitale "indivisible" et "éternelle".

Les Palestiniens veulent installer à Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

relayé par le Matin http://www.lematin.ch/flash-info/mo...

Reuters, Marc Delteil pour le service français

relayé par Yahoo : http://fr.news.yahoo.com/4/20101102... ajout de note : CL, Afps

 


Boycott de Veolia : exposition "alternative" devant le Muséum d’histoire naturelle à Londres
3-11-2010
Le Muséum d'Histoire naturelle de Londres ayant choisi Veolia comme sponsor de son exposition sur les animaux sauvages, le public a pu apprécier une autre exposition montrant le vrai visage de l'occupation et de la colonisation israélienne, auxquelles collabore la firme française. Véolia, soulignent les militants anglais, participe à la mise en route du tramway qui va relier Jérusalem aux colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés. Mais cette multinationale se charge également de transporter les colons sur des routes de contournement qui leur sont réservées, et de ramasser leurs ordures, quand ces dernières ne sont pas directement déversées sur les villages palestiniens. (lire...)


Carrefour bafoue le droit : action BDS à Montpellier (Vidéo)
3-11-2010

La campagne BDS se poursuit en France, malgré les tentatives d'intimidation. Les militants de Montpellier appellent les clients de Carrefour à boycotter les produits "israéliens".
(lire...)

 

 

Pas de porte de sortie orientale pour Obama après la défaite

publié le mercredi 3 novembre 2010

Gilles Paris

 
Les résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis confirment les pronostics des analystes : large défaite des Démocrates à la chambre des Représentants, légère avance au sénat. Quelle marge de manoeuvre maintenant pour Obama ? Gilles Paris :

"La veille des élections de mi-mandat américaines, le site Foreign Policy a publié un article intéressant d’un vétéran des négociations israélo-palestiniennes, Aaron Miller. Ce dernier revient sur la “tentation de Venise” des présidents américains après une défaite aux élections intermédiaires pour le Congrès : se concentrer sur la politique étrangère où ils n’ont généralement pas à souffrir d’un contrôle tatillon des représentants et des sénateurs.

Une illusion, assure Aaron Miller que l’on sait vacciné contre les espoirs inconsidérés des processus de paix israélo-palestiniens. Aujourd’hui, explique-t-il, les Etats-Unis sont comme le géant de Jonathan Swift, pris dans les rets des “nains” politiques (à l’échelle de la planète) que sont, pour l’affaire qui nous intéresse, le gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou ou l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Ces derniers ont prouvé au cours des derniers mois, selon Aaron Miller, qu’ils ne répondaient qu’à leurs propres intérêts politiques et non plus aux injonctions de Washington.

Conclusion de l’ancien négociateur : si d’aventure la paix doit survenir, elle dépendra d’eux et d’eux seuls [1]. Une consolation pour le président Obama, il n’a pas à attendre la contrepartie éventuelle du règlement de ce dossier, un prix Nobel de la paix, il l’a déjà reçu l’an passé."

[1] voir aussi Abir Taleb dans al-Ahram hebdo en français :

La paix attend son salvateur

Le premier ministre israélien se rend aux Etats-Unis la semaine prochaine, alors qu’expire le délai accordé par la Ligue arabe à Washington pour régler le différend sur la colonisation et que la nouvelle donne politique née des élections américaines de mi-mandat pourrait défavoriser les Palestiniens.

C’est dans un climat marqué par l’impasse dans le processus de paix qu’est commémoré cette semaine le 15e anniversaire de l’assassinat, par un juif extrémiste, de l’ancien premier ministre israélien Ytzhak Rabin, mort le 4 novembre 1995. A l’époque, son assassin, Ygal Amir, un ultra-nationaliste religieux, voulait saboter les accords de paix israélo-palestiniens d’Oslo (1993), stigmatisés par l’extrême droite israélienne comme une trahison ou pire comme une profanation. Mission réussie. Vieille ennemie de Rabin et du processus de paix, cette extrême droite a le vent en poupe. Et, depuis la mort de Rabin, symbole pour certains de tous les espoirs perdus, aucun gouvernement israélien, ou presque, n’a pris des pas concrets ni pour instaurer une véritable paix ni pour créer un Etat palestinien. Preuve en est l’état actuel du processus de paix. Dire qu’il est au point mort serait avoir une vision optimiste de la chose, car en réalité, c’est une véritable régression que subit le processus de paix depuis plusieurs années.

Aujourd’hui, l’on espère simplement pouvoir négocier. Et même la tenue de pourparlers directs devient quasi impossible vu les positions israéliennes, notamment concernant la question de la colonisation, principale raison du récent blocage.

Relancées le 2 septembre dernier à Washington sous l’égide des Etats-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l’expiration le 26 septembre d’un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies juives de Cisjordanie. Pour les reprendre, les Palestiniens exigent un nouveau moratoire, auquel se refuse jusqu’à présent le gouvernement israélien. Et, le 9 octobre dernier, la Ligue arabe a accordé un délai d’un mois à Washington pour régler ce différend sur la colonisation.

Passivité américaine

Mais au cours de ces dernières semaines, l’administration américaine était davantage occupée par les élections de mi-mandat de ce mardi 2 novembre que par le processus de paix. Des élections qui ne vont pas dans l’intérêt des Palestiniens. En effet, selon les analystes, un affaiblissement du président démocrate Barack Obama sous une poussée républicaine aux élections de mi-mandat renforcerait la détermination du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à poursuivre la colonisation en Cisjordanie occupée. Or, le président palestinien, Mahmoud Abbass, compte précisément sur Washington pour forcer le gouvernement israélien à geler la colonisation et permettre ainsi, selon les Palestiniens, une reprise des négociations directes.

A la veille de la présidentielle américaine de novembre 2008, des dirigeants du Likoud, le parti de M. Netanyahu alors dans l’opposition, n’avaient pas caché leurs réserves envers M. Obama, faisant en revanche l’éloge de son rival républicain John McCain. Depuis, ils se sont abstenus de prendre publiquement position en faveur des républicains de crainte d’être accusés d’ingérence, mais des personnalités américaines, juives ou non juives, politiquement proches de la droite israélienne, ne cachent pas leur soutien au camp anti-Obama.

C’est ainsi que le quotidien israélien Haaretz a révélé le 22 octobre que le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, un des principaux soutiens de M. Netanyahu, avait versé plusieurs millions de dollars à des organismes républicains très engagés contre le président Barack Obama. Le quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot estimait, quant à lui, que le président Obama « attend le résultat des élections pour laisser éclater sa colère » suite au refus d’Israël de proroger, ne serait-ce que de deux mois, comme le demandait Washington, un moratoire sur la construction dans les colonies.

C’est dans ce contexte que M. Netanyahu a annoncé dimanche qu’il se rendrait le 7 novembre aux Etats-Unis pour s’exprimer devant les représentants du judaïsme américain et rencontrer notamment le vice-président américain Joe Biden « pour discuter avec eux de toute une série de questions, notamment bien sûr de la reprise du processus de paix ». Et de préciser que la reprise des discussions avec les Palestiniens visait à conclure « un accord de paix » et à instaurer « la sécurité de l’Etat d’Israël », non pas à créer un Etat palestinien. De quoi rappeler les propos de la députée palestinienne Hanane Ashrawi, qui a déclaré ne pas croire que les élections de mi-mandat vont pousser l’administration américaine à être plus conciliante envers Israël, « vu qu’elle a déjà cédé sur toute la ligne » aux exigences du gouvernement Netanyahu.

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

Intro et ajout de note : C. Léostic, Afps


BDS à Philadelphie : "Pas de justice, pas de Hommous !" (vidéo)
3-11-2010
Belle action et belle chorégraphie de nos amis de la campagne de boycott Israel dans un magasin d'alimentation proposant les produits "israéliens" , dont du Hommous de la marque Sabra et Tribe, qui soutient la colonisation, l'occupation militaire des territoires palestiniens et les violations du droit international par Israel. (lire...)


Free Palestine : une revendication qui fait le tour du monde (vidéo)
3-11-2010

Action en plein centre de Zurich pour éveiller les consciences, exiger la fin de l'apartheid israélien, du mur et du blocus de Gaza.
(lire...)

Procès BDS : Tous à Mulhouse le 29 novembre prochain
3-11-2010
Merci à tous ceux qui font la promotion de la campagne BDS en tentant de la criminaliser et de faire passer des gens de conscience pour d'affreux racistes. Cela ne marche pas. Le monde sait désormais qui sont les criminels de guerre, les massacreurs, les ségrégationnistes. Ils peuvent appeler au secours les Bertrand Delanoë, et François Hollande, pas gênés d'aller jouer les collabos avec les Wiesel, SOS racisme et autres colons israéliens comme Ghozlan, la campagne BDS grandit dans le monde entier. Si vous voulez qu'elle cesse, pourquoi ne demandez-vous pas à vos amis israéliens d'arrêter de persécuter le peuple palestinien et de l'empêcher de jouir de ses droits les plus fondamentaux ? (lire...)

 


Boycott d’Israël, un appel indigne

publié le mercredi 3 novembre 2010

Alain Gresh

 
Dans le quotidien Le Monde daté du 2 novembre, une trentaine de personnalités signent un appel intitulé « Le boycott d’Israël est une arme indigne ».

Il commence ainsi :

« Une entreprise commence à faire parler d’elle en France, consistant à promouvoir un embargo d’Israël tant dans l’ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s’embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l’impression que c’est le mot même d’Israël que l’on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes. »

« L’illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. »

Les signataires font référence à des condamnations prononcées par des tribunaux français sur injonction politique (« Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s’y opposent »), contre des militants appelant au boycott. Mais, ce qu’ils oublient de dire c’est que, même d’un point de vue purement juridique, il est parfaitement légal d’appeler au désinvestissement et aux sanctions contre un Etat. Le seul point de litige est celui que soulignait Willy Jackson dans un article du Monde diplomatique (septembre 2009), « Israël est-il menacé par une campagne de désinvestissement ? » :

« S’il fait appel à la liberté de chacun de consommer ou de ne pas consommer, le boycott peut contrevenir à certaines dispositions légales lorsqu’il se transforme en incitation à une action collective. En France, par exemple, l’article 225 alinéa 2 du code pénal modifié par la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité dispose que toute discrimination qui consiste « à entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque » est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Ainsi, autant chacun peut librement choisir ce qu’il achète et l’afficher publiquement comme attitude individuelle, autant le fait d’appeler au boycott pourrait tomber sous le coup de cet article. »

Mais même sur ce point, deux remarques s’imposent :

-  d’abord qu’une grande partie des produits israéliens qui entrent en France comportent une composante qui implique une activité économique dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et que c’est en en permettant l’accès libre de ces produits que le gouvernement français viole le droit international. La Cour de justice de l’Union européenne a adopté le 25 février 2010 une résolution stipulant que les produits originaires de Cisjordanie ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CE-Israël. Quelles mesures les signataires de cet appel préconisent-ils pour arrêter ce scandale ?

-  la question que pose le boycott est celle de l’impunité. Comment ne pas comprendre l’indignation devant une occupation qui se poursuit depuis plus de 40 ans sans aucune mesure prise par la communauté internationale contre cette violation du droit international ? Et s’il n’y avait pas eu la flottille de Gaza, le blocus de ce territoire se serait-il (légèrement) assoupli ? Si la société civile n’était pas intervenue, Gaza vivrait encore sous le même blocus (pourtant condamné du bout des lèvres par les Etats-Unis, l’Union européenne, et sans doute la majorité des signataires de ce texte). Les porteurs de valise, qui aidaient le Front de libération nationale algérien violaient la loi, comme la violaient ces Américains qui refusaient de partir au Vietnam.

Les signataires [1] poursuivent :

« Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C’est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l’avènement d’un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d’Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence – celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées. »

Qui est aujourd’hui, en parole au moins, contre la création d’un Etat palestinien ? Même le président George W. Bush et Benyamin Netanyhou s’y sont ralliés en paroles. Et alors ? Le refus de considérer que l’on a d’un côté un occupant et de l’autre un peuple occupé, d’un côté un Etat puissant de l’autre une Autorité impuissante, fausse tout possibilité de solution.

Il est significatif que ce texte sur la nécessaire coexistence soit publié alors même que le gouvernement israélien cherche à faire adopter un texte pour empêcher les Palestiniens citoyens d’Israël de pouvoir habiter dans des quartiers juifs (lire le texte de Zvi Bar’el, « South Africa is already here », Haaretz, 31 octobre 2010)

« La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n’est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d’entre nous. Mais la critique n’a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l’on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n’est réservé aujourd’hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature. »

Critiquer Israël ? Finkelkraut, Encel et Lévy critiques du gouvernement israélien ? On croit rêver. En pleine guerre de Gaza, ils justifiaient les crimes commis par l’armée israélienne et, encore plus révoltant, Bernard-Henri Lévy pénétrait dans Gaza assis sur la tourelle d’un char israélien. Quant aux signataires membres du Parti socialiste, faut-il rappeler que leur parti est lié au Parti travailliste, qui a mené les guerres au Liban et à Gaza et qui, aujourd’hui, aux côtés d’Avigdor Lieberman, participent au gouvernement de Benyamin Netanyahou ? et que leur parti est resté passif durant l’invasion de Gaza ?

Certains des signataires critiquent peut-être le gouvernement israélien, mais comment cette critique se traduit-elle en actes ? Ne sont-ils pas coupables de non assistance à un peuple en danger ?

Quant à l’argument selon lequel on applique à la démocratie israélienne un traitement qui n’est réservé à aucun autre pays appelle deux remarques :

-  le fait qu’Israël soit démocratique (pour ses citoyens juifs seulement), ne l’empêche pas de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. La France martyrisant l’Algérie durant la guerre d’indépendance était aussi un pays démocratique. Faut-il s’étonner que les Palestiniens ne fassent pas la différence entre une bombe démocratique et une bombe dictatoriale ?

-  D’autre part, il est vrai que le traitement du gouvernement israélien est sans équivalent : aucun Etat n’a violé impunément autant de résolutions du conseil de sécurité des Nations unies depuis plus de 40 ans, résolutions votées aussi bien par les Etats-Unis que l’Union européenne.

« D’autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l’on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, œuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d’espérance. »

Oui, il y a des forces en Israël qui luttent avec courage, mais ce ne sont pas celles auxquelles les signataires font allusion : faut-il rappeler que non seulement le Parti travailliste mais aussi le mouvement La Paix maintenant ont justifié les guerres du Liban et celles de Gaza ?

Et le texte se poursuit :

« La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d’origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l’appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c’est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n’est plus dans le champ du possible. »

L’argument est repris sans cesse pour affirmer qu’on ne peut pas boycotter la culture. Rappelons d’abord que la coopération culturelle et scientifique entre Israël et l’Union européenne concerne avant tout des laboratoires et des universités qui participent directement au complexe militaire israélien. Quant à l’argument sur le boycott des livres ou du cinéma, je renvoie à la polémique autour des cinémas Utopia (« Yann Moix et Le Figaro condamnés »).

Conclusion des signataires :

« Nous n’acceptons pas cet aveu d’échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C’est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d’Israël et pour la paix – et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix. »

Mais de quel dialogue, de quelle paix parle-t-on ? Qui pourrait être contre la paix ? Les questions qui se posent sont pourtant simples et devraient interpeller les signataires : la paix est-elle possible avec l’occupation et la colonisation ? Comment obtenir la fin de la colonisation qu’ont poursuivie depuis 1967 tous les gouvernements israéliens sans exception ? Comment mettre fin à l’occupation ? Le mouvement de boycott-désinvestissement-sanction (BDS) représente la réponse de la société civile à l’impuissance de la communauté internationale et pose une simple question : Israël se retirera-t-il des territoires occupés s’il n’y a aucune pression, aucune sanction ? La réponse, pour tout observateur de bonne foi, est non. En ne faisant rien, les signataires sont les complices non seulement de la politique d’occupation mais aussi de la poursuite de l’impasse avec tous les risques qu’elle fait peser sur l’avenir de la région.

[1] La liste des signataires :

Yvan Attal, comédien ; Pierre Arditi, comédien ; Georges Bensoussan, historien ; Michel Boujenah, comédien ; Patrick Bruel, comédien et chanteur ; Pascal Bruckner, essayiste ; David Chemla, secrétaire général de JCALL, ; Bertrand Delanoë, maire de Paris ; Frédéric Encel, géopolitologue ; Alain Finkielkraut, philosophe ; Patrick Klugman, avocat ; François Hollande, député (PS) de Corrèze ; Georges Kiejman, avocat ; Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Bernard-Henri Lévy, philosophe ; Mohamed Sifaoui, essayiste ; Yann Moix, écrivain ; Bernard Murat, directeur de théâtre ; Jean-Marie Le Guen, député ; Pierre Lescure, directeur de théâtre ; Serge Moati, journaliste ; Daniel Racheline, vice-président de JCALL ; Arielle Schwab, présidente de l’UEJF ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Gérard Unger, président de JCALL ; Manuel Valls, député-maire d’Evry ; Michel Zaoui, avocat.

On comparera cette liste à celle des personnalités qui se sont prononcées contre l’inculpation de Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et tous ceux qui ont été mis en cause dans la campagne de boycott. On notera, parmi elles, Michel Rocard, Laure Adler, Raymond Aubrac, Etienne Balibar, Jean Baubérot, Miguel-Angel Estrella, Eva Joly, Jean Lacouture, Noël Mamère, François Maspero, etc.

 


Pierre-André Taguieff :
insultes inadmissibles en toute impunité contre Stéphane Hessel


publié le mercredi 3 novembre 2010

Pascal Boniface

 
Est-ce que le fait que Stéphane Hessel ait mis sa notoriété au service de la reconnaissance des droits des Palestiniens conduits à pouvoir le traîner dans la boue de façon aussi ignominieuse en toute impunité ?

Sur son mur Facebook Pierre-André Taguieff avait attaqué Stéphane Hessel, coupable à ses yeux d’être hostile à Israël et plus récemment d’avoir appelé à la campagne de boycott des produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés : « Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu’on ait envie de lui écraser la tête. »

Paraphrasant un texte de Voltaire il écrivait : « un soir au fond du Sahel, un serpent piqua le vieil Hessel, que croyez-vous qu’il arriva, ce fut le serpent qui creva. »

Le MRAP réagissait vivement à cette publication.

Dans un interview donné au JDD.fr, Mouloud Aounit déclarait ses propos inacceptables de la part d’une autorité scientifique du CNRS (où Taguieff est directeur de recherches) et offensants à l’égard de celui qui avait partiellement rédigé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

Contacté par la rédaction du JDD.fr, Taguieff refusa de réagir renvoyant simplement au dernier commentaire posté sur son mur, toujours à propos de Stéphane Hessel : « Il aurait certainement pu finir sa vie d’une façon plus digne sans appeler à la haine contre Israël joignant sa voix à celle des pires antijuifs. »

Interrogé par la Radio J le 20 octobre 2010, Taguieff relativisa la polémique en indiquant que Facebook n’est pas une publication CNRS « on ironise, on lance des formules sarcastiques » il indiquait que sa métaphore du serpent était un mélange d’humour et de sarcasmes et qu’il avait par la suite effacée cette phrase de son mur.

Mais loin de clore la polémique il allait plus loin en déclarant que si « Stéphane Hessel a bien été déporté politique- triangle rouge- à Buchenwald et à Dora, sa maîtrise de la langue allemande lui a permis (comme il le dit lui-même dans ses mémoires), d’obtenir rapidement un emploi au sein de la hiérarchie au service des gardes-chiourmes du camp et il n’a partagé en aucune manière le sort des détenus juifs- triangle jaune- voués quant à eux à des tâches exténuantes jusqu’à leur extermination. Donc quand on le présente comme un rescapé de la Shoah c’est une imposture »

Pour faire bonne mesure, il ajoute « Son identité juive inexistante, il l’utilise quand ça lui sert pour légitimer ses appels à la haine contre Israël. »

Stéphane Hessel serait donc un imposteur qui se serait mis au service des gardes-chiourmes des camps de la mort. Ces propos sont tellement excessifs, scandaleux et pitoyables à la fois que la tentation peut être grande de les ignorer. C’est ce que, dans sa sagesse, Stéphane Hessel a choisi de faire en refusant de s’abaisser au niveau de celui qui le mettait en cause de façon aussi indigne.

Il est cependant plus étonnant que ces déclarations n’aient pas suscité les vagues d’indignation morale et le vacarme médiatique dont notre pays est familier, notamment pour ce qui relève des affaires du Proche-Orient. Le journaliste qui interviewait Taguieff n’a pas jugé utile de se démarquer de ses propos en indiquant simplement « c’est assez fort ce que vous dites, Pierre-André Taguieff. Ne craignez-vous pas qu’il vous attaque en diffamation ? »

Même chose pour le CNRS qui récemment et pour une affaire bien mineure au regard de celle-ci, adressa un blâme au chercheur Vincent Geisser.

Que ce serait-il passé, si Vincent Geisser au micro d’une radio communautaire arabe, s’en était pris aussi violemment à une personnalité française au prestige comparable à celui de Stéphane Hessel, mais qui ne serait pas engagée dans les mêmes combats que ce dernier sur le conflit israélo-palestinien ? Il y aurait eu une tempête médiatique dont Geisser ne se serait pas relevé et qui aurait eu des conséquences sur son statut au CNRS.

Est-ce que le fait que Stéphane Hessel ait mis sa notoriété au service de la reconnaissance des droits des Palestiniens conduits à pouvoir le traîner dans la boue de façon aussi ignominieuse en toute impunité ?

On peut certes penser que tout ce qui est excessif est insignifiant et que donc les propos de Taguieff n’ont absolument aucune signification. C’est ma pente naturelle. Mais alors admettons-le de façon générale et pas en fonction des personnes mises en cause. Dans le contre-exemple que je cite, je ne pense pas que le droit au sarcasme aurait été retenu. Le deux poids deux mesures en la matière, est de moins en moins supportable. [1]

[1] voir aussi Guillaume Weill-Raynal sur Mediapart

Quand Pierre-André Taguieff (et d’autres) se lâchent... ad hominem

La haine exprimée par les défenseurs de l’Etat d’Israël à l’égard de Charles Enderlin ou Stéphane Hessel –pour ne citer qu’eux parmi les critiques de la politique israélienne– atteint une violence inégalée, relève , Guillaume Weill-Raynal, avocat et essayiste.

Voilà plusieurs années que l’irrationnel semble s’être emparé des esprits dans la communauté juive de France et chez les intellectuels qui lui sont proches. Dans mon premier livre, paru en 2005 (1), je m’inquiétais de voir cette communauté « perdre son âme ». Je pensais toutefois que le pic avait été atteint et que la fièvre commençait déjà à diminuer. J’ai malheureusement été démenti sur cette espérance car les choses ne se sont pas arrangées, loin de là, et le diagnostic que je formulais –« à l’intérieur de la communauté juive, la haine se donne libre cours sur le moindre soupçon, sur la moindre "déviance" ou supposée telle »– demeure hélas aujourd’hui plus que jamais d’actualité. L’instrumentalisation d’une prétendue haine (contre Israël et donc contre les juifs...), que je persiste à considérer comme largement imaginaire, ne fait pas qu’égarer les esprits. Elle a surtout pour conséquence détestable d’autoriser en retour une haine, bien réelle, celle-là, et de faire passer les pires attaques personnelles pour défense légitime...

Ad hominem ? Le sens de cette locution latine qui désignait à l’origine « l’argument qui s’adresse directement à la personne même à qui l’on parle » (dictionnaire de l’Académie française) a évolué au fil du temps vers deux définitions carrément opposées : « le fait de nommer autrui... en lui opposant ses propos », mais aussi « l’argument polémique par lequel on attaque non pas les idées de l’adversaire, mais sa personne-même ou tel trait de sa personnalité », ou en d’autres termes « disqualifier la personne sans même discuter ce qu’elle dit ». Le bon sens a, aujourd’hui, consacré cette deuxième définition.

C’est pourtant la première qui semble avoir eu la préférence du Crif pour porter un jugement aussi lapidaire que définitif sur le dernier livre de Charles Enderlin, « Un enfant est mort », dans lequel le correspondant de France 2 à Jérusalem donne sa version des faits sur le procès qui lui est fait depuis dix ans pour avoir diffusé au JT de 20 h, en septembre 2000, la mort de Mohamed Al Doura, un enfant palestinien atteint par des tirs de l’armée israélienne. Dans un éditorial mis en ligne sur son site, le président du Crif, Richard Prasquier, estime en effet que « le livre de Charles Enderlin n’apporte aucun élément factuel nouveau. Il se sert, comme auparavant, d’arguments d’autorité et d’attaques ad hominem ».

Enderlin, il est vrai, a solidement étayé son livre en citant les attaques dont il a été l’objet... et le nom de leur auteurs : précisément pour pouvoir leur répondre. Moyennant quoi, le Crif s’en tient là : on ne parlera pas du livre d’Enderlin, et on ne répondra pas à ses arguments. Preuve surabondante, s’il en était encore besoin, que les accusations portées contre autrui ne sont bien souvent qu’une projection de nos propres turpitudes.

Le Crif n’est cependant pas demeuré en reste sur l’affaire Al Doura, refusant de parler sérieusement du livre d’Enderlin, mais relayant jusqu’à plus soif les propos, communications et déclarations de son principal accusateur, Philippe Karsenty, élevé aujourd’hui au rang de véritable héros communautaire. Pas moins de quatre mises en ligne sur le site du Crif depuis la mi-septembre, dont une longue interview le 22 septembre dernier. Il faut dire que Philippe Karsenty est un garçon sérieux, toujours soucieux d’approfondir le fond du débat, et de le préserver du parasitage des attaques personnelles. Il était justement interrogé l’autre jour sur Radio Shalom Canada.3 L’animateur lui demande de réagir sur le papier élogieux que Pierre Haski a fait du livre d’Enderlin sur Rue89. Réponse de Karsenty : « Rue89, écoutez, c’est un site d’extrême gauche qui a des positions, entre l’OLP et le Hamas (…) c’est assez irrespirable, comme site. Enfin, on va pas rentrer dans la psychanalyse, mais (Pierre Haski) a véritablement la haine de lui, c’est clair et net (…) Il a une véritable haine de l’Etat d’Israël, et ça … que voulez-vous que je vous dise, c’est psychanalytique, on peut rien faire. Donc, l’article est complètement absurde. » Parfaite illustration du sophisme ad hominem : Machin est un con, donc ce qu’il dit est nul.

Entre les arguments d’Enderlin et ceux de Karsenty, le Crif a fait son choix. Pour avoir diffusé un jour une image qui montrait une réalité désagréable pour l’Etat d’Israël, Enderlin est étiqueté pour l’éternité ennemi d’Israël. Et par capillarité, il en va de même pour tous ceux qui osent dire du bien de son travail.

Certains se seraient-ils passé le mot ? Le crachat haineux devient très tendance, ces derniers temps, chez les intellectuels communautaires. Pierre-André Taguieff paraît même très en forme. Il y a quelques jours, sur Facebook, il s’en prenait à Stéphane Hessel, militant infatigable, entre autres combats, de la cause palestinienne, qui est actuellement poursuivi devant les tribunaux correctionnels par le Bureau National de Vigilance contre l’antisémitisme (BNVAC) pour avoir soutenu l’idée de sanctions économiques contre Israël. Sur le mur Facebook de Taguieff, on pouvait lire : « quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience comme le dénommé Hessel, il est compréhensible qu’on ait envie de lui écraser la tête ». Le 18 octobre, communiqué de protestation du MRAP. Le 20, Taguieff est interviewé sur Radio J. « Certains vous cherchent des poux dans la tête », lui dit le journaliste. Belle façon d’inverser les rôles. Taguieff abonde, et se lâche contre Hessel : « Stéphane Hessel a bien été déporté politique –triangle rouge– à Buchenwald et à Dora, mais sa maîtrise de la langue allemande lui a permis d’obtenir rapidement un emploi au sein de la hiérarchie, au service des gardes-chiourme du camp (...) Quand on le présente comme un rescapé de la Shoah, c’est une imposture (...) Son identité juive inexistante, il l’utilise quand ça lui sert pour légitimer ses appels à la haine contre Israël (...) On connaît un certain nombre de gens qui, effectivement, ayant de lointaines origines juives, sont passés à l’ennemi sans états d’âme, et avec la main sur le cœur. » Sans commentaires. On notera simplement un renversement de perspective pour le moins tordu : dans l’immédiat après-guerre, les déportés politiques étaient glorifiés en tant que combattants-résistants, et les déportés « raciaux » laissés dans l’ombre, presque honteux de s’être laissé mener passivement à l’abattoir, comme on disait alors. C’est à présent le contraire. Ne pas avoir été déporté « comme juif », mais seulement comme politique, s’apparente donc pour Taguieff à une imposture et Hessel n’était donc qu’un complice des gardes-chiourmes nazis. Pas étonnant, donc, qu’il passe à présent « à l’ennemi » en soutenant les Palestiniens... Difficile de pousser plus loin la paranoïa communautaire.

Les propos que je rapporte sont rigoureusement exacts. Je ne cours aucun risque à les citer, on ne m’attaquera pas pour diffamation. Je m’abstiendrai en revanche d’exprimer ma pensée sur Pierre-André Taguieff ou de dire quel sentiment m’inspirent ses propos. Je serais à coup sûr condamné pour injure. Et puis j’ai déjà cité trop de noms et rapporté trop de propos. On va me reprocher d’attaquer les gens. Ad hominem.

(1) Une haine imaginaire ? Contre enquête sur le « nouvel antisémitisme ». Armand Colin. http://www.mediapart.fr/club/editio...

publié sur le blog du NouvelObs "Affaires stratégiques"

http://pascalbonifaceaffairesstrate...

ajout de note : C. Léostic, Afps

 


Nouvelle plate-forme de distribution de films documentaires

publié le mardi 2 novembre 2010

momento films

 

logo

Vous êtes invité(e)s à visiter notre nouvelle plate-forme de distribution de films documentaires :

www.momento-films.com

Vous pourrez acheter des DVDs, consulter l’intégralité de notre catalogue, mais aussi réserver des films à la projection, devenir revendeur ou faire l’acquisition de droits institutionnels spécifiques. Souhaitant faciliter l’accès à des films d’auteurs politiques, nous sommes ouverts aux auteurs et producteurs indépendants qui souhaitent diffuser leurs films : n’hésitez pas à nous contacter.

JAFFA, LA MÉCANIQUE DE L’ORANGE

jaffa

L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Parmi tous ces symboles véhiculés et admis, un seul est commun aux deux : l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est raconter l’histoire de cette terre à travers un récit riche et bouleversant. EN SAVOIR PLUS : http://www.momento-films.com/catalo...

POPULATIONS EN DANGER

pop

Réalisés sur la base de reportages photo, ces films durs et poétiques à la fois ouvrent à l’émotion et à la réflexion sur des événements politiques. Cette série a été réalisée en partenariat avec Médecins Sans Frontières. EN SAVOIR PLUS : http://www.momento-films.com/catalo...

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En librairie : « François Mitterrand et la guerre d’Algérie »
2-11-2010
L'historien Benjamin Stora, en collaboration avec le journaliste François Malye, propose un nouvel ouvrage sur la guerre d'Algérie, centré cette fois sur le rôle qu'y joua François Mitterrand. (lire...)


Par crainte d’être arrêté, le ministre israélien Dan Meridor annule une visite à Londres
2-11-2010

Il s'agit du "S" de "Boycott Désinvestissement Sanctions". Pendant qu'ici, en France, on traduit en justice des militants qui appellent à sanctionner Israël, en Grande-Bretagne, les sanctions sont effectives. La justice qui y jouit d'une plus grande indépendance peut sanctionner des criminels de guerre, et le gouvernement britannique qui respecte ses obligations en matière de droit international, ne garantit jusqu'à présent aucune immunité aux criminels de guerre israéliens contre lesquelles des plaintes sont déposées.
(lire...)

Gala pour Gaza à Clichy-la-Garenne le 18 novembre
2-11-2010

Les "Musiciens avec Gaza" sont heureux de vous inviter à leur premier "Gala pour Gaza" qui aura lieu dans le cadre de la "Semaine de la solidarité internationale" de Clichy-la-Garenne, Jeudi 18 novembre 2010 à 18h45.
(lire...)

Education et fanatisme religieux : des Israéliens tirent la sonnette d’alarme
2-11-2010
A l'heure où se termine un forum International sur L'Education dans plusieurs villes palestiniennes, Sefi Rachlevski s'inquiète ans une publication du quotidien Haaretz, du nombre croissant d'enfants israéliens soumis à une éducation prônant le racisme et la violence, notamment dans les écoles religieuses. (lire...)

 


Nouvelle voie ferrée israélienne à travers les zones palestiniennes occupées
2-11-2010
La Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix tire la sonnette d'alarme sur une nouvelle violation du droit international par Israel : la construction en cours d'une voie férrée entre Tel Aviv et Jérusalem, passant illégalement par deux zones du territoire palestinien occupé, en lésant gravement des agglomérations palestiniennes, pour un moyen de transport qui sera destiné exclusivement à des Israéliens. (lire...)


Suède : solidarité active avec les militants BDS inculpés
1er-11-2010

Nos amis suédois ont organisé ce dimanche, dans le centre ville de Goeteborg, une manifestation de soutien aux militants français poursuivis en justice par le bureau de développement de l'antisémitisme en France et par le gouvernement à sa remorque. Ils soulignent ainsi le caractère international de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions contre l'Etat d'Israël et la vanité qu'il y a à vouloir l'empêcher de s'exprimer.
(lire...)

Israël déclaré "menace majeure" par la Turquie
1er-11-2010
Le Conseil National de Sécurité turc vient de déclarer Israël comme étant une menace majeure pour la sécurité de la Turquie, et sa politique et ses actions comme incitant à une course aux armements au Moyen Orient. Ci-dessous l'article publié à ce sujet par Mireille Delamarre sur le site www.planetenonviolence.org (lire...)

 


Jean-Pierre Filiu attendu au CFC de Gaza mercredi
1er-11-2010
Merci à toutes ces personnalités de la société civile qui mettent un point d'honneur à briser le blocus, pour aller soutenir la population de Gaza. (lire...)


Le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh rencontre Stephane Hessel
1er-11-2010

Le Premier ministre palestinien a rencontré une délégation française dans la bande de Gaza, dont l'ancien ambassadeur français Stéphane Frédéric Hessel, un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et Régis Debray, conseiller des affaires étrangères de l'ancien président François Mitterrand.
(lire...)

La chanson et la vidéo qui ne plaisent pas à Israël
31-10-2010

Les soldats israéliens qui ont pris un enfant palestinien de 11 ans comme bouclier humain à Gaza, pour lui faire vérifier des explosifs, pendant les massacres de l'hiver 2008/2009, se promènent maintenant en Israel avec des chemises brunes sur lesquelles on peut lire "Nous sommes les victimes de Goldstone", rapporte Gideon Levy dans Haaretz. Nous leur dédions cette chanson et cette vidéo qui ont fait le tour du monde malgré tous les efforts israéliens pour les faire interdire*.
(lire...)

La Bolivie abaisse l’âge légal de la retraite de 65 à 58 ans
31-10-2010

Un lecteur nous écrit : "Comme cela n'a pas fait la Une à la télévision (mais que fait Pujadas ?), je me permets de le signaler..." Voici donc quelques extraits d'un article de Frédéric André publié par Le Grand Soir.
(lire...)

l’ex-conseiller de Fillon "promu" après après avoir conduit en état d’ivresse et insulté la police
31-10-2010

La chasse aux délinquants, ce n'est pas pour tout le monde. Hier soir au Palais de justice de Pairs, les juges n'ont pas été tendres avec des dizaines de personnes qui passaient en "comparution immédiate" pour avoir été en état d'ébriété, avoir "outragé" des policiers, ou même avoir voulu forcer un barrage de CRS qui empêchait des manifestants de se disperser et de rejoindre leur voiture, jeudi soir à St Augustin. Les mois de prison ferme ou avec sursis ont été généreusement distribués. Mais la justice ne s'applique pas de la même manière à tous...
(lire...)

Le parlement israélien propose un nouveau moyen de légaliser l’apartheid
31-10-2010

Ici on dénonce le "communautarisme". En Israël on l'érige en vertu permettant de justifier l'exclusion des citoyens arabes israéliens, et de légaliser l'apartheid. Après la ségrégation de fait, souligne l'auteur israélien, on passe à la "ségrégation de droit".
(lire...)

Menaces au sein du Palais de Justice : les voyous de la LDJ récidivent
30-10-2010

Deux voyous de la "Ligue de Défense Juive" ont été interpellés par la police vendredi pour avoir proféré, une nouvelle fois, des menaces de mort à l'encontre des militants de CAPJPO-EuroPalestine, et ce, une fois encore, dans l'enceinte même d'un Palais de Justice.
(lire...)

Soda-Club : Action de Boycott dans le magasin Planète Saturne de LYON
30-10-2010

Actions et courriers contre la vente de Soda-Club dans la grande surface Planète Saturne à Lyon.
(lire...)

Yann Moix et « Le Figaro » condamnés pour avoir traité d’antisémites les cinémas UTOPIA
30-10-2010
Le réseau des cinémas UTOPIA a été l'objet d'accusations diffamatoires, pour avoir déprogrammé un film israélien après l'attaque meurtrière contre la flottille de Gaza. Le chroniqueur Yann Moix, soutenu comme de bien entendu par Bernard-Henri Lévy, qui n'avait pas hésité à utiliser la même grosse ficelle du chantage à l'antisémitisme contre les cinémas UTOPIA vient d'être condamné pour injure publique. (lire...)

 


Des enfants palestiniens

empêchés de voir un film dans lequel ils ont joué

Publié le 30-10-2010


L’armée israélienne n’a pas laissé passer au check-point les enfants du village d’Umm-Al-Hir, invités à aller voir au festival de Tel Aviv, un film auquel ils avaient exceptionnellement participé.

C’est dire : des réalisateurs avaient pris la peine de faire un film avec des enfants palestiniens de Cisjordanie et israéliens, initiative assez rare, qui se conclut par une grande déception pour les enfants palestiniens puisque, jeudi, les soldats au check-point de Meitar, ont trouvé le moyen de leur pourrir la vie et de leur faire rater la possibilité de se rendre à l’invitation, à la cinémathèque de Tel Aviv.

Photo by : Moti Milrod

Ils ont du faire demi-tour, parce qu’une mère était venue avec son enfant de deux ans, qui n’était pas compté dans les invitations....

"Galacticus," est le nom du film auquel ils avaient participé avec des enfants du kibboutz de de Harel. Il montre, indique le quotidien Haaretz les difficultés qui surgissent à l’occasion d’un match de foot censé faire jouer des groupes "mixtes". Scènes parfaitement imaginaires, puisque le Mur et la ségrégation maintenue par Israel empêche ce genre de situations dans la vie réelle.

Mais même cette petite exception à la règle a avorté, tant l’armée est habituée à faire respecter cet apartheid.

Source : http://www.haaretz.com/print-edition/news/idf-bars-palestinian-children-from-tel-aviv-film-festival-1.321690

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Le cinéma palestinien au 11ème Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles

publié le vendredi 29 octobre 2010

11ème Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles

 

Le 11ème Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles

Un rendez-vous pimenté du 5 au 13 novembre 2010 !

DOSSIER DE PRESSE COMPLET

PDF - 2.7 Mo
dossier de presse

ou sur : www.cinemamed.be/upload_2010/fichie...

Le 11ème Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles, le Med pour les intimes, investira le Botanique du 5 au 13 novembre. C’est le comédien Claude Brasseur qui nous fera l’honneur de présider le jury. A ses côtés, entre autres, le réalisateur des Barons, Nabil Ben Yadir ou bien encore la comédienne kosovare, Arta Debroshi auront la tâche délicate de départager les films en compétition officielle.

Le Med, c’est aussi près de 10 jours de fête et d’échanges dans la multiculturalité et la bonne humeur ! Le festival est un rendez-vous cinéma pour découvrir le meilleur de la production cinématographique actuelle des pays du sud dans une ambiance festive et chaleureuse.

Près de 70 films en provenance du bassin Méditerranéen seront présentés dans 3 salles de projection du festival (l’Orangerie, la Rotonde et la Salle de Cinéma) :

* Les films en compétition internationale : Ces longs métrages de fiction représentatifs de la production des pays méditerranéens sont en lice pour l’attribution du Grand Prix et du Prix Spécial. Ils nous feront voyager, d’un quartier Athènes aux plaines arides du Liban, de l’Italie des années 70 au soleil d’Alger en passant par l’Espagne, la Croatie ou bien encore le Maroc pour ne citer qu’eux.

* La section Panorama propose une sélection de longs métrages de fiction réalisés au cours des deux dernières années. Une sélection éclectique et variée, à l’image d’une région riche de sa diversité. Ce sera également l’occasion de voir ou revoir certains films méditerranéens de qualité sortis trop brièvement ces derniers mois sur les écrans bruxellois.

* Une section No stress proposera cette année une série de comédies brillantes, allant de la satire politique à l’humour noir, en passant par la comédie de mœurs. Humour et bonne humeur au rendez-vous !

* Une section MEDOC, avec un éventail de films documentaires abordant avec conviction les différents aspects sociaux et culturels des pays méditerranéens. Certains de ceux-ci seront suivis de débats, témoignages ou rencontres avec les réalisateurs.

* Une section Coup de Cœur Court avec le meilleur des courts métrages méditerranéens récents dont la plupart ont été primés dans des festivals internationaux.

* Des séances familiales, seniors, scolaires et associatives

* Le festival Hors les Murs investira également différents lieux à Bruxelles et en Wallonie pour proposer une série de films et d’animations.

* Focus sur la Turquie : cette année, Istanbul est la capitale européenne de la culture. A cette occasion, le festival a décidé de donner un coup de projecteur sur la Turquie afin de mettre en valeur la créativité et le dynamisme de ses cinéastes en montrant la diversité du cinéma turc d’aujourd’hui.

* Le reflet de la méditerranée dans le cinéma belge, c’est Med in Belgium ! Lors de chaque édition, le festival souhaite mettre en avant des films co-produits en communauté française. Cette année quatorze films seront présents dans les différentes sections . Producteurs indépendants, ateliers soutenus par les pouvoirs publics, réalisateurs venus de tous les horizons, thèmes variés des films témoignent de la vivacité de notre cinéma.

Comme à chaque édition, de nombreux invités seront présents au Botanique : réalisateurs ou comédiens, ils viendront présenter leur film ou parler de leur passion pour le cinéma.

AUTOUR DU FESTIVAL :

Animations musicales : Des concerts déambulatoires au tempo ensoleillé feront monter la température dans les serres, l’occasion pour tous de se retrouver dans une atmosphère conviviale et chaleureuse.

Les Soirées pimentées du festival : Le Botanique se parera des sons et des couleurs de la Méditerranée pour quelques soirées pimentées au désormais convivial Club Mediterranéo… À écouter, méditer ou danser entre passion Flamenco, euphorie électro, hystérie balkanique ou encore arabo andalouse …ambiance caliente !

Séance de contes : S’émerveiller en écoutant, laisser son imagination vagabonder, telles sont les ambitions de la séance de contes que pourront apprécier petits et grands.

Marché méditerranéen : Pendant tout le festival, des échoppes vous proposeront un panel de la gastronomie orientale : thé à la menthe, pâtisseries, briks et bérouates ainsi que des richesses artisanales du bassin méditerranéen : tatouage au henné, fabrication d’objets traditionnels, calligraphie.

Restauration : Divers stands de spécialités culinaires de la Méditerranée et possibilité de se restaurer au Café Bota.

INFOS PRATIQUES :

L’intégralité de la programmation ainsi que des extraits de films seront disponibles sur le site internet du festival dès le 13 octobre. Il sera mis à jour régulièrement pendant le festival.

Accès au festival

Centre Culturel Le Botanique (3 salles de projection) 236, rue Royale - 1210 Bruxelles

Métro : Lignes 2 et 6 (Station Botanique) Trams : 92-94 • Bus : 61-65-66 • De Lijn : 270-271-272-358

Parking Traversière à 2 pas du botanique (17, Rue Traversière - 1210 Bruxelles). Tarif spécial pour les festivaliers (entre 18 h et 1 h du matin) : 3 €

Festival Hors Les murs :

· Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek Rue Mommaerts, 4 - 1080 Bruxelles - begin_of_the_skype_highlighting              02 415 86 03 begin_of_the_skype_highlighting              02 415 86 03      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              02 415 86 03      end_of_the_skype_highlighting      end_of_the_skype_highlighting02 415 86 03

· De Pianofabriek – Rue du Fort, 35 - 1060 Bruxelles - begin_of_the_skype_highlighting              02 541 01 70 begin_of_the_skype_highlighting              02 541 01 70      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              02 541 01 70      end_of_the_skype_highlighting      end_of_the_skype_highlighting02 541 01 70

· Sazz’n Jazz – Rue Royale, 241 - 1210 Bruxelles - begin_of_the_skype_highlighting              0475 78 23 78 begin_of_the_skype_highlighting              0475 78 23 78      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              0475 78 23 78      end_of_the_skype_highlighting      end_of_the_skype_highlighting0475 78 23 78

· Maison culturelle de Ath – Grand-Place - begin_of_the_skype_highlighting              068 269 999 begin_of_the_skype_highlighting              068 269 999      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              068 269 999      end_of_the_skype_highlighting      end_of_the_skype_highlighting068 269 999

Prix des places :

* Galas d’ouverture / de clôture 8 € (cocktail & musique inclus) * Fictions 5 € * Tarif réduit fictions 4 € (-25 ans, +60 ans et demandeurs d’emploi) * Documentaires 3 € (tarif unique) * Séance senior / séance famille 3 € * « Article 27 » accepté (sauf soirées d’ouverture et de clôture)

Pass Cinémamed au prix de 20 € les 5 films (ou pour 5 personnes). Non valable pour les soirées d’ouverture et de clôture !

Marre des files d’attente ?

Achetez en prévente au Botanique à partir du 25 octobre 2010 de 10 h à 18h (pas de réservation par téléphone). Achat en ligne via www.mocom.be à partir du lundi 18 octobre 2010.

WWW.CINEMAMED.BE

Le Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles est une initiative de la Commission communautaire française (Cocof – secteur audiovisuel) co-organisé avec l’asbl Cinemamed. Avec le soutien d’Emir Kir, Ministre membre du collège de la Cocof en charge de la Culture. En collaboration avec : le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, Le Botanique, Carpe Diem – Vis ta vie

Contact presse : Olivier Biron Tél. begin_of_the_skype_highlighting              +32 (0)477 64 66 28 begin_of_the_skype_highlighting              +32 (0)477 64 66 28      end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting              +32 (0)477 64 66 28      end_of_the_skype_highlighting      end_of_the_skype_highlighting Mail : presse@cinemamed.be+32 (0)477 64 66 28

 


Les Arabes ne dormiront plus à Safed

publié le vendredi 29 octobre 2010

Eli Ashkenazi 

 
Dix-huit rabbins appellent à ne pas louer ni vendre d’appartements aux personnes non juives.

A la mi-octobre, Safed [en Galilée ; ville mixte judéo-arabe jusqu’en 1948, dite Tzfat en hébreu et Safad en arabe] a organisé une “conférence d’urgence” intitulée “La guerre silencieuse : lutter contre l’assimilation dans la cité sacrée de Safed”. A cette occasion, 400 personnes se sont rassemblées au centre culturel Beit Igal Allon. L’événement a été financé par le conseil religieux municipal et, entre autres intervenants, on a pu y entendre le responsable d’extrême droite Baruch Marzel [colon d’Hébron et dirigeant de la milice Kach], ainsi qu’un représentant de l’organisation Lahava (“Flamme”), acronyme [hébreu] de l’Organisation de prévention de l’assimilation en Terre sainte. Un des mobiles de cette conférence était d’empêcher l’installation d’une école de médecine à Safed, laquelle, selon les organisateurs, ne ferait qu’accélérer “la prise de Safed par les Arabes”.

Quelques mois auparavant, un groupe de 18 rabbins de premier plan, dont le rabbin en chef de la ville, avait déjà publié un appel enjoignant aux Juifs de ne plus louer ni vendre d’appartements à des non-Juifs. La plupart des signataires de cet appel sont de Safed, une ville qui a vu sa population arabe augmenter en raison du nombre croissant d’étudiants arabes venus s’inscrire au collège de la ville. Le rabbin en chef de Safed, Shmuel Eliyahou, s’était déjà fait remarquer par le passé pour ses propos incendiaires envers les Arabes. L’appel des rabbins avertit les propriétaires juifs que louer à des Arabes risque de dévaluer la valeur de leurs propriétés et de leur quartier. “Leur mode de vie est différent de celui des Juifs, souligne l’appel, et, parmi ces goys, certains sont animés par l’amertume et la haine à notre égard.” En outre, l’appel pousse carrément à la délation : “Les voisins et leurs proches doivent révéler le nom du Juif qui loue ou vend à des Arabes. Ils doivent aussi prendre leurs distances, ne plus commercer avec lui, le priver de son droit de lire la Torah et l’ostraciser, jusqu’à ce qu’il revienne sur sa décision.”

Aujourd’hui, sur les 2 200 étudiants inscrits au collège académique de Safed, 1 350 sont des Arabes israéliens. Mahmoud Abou Salah, président de l’Union étudiante du collège, estime qu’il va de plus en plus devoir aider les étudiants arabes à se trouver un logement. “Toute la population de Safed écoute le rabbin Eliyahou, pas seulement les religieux. Parfois, je me présente sous le nom hébreu de Tomer, pour être certain d’avoir une chance de louer un appartement. Il y a quelque temps, nous avons essayé de louer un appartement dans le moshav voisin, Biriya, mais, quand les voisins ont compris que des Arabes allaient l’occuper, ils ont menacé d’y mettre le feu. Cette situation devient intolérable. Les étudiants arabes de Safed viennent du Néguev, de Galilée, d’Haïfa et du Wadi Ara. Ils n’ont nulle part où loger.”

Interrogé par Ha’Aretz, le rabbin Eliyahou répond : “Vous pouvez répéter vingt fois le mot ‘raciste’, cela ne m’impressionne pas. Je ne fais que respecter un interdit de la halakha [Loi traditionnelle judaïque] : il est interdit de vendre ou de louer un logement à des Arabes.” Quant au procureur de l’Etat, il affirme ne pouvoir intenter aucune action tant qu’aucune plainte n’a été ­déposée [1].

[1] Dans la même logique illégale d’apartheid, voir PNN :

Une loi adoptée par la Knesset donne le droit aux municipalités de refuser des nouveaux arrivants

Une loi qui autoriserait chaque municipalité israélienne à refuser de nouveaux arrivants a été votée à la Knesset mercredi.

Cette loi si elle est appliquée, donnera le droit à chaque municipalité de refuser l’entrée de tel ou tel nouvel arrivant qui ne respecterait pas les caractères spécifiés par la ville. Les arrivants pourraient ainsi être rejetés si on juge qu’ils ne respectent pas les "valeurs fondamentales de la communauté" ce qui rendrait légal les rejets basés sur des critères de religion, de sex, d’appartenance ethnique ou de statuts sociaux-économiques.

La loi a été qualifiée de raciste par les députés arabes. Elle pourrait pénaliser tout particulièrement les palestiniens vivant en Israël. Deux députés arabes de la Knesset, Talab al-Sana et Ahmed Tibi, ont quitté le parlement en guise de protestation. Tibi accuse la loi d’être "criminelle" et selon lui, c’est une nouvelle étape qui a été franchie en acceptant cette loi.

David Rotem, membre du parti d’extrême-droite Yisraël Beiteinu, interrogé sur l’utilisation de cette loi, potentiellement discriminante envers les arabes israéliens, a répondu : "Pour moi, chaque ville juive a besoin au moins d’un arabe. Qu’est ce que je ferais si mon réfrigérateur tombait en panne un samedi ?"

http://french.pnn.ps/index.php?opti...

publié par Haaretz et en français par Courrier international

http://www.courrierinternational.co...

Note : CL, Afps

 


M. Stéphane Hessel au Centre Culturel français de Gaza

publié le vendredi 29 octobre 2010

Consulat général de France à Jérusalem

 
Ce mercredi 22 octobre, le CCF de Gaza accueillait Stéphane Hessel, diplomate français élevé à la dignité d’ambassadeur, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948, dont il fut un des rédacteurs.

Hessel, un des défenseurs les plus vigoureux des droits de l’homme, notamment des droits de l’enfant, a visité les territoires palestiniens, accompagné d’une délégation de l’association "Voix de l’enfant", dont il fait partie. Il s’est rendu à Gaza mercredi 22 octobre !

Cette journée a débuté par une visite du centre pour enfants du camp de réfugiés de Jabalia, géré par l’association palestinienne "Enfance Jeu et Education", qui travaille en collaboration avec l’association française "Voix de l’enfant". Les enfants lui ont réservé un bel accueil : danse de dabké, lecture de nouvelles et goûter.

Une conférence de presse a ensuite été tenue dans les jardins du CCF de Gaza où une soixantaine de personnes, étudiants, professeurs, personnalités civiles étaient présentes.

La conférence qui portait essentiellement sur la vie et le parcours de Stéphane Hessel (résistant, déporté, rédacteur de la DUDH, Ambassadeur, ardent défenseur des droits de l’homme à l’âge de 90 ans) a éveillé l’intérêt et la curioisté du public, qui a posé beaucoup de questions à notre invité d’honneur. Au cours de sa visite Stéphane Hessel a également rencontré Raji Surani Directeur du centre des droits de l’homme de Gaza et Tarek Abdel Shafi Professeur de droit à l’Université.

Voir les photos sur l’’article source http://www.consulfrance-jerusalem.o...

 


Dexia :

des clients réagissent

contre les liens

avec l’occupation de la Palestine

Publié le 29-10-2010


En Belgique, un nombre croissant de clients de la banque franco-Belge Dexia, qui finance les colonies dans les territoires palestiniens occupés, clôturent leurs comptes, en signe de protestation.

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Mercredi 27 octobre à 16h, des clients de Dexia se rassemblent devant la filiale du bureau principal de Dexia à Bruxelles. Après deux ans d’action pour s’opposer aux liens entre Dexia et les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés, ils veulent mettre fin à leur compte.

- 60 clients de Dexia sont prêts à clôturer leur compte en protestation aux liens que Dexia continue d’entretenir avec les colonies illégales dans les Territoires Occupés palestiniens.
- 18 clients participent à l’action organisée à Bruxelles le 27 octobre et ont d’ores et déjà clôturé leur compte Dexia.
- 10 autres clients ont eux aussi clôturé leur compte.
- 35 autres ont promis de le faire dans le courant de la semaine.

Dexia n’a apporté aucun ajustement fondamental à sa politique en la matière.

a. Entre 2005 et 2007, Dexia Israël a fourni des crédits à 10 colonies illégales à hauteur de 5 millions d’euros. Ces crédits expirent en 2017.

b. En juin 2008, Dexia Israël a accordé un prêt de 8 millions d’euros à la ville de Jérusalem.

c. Entre juin 2008 et décembre 2009, Dexia Israël a géré 18 prêts à destination des colonies illégales, pour un montant total de 17,7 millions d’euros.

d. Dexia Israël joue un rôle central dans le financement par la loterie nationale israélienne "Mif’al Hapais". Ce dernier participe au financement de 43 colonies illégales et c’est via des comptes de la banque Dexia Israël que les fonds sont transférés aux colonies. Ces transactions contredisent l’affirmation selon laquelle Dexia aurait pris des initiative en vue de mettre fin à ses liens avec les colonies illégales.

Plus d’information concernant l’action et des photos par ce lien : http://www.intal.be/fr/fotoreports/des-clients-de-dexia-cloturent-leurs-compte-en-signe-de-protestation

Plus d’info :

Mario Franssen – 0498/54.16.42 – 02/209.23.50 – mario.franssen@intal.be woordvoerder | porte-parole ’Israël koloniseert - Dexia financiert’ | ’Palestine occupée - Dexia impliquée’

A propos de la campagne :

http://www.intal.be/fr/article/chronologie-de-la-campagne-palestine-occupee-dexia-impliquee

CAPJPO-EuroPalestine


 

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L’ONU demande la levée du blocus de CUBA,

sauf deux états voyous

Publié le 29-10-2010


Nouvelle condamnation du blocus économique et financier de Cuba par l’Assemblée Générale des Nations Unies, à l’unanimité... sauf les USA et Israël.

AMBASSADE DE CUBA EN FRANCE

COMMUNIQUE DE PRESSE

"Pour la dix-neuvième année consécutive, le blocus des Etats-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba » a été adoptée ce 26 octobre par la majorité favorable de 187 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (La Micronésie, Les Îles Marshall et Palau).

Depuis 50 ans, le blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au développement du pays. 100 154 000 000 de dollars est la chiffre des dommages économiques directs infligés au peuple cubain par le blocus étasunien, jusqu’à décembre 2009, à prix courants.

Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre notre pays et les Etats-Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui gêne d’une manière significative beaucoup d’autres Etats y compris la France et d’autres pays européens.

Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la communauté internationale et exige donc des Etats-Unis la levée immédiate du blocus."

Paris, le 27 octobre 2010

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Dexia : des clients réagissent contre les liens avec l’occupation de la Palestine
29-10-2010
En Belgique, un nombre croissant de clients de la banque franco-Belge Dexia, qui finance les colonies dans les territoires palestiniens occupés, clôturent leurs comptes, en signe de protestation. (lire...)


L’ONU demande la levée du blocus de CUBA, sauf deux états voyous
29-10-2010
Nouvelle condamnation du blocus économique et financier de Cuba par l'Assemblée Générale des Nations Unies, à l'unanimité... sauf les USA et Israël. (lire...)

 


Oui, Stephane Hessel est bel et bien à Gaza
28-10-2010
N'en déplaise à tous ceux qui s'étouffent de rage en voyant cet homme admirable, de 93 ans, dire ce qu'il pense et faire ce qu'il dit, Stéphane Hessel, qui s'est toujours rangé du côté des opprimés, est aujourd'hui à Gaza. Entré par l'Egypte, il est venu réconforter par sa présence les enfants de Gaza, traumatisés jour et nuit par le bruit incessant des F16 et drones au-dessus de leurs têtes. En donnant une conférence au Centre Culturel français de Gaza ce jeudi, il montre une fois de plus, de manière emblématique, de quel côté sont les victimes. Et aussi que les supporters des crimes israéliens sont des escrocs quand ils prétendent parler au nom de tous les Juifs. (lire...)


Un bateau français compte se joindre à une nouvelle flotille pour Gaza au printemps
28-10-2010

Une flotille de plus de 20 bateaux de nombreux pays se prépare à prendre la mer pour retourner briser le blocus de Gaza vers le mois d'avril. Press TV a interviewé, à l'occasion d'une conférence de presse cette semaine, Claude Léostic et Thomas Sommer, qui annoncent être partie prenante de cette initiative.
(lire...)

La communauté scientifique va-t-elle enfin se débarrasser de Taguieff ?
27-10-2010

La direction du CNRS et celle de Sciences Po, mais aussi plus largement les dizaines de milliers de personnes qui forment ce qu'on appelle la « communauté scientifique », vont-ils manifester un minimum de dignité, et chasser de leurs rangs le provocateur du CRIF nommé Pierre-André Taguieff ?
(lire...)

Alors Guerlain, on travaille moins que "les négres" ?
27-10-2010

La direction de Guerlain a fermé son magasin sur les Champs Elysées samedi dernier, à une heure de grande affluence. Quelle paresse ! Quelle perte de chiffre d'affaires ! Et quel dommage, avec tous ces gens qui étaient venus faire du léche-vitrine (voir les photos) ! Après avoir déclaré au micro de France 2 —devant une journaliste qui n'a pas moufté— qu'il se demandait si "les nègres ont tellement travaillé...", Jean-Paul Guerlain peut désormais prendre le relais de pascal Sevran et de Georges Frêche. La voie est libre.
(lire...)

Boycott : Desmond TUTU, prix Nobel de la paix, appelle la troupe d’Opéra de son pays à ne pas se rendre en Israel
27-10-2010
L'archevêque sud-africain Desmond Tutu a lancé un appel à la troupe d'opéra du CAP, afin qu'elle n'aille pas en tournée en Israel. (lire...)

 


Lettre d'info n° 248 de l'AFPS du 25 au 31 octobre 2010

A la Une

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression. SIGNEZ la PETITION ici !
Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France !Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites …
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15741.html


Action

« Je ne suis pas un héros », rencontre avec Salah Hamouri. Jean Claude Lefort
Le 5 octobre 2010, Jean-Claude Lefort a rendu visite à Salah Hamouri dans la prison de Gilboa. Il nous livre un récit de cette rencontre.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15816.html

Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)

L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens".
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

Victoire de BDS : Véolia vend ses parts du tramway de Jérusalem. AIC
Véolia a signé un accord de principe pour vendre ses parts dans le tramway de Jérusalem à la coopérative de transport israélienne Egged, rapporte The Marker [1] aujourd’hui (15 octobre).
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15795.html

Palestine : 10 jours de solidarité au Canada pour un mouvement BDS toujours grandissant. Michel Lambert
Le mouvement de solidarité avec les Palestiniens franchi un nouveau pas en avant dès le 22 octobre 2010 alors que Montréal accueillera une des plus grandes réunions d’universitaires, de militants-es, de journalistes et de membres communautaires mobilisés-es par la campagne grandissante pour le Boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15837.html

APRÈS ALIMA BOUMEDIENE ET OMAR SLAOUTI… Relaxe pour tous les militants injustement poursuivis ! Pôle Palestine du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
Vendredi 15 octobre, le tribunal de Pontoise a déclaré « irrecevable » la plainte déposée par le soi-disant Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et de la Chambre de commerce franco-israélienne contre la sénatrice Alima Boumediene-Thierry et Omar Slaouti, dirigeant national du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Tous deux ont donc été relaxés !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15797.html

Conférence de l’OCDE sur le tourisme à Jérusalem - lettre de Jean-Claude Lefort à Bernard Kouchner. Jean-Claude Lefort
Nous vous demandons fermement, Monsieur le Ministre, de prendre – à la suite notamment de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Turquie, de l’Irlande, de l’Afrique du Sud – la seule décision qui soit possible, dans ces conditions, pour la France : ne pas envoyer le moindre délégué de quelque niveau ou titre que ce soit à Jérusalem pour cette Conférence inouïe et provocatrice sur le « tourisme » qui traditionnellement se tient dans notre pays.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15820.html

Action BDS à Clermont-Ferrand. AFPS Clermont-Ferrand
Le samedi 2 octobre de 14 à 16h nous étions une vingtaine de militants (AFPS, Verts, PG, PC, Attac, LDH et autres) devant l’hypermarché Auchan Nord de Clermont-Ferrand.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15804.html

Lancement d’une action BDS à Beauvais. AFPS Beauvais

Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15805.html

l’AFPS Nord-Pas de Calais mobilisée contre la répression et contre l’impunité israélienne. AFPS Lille 59/62
L’AFPS Nord-Pas de Calais poursuit sa mobilisation contre la répression qui menace ou frappe plusieurs militants dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15806.html

Culture

L’élan du cinéma libanais … Association Aflam-diffusion des cinémas arabes
Du 19 octobre au 20 novembre, l’association Aflam-diffusion des cinémas arabes, présente à Marseille et dans plusieurs villes de la Région PACA (Forcalquier, La Garde, La Valette et Salon de Provence), un panorama du cinéma libanais contemporain avec une quarantaine de films.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15664.html

Les traits et les couleurs pour témoigner du présent. Fayçal Métaoui
Les caricaturistes et les auteurs de BD réclament la liberté de tout dire sur le conflit du Moyen-Orient.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15790.html

Lecture publique : "Là-bas, de Bruno Deslot". Maison de la poésie
Un combat voué à l’échec ou un cri d’espoir retentissant depuis là-bas ? Echouée sur la terre battue, Flora s’abandonne sur un sol à l’histoire plusieurs fois millénaire pour satisfaire aux exigences de son compagnon mêlé à de sombres tractations. Son corps ne lui appartient plus, tout comme cette terre colonisée pour des raisons qui lui échappent mais dont elle est la première victime. Là-bas, ce n’est peut-être pas si loin !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15732.html

« Sarkozy au Proche-Orient ». Entretiens avec Farouk Mardam Bey
F. Mardam Bay publie chez Actes Sud (Editions : Sindbad et l’Institut des Etudes Palestiniennes) un ensemble d’articles consacrés à la politique française au Proche-Orient
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15791.html

Actualité

“Il faut obtenir la levée du blocus de Gaza”. Entretien avec Véronique de Keyser
Jeudi 21 octobre, la députée européenne belge Véronique de Keyser tiendra une conférence au Luxembourg afin de parler des responsabilités de l’Union européenne (Parlement, Commission, Conseil) et des Etats membres dans le conflit israélo-palestinien. Au préalable, l’eurodéputée socialiste a accordé une interview au Tageblatt.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15840.html

Les ravages de la colonisation israélienne. Mohammed Larbi
Blocus de Gaza, colonisation, notamment à Jérusalem-Est, appropriation de l’eau, le rapport de Richard Falk (et la conférence de presse, ci-dessous en note) met en évidence la responsabilité israélienne dans l’"impossibilité politique".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15835.html

Pourquoi Gaza fonctionne mieux que Ramallah. Menahem Klein
Contrairement aux idées reçues, le Hamas gère mieux son territoire que l’Autorité palestinienne le sien. Mais aucun des deux n’est prêt pour devenir un Etat indépendant.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15832.html

Etouffés par les colonies. Mustafa Barghouthi
"Nous avons atteint, et probablement dépassé, le seuil critique où toute colonie supplémentaire signe l’arrêt de mort de la solution à deux Etats. La seule manière de sauver la solution à deux Etats est que les Palestiniens déclarent leur Etat indépendant sur les territoires occupés par Israël en 1967, y compris Jérusalem-Est".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15830.html

La colonisation sans effet sur l’aide des Etats-Unis à Israël. L’Express et Afp
La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie n’a pas d’impact sur les garanties de prêts que les Etats-Unis accordent à l’Etat juif, dont le Trésor américain vient d’annoncer l’augmentation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15826.html

Associated Press publie un rapport alarmant sur le nombre de constructions dans les colonies. PNN
L’agence américaine Associated Press a révélé hier (20 octobre) que 544 bâtiments avaient commencé à être construits dans les colonies de Cisjordanie en seulement trois semaines
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15821.html

Georges Corm : « Avec la Cisjordanie, l’Amérique revit sa propre conquête ». Pierre Puchot, Médiapart
Ancien ministre libanais des finances (1998-2000), Georges Corm publie le 28 octobre une critique acerbe de ce qu’il décrit comme étant le « Nouveau Gouvernement du monde » (éditions La Découverte), dont vous pouvez lire un extrait sous l’onglet Prolonger. L’occasion d’aborder avec l’auteur de l’une des plus brillantes synthèses sur le conflit israélo-palestinien – Le Proche-Orient éclaté –, les récentes mutations du conflit israélo-libanais, de revenir sur la visite de Mahmoud Ahmadinejad à Beyrouth, et de tirer un premier bilan de l’action de la diplomatie américaine depuis l’élection de Barack Obama. Entretien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15836.html

Quand des évêques montrent la voie à Mahmoud Abbas. Kharroubi Habib
La convergence de prise de position entre le synode pour le Moyen-Orient et les représentants du peuple palestinien n’a pas été au goût des autorités israéliennes
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15841.html

Le synode du Moyen-Orient s’achève sur une critique d’Israël. Philip Pullella, Reuters
Israël n’a pas le droit d’invoquer le concept biblique de Terre promise ou de peuple élu pour justifier la colonisation à Jérusalem ou revendiquer des territoires, ont fait valoir samedi les évêques catholiques du Moyen-Orient.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15834.html

Israël légifère contre les ONG. Damien Roustel
Louis Frankenthaler, le représentant de l’association israélienne Pcati dénonce trois projets de loi qui visent à restreindre les activités des défenseurs des droits de l’homme.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15831.html

Oxfam demande la levée des entraves à la production d’olives. Irin
Le premier jour de la récolte d’olives en Palestine a officiellement débuté le 15 octobre, et Rani Ali et sa famille – comme des centaines d’autres – étaient au milieu de leurs oliviers, commençant à ramasser ce qui semblait être une bonne récolte.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15829.html

Les "Sages" contre les actions d’Israël à Jérusalem-Est. AFP
Des personnalités internationales de renom (Jimmy Carter, Mary Robinson, Ela Bhatt, Lakdhar Brahimi), en visite au Proche-Orient, dénoncent les destructions de maisons palestiniennes et la situation des Palestiniens d’Israël et appellent au dialogue avec le Hamas.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15822.html

Israël : vers une situation d’apartheid. Denis Sieffert

Reprise de la colonisation, affirmation du caractère juif de l’État, le gouvernement israélien cède sur toute la ligne aux plus extrémistes.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15815.html

Le risque de la paix au Proche-Orient, c’est que personne n’y croit. Laurent Zecchini
M. Obama peut .. continuer à faire figurer dans son bilan l’illusion que les Etats-Unis ont remis le processus de paix sur les rails.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15814.html

C’est l’heure de s’en prendre une nouvelle fois aux Arabes. Gideon Levy
La droite ne peut pas nous conduire n’importe où, mais en attendant, les ordures qu’elle répand s’accumulent de plus en plus haut.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15801.html

Henning Mankell persiste et signe. Alain Gresh
Sortie du dernier livre de Henning Mankell, écrivain engagé, comme l’a montré sa participation à la flottille pour Gaza
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15825.html


Témoignage/Opinion

En Cisjordanie, comme chaque année, les colons perturbent la récolte des olives. Karim Lebhour
Les cultivateurs palestiniens, découragés par les violences des colons et l’obligation d’obtenir d’Israël un permis pour accéder à leurs propres oliveraies, finissent par abandonner une partie des oliviers.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15817.html

Silwan, quartier palestinien à Jérusalem-Est, modèle réduit de l’intifada. L’Orient le Jour et AFP
La situation s’est dégradée depuis que la municipalité israélienne de Jérusalem a dévoilé, en mars dernier, un projet d’un parc biblique dans la partie palestinienne de la Vieille Ville.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15833.html

Les eaux usées des colons israéliens inondent les terres de Beit Ommar. PSP
L’occupation israélienne et ses violences aux personnes et à la terre prennent des formes multiples, du vol des ressources aux destructions de vergers en passant par la hideur des colonies qui défigurent la Cisjordanie et à la pollution délibérée de la terre palestinienne
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15803.html

Colonisation : l’interminable statu quo. Maxime Perez
En attendant qu’un nouveau compromis sur la colonisation soit trouvé, la situation sur le terrain est diversement appréciée par les différents protagonistes. Reportage.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15828.html

Plus de 10 000 manifestants à Tel-Aviv à l’appel des communistes et des pacifistes pour protester contre le « serment d’allégeance » et les « lois racistes ». Solidarité internationale-PCF
Samedi 16 octobre, plus de 10 000 manifestants se sont réunis parc Gan Meir à Tel-Aviv pour protester contre le projet de loi sur le « serment d’allégeance », qui a été adopté dimanche par le gouvernement droitier Israélien. Les manifestants ont également exprimé leur opposition à la montée du fascisme en Israël, ainsi qu’aux tentatives de justifier les appels de plus en plus fréquents au transfert des citoyens Arabo-Palestiniens hors d’Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15800.html

Le veto du Hamas. Mkhaimar Abusada
OPINION : La stratégie du Hamas -conscient que ses attaques ont poussé Israël à faire de la question de la sécurité un élément-clé de tout accord - est de pointer du doigt la faiblesse de l’Autorité palestinienne et de démontrer aux États-Unis que le Hamas est un élément central de la réalité politique de la région
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15819.html

La conception ethniciste et discriminatoire de MM. Kouchner et Moratinos. JP Roche
OPINION : Quand deux ministres de l’UE s’alignent sur la position raciste de l’"Etat juif".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15794.html


Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html


Ecritoire en soutien à Salah Hamouri. AFPS 04
Durant les « CORRESPONDANCES DE MANOSQUE » du 22 au 26 septembre nous avons tenu un écritoire en soutien à SALAH
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15849.html

10 heures pour la Palestine, en images. AFPS 44
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15846.html

Stand Palestine congrès ANECR Nantes. AFPS 44
Nous avons assuré une présence pendant ces 3 jours de congrés de l’ANECR. Contacts intéressants mais aussi beaucoup de congressistes qui ne s’arrêtent pas ou qui sont allez sur le stand AJPF plus connu d’élus communistes (avec les jumelages notamment). Relations très cordiales et échanges avec les stand AJPF, bon pour l’avenir, en revanche peu d’intérêt et de questions sur BDS alors que nous avions une affiche et le 4 pages en évidence : il y a du travail à faire !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15847.html

Distribution de bourses aux étudiants de l’université Al-Aqsa. AFPS Ardèche-Drôme

Le lundi 11 octobre 2010, dans les locaux de l’Université Al-Aqsa de Gaza, s’est déroulée une cérémonie au cours de laquelle des bourses permettant à 31 étudiants de payer leurs frais d’inscription dans différentes spécialités leur furent allouées.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15769.html

Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda



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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 574 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 952 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 174 parrains d'enfants palestiniens et à 310 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.



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Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
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mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org

 


Retraites : appel à la solidarité avec les grévistes
27-10-2010
Appel à la solidarité financière avec les cheminots de Paris-Est, en grève depuis le 12 octobre, contre la réforme des retraites. (lire...)


Rassemblement à Paris ce vendredi, à la mémoire de Mehdi BEN BARKA
27-10-2010

L'Institut Mehdi Ben Barka, Mémoire Vivante et le SNES-FSU appellent à commémorer le 45ème anniversaire de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka par les services secrets français et marocains, en plein Paris
(lire...)

Fête de la science au CFC de Gaza
27-10-2010

Le Centre Culturel Français de Gaza, dirigé par Jean Mathiot, poursuit ses activités malgré le blocus. Il annonce ainsi l'ouverture de la Fête de la Science, ce jeudi 28 octobre, au CCF, en présence de Stéphane Hessel et Martine Brousse, avec la participation du Pr. Suleiman Baraka, astrophysicien réputé, dont le jeune fils Ibrahim, 11 ans, a été tué par l'armée israélienne au cours l'"opération plomb durci".
(lire...)

Avi Dichter, politicien et criminel de guerre israélien, renonce à se rendre en Espagne de crainte d’être arrêté
26-10-2010

Avi Dichter, député du parti Kadima et ancien chef des services secrets israéliens (Shin Bet), a renoncé à assister à un sommet international sur la paix en Espagne, en apprenant que le gouvernement espagnol ne pouvait lui garantir une immunité le protégeant d'une arrestation ou d'une présentation devant la justice espagnole.
(lire...)

Netanyahou félicite les tueurs des 9 passagers turcs de la Flotille pour Gaza
26-10-2010

Il s'est déplacé exprès pour narguer tous ceux qui avaient condamné l'action terroriste des escadrons de la mort israéliens dans les eaux internationales. Et pourquoi se gênerait-il, puisque nos dirigeants lui cirent les bottes en permanence ? Vous reprendrez bien un peu de drones franco-israéliens ? Ou bien une petite esplanade Ben Gourion ? A moins que vous préfèriez un coup de main pour vos festivités à Tel Aviv, avec l'argent des contribuables français ?
(lire...)

Match BASKANIA-MACABI avec drapeau palestinien (VIDEO)
26-10-2010

Quelques brèves images mouvementées d'un drapeau palestinien s'invitant sur le terrain de basket pendant un match au Pays Basque, où l'équipe espagnole Baskonia rencontrait la semaine dernière le Macabi israélien. Tandis qu'une militante descend dans l'arène, une partie du public scande "PALESTINA ASKATU" (Palestine Libre).
(lire...)

Boubakeur, tu nous écoeures... mais t’es pas le seul !
26-10-2010

Quel grand Homme, quel élu formidable, quelle générosité ! On a eu droit aux hommages les plus indécents, de la gauche (Martine Aubry y allant de son couplet obscène) à la droite, à l'annonce du décès du raciste décomplexé Georges Frêche. C'est cette absence de complexe dans la bassesse qui doit susciter l'admiration de tous ces politiciens, qui polissent souvent davantage leur discours, mais n'en pensent pas moins ? En tout cas Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, ne pouvait rater cette occasion de se taire, comme le fait remarquer le Collectif Contre l'Islamophobie en France (CCIF).
(lire...)

Attention : le racisme est là, et le fascisme à deux pas....
26-10-2010

Les récits de violences policières à l'occasion des manifestations lycéennes et étudiantes ne sont pas anodines. Nous revenons sur des témoignages montrant à quel point ces violences sont préméditées, élaborées, sadiques et racistes. Oui, les tris qui sont faits, les fouilles et photos, rappellent le temps les rafles. (N'en déplaise au président du bureau de développement de l'antisémitisme en France). Nos dirigeants et l'appareil d'Etat à leur service, filent un très mauvais coton, dans leur fuite en avant pour éviter d'avoir à rendre des comptes. Il est vital de ne pas laisser fragmenter nos luttes, de ne pas laisser isoler les plus vulnérables. Chacun doit comprendre, qu'au bout du compte, quand ils s'attaquent aux grévistes ou aux jeunes "en survêtement", c'est le même objectif qui est poursuivi : mater tous ceux, et ils sont bien plus nombreux, auxquels se système n'a aucune perspective à offrir.
(lire...)

Appel de rabbins israéliens à ne pas louer des appartements à des non-Juifs
25-10-2010
Dix-huit rabbins ayant pignon sur rue en Israël ont lancé un appel aux Juifs israéliens pour leur demander de ne pas louer d'appartements à des Arabes, rapporte le quotidien Haaretz. (lire...)

 


Le Vatican accuse Israël d’avoir détourné des écrits de la Bible
25-10-2010
Le Pape Benoit XVI reproche à l'Etat d'israël de détourner des écrits bibliques pour justifier les injustices faites aux Palestiniens. (lire...)


Répression policière à Lyon : des policiers déguisés en syndicalistes
25-10-2010

Non seulement la répression policière a été digne d'un Etat fasciste lors de manifestations place Bellecour à Lyon, la semaine dernière (la police bloquant toutes les issues pour mieux tabasser et gazer indifféremment toutes les personnes qui s'y trouvaient), mais on apprend que des policiers ont été pris en flagrant délit de divers déguisements...
(lire...)

Ambiance hier soir à Roubaix avec Kaddour et les Saltimbanks
24-10-2010
La Palestine a été à l'honneur hier soir à l'occasion du concert de HK & les Saltimbanks, qui se revendiquent citoyens du monde reniant toute idée de frontières, qu'elles soient physiques ou musicales ! (lire...)

 


Poster ici le 24 Oct 2010


[afps-infos] Conférence de l’OCDE sur le tourisme à Jérusalem -
lettre de Jean-Claude Lefort à Bernard Kouchner
...







 



Paris, le 18 octobre 2010


M. Bernard Kouchner
Ministre des Affaires étrangères
37, quai d’Orsay
75007 paris


Monsieur le Ministre,

Une conférence de l’OCDE sur le tourisme est organisée par les autorités israéliennes à Jérusalem du 20 au 22 octobre prochain.

L’organisation par Israël de cette réunion viole de manière flagrante le statut défini pour Jérusalem, capitale des deux Etats, par les instances internationales. Elle a en outre lieu à un moment où la colonisation illégale de Jérusalem-Est connaît une accélération dramatique, condamnée ou réprouvée, qui conduit à une situation maintenant explosive.

Nous vous demandons fermement, Monsieur le Ministre, de prendre – à la suite notamment de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Turquie, de l’Irlande, de l’Afrique du Sud – la seule décision qui soit possible, dans ces conditions, pour la France : ne pas envoyer le moindre délégué de quelque niveau ou titre que ce soit à Jérusalem pour cette Conférence inouïe et provocatrice sur le « tourisme » qui traditionnellement se tient dans notre pays.

Il est vrai que le 10 mai 2010, les 31 membres de l’OCDE décidaient d’inviter l’Etat d’Israël à rejoindre l’organisation, au mépris des termes de la Convention de cette institution, mépris que nous avions souligné en son temps. Israël ne remplissait pas, en effet, les conditions requises pour son admission, à la fois du point de vue économique et technique comme du point de vue du respect des droits de l’homme et de son refus de la paix.

Qui plus est, l’OCDE l’acceptait sur la base de statistiques intégrant comme israélienne la production des colons des territoires occupés de Palestine et ainsi que celle du plateau du Golan syrien annexé. Cette acceptation a été inévitablement comprise par Tel-Aviv comme une reconnaissance implicite de sa politique de colonisation à marche forcée et Benjamin Netanyahou s’empressait de déclarer que cette entrée au sein de l’OCDE constituait une « victoire stratégique » pour son gouvernement.

La France ne peut ignorer que ces éléments allaient être et sont considérées par Tel-Aviv comme autant de preuves qu’il lui est possible de poursuivre hors toute impunité de nouvelles violations du droit international et des droits de l’homme en territoires palestiniens occupés et au Golan annexé.

Depuis des années, Jérusalem-Est est l’objet d’une politique systématique de nettoyage ethnique ouvertement assumée. Depuis plusieurs mois, elle a atteint un niveau tel que la ville est au bord de l’explosion. Israël, vous ne l’ignorez pas, pratique vis-à-vis des Jérusalémites palestiniens une campagne de terreur et d’expulsion au bénéfice de colons extrémistes. Cette politique de judaïsation de la ville est destinée à rendre irréversible sur le terrain la décision israélienne, condamnée par les instances internationales, d’annexer illégalement Jérusalem Est, et de faire reconnaître cette ville comme capitale « réunifiée et éternelle » d’Israël. La colonisation de Jérusalem-Est n'a jamais cessé pendant le moratoire, très limité, et de nouveaux projets y ont été lancés le 15 octobre.

Le tourisme est l’un des atouts privilégiés dans la mise en place de cette politique illégale. Les lieux touristiques se trouvent essentiellement dans les territoires occupés, et en priorité à Jérusalem-Est. Les colons les utilisent comme couverture pour investir Jérusalem-Est et empêcher toute possibilité d’en faire la capitale d’un futur état palestinien.

C’est à ce point que le ministre israélien du tourisme, Monsieur Stas Misezhnikov a déclaré le 5 octobre dernier que le choix de Jérusalem pour la tenue de la conférence constituait « une déclaration d’intention et un sceau d’approbation vis-à-vis du fait que nous avons un Etat dont la capitale reconnue est Jérusalem ». A l’inverse l’Autorité palestinienne s’en émeut fort légitimement alors que les négociations « directes » sont dans l’impasse du fait de l’obstination colonisatrice israélienne totalement illégale.

La participation de la France à une conférence sur le tourisme à Jérusalem dans de pareilles conditions, qui serait considérée comme un encouragement de plus, est absolument impensable, ne serait-ce même au niveau technique d’un simple fonctionnaire.

Dans l’attente d’une ferme décision conforme au droit et à la paix,

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes salutations distinguées.


Jean-Claude Lefort

Président de l’AFPS

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Ghozlan le colon s’en prend maintenant aux syndicalistes
23-10-2010
Sammy Ghozlan, le colon israélien qui répand sa haine sur des sites dédiés aux colons de Cisjordanie, s'en prend maintenant à des syndicalistes. Non seulement ce raciste illettré voudrait faire du mot "rafle", sa propriété exclusive, mais en plus il se permet de parler au nom de tous "les juifs", en les opposant aux grévistes, et en affirmant de manière proprement scandaleuse " Les juifs ne bloquaient rien ni personne"...."Les juifs n'entravaient aucune liberté publique collective ou individuelle"... "Le Bureau du développement de l'Antisémitisme en France" serait un meilleur intitulé pour l'officine animée par ce sinistre individu, qui ferait bien d'ouvrir un livre de temps en temps, pour apprendre que "les Juifs" ont participé à de nombreuses luttes ouvrières et révolutionnaires, et ne se sont pas gênés pour entraver la liberté d'exploiter des hommes et des femmes de tous pays. (lire...)


Vatican : le synode Moyen-Orient demande à l’ONU de mettre fin à l’occupation israélienne
23-10-2010

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient réuni au Vatican en présence du pape a demandé samedi à la communauté internationale, en particulier à l'ONU, de mettre fin à l'occupation israélienne "de différents territoires arabes" en faisant appliquer les résolutions de l'ONU, rapporte Le Parisien.
(lire...)

Les soldats israéliens reçus comme il se doit à l’université de Michigan
22-10-2010

Ci-dessous une vidéo qui a déjà fait le tour des Etats-Unis en moins de 48 H. On y voit toute une classe d'étudiants se lever et quitter la salle avec affichés sur eux, le nom et l'âge des victimes palestiniennes de leur âge, réduites au silence à tout jamais par l'armée israélienne. Des soldats israéliens étaient venus leur parler de leur dur métier... "Je préfèrerais aller surfer", explique l'un d'eux, qui parle bientôt dans le vide.
(lire...)

Ecoles palestiniennes incendiées, tombes vandalisées : les colons israéliens sèment la terreur en toute impunité
22-10-2010

Dans toutes la Cisjordanie, les colons israéliens ont lancé une campagne de terreur pour "se venger" des demandes palestiniennes faites au gouvernement israélien en vue de "geler" la construction de colonies.
(lire...)

BDS : Sakina se pourvoit en cassation après le jugement inique de la cour d’appel de Bordeaux - ENGLISH TRANSLATION BELOW
22-10-2010

Sans surprise, le tribunal de Bordeaux a confirmé ce vendredi en appel la condamnation scandaleuse de Sakina Arnaud en première instance, à payer 1000 euros d'amende pour avoir collé un autocollant "Boycott Israel Apartheid" sur une bouteille de jus d'orange dans le magasin Carrefour de Mérignac.
(lire...)

Victoire pour Viva Palestina dans Gaza !
22-10-2010

Les 147 véhicules et les 342 militants sont entrés dans Gaza hier soir après un mois de voyage !
(lire...)

BDS : une municipalité espagnole bannit l’eau israélienne "Eden Spring"
21-10-2010

Nouvelle victoire du Boycott contre Israël : une municipalité espagnole, de la province de Valladolid, vient d'interdire l'eau israélienne en bouteilles "Eden Springs Lts" de tous les bâtiments municipaux.
(lire...)

Un rapport prouve que toutes les banques israéliennes sont impliquées dans l’occupation
21-10-2010

La Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix vient de publier un rapport dévoilant l'aide financière accordée par les banques israéliennes aux colonies, en toute illégalité, ainsi que l'implication directe de banques israéliennes dans le contrôle exercé sur le marché financier palestinien.
(lire...)

Convoi Viva Palestina sur le point d’entrer dans Gaza
21-10-2010

Viva palestina 5 a finalement quitté la Syrie. Les 147 véhicules remplis d'aide médicale, d'équipement scolaire, et d'essence pour un montant de 5 millions de dollars ont embarqué pour El Arish, mais seuls 30 des volontaires humanitaires ont été autorisés à monter à bord du bateau par le gouvernement égyptien.
(lire...)

Belgique : Cabale sioniste et menaces de mort contre l’universitaire Souhail Chichah
20-10-2010

Pour l'expression de critiques légitimes envers l'Etat d'Israël, l'universitaire belge Souhail Chichah subit un véritable harcèlement : menaces de sanctions professionnelles, menaces de mort, tentative d'agression au couteau et convocation policière suite à une plainte pour « incitation à la haine raciale ». Nous vous invitons à signer la pétition ci-dessous après avoir pris connaissance des faits.
(lire...)

Racisme : Guerlain sent mauvais
20-10-2010

Le Parti des Indigènes de la République (PIR) informe de l'organisation d'une manifestation devant le siège de la société Guerlain, fabricant de parfums filiale du groupe de luxe LVMH, samedi 23 octobre, à 14 heures, 68 avenue des Champs-Elysées à Paris. Il y a de quoi. Le PIR reproduit ainsi sur son site un billet de la journaliste de France-Inter Audrey Pulvar, après une tirade raciste, impunie à ce jour, proférée en direct sur France2 par le parfumeur Jean-Paul Guerlain.
(lire...)

L’incitation à la haine : à géométrie variable pour le gouvernement et ses acolytes
20-10-2010

On n'a vu ni Ghozlan, ni Goldnadel, ni la LICRA (qui s'est constituée partie civile à Mulhouse), ni Alliot-Marie demanderau parquet d'engager des poursuites contre Pierre-André Taguieff, qui se répand en incitation à la haine et provocation à la violence sur internet. Pourquoi ?
(lire...)

Se rendre en Palestine : Appel Palestinien
20-10-2010

Quinze organisations représentant la société civile palestinienne lancent un appel à "tous les gens de conscience" dans le monde à venir les rejoindre à l'occasion de Noël, pour contribuer à la reconnaissance des valeurs de justice et de droit international.
(lire...)

Article du Parisien sur le procès de Pontoise
20-10-2010

Un article très correct, qui montre que la mobilisation permet également de faire sortir bon nombre de medias de leur mutisme, puisque France Inter, France Info, France Culture (entre autres) ont également été amenés à aborder (souvent pour la première fois) la question de la campagne BDS, suite au procès d'Alima Boumediene-Thiery et d'Omar Slaouti.
(lire...)

BDS : Descente de la police néerlandaise dans une société qui participe à la construction du mur israélien
19-10-2010

La police néerlandaise vient de faire une descente dans les bureaux de la firme Riwal, qui loue à Israël des grues pour la construction du Mur de l'annexion, reconnu illégal par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant que le gouvernement français encourage la colonisation et poursuit en justice ceux qui demandent des sanctions contre l'occupant israélien, cela commence à sévir contre les collabos dans d'autres pays...
(lire...)

Non au déchargement d’un bateau Carmel dans le port de Sète !
19-10-2010

Au moment où les travailleurs des ports de Marseille et Fos sont en grève contre la réforme des retraites et pour la défense de leur statut, Agrexco/GF. Group et le Conseil Régional Languedoc Roussillon (propriétaire du port de Sète) tentent de briser leur grève en organisant le débarquement des marchandises de l'entreprise coloniale israélienne Agrexco/Carmel sur le port de Sète.
(lire...)

Viva Palestina : 18 volontaires refusés par l’Egypte. L’attente se poursuit en Syrie
19-10-2010

L'attente se poursuit dans le port de Lattaquié pour la convoi Viva Palestina et ses 170 véhicules transportant de l'aide médicale pour Gaza. Moubarak a dressé une liste de 18 passagers représentant soi-disant un "risque pour la sécurité".
(lire...)

Nouvelle victoire du BDS : les 9 inculpés espagnols viennent d’être ralaxés !
18-10-2010

Nous nous réjouissons de l'excellente nouvelle que nous apprennent à l'instant nos amis espagnols qui passaient en procès ce matin à Madrid pour avoir participé à une action de boycott d'Israël : ils ont été relaxés, le jugement reconnaissant que leur action entrait dans le cadre de la liberté d'expression.
(lire...)

Clowns interdits d’entrer dans Gaza
18-10-2010

Faire rire les enfants de Gaza : un risque terrible pour la sécurité d'Israël, c'est évident. Le Centre Culturel Français de Gaza a dû annuler un spectacle de clown programmé ce lundi. L'histoire retiendra que les Sarkozy, Alliot-Marie et autre Delanoë, qui rampent devant l'extrême-droite israélienne, cautionnent cette forfaiture.
(lire...)

En librairie : "Un enfant est mort" de Charles Enderlin
18-10-2010
L'affaire est absurde, et donne la nausée. Mais Charles Enderlin, correspondant depuis près de trente ans de la chaîne France 2 à Jérusalem n'avait pas beaucoup d'autre choix que de prendre la plume pour raconter, en détail, la chasse aux sorcières dont il est la victime depuis maintenant dix ans de la part du lobby israélien, en France et à l'international. (lire...)

 


Ce jeudi soir à la librairie Résistances : Ghislain Poissonier témoigne
18-10-2010
Ghislain Poissonnier, magistrat et délégué du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), témoignera jeudi à la Librairie résistances sur son année passée en Cisjordanie, à l'occasion de la sortie de son livre "LES CHEMINS D'HÉBRON". (lire...)


BDS : le grand réalisateur Mike Leigh refuse de se rendre en Israël
18-10-2010

Invité à se rendre à Jérusalem en novembre, le célèbre metteur en scène britannique a fait savoir que cela n'était pas concevable, en raison des lois racistes votées par le parlement israélien, et exigeant de tous les citoyens non juifs qu'ils prêtent allégeance à l'"Etat juif et démocratique".
(lire...)

Bourg en Bresse : Delanoë pris à partie pour son apologie de l’occupation israélienne (Vidéo)
18-10-2010

Ils lui ont gâché la soirée, comme le rapporte l'article du journal Le Progrès ci-dessous. Et il l'a bien cherché, l'hypocrite, qui prétend défendre aussi bien l'occupant que l'occupé ! Voir la viédo.
(lire...)

Shimon Peres obligé d’annuler sa visite au Maroc : le roi refuse de le recevoir
18-10-2010

Mohammed VI vient de faire savoir à Peres qu'il ne pouvait pas le rencontrer lors de sa prochaine visite au Maroc, ce qui a amené ce dernier à annuler sa visite dans ce pays.
(lire...)

Procès BDS à Madrid : 117 comparants volontaires ! Nos amis espagnols nous montrent la voie
17-10-2010

A l'occasion d'un procès BDS qui doit s'ouvrir demain à Madrid, ce ne sont pas 9 inculpés que devront juger les magistrats espagnols, mais 117 de plus, qui en tant que comparants volontaires ont demandé à être co-inculpés ! Bravo pour cette mise en oeuvre effective du "Moi aussi, je boycotte !", qui représente la manière la plus éclatante de dire NON à l'intimidation.
(lire...)

Procès Boycott au tribunal de Pontoise : nouvelle vidéo
17-10-2010

Plusieurs minutes de bonheur pour tous ceux qui ont fait le déplacement ou qui ont contribué à cette mobilisation exemplaire. Merci à Mustapha pour ce beau document !
(lire...)

Il y a 49 ans jour pour jour, combien d’Algériens tués par la police française ?
17-10-2010

C'était le 17 octobre 1961, et 49 ans plus tard, toute la lumière est loin d'avoir été faite sur le massacre d'Algériens qui manifestaient pacifiquement dans les rues de Paris pour réclamer la levée d'un couvre-feu raciste qui s'appliquaient aux seuls "Français musulmans" de la capitale.
(lire...)

Flotille : neuf passagers français attaquent Nétanyahou devant la CPI
17-10-2010

Neuf militants turcs avaient été tués dans des heurts avec les commandos de la marine israélienne lors de l'abordage du navire amiral de la flottille. Neuf passagers français de la flottille arraisonnée par Israël au large de Gaza le 31 mai ont déposé une "dénonciation" pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a annoncé mercredi 13 octobre leur avocate.
(lire...)

Les vertus des "médias alternatifs"... Une vidéo qui circule bien
17-10-2010

Un rêve fou ? Non une perspective tout à fait réaliste, à partir du moment où les gens se rendent compte que des profiteurs, des parasites, des manipulateurs, nous mènent en bateau et que l'on peut se passer d'eux, s'organiser et se gouverner nous-mêmes, au lieu de se laisser "représenter" par des corrompus. Merci à ceux qui nous rappellent ces quelques vérités avec talent et humour.
(lire...)

Action de boycott d’Aroma café au Canada (Vidéo)
16-10-2010

A Toronto, les actions BDS se développent. A voir ci-dessous comment nos camarades de "Independent Jewish Voices" s'organisent pour le boycott de Aroma Expresso Café. Aroma est une chaîne de cafés israélienne, dont l'un des emplacements se trouve à Maale Adunim, la plus grosse colonie installée illégalement en Cisjordanie, c'est à dire en territoire Palestinien occupé.
(lire...)

Le Convoi VIVA PALESTINA espère entrer dans Gaza demain samedi ou dimanche.
15-10-2010

La nuit dernière les autorités égyptiennes ont finalement annoncé qu'elles permettraient aux bateaux d'amarrer, aux véhicules de débarquer et le passage par le Terminal de contrôle de Rafah et l'entrée à Gaza.
(lire...)

VIDEO : Procès BDS : victoire pour Alima et Omar‬
15-10-2010

Les parties civiles et le ministère public, qui attaquèrent Alima Boumedienne (sénatrice des Verts) et Omar Slaouti (NPA, nouveau parti anticapitaliste) pour leur participation à des actions BDS ont été déboutés jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise, région parisienne.
(lire...)

Israël lance un appel d’offres pour la construction de logements à Jérusalem-Est
15-10-2010

(lire...)

Procès gagné : Messages de félicitations et de joie de l’étranger
15-10-2010
Nous recevons depuis hier soir des messages de nos amis de tous les pays, qui se réjouissent de cette victoire à laquelle ils ont largement contribué, par leur mobilisation. Ci-dessous la photo de nos amis écossais, devant le consulat de France à Edimbourg, hier, à l'heure même où nous étions rassemblés devant le tribunal de Pontoise. On ne lâche rien ! (lire...)

 


Procès Alima Boumediene-Thiery et Omar Slaouti :

les sionistes renvoyés chez eux !

Publié le 14-10-2010


Les parties civiles et le ministère public qui attaquaient la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et Omar Slaouti (NPA) pour leur participation à une actin de boycott des produits israéliens dans le magasin Carrefour de Montigny ont été déboutées ce jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise.

Après que Me Antoine Comte, avocat de la défense eut fait valoir les nombreuses irrégularités commises par les plaignants dans cette affaire, les juges n’ont même pas estimé nécessaire d’entendre développer les autres arguments sur le fond.

Courageux, mais pas téméraires, ni le colon israélien Sammy Ghozlan, ni son acolyte du CRIF William Goldnadel (également israélien), ne se sont montrés au procès. Ils sont restés chez eux.

En revanche, les militants se sont massivement déplacés pour soutenir Alima et Omar et pour réaffirmer leur détermination à poursuivre et amplifier la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël. Ils sont venus par centaines malgré les grèves des transports. Ils sont venus de différents coins de France et même de Belgique. Nous sommes, pour beaucoup, allés en cortège de la gare Pontoise jusqu’au tribunal, où les prises de paroles et les slogans ont scandé la totalité de l’après-midi, jusqu’à l’annonce de cette victoire peu avant 18 H.

Un immense merci à tous ceux qui, depuis des mois, se mobilisent pour le droit et la justice. Le combat n’est pas terminé. Nous aurons le résultat du procès de Sakina à Bordeaux le 22 octobre, et nous serons présents à Mulhouse, le 29 novembre prochain pour le prochain procès BDS. Et surtout, nous avons pris l’engagement devant le tribunal de Pontoise de poursuivre et d’amplifier la campagne BDS, pour dénoncer incessamment la présence, dans tous les magasins, de produits des criminels de guerre israéliens.

Mais une manche importante vient d’être gagnée : ne boudons pas notre plaisir !

Sakina Arnaud et Farida Trichine (inculpées à Bordeaux et à Mulhouse

Le sénateur algérien Mostefa Boudina qui est venu d’Algérie en solidarité avec sa consoeur

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Le mystère des frontières d’Israël

publié le jeudi 14 octobre 2010

Mohammed Larbi

 
Les frontières d’Israël demeurent un mystère tant elles sont régulièrement repoussées avec l’annexion de nouveaux territoires

Même s’ils ont déjà proposé pas moins de six alternatives pour sortir le processus de paix de l’impasse, les Palestiniens étaient toujours invités par les Etats-Unis à formuler des contre-propositions au lendemain de l’offre, et quelle offre devrait-on dire, puisqu’elle a suscité une vague de réprobation même dans les rangs de la majorité du Premier ministre israélien.

Ainsi, ont-ils appelé hier l’Administration américaine et Israël à définir les frontières d’Israël, une question d’une extrême pertinence, car, pour dire vrai, les frontières d’Israël demeurent un mystère tant elles sont régulièrement repoussées avec l’annexion de nouveaux territoires, comme le constatent les Palestiniens invités à négocier des miettes de territoires, sans rapport avec leurs droits nationaux. « Nous demandons officiellement à l’Administration américaine et au gouvernement israélien de fournir une carte de l’Etat d’Israël qu’il veut que nous reconnaissions », a déclaré Yasser Abed Rabbo, un des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui conduit les négociations de paix avec Israël.

Avec la certitude que cette carte ne sera jamais dévoilée, le dirigeant palestinien, impliqué de longue date dans le processus de négociations et signataire, côté Palestinien, de l’accord de Genève, véritable plan de paix qu’Israël a rejeté, ajoutera que « si cette carte est fondée sur les frontières de 1967 et prévoit la fin de l’occupation israélienne de tous les Territoires palestiniens occupés en 1967, nous reconnaîtrons Israël quel que soit le nom qu’il se donne, conformément au droit international ».

Le Premier ministre israélien a proposé, mardi, d’échanger un gel des colonies contre la reconnaissance d’Israël comme « Etat du peuple juif », la dernière trouvaille de Benyamin Netanyahu que le monde avait dénoncée comme approche raciste.

Les Palestiniens l’ont vivement rejetée, estimant qu’elle n’avait « pas de rapport avec le processus de paix ». Mais pour Washington, « il est important que les deux parties continuent à entretenir les conditions qui permettent aux pourparlers directs de se poursuivre ». Le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, a insisté sur le fait que « ce n’était pas à Washington de soutenir une option ou une autre. Les Etats-Unis sont favorables à un prolongement du moratoire sur les colonies israéliennes, qui a expiré fin septembre. Interrogé sur la reconnaissance par les Etats-Unis d’Israël comme « Etat du peuple juif », il a affirmé que « nous reconnaissons qu’Israël est, comme le dit son nom, un Etat juif ».

Avant même qu’il ne réponde sur cette question, M. Abed Rabbo avait indiqué que l’occupant israélien rendait le processus de paix au Proche-Orient de plus en plus difficile, en poursuivant sa politique répressive marquée par la reprise de la colonisation, ajoutant que « M. Netanyahu voudrait montrer au monde que la politique américaine d’instaurer la paix a échoué », et qu’il voulait que « le président américain, Barack Obama, son parti démocrate perdent les prochaines élections législatives de novembre ». Il est vrai qu’un succès diplomatique aurait largement aidé Obama et son parti pour ces « mid term » (élections de mi-mandat), comme on les appelle.

 


Lecture publique : "Là-bas, de Bruno Deslot"

publié le jeudi 14 octobre 2010

Maison de la poésie

 

Lecture publique à la Maison de la Poésie

Le mardi 9 novembre 2010 à 18h

Là-bas, de Bruno Deslot

Publiée aux Editions Les Mandarines

Un combat voué à l’échec ou un cri d’espoir retentissant depuis là-bas ? Echouée sur la terre battue, Flora s’abandonne sur un sol à l’histoire plusieurs fois millénaire pour satisfaire aux exigences de son compagnon mêlé à de sombres tractations. Son corps ne lui appartient plus, tout comme cette terre colonisée pour des raisons qui lui échappent mais dont elle est la première victime. Là-bas, ce n’est peut-être pas si loin !

Avec Dominique Frot, Manuel Olinger et Bruno Deslot

Le mardi 9 novembre 2010 à 18h

Maison de la Poésie

Passage Molière

157 rue Saint-Martin

75003 Paris

entrée libre / réservation conseillée au

06 63 44 17 78 ou brunodeslot@noos.fr

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affiche

 


Stephane Hessel :

Oui au boycott économique, universitaire et culurel d’Israël

Publié le 14-10-2010


"L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront. Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite." : Ce sont pour ces affirmations que Stephane Hessel a fait l’objet d’une plainte de la part des maîtres chanteurs israéliens.

Flottille de Gaza : les citoyens du monde doivent réagir là où les gouvernements ont échoué [1]

L’attaque illégale et immorale d’Israël contre le convoi d’aide humanitaire de la Flottille de la Liberté, qui a fait au moins neuf morts et des dizaines de blessés, a, à juste titre, stupéfié le monde. Le convoi entièrement civil de 6 bateaux transportait plus de 10 000 tonnes d’aide humanitaire cruellement nécessaire, et près de 700 citoyens de 40 pays. La Flottille était une tentative ambitieuse de briser le siège imposé par Israël depuis 2007 à 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza occupée. Avec à son bord d’éminents parlementaires, chefs religieux, écrivains, journalistes, un Prix Nobel de la Paix et un survivant de l’Holocauste, le convoi humanitaire visait non seulement à fournir des secours à Gaza ; il cherchait à attirer l’attention internationale sur la crise humanitaire imposée aux habitants de Gaza et sur l’impératif d’y mettre fin. Il est indéniable que ce dernier objectif a réussi, mais avec des conséquences tragiques.

L’attaque israélienne contre le convoi d’aide non armé dans les eaux internationales a été « une violation [flagrante] du droit international humanitaire, du droit international maritime, et [selon la plupart des interprétations] du droit pénal international », pour reprendre les mots de Richard Falk, professeur de droit international et rapporteur spécial des Nations Unies sur les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés. Il est triste de constater que les gouvernements du monde sont devenus depuis trop longtemps complices ou apathiques envers les crimes d’Israël et ont renforcé sa culture de l’impunité, sous le bouclier de soutien incontestable des États-Unis. Malgré sa condamnation initiale, le gouvernement des Etats-Unis a fait pression sur les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à nouveau, pour adopter un langage ambigu qui allège Israël de toute responsabilité et renvoie dos à dos l’agresseur et la victime.

Typiquement, le gouvernement israélien a accusé les victimes de son raid d’avoir attaqué les soldats israéliens, prônant la « légitime défense ». L’éminent expert juridique et directeur du Centre de droit international de Sydney à l’Université de Droit de Sydney, le professeur Ben Saul, réfute carrément l’affirmation d’Israël en argumentant : « Juridiquement parlant, les forces militaires gouvernementales qui arraisonnent un bateau pour le capturer illégalement ne sont pas traitées différemment d’autres criminels. Le droit à la légitime défense dans de telles circonstances est du côté des passagers à bord : une personne a légalement le droit de résister à sa propre capture, enlèvement et détention illégaux. » Il ajoute que « si les forces israéliennes ont tué des gens, ils n’ont pas seulement enfreint le droit humain à la vie, mais ils peuvent aussi avoir commis de graves crimes internationaux. Selon l’article 3 de la Convention de Rome pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime de 1988, c’est un crime international, pour toute personne, de saisir ou d’exercer un contrôle sur un navire par la force, et c’est aussi un crime de blesser ou tuer une personne dans le processus. »

Malgré la déclaration du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon appelant à mettre fin au siège illégal de Gaza par Israël, le Conseil de sécurité n’a pas réussi à appeler à la fin inconditionnelle du blocus, autorisant ainsi Israël à commettre en toute impunité de graves crimes de guerre, également bien documentés dans le rapport Goldstone des Nations Unies.

L’absence d’action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité, comme cela a été fait contre l’apartheid en Afrique du Sud. Les initiatives non-violentes menées par les citoyens, dont la Flottille et les multiples campagnes de boycott et de désinvestissement dans le monde entier sont des exemples, présentent la façon la plus prometteuse de surmonter l’échec des gouvernements du monde à résister à l’intransigeance et au comportement débridé d’Israël. En attaquant de façon flagrante le bateau humanitaire, Israël a provoqué par inadvertance une prise de conscience et une condamnation sans précédent non seulement de son siège fatal de la bande de Gaza, mais aussi du contexte plus large des pratiques de l’occupation israélienne dans les Territoires palestiniens, de sa négation des droits des réfugiés palestiniens et de sa politique d’apartheid contre les citoyens indigènes “non-juifs” d’Israël.

La Flottille de la Liberté rappelle le genre d’initiatives de solidarité de la société civile qui a mis fin aux lois de ségrégation aux États-Unis et à l’apartheid en Afrique du Sud, une analogie impossible à ignorer. Comme pour le régime d’apartheid en Afrique du Sud, la réaction d’Israël a été de qualifier cet acte non-violent de « provocation intentionnelle ». Comme dans le cas de l’Afrique du Sud, l’appel à la solidarité internationale, sous forme de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) provenait d’une écrasante majorité de syndicats et d’organisations de la société civile palestinienne en 2005, et est en train d’être adopté par des citoyens de conscience et des mouvements sociaux du monde entier. L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront.

Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. Plus récemment, la Deutsche Bank allemande a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à se désinvestir du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. La semaine dernière, deux chaînes majeures de supermarchés italiennes ont annoncé un boycott des produits provenant des colonies illégales israéliennes. Le mois dernier, les artistes Elvis Costello et Gil Scott-Heron ont annulé leurs représentations en Israël. Inspirée de la lutte populaire anti-apartheid sud-africaine, la génération actuelle d’étudiants dans les campus universitaires appelle activement leurs administrations à adopter des politiques de désinvestissement.

Je soutiens les mots sincères de l’écrivain écossais Iain Banks qui, en réaction à l’attaque atroce d’Israël de la Flottille de la Liberté, a suggéré que la meilleure façon pour les artistes, écrivains et universitaires internationaux de « convaincre Israël de sa dégradation morale et de son isolement éthique » est « tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec ce gouvernement criminel. »

le 15 juin 2010

Stéphane Hessel

*Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917, a vécu à Paris à partir du milieu des années 20. Arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la Résistance, il a été déporté à Buchenwald. A la Libération, il a occupé divers postes diplomatiques, ce qui lui a permis de participer à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies.

Publié par la section de Toulon de la LDH http://www.ldh-toulon.net/spip.php ?article3936 Notes

[1] Source : « Gaza Flotilla : Global Citizens Must Respond Where Governments Have Failed », The Huffington Post, 15 juin 2010.

CAPJPO-EuroPalestine


 

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PROCES BDS : double rassemblement à Dublin (Irlande)

Publié le 14-10-2010


Les militants irlandais, en solidarité avec la sénatrice Alima Boumediene-Thiery et les autres inculpés français dans les procès BDS, organisent jeudi deux manifestations : l’une devant l’ambassade d’Israël, et l’autre devant l’ambassade de France.

L’association irlandaise "Act for Palestine" ("Agir pour la Palestine") appelle à deux rassemblements jeudi 14 octobre à Dublin :

- le premier devant l’ambassade d’Israël à 11H, à Pembroke Rd, Dublin 4

- le second, dans la foulée, devant l’ambassade de France qui se trouve juste à côté.

Act for Palestine exige :

- la levée du blocus de Gaza
- des anctions contre Israel
- la rupture des relations diplomatiques avec Israel
- l’arrêt du nettoyage ethnique en Palestine
- le boycott d’Israël Etat d’Apartheid
- l’interdiction des diamants israéliens à base de sang

http://www.indymedia.ie/article/97868

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Une bataille décisive

publié le jeudi 14 octobre 2010

Omar Alsoumi

 
Unis dans la détermination. Voilà ce qui caractérise le mieux aujourd’hui l’attitude des militants et des responsables politiques confrontés à la répression qui frappe la campagne BDS.

Les appels de personnalités et d’organisations se multiplient, pour former un bouclier efficace contre la menace, réelle, de voir des militants, simples citoyens ou personnalités plus connues, condamnés par les tribunaux français pour "incitation à la discrimination".

Quelques initiatives valent la peine d’être soulignées. D’abord, celles du Collectif National, qui reste le cadre politique le plus large de solidarité avec le peuple palestinien. Ce dernier a largement relayé l’appel lancé par Alima Boumediene-Thiery et Omar Slaouti, qui comparaîtront tous deux jeudi 14 octobre devant le tribunal de Pontoise. Des dizaines de personnalités politiques et d’intellectuels ont signé cette déclaration qui dénonce le chantage à l’antisémitisme et défend la liberté d’expression. Déjà, plus de 1400 personnes ont apporté leur soutien sur le site. Le Collectif National appelle par ailleurs au rassemblement organisé par le Collectif 95 de Solidarité avec le peuple palestinien, jeudi 14 à 12h devant le tribunal. La campagne BDS propose un départ groupé en autocar de Paris. (voir le communiqué et les infos pratiques)

Les protestations ont pris une ampleur encore plus spectaculaire depuis la publication par Mediapart d’un appel de soutien à Stéphane Hessel et tous les militants menacés par les poursuites judiciaires. Rassemblés pour défendre un homme exemplaire en qui se reconnaissent tous les militants de la campagne BDS, les signataires les plus prestigieux demandent à Michèle Alliot-Marie la fin pure et simple des poursuites. De Michel Rocard à Laure Adler, en passant par Etienne Balibar, Olivier Besancenot, Daniel Cohn-Bendit, Edgar Morin ou encore Marie-Georges Buffet, ce sont plus de 110 personnalités qui s’expriment pour dire "non aux poursuites". Les efforts unis du "pôle Palestine", et notamment de la CCIPPP et de l’AFPS payent.

Si on ajoute à cela l’appel de soutien aux organisations victimes de cambriolages et d’attaques graves il y a tout juste deux semaines, (AFPS, CICP, CCIPPP, UJFP , MRAP et Génération Palestine ont été appuyées par plus de 50 organisations nationales et collectifs locaux), il est clair que dans un climat tendu et dangereux, notre solidarité reste un rempart absolument déterminant. Le procès d’Alima Boumedine-Thiery et Omar Slaouti est une étape déterminante. Mais ce ne sera pas la dernière. Si la justice française suit les instructions du gouvernement (voir la dépêche du directeur des affaires criminelles révélée par Alain Gresh), les inculpations risquent de s’enchainer à un rythme étouffant. L’honneur comme la carrière professionnelle de militants pacifistes engagés pour le respect des droits de l’homme seront bafoués et brisés. Si le procès aboutit sur une relaxe, nous aurons gagné l’espoir de voir une nouvelle jurisprudence bénéficier aux autres militants dont les procès s’annoncent déjà à Perpignan, Mulhouse, etc... L’intimidation judiciaire exercée par les fanatiques pro-israélien aura du plomb dans l’aile. Et ils seront amenés à envisager d’autres modes d’intimidation, potentiellement encore plus dangereux. La vigilance et l’unité restent de mise.

PS : pour continuer à affiner les arguments politiques et juridiques des militants de la campagne BDS, et suivre les actions offensives qui se poursuivent malgré la répression, consultez le site ressource incontournable : www.bdsfrance.org

publié par Génération Palestine

http://www.generation-palestine.org...

 


Touche pas à Israël ! S. Hessel en examen...

publié le mercredi 13 octobre 2010

Renée Berder

 

Depuis 2009 au moins, Stéphane Hessel n’a cessé de dénoncer la politique du gouvernement israélien. Il a qualifié l’opération militaire contre Gaza de crime de guerre et même de crime contre l’humanité. En mai dernier, il dénonçait « l’impunité scandaleuse » dont jouit ce gouvernement qui bafoue le droit international. Le 10 juin, après l’attaque sanglante contre la flottille cherchant à briser le blocus de Gaza, il prônait le boycott des produits israéliens, tout comme il y eut un mot d’ordre de boycott contre les produits sud-africains du temps de l’apartheid : « Je crois que l’initiative BDS (boycott, désinvestissements, sanctions) est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. »

Cette campagne, qui a obtenu de beaux succès en Europe du Nord et en Allemagne, commence à se développer en France. Insupportable pour les soutiens inconditionnels de la politique israélienne.

Un certain Sammy Ghozlan porte plainte en tant que directeur du « Bureau national de Vigilance contre l’Antisémitisme » (BNVA). Ce « directeur », ancien commissaire à la retraite, délégué du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) pour la Seine- Saint-Denis, n’en est pas à son premier fait d’armes. En juillet 2004, par exemple, il avait informé la presse d’une agression antisémite dans le RER D avant que, quatre jours plus tard, on découvre que la victime avait tout inventé ! Sammy Ghozlan se glorifie d’avoir déposé quelque 80 plaintes contre des Français engagés dans la campagne Boycott-Désinvestissements-Sanctions.

Stéphane Hessel n’est que le plus célèbre. Qu’on ne prenne pas ces plaintes à la légère. On se souvient qu’en 2005, la Cour d’appel de Versailles avait condamné Edgar Morin pour « diffamation raciale » envers le peuple juif. Le sociologue avait dû aller jusqu’à la Cour de cassation pour obtenir l’annulation de cette condamnation infamante.

Les consignes de Michèle Alliot-Marie

Le 19 février dernier, au dîner du CRIF de Bordeaux, la ministre de la Justice et garde des sceaux, déclarait : « Je n’accepte pas que des personnes responsables associatifs, politiques ou simples citoyens appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont cashers ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur internet. »

Bien entendu, les militants de la campagne BDS n’appellent nullement à boycotter les produits cashers ! [1]

Déjà, à Bordeaux, une militante a été condamnée pour avoir apposé, dans un magasin Carrefour, un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur un produit, en l’occurrence une bouteille de jus de fruit soupçonnée de provenir d’une colonie en Cisjordanie [2]. Carrefour, qui avait porté plainte pour dégradation, fut débouté, mais le tribunal a requalifié la plainte en « incitation à la discrimination raciale », à l’avantage de deux associations, « Avocats sans frontières » et la chambre de commerce France-Israël. La militante a été condamnée à une amende de 1 000 euros. Le tribunal a utilisé l’article 24, alinea 8, de la loi sur la presse de 1881 qui réprime « l’incitation à la haine raciale ». Quel détournement de la loi !

Cinq militants sont convoqués devant le Tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens. D’autres sont appelés à comparaître ailleurs encore.

Le 14 octobre prochain, c’est une sénatrice « verte », Alima Boumediene, qui doit comparaître devant le tribunal de Grande instance de Pontoise, sur la plainte du même Sammy Ghozlan et toujours parce qu’elle soutient le boycott des produit israéliens, action assimilée à « incitation à la haine raciale ». Alima Boumediene- Thiery, 54 ans, s’est fait remarquer pour son engagement sur les questions sociales. Il est clair que le gouvernement français s’est engagé à fond dans la répression de toute action citoyenne, et non-violente, contre la politique extrémiste de Netanyahu et de son ministre raciste Lieberman.

P.S. Encore une précision : Sammy Ghozlan vient de recevoir, le 12 juillet dernier, la légion d’honneur, des mains de Brice Hortefeux.


Stéphane Hessel, 92 ans, né à Berlin, d’origine juive par son père, a fui le nazisme. Résistant français et déporté à Buchenwald, il fut un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, puis ambassadeur de France durant de longues années. Il vient d’être mis en examen, le 24 septembre 2010, pour « incitation à la haine raciale ».

[1] On sait que, en revanche, des députés UMP militent contre ce qu’ils appellent la multiplication « inacceptable » des restaurants halal.

[2] La Cour européenne de justice a décidé que les produits provenant des colonies dans les territoires palestiniens ne pouvaient recevoir le traitement préférentiel appliqué aux produits israéliens ; eneffet, ces colonies sont, selon le droit international, illégales.

Numéro 153 - Golias Hebdo semaine du 7 au 13 octobre 2010 vivre ensemble société p.5

 


Pour la paix au Proche-Orient, l’eau est plus importante que le pétrole

publié le mercredi 13 octobre 2010

Mira Edelstein

 
On a souvent tendance à associer le Proche-Orient avec le pétrole. Mais aujourd’hui, dans les villes, villages et fermes de la région, c’est l’accès à une ressource différente qui devient un casse-tête : l’eau. Il est essentiel de s’attaquer à ce problème non seulement pour assurer les conditions d’un avenir viable, mais aussi pour donner une chance à la paix.

Il y a pénurie d’eau dans la région. Dans le même temps, les eaux usées urbaines et industrielles qui circulent à travers le bassin de l’Hébron et du Besor, qui coulent depuis la Cisjordanie, à travers le Néguev dans le sud d’Israël, jusqu’à la Méditerranée, ont endommagé l’environnement et posé de graves problèmes de santé aux résidents de la contrée, exacerbant du coup les tensions politiques, toujours présentes [1]. Tout récemment, le débordement d’un égout dans une colonie israélienne en Cisjordanie a provoqué une contamination de l’environnement et des champs d’un village palestinien voisin.

Naguère, le Jourdain charriait, bon an mal an, 1,3 milliards de mètres cubes d’eau douce jusqu’à la Mer Morte. Aujourd’hui, ce volume est tombé à 20 ou 30 millions de mètres cubes en raison de la diversion de 98 pour cent de son débit par Israël, la Jordanie et la Syrie pour des usages agricoles et domestiques. La raréfaction de l’apport d’eau à la Mer Morte est la raison première de son assèchement, sans parler d’activités minières intensives.

Ces exemples de pollution de l’eau et de perte des ressources ne sont qu’un aspect de la crise de l’eau au Proche-Orient. Pour compliquer le problème, les responsables nationaux et régionaux continuent de fonctionner hors de toute planification ou gestion raisonnée des principales sources d’eau de la région : le Jourdain, la Mer Morte, et les aquifères côtiers et d’altitude. Sans parler du conflit arabo-israélien qui bloque souvent la mise en place de solutions viables de gestion partagée de la ressource.

La région doit certes résoudre ses problèmes d’environnement, mais elle doit avant tout régler les vieux conflits qui empêchent tout règlement de ses problèmes d’eau. EcoPaix/les Amis de la Terre Proche-Orient (FoEME), fondé en 1994 sous le nom EcoPaix, s’est transformée depuis en une organisation régionale unique composée d’environnementalistes israéliens, palestiniens et jordaniens. Elle a réussi à établir des actions coopératives transfrontalières visant à faire prendre conscience du problème et à inverser la dégradation d’un héritage environnemental partagé, tout en suscitant de bonnes relations et la confiance mutuelle.

Le projet Bons voisins de l’eau (GWN) lancé par les Amis de la Terre PO est un exemple d’activité qui engendre un esprit de coopération. GWN organise le jumelage de collectivités de part et d’autre de la frontière israélo-jordanienne, des partenariats entre collectivités israéliennes et collectivités palestiniennes ou jordaniennes partageant des ressources en eau communes afin de régler les problèmes de pénurie et de pollution. Cette interaction permet à des collectivités voisines de s’unir pour la réhabilitation du milieu, démontrant ainsi l’importance et la réussite d’une gestion écologique transfrontière.

Ainsi, entre 2007 et 2009 les collectivités partenaires de Tsur Hadassah en Israël et Wadi Fukin en Palestine, à force de pétitions, de campagnes et de menaces de procès contre le Ministère israélien de la Défense sont parvenues à empêcher la construction entre leurs villes de la barrière de séparation qui aurait irrémédiablement compromis leur accès commun à l’eau. Elles se sont lancées ensemble dans d’autres projets : la vente à Jérusalem des fruits et légumes produits à Wadi Fukin par le biais d’une coopérative gérée par un résident de Tsur Hadassah, ou encore des visites et échanges entre jardins d’enfants ou écoles primaires pour contrer les préjugés et la méfiance dès la plus tendre enfance. Leur dernière idée : la création d’un parc qui sera situé entre la ville israélienne et le village palestinien.

Tout dernièrement, FoEME a plaidé pour une coordination transfrontière entre Israël, la Palestine et la Jordanie pour garantir le développement durable du Jourdain et de la Mer Morte, alors que la Banque mondiale, de son côté, travaille sur les plans d’une conduite entre la Mer Rouge et la Mer Morte pour faire remonter le niveau de cette dernière. Mais ce projet a l’inconvénient de présenter des risques graves pour le milieu extrêmement sensible de la Mer Morte et modifier sa composition minérale unique. FoEME défend également la régénération du cours inférieur du Jourdain, qui débouche dans la Mer Morte.

Ces temps derniers encore, FoEME a encore organisé un événement dénommé “Un grand saut dans le Jourdain inférieur” pour attirer l’attention sur la situation écologique de ce cours d’eau. Des maires, des conseillers municipaux, des jeunes venus d’Israël, de Palestine et de Jordanie se sont jetés à l’eau pour affirmer leur objectif commun de ressusciter leur fleuve. Il est évident qu’une mauvaise gestion de l’eau continuera de mettre en danger les moyens de vie des populations et l’équilibre du milieu, jusqu’à ce que des mesures énergiques soient prises pour reconstituer des écosystèmes partagés grâce à une coopération au-delà des frontières.

D’ailleurs, les activités et les recherches de FoEME le prouvent, la coopération transfrontière peut ouvrir la voie à l’équilibre du milieu de vie et, qui sait, à la paix.

[1] l’eau est aussi utilisée comme une arme dans la guerre israélienne contre les Palestiniens. Voir La guerre de l’eau ou encore Israël mène la guerre de l’eau dans les territoires occupés

Mira Edelstein est chargée du développement des ressources et attachée de presse d’EcoPaix/les Amis de la Terre au Proche-Orient (FoEME), qui vient de recevoir le Prix Euro-Med pour le Dialogue entre les Cultures. Pour des renseignements sur FoEME, voyez www.foeme.org. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews). Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 8 octobre 2010

Publié par Info Sud, Tribune des droits humains

http://www.humanrights-geneva.info/...

note : CL, Afps

 


Demain jeudi au procès d’Alima Boumediene-Thiery et d’Omar Slaouti
13-10-2010
Nous serons très nombreux demain à participer au rassemblement devant le tribunal de Pontoise, à partir de midi, pour protester contre le soutien apporté par notre gouvernement aux colons israéliens les plus extrémistes et pour dire "DES SANCTIONS CONTRE ISRAEL ! PAS CONTRE NOUS !". De l'étranger et de province, des délégations annoncent leur venue. (lire...)


Un Bateau canadien pour Gaza
13-10-2010

Les préparatifs en vue d'affréter de nouveaux bateaux pour Gaza, loin d'être suspendus, sont en cours dans de nombreux pays, avec différentes réunions de préparation et d'organisation. Ci-dessous quelques nouvelles de l'initiative canadienne.
(lire...)

Procès BDS : belles mobilisations en Italie
12-10-2010

Merci à nos camarades italiens qui ont répondu à l'appel de FORUMPALESTINA. Deux rassemblements de plus de deux heures se sont tenus lundi soir devant l'ambassade France à Rome, sur la célèbre Piazza Farnese, ainsi qu'à Milan devant le Consulat de France où les murs ont été recouverts par les manifestants des remerciements envoyés par la sénatrice Alima Boumediene-Thiery pour ces manifestations de solidarité avec les inculpés de la campagne BDS.
(lire...)

Viva Palestina : Mohammad Sawalha : « Nous attendons depuis une semaine à Lattaquié le feu vert de l’Égypte »
12-10-2010
Mohammad Sawalha, vice président du Comité international pour lever le siège de Gaza, exprime, dans cet entretien avec Silvia Cattori, son inquiétude au sujet des difficultés que les autorités égyptiennes imposent au convoi Viva Palestina, bloqué depuis une semaine au port de Lattaquié en Syrie dans l'attente de l'autorisation égyptienne de se rendre à Al-Arish. (lire...)

 


Netanyahou veut saboter le dialogue avec les Palestiniens, selon des médias [israéliens]

publié le mercredi 13 octobre 2010

Afp

 
Les médias israéliens accusaient mardi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de saboter le dialogue de paix en proposant aux Palestiniens de troquer un gel de la colonisation en Cisjordanie contre leur reconnaissance d’Israël comme « État-nation du peuple juif ».

« Prix imbattable pour le judaïsme », titre ironiquement Akiva Eldar dans un éditorial du quotidien de gauche Haaretz.

« Notre premier vendeur a inventé cette astuce de l’État juif (...) Ça se vend bien à Mahané Yéhouda », marché populaire de Jérusalem et fief de la droite israélienne, écrit-il.

Un moratoire sur les nouvelles constructions en Cisjordanie s’est achevé le 26 septembre, dont les Palestiniens exigent le renouvellement pour poursuivre les pourparlers de paix avec Israël engagés le 2 septembre à Washington.

« Bibi (surnom de M. Netanyahu) est loin d’être naïf et sait pertinemment qu’en demandant à Mahmoud Abbas (le président palestinien) de reconnaître Israël comme l’État-nation du peuple juif, il lui offre un suicide politique assisté », ajoute l’éditorial de Haaretz.

« Il s’agit d’une manoeuvre majeure de diversion » dit-il encore, estimant qu’il s’agirait d’un marché de dupes pour les Palestiniens, qui, s’ils l’acceptaient, renonceraient ipso facto au droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens, « un atout trop précieux » pour eux.

Même point de vue pour le quotidien populaire à grand tirage Yédiot Aharonot, qui qualifie M. Netanyahou de « torpilleur » dans un éditorial de Shimon Shiffer.

« Il cherche tous les moyens possibles pour coincer les Palestiniens dans une position de refus », écrit-il.

« Implicitement, cela signifie qu’il va faire tout son possible pour torpiller les négociations avec les Palestiniens à leur stade actuel », ajoute-t-il.

« Manoeuvre tactique dans les négociations, ou changement drastique ? » de M. Netanyahou, se demande pour sa part le journal Maariv (centre-droit). Et de répondre en soulignant que « comme prévu, les Palestiniens se sont empressés de refuser l’offre en la qualifiant de nouvel obstacle aux efforts de paix ».

Selon Maariv, cette offre inacceptable pour les Palestiniens, ne l’est pas davantage pour les colons de Cisjordanie, qui la considèrent comme « un dangereux zigzag et une capitulation » aux exigences palestiniennes. [1]

[1] voir aussi Gilles Paris :

Benyamin Nétanyahou, tacticien discuté

Le processus de paix israélo-palestinien reste prisonnier de la question de la prolongation éventuelle du gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Cette prolongation est demandée par les Palestiniens, les Etats-Unis, l’Union européenne et les Nations unies pour que puissent se poursuivre les discussions directes. Le 7 octobre, la Ligue arabe a donné un mois à Washington, qui joue les intermédiaires dans cette affaire (soit un ultimatum qui expirera après les élections de mi-mandat, le 2 novembre), pour trouver une solution.

Le 11 octobre, devant la Knesset, M. Nétanyahou a proposé d’échanger un nouveau gel partiel de la colonisation en Cisjordanie contre la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël en tant qu’”Etat juif” :

“If the Palestinian leadership will unequivocally say to its people that it recognizes Israel as the nation-state of the Jewish people, I will be ready to convene my government and ask for another suspension of construction for a fixed period.”

Le 2 septembre à Washington, devant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, il avait proposé un autre marché avec la même contrepartie, mais cette fois en échange d’un Etat palestinien comme nation des Palestiniens (une tautologie), soit la paix :

“Just as you expect us to be ready to recognize a Palestinian state as the nation state of the Palestinian people, we expect you to be prepared to recognize Israel as the nation state of the Jewish people.”

Les Palestiniens ont écarté la demande israélienne de lundi en estimant qu’elle n’avait, selon eux, rien à voir avec le processus de paix. Les Etats-Unis ont assuré qu’ils n’avaient pas changé de position sur le gel de la colonisation. La tactique de M. Nétanyahou a également été décriée dans le quotidien israélien Yédioth Aharonoth. Shimon Shiffer, ordinairement accommodant, a dénoncé une “manoeuvre” et rappelé qu’en 1993, lors de la reconnaissance mutuelle d’Israël et de l’Organisation de la Palestine comme représentant du peuple palestinien, il n’avait été nullement question d’Israël en tant qu’Etat juif. La formule était on ne peut plus lapidaire :

”The PLO recognizes the right of the State of Israel to exist in peace and security.”

C’était avant que le gouvernement israélien décide, à la suite du ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, d’imposer aux candidats à la nationalité non juifs de prêter allégeance à “l’Etat juif et démocratique d’Israël”.

publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix" http://israelpalestine.blog.lemonde...

relayé par Cyberpresse

http://www.cyberpresse.ca/internati...

ajout de note : CL, Afps

 


Procès BDS : belles mobilisations en Italie
12-10-2010
Merci à nos camarades italiens qui ont répondu à l'appel de FORUMPALESTINA. Deux rassemblements de plus de deux heures se sont tenus lundi soir devant l'ambassade France à Rome, sur la célèbre Piazza Farnese, ainsi qu'à Milan devant le Consulat de France où les murs ont été recouverts par les manifestants des remerciements envoyés par la sénatrice Alima Boumediene-Thiery pour ces manifestations de solidarité avec les inculpés de la campagne BDS. (lire...)


Viva Palestina : Mohammad Sawalha : « Nous attendons depuis une semaine à Lattaquié le feu vert de l’Égypte »
12-10-2010

Mohammad Sawalha, vice président du Comité international pour lever le siège de Gaza, exprime, dans cet entretien avec Silvia Cattori, son inquiétude au sujet des difficultés que les autorités égyptiennes imposent au convoi Viva Palestina, bloqué depuis une semaine au port de Lattaquié en Syrie dans l'attente de l'autorisation égyptienne de se rendre à Al-Arish.
(lire...)

Procès BDS : message de soutien de Moshe MACHOVER
12-10-2010

Ci-dessous le message de soutien d'un célèbre opposant israélien* à toutes les personnes poursuivies en justice par le gouvernement français sur ordre de colons israéliens.
(lire...)

 

L’Autorité Palestinienne

emprisonne et torture des militants

Publié le 12-10-2010


Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées - en violation de la loi - par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.

Milices de l’Autorité de Ramallah s’apprêtant à charger des manifestants - Photo : Palestine Monitor

Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.

Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité. Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.

Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins 230 personnes ont été arrêtées à Hébron, dont 130 par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, 25 personnes ont été détenues par le PSS et 15 ont été détenues par les SIG. A Naplouse, 77 personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, 45 personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.

On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.

Tortures

Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.

Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.

Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.

Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ’Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.

Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.

Non-respect des procédures légales

Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.

Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que 4 de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.

Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.

Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.

Arrestations dans les zones « C » [2]

Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.

Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués

Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »

Un militant du Jihad islamique a déclaré que 4 membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.

Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et :

1. Rappelle la décision de la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;

2. Souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;

3. Appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et...

4. Exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.

11 octobre 2010 - PCHR Gaza -

Source : http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...

(Traduction : Info-Palestine.net)

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Négociations :
lassés par les blocages, les Palestiniens lorgnent vers l’ONU


publié le lundi 11 octobre 2010

L’Orient le Jour

 
Les Palestiniens envisagent de plus en plus sérieusement des solutions unilatérales comme alternatives à un processus de paix avec Israël, bloqué par le différend sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

Vendredi dernier, lors d’une réunion arabe à Syrte (Libye), le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a exposé plusieurs options allant dans ce sens : demander à Washington de reconnaître un État palestinien dans les frontières de 1967, recourir à cette fin au Conseil de sécurité de l’ONU, ou proposer à l’Assemblée générale de l’ONU le placement des territoires occupés sous tutelle internationale.

« Après plus de 19 ans, depuis la conférence de paix de Madrid en 1991, les pourparlers avec Israël n’ont abouti à rien », a déclaré à l’AFP un des négociateurs palestiniens, Mohammad Chtayyeh. Cette conférence avait débouché sur les accords d’autonomie d’Oslo en 1993 et la création de l’Autorité palestinienne, mais la perspective de la proclamation d’un État s’est éloignée depuis, en raison de l’échec des tentatives de règlement final. « Cela n’a pas de sens pour les Palestiniens de continuer à attendre la conjonction d’un gouvernement israélien qui veut la paix et d’une administration américaine qui soit capable de faire pression sur Israël. L’expérience montre que cela ne se produira pas », a affirmé M. Chtayyeh. « Cela n’a pas de sens non plus de laisser à l’occupant (israélien) le soin de mettre fin à l’occupation », a-t-il ajouté.

De fait, toutes les options présentées par le président Abbas, partisan de longue date d’un règlement négocié et de la renonciation à la lutte armée, consistent à contourner le « partenaire » israélien pour en appeler au parrain américain ou à la communauté internationale. « Il a commencé à douter que la voie des négociations puisse conduire à une solution avec Israël », estime l’analyste palestinien Hani al-Masri, pour qui Mahmoud Abbas « est pratiquement persuadé que les négociations ont échoué ».

La Ligue arabe a avalisé la position du dirigeant palestinien, qui refuse de négocier avec Israël tant que la colonisation se poursuit, mais accordé un mois à Washington pour résoudre ce problème. Hier, les responsables israéliens n’avaient toujours pas réagi à la décision de la Ligue arabe sauf Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima (opposition), qui s’est déclarée en faveur d’une prolongation du gel de la colonisation. Un responsable gouvernemental, qui a requis l’anonymat, a attribué cette discrétion au fait que « le Premier ministre poursuit ses discussions en coulisses avec les États-Unis ». L’administration du président Obama a offert à Benjamin Netanyahu de lui fournir des armes sophistiquées et de bloquer toute tentative de discuter de la proclamation d’un État palestinien à l’ONU, en échange d’un nouveau moratoire sur la colonisation de 60 jours, selon les médias israéliens.

Cependant, selon Samir Awad, professeur de sciences politiques à l’université de Bir Zeit, en Cisjordanie, « il est clair qu’il n’y aura pas d’intervention américaine sérieuse dans l’intérêt des Palestiniens et même s’il y en avait, les Israéliens n’y répondraient pas ».

En fin de compte, la seule arme diplomatique qui pourrait rester aux négociateurs palestiniens serait l’autodissolution de l’Autorité. « Les seules alternatives sérieuses sont les alternatives unilatérales », a déclaré à l’AFP l’ancien ministre israélien Yossi Beilin, impliqué dans les discussions de paix dans les années 1990. « Menacer de dissoudre l’Autorité palestinienne, c’est quelque chose qu’ils peuvent faire. Ils n’ont besoin de l’approbation de personne pour cela », a souligné M. Beilin. Au début des actuels pourparlers en septembre, le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, en avait également dramatisé l’enjeu, prévenant que l’Autorité risquait de disparaître au profit des islamistes radicaux du Hamas en cas de nouvel échec.

Parallèlement, à Paris, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé que son pays n’excluait pas un examen par le Conseil de sécurité de la création d’un État palestinien, en cas « d’impasse prolongée ». « C’est maintenant, il faut qu’il y ait un État palestinien qui vive en paix avec l’État israélien, c’est absolument indispensable pour la région et le monde entier, les choses iront mieux après », a-t-il estimé.

 


Israël : Nétanyahou donne des gages à son aile droite

publié le lundi 11 octobre 2010

Marc Henry

 
Le cabinet a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur la naturalisation. Un autre devrait suivre sur les territoires annexés [1].

Benyamin Nétanyahou a décidé d’opérer un net virage à droite. Le premier ministre israélien a fait adopter ce dimanche par son cabinet un projet de loi controversé imposant aux candidats non juifs à la naturalisation de prêter serment d’allégeance à l’État d’Israël défini comme « État juif et démocratique ». Jusqu’à présent, les étrangers souhaitant acquérir la nationalité israélienne devaient exprimer leur loyauté envers l’État d’Israël sans autre mention. Sur le papier, ce texte ne concerne pas les Arabes israéliens. Mais cette communauté, qui regroupe 20% de la population israélienne, se sent dans le collimateur.

Critiques cinglantes

Sur sa lancée, Benyamin Nétanyahou doit présenter ce lundi un autre texte à son gouvernement, imposant un référendum pour toute concession territoriale dans la partie arabe de Jérusalem et sur le plateau du Golan. Objectif : rendre beaucoup plus difficile un retrait de ces deux régions qu’Israël a conquises durant la guerre de juin 1967, puis annexées. De quoi couper l’herbe sous le pied d’Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères et chef d’Israel Beitenou, un parti ultranationaliste, dont la progression dans les sondages inquiète le premier ministre.

Ce durcissement de Benyamin Nétanyahou obéit aussi à des manœuvres diplomatiques. Les médias estiment que le premier ministre donne des gages à Avigdor Lieberman afin de mieux neutraliser son opposition à un nouveau gel de deux à trois mois de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie, demandé par les Américains et exigé par les Palestiniens pour poursuivre les négociations de paix.

Pour mener à bien cette tactique, Nétanyahou tente d’obtenir, en échange d’un moratoire, le maximum « d’incitations », autrement dit des concessions politiques auprès de Barack Obama. S’il obtient satisfaction, il disposerait ainsi d’une gamme d’arguments à opposer aux plus intransigeants de sa majorité, tout en évitant une crise avec le grand allié américain.

Cette politique suscite toutefois les critiques cinglantes d’une partie des commentateurs, et d’une petite minorité de ministres. Dans le quotidien Yediot Aharonot, Nahum Barnea, considéré comme un des éditorialistes les plus influents du pays, prévoit que le texte sur les naturalisations « va renforcer la campagne internationale dénonçant Israël comme un État raciste ». « Ce texte permet à Lieberman d’apparaître comme un héros, le vrai patron du gouvernement », constate également Nahum Barnea. Yitzhak Herzog, le ministre travailliste des Affaires sociales, a pour sa part mis en garde contre les « relents de fascisme ».

À ces diatribes, Benyamin Nétanyahou réplique que « personne ne peut nous prêcher la démocratie. (….) Il n’y a pas d’autre démocratie au Moyen-Orient. Il n’y a pas d’autre État juif dans le monde ». Ses proches rappellent constamment que des pays tels que les États-Unis exigent eux aussi un serment de loyauté aux candidats à la naturalisation.

[1] Jérusalem Est, le plateau du Golan sont des territoires palestinien et syrien occupés par une armée étrangère et considérés comme tels par le droit international

publié par le Figaro

http://www.lefigaro.fr/internationa...

note : CL, Afps

 


Charles Enderlin : dix années de traque, et ce n’est pas fini

publié le lundi 11 octobre 2010

François Bonnet

 
Charles Enderlin n’en a pas fini. Dix années de haines, d’accusations, de campagne ininterrompue n’ont pas suffi. Charles Enderlin publie La Mort d’un enfant (Don Quichotte éditions). C’est un livre qui démonte pièce par pièce ce qui, au fil des ans, est devenu une machine sophistiquée et terriblement efficace. Enderlin réfute les arguments de ses détracteurs qui l’accusent de « bidonnage et d’imposture ». Il décrypte cette campagne et ses enjeux très politiques. Et il rappelle l’essentiel, qu’un enfant est mort, il y a dix ans.

Cet enfant est Mohammed Al-Dura, un jeune Palestinien de 12 ans dont la mort est filmée par un reporter d’images de France-2, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, au carrefour de Netzarim. La deuxième Infitada vient de commencer. La veille, les soldats israéliens ont ouvert le feu sur des civils palestiniens, à l’esplanade des Mosquées. Six Palestiniens ont été tués, plusieurs dizaines blessés. Aussitôt, les territoires s’embrasent.

Ce 30 septembre, le sujet de Charles Enderlin, récit de cette journée d’affrontements en Cisjordanie comme à Gaza, est diffusé au JT de 20 h. Mohammed Al-Dura est tué, son père gravement blessé. Les images font aussitôt le tour du monde. Voici le reportage :


Le reportage de Charles Enderlin, objet de la controverse
envoyé par Nouvelobs. - Regardez les dernières vidéos d’actu.

Tout cela est faux ; les tirs ne proviennent pas des positions israéliennes ; l’enfant n’est pas mort ; le père n’a pas été blessé ; c’est une mise en scène ; un spectacle joué ; une énorme manipulation d’information montée par les Palestiniens ; le reporter d’images de France-2 était un « agent de l’OLP » ; l’enfant photographié plus tard à la morgue n’est pas Mohammed Al-Dura ; d’ailleurs Mohammed Al-Dura serait toujours vivant ; les cicatrices du père remontent à 1994 et non à ce 30 septembre 2000, ses rapports médicaux ont été truqués. Charles Enderlin, qui était ce jour-là à Ramallah et non à Gaza, a pris sur lui de reprendre les images de son reporter sans vérifier et a construit un sujet « entièrement bidonné ».

Voilà donc depuis dix ans les arguments principaux assénés par ceux qui se sont donné comme mission de « faire avouer » Charles Enderlin et d’obtenir, outre sa condamnation publique, sa destruction professionnelle et, au passage, celle de son travail, tout son travail. L’enjeu n’est pas mince puisque Enderlin, installé depuis quarante ans en Israël, ayant pris la nationalité israélienne, chef du bureau de France-2 depuis bientôt vingt ans, est l’un des journalistes les plus respectés de la région. Ses livres, remarquablement informés, font référence. C’est aussi cette expertise qu’il s’agit de détruire.

On retrouve mobilisés contre Enderlin une galaxie de gens et d’organismes dont la diversité peut a priori étonner : les néo-conservateurs américains, de grosses associations juives américaines, des tenants du complot sous toutes ses formes, des partisans de l’ultra-droite israélienne ; une poignée de journalistes ; quelques diplomates et intellectuels pro-israéliens ; mais aussi la plupart des médias de la communauté juive française et le puissant Conseil représentatif des institutions juives de France.

Il est un point commun à tous ses acteurs : une défense acharnée de la politique d’Israël face à ce qui est considéré comme un perpétuel double jeu des Palestiniens. Face aussi à ce qui est vécu comme la « tolérance coupable » des médias occidentaux envers l’islamisme et le terrorisme. Face, enfin, à ce qui est dénoncé comme l’antisémitisme larvé de tous les critiques de ce que fut la politique d’Ariel Sharon et de ses successeurs.

Le CRIF repart à l’assaut contre France-2

« Pour être ‘un bon juif’, faut-il accepter la thèse de la mise en scène dans l’affaire Al-Dura ? », écrit Charles Enderlin. C’est un des enjeux de ce dossier quand, dans le même temps, Shmuel Trigano, intellectuel influent de la communauté juive, dénonce les « pogroms médiatiques » et les « alterjuifs ».

La Mort d’un enfant ne mettra donc pas un point final à une campagne qui porte d’aussi lourds enjeux. Contacté par Mediapart, Richard Prasquier, le président du CRIF, confirme d’ailleurs que la bataille continue. Il a rencontré à la mi-septembre Rémy Pflimlin, tout juste arrivé à la présidence de France Télévisions, pour demander, une fois de plus, l’ouverture d’une enquête sur ce reportage. « Je ne cherche qu’une chose, la vérité, dit Richard Prasquier. On nous accuse de complot conspirationniste, or nous nous heurtons à un réflexe de corps de votre profession. Je pense que Charles Enderlin a été piégé par son cameraman. Pflimlin m’a dit qu’il allait analyser tout cela. »

Le nouveau PDG de la télé publique avait été interpellé sur ce même sujet dès le 12 juillet, lors son audition – préliminaire à sa nomination – par la commission de la culture et de la communication du Sénat. Jean-Pierre Plancade, sénateur (RDSE, Haute-Garonne), interrogeait le futur président lui demandant comment « il comptait rétablir la vérité » puisqu’il « pèse aujourd’hui à l’encontre de France-2 un soupçon grave d’avoir diffusé une mise en scène de cette affaire ».

Membre du groupe d’amitié France-Israël au Sénat et de l’association France-Israël, Jean-Pierre Plancade est l’un des pourfendeurs réguliers de « la guerre médiatique contre Israël », estimant que « derrière cette guerre, consciemment ou non, on est dans l’antisémitisme ».

Charles Enderlin n’en a pas plus fini avec deux de ses détracteurs les plus virulents, Philippe Karsenty et Luc Rosenzweig. Le premier est ces jours-ci aux Etats-Unis pour un cycle de conférences rémunérées dans les universités américaines. Sujet : la manipulation médiatique de l’affaire Al-Dura. « J’ai fait une centaine de conférences dans le monde entier sur cette affaire ces trois dernières années et je continuerai », dit-il interrogé par Mediapart. Le second trempe sa plume dans le vitriol : « Oui, j’interviens chaque fois que je le peux car je suis absolument persuadé qu’il s’agit de l’une des plus grandes supercheries de la télé », nous dit-il.

Alors ce livre n’arrive-t-il pas trop tard pour donner un coup d’arrêt à une campagne aussi puissante que nauséabonde ? « Peut-être, répond Charles Enderlin. Mais moi, je ne fais pas campagne, j’ai d’autres urgences, je suis à Jérusalem et je n’ai ni le temps ni les moyens de me consacrer entièrement à cette affaire. » Intimement marqué par les injures, les menaces parfois qui ont accompagné la campagne, le journaliste se dit bien conscient qu’il ne convaincra pas « les adeptes de la théorie du complot » mais entend mener « la bataille idéologique » qui la sous-tend : « Je pense que les organisations juives font une énorme erreur en relayant une telle campagne. »

Philippe Karsenty a lui tout son temps. Depuis bientôt huit ans, cet homme de 44 ans, retiré des affaires après une fortune rapide faite dans la finance, se consacre presque exclusivement à l’affaire Al-Dura. Karsenty reçoit dans son bureau de maire-adjoint de Neuilly, « en charge des nouvelles technologies ». Elu en 2008 sur la liste de droite dissidente menée par l’actuel maire Jean-Christophe Fromentin, il explique volontiers comment il fut l’un des artisans de la chute du parachuté de l’Elysée, David Martinon, conseiller de Nicolas Sarkozy, finalement exfiltré pour être nommé consul à Los Angeles.

Et l’on retrouve là l’affaire Al-Dura, assure Philippe Karsenty. Car David Martinon aurait écarté d’un revers de main la thèse de la manipulation. Pire, il aurait dissuadé Nicolas Sarkozy, dont Philippe Karsenty affirme qu’il était plutôt favorable à cette thèse – « Je lui en ai parlé » –, de s’en saisir publiquement. « Trois jours après notre élection à Neuilly, David Martinon m’appelle, me demande de venir à l’Elysée pour comprendre l’affaire qui m’occupe tant et après avoir assisté à ma démonstration, il me déclare : “Votre démonstration sur Al-Dura est implacable” », assure-t-il à Mediapart.

C’est le talent de Karsenty. Intelligent, habile, adepte du name-dropping qui lui fait citer tout ce que Neuilly compte de puissants et la communauté juive d’influents, il ne cesse d’énumérer les ministres, politiques, intellectuels, etc., qui se seraient ralliés à la thèse de la manipulation mais... n’oseraient pas le dire.

Les drôles d’« analyses politiques » de Philippe Karsenty

Karsenty dément tout engagement politique, déclinant tout juste sa qualité de « membre donateur lambda de l’UPJF ». L’Union des patrons et des professionnelles juifs de France est une organisation pourtant très politique, revendiquant son activité de lobbying en faveur d’Israël. C’est à l’occasion d’un colloque, en décembre 2009, sur « l’antisionisme, la nouvelle judéophobie » et les « ruses du nouvel antisémitisme contemporain » que l’UPJF a décerné à Brice Hortefeux, condamné quelques mois plus tard pour injure raciale, un « prix de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

« Moi, je ne parle pas de la politique israélienne », insiste encore une fois Philippe Karsenty. Mais au fil de ses nombreux entretiens et discours, l’élu de Neuilly lève l’ambiguïté : l’affaire Al-Dura est bien le support d’une machine de guerre politique. Le 16 mai 2006, il est longuement interrogé par le site américain ultraconservateur FrontPagemag.com (entretien complet à lire ici)

Question : quels sont les préjugés des médias français sur ces thèmes ?

Philippe Karsenty : Antiaméricanisme, anticapitalisme et antisémitisme sont très présents dans les médias français, mais pas seulement. Ils sont partout dans la société française. [...] Pas un seul journal ou magazine français n’a soutenu les États-Unis dans leur guerre en Irak. Et lorsque vous demandiez à un diplomate ou à un intellectuel français pourquoi l’Amérique faisait la guerre à Saddam, ils répondaient que c’était parce que Bush recevait des ordres de marche d’Ariel Sharon. L’antisémitisme est plus compliqué dans les médias français. Vous ne pouvez pas dire « je hais les juifs », mais c’est bon pour votre carrière d’intellectuel, de journaliste ou de diplomate de déclarer : « Israël est un état du mal » et [que] vous voulez qu’il disparaisse. [...]

Question : Pourquoi pensez-vous que la haine du juif et l’antiaméricanisme sont si puissants en France ?

Philippe Karsenty : Dans la sphère politique et intellectuelle française, Les Protocoles des sages de Sion sont très présents. Même si presque tout le monde sait qu’il s’agit d’un faux, presque tout le monde a ces Protocoles en arrière-pensée.

Soutenu par les plus extrémistes des associations juives américaines, comme par exemple la Zionist organisation of America (lire ici), dont une des activités consiste à dénoncer sur tous les tons la politique d’Obama à l’égard d’Israël, l’activisme de Philippe Karsenty lui a apporté des soutiens plus larges. A l’origine, la campagne en France est lancée par le site Internet Mena (Metula news agency) et son dirigeant Stéphane Juffa. Leur activité principale consiste alors à dénoncer la couverture faite par les médias du conflit israélo-palestinien.

Des actions sont vite engagées. Dès 2002, le prix Goebbels de la désinformation est attribué à Enderlin, vite transformé en « prix de la désinformation » attribué par un collectif dirigé entre autres par Stéphane Juffa et Gilles-William Goldnagel. Ce dernier, avocat et qui se définit comme « un juif de combat », s’est illustré par ses poursuites tous azimuts, contre Daniel Mermet, contre Edgar Morin, Danièle Sallenave, Sami Naïr. Il fut aussi l’un des organisateurs de la campagne qui a visé le chercheur Pascal Boniface. Il vient de s’engager fortement lors de la récente élection des instances dirigeantes du CRIF dont il est membre du comité directeur (lire notre précédent article ici).

Un argumentaire volumineux mais accumulation ne fait pas vérité

Il manquait à cette poignée d’activistes quelques relais plus présentables. Ils les trouveront rapidement puis les accumuleront au fil des années avec Alain Finkielkraut, Pierre-André Taguieff, Shmuel Trigano, Denis Jeambar, Daniel Leconte. Pierre-André Taguieff ira même jusqu’à voir dans cette « supercherie » une « adaptation contemporaine de la légende du ‘crime rituel juif’ » ! Pour conclure ainsi sa démonstration : « De l’amalgame polémique « sionisme = racisme », on est passé au stade suprême de la propagande antijuive, fondé sur l’équation « sionisme = palestinocide », le « palestinocide » étant présenté de préférence comme un infanticide. »

Ils obtiendront également le renfort de l’ancien ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi. Son soutien est précieux puisque Barnavi vient de la gauche du parti travailliste, est un dénonciateur des « ultras » et dispose d’une influence peu commune auprès de nombreux journalistes.

Nommé ambassadeur à Paris en décembre 2000 par Shlomo Ben-Ami, alors ministre des affaires étrangères travailliste, Elie Barnavi se retrouve deux mois plus tard à devoir expliquer et soutenir la politique d’Ariel Sharon dans la deuxième intifada. Il le fera d’autant mieux que ses engagements passés lui donnent une crédibilité toute particulière lorsqu’il dénonce l’angélisme incurable de ces journalistes français qui ne veulent pas voir la vraie nature du terrorisme organisé par Yasser Arafat.

En 2002, Elie Barnavi quitte ses fonctions et écrit un livre d’entretiens avec le journaliste Luc Rosenzweig. Il s’attarde longuement sur les qualités ou aveuglements de tel ou tel journaliste, note, commente et cite déjà l’exemple du reportage sur la mort de Mohammed Al-Dura. Et de demander depuis une commission d’enquête indépendante.

Commission d’enquête indépendante que Charles Enderlin et France-2 avaient proposée dès 2000 aux autorités israéliennes... Ces dernières n’en ont jamais éprouvé le besoin. Alors faut-il revenir au fond du dossier ? « Bidonnage », « imposture antisémite », comme s’est laissé à l’écrire dans un entretien à Riposte laïque Philippe Karsenty ? Il faudrait un livre entier – et Charles Enderlin s’y emploie dans La Mort d’un enfant – pour réfuter un par un les éléments avancés par les tenants de la manipulation.

Car année après année, ils ont construit un argumentaire volumineux qui, au premier abord, trouble les gens de bonne foi. Philippe Karsenty peut remplir des amphithéâtres acquis à sa cause vu son habileté et les matériaux disparates qu’il a rassemblés. Croquis, expertises balistiques, rapports médicaux, expertises biométriques, photos, rushes et autres reportages réalisés ce jour-là au carrefour de Netzarim, analyses d’experts divers. Démonter un tel travail demande des jours de contre-enquête. Peu de journalistes l’ont fait, ce qui explique leur incapacité à l’interroger correctement lors d’entretiens. Dernier exemple en date : ces cinq pages d’interview dans le dernier numéro de la revue Médias où il peut tout à son aise dévider son argumentaire.

Mais accumulation ne fait pas vérité. Et chaque élément pris séparément se révèle douteux voire faux. Comme cette première « reconstitution » ridicule, réalisée par un physicien israélien Nahum Shahaf – qui avait par ailleurs mis en cause les circonstances de l’assassinat de Rabin – alors que les lieux mêmes des affrontements de Netzarim avaient déjà été rasés par l’armée...

Surtout, les tenants de la manipulation ont plaqué sur ces images une grille de lecture qui ignore tout des réalités du terrain et de ce que furent ces longs face-à-face entre Palestiniens et soldats israéliens. Philippe Karsenty, comme Luc Rosenzweig, comme Elisabeth Lévy, comme Alain Finkielkraut, ne sont jamais allés à Gaza. Ils n’ont jamais couvert ce type de conflit où une simple manifestation devient guérilla urbaine puis guerre tout court.

Philippe Karsenty le reconnaît volontiers. Il ne s’est jamais trouvé sous le feu, n’a jamais vu un mort, n’a jamais vu la variété des dégâts provoqués par des munitions, n’a jamais constaté qu’une blessure pouvait parfois saigner abondamment et d’autres fois non. Il n’a pas plus assisté aux comportements aberrants provoqués par la peur comme à ces instants surréels de rires, de chants ou de fêtes qui peuvent être la marque d’une pause entre deux fusillades.

La reconstruction a posteriori, depuis un bureau parisien, comme la convocation, des années plus tard, d’experts dont on sait la fragilité des analyses, ont progressivement créé ce monstre lancé aux trousses d’Enderlin. Mais, dans le même temps, ils n’ont apporté aucune réponse crédible aux questions simples qui suivent :

-  Pourquoi l’armée israélienne n’a-t-elle jamais, tout au long de ces dix ans, procédé à une enquête vu l’impact qu’ont eu ces images ?
-  Pourquoi n’a-t-elle pas fait témoigner les soldats et tireurs d’élite présents ce jour-là à Netzarim ?
-  Pourquoi n’a-t-elle pas rendu publics les photos aériennes de drones dont elle doit disposer et, surtout, les comptes-rendus de communication de ses troupes sur le terrain ?
-  Pourquoi les services secrets israéliens ont-ils expliqué que le reporter de France-2, un Palestinien qui travaille pour la chaîne française depuis 1988 et également pour CNN, était « blanc comme neige » et n’appartenait à aucune organisation palestinienne quand ses détracteurs l’accusent d’être « un agent de l’OLP » ?
-  Pourquoi aucun responsable politique israélien, aucune membre des gouvernements qui se sont succédé depuis dix ans n’a-t-il publiquement mis en cause le reportage d’Enderlin et demandé une enquête ?
-  Pourquoi Charles Enderlin, qui s’est toujours dit prêt à collaborer à une enquête israélienne impartiale, n’a-t-il jamais eu de réponse ?

Enfin les tenants du « bidonnage » prennent grand soin d’oublier ce que signifierait une telle manipulation :

-  Les centaines de personnes présentes ce jour-là à Netzarim se seraient prêtées à une mise en scène...
-  La dizaine de journalistes, cameraman et photographes présents ce jour-là auraient été bernés ou complices...
-  Les ambulanciers ayant évacué le corps de l’enfant et le père gravement blessé auraient été également complices...
-  L’équipe de la morgue de Gaza aurait truqué les rapports et photographies du jeune homme...
-  L’équipe médicale de l’hôpital de Gaza qui a accueilli en urgence le père aurait construit de toutes pièces un dossier médical...
-  L’équipe médicale qui a transporté les jours suivants le père à l’hôpital d’Amman, en Jordanie, aurait été dupée ou complice...
-  A Amman, le médecin en charge et son équipe auraient de nouveau construit un dossier médical falsifié...
-  Le roi de Jordanie, qui a rendu visite au père sur son lit d’hôpital, aurait été trompé ou serait lui aussi complice de cette mise en scène...
-  Le médecin israélien qui, plusieurs années plus tard, a rééxaminé les photos de blessures du père et son dossier médical aurait entériné la supercherie...

Nouveaux rendez-vous devant la justice

Et depuis dix ans, aucun des acteurs ou témoins de cette machination n’aurait parlé, n’aurait laisser échapper une confidence, un doute ! Alors qu’il est un constat concernant la bande de Gaza qui fait largement consensus : dans cette enclave palestinienne surpeuplée, tout se sait et très vite.

Alors comment une telle campagne a-t-elle pu si aisément prospérer ? Les maladresses de la direction de France Télévisions, ses crispations, ses difficultés à accepter de s’expliquer et à montrer la totalité des rushes pris ce jour-là ont été autant de prises aussitôt saisies par les tenants du « bidonnage ». Richard Prasquier dénonce encore « le mur du silence dressé par les journalistes et les manœuvres dilatoires » de la chaîne publique.

Elisabeth Lévy, dont le site Causeur fait profession de « ne pas être d’accord » sur tout et n’importe quoi, a pu ainsi enfourcher son cheval de bataille favori : la dénonciation du « Parti des médias » qui expliquerait le soutien massif de la profession à Charles Enderlin. Des centaines de journalistes et personnalités signent-ils un appel de soutien dans le Nouvel Observateur ? C’est « la pétition de la honte », s’emporte aussitôt Luc Rosenzweig, toujours prompt à passer au fil de l’épée ses anciens confrères.

Tout ce monde a cru triompher lorsqu’en 2008, la cour d’appel de Paris a débouté France-2 de la poursuite en diffamation intentée à Philippe Karsenty. Il avait été condamné en première instance et voilà que France-2 perd en appel. Aussitôt ce jugement est lu comme une validation des thèses de la manipulation, quand les juges – qui ne se sont en rien prononcés sur le fond du dossier – n’ont fait qu’interpréter autrement le principe de liberté d’expression.

Charles Enderlin n’en a donc pas fini. La chaîne publique et le journaliste se sont pourvus en cassation et l’audience devrait se tenir dans les prochains mois. Par ailleurs, le père de Mohammed Al-Dura poursuit en diffamation deux partisans du « bidonnage », dont Gil Mihaely, autre responsable du site Causeur.

Philippe Karsenty et Luc Rosenzweig jubilent. De nouveaux rendez-vous, de nouvelles tribunes en perspective. Et une affaire nauséabonde qui n’en finit plus.

La Mort d’un enfant, Don Quichotte éditions, 204 pages, 18 euros, en vente depuis le 7 octobre.

publié par Mediapart

http://www.mediapart.fr/journal/fra...

 


Une visite instructive à Auchan Cergy (Vidéo)

Publié le 11-10-2010


Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra"
- Durée : 8’18



CAPJPO-Europalestine

 

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En librairie : « Il n’y aura pas d’Etat palestinien »

Publié le 11-10-2010


Ziyad Clot est un jeunen homme, avocat de formation, né d’une mère palestinienne et d’un père français, élevé en France. En 2007, à l’âge de 30 ans, il se rend pour la première fois en Palestine occupée, déterminé à se rendre utile.

On lui propose rapidement un emploi, prestigieux en apparence, au sein de l’équipe officielle des négociateurs mise en place par l’Autorité Palestinienne sous la houlette des gouvernements occidentaux : une sorte d’OVNI, en fait, appelée la Negotiations Support Unit (NUS), émanation d’un cabinet d’audit londonien plus savant a priori dans les affaires de banque et de traders que dans celles du peuple palestinien.

C’est donc de l’intérieur que Ziyad Clot va faire l’expérience de ce qu’il appelle lui-même, dès les premiers chapitres, la « farce » du « processus de paix ». A lire cet ouvrage en 2010, on en oublierait presque que toutes ces années, pendant lesquelles Israël a poursuivi de manière imperturbée le massacre des Palestiniens, ont aussi été marquées par une succession ininterrompue de pitreries, avec tous ces pseudo-sommets d’Annapolis, Charm el Cheikh, Washington, etc.

L’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas s’est pliée, toute honte bue, à cette sinistre comédie, et le récit de Ziyad Clot n’est pas tendre pour ces gens-là. Le principal « négociateur », côté palestinien, Saeb Erekat, en prend pour son grade, et le livre fourmille d’anecdotes peu flatteuses pour le personnage, plus à l’aise avec ses partenaires israéliens qu’au milieu de son propre peuple.

Pour Clot, le compromis imaginé il y a maintenant une vingtaine d’années avec la perspective de création d’un Etat palestinien sur 20 % de sa terre historique, à côté d’un Etat d’Israël conforté sur les autres 80 % du territoire, ne verra jamais le jour. « Il n’y aura pas d’Etat palestinien », nous dit-il, avec des arguments convaincants.

Alors ? Sans exclure l’hypothèse d’une expulsion massive, voire d’un génocide des Palestiniens par Israël, qui a à la fois la force et le soutien des forts, Clot nous invite à défendre l’idée d’un seul pays entre Méditerranée et Jourdain dont tous les citoyens jouiraient des mêmes droits, et qui pourrait s’appeler « Israeltine ». Notre soutien, plus que jamais, à la résistance du peuple palestinien, en est l’une des conditions.

(Il n’y aura pas d’Etat palestinien, par Ziyad Clot, Editions Max Milo, 288 pages, 18 ,90 €). En vente notamment à la librairie Résistances (http://www.librairie-resistances.com)

CAPJPO-EuroPalestine


 

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A Creil samedi soir : pour en savoir plus sur la campagne BDS
10-10-2010
B comme Boycott, D comme Désinvestissement, S comme Sanctions. Et ça marche ? Oui, à tel point qu'Israel demande à nos dirigeants d'organiser des procès contre ceux qui y participent. Mais c'est trop tard : la campagne est lancée au niveau mondial... et elle progresse. On en parle samedi soir à Creil. Venez nombreux ! (lire...)


Procès BDS : Lettre de Philippe LE CLERRE
10-10-2010

Philippe Le Clerre, s'adresse aux juges sur la question du boycott.
(lire...)

Deux Palestiniens tués et dix autres blessés lors d’une "incursion" israélienne dans Hébron
10-10-2010

Ils aiment nous montrer les Palestiniens cagoulés, mais rarement quand il s'agit des escadrons de la mort israéliens. Pourtant, voilà comme ils pénètrent dans les villes qui ne leur appartiennent pas, tuent et terrorisent la population palestinienne. Si la France ne leur envoie pas quelques armements supplémentaires, elle peut aussi continuer à se fournir en Israël...
(lire...)

Inauguration de la rue LÉON SCHWARTZENBERG ce lundi 11 octobre, à Paris.
10-10-2010

Pas trop tôt ! Léon, résistant et grand cancérologue, a été aussi un fidèle soutien du mouvement social et plus particulièrement des “sans” ... Il a accompagné à partir de 1991 d'innombrables actions du DAL, de Droits Devant !!, des sans papier de St Bernard et tant d'autres ... Il s'est aussi engagé pour la défense des droits du peuple Palestinien.
(lire...)

Un colon israélien en train d’écraser des enfants à Jérusalem-Est (VIDEO)
9-10-2010

Cela se passe à Jérusalem Est, dans le quartier de Silwan d'où le gouvernement essaie de chasser un maximum de familles palestiniennes pour mettre des colons à leur place. Photos et vidéos montrant un colon israélien en voiture en train de se faire un "carton", et de heurter des enfants palestiniens à la sortie de la prière du vendredi, qui ont été transportés à l'hôpital mais dont les jours ne sont pas en danger.
(lire...)

Etats-Unis : le militants anti-guerre et anti-occupation harcelés par le FBI
9-10-2010
Les militants américains solidaires des mouvements qui luttent pour leur émancipation, en Palestine et en Colombie notamment, sont soumis à perquisitions, interrogatoires et menaces de procès. Ils nous appellent à l'aide. (lire...)

 


PERPIGNAN :Tollé après la convocation en justice de trois militants pro-Palestine pour "provocation"
8-10-2010
Le parquet de Perpignan a décidé de renvoyer trois militant s du collectif 66 "Paix et Justice en Palestine" devant le tribunal correctionnel le 11 octobre prochain afin de répondre de "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion déterminée". (lire...)


Procès BDS : La "Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix" apporte son soutien aux militants français
8-10-2010

"En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l'occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.", déclare cette association israélienne qui participe à la campagne BDS. Lire le communiqué ci dessous.
(lire...)

Procès Alima/Omar : Appels à rassemblements devant plusieurs ambassades de France à l’étranger
7-10-2010

L'annonce de procès en France contre les militants de la campagne BDS et notamment contre la sénatrice Alima Boumediene-Thiery et le responsable du NPA Omar Slaouti soulève l'indignation dans de nombreux Pays. En Italie, un appel à un sit-in devant l'ambassade de France a été lancé pour lundi prochain, tandis qu'à Edimbourg, un rassemblement est annoncé devant le consulat de France le jour du procès !
(lire...)

Procès BDS : Le maire de Stains écrit au ministre de la justice
7-10-2010

Michel Beaumale, maire de Stains vient d'envoyer une lettre bien sentie à Michèle Alliot-Marie concernant le procès fait à Alima Boumediene-Thiery et autres inculpés de la campagne BDS. Le maire de Stains demande à être co-inculpé avec la sénatrice.
(lire...)

Une vidéo-compétition "Moi aussi je boycotte"
7-10-2010
Le site http://www.bdsfrance.org vient de lancer une "vidéo-pétition", ou "vidéo-compétition", sur le thème "Moi aussi je boycotte". (lire...)

 


Action BDS en Australie (Vidéo)

Publié le 7-10-2010


Non seulement l’ambassadeur de France en Australie, Mr Michel Henri FILHOL, a reçu de nombreuses lettres de protestation concernant la répression en France des personnes engagées dans la campagne de Boycott, Désinvestissement Sanctions contre Israel, mais, en signe de solidarité, les militants de Brisbane, au Sud de l’Australie, nous dédient cette nouvelle action menée samedi dernier pour dire non aux cosmétiques "israéliens" produits sur des terres volées. Comme on peu le voir, le stand concerné dans le centre commercial de Brisbane, a préféré fermer boutique au bout de 45 minutes.

 


Charles Enderlin sous les feux croisés

publié le jeudi 7 octobre 2010

Pascal Boniface

 
Le 30 septembre 2000, une fusillade éclate dans la ville palestinienne de Netzarim. Un père et son enfant essaient de s’abriter mais l’enfant est atteint par des tirs et va mourir. La scène a été filmée par un cameraman de France 2 et sera diffusée sur cette chaîne pour être reprise par pratiquement toutes les télévisions du monde. Le petit Mohamed El Dura devient le symbole de l’enfant innocent tué par les soldats de Tsahal, les tirs provenant des positions de l’armée israélienne.

Ces images suscitent une immense émotion, l’armée israélienne ne conteste pas la présentation de France 2, mais peu à peu l’affaire va prendre une autre dimension, et c’est le journaliste responsable du reportage, Charles Enderlin, qui va être mis au banc des accusés.

Charles Enderlin n’est pas n’importe qui : c’est un journaliste extrêmement réputé, parfait connaisseur du Proche-Orient et contre qui il est à priori difficile de porter l’accusation d’antisémitisme puisqu’il a notamment la double nationalité franco-israélienne. Depuis plus de dix ans, Charles Enderlin subit des attaques professionnelles et des menaces sur lui et sa famille qui l’ont amené à déménager plusieurs fois et à bénéficier d’une protection.

Les images avaient été filmées par un cameraman palestinien contre lequel les services israéliens n’avaient jusqu’ici jamais émis le moindre doute. Une théorie du complot va se mettre en route. De la même manière que certains ont nié l’existence des attentats du 11 septembre, certains vont développer la théorie d’une mise en scène expliquant que l’enfant n’a pas été tué et qu’il vit tranquillement en Jordanie, ou qu’il l’a été par les Palestiniens afin de prendre une position victimaire. Charles Enderlin a reçu de la part d’organisations juives extrémistes le prix Joseph Goebbels, initiative sympathique pour quelqu’un dont une partie de la famille a disparu dans les camps de la mort du nazisme, et plusieurs fois sa tête a été demandée à son employeur. Heureusement, la direction de la rédaction de France 2 n’a jamais cédé. C’est toute cette histoire que Charles Enderlin raconte dans son livre, Un enfant est mort (Editions Don Quichotte) ; les dix ans de galère, d’accusation, de pression, de harcèlement moral et professionnel, tous les éléments sont là et la démonstration de Charles Enderlin est implacable.

Son livre et son histoire suscitent plusieurs interrogations. Comment expliquer que cette mort ait pu prendre une telle importance. La journaliste d’Europe 1, Catherine Nay, en a peut-être livré l’explication lors d’un éditorial, disant que cette photo allait faire écho à celle de l’enfant juif du ghetto de Varsovie. Elle a aussitôt été attaquée violemment et on a publiquement tiré la conclusion qu’elle n’évoquerait plus jamais le conflit israélo-palestinien. Des enfants tués par l’armée israélienne au cours d’opérations militaires, il y en a eu des centaines, mais la force de l’image est telle que la mort en direct d’un seul enfant a plus d’impact que celle dont on rend compte en quelques lignes dans les journaux.

Deuxième source de réflexion : s’il n’est pas étonnant que des extrémistes, à l’image de Philippe Karsenty qui fait de la chasse à Charles Enderlin une raison de vivre et un moyen de subsistance, que la ligue de défense juive ou l’ex-journaliste Luc Rosenzweig devenu propagandiste extrémiste (dont on peut lire des mails absolument délirants dans le livre) aient attaqué le journaliste de France 2, il est beaucoup plus surprenant qu’il ait été partagé par des personnalités dites modérées ou se disant attachées à la paix. Alain Finkielkraut, l’ex-ambassadeur israélien en France redevenu historien Elie Barnavi, ou le président du Crif, Richard Prasquier, ont également participé sans état d’âme à cette chasse à l’homme. On a même vu deux journalistes réputés, Denis Jeambar, à l’époque à la tête de l’Express, et Daniel Leconte, l’incontournable producteur d’Arte, faire une démarche auprès d’Arlette Chabot pour mettre en cause Charles Enderlin. Ils auraient souhaité que cette démarche reste purement confidentielle ce qui ne fut pas le cas.

Il y a bien sûr la volonté de faire un exemple et d’empêcher la critique d’Israël sur un plan moral. Charles Enderlin livre également une autre explication à la formidable campagne dont il a été la victime. Plus encore que son reportage sur la mort d’un enfant, ce sont ses livres et documentaires sur l’échec du processus de paix et la reprise du conflit qui sont en cause. Charles Enderlin a fait un travail historique remarquable des événements qui ne sont contestés par aucun des acteurs qu’il a pour la plupart vu longuement. Ses conclusions tendent à prouver que, contrairement à ce que vont essayer de faire croire le gouvernement israélien et ses partisans et relais médiatiques, ce n’est pas Yasser Arafat qui a décidé d’interrompre les négociations et de relancer l’Intifada, mais que c’est bien la répression des manifestations ayant fait plusieurs morts, le lendemain de la visite d’Ariel Sharon le 28 septembre 2000 sur l’Esplanade des mosquées, qui est venue susciter une colère incontrôlée. C’est sans doute cette démonstration historique qui est reprochée à Charles Enderlin. Il a dit la vérité, il est normal qu’il soit exécuté.

publié sur le blog du Nouvel Observateur "affaires stratégiques"

http://pascalbonifaceaffairesstrate...

 

 

France-Palestine AFPS!


Serge Grossvak | 5 octobre 2010

Constance Desloire | 5 octobre 2010

Festival d’Ile de France | 4 octobre 2010

 


L’armée la plus morale du monde : vidéo
4-10-2010
Des voyous en uniforme ont affiché lundi sur youtube une vidéo, montrant un soldat de l'armée israélienne faisant la danse du ventre autour d'une prisonnière palestinienne, menottée et les yeux bandées par ces courageux garçons. http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/youtube-clip-shows-idf-soldier-belly-dancing-beside-bound-palestinian-woman-1.317177 (lire...)


PROCES BDS : Dénonciation de l’escalade dans le chantage à l’antisémitisme (VIDEO)
4-10-2010

"Incitation à la haine raciale", "discrimination contre la nation israélienne", accusations aberrantes parce que tout est bon pour nous faire taire. Mais nous ne nous tairons pas. Vidéo de 3 minutes réalisée le 2 octobre 2010.
(lire...)

Polygamie : le Point en flagrant délit de bidonnage
4-10-2010
La "femme du polygame" s'appelait Abdel ! (lire...)

 


Lettre d'info n° 247 de l'AFPS du 04 au 10 octobre 2010


A la Une

Nous prendrons la mer pour Gaza. Coalition internationale pour la Flottille de la Liberté
La Flottille de la Liberté prend de l’ampleur à Athènes.
Action légale, politique et populaire pour mettre fin à l’impunité d’Israël
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15709.html


Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS)

L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens".
Nous devons construire une campagne unifiée et coordonnée pour imposer des sanctions contre Israël en tant que puissance occupante tant qu’il refuse d’appliquer le droit international, les résolutions des Nations unies et l’avis de la CIJ concernant le mur d’annexion en Cisjordanie, la colonisation constante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et le siège de Gaza.

"Inculpez moi". Lettre de Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, député honoraire, à Madame Alliot Marie, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Jean-Claude LEFORT
Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions (BDS) !
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15619.html

"Je suis nombreux, je suis multiple et il va falloir multiplier les tribunaux et les prisons." Serge Grossvak
Pour mener les actions BDS," un idéal commun : la paix, la justice, la diversité humaine, un égal respect de tous."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15708.html

Procès en appel de Sakina Arnaud : témoignage de Jean-Pierre Dubois. LDH
Témoignage de Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, pour le procès en appel de Sakina Arnaud, accusée d’incitation à la haine raciale pour avoir collé dans un supermarché de Bordeaux un autocollant appelant à boycotter les produits israéliens.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15700.html

La Norvège interdit que soient essayés dans ses eaux les sous-marins à destination d’Israël. Anshel Pfeffer
Le ministre des Affaires Etrangères norvégien a fait savoir...que les essais sur les sous-marins destinés à la marine israélienne ne seraient plus autorisés en Norvège.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15699.html


Culture

L’élan du cinéma libanais … Association Aflam-diffusion des cinémas arabes

Du 19 octobre au 20 novembre, l’association Aflam-diffusion des cinémas arabes, présente à Marseille et dans plusieurs villes de la Région PACA (Forcalquier, La Garde, La Valette et Salon de Provence), un panorama du cinéma libanais contemporain avec une quarantaine de films.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15664.html


Actualité

L’Egypte et la Jordanie soutiennent les Palestiniens sur la question de la colonisation. Associated press
L’Egypte et la Jordanie ont apporté dimanche leur soutien au refus palestinien de négocier avec Israël tant que se poursuivra la colonisation. Mais les deux pays, alliés des Etats-Unis au Proche-Orient, ont appelé à de nouveaux efforts pour sauver les discussions de paix se déroulant sous la médiation de Washington.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15697.html

Pourparlers israélo-palestiniens : « C’est le Hamas qui sortira vainqueur de cette pantalonnade palestinienne ». Entretien avec René Naba
René Naba analyse, dans une interview au journal algérien Le Jeune Indépendant, parue à la mi septembre, la dynamique de ces négociations et leurs enjeux
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15698.html

Israël - Palestine : La promesse inutile ? Alexis Hotton
Alors que le monde attend la déclaration de Mahmoud Abbas concernant la reprise du processus de paix, prévue pour le 4 octobre [1], Benyamin Netanyahu continue d’afficher son refus catégorique de prolonger le moratoire sur la colonisation. Obama serait-il seul à croire possible la création d’un Etat palestinien d’ici à un an ?
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15685.html

Pas de discussions avec Israël tant que la colonisation continuera, décident les instances dirigeantes de l’OLP. Associated press
Les instances dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont décidé samedi à Ramallah (Cisjordanie) de ne pas poursuivre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation israélienne continuera.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15694.html

Palestine : le gel de la colonisation, au cœur des négociations depuis vingt ans. Pierre Puchot
C’est l’histoire d’un concept inventé par les États-Unis, adopté à contrecœur par les Palestiniens, et battu en brèche, vingt ans plus tard, par les Américains eux-mêmes.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15693.html

Washington marchande la poursuite du gel des colonies. Adrien Jaulmes
Barack Obama aurait promis de généreuses garanties, sans parvenir à vaincre la résistance du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15692.html

Les frontières contre la colonisation. Gilles Paris
Il était depuis novembre 2008 l’un des acteurs de ce jeu compliqué entre Américains, Israéliens et Palestiniens : Rahm Emanuel , grand connaisseur de la politique israélienne, ce qui n’a pas particulièrement aidé son mentor, quitte aujourd’hui son poste de secrétaire général de la Maison-Blanche [1]. Au moment même où l’émissaire américain, George Mitchell, bataille pour obtenir un sursis concernant le moratoire partiel de la colonisation en Cisjordanie.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15691.html

La paix, c’est l’égalité des droits, c’est le respect du droit international. Entretien avec Pierre Stamboul
La notion de « dialogue de paix » est totalement infirmée par la réalité. La colonisation n’a jamais cessé
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15701.html

Marwan Barghouthi : Il est trop tôt de parler d’une nouvelle Intifada. Yassar Abu Khshoum
Marwan Al-Barghoutti, dirigeant du Fatah, condamné à la réclusion à perpétuité dans les prisons de l’occupation israélienne, a déclaré dans un communiqué publié hier de sa prison, à l’occasion du dixième anniversaire de la deuxième Intifada, qu’il était trop tôt pour parler d’une nouvelle Intifada à cause des divisions entre les principaux partis palestiniens, Hamas et Fatah.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15688.html

En Israël, "la minorité arabe est en danger". Hélène Sallon
A l’appel du Haut comité de suivi des citoyens arabes d’Israël, qui représente les 1,2 million de citoyens arabes d’Israël, une grève générale et une manifestation étaient organisées, vendredi 1er octobre, pour commémorer les manifestations d’octobre 2000.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15690.html

Un journaliste de Ni’lin « déterminé à filmer ». Jody McIntyre
Depuis plus de deux ans, la population de Ni’lin, en Cisjordanie occupée, s’est lancée dans une campagne de résistance populaire non violente contre le vol de ses terres par les colonies et le mur israéliens. Hamoudeh Saeed Abd al-Haq Amireh, vingt-sept ans, fait partie de cette résistance. Médecin de formation, et seul soutien de famille chez lui, Amireh est devenu journaliste autodidacte pour couvrir la lutte qui se déroule à Nil’in. Au cours de son travail, Amireh a été arrêté et blessé par les forces israéliennes, la dernière fois à une jambe, le 17 septembre dernier. Jody McIntyre s’entretient avec lui pour The Electronic Intifada.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15682.html

L’Irene arraisonnée et détournée vers un port israélien, des militants pacifistes à bord ont été frappés avec une extrême violence. Nourit Peled

L’Etat d’Israël se définit comme un Etat juif. Parmi les personnes arrêtées (dans les eaux internationales) sur le "bateau juif" un ancien pilote (Yonatan), le père d’une adolescente tuée en 1999 dans un attentat (Rami) ... Quand on voit comment ils sont traités, on devine ce que les Palestiniens subissent régulièrement.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15686.html

Proposition indécente. Constance Desloire
Israël a tenté de troquer avec Washington la libération d’un juif américain accusé d’espionnage contre une petite mise en sursis de la colonisation des territoires palestiniens.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15702.html

Qui veut la peau de notre solidarité ?
Dans la nuit de samedi à dimanche 19 septembre, le CICP (Centre International de Culture Populaire), siège de nombreuses associations de solidarité internationale et de défense des droits humains, notamment des mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, a été cambriolé.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15683.html

La sagesse de Gandhi. Uri Avnery – 25 septembre 2010
En surfant sur les chaînes de télévision, je suis tombé sur une interview du petit-fils du Mahatma Gandhi sur un réseau américain (la Fox – imaginez-vous). “Mon grand père nous a dit d’aimer l’ennemi alors même qu’on le combat” disait-il, “il a résolument combattu les Britanniques, mais il aimait les Britanniques.” (je transcris de mémoire). Ma première réaction fut de considérer ces propos comme des balivernes, le vœu pieux de bonnes âmes ! Mais, dans un deuxième temps...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15672.html


Témoignage/Opinion

La députée palestinienne Khalida Jarrar empêchée de se faire soigner en Jordanie. Un appel de Luisa Morgantini
Khalida Jarrar, députée du Conseil législatif palestinien, est gravement malade. Le gouvernement israélien lui interdit de sortir du pays pour se soumettre à des examens médicaux.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15696.html

Une femme à vélo défie le Hamas. Badia Zaydan
Bravant les convenances imposées par le régime islamiste, une jeune blogueuse a choisi de traverser la bande de Gaza à bicyclette. Un voyage parfois mouvementé, mais aussi ponctué de bonnes surprises.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15695.html

Prix Nobel de la Paix, Mairead Corrigan va être expulsée d’Israël. Afp
A cause de sa participation à la Flottille de la Liberté qui tentait de briser le blocus illégal de Gaza, les autorités d’occupation israéliennes interdisent à une Irlandaise, prix Nobel de la Paix, d’entrer en Palestine et l’expulsent
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15689.html

Nous vous appelons, vous soldats et officiers, à refuser d’obéir aux ordres illégaux qui vous sont donnés par vos supérieurs. Yonatan et Itamar Shapira, à bord de l’Irene
Yonatan et Itamar Shapira sont deux des Israéliens qui étaient à bord de l’Irene, le bateau juif pour Gaza. C’est la raison pour laquelle ils ont été victimes de violences de la part des forces israéliennes qui ont intercepté le bateau. Voici leur récit une heure après avoir pu rejoindre leur famille en Israël
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15684.html


Échos des groupes locaux
Consulter la rubrique écho des groupes locaux sur le site de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/rubrique32.html

Soutien aux militants du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine convoqués au tribunal correctionnel de Perpignan le 11 octobre. Collectif 66 Paix et Justice en Palestine

Trois militant-es du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine sont assignés en correctionnelle pour une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Perpignan le 15 mai 2010 les appelant au boycott des produits exportés par Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15666.html

Université d’été de l’AFPS – Juillet 2010. AFPS
L’université d’été de l’AFPS s’est déroulée du 9 au 12 juillet dans le cadre chaleureux de Queven dans le Morbihan.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15667.html

Action BDS à Angers. AFPS 49
Samedi 25 septembre, nous étions environ 25 militants de l’AFPS et amis, sur le parking d’un Centre Leclerc de la ville.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article15681.html


Rendez-vous
L'Agenda complet de l'AFPS : http://www.france-palestine.org/agenda

3 rendez-vous en Rhône-Alpes : http://www.france-palestine.org/rubrique90.html?date=2010-10-01

2 rendez-vous en Bretagne : http://www.france-palestine.org/rubrique73.html?date=2010-10-01

2 rendez-vous en Ile de France : http://www.france-palestine.org/rubrique80.html?date=2010-10-01

2 rendez-vous en Nord-Pas de Calais : http://www.france-palestine.org/rubrique85.html?date=2010-10-01

1 rendez-vous en Auvergne : http://www.france-palestine.org/rubrique70.html?date=2010-10-01

1 rendez-vous en Basse Normandie : http://www.france-palestine.org/rubrique71.html?date=2010-10-01

1 rendez-vous en Pays de la Loire : http://www.france-palestine.org/rubrique87.html?date=2010-10-01

1 rendez-vous en Picardie : http://www.france-palestine.org/rubrique88.html?date=2010-10-01

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Lettre d'information de l'Association France Palestine Solidarité. Envoyée à 3 533 adhérents ayant une adresse de messagerie, à 3 952 inscrits à partir du site http://www.france-palestine.org à la liste d'information, à 186 parrains d'enfants palestiniens et à 309 associations.

Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'AFPS traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'AFPS.



--
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 09.56.03.15.79

mail : afps@france-palestine.org
site : www.france-palestine.org

 


La Norvège interdit
que soient essayés dans ses eaux les sous-marins à destination d’Israël.


publié le lundi 4 octobre 2010

Anshel Pfeffer

 
Le ministre des Affaires Etrangères norvégien a fait savoir...que les essais sur les sous-marins destinés à la marine israélienne ne seraient plus autorisés en Norvège.

La décision d’Oslo va obliger la firme de construction navale allemande HDW à faire ailleurs ses essais en eau profonde sur les navires israéliens.

La Norvège a fait savoir à une firme de construction navale allemande, que les sous-marins à destination d’ Israël ne seraient plus autorisés à faire des essais sur le territoire norvégien , suite à l’embargo sur les matériels de sécurité vers ce pays.

La marine israélienne doit recevoir , début 2011, un sous marin Dolphin modernisé, construit par la firme allemande HDW, basée à Kiel, puis un autre en 2012.

HDW loue à la Norvège une base sous marine pour faire des essais sur ses navires.

Le premier Dolphin a commencé ses essais, sous la supervision d’une équipe israélienne en Allemagne.

A la suite de la décision norvégienne le constructeur naval HWD va être obligé de conduire ses essais à un autre endroit.

L’escadrille 7 de la marine israélienne utilise 3 Dolphin depuis 10 ans. Les deux nouveaux coûtent environ 1,3 milliard d’euros, dont l’Allemagne paye le tiers, si l’on en croit la presse allemande.

La marine augmente ses capacités en sous-marins et double le nombre de ses équipages pour leur permettre d’effectuer des missions de longue durée, loin de leurs bases

D’après le journal Defence News, il y a des tractations entre Israël et l’Allemagne au sujet de la construction d’un 3ème sous-marin

Les nouveaux sous-marin ont un système de propulsion perfectionné qui leur permet de rester en plongée jusqu’à 3 semaines.

D’après les média étrangers, les Dolphin, outre les missions de guerre et d’espionnage qui leur sont confiées, sont équipés de missiles à têtes nucléaires.

Il y a 4 mois un Dolphin est allé vers le sud par le canal de Suez , ce qui a été interprété comme signifiant qu’Israël voulait placer un sous-marin dans le Golfe Persique.

Les chantiers navals HDW, parmi les plus grands du monde, louent au gouvernement norvégien , pour y faire leurs essais sur les sous-marins, la base sous-marine de Marvika sur la côte sud de la Norvège .Pendant la 2ème guerre mondiale c’était une base pour les sous-marins allemands

Ce port sert de point de départ pour les essais jusqu’à 700m. de profondeur et c’est là qu’ont eu lieu les essais des 3 premiers sous-marins israéliens. Ces expériences sont nécessaires pour trouver d’éventuelles faiblesses dans les systèmes des sous-marins et font partie de la routine de tous les processus d’essai de chaque navire.

Le ministre des Affaires étrangères norvégien a fait savoir à HWD, il y a plusieurs semaines, que les essais sur les sous-marins destinés à la marine israélienne ne seraient plus autorisés en Norvège.

Ce n’est pas le premier boycott sécuritaire que la Norvège impose à Israël. Il y a un an le fonds de pension de l’état norvégien a fait savoir qu’il laissait tomber la firme Elbit, à cause de son implication dans la construction du mur de séparation

Le ministère des Finances norvégien a déclaré que ce mur était une atteinte aux droits humains des Palestiniens.

Le ministère des Affaires étrangères israélien s’est abstenu de tout commentaire.

Le ministère des Affaires étrangères norvégien a indiqué qu’il ne répond pas à certains besoins spécifiques lorsqu’il s’agit d’exportation de services ou de matériel militaires.

Lorsqu’il a été interrogé, la semaine dernière , à la télévision , sur tous ces changements, le ministre des Affaires étrangères, Jonas Gahr Store, a répondu : « Nous avons des restrictions extrêmement rigoureuses pour tout ce qui concerne la sécurité, que ce soit des marchandises ou des services. Nous n’exportons ni matériels ni services vers des pays en guerre ou dans lesquels il y a un danger de guerre.

Il n’a pas directement mentionné Israël

Le groupe allemand Thyssen, propriétaire des chantiers navals où sont construits les Dolphin s’est refusé à tout commentaire.

publié par Haaretz

http://www.haaretz.com/print-editio...

Traduction JH

 


L’Egypte et la Jordanie soutiennent les Palestiniens sur la question de la colonisation

publié le lundi 4 octobre 2010

Associated press

 
L’Egypte et la Jordanie ont apporté dimanche leur soutien au refus palestinien de négocier avec Israël tant que se poursuivra la colonisation. Mais les deux pays, alliés des Etats-Unis au Proche-Orient, ont appelé à de nouveaux efforts pour sauver les discussions de paix se déroulant sous la médiation de Washington.

L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a rencontré dimanche le président égyptien Hosni Moubarak au Caire et le roi Abdallah II de Jordanie à Amman.

"Les conditions actuelles ne sont pas favorables" à la poursuite des pourparlers de paix, a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit. "Nous comprenons la position palestinienne qui demande l’établissement d’un environnement et de circonstances appropriés pour la tenue et la poursuite de négociations".

En plus de rencontrer George Mitchell, le roi Abdallah II de Jordanie s’est entretenu dans la journée avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, déclarant que le refus d’Israël de porter un coup d’arrêt aux constructions dans les colonies juives en Cisjordanie sapait le processus de paix.

"Vous avez le plein soutien de la Jordanie pour l’établissement d’un Etat palestinien, qui exige la fin des actions unilatérales d’Israël...principalement la construction de colonies", a déclaré le souverain hachémite à Mahmoud Abbas, selon un communiqué du Palais royal.

Les négociations israélo-palestiniennes, qui ont repris il y a un mois, sont en péril : Israël refuse de prolonger le moratoire de dix mois sur de nouvelles constructions dans les colonies juives en Cisjordanie qui a expiré la semaine dernière. Les Palestiniens doivent annoncer leur décision définitive cette semaine et diront, à l’occasion du sommet de la Ligue arabe vendredi prochain, s’ils continuent tout de même ces discussions directes.

Samedi, les instances dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont décidé à Ramallah (Cisjordanie) de ne pas poursuivre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation israélienne continuera.

 


ALIMA BOUMEDIENE-THIERY : TOUCHE PAS À MA SÉNATRICE ! (VIDEO)
4-10-2010
Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d'injustice, pour plus d'égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ; ? Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est traînée en justice parce qu'elle a osé demander des sanctions contre I'État d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" (lire...)


Ce que nos medias ne montrent pas
4-10-2010

Il faut voir et revoir ce film de Chris Den Hond et Mireille Court sur la situation en Palestine. C'était il y a quasiment 10 ans. Depuis, Sharon "le boucher" a été remplacé par d'autres sanguinaires ouvertement fascistes, des milliers d'autres Palestiniens et Libanais ont été assassinés, des dizaines de milliers d'autres emprisonnés, dont Marwan Barghouti, encore libre à l'époque. Mais les Palestiniens sont toujours là, et bien là. Leur résistance est la nôtre.
(lire...)

Sammy Ghozlan va-t-il porter plainte contre le Centre Wiesenthal ?
4-10-2010

Le centre Simon Wiesenthal, porte-parole mondial de la propagande israélienne, vient d'appeler au boycott des stations service SHELL. Qui compter porter plainte pour "discrimination" ?
(lire...)

Nouvelle tournée en France de la troupe des enfants d’Al-Rowwad !
4-10-2010

Jean-Claude Ponsin, président de l'association sans but lucratif (loi 1901) « Société des Amis d'Al-Rowwad » (AAR) nous annonce une bonne nouvelle : une nouvelle tournée en France, au printemps prochain, des enfants du camp de réfugiés d'Aïda (près de Béthléem), organisés en troupe théâtrale par le centre culturel Al-Rowwad, dirigé par Abdelfattah Abusrour .
(lire...)

Turquie : "Viva Palestina" se recueille sur la tombe du plus jeune martyr de La Flotille de la Liberté
3-10-2010

Les membres du convoi « Viva Palestina 5 » arrivés en Turquie vendredi, se sont recueillis dans la ville de Kayseri sur la tombe de Furkan Dogan, le plus jeune des passagers de la « Flottille de la Liberté », âgé de 19 ans, assassiné par l'armée israélienne dans les eaux internationales. Récit publié par info-palestine.net.
(lire...)

Procès BDS : Réaction de Xavier Renou, porte-parole des Désobéissants
3-10-2010

Avec les Désobéissants, dont il est le porte-parole, Xavier Renou apporte son soutien à une multitude de causes trop souvent négligées par les médias. La Mèche lui ouvre donc ses pages, afin qu'il y raconte les actions menées et, comme c'est le cas ici pour des militants qui soutiennent le peuple palestinien, les difficultés auxquelles les citoyens peuvent se trouver confrontés lorsqu'ils se risquent à désobéir, même pacifiquement.
(lire...)

Procès BDS : nouveaux soutiens à Alima Boumediene-Thiery et aux autres inculpés
3-10-2010

(lire...)

En Israël, "la minorité arabe est en danger"
3-10-2010

A l'appel du Haut comité de suivi des citoyens arabes d'Israël, qui représente les 1,2 million de citoyens arabes d'Israël, une grève générale et une manifestation étaient organisées, vendredi 1er octobre, pour réclamer des sanctions contre l'assassinat de 13 citoyens arabes d'Israël en octobre 2000, et pour protester contre la politique raciste du gouvernement israélien tant vis à vis de ses propres citoyens arabes que des Palestiniens sous occupation.
(lire...)

Procès BDS et manifestations sur les retraites : une information très bien accueillie
3-10-2010

Nous avons pu constater hier à l'occasion de la manifestation parisienne sur les retraites, que peu de participants, y compris au sein des syndicats et partis étaient au courant de la répression et du chantage à l'antisémitisme, mis en oeuvre par le gouvernement à l'encontre des militants de la campagne BDS. L'information a suscité beaucoup d'intéret et d'encouragements. Nous avons regretté de n'avoir que 10.000 tracts, appelant notamment au rassemblement devant le tribunal de Pontoise le 14 octobre. Mais nous serons également présents à la prochaine manif, le 12 octobre : solidaires avec la lutte pour la préservation de nos acquis, solidaires avec les militants inculpés pour avoir défendu les droits du peuple palestiniens.
(lire...)

Mobilisation en Belgique pour Alima Boumediene-Thiery
3-10-2010
Le parti "Egalité" organise un déplacement en car à partir de Bruxelles pour venir le 14 octobre au Tribunal de Pontoise, afin de soutenir Alima, dont le travail en tant que députée européenne a marqué les esprits. Les militants belges sont indignés par la chasse aux sorcières contre les femmes et les hommes engagés dans la campagne BDS et ils tiennent à le faire savoir ! L'aller-retour est prévu dans la même journée, avec un départ de Bruxelles à 6 H 30 et une halte à Lille vers 8 H. Voir toutes les précisions ci-dessous. (lire...)

 


Pas de discussions avec Israël
tant que la colonisation continuera,
décident les instances dirigeantes de l’OLP


publié le dimanche 3 octobre 2010

Associated press

 
Les instances dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont décidé samedi à Ramallah (Cisjordanie) de ne pas poursuivre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation israélienne continuera.

"La direction (palestinienne) a décidé qu’il n’y aurait pas de négociations, à moins d’un gel des colonies", a déclaré un des responsables du Fatah, Mohammed Dahlan, à l’issue d’une réunion de trois heures du comité exécutif de l’OLP. Cette instance réunit la plupart des factions palestiniennes dont le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à l’exception du Hamas, au pouvoir à Gaza.

"La position palestinienne est claire, il n’y aura pas de négociations tant que la colonisation se poursuivra", a renchéri Nabil Abou Rdeneh, un des principaux conseillers de Mahmoud Abbas. Les dirigeants israéliens n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Selon Mohammed Dahlan, les Palestiniens vont désormais commencer à se préparer à un échec des pourparlers. Des responsables de l’OLP et du Fatah, a-t-il ajouté, ont formé une commission conjointe destinée à examiner la possibilité de demander au Conseil de sécurité des Nations unies la déclaration unilatérale d’un Etat palestinien en Cisjordanie, à Gaza et Jérusalem-Est, territoires pris par Israël en 1967.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a appelé samedi les Palestiniens à ne pas quitter la table des discussions de paix à la suite de la position adoptée par les instances dirigeantes de l’OLP. Il a déclaré dans un communiqué que la paix ne pouvait être atteinte qu’au travers de négociations.

Les discussions directes entamées début septembre à Washington sont dans l’impasse sur la question des implantations juives en Cisjordanie. Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a refusé cette semaine de prolonger le moratoire de dix mois sur les constructions de nouveaux logements dans ce territoire palestinien.

Mahmoud Abbas avait averti à plusieurs reprises qu’il quitterait la table des discussions de paix parrainées par les Etats-Unis si ce gel n’était pas prolongé. Mais la décision samedi du comité exécutif de l’OLP ne devrait pas constituer le dernier mot des Palestiniens.

La réunion cruciale des chefs de la diplomatie de la Ligue arabe, prévue initialement le 6 octobre au Caire, a été repoussée au 8 octobre à Syrte, en Libye. C’est à cette occasion que Mahmoud Abbas fera connaître sa réponse définitive, ce qui laisse encore quelques jours à l’émissaire américain George Mitchell pour tenter de trouver un compromis.

M. Mitchell, qui faisait la navette depuis mardi entre Israéliens et Palestiniens, n’a pas obtenu de résultats pour le moment. Il s’efforce de rallier le soutien des dirigeants arabes, et s’est rendu samedi au Qatar pour des entretiens, puis au Caire où il devait rencontrer le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abdel Gheit et le chef des services de renseignement Omar Suleiman.

Vendredi, le chef de la diplomatie égyptienne a créé une certaine surprise en critiquant la position palestinienne de conditionner la poursuite des négociations au gel des implantations. Pour Ahmed Abdel Gheit, les deux parties devraient plutôt se concentrer sur la question des frontières d’un futur Etat palestinien.

Plusieurs membres du comité exécutif de l’OLP, dont Hanane Ashraoui, s’étaient cependant prononcés avant la réunion de samedi pour une suspension des discussions. "Le monde entier demande à Nétanyahou d’arrêter les colonies, et lui dit au monde qu’Israël est au-dessus des lois", a-t-elle déploré.

"Si les choses continuent ainsi, si, avant d’entamer des négociations sur un statut définitif, les Etats-Unis se disent incapables de faire pression sur Israël, et si personne n’est capable de dire à Israël d’arrêter les colonies, alors quel est l’intérêt de négociations ?", s’interroge Mme Ashraoui.

Entamées le 2 septembre à Washington, les négociations ont pour objectif de conclure un accord d’ici un an sur une solution à deux Etats : une Palestine souveraine à côté d’un Etat israélien en sécurité. Il s’agit des premiers pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens depuis décembre 2008. [1]

relayé par Yahoo

http://fr.news.yahoo.com/3/20101002...

ajout de note : CL, Afps

 


Marwan Barghouthi : Il est trop tôt de parler d’une nouvelle Intifada

publié le dimanche 3 octobre 2010

Yassar Abu Khshoum

 
Marwan Al-Barghoutti, dirigeant du Fatah, condamné à la réclusion à perpétuité dans les prisons de l’occupation israélienne, a déclaré dans un communiqué publié hier de sa prison, à l’occasion du dixième anniversaire de la deuxième Intifada, qu’il était trop tôt pour parler d’une nouvelle Intifada à cause des divisions entre les principaux partis palestiniens, Hamas et Fatah.

Il est courant d’entendre parler de la possibilité de l’éclosion d’une nouvelle Intifada en cas d’échec des négociations actuelles entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Dans ce contexte, Al-Barghoutti a déclaré : "C’est le peuple palestinien qui décidera de lancer une nouvelle Intifada car il a toujours pris lui même, à chaque étape du conflit, les décisions qui le concernait ", ajoutant : "Avec tout le respect que je dois aux experts, ils n’avaient pas pu anticiper ni la première ni la deuxième Intifada."

D’autre part, Al-Barghoutti a annoncé qu’il soutenait "fortement" que le Hamas participe au processus politique actuel, et qu’il faudrait soumettre à un référendum populaire tout accord final avec le gouvernement israélien. Il a souligné cette idée en déclarant : "le Hamas est une partie importante dans la société palestinienne, c’est même moi qui ai inventé le slogan "des partenaires dans le sang, des partenaires dans la résolution"."

 


BDS Londres :

Le magasin AHAVA à nouveau occupé...

et obligé de fermer samedi

Publié le 3-10-2010


Des militants de la campagne NON à AHAVA, cosmétiques exportés par Israël et produits dans la colonie de Mitzpe Shalem en territoire palestinien occupé, ont à nouveau occupé le magasin AHAVA de Covent Garden à Londres samedi, s’enchaînant à l’intérieur et amenant la direction à fermer le magasin. (Voir les photos ci-dessous).

Les militants se sont enchaînés à partir de 11 H 30, samedi, la police est arrivée plus tard sur les lieux, mais il lui a fallu pas mal de temps pour dégager les militants solidement enchaînés entre eux par les bras au travers d’un tube en acier difficile à casser sans blesser les protestataires.

Pendant ce temps d’autres militants diffusaient des tracts devant le magasin, expliquant la situation aux passants, et les invitant à ne pas encourager la colonisation et les crimes de guerre israéliens, en achetant les produits AHAVA, soi-disant "made in Israël".

Quasiment tous les samedi désormais, de telles manifestations ont lieu devant le magasin de Londres. Et un prochain piquet est annoncé samedi 9 octobre de midi à 14 H devant le magasin.

AHAVA qui avait porté plainte contre ces actions, a obtenu que des militants comparaissent devant un tribunal il y a quelques semaines. Non seulement les responsables d’AHAVA n’ont pas osé se présenter devant les juges, mais les militants de la campagne BDS ont montré le caractère illicite des cosmétiques mis en vente sous une marque mensongère et produits dans des colonies. Ils ont ont tous été relaxés.

http://www.indymedia.org.uk/en/2010/10/464058.html

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Appel à rassemblement le 14 octobre devant le tribunal de Pontoise

Publié le 2-10-2010


Ci-dessous un tract que nous vous remercions d’imprimer et de diffuser le plus largement possible autour de vous, afin que nous soyons très nombreux à dire NON au chantage à l’antisémitisme et aux poursuites judiciaires engagées contre la sénatrice Alima Boumediene-Thiery et tous les autres inculpés que nous félicitons pour le engagement dans la campagne internationale de boycott de l’occupant israélien.


ALIMA BOUMEDIENE-THIERY :
TOUCHE PAS À MA SÉNATRICE !

Connaissez-vous Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination et d’injustice, pour plus d’égalité au sein de notre société et dans le reste du monde ? Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est traînée en justice parce qu’elle a osé demander des sanctions contre I’État d’Israël en raison de toutes ses violations des droits de l’homme et du droit international. Parce qu’elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportés de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" ! Parce qu’un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l’antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la « discrimination contre Israël », la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au Parlement ! Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l’occupant israélien. Quand le gouvernement et l’armée de cet État étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est s’intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre. CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l’occupant israélien.

Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet État persécutera, boycottera le peuple palestinien. ET CELA N’A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. Il y a d’ailleurs des juifs ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n’ont pas une conception du droit à géométrie variable, à en faire autant. On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et de veiller à ne pas encourager les crimes de guerre. Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Thiery.

NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE À PARTIR DE 12 H, POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE‑THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN

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Washington marchande la poursuite du gel des colonies

publié le samedi 2 octobre 2010

Adrien Jaulmes

 
Barack Obama aurait promis de généreuses garanties, sans parvenir à vaincre la résistance du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.

Les Américains ont proposé à Israël de payer au prix fort des concessions israéliennes sur la poursuite du moratoire des constructions dans les colonies. Les négociations auraient culminé dans la rédaction d’une série de propositions américaines à Benyamin Nétanyahou, négociées entre le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak et Dennis Ross, le conseiller spécial du président américain pour le Moyen-Orient. Selon plusieurs sources, les États-Unis se seraient engagés auprès d’Israël pour une série de garanties concernant les négociations en cours, mais aussi à des livraisons de matériel militaire et d’engagements sécuritaires, en échange d’une prolongation de soixante jours du gel des constructions dans les colonies.

Les Américains auraient ainsi promis aux Israéliens de ne pas demander de nouvelle extension du moratoire après les soixante jours supplémentaires. Ils se seraient aussi engagés à opposer leur veto à toute initiative du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le processus de paix pendant l’année des négociations, et notamment à la proclamation unilatérale d’un État palestinien, sujet d’inquiétude pour Israël. Les États-Unis auraient en outre accepté par avance toutes les exigences sécuritaires israéliennes, qui vont d’un embargo total des livraisons d’armes au futur État palestinien jusqu’au maintien, pour une durée indéfinie, du contrôle israélien de la vallée du Jourdain, donc des frontières du futur État. Washington aurait enfin promis une augmentation de l’assistance militaire à Israël, incluant la livraison de nouveaux chasseurs F-35, de systèmes antimissiles et de moyens de surveillance satellitaires.

L’Administration Obama irritée par le refus israélien

Nétanyahou aurait cependant refusé cette alléchante proposition, de loin l’une des plus généreuses formulées par les Américains, suscitant des critiques en Israël. Selon des diplomates, l’Administration Obama - qui a démenti le marchandage - serait particulièrement mécontente du refus israélien. Nétanyahou est sans doute tenté d’accepter le marché. Mais le premier ministre n’a pas oublié le précédent du mémorandum de Wye River, en 1998, durant son précédent mandat, où il avait cédé aux pressions de la Maison-Blanche pour voir sa coalition se disloquer.

L’affaire du moratoire est devenue une question de crédibilité pour tous les acteurs. Nétanyahou court le risque de perdre le pouvoir s’il cède aux pressions américaines. Abbas joue dans son refus le peu de légitimité qui lui reste auprès des opinions palestinienne et arabe. Et Obama, qui a demandé publiquement à plusieurs reprises une poursuite du gel, y joue la crédibilité de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient.

Les symboles étant souvent plus importants que la réalité, la question du gel de la colonisation pourrait ainsi précipiter une nouvelle fois la rupture prochaine des négociations directes [1].

publié par le Figaro

http://www.lefigaro.fr/internationa... ajout de note : CL, Afps

 


Les frontières contre la colonisation

publié le samedi 2 octobre 2010

Gilles Paris

 
Il était depuis novembre 2008 l’un des acteurs de ce jeu compliqué entre Américains, Israéliens et Palestiniens : Rahm Emanuel , grand connaisseur de la politique israélienne, ce qui n’a pas particulièrement aidé son mentor, quitte aujourd’hui son poste de secrétaire général de la Maison-Blanche [1]. Au moment même où l’émissaire américain, George Mitchell, bataille pour obtenir un sursis concernant le moratoire partiel de la colonisation en Cisjordanie.

On a rapporté hier les garanties américaines (en échange d’un nouveau gel de deux mois) qu’aurait refusées Benyamin Nétanyahou [2]. L’affaire a fait l’objet des gros titres de la presse israélienne ce matin (ce qui n’a pas échappé au blog de Laura Rozen), ce dernière insistant après d’autres sur les liens entretenus par David Makovsky (qui avait fait état de ces garanties) avec l’un des membres controversés de l’équipe Obama, Dennis Ross.

Ces garanties, qui comprennent l’acceptation par l’administration américaine d’une présence durable israélienne dans la vallée du Jourdain après la création d’un éventuel Etat palestinien -présence que refusent les premiers concernés-, seraient doublées d’une promesse parallèle à l’attention de la partie palestinienne : reconnaître comme elle le revendique que les frontières de 1967 (la Ligne verte de 1949) constituent la base de la négociation. C’est ce qu’on pourrait comprendre de l’entretien donné ce vendredi par le ministre des affaires étrangères égytien, Ahmed Aboul Gheit, au quotidien panarabe al-Hayat et dans lequel ce dernier minore l’enjeu de la colonisation en insistant au contraire sur l’importance des frontières.

On sait qu’une esquisse de tracé (sauf sans doute à Jérusalem, où on voit difficilement une solution affleurer dans l’immédiat) pourrait régler en partie la question du gel de la colonisation puisque la construction pourrait reprendre alors dans les “blocs” voués à être annexés. Ce qui supposerait tout de même que des progrès sans précédents puissent être accomplis dans un temps extrêmement réduit.

[1] voir aussi Jeune Afrique

Rahm Emanuel, bras droit d’Obama, démisionne

Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emmanuel, a démissionné de son poste. Il est le cinquième proche d’Obama à se retirer en quelques mois. C’est Pete Rouse qui va assurer l’intérim.

Rahm Emanuel vient de démissionner de son poste directeur du cabinet présidentiel, l’un des pivots dans l’organigramme de la Maison-Blanche. Véritable intermédiaire entre le président, le Congrès et les différents conseillers, il occupait une place de choix aux côtés de Barack Obama. À quelques semaines des élections de mi-mandat ce départ, bien qu’annoncé, tombe plutôt mal pour le président américain.

Cet été, quatre autres proches ont donné leur démission. Herbert Allison, sous-secrétaire adjoint à la stabilité financière, Larry Summers et Christina Romer, du Conseil économique de la Maison Blanche, ainsi que Peter Orzsag, chargé du Budget.

Un changement de cap au Moyen-Orient ?

Rahm Emanuel ne s’en cachait pas, il compte briguer la mairie de Chicago, l’ancien fief de Barack Obama, où le maire depuis 22 ans Richard Daley ne souhaite pas se représenter. Les élections municipales auront lieu en février 2011, et la campagne est déjà engagée. « Il va beaucoup nous manquer », a déclaré le président américain, en acceptant la démission de son conseiller.

D’autant que le départ de Rahm Emanuel pourrait changer beaucoup de choses dans la politique des États-Unis au Moyen-Orient. D’aucuns estiment en effet qu’il occupait le poste « le plus important de la Maison-Blanche après Obama ». Et donc qu’il influait grandement sur la politique menée par les États-Unis à l’étranger. Rahm Emanuel, qui possède la double nationalité israélienne et a combattu dans les rangs de Tsahal lors de la guerre du Golfe en 1990, restait un garant des liens israélo-américains et jouait un rôle central dans les négociations israélo-palestiniennes.

De « Rahmbo » à « Yoda »

Barack Obama a choisi Pete Rouse pour lui succéder temporairement, « au moment où nous rentrons dans une nouvelle phase de notre administration, a dit le président, en plaisantant : « il est connu comme quelqu’un qui sait résoudre les problèmes, et la bonne nouvelle pour lui c’est qu’il va avoir de nombreux problèmes à résoudre ».

À 64 ans, Pete Rouse, célibataire, a passé l’essentiel de sa carrière en tant que chef de cabinet de personnalités politiques démocrates, en particulier Barack Obama lui-même lorsqu’il était sénateur. Il est décrit par le journal Politico comme un travailleur tout aussi inlassable que Rahm Emanuel, mais plus « méthodique » que son prédécesseur, enclin à l’improvisation.

Les deux hommes semblent avoir des personnalités opposées. Alors qu’Emanuel, considéré comme un dur à cuire, a été surnommé « Rahmbo », Rouse, auquel on prêterait le surnom de « Yoda » comme le sage de la Guerre des étoiles, est décrit par le New York Times comme « un acteur influent mais discret, capable d’enjôler sans utiliser de mots grossiers et évitant les bavardages avec les journalistes ».

http://www.jeuneafrique.com/Article...

[2] voir Gilles Paris le 30 septembre 2010

Colonisation : quand Benyamin Nétanyahou reste sourd aux appels de Barack Obama

Il y a quelques années, en 2004, après un échange de lettres entre le premier ministre israélien et le président des Etats-Unis d’alors (Ariel Sharon et George Bush) annexant par principe les “blocs” de colonies de Cisjordanie à Israël, le chef des négociateurs palestiniens, Saed Erekat, se plaignait d’avoir été dépouillé de cette fonction par le locataire de la Maison Blanche. Pour obtenir du premier ministre israélienne Benyamin Nétanyahou une prolongation du moratoire partielle sur la colonisation qui a expiré le 26 septembre, l’administration américaine semble avoir réédité le précédent de 2004.

Si on se fie aux informations publiées par David Makovsky, sur le site du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), proche d’Israël, le président Barack Obama, dans un projet de lettre à M. Nétanyahou, aurait multiplié les promesses pour obtenir deux misérables mois de gel supplémentaires. Les Etats-Unis se seraient engagés sur les points suivants : assurer un filet de sécurité à Israël en termes d’armements et un autre à l’ONU contre toute résolution jugée inamicale, jeter les bases d’une structure de sécurité régionale contre l’Iran, enfin et surtout, garantir une présence israélienne dans la vallée du Jourdain pour assurer la sécurité de cette frontière orientale sans en avoir discuté au préalable avec les Palestiniens.

Washington a cependant démenti jeudi après-midi les informations de David Makovsky. http://www.israelpalestine.blog.lem...

publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

ajout de notes (et surlignement) : C. Léostic, Afps

 


En Israël, "la minorité arabe est en danger"

publié le samedi 2 octobre 2010

Hélène Sallon

 
A l’appel du Haut comité de suivi des citoyens arabes d’Israël, qui représente les 1,2 million de citoyens arabes d’Israël, une grève générale et une manifestation étaient organisées, vendredi 1er octobre, pour commémorer les manifestations d’octobre 2000.

Du 1er au 9 octobre 2000, des affrontements meurtriers avaient opposé la population arabe aux forces de sécurité et à une partie de la population juive israélienne, lors de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien après le déclenchement de la seconde intifada. La mort de treize citoyens arabes avait consommé la rupture entre la majorité juive et la minorité arabe. Depuis, le fossé n’a cessé de se creuser entre les deux communautés. Les citoyens arabes d’Israël entendent "envoyer un message politique clair au gouvernement israélien", explique Mohamed Zeidan, le président du Haut comité.

UNIS SOUS UN SEUL MOT D’ORDRE

"Les événements d’octobre 2000 ont influencé notre identité, confie Iyad Rabi, avocat et militant des droits de l’homme. Il y avait des raisons politiques aux manifestations, les gens avaient voulu exprimer leur sentiment d’être une composante essentielle du peuple palestinien et Israël leur avait répondu avec agressivité."

Le message adressé aujourd’hui au gouvernement israélien est clair : "Nous ne cesserons pas de nous opposer, par des voies démocratiques, aux politiques israéliennes qui nous portent atteinte", martèle Mohamed Zeidan. La mort des treize citoyens arabes est dans tous les esprits. "Nous voulons que la vérité soit faite sur les événements d’octobre 2000 et que des sanctions soient prises contre les responsables, parmi la police et les citoyens, exhorte M. Zeidan. Nous n’oublierons ni ne pardonnerons jamais tant que la vérité ne sera pas établie."

Pour Jamal Zahalka, membre de la Knesset et chef du parti Balad, "si ces crimes restent impunis, cela encouragera la répétition d’événements similaires à l’avenir". Une situation qui a déjà cours, selon Jafar Farah, le directeur de Mossawa, l’association pour l’égalité des citoyens arabes d’Israël. "Depuis 2000, les meurtres de citoyens arabes par la police ou par des civils n’ont pas cessé. Quarante-cinq personnes ont été tuées au cours des dix dernières années, dont trente-six abattues par des officiers de police", explique-t-il.

DES CONCLUSIONS NON SUIVIES

Suite aux événements d’octobre 2000, le gouvernement d’Ehoud Barak avait ordonné la mise en place d’une commission d’enquête officielle, sous la présidence du juge de la Cour suprême, Théodore Or, qui a rendu ses conclusions et recommandations le 2 septembre 2003. "La commission Or a établi que la police avait traité les Arabes comme des ennemis et non comme des citoyens égaux" et avait "délibérément ouvert le feu contre les manifestants", rapporte Hassan Jabareen, directeur d’Adalah, un centre juridique qui représente les familles des victimes expliquait. Elle avait ainsi recommandé de poursuivre certains membres des forces de l’ordre.

Pourtant, s’indigne Me Jabareen, "le procureur général a décidé de clore tous les dossiers en 2008, (...) considérant que les événements d’octobre 2000 étaient similaires à une situation de guerre et donc, que la police se trouvait dans un rôle militaire lui conférant une plus grande discrétion dans le choix des mesures à adopter." Cela reflète, selon Hassan Jabareen, une perception "raciste" des citoyens arabes d’Israël. Adalah entend donc demander au nouveau procureur général une réouverture du dossier.

LE FOSSÉ SE CREUSE

Tous les représentants de la communauté arabe conviennent que le fossé entre les communautés juive et arabe s’est creusé. "Notre situation est devenue très dangereuse", estime Mohamed Zeidan. Il évoque le vécu au quotidien du "racisme, dans la rue, au travail, à l’université". Le président du Haut comité de suivi des citoyens arabes d’Israël va jusqu’à évoquer "une atmosphère fascisante" de la part des institutions, "de plus en plus répandue au sein de la société". Il suffit d’en juger, pointe-t-il, par les dernières enquêtes menées contre des représentants arabes à la Knesset, par l’arrestation de membres de la société civile, ou par un ensemble de lois "racistes". "La minorité est en danger", renchérit Jamal Zahalka, évoquant quant à lui la confiscation des terres ou la loi contre la commémoration de la "Nakba" (la "catastrophe" en arabe), le jour de la création de l’Etat d’Israël.

"Avant octobre 2000, commente Me Jabareen, les politiques étaient discriminatoires mais la loi restait silencieuse. Au cours des dix dernières années et surtout depuis 2003, avec le début de la construction du mur de séparation, on a vu apparaître des lois s’attaquant directement aux citoyens arabes d’Israël". Il évoque notamment "la plus connue" d’entre elles, la loi sur la citoyenneté de 2003 qui interdit tout réunification familiale entre un Israélien et son conjoint, si ce dernier réside en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, ou dans un pays ennemi. Sur le plan économique et social, l’une des discriminations les plus criantes est "l’emphase mise sur le critère du service militaire dans l’allocation de bénéfices sociaux et économiques".

"UNE COMPOSANTE ESSENTIELLE DU PEUPLE PALESTINIEN"

L’autre objectif de la mobilisation du 1er octobre est de porter un "message de soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la création d’un Etat palestinien", appuie M. Zeidan. Il dit avoir "l’espoir" que les négociations directes engagées début septembre "débouchent sur une paix véritable et juste basée sur la reconnaissance des droits des Palestiniens, de leur droit à un Etat indépendant dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale". Mais le pessimisme reste de mise, notamment concernant les véritables intentions de Nétanyahou.

Pour l’avocat Iyad Rabi, rappeler que les Arabes israéliens sont "une composante essentielle du peuple palestinien" n’est en rien contradictoire avec une "revendication comme citoyens d’Israël". Un sentiment que partage Mohamed Zeidan : "Nous souhaitons être des citoyens normaux d’Israël, mais dans un cadre garantissant notre développement au niveau collectif, en tant que peuple dans sa patrie, avec ses traditions, sa religion, ses droits."

La demande du premier ministre israélien que l’Autorité palestinienne reconnaisse Israël comme Etat juif est donc "inacceptable, souligne Jafar Farah. Cela signifierait l’exclusion de la communauté arabe de l’édifice étatique et de la sphère publique." "Il deviendrait alors difficile pour nous de bénéficier de l’intégralité de nos droits et d’une pleine citoyenneté", estime Jamal Zahalka, qui évoque le spectre d’une révocation de citoyenneté, sur la base d’un manque de loyauté, ou d’un transfert de population. "L’Etat doit être une démocratie, une démocratie de tous ses citoyens" et ne plus faire de nous des "citoyens de seconde zone", conclut-il. Tous leurs espoirs se tournent désormais vers le président Mahmoud Abbas pour qu’il "ne négocie pas [leur] avenir".


Pour en savoir plus sur les événements d’octobre 2000 :

* Adalah propose un dossier très complet de l’affaire judiciaire, comprenant un appel publié le 1er octobre 2010 dans le quotidien israélien Haaretz. * Les principaux articles d’Haaretz sont également réunis dans un dossier. * Un article de Laurence Louër, chercheuse au CERI, sur la place des citoyens arabes d’Israël après le déclenchement de la seconde Intifada, est disponible en ligne sur le site de la revue Cultures et Conflits.

Sur la situation des Arabes d’Israël :

* Adalah offre une présentation et un dossier sur l’ensemble de ses cas judiciaires. * L’association Mossawa a publié en 2009 un rapport sur le racisme ainsi qu’un rapport en 2010 intitulé "Une année pour le gouvernement Nétanyahou et la minorité arabe en Israël".

 


BDS : des dizaines de personnalités s’élèvent contre la répression
1er-10-2010
Plusieurs dizaines de personnalités, parlementaires, élus, responsables politiques et associatifs, ont lancé vendredi un appel protestant contre les procès intentés par le gouvernement aux militants engagés dans la campagne de boycott d'Israël, tant que cet Etat opprimera la Palestine (lire...)


"Jours tranquilles à Gaza", par le Pr Christophe Oberlin
1er-10-2010

Ils sont emprisonnés, assassinés, privés de presque tout... et pourtant "eux aussi, ils font refleurir le désert", souligne ce professeur de chirurgie dans un article comme il en a seul le secret ; Le récit d'un homme de terrain, un chirurgien qui se rend sur place depuis des années, partageant le même "somoud" (resilience") que les femmes et les hommes de Gaza.
(lire...)

Procès BDS : Photos et messages de soutien pour Alima est les autres inculpés
1er-10-2010

Vous aussi, pouvez envoyer votre photo et votre message de soutien avant le 14 octobre. Et signaler votre présence lors du rassemblement en envoyant un mail à vfrancois@mairie-pontoise.fr
(lire...)

Procès BDS : de la part de Carlos Latuff, en solidarité avec les militants poursuivis
1er-10-2010

Grand dessinateur installé au Brésil, Carlos Latuff est l'auteur de nombreux posters que vous avez vus dans les manifestations ou encore sur son site. Informé de la "chasse aux sorcières" engagée en France contre les participants à la campagne BDS, il nous envoie quelques nouvelles affiches à reproduire sans modération... et ces quelques mots de soutien.
(lire...)

Procès BDS : multiples messages de soutien
1er-10-2010

Difficile de publier tous les messages d'indignation et de soutien qui affluent de tous les coins de France, concernant les poursuites judiciaires engagées contre des femmes et des hommes qui participent à la campagne BDS contre l'occupant israélien. Ci-dessous les messages de Daniel et de Martine.
(lire...)

"De quoi la Palestine est-elle le nom ?" : Alain Gresh à la Librairie Résistances samedi
1er-10-2010

Pourquoi la Palestine est-elle devenue une cause universelle ? pourquoi des paysans latino-américains, des jeunes Français, comme des vétérans de la lutte anti-apartheid sud-africains se mobilisent-ils pour la Palestine ?
(lire...)

Procès BDS : Lettre à l’ambassadeur de France en Grande-Bretagne
1er-10-2010

Ci-dessous la lettre envoyée à l'ambassadeur de France en Grande-Bretagne par les militants de la campagne pour le boycott d'Ahava (cosmétique "made in Israël", provenant en fait d'une colonie en territoire palestinien occupé).
(lire...)

"TOUCHE PAS A MA SENATRICE" : DES DIZAINES DE DEPUTES ALGERIENS EN RENFORT JEUDI
30-09-2010

Plus de 30 députés à l'Assemblée Nationale algérienne, élus du parti MSP (Mouvement de la Société pour la Paix), ont ajouté jeudi leur nom à l'appel lancé la veille par le Sénateur Mostefa Boudina en soutien à Alima Boumediene et à tous les militants des droits du peuple palestinien en France inquiétés par la justice.
(lire...)

Obama offre la totale à Netanyahou, en échange de 60 jours de « gel »
30-09-2010
Barack Obama vient d'offrir à Benjamin Netanyahou une impressionnante collection d'avantages, en échange d'un « gel » non reconductible de la construction en Cisjordanie d'une durée de deux mois, mesure destinée à maintenir la farce des négociations, rapporte jeudi le quotidien Haaretz. (lire...)

 


A quoi sert Avigdor Lieberman ?

publié le jeudi 30 septembre 2010

Alain Gresh

 
Le ministre des affaires étrangères israélien est intervenu le 28 septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies. Si les délégations palestinienne et iranienne ont quitté la salle pour protester, celles de l’Union européenne sont restées impassible devant cette attaque en règle contre toute perspective de paix et devant ses propositions d’échange de population qui aboutiraient à des pays ethniquement (ou religieusement) purs.

Que dit Avigdor Lieberman en substance ?

Voici ce qu’en rapporte le centre d’actualité de l’ONU (« Israël déclare être prêt pour une solution équitable avec les Palestiniens », 28 septembre).

Il s’attaque d’abord à trois « idées reçues » sur le conflit israélo-palestinien et le processus de paix.

« Contrairement à l’idée qui prévaut, selon laquelle le conflit israélo-palestinien est au cœur de l’instabilité au Moyen-Orient ou à l’origine de nombreux conflits dans la région, la réalité est entièrement différente. (...) 90% des conflits au Moyen-Orient, guerre Iran-Irak, guerre du Golfe, guerre au Yémen, guerre au Liban, guerre en Algérie, n’étaient pas liés à Israël . »

Ce qu’il oublie de souligner, c’est que la non-solution du conflit israélo-palestinien alimente la haine de l’Occident, comme l’ont reconnu pour la première fois de nombreux responsables américains, dont le général David Petraeus, actuel chef des troupes américaines en Irak. Devant la commission des forces armées du Sénat, alors qu’il commandait le Centcom, le commandement américain pour toutes les forces au Proche-Orient, le 16 mars 2010, il a déclaré :

« Les hostilités persistantes entre Israël et certains de ses voisins représentent un défi particulier pour notre capacité à faire avancer nos intérêts dans [notre] zone de responsabilité. Les tensions israélo-palestiniennes se transforment souvent en violences et en confrontations armées à grande échelle. Le conflit provoque un sentiment anti-américain, à cause de la perception du favoritisme des Etats-Unis à l’égard d’Israël. La colère arabe sur la question palestinienne limite la puissance et la profondeur de nos relations avec des gouvernements et des peuples de cette zone de responsabilité, et affaiblit la légitimité des régimes modérés dans le monde arabe. Pendant ce temps-là, Al-Qaida et d’autres groupes militants exploitent la colère pour mobiliser. Le conflit offre également à l’Iran une influence dans le monde arabe via ses satellites, le Hezbollah libanais et le Hamas. »

« La deuxième explication fausse qui a gagné en popularité, c’est l’idée selon laquelle la racine du problème, c’est ce qui est appelé “l’occupation”, les colonies en Judée-Samarie et les colons eux-mêmes, et que seul un Etat palestinien indépendant en Judée-Samarie et à Gaza peut assurer la paix à toute la région », a ajouté M. Lieberman, soulignant que la paix avec l’Egypte et la Jordanie avait été signée malgré les colonies.

Rappelons que la paix avec l’Egypte n’a pu être signée que parce qu’Israël a démantelé les colonies dans le Sinaï, et que la Jordanie a signé la paix en 1994 parce qu’elle n’avait pas de contentieux territorial avec Israël, ayant renoncé à toute souveraineté sur la Cisjordanie.

Les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ne sont pas seulement illégales du point de vue du droit international, elles vont à l’encontre du but proclamé d’un Etat palestinien indépendant.

Enfin, troisième idée reçue selon le chef de la diplomatie israélienne, « le problème palestinien empêche un front international uni face à l’Iran ». Pour lui, « le même argument peut être utilisé ailleurs, le problème palestinien empêche une action contre la Corée du Nord, la piraterie en Somalie, la crise humanitaire au Soudan ». Pour Avigdor Liberman, « le lien entre l’Iran et le conflit israélo-palestinien est inverse », l’Iran utilise le conflit israélo-palestinien à ses fins, alors que « le problème de l’Iran doit être résolu en premier ».

Là encore, il ne répond pas à l’argument de l’administration américaine qui note que forger une alliance contre l’Iran avec les pays arabes modérés est plus difficile du fait que la Palestine reste sous occupation et que le régime iranien brandit la défense de la cause palestinienne.

A partir de cette analyse, le ministre souligne qu’un accord est difficile, impossible même à court terme.

« Le problème émotionnel est lié au manque de confiance entre les parties et aux questions de Jérusalem et de la reconnaissance d’Israël comme foyer du peuple juif. » Résoudre ce problème n’étant pas possible pour l’instant, il faudra « un accord intermédiaire sur le long terme ».

Cet idée d’accord intérimaire à long terme (le ministre ne pense pas qu’un accord sera possible avant des décennies), on ne voit pas très bien ce qui la différencie de l’occupation à long terme, puisque pour le ministre il faut continuer la colonisation, qui, d’ailleurs, n’a jamais cessé.

Mais le meilleur de son discours est pour la fin :

« Le principe qui doit guider la recherche d’un accord final, ce n’est pas la paix contre des territoires, c’est la paix contre l’échange de territoires peuplés. Je ne parle pas de faire bouger les populations, mais de faire bouger les frontières pour mieux refléter les réalités démographiques. »

En termes plus clairs : se débarrasser de la population arabe d’Israël qui ne peut faire de bons citoyens d’un « Etat juif ». Il est toujours étonnant qu’une telle proposition ne soulève que peu de réprobation au niveau international.

Il est vrai que Benyamin Nétanyahou a déclaré (« A l’ONU, Avigdor Lieberman irrite Benjamin Netanyahu », Rtbf.be, 28 septembre) :

« Le contenu du discours du ministre des affaires étrangères aux Nations unies n’a pas été coordonné avec le premier ministre. C’est le premier ministre Benjamin Netanyahu qui s’occupe des négociations diplomatiques. Les différents arrangements pour la paix seront définis uniquement autour de la table des négociations et nulle part ailleurs. »

Cette mise au point appelle elle-même deux mises au point : d’abord, le communiqué ne condamne pas explicitement les propositions racistes du chef de la diplomatie israélienne ; ensuite, Lieberman permet au premier ministre – qui a décidé la fin du moratoire sur la construction des colonies – d’apparaître comme « modéré ». Les Etats-Unis et l’Union européenne peuvent ainsi poursuivre une politique d’apaisement à l’égard d’un premier ministre dont il faudrait comprendre les problèmes internes, les problèmes d’alliance, le poids de son aile droite, etc. Cet argument n’est jamais employé quand on parle des Palestiniens, sans doute parce que nous sommes convaincus qu’il n’existe pas d’opinion publique palestinienne, mais simplement « la rue », masse informe et sans vraie volonté politique.

Cela étant, la question se pose de la possibilité de la création d’un Etat palestinien sur le territoire de la Cisjordanie et de Gaza. J’y reviens longuement dans un article, « Un seul Etat pour deux rêves » (Le Monde diplomatique, octobre 2010, en kiosques). En voici le début.

— « Le moindre danger, le moindre mal, serait la création d’un Etat unique avec des droits égaux pour tous ses citoyens », annonce le président du Parlement. Figure de la vie politique, un ancien ministre surenchérit : il n’existe plus désormais d’autre option que la proclamation d’un seul Etat sur tout le territoire historique de la Palestine, de la Méditerranée au Jourdain. Une jeune députée aux convictions religieuses bien ancrées défend les mêmes conclusions. Trois personnalités palestiniennes ? Trois membres de l’organisation islamiste Hamas ? Trois antisionistes européens ? Non : ce diagnostic a été formulé par trois membres éminents de la droite israélienne.

Le premier, M. Reuven Rivlin, récuse l’idée d’une menace démographique arabe et observe que cette manière de penser « amène à évoquer le transfert ou le fait qu’il faudrait tuer les Arabes. Je suis horrifié par ces propos. Je vais dans les écoles où, lors de simulations d’élections, Lieberman [le ministre des affaires étrangères, dirigeant du parti d’extrême droite Israël Beitenou] obtient 40 % des voix et j’entends des enfants dire qu’il faudrait tuer des Arabes. (…) Ce type d’attitude a été créé par la position condescendante des socialistes [le Parti travailliste] qui affirment : “Nous [les Juifs] ici et eux [les Arabes] là-bas.” Je ne l’ai jamais compris. Quand Jabotinsky [1] disait : “Sion nous appartient”, il voulait dire un premier ministre juif et un vice-premier ministre arabe [2] ».

Le second, M. Moshe Arens, s’est illustré comme ministre de la défense et ministre des affaires étrangères dans les années 1980. Parrain politique de M. Benyamin Netanyahou, catalogué comme un « faucon », il s’est exprimé dans une tribune du quotidien Haaretz : « Que se passerait-il si la souveraineté israélienne s’appliquait à la Judée et à la Samarie et que l’on offrait à la population palestinienne la citoyenneté israélienne ? Ceux qui, en Israël et à l’étranger, considèrent “l’occupation” comme un mal insupportable seraient soulagés par un changement qui libérerait Israël de ce fardeau [3]. »

(...)

publié sur le blog du Monde diplomatique "Nouvelles d’Orient"

http://blog.mondediplo.net/2010-09-...



« Un enfant est mort » : Charles Enderlin défend son honneur

publié le jeudi 30 septembre 2010

Pierre Haski

 
Le correspondant de France 2 à Jérusalem revient sur « l’affaire Mohamed al-Dura » et fait le récit de dix ans de harcèlement.

Dix ans que ça dure. Dix ans que Charles Enderlin endure une cabale l’accusant d’avoir commis le pire crime pour un journaliste : avoir commis un faux, la mort en direct d’un enfant palestinien, Mohamed Al-Dura, dans la bande de Gaza. Il publie un livre sur cette pénible affaire : « Un enfant est mort ».

Disons le tout net : j’ai connu Charles Enderlin lorsque j’étais correspondant de Libération à Jérusalem dans les années 90, et je le considère comme un excellent journaliste, auteur de plusieurs livres extrêmement pertinents sur les « occasions manquées » de la paix, ou sur les erreurs d’Israël vis-à-vis du Hamas dont nous avions rendu compte sur Rue89.

Ironiquement, à l’époque, certains confrères l’accusaient plutôt de trop pencher pour Israël où il a fait sa vie depuis près de trente ans, notamment parce qu’il enfilait chaque année l’uniforme de l’armée israélienne pour accomplir sa période de réserve obligatoire. De ce point de vue, Enderlin a sans doute plus fait concrètement pour la sécurité d’Israël que ses détracteurs de Paris ou Washington… 30 septembre 2000, carrefour de Netzarim

Tout a basculé dans sa vie le 30 septembre 2000, au début de la deuxième intafada palestinienne contre l’occupation israélienne, deux jours après la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem.

Ce jour-là, Charles Enderlin n’est pas à Gaza, car les territoires explosent un peu partout. Mais il dispose sur place d’un caméraman palestinien, Talal Abou Rahmeh, collaborateur habituel de France 2 et d’autres grandes chaînes internationales dont CNN, que tous les journalistes étrangers connaissent bien.

Talal est au carrefour de Netzarim, au centre de la bande de Gaza, et filme des escarmouches entre soldats israéliens et policiers palestiniens. Pris entre deux feux, Mohamed Al-Dura et son père. L’enfant est tué. Le soir, au journal de 20 heures, Charles Enderlin montre les images de Talal, et affirme que les tirs sont « venus de la position israélienne ». (Voir la vidéo du reportage du 30 septembre 2000)

Mohamed Al-Dura devient le symbole de la violence israélienne contre les Palestiniens. Sa photo fera le tour du monde, et figure même sur la vidéo de l’exécution du journaliste américain Daniel Pearl par des Islamistes au Pakistan, quinze mois plus tard.

Depuis dix ans, cette affaire fait l’objet d’une intense polémique, dont Charles Enderlin est la principale cible, avec une violence et une persévérance sans beaucoup d’équivalents. Ses détracteurs l’accusent d’avoir couvert une mise en scène, et affirment même que l’enfant serait vivant, sans toutefois en apporter la moindre preuve factuelle. Le seul enfant mort du Proche-Orient ?

Ce déchaînement pourrait être risible, vu le nombre de morts que cette région a connu au cours de la décennie écoulée, y compris d’enfants, notamment lors de la guerre de Gaza l’an dernier, au cours de laquelle, selon le rapport rédigé pour l’ONU par le juge sud-africain Richard Goldstone, aussi bien Israël que le Hamas palestinien ont commis des « crimes de guerre ».

Mais cela n’a en rien atténué la campagne. Dans le dernier numéro de la revue Médias de Robert Ménard, l’ancien patron de Reporters sans frontières (RSF) qui lui ouvre complaisamment ses colonnes, Philippe Karsenty, un élu local de Neuilly, principal détracteur français d’Enderlin, accuse :

« Ils [le père et l’enfant, ndlr] sont vivants à la fin du reportage. C’est la seule chose qui m’intéresse car c’est un faux de la première à la dernière image. »

Karsenty, qui est soutenu par tout l’establishment pro-israélien en France, dont Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), tente depuis des années de mobiliser politiques et intellectuels, pour faire plier France 2 qui tient bon. Il a remporté quelques succès avec le soutien à sa cause d’Alain Finkielkraut, du producteur Daniel Leconte, ou de l’ancien patron de L’Express Denis Jeambar.

Cette campagne prend régulièrement des tours haineux. Charles Enderlin reçoit des menaces de mort, et même des courriers électroniques de vieilles connaissances journalistiques qui se sont ralliées à la campagne, et qui lui assurent que « l’odeur du sapin » se rapproche de lui… Ambiance.

Aucune preuve

Le paradoxe, dans cette affaire, est que les détracteurs de Charles Enderlin n’ont jamais apporté la preuve de leurs affirmations, et, surtout, que l’Etat d’Israël ne leur a jamais emboîté le pas. Enderlin a toujours une carte de presse israélienne et fait son travail de correspondant de France 2 dans les conditions difficiles que l’on sait, et Talal Abou Rahmeh est même autorisé par les autorités israéliennes à transiter par l’Etat hébreu pour voyager.

Pour les auteurs du « plus gros faux depuis le Protocole des Sages de Sion » au XIXe siècle, c’est étrange !

Le récit que fait Charles Enderlin de ces dix ans de harcèlement sur lui, sur sa famille, sur France Télévisions, et sur tous ceux qui refusent d’emboîter le pas à cette campagne, est proprement surréaliste. Jusqu’à l’épreuve du bac que passe sa fille en Israël, et à qui une enseignante israélienne dit lors d’un oral : « Ah, tu es la fille du journaliste Charles Enderlin ? », le reste de l’examen se déroulant « dans un climat d’extrême sévérité ».

Racontant cette anecdote, Charles Enderlin ajoute :

« Ce jour-là, j’ai décidé d’écrire ce livre, pour ma famille et mes amis. »

Mais quel est l’enjeu ? Pourquoi cet acharnement, pour un épisode qui, même s’il a compté à l’époque, a été balayé par le flot d’horreurs et d’atrocités accumulées depuis ?

Bataille au sein des communautés juives La bataille semble plus concerner les communautés juives à l’étranger que les Israéliens eux-mêmes, ou le reste du monde. Comme s’il fallait laver symboliquement l’armée israélienne du soupçon d’avoir délibérément tué un enfant, pour conserver à cette armée son image de pureté immortalisée un jour par Claude Lanzmann dans son film « Tsahal ».

Circonstance aggravante, Charles Enderlin est lui-même juif, avec une partie de ses ancêtres ayant fui le nazisme, mais un « mauvais juif » ? Car, comme le demande le journaliste dans son livre :

« Pour être un bon juif, faut-il accepter la thèse de la mise en scène de l’affaire Al-Dura ? »

Les journalistes qui défendent Charles Enderlin -une pétition en sa faveur a circulé en 2008 parmi les reporters français- sont généralement accusés de « corporatisme ».

Mais peut-être, comme bon nombre de signataires, ont-ils vécu des situations similaires à ce 30 septembre au carrefour de Netzarim, qui les empêche d’être réellement surpris par les images de Talal Abou Rahman, et qui leur font douter des motivations de ceux qui refusent d’admettre que c’est une « sale guerre » qui se mène dans les territoires palestiniens.

 


Les poursuites judiciaires

contre Alima Boumediene-Thiery

et ses compagnons :

"une forfaiture sans nom’,

estime Christine DELPHY

Publié le 30-09-2010


Christine Delphy, auteur, chercheuse au CNRS, fondatrice et directrice de la revue "Nouvelles questions feministes", s’indigne des attaques contre Alima Boumediene-Thiery et tous ceux qui participent comme elle a la campagne BDS.

Alima Boumedienne-Thiery est l’une des rares membres du Parlement, en France, dont l’action soit depuis des années, de façon constante et déterminée, orientée vers la défense des droits humains fondamentaux ; on l’a vue et on la voit dans toutes les luttes où la liberté est brimée, où la dignité humaine est bafouée. Et c’est bien la liberté et la dignité, et d’abord le droit de vivre des êtres humains qu’elle défend en participant à la campagne BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

Cette campagne n’est pas menée au nom d’une religion, ni d’une ethnie, elle n’est pas menée contre un peuple au détriment d’un autre. Elle est menée au nom du droit des Palestiniens à vivre en paix sur la terre que les décisions de l’ONU ont reconnue comme la leur depuis 1967. Ce droit est bafoué, car cette terre est occupée. Leur droit à la paix est bafoué par les incursions incessantes de l’armée israélienne dans leurs villes et villages, par l’impossibilité qui leur est faite de se déplacer, de mener une vie de famille normale. Leur droit à vivre est bafoué par le fait que l’Etat israélien organise ou permet que des colons israéliens bâtissent des colonies sur leurs terres, les privent d’eau, arrachent leurs arbres, et finalement vendent les légumes et les fruits cultivés sur cette terre volée comme s’ils étaient les leurs, en bénéficiant des tarifs douaniers bas consentis à l’Etat d’Israel par l’Europe.

C’est contre ces pratiques, qui à l’occupation ajoutent la colonisation, et à la colonisation l’exploitation économique, que le Boycott est organisé. Prétendre que cette campagne incite à la haine raciale est un retournement pervers, quand ce sont les Palestiniens qui sont l’objet d’une persécution aux mille visages, et sans fin.

Le droit des Palestiniens, pour bafoué qu’il soit, existe cependant ; le défendre est un devoir pour tous les citoyens du monde entier qui se soucient de l’humanité. C’est ce que fait Alima Boumedienne-Thiery, parce qu’elle prend ce devoir au sérieux.

L’attaquer, ainsi que ses compagnons, en justice parce qu’elle s’élève contre une occupation, une colonisation, une exploitation que tous les traités internationaux condamnent, parce qu’elle lutte avec la seule force d’une indignation qui est de plus en plus partagée par le peuple français, contre une persécution d’Etat à laquelle les autres Etats auraient dû mettre fin depuis longtemps, cela est une forfaiture sans nom. Christine Delphy

CAPJPO-EuroPalestine


 

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« TOUCHE PAS A MA SENATRICE ! » : DES PARLEMENTAIRES ALGERIENS SE MOBILISENT POUR LEUR CONSOEUR ALIMA BOUMEDIENE-THIERY
29-09-2010
La mise en examen de la sénatrice française Alima Boumediene, inquiétée par la justice pour avoir promu le boycott de l'Etat israélien et de ses produits, fait des vagues de l'autre côté de la Méditerranée. A preuve, le lancement d'une déclaration de soutien, rendue publique mercredi, par le sénateur algérien Mostefa Boudina, accompagné d'une quarantaine de premiers signataires. (lire...)


Jérusalem : un tribunal autorise l’expulsion de dizaines de familles palestiniennes
29-09-2010
Des douzaines de familles arabes pourront être expulsées d'un quartier de Jérusalem Est grâce à une décision de la Cour. Les juges rejettent l'appel de Palestiniens qui déclarent posséder un large îlot de terre à Sheik Jarrah, permettant ainsi aux colons de continuer leurs projets de construction dans la région, rapporte le quotidien Ha'aretz. (lire...)

 


L’élan du cinéma libanais …

publié le mercredi 29 septembre 2010

association Aflam-diffusion des cinémas arabes

 
Du 19 octobre au 20 novembre, l’association Aflam-diffusion des cinémas arabes, présente à Marseille et dans plusieurs villes de la Région PACA (Forcalquier, La Garde, La Valette et Salon de Provence), un panorama du cinéma libanais contemporain avec une quarantaine de films.

Une oeuvre s’est imposée pour ouvrir ce cycle, Beyrouth Fantôme premier long-métrage de Ghassan Salhab, figure de proue de la nouvelle génération de cinéastes libanais. Remarqué pour son écriture très originale, ce film mêle la fiction et le documentaire en donnant la parole aux comédiens. Il expose les souvenirs d’un passé douloureux que beaucoup souhaiteraient oublier. Le cinéma libanais a affirmé son identité vers la fin des années 1970. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de présenter le travail de personnalité telles que Borhane Alaouié, Jocelyne Saab, Randa Chahal-Sabbag (et d’autres encore…), pionniers d’un cinéma d’auteur.

La vitalité et la créativité de ce cinéma ne se sont pas démenties comme le montrent les films de la génération suivante.

Ce cinéma est marqué par la permanence des nombreux conflits armés que le pays a traversé et traverse. La plupart des films _fictions ou documentaires_ se déroulent dans les ruines de Beyrouth, et les protagonistes racontent la violence et les dangers vécus au quotidien par les Libanais depuis plus de trois décennies.

Il sera donc bien entendu question des guerres (et non de la guerre) au cours de cette manifestation mais aussi du travail de mémoire, à l’œuvre dans les productions plus récentes.

En effet, depuis les années 2000, la production est en plein essor et les films réalisés pendant et à la suite de la dernière guerre de l’été 2006 montrent à quel point le cinéma est devenu un mode d’expression privilégié. Ainsi, Chou Sar, réalisé par De Gaulle Eid, qui retrace un voyage guidé par la volonté de revenir sur un traumatisme, a été censuré au Liban et fera ici l’objet d’une projection inédite. D’autres encore témoignent pour lutter contre l’oubli. C’est le cas d’un grand nombre de courts-métrages mais aussi de documentaires tels que Massaker (2004) de Borgmann, Slim et Theissen, Khiam 2000-2007 (2008) de Hadjithomas et Joreige, ou de fictions de Ghassan Salhab tels que Terra Incognita (2003) ou Beyrouth fantôme (1998).

La sélection d’Aflam revient également sur des œuvres peu diffusées, à l’instar des deux premiers longs-métrages de Maroun Baghdadi, Beyrouth ô Beyrouth (1975) et Petites guerres (1982), deux films cultes de la production cinématographique libanaise, ou encore mais aussi du film, Le vendeur de bagues (1965) de Youssef Chahine témoignage d’une époque où le cinéma libanais sollicitait le concours de réalisateurs étrangers.

affiche

 


Les passagers juifs ont bien été tabassés par la soldatesque israélienne
28-09-2010
Les passagers juifs ont bien été tabassés par la soldatesque israélienne Contrairement à ce que racontait la propagande militaire israélienne au cours de la journée de mardi, les passagers du bateau Irene pris d'assaut par la marine israélienne dans les eaux internationales ont été traités très brutalement par leurs agresseurs, les Juifs de citoyenneté israélienne ayant droit à un supplément de coups, rapporte mardi soir le quotidien Haaretz dans son édition en ligne en anglais. (lire...)


Des associations de la solidarité avec la Palestine victimes d’une série de cambriolages
28-09-2010

Les bureaux de plusieurs associations de la solidarité avec le peuple palestinien ont été victimes de cambriolages en plein Paris, a-t-on appris mardi. Dans un communiqué diffusé le même jour, l'association Génération Palestine, indique que « dans la nuit de samedi à dimanche 19 septembre, le CICP (Centre International de Culture Populaire, 21ter rue Voltaire à Paris Xième arrondissement) a été cambriolé. Les portes des bureaux de plusieurs associations ont été fracturées, ordinateurs portables et caisses ont été dérobés. La nuit suivante, la devanture du MRAP a été aspergée d'essence. Lundi 20, l'appartement d'Omar Alsoumi, président de Génération Palestine, a été cambriolé à son tour. Au total, les préjudices financiers s'élèvent à plus de 10.000 € ». CAPJPO-EuroPalestine exprime sa solidarité avec les associations victimes de telles attaques, dont les auteurs sont transparents, et se joint à leur appel pour qu'une enquête sérieuse soit menée. Voici maintenant la suite du communiqué de Génération Palestine
(lire...)

Nouvel exploit de la marine israélienne : la capture d’un bateau de Juifs
28-09-2010
La marine de guerre israélienne a remporté un vif succès, en s'emparant sans coup férir, mardi dans les eaux internationales, d'un petit bateau ayant à son bord une dizaine de militants anti-colonialistes en route pour le territoire martyre de Gaza. (lire...)

 


BDS : L’Université de Johannesbourg (Afrique du Sud) va rompre avec celle de Bersheva (Israël)
27-09-2010
La presse sud-africaine tenait pour acquise, lundi, la décision de l'Université de Johannesbourg de rompre tout lien avec l'Université Ben Gourion (Israël), dans le campagne BDS internationale, pour imposer des sanctions à Israël tant que cet Etat ne respectera pas les droits les plus élémentaires du peuple palestinien. (lire...)


BDS sportif : à Montpellier, Israël déclare forfait
27-09-2010
Les militants du collectif BDS de l'Hérault (BDS) 34 ont donné ce week-end à Montpellier une saine leçon en matière d'esprit sportif, en imposant à une équipe israélienne de déclarer forfait dans une compétition internationale officielle de volley-ball. (lire...)

 


TF1 News et agences | 28 septembre 2010

Pierre Haski | 28 septembre 2010

Pascal Boniface | 28 septembre 2010

Communiqué du Centre international de culture populaire (CICP) | 27 septembre 2010

 


[afps-infos] Lettre de Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS,
député honoraire, à Madame Alliot Marie, Ministre de la Justice,
Garde des Sceaux - "Madame la Ministre :
 inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions (BDS) !"
...













Poster ici le 27 Sep 2010

Paris, le 22 septembre 2010

Madame Alliot-Marie

Ministre de la Justice

13, Place Vendôme

75800 Paris

Madame la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,

Je m’adresse à vous à propos de la circulaire que vous avez envoyée aux Parquets afin qu’ils se fondent sur l’article 24 de la loi de 1881 réprimant l’« incitation à la haine raciale » pour poursuivre les appels au boycott et aux sanctions contre la politique israélienne.

Pour tenter de justifier cet incroyable détournement de la loi, vous avez assimilé ces actions, dans un discours devant le CRIF de Gironde, à un « boycott des produits casher ». C’est mon premier point : apportez la moindre preuve du moindre appel que ce soit à un tel boycott que se livrent ces pacifistes, vous qui en aviez d’ailleurs démenti totalement l’existence à l’Assemblée nationale, dans une réponse au député Eric Raoult qui vous interrogeait précisément sur ce point.

Les actions menées dans notre pays n’ont évidemment rien à voir avec une quelconque discrimination raciale, elles en sont même à l’opposé : elles traduisent la volonté de permettre aux citoyens d’agir directement et efficacement pour mettre un terme à la politique israélienne de colonisation des territoires palestiniens qui constitue – comme l’a souvent dit le Président de la République, à l’instar de la plupart de ses homologues étrangers et d’innombrables résolutions des Nations unies ou déclarations de l’Union européenne – un « obstacle à la paix au Proche-Orient ». Et pourtant celle-ci bénéficie d’une très large et insupportable impunité des autorités françaises, européennes et internationales.

J’insiste pour dire qu’en brandissant cette loi, c’est vous qui prenez le risque d’importer délibérément et dangereusement en France, sous forme de problème ethnique, voire religieux, le face à face israélo-palestinien dont la nature est essentiellement et clairement politique.

Du même coup, vous accréditez auprès des esprits les plus confus l’existence d’une « race » juive et vous amalgamez non seulement tous les Israéliens mais aussi la majorité de Juifs vivant ailleurs dans le monde, y compris les Juifs français, à la politique israélienne. Ce faisant, vous mettez en danger la cohésion nationale à laquelle vous devriez être attachée.

Mais le pire, dans votre démarche, c’est son caractère hypocrite qui ne peut manquer de vous échapper.

Pourquoi, en effet, des hommes et des femmes de toutes opinions et de toutes confessions – que personne ne peut suspecter de racisme – boycottent-ils les produits des colonies israéliennes de Cisjordanie ? Parce que votre gouvernement, et notamment vos collègues Eric Woerth et François Baroin, dont nous avons officiellement et vainement attiré l’attention sur cette grave question, acceptent l’entrée frauduleuse, dans notre pays, de produits issus de ces colonies israéliennes, toutes illégales aux yeux du droit international et de tous les gouvernements français depuis 1967, et cela en contravention totale avec l’Accord d’association UE/Israël ratifié par notre Parlement. Cet accord devrait d’ailleurs être suspendu, comme nous le demandons et comme le Parlement européen l’a exigé par vote en 2002, son article 2 étant violé par les autorités israéliennes. Considérez-vous que cet accord comporte aussi une clause "coupable d’« incitation à la haine raciale » " ?

Je ne vous ferai pas l’injure de croire, Madame la Ministre, que vous ignorez l’état de la politique et de la législation européennes en la matière. Comme l’a rappelé la Cour européenne de justice, en février dernier, dans son arrêt « Brita », l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël, accorde au titre de son article 83 des exemptions fiscales aux produits provenant du territoire de l’Etat d’Israël stricto sensu mais les refuse formellement s’agissant des produits issus des colonies de Cisjordanie, notamment de Jérusalem-Est. De surcroît, le Code français du commerce réprime sévèrement la fraude à l’origine que constitue l’étiquetage mensonger « made in Israël » apposé sur les productions desdites colonies. Or rien n’est fait contre cela et le droit est violé par cette inaction.

D’où mes deux questions :

1) Que comptez-vous faire pour poursuivre ces pratiques délictueuses, que vos collègues ministres semblent tolérer, alors qu’ils sont, jusqu’à nouvel ordre, chargés de faire respecter le droit ?

2) Si vous appelez les parquets à réprimer pour « incitation à la haine raciale » des actions citoyennes s’opposant à une politique israélienne alors qu’ils ne font rien de répréhensible et qu’ils devraient être hors de toute accusation, pourquoi, par contre, ne demandez-vous pas aux parquets de poursuivre, pour ce motif, mais cette fois pertinemment, les responsables politiques français qui stigmatisent, eux, explicitement une communauté. Je pense notamment au ministre de l’Intérieur, déjà condamné pour injure raciste, et qui a couvert de son autorité la directive en date du 5 août 2010, signée de son chef de cabinet, que les juristes les plus compétents estiment contraire à l’article 1 de notre Constitution ? Les Nations unies comme l’Union européenne ont condamné l’expulsion par le gouvernement français de citoyens désignés par leur appartenance ethnique et elles ont même envisagé des sanctions contre notre pays.

Qu’attendez-vous pour poursuivre, avec la même loi, les auteurs de ces discriminations raciales caractérisées, qui, de surcroît, ont placé la France au ban des nations comme jamais elle ne l’a été depuis les heures noires de la guerre coloniale en Algérie ?

Madame la Ministre,

Le « deux poids, deux mesures » est l’exact contraire de la justice républicaine. Juger pour « incitation à la haine raciale » des citoyens honnêtes qui luttent contre toute forme de racisme, et pour le droit international, tout en épargnant des responsables qui non seulement incitent à la discrimination raciale, mais la pratiquent sur le terrain : est-ce là votre morale ? Je vous le dis franchement : en vous prêtant au jeu malsain dont l’ambassadeur d’Israël à Paris a avoué publiquement qu’il était l’inspirateur, vous flétrissez la République et aussi, permettez-moi de l’ajouter, cette « certaine idée de la France » que professait le général De Gaulle.

Madame la Ministre,

Sauf à déconsidérer un peu plus notre pays dans le monde, sauf à vouloir attenter à la dignité de citoyennes et de citoyens qui mènent des actions conformes au droit international et européen en les couvrant d’infamie, je vous demande instamment de mettre un terme à ces procédures iniques dont vous êtes à l’origine.

Si tel n’est pas le cas, je vous prie, Madame la Ministre, de bien vouloir me poursuivre personnellement pour les actions de boycott des produits des colonies israéliennes que développe l’Association France Palestine Solidarité dont je suis le président.

J’attends ce moment avec impatience. Car je ferai alors le procès de tous vos amis qui incitent véritablement à la haine raciale pour mieux défendre la politique coloniale d’Israël que votre gouvernement assure pourtant condamner.

Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions !

Sinon il n’est qu’un autre choix pour vous : revenir sur votre circulaire et indiquer aux parquets votre volonté de défendre le droit – tout le droit mais rien que le droit. La politique et le droit font, en effet, mauvais ménage.


Avec l’assurance de mes sentiments républicains et antiracistes,


Jean-Claude Lefort

Président de l’AFPS

Député honoraire.


Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org

www.france-palestine.org

 


Football : Israël en accusation à l’UEFA
26-09-2010
L'appartenance d'Israël à la Fédération européenne de football (UEFA) sera remise prochainement remise en cause, en raison du boycott du sport palestinien par l'occupant. (lire...)


Info ou Intox ? Abbas convoqué par le CRIF à la Kommandantur de Paris
26-09-2010

Nous penchons plutôt pour l'info, tant le « Président » (mandat échu depuis un an et demi) de « l'Autorité Palestinienne » a donné de gages aux bourreaux de son propre peuple, qu'il s'agisse du gouvernement israélien ou de ses soutiens, américains et français en particulier.
(lire...)

Vidéo de l’agression physique de la députée Haneen Zoabi au parlement israélien
26-09-2010

Où l'on voit Anastasia Michaeli, copine de Avigdor Lieberman, agresser physiquement dans l'enceinte du parlement israélien la députée Haneen Zoabi, qui est l'une des 11 députés de la minorité arabe (sur 120).
(lire...)

Mulhouse : Action de solidarité avec Sakina Arnaud et Alima Boumediene-Thiery
26-09-2010

Rassemblement vendredi devant l'entrée de Carrefour Illzach à Mulhouse, en solidarité les inculpés de la campagne BDS et notamment avec Sakina Arnaud dont le procès en appel se tenait le 24 septembre et de la sénatrice Alima Boumédiene-Thiery.
(lire...)

Un bateau d’anticolonialistes juifs en route pour Gaza
26-09-2010

Le mouvement pour briser l'inhumain blocus de Gaza a repris dimanche, avec l'appareillage d'un petit bateau ayant à son bord une dizaine de pacifistes juifs, de nationalités israélienne, américaine, et européennes.
(lire...)

Omer Shoshan jeté en prison pour avoir refusé de servir dans l’armée d’occupation
26-09-2010

Omar Shoshan, jeune israélien de 19 ans, vient d'être emprisonné pour avoir refusé de continuer à servir dans une armée d'occupation.
(lire...)

Pendant les pourparlers, Israël continue à tuer et à coloniser
26-09-2010

Avec la collaboration de l'"Autorité palestinienne", Israël tue et persécute de nombreux résistants palestiniens, tandis que se poursuit la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
(lire...)

Indignation à l’étranger contre les atteintes à la liberté d’expression dès qu’il s’agit d’Israël
26-09-2010
Le gouvernement français, donneur de leçons de démocratie à la terre entière, se fait épingler par la presse de nombreux pays, concernant les tentatives de bâillonner toute critique de la politique israélienne. Ci-dessous un article publié ce week-end par le journal algérien El Watan, qui titre : "En France, contester la politique israélienne à travers des actions sur le terrain peut vous mener à la prison ! " (lire...)

 


Communiqué de l’UJFP | 27 septembre 2010

Jeune Afrique | 27 septembre 2010

Nouvelobs.com avec AFP | 26 septembre 2010

AFP | 26 septembre 2010

Déclaration du porte-parole de la haute Représentante de l’Union européenne | 26 septembre 2010

 


Procès de Sakina à Bordeaux :

le racisme était bien là, mais pas du côté de la prévenue...

Publié le 25-09-2010


Si la Cour d’Appel de Bordeaux a bénéficié vendredi de débats parfois très pointus au plan juridique, elle a aussi été le théâtre de méthodes carrément racistes, à l’encontre de la prévenue, Sakina Arnaud, poursuivie pour avoir apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur une bouteille de jus de fruit censément « made in Israel ».

Sakina avait été condamnée à 1.000 € d’amende au début de l’année, pour ce fameux autocollant, au nom de l’article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse (dite « loi de 1881 ») réprimant « l’incitation à la haine raciale ». Jugement mis en appel par Sakina.

Le procès de Sakina Arnaud est l’un des tout premiers en France, sinon le premier, dans le cadre de l’alliance entre le gouvernement français et Israël pour tenter d’étouffer le vaste mouvement citoyen qui se développe dans le monde entier sous le sigle BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

Les agitateurs du lobby israélien en France, comme l’inénarrable Sammy Ghozlan ou l’avocat extrémiste Goldnadel, se vantent ainsi d’avoir déposé à ce jour une centaine de plaintes contre des militants de la solidarité avec le peuple palestinien, la dernière en date étant particulièrement grotesque et odieuse, puisqu’elle vise notre ami Stéphane Hessel, 92 ans, ambassadeur de France et rescapé du camp de concentration nazi de Buchenwald.

Près d’une centaine de militants des droits du peuple palestinien, venus de Bordeaux et d’ailleurs, étaient présents dans la salle du tribunal pour faire savoir à qui de droit que Sakina, membre d’une section locale de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) n’était pas seule, et qu’ils étaient pleinement solidaires de son action.

Et Sakina en eut à certains moments besoin, de ce renfort. Non pas pour s’expliquer sur son comportement et ridiculiser les accusations de haine raciale, ce qu’elle fit facilement à la barre. Mais plutôt pour faire face à des attaques vicieuses émanant des avocats des parties civiles (Goldnadel, Markovic, Dahan).

Ces derniers, oublieux du fait qu’ils sont, eux aussi, issus d’une immigration en France récente, ont ainsi fait des tentatives répétées pour insinuer le doute sur l’identité même de Sakina, et la faire passer pour une faussaire. Née Khimoun, fille d’immigrants algériens, Sakina a en effet des papiers d’identité et d’état-civil comportant une série d’incohérences, fruit amer des erreurs d’écritures commises par une administration française historiquement laxiste avec ses citoyens de second rang. Des centaines de milliers, sinon des millions de Français issus de l’immigration sont régulièrement confrontés à des telles situations.

Au bout d’un certain temps, ulcérée d’entendre les Dahan et Markovic, ainsi que la procureure, refuser à Sakina jusqu’à son nom d’épouse (Arnaud), la salle fit entendre une saine colère, des cris de « raciste ! » fusant des travées du public. Touchée au vif, la procureure finit par comprendre, et s’adressera dorénavant à « Mme Sakina Arnaud », comme c’est tout simplement son nom.

M° Antoine Comte, l’un des deux avocats de Sakina avec M° Raymond Blet, discuta tout d’abord la légalité même de l’article de loi utilisé pour la mise en examen (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse) au regard de la Constitution et de son socle qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. Une disposition législative récente permet en effet de poser au tribunal une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), l’obligeant, s’il accepte le bienfondé de la requête, à transmettre la question à l’échelon supérieur de la magistrature, avant d’aborder l’affaire proprement dite (l’affaire Sakina). La présidente du tribunal a rejeté cette requête de transmission préalable, disant qu’elle y répondrait en même temps que sera rendu le jugement lui-même sur l’autocollant, le 22 octobre prochain. La défense pourra donc être amenée à former elle-même un pourvoi devant la Cour de Cassation.

Pour le reste, on retiendra de cette audience :

- le démontage pièce par pièce du jugement aberrant de première instance, par les deux avocats, Mes Raymond Blet et Antoine Comte : jugement où il était par exemple écrit que l’expression « Boycott Apartheid Israël » avait pour objet, rien que ça, d’instaurer l’apartheid en Israël ! ;

- le témoignage de la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen, qui remit bien à sa place le provocateur Goldnadel. Ce dernier s’était avisé de chercher des noises à Nicole à propos du désormais célèbre T-Shirt de couleur verte « Palestine Vivra ! Boycott Israël ». Nicole Kiil-Nielsen lui répondit qu’en matière de T-Shirts, alors oui, elle en avait bien vu, pour sa part, des spécimens incitant à la haine et au meurtre raciste : ceux dont raffole la soldatesque israélienne, en vente dans les boutiques branchées de Tel-Aviv, où l’on voit une femme palestinienne et son bébé transpercés par un tir sous le titre « Une balle, deux Palestiniens éliminés ».

- le témoignage de Maurice Rajsfus, rescapé du génocide dont les parents ont été assassinés à Auschwitz. Ecrivain, historien de la participation de l’Etat français au génocide des Juifs et aussi des crimes coloniaux de la France, Président de l’Observatoire des Libertés Publiques, Rajsfus insista notamment sur la fraude qui consiste, pour les avocats du terrorisme israélien, à exploiter la mémoire du génocide au service de leur sale besogne.

- Un mot enfin sur Gilles-William Goldnadel, partie civile au procès de Sakina pour son association Avocats Sans Frontières, l’une des casquettes qu’il cumule avec celles de Président de l’association France-Israël et de membre de la direction du CRIF. Goldnadel y alla de son traditionnel laïus sur l’antisémitisme et les « islamo-gauchistes », mais quand il aborda le thème de la « violence », Antoine Comte lui rappela qu’en matière de violence, Goldnadel ferait bien d’être plus discret, lui, le défenseur des fascistes du Bétar et de la LDJ, auteurs de multiples agressions, dont celle de la Librairie Résistances à Paris en juillet 2009, où des milliers de livres furent systématiquement détruits. Penaud, Goldnadel retourna s’asseoir.

CAPJPO-EuroPalestine

Compte-rendu de Sud-Ouest

Par florence moreau

« Boycott apartheid Israël » : La cour pour tribune Audience surchauffée, hier, devant la cour d’appel, pour le procès de Saquina Arnaud, jugée pour provocation à la discrimination nationale et raciale.

Saquina Arnaud avait apposé un autocollant, sur une bouteille de jus d’orange, sur lequel on pouvait lire : « Boycott apartheid Israël ». photo laurent theillet Partager

D’emblée, c’est la foire d’empoigne verbale. Le chahut d’une cour de récréation plus que la solennité d’une cour d’appel. C’est à qui parlera le plus fort. Le plus longtemps. Le dernier. L’audience est tendue.

Saquina Arnaud, quadragénaire mérignacaise était jugée hier par la cour d’appel de Bordeaux pour « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, image ou écrit ». Une prévention « injuriante » qui heurte cette militante de longue date pour la Ligue des droits de l’homme.

En février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux l’avait pourtant reconnue coupable et condamnée à 1 000 euros d’amende. Elle avait fait appel. Hier, elle était épaulée par un solide et fidèle comité de soutien.

Appel au boycott

Le 30 mai 2009, Saquina Arnaud avait été interpellée dans l’hypermarché Carrefour de Mérignac après avoir apposé un autocollant sur une bouteille de jus d’orange. Sur le sticker, on pouvait lire « Boycott apartheid Israël » et voir une tâche de sang sur un mur en codes-barres.

La salle est surchauffée, bondée. Mais patiente. La présidente prévient : elle veut en avoir terminé trois heures plus tard. Grognements de toutes les parties, frustrées que leur temps soit ainsi minuté. Mais durant toute l’audience, les avocats donnent de la voix, s’apostrophent, rivalisent de leçons de procédure. Des joutes verbales plus ou moins appréciées. Même la menace de suspension lancée à plusieurs reprises par la présidente reste sans effet.

Les avocats de la défense, Mes Raymond Blet et Antoine Comte soulèvent une question prioritaire de constitutionnalité - et non de « culpabilité » comme le dira Me Comte dans un lapsus.

L’avocate générale, Martine Cazaban, traduit pour le commun des justiciables. « L’article visé par les poursuites ne serait pas conforme à la légalité et porterait atteinte à la liberté d’expression ». En face, la partie civile ne veut pas de renvoi « sous couvert d’inconstitutionnalité ». La salle baille, décroche. La cour passe au fond du dossier. « Pour mieux faire son opinion ». « Mais cela vide de son sens la priorité accordée à la QPC », se lamente Me Comte.

« Je conteste avoir appelé à la discrimination », se défend Saquina Arnaud. « Les produits ne peuvent être assimilés à des personnes ».

Et la salle d’audience se transforme en tribune politique. D’un ton revendicatif, dans le registre militant, elle explique en quoi, pour elle, le jus d’orange en question est en fait produit sur les territoires occupés par Israël. Des témoins viennent de loin pour appuyer son discours. Comme la députée européenne de l’Ouest, Nicole Kiil-Nielson qui fait valoir que « le citoyen qui veut consommer de façon éthique, doit pouvoir y voir clair en matière de traçabilité ». Pris à témoin, le public se manifeste. Applaudit, hue, siffle, montre sa désapprobation. Me Jean-Claude Dahan propose son aide à la présidente pour faire respecter la police de l’audience. La cour a mis sa décision en délibéré."


 

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Obama : la Palestine à l’ONU…dans un an

publié le samedi 25 septembre 2010

Gilles Paris + AFP

 
Grand discours du président Barack Obama à la tribune des Nations unies sur la question israélo-palestinienne [1]. Soit nous faisons comme par le passé, de grands discours sans que rien ne change, soit tout le monde retrousse ses manches. Avec cet espoir qu’en 2011 l’Assemblée générale onusienne accueille un nouveau membre : l’Etat palestinien.

"The conflict between Israelis and Arabs is as old as this institution. And we can come back here next year, as we have for the last 60 years, and make long speeches about it. We can read familiar lists of grievances. We can table the same resolutions. We can further empower the forces of rejectionism and hate. And we can waste more time by carrying forward an argument that will not help a single Israeli or Palestinian child achieve a better life. We can do that.

Or, we can say that this time will be different — that this time we will not let terror, or turbulence, or posturing, or petty politics stand in the way. This time, we will think not of ourselves, but of the young girl in Gaza who wants to have no ceiling on her dreams, or the young boy in Sderot who wants to sleep without the nightmare of rocket fire.

This time, we should draw upon the teachings of tolerance that lie at the heart of three great religions that see Jerusalem’s soil as sacred. This time we should reach for what’s best within ourselves. If we do, when we come back here next year, we can have an agreement that will lead to a new member of the United Nations — an independent, sovereign state of Palestine, living in peace with Israel.” [2]

La Palestine à l’ONU (où les Palestiniens ne disposent pour l’instant que d’un statut d’observateurs), idée neuve ou recyclage ? Ce voeu du président Obama rappelle une disposition prévue dans la “feuille de route”, plan de paix international finalement endossé (avec des réserves) par Israël, et par les Palestiniens. Ce plan, qui devait conduire à un Etat palestinien au plus tard en décembre 2005, comprenait dans la phase de transition (juin-décembre 2003) la mesure suivante :

“Quartet members promote international recognition of Palestinian state, including possible UN membership.” [3]

Il s’agissait alors d’une reconnaissance de la Palestine dans des frontières temporaires, mais l’année 2003 a passé comme les années 2004 et 2005, sans que rien ne se passe. Autant dire que le souhait du président des Etats-Unis, qui coïncide avec la parution en France d’un ouvrage au titre volontairement provocateur : Il n’y aura pas d’Etat palestinien, de Ziyad Clot (éditions Max Milo, nous y reviendrons demain), sera sans doute accueilli avec prudence par les premiers concernés.  [4]

Et selon l’Afp, relayée par le Soir de Belgique :

"Le président américain Barack Obama s’est mis en première ligne jeudi pour défendre la paix au Proche-Orient, en pariant sur la création d’un Etat palestinien d’ici un an, lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU.

Obama mise sur un Etat palestinien d’ici un an

Ce discours n’est pas novateur sur le fond, mais qu’il soit prononcé dans un cadre aussi solennel lui donne un poids supplémentaire et constitue une prise de risque non négligeable pour le président Obama, étant donné la complexité d’un dossier qui a épuisé des générations de diplomates.

Devant ses pairs, le président des Etats-Unis a appelé les principaux protagonistes de la région à puiser dans la tradition de tolérance du judaïsme, du christianisme et de l’islam pour élaborer un traité de paix.

« Si nous faisons cela, quand nous reviendrons ici l’année prochaine, nous pourrions avoir un accord qui nous mènera à accueillir un nouveau membre des Nations unies : un Etat de Palestine indépendant, vivant en paix avec Israël », a-t-il déclaré.

L’appel de M. Obama arrive à un moment crucial des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens, qui ont repris début septembre sous le parrainage de la Maison Blanche.

M. Obama, applaudi à deux reprises durant son discours, a d’ailleurs admis que dans les deux camps, ceux qui sont opposés à la paix vont tenter de faire achopper les négociations « à coups de mots acerbes et de bombes » et noté que nombreux sont ceux qui pensent que la paix est impossible.

« S’il n’y a pas d’accord, les Palestiniens ne connaîtront jamais l’orgueil et la dignité que confère un Etat », a-t-il lancé. « Davantage de sang sera versé. Cette Terre Sainte restera un symbole de nos désaccords et non de notre humanité commune ».

Dans ce cas, « les Israéliens ne connaîtront jamais la certitude et le sens de la sécurité que vous donnent des voisins souverains et stables qui se sont engagés à vivre ensemble », a-t-il dit, soulignant qu’il faudrait alors sans doute attendre qu’une génération passe avant d’espérer négocier à nouveau.

Le président Obama a aussi exhorté les pays arabes à en faire plus pour soutenir le nouveau processus, les Etats-Unis estimant que jusqu’ici, ces derniers se sont surtout payés de mots.

« Dans cette salle, vous êtes nombreux à vous dire amis des Palestiniens. Mais ces déclarations doivent maintenant être appuyées par des actes », a-t-il déclaré.

« Ceux qui ont apposé leur signature sur l’initiative arabe de paix devraient saisir cette occasion pour en faire une réalité en appliquant la normalisation que le document promet à Israël », a indiqué M. Obama, en allusion au plan présenté par l’Arabie saoudite en 2002 et soutenu par la Ligue arabe, qui prévoit notamment un retour aux frontières de 1967 en échange de la paix.

« Ceux qui sont impatients de voir la naissance d’un Etat palestinien indépendant devraient cesser de détruire Israël », a-t-il encore dit, dans une critique évidente de pays comme la Syrie et l’Iran, parmi les principaux soutiens du mouvement islamiste Hamas.

Les négociations qui ont repris entre Palestiniens et Israéliens depuis le 2 septembre sont à un stade d’autant plus fragile que la question de la reprise ou non de la colonisation israélienne en Cisjordanie n’est pas encore tranchée.

M. Obama a rappelé jeudi la position des Etats-Unis : « Nous pensons que le moratoire devrait être prolongé ». Les Palestiniens ont fait de sa reconduction une condition indispensable à la poursuite des négociations.

L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a obtenu le statut d’observateur à l’ONU en 1974."  [5]

[1] voir aussi Luis lema dans le temps de genève : « Nous ne pouvons pas construire le monde seuls »

[2] Traduction :

“Le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens est aussi ancien que cette institution. Et nous pouvons nous retrouver l’an prochain, comme nous le faisons depuis 60 ans et faire de longs discours sur cette situation. Nous pouvons lire la liste familière des griefs. Nous pouvons poser les mêmes résolutions. Nous pouvons renforcer les forces du rejet et de la haine, Et nous pouvons gaspiller davantage de temps encore en présentant des arguments qui n’aideront pas un seul enfant israélien ou palestinien à mener une vie meilleure. Oui, nous pouvons faire ça.

Mais nous pouvons aussi dire que cette fois-ci ce sera différent -que cette fois nous ne permettrons pas que la terreur, les agitations, les rodomontades ou les intérêts politiques mesquins, se mettent en travers du chemin. Cette fois ci nous ne penserons pas à nous mais à la jeune fille de Gaza qui ne veut pas qu’il y ait de couvercle sur ses rêves ou au jeune garçon de Sdérod qui veut dormir sans des tirs de roquettes comme cauchemar.

Cette fois ci nous devons nous inspirer des leçons de tolérance qui sont au coeur des trois grandes religions pour qui le sol de Jérusalem est sacré. Cette fois ci nous devons chercher à atteindre le meilleur de nous mêmes.

Si nous le faisons, quand nous reviendrons l’an prochain, nous pouvons arriver à un accord qui permettra l’entrée aux Nations unies d’un nouveau membre : l’Etat indépendant et souverain de Palestine, vivant en paix avec Israël."

[3] Traduction :

"Les membres du Quartette favorables à une reconnaissance de l’Etat palestinien, y compris l’entrée possible aux Nations unies"

[4] publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde...

notes : traduction C. Léostic, Afps

[5] http://www.lesoir.be/actualite/mond...

Synthèse et ajout de note : C. Léostic, Afps

 


Conférence de l’Olive pour soutenir la résistance populaire en Palestine.

publié le samedi 25 septembre 2010


 
Nous vous invitons , que vous soyez un individu isolé ou le représentant d’un mouvement militant, à vous joindre à nous lors de la Conférence de l’Olive pour soutenir la résistance populaire en Palestine qui aura lieu le 19 octobre à Ramallah

Les Israéliens répriment de plus en plus durement la lutte populaire palestinienne, comme en témoignent les arrestations et inculpations des défenseurs des droits de l’homme Abdallah Abu Rahmah, Adeeb Abu Rahmah, Ibrahim Amirah, Hassan Moussa, Zaydoun Srour, et bien d’autres.

Ces derniers mois les autorités israéliennes ont détruit des villages entiers, quelquefois à plusieurs reprises, actions qui aident leur politique de nettoyage ethnique. Que ce soit dans la vallée du Jourdain, ou dans le village bédouin d’Al-Araqeeb dans le Negev, cela a fait beaucoup de victimes au sein des communautés palestiniennes.

Pendant ce temps les mêmes stratégies sont mises en œuvre à Jérusalem- est occupé où les colons juifs, aidés par les autorités, s’emparent régulièrement de maisons palestiniennes et où les démolitions de maisons sont courantes. Les colons, dont la violence augmente sans arrêt, tout particulièrement dans les régions de Naplouse, Hébron et Jérusalem, jouissent d’une impunité totale.

Face à cette oppression et au non respect des droits des Palestiniens le Comité coordinateur de la lutte populaire a besoin de rechercher des moyens de renforcer son réseau et d’organiser la lutte de façon plus efficace.

Nous vous invitons donc, que vous soyez un individu isolé ou le représentant d’un mouvement militant à vous joindre à nous lors de la Conférence de l’Olive pour soutenir la résistance populaire en Palestine qui aura lieu le 19 octobre

Tous ensemble nous aborderons les sujets suivants :

1 les stratégies à mettre en œuvre pour faire respecter les lois internationales et tout particulièrement la décision de la Cour Internationale de Justice qui a déclaré le Mur de l’ Apartheid illégal et ordonné qu’il soit détruit. Nous discuterons à la fois des stratégies légales et des options sur le terrain au niveau populaire.

2 Les méthodes pour mobiliser et soutenir la solidarité internationale sous la forme

-  de campagnes

-  de procès

-  de participation à des actions directes

-  de plaidoiries

-  ainsi que du soutien financier pour les frais de justice et les cautions des défenseurs des droits de l’Homme

3 la protection et la défense des activistes palestiniens emprisonnés

4 le BDS et la résistance populaire

La conférence se tiendra de 9h à 16h au Red Crescent building à Ramallah

Les jours suivants nous vous invitons à vous joindre à nous :

Le 20 octobre : Visites de solidarité dans la vallée du Jourdain et participation aux actions contre la Conférence du Tourisme de l’ OCDE

Le 21 : Visites de solidarité à Jerusalem et participation aux actions contre la Conférence du Tourisme de l’OCDE

Le 22 : Célébrations de 4 ans de résistance populaire contre le mur de l’ Apartheid et les colonies illégales à AL- MA’SARA

Nous nous réjouissons de votre participation. Merci de confirmer votre venue

 


Nouvelles pressions sur l’Université de Johannesbourg
pour qu’elle rompe ses liens avec Israël


publié le samedi 25 septembre 2010

David Mac Farlane

 
Un grand pas en avant de la part de personnalités et universitaires d’l’Afrique du Sud. Ils demandent la rupture de la relation avec l’université israélienne Ben Gourion

Une vraie percée dans le boycott universitaire d’Israël

Longtemps en préparation, la campagne Sud Africaine de la prestigieuse Université de Johannesburg pour couper ses liens universitaires avec l’Université de Ben Gourion en raison de sa complicité et des pratiques racistes a gagné le soutien de John Dugard, Desmond Tutu, Breyten Breytenbach, Allan Boesak, Mahmoud Mamdani et presque 200 autres universitaires de 22 institutions universitaires de l’Afrique du Sud.

voir le Guardian, en anglais :

http://www.mg.co.za/article/2010-09... .

Voir la pétition avec les signataires

-  Kezia Lewins (University of the Witwatersrand)
-  Suzana Molins Lliteras (University of the Cape Town)
-  Prof Gerrie Lubbe (University of South Africa)
-  Lwazi Lushaba (University of Fort Hare)
-  Rev Solomuzi Mabuza (University of KwaZulu-Natal)
-  Dr Nawaz Mahomed (Cape Peninsula University of Technology)
-  Tasneem Majam (University of Johannesburg)
-  Prof Anwar Mall (University of the Cape Town)
-  Ayesha Mall (Durban University of Technology)
-  Sue Marais (Rhodes University)
-  Maud Marcinkowski (University of the Free State)
-  Mohamed Shaid Mathee (University of the Cape Town)
-  Prof Achille Mbembe (University of the Witwatersrand)
-  Prof Ebrahim Moosa (Duk e University)
-  Prof Najma Moosa (University of the Western Cape)
-  Prof Nicky Morgan (DVC) (Central University of Technology)
-  Aidan Mosselson (University of the Witwatersrand)
-  Enver Motala (University of Johannesburg)
-  Makhwênkwe Mvalo (Cape Peninsula University of Technology)
-  Dr Munene Mwaniki (University of the Free State)
-  Dr Lubna Nadvi (University of KwaZulu-Natal)
-  Prof Rajen Naidoo (University of KwaZulu-Natal)
-  Prof Andrew Nash (University of the Cape Town)
-  Prof Cobus Naude (Rtd.) (University of Johannesburg)
-  Dr Nadia Navsa (University of Pretoria)
-  Trevor Ngwane (University of KwaZulu-Natal)
-  Dr Pamela Nichols (University of the Witwatersrand)
-  Dr Noor Nieftagodien (University of the Witwatersrand)
-  Dr Dhiraj Kumar Nite (University of Johannesburg)
-  Lulamile Ntonzima (Cape Peninsula University of Technology)
-  Dr Monde Ntwasa (University of the Witwatersrand)
-  Dr Rashied Omar (University of Notre Dame)
-  Prof Ruksana Osman (University of the Witwatersrand)
-  Dr Sven Ouzman (University of Pretoria)
-  Abdool Peer (University of Johannesburg)
-  Dr Fathima Peerbhay (University of the Western Cape)
-  Prof Gonda Perez (University of the Cape Town)
-  Gadija Petker (University of Johannesburg)
-  Prof Innocent Pikirayi (University of Pretoria)
-  Prof Kriben Pillay (University of KwaZulu-Natal)
-  Dr Suren Pillay (Human Sciences Research Council)
-  Richard Pithouse (Rhodes University)
-  Prof Barney Pityana (VC) (University of South Africa)
-  Dr Leonard Praeg (Rhodes University)
-  Prof Aminur Rahim (University of Fort Hare)
-  Brian Ramadiro (University of Fort Hare)
-  Dr Thiven Reddy (University of the Cape Town)
-  Megan Riley (University of the Cape Town)
-  Prof Christian Rogerson (University of the Witwatersrand)
-  Prof Monty Roodt (Rhodes University)
-  Dr Shamiel Salie (University of the Cape Town)
-  Dr Vishwas Satgar (University of the Witwatersrand)
-  Dr Ursula Scheidegger (University of the Witwatersrand)
-  Cassim Seedat (Durban University of Technology)
-  Fatima Seedat (McGill University)
-  Dr Fredrico Settler (University of the Cape Town)
-  Dr Sa’diyya Shaikh (University of the Cape Town)
-  Prof Mala Singh (Open University)
-  Dr Luke Sinwell (University of Johannesburg)
-  Dr Tahir Fuzile Sitoto (University of KwaZulu-Natal)
-  Donato Somma (University of the Witwatersrand)
-  Prof Roger Southhall (University of the Witwatersrand)
-  Dr Jane Starfield (University of Johannesburg)
-  Prof Raymond Suttner (University of South Africa)
-  Prof Leslie Swartz (Stellenbosch University)
-  Dr Pedro Tabensky (Rhodes University)
-  Prof Abdulkadar Tayob (University of the Cape Town)
-  Yasmeen Thandar (Durban University of Technology)
-  Prof Beverly Thaver (University of the Western Cape)
-  Prof Fiona Tregenna (University of Johannesburg)
-  Prof Rehana Vally (University of Pretoria)
-  Salim Vally (University of Johannesburg)
-  JC van der Merwe (University of the Free State)
-  Maria van Driel (University of the Witwatersrand)
-  Prof Robert van Niekerk (Rhodes University)
-  Carina van Rooyen (University of Johannesburg)
-  Prof Shahid Vawda (University of the Witwatersrand)
-  Dr Wilhelm Verwoerd (Stellenbosch University)
-  Prof Shabbir Wadee (Stellenbosch University)
-  Prof Everard Weber (University of Johannesburg)
-  Prof Gerald West (University of KwaZulu-Natal)
-  Dr Hylton White (University of the Witwatersrand)
-  Prof Hein Willemse (University of Pretoria)
-  Dr Clarence Williams (University of the Western Cape)
-  Dr Michelle Williams (University of the Witwatersrand)
-  Ben Winks (University of Johannesburg)
-  Prof Leslie Witz (University of the Western Cape)
-  Prof Tahir Wood (University of the Western Cape)
-  Prof Eric Worby (University of the Witwatersrand)
-  Dr Leo Zeilig (University of the Witwatersrand)
-  Rev Sthembiso Zwane (University of KwaZulu-Natal)...

 


Le chantage à l’antisémitisme battu à plate couture par un avocat en Belgique
25-09-2010
Deux musulmans poursuivis pour avoir diffusé une vidéo dénonçant la politique israélienne été acquittés par la justice belge après un combat acharné de leur avocat, Maître Sébastien Courtoy. Ils étaient notamment poursuivis pour "négationnisme" et de l'"incitation à la haine raciale et d'antisémitisme". Une interview passionnante de Me Courtoy, à voir toutes affaires cessantes. (lire...)


La coalition anti-Agrexco contre attaque (Vidéo)
24-09-2010
Interview de Me Gilles Devers sur l'assignation d'Agrexco en référé le 20 octobre 2010 à Créteil. (lire...)

 


Michel Warschawski | 24 septembre 2010

JC Lefort | 24 septembre 2010

Gilles Paris | 24 septembre 2010

Rassemblement National et Démocratique (Parti BALAD) | 23 septembre 2010

AFP | 23 septembre 2010

23 septembre 2010

Institut du Monde Arabe (IMA) | 23 septembre 2010

 


ALIMA BOUMEDIENE-THIERY : TOUCHE PAS À MA SENATRICE !

Publié le 22-09-2010


Des Alima Boumediene Thiery, on n’en n’a pas beaucoup parmi nos parlementaires. Sinon, nous n’en serions sans doute pas là aujourd’hui ! La société serait sans doute plus humaine, plus juste, si nous étions aussi bien représentés à l’assemblée nationale comme au Sénat. Mais justement, parce qu’elle ne se contente pas d’afficher des grands principes, mais qu’elle les met en pratique, Alima Boumediene-Thiery en gêne plus d’un. Des accusations sordides d’"incitation à la haine raciale" contre une femme dont le combat vise depuis toujours à s’attaquer à toutes les formes de racisme et de discrimination, ne sont qu’un prétexte pour se débarrasser de cette empêcheuse de collaborer en rond. Réagissons !

Alima Boumediene se rendant à Gaza à la fin des bombardements israéliens (janvier 2009)

Vous aurez remarqué que malgré le travail extraordinaire qu’elle abat sur tous les fronts ne la mettent pas pour autant sous le feu des projecteurs. Il faut dire que les thèmes tels que les libertés publiques, l’égalité des droits et des chances pour les personnes handicapées, le droit au logement, le refus de la double peine,de l’islamophobie, de l’intrusion dans la vie privée sous de multiples formes de "surveillance", l’exigence de conditions pénitencières plus humaines, de protections du prévenu lors des gardes à vue, de la régularisation des travailleurs sans papiers, de droits égaux entre hommes et femmes, la contribution à des rapports Nord-Sud moins inégalitaires, la dénonciation de l’étranglement du peuple palestinien... ne sont pas très "vendeurs".

Et toutes ses questions dérangeantes au gouvernement ! Si on pouvait l’éliminer à l’occasion d’un procès, le 14 octobre prochain à Pontoise, pour avoir osé montré l’exemple en allant dans un magasin Carrefour du Val d’Oise, s’indigner de la présence de produits "made in Israël" totalement illicites, il n’y aurait pas que le maitre-chanteur de l’antisémitisme, Sammy Ghozhlan pour pousser un grand "ouf !" de soulagement.

Car la condamnation pour "incitation à la haine raciale" peut être assortie d’une peine de privation des droits civiques et politiques de 5 ans. Et ainsi Alima Boumediene-Thiery ne pourrait se présenter au sénat (ou ailleurs) pour un nouveau mandat. Quel bon débarras ! Depuis quand, en effet, les députés sont-ils censés prendre au sérieux les grands principes de liberté, d’égalité et de fraternité ? Vous imaginez, si tout le monde en faisait autant ?

A nous de montrer à ces messieurs dames les supporters de la colonisation israélienne et du nettoyage ethnique des Palestiniens, qu’ils ont commis une grave erreur en s’en prenant à notre sénatrice, avec des méthodes aussi abjectes.

La mobilisation sera d’une ampleur inégalée en France et à l’étranger.

Car Alima-Boumediene-Thiery, avant d’être élue sénatrice, avait été notre députée au parlement européen et s’y était déjà fait remarquer par son courage. Elle avait notamment demandé et obtenu un vote en faveur de la suspension de l’accord d’association commercial entre l’Europe et Israël, en soulignant que les privilèges liés à cet accord étaient soumis à une condition, la clause sur le respect des droits et libertés démocratiques, non respectée par Israël. Vote sur lequel nos gouvernements européens s’assirent avec le plus grand mépris envers la démocratie dont ils nous rabâchent les oreilles.

NOUS APPELONS A UN RASSEMBLEMENT MASSIF DEVANT LE TRIBUNAL DE PONTOISE LE 14 OCTOBRE PROCHAIN, A PARTIR DE MIDI !

- Affrétons des cars !
- Que chaque association, parti, syndicat, informe la mairie de Pontoise de son appel à rassemblement par un e-mail déclaratif adressé au directeur du cabinet du maire : vfrancois@ville-pontoise.fr
- Et d’ici là organisons partout des actions de soutien à tous les militants en butte à la répression et au chantage à l’antisémitisme, dont notre sénatrice.

Ci-dessous le CV d’Alima Boumediene-Thiery (Sénatrice - Verts)

Diplômes

- DEA de droit public international – relations UE-Maghreb
- DEA de socio-économie du développement – Economie et Société
- Doctorat de socio économie du développement
- DESS de droit administratif et vie Politique
- DESS de politiques publiques locales

Travail parlementaire

- Parlement européen :

Commission des libertés et des droits des citoyens, de la justice et des affaires intérieures :

• Libertés publiques et Droits des Citoyens • Respect des Droits humains • Elaboration de la Charte des droits fondamentaux • Programme européen contre les discriminations • Rapporteur du « Rapport sur les droits fondamentaux dans l’Union européenne », 2003. Commission Développement & Coopération :

• Rapport Nord/Sud : suivi des accords Euro Med, Afrique Caraïbes Pacifique • Participation au forum méditerranéen . Délégation pour les relations avec le groupe Mashrek et le Conseil législatif palestinien (vice- présidente) :

• Suivi des accords d’associations (art. 2 : clause des droits et libertés démocratiques).

- Sénat

Organismes parlementaires :

- Membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d’administration générale - Membre de la Commission des Affaires européennes - Vice-présidente du Groupe français de l’Union Interparlementaire (U.I.P.)
- Membre titulaire du Conseil supérieur de l’administration pénitentiaire - Vice-Présidente du Groupe d’Amitié France-Algérie - Vice-Présidente du groupe d’amitié France-Irak - Membre des Groupe d’Amitié France-Maroc, France-Tunisie, France-Mauritanie, France- Liban, du groupe de contact France-Territoires palestiniens, France-Pays du Golf.

Interventions en séance :

2004 : - Projet de loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées - Projet de loi de programmation pour la cohésion sociale - Projet de loi portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité

2005 : - Proposition de loi relative au traitement de la récidive des infractions pénales - Projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution - Proposition de loi relative aux droits des malades et à la fin de vie - Projet de loi habilitant le Gouvernement à prendre, par ordonnance, des mesures d’urgence pour l’emploi - Proposition de loi relative au traitement de la récidive des infractions pénales - Proposition de loi relative au renforcement de la coopération décentralisée en matière de solidarité internationale - Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’immigration clandestine - Projet de loi prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 - Projet de loi de finances pour 2006 (Justice) - Projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers

2006 : - Projet de loi pour l’égalité des chances - Projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés - Proposition de loi relative au droit de préemption et à la protection des locataires en cas de vente d’un immeuble - Projet de loi portant engagement national pour le logement - Question orale avec débat de M. Jacques Pelletier sur le respect effectif des droits de l’homme en France - Projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration - Projet de loi relatif à la prévention de la délinquance - Projet de loi relatif au contrôle de la validité des mariages- Projet de loi tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives

2007 : - Projet de loi relatif à la prévention de la délinquance - Projet de loi instituant le droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale - Projet de loi organique relatif au recrutement, à la formation et à la responsabilité des magistrats - Projet de loi tendant à renforcer l’équilibre de la procédure pénale - Projet de loi constitutionnelle relatif à l’interdiction de la peine de mort - Projet de loi constitutionnelle portant modification du titre IX de la Constitution - Proposition de loi tendant à modifier certaines dispositions relatives au fonctionnement de la collectivité territoriale de Corse - Projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs - Projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté - Projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile

2008 : - Projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution - Projet de loi relatif à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental - Question orale avec débat de M. Nicolas Alfonsi sur les langues régionales ou minoritaires - Projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés - Projet de loi portant adaptation du droit pénal à l’institution de la Cour pénale internationale - Déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, sur le Conseil européen des 19 et 20 juin 2008 et sur la présidence française de l’Union européenne - Projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République - Projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet - Proposition de loi visant à prolonger l’application des articles 3, 6 et 9 de la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers - Projet de loi relatif à la protection du secret des sources des journalistes - Projet de loi de finances pour 2009 (Immigration, asile et intégration) - Projet de loi organique portant application de l’article 25 de la Constitution - Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement* - Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Bénin relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement (première lecture) - Projet de loi organique relatif à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution (première lecture) - Proposition de loi visant à supprimer les conditions de nationalité qui restreignent l’accès des travailleurs étrangers à l’exercice de certaines professions libérales ou privées (première lecture) - Projet de loi pénitentiaire (première lecture) - Proposition de loi de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures

2009 : - Projet de loi pénitentiaire (commission mixte paritaire) - Projet de loi organique relatif à l’application de l’article 65 de la Constitution (première lecture) - Projet de loi relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales (première lecture) - Proposition de loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public (première lecture) - Proposition de loi tendant à renforcer les droits des personnes liées par un pacte civil de solidarité (première lecture)

2010 : - Proposition de résolution européenne portant sur la protection temporaire (première lecture) - Projet de loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale (première lecture) - Proposition de loi visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l’heure du numérique (première lecture) - Proposition de loi tendant à assurer l’assistance immédiate d’un avocat aux personnes placées en garde à vue (première lecture) - Proposition de loi portant réforme de la garde à vue (première lecture) - Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Roumanie relatif à une coopération en vue de la protection des mineurs roumains isolés sur le territoire de la République française et à leur retour dans leur pays d’origine ainsi qu’à la lutte contre les réseaux d’exploitation concernant les mineurs (première lecture)- Projet de loi – « Dissimulation du visage dans l’espace public » - Projet de loi – « L.O.P.P.S.I » (Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure)

Initiatives législatives :

• Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les carences du dispositif français d’évaluation des risques suicidaires en prison • Proposition de loi tendant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe • Proposition de loi tendant à aménager les conditions d’exercice de la parentalité • Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les circonstances et les conséquences de la gestion du service public des forces de l’ordre depuis le 26 octobre 2005 • Proposition de résolution sur un accord européen avec la Tunisie • Proposition de loi tendant à permettre la reconnaissance et la production d’effets en France des partenariats et unions civiles enregistrés à l’étranger • Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’influence exercée par les entreprises semencières sur les parlementaires français • Proposition de loi constitutionnelle visant à compléter l’article 11 de la Constitution par un alinéa tendant à ce que la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles d’un traité rejeté fasse l’objet de consultation et soit soumise à référendum • Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les circonstances et les conséquences de la gestion de l’administration préfectorale suite à la circulaire du 13 juin 2006 • Proposition de loi autorisant le partage de l’autorité parentale dans le cas de l’adoption simple de l’enfant du concubin ou du partenaire de pacte civil de solidarité • Proposition de loi portant réforme de la garde à vue • Proposition de résolution insertion d’une clause de non discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre dans l’accord de partenariat entre les états d’Afrique, des caraïbes et du pacifique et la communauté européenne

Questions au Gouvernement :

-  Accès aux soins, au logement et aux prestations sociales des "vieux migrants" - Régularisation des travailleurs sans papiers - Mise en oeuvre de la procédure de la kafala judiciaire en France et droit de vivre en famille - Taxe incitative et gestion des déchets - Accès au logement : croissance des droits de mutation à titre onéreux - Avenir du service public hospitalier dans le Val d’Oise, en particulier à Argenteuil - Clauses illicites de révision des loyers - Application de la loi sur le handicap du 11 février 2005 - Aide aux populations pauvres, notamment à Argenteuil- Politique du logement social - Conditions d’attribution de la carte de combattant aux militaires ayant participé à la guerre d’Algérie - Situation des Roms en France - Régime de la double peine- Création d’un traitement de données à caractère personnel dénommé ELOI - Discriminations concernant les femmes portant le foulard islamique - Mise en place des unités de visite familiale - Indépendance de la justice et liberté d’expression des magistrats - Inégalité des pensions des tirailleurs africains - Projet de construction d’un tramway à Jérusalem - Droit de vote des résidents étrangers extracommunautaires aux élections locales- Mise en oeuvre de la loi handicap - Ratification de la convention des Nations unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille - Droit au rapprochement familial des détenus corses - L’actualité des prisons - Extension du bénéfice du capital décès au partenaire lié à un fonctionnaire par un pacte civil de solidarité - Accès à l’aide personnalisée au logement des vieux migrants, notamment à Argenteuil- Réglementation des contrats d’emplacement de mobil-homes - Enquête effective suite au décès d’un habitant d’Argenteuil- Dissolution d’un groupement violent, raciste et xénophobe- Mise en oeuvre de l’article 1er de la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures -Transformation du lac de Beaumont-sur-Oise en décharge - L’immigration - Création de la mission interministérielle de coordination nationale sur la traite des êtres humains - Ajout de la Serbie, de l’Arménie et de la Turquie à la liste des pays d’origine sûrs par le conseil d’administration de l’OFPRA - Situation des résidents du foyer ADEF de Goussainville dans le Val-d’Oise - Horaires d’ouverture du bureau de poste dans le quartier d’Orgemont à Argenteuil - Démographie médicale dans le Val-d’Oise.

Interventions (Maghreb, Euromed, Territoires palestiniens)

Participation au colloque « Antiterrorisme et libertés publiques » organisé par CALAS (Comité pour l’abrogation des lois anti-terroristes), la Sorbonne, 12 Avril 2010« Les politiques françaises et européennes en matière d’immigration : une criminalisation sociale convergente », Colloque La mondialisation des migrations : une approche socio – spatiale, Session Cultures et Migrations, Ecole de Santé Sociale, 6 mars 2009 « Sécurité en méditerranée : enjeux et perspectives », 3ème Colloque International Pluridisciplinaire Regards Différenciés sur les Sécurités dans les Relations Euro- Méditerranéennes, 19 et 20 mars 2009, Rabat « Le droit au retour des réfugiés palestiniens », 2ème Conférence Internationale sur Le Droit au Retour des Réfugiés,, 28 et 29 Mars 2009, Saint-Denis « L’Union du Maghreb, un préalable à l’Union pour la Méditerranée », Colloque international organisé le 21 février 2009, Palais du Luxembourg, Paris Intervention dans le cadre de la Déclaration du Gouvernement suivie d’un débat sur la situation à Gaza, 15 janvier 2009, Sénat, Paris « L’externalisation de la politique de l’immigration de l’Union européenne », Colloque sur la Politique européenne en matière d’immigration, 27 mars 2008, Tours « Migrations et dialogue Interculturel », Rencontres de Tanger organisées par le Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe, avec l’association Espace Alternatif et le soutien de la Wilaya et de la Mairie de Tanger, Avril 2008, Tanger, Maroc « L’environnement en termes d’accès et de droit à la santé et à l’eau », Congrès des Partis Verts Africains, 26 novembre au 1er décembre 2007, Abidjan, Côte d’Ivoire « Migrations et droits de l’Homme : Lutter contre les discriminations », Séminaire de réflexion, Union Interparlementaire, Genève, 24-26 octobre 2007 « Situation des parlementaires palestiniens du Conseil législatif palestinien irrégulièrement enlevés et détenus par les autorités israéliennes », Comité des Droits de l’Homme de l’Union Interparlementaire, session du 16 au 19 juillet 2007, Genève, Suisse. « L’expression de l’islamophobie dans le monde politique ». Colloque l’Islamophobie dans le monde politique, Conseil de l’Europe, 3 juillet 2007, Strasbourg.« L’image des femmes musulmanes en France », Séminaire de réflexion L’image des femmes musulmanes dans les Médias : entre mythes et réalités , Parlement Européen, 12 juillet 2007, Strasbourg. « Trouver un équilibre entre sécurité nationale, sécurité humaine et libertés individuelles, et déjouer la menace qui pèse sur la démocratie : le rôle des parlements », 117ème session de l’Assemblée de l’Union Interparlementaire, Genève. Intervention lors du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens, 24 juin 2007, Plaine St Denis « Les femmes réfugiées, otages des conflits dans le monde », Colloque Les Femmes et la Guerre, 9 mars 2007, Palais du Luxembourg, Paris. « Femmes de l’immigration maghrébine, musulmane, en Europe », Discours lors du Festival Perles, 16 septembre 2007, Province de Pesaro, Italie, « Citoyenneté et droit de vote des immigrés en France », Festival de la démocratie organisé par la Cojep, 6 janvier 2007, Strasbourg « La participation électorale et la représentation politique des Français d’origine non européenne », Fondation des Sciences Politiques de Paris, 13 décembre 2006, Paris « Droit des migrants », Colloque Société civile, droits de l’homme et démocratie, 21-23 septembre 2006, Meknès Maroc Représentations officielles • Janvier 2009 : Mission humanitaire et médicale à Gaza • Décembre 2008 : Mission officielle au Tchad (accompagnement du député Yorongar en exil) • Décembre 2007 : Mission d’inspection concernant les impacts écologiques des aménagements touristiques sur le littoral marocain, Province de Berkane, au Maroc • Novembre 2007 : Mission de représentation des Verts français lors du congrès constitutif des Ecologistes et Verts de l’Afrique de l’Ouest, Abidjian, Côte d’Ivoire • Juillet 2007, Déplacement à Saïdia dans le cadre de la campagne de protection du Site d’Intérêt biologique et écologique de l’embouchure de la Moulouya (Saïdia), Maroc • Novembre 2005 : Déplacement officiel en Turquie dans le cadre d’une délégation du groupe d’amitié France-Turquie du Sénat • Novembre 2004 - Décès de Yasser Arafat : membre d’une délégation d’élus français à Ramallah. • Décembre 2004 – Marche de la paix de l’Égypte vers Rafah : coordinatrice de la délégation française du convoi de soutien au peuple palestinien, • Décembre 2004 – Algérie : Visite à des journalistes incarcérés en Algérie • 2002 – 2003 : Tunisie et Maroc, Visite de soutien aux journalistes incarcérés ou aux intellectuels en grève de la faim.

Voilà quelques éléments d’information. Si vous souhaitez en avoir par ailleurs sur le sinistre individu qui porte plainte contre Alima Boumediene-Thiery et tous les autres militants de la campagne BDS, le dénommé Sammy Ghozlan, nous vous conseillons vivement cet article et sa production "écrite" sur : http://www.europalestine.com/spip.php ?article5404&var_mode=calcul

CAPJPO-EuroPalestine


 

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[afps-infos] déclaration du Conseil national du 19 septembre 2010







 


Solidarité avec tous les militants victimes de la répression


Le Conseil national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), réuni ces 18 et 19 septembre, tient à affirmer à nouveau toute sa solidarité avec les combattants de la paix, du droit international et des droits humains, poursuivis de manière injuste parce qu’ils défendent les droits du peuple palestinien bafoués par Israël.

À Mulhouse et Perpignan notamment, plusieurs militants – souvent membres de notre association – se voient convoqués au tribunal correctionnel. Leur crime ? Avoir informé les consommateurs de grandes surfaces des violations du droit international par Israël (poursuite de l’occupation des territoires palestiniens, de la colonisation de la Cisjordanie et en particulier de Jérusalem-Est, de la poursuite du siège imposé à toute la population de Gaza) et d’avoir en conséquence appelé à boycotter cette politique. Pour que le droit soit respecté. Pour donner une chance à la paix. Parce que l’impunité fait obstacle à l’un comme à l’autre.

Or, à la demande de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, ces militants sont poursuivis sur le fondement d'un texte de loi de 1881 qui entend protéger la dignité des personnes contre l'incitation à la haine raciale. Mais que font ces hommes et ces femmes, sinon appeler au boycott de produits au nom d'une critique de la politique d'un Etat qui non seulement pratique la discrimination raciale, mais occupe, colonise, réprime et humilie tout un peuple.

Scandaleuse, cette accusation l’est pour trois autres raisons :

- parce qu’elle repose sur l’affirmation selon laquelle les accusés organiseraient un « boycott des produits casher », mensonge que la ministre récusait encore elle-même il y a peu. Nous mettons au défi Mme Alliot-Marie d’avancer la moindre preuve de cette invention sortie de sa seule imagination ;

- parce que cette ministre est membre d’un gouvernement qui, lui, ouvertement et toute honte bue, en appelle à la discrimination raciale. Le Président de la République lui-même, dans son discours de Grenoble du 30 juillet 2010, ne s’en est-il pas pris explicitement aux gens du voyage et notamment aux Roms ? Son ministre de l’Intérieur, déjà condamné pour injure raciste, n’a-t-il pas couvert de son autorité la directive en date du 5 août 2010 signée de son chef de cabinet et qui, de l’avis des juristes les plus compétents, est contraire à l’article 1 de notre Constitution ? Et cette politique n’a-t-elle pas, d’ores et déjà, mis la France au ban des nations, au sein de l’Union européenne comme de l’ONU ?

- parce qu’enfin ce gouvernement cautionne la violation par les autorités israéliennes du Traité d’association entre l’Union européenne et Israël mais aussi des décisions de la Cour européenne de justice et du droit commercial européen comme français. François Baroin, son prédécesseur Eric Woerth et l’administration des Douanes qui en dépend ne peuvent ignorer que Tel-Aviv se livre à une « fraude à l’origine » généralisée, en présentant comme « made in Israël » des produits issus des colonies illégalement implantées en territoire palestinien occupé. Notre association les a interpellés sans avoir obtenu jusqu’ici de réponse officielle. Et pour cause : ce gouvernement refuse de prendre ses responsabilités en sanctionnant la politique israélienne, et notamment en exigeant la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël jusqu’à ce que ce dernier en respecte l’article 2, lequel prévoit le respect des droits humains par les parties contractantes. L’application dudit article 2, qui devrait amener à suspendre cet accord, constituerait-elle, elle aussi, une « incitation à la haine raciale » ? Absurde !

Non, Madame Alliot-Marie, pas ça et pas vous ! Ce ne sont pas les militants pour la paix et la justice au Proche-Orient que vous devriez poursuivre, mais vos propres collègues. Les procédures que vous engagez sont ni plus ni moins des procès politiques. Et quand la politique entre dans les prétoires, la justice en sort.

Mais l’AFPS ne se laissera pas intimider. Elle contribuera plus que jamais à la campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), en prenant pour cibles – conformément au droit international, européen et français – les produits des colonies, comme le font, de leur côté, l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et le mouvement pacifiste et anticolonialiste en Israël même. Et, sans attendre, elle mobilisera l’opinion contre le déni de justice que constituent les procès actuels et pour la solidarité avec tous ceux et toutes celles qui sont victimes de la répression en raison de leur engagement dans la campagne BDS.


Le Conseil national de l'AFPS
Ivry sur Seine le 19 septembre 2010

Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org

 


Bas les masques : Qui est Sammy Ghozlan ?
22-09-2010
Celui qui se vante d'avoir déposé plus de 80 plaintes contre des hommes et des femmes engagés dans la campagne de boycott de l'occupant israélien est un dangereux fanatique, un raciste bouffi de haine, un négationniste partisan de la colonisation à outrance. Il insulte au passage Richard Goldstone et Barack Obama, les traitant de "pourriture" et de "Pharaon". Cet homme dangereux qui prétend diriger la lutte contre l'antisémitisme en France, ne peut que le propager. Et c'est sur la base des accusations de cet individu, dont nous vous livrons ici la prose délirante, que notre gouvernement a demandé à la magistrature de condamner des militants qui croient encore, eux, aux droits humains. (lire...)


NPA : Solidarité avec les militants de la campagne BDS inculpés
22-09-2010

"Le NPA, totalement engagé ans la campagne BDS appelle à intensifier celle-ci et apportera son soutien aux militantes et militants poursuivi-e-s.", annonce le NPA dans un communiqué.
(lire...)

Olivia Zémor citée à comparaître pour avoir publié la vidéo d’une action BDS collective
21-09-2010

Nous venons de recevoir une citation à comparaître le 29 octobre au Tribunal de Paris (17eme chambre correctionnelle), pour la publication sur ce site europalestine.com, d'une Action BDS menée par une dizaine d'organisations à Carrefour Evry, le 4 juillet 2009. Nous avons là une très belle occasion de montrer notre unité. Organisons la riposte commune !
(lire...)

BDS : Procès de Sakina Arnaud vendredi (Vidéo)
21-09-2010

Vidéo réalisée à Bordeaux, à l'occasion d'une conférence de presse, où s'expriment le représentant de la Ligue des droits de l'Homme, Me Raymond Blet et Sakina elle-même, sur l'instrumentalisation de la justice dans la question du boycott des produits étiquetés "Israël".
(lire...)

UN MAGASIN "CASINO" EN ARDECHE RETIRE DE LA VENTE LES PRODUITS "MADE IN ISRAEL"
21-09-2010

Premier succès de militants ardèchois engagés dans la campagne de boycott des produits "israéliens" : la direction d'un magasin "CASINO" décide de retirer ces produits illicites de la vente.
(lire...)

Lettre ouverte aux israéliens (VIDEO) par Lauren BOOTH
21-09-2010
Au-delà des paisibles avenues de Tel Aviv et des bars bruissant de vie d'Eilat, le reste du monde éclate de rire quand on parle d‘armée morale'. En tant que mère et en tant qu'être humain je ressens le besoin de savoir pourquoi vous ne voyez pas le mal dans ce qui est fait en votre nom. Et comment est-ce possible que vous ne le voyiez pas ? Traduction : Annie et Pedro O. (lire...)

 


Ils protestent contre la condamnation à mort

de Sakineh en Iran,

mais se taisent sur l’exécution

de Teresa Lewis aux Etats-Unis

Publié le 21-09-2010


Ils ont l’indignation bien sélective nos défenseurs des droits de l’homme à la sauce BHL, SOS Racisme et autres hypocrites bien de "chez nous". Mireille Delamarre s’élève à juste titre, sur son site PlanèteNonViolente contre ces tartuffo-sionistes. La peine de mort ne serait-elle pas une barbarie intolérable PARTOUT ? Lire son article ci-dessous.

Teresa Lewis Condamnée A Mort Aux US Pour Le Meurtre De Son Mari Sera Exécutée Le 23 Septembre. Les BHL, CBS, Birkin, Amara Et Cie Se Taisent

"Preuve que l’affaire de l’Iranienne Sakineh est 100% politisée : Les BHL, CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit se taisent alors que cette américaine diagnostiquée retardée mentale condamnée pour le meurtre de son mari et beau fils sera exécutée le 23 Septembre prochain. Amnesty International USA a lancé de multiples appels pour la sauver. Aux USA on est plus « civilisé » qu’en Iran on tue par injection létale.

Teresa Lewis, 40 ans, a été accusée d’avoir engagé deux tueurs à gage, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, pour tuer son mari et son beau fils pour pouvoir toucher une prime d’assurance vie de 350 000 $. Ses deux complices ont été condamnées à la prison à vie. Teresa Lewis quant à elle a été condamnée à la peine de mort.

Selon plusieurs psychologues c’est impossible pour une femme qui est diagnostiquée comme retardée mentale et reconnue comme ayant une personnalité pathologiquement dépendante de manipuler deux hommes pour tuer.

« Quand on tient compte de multiples preuves c’est clair que Teresa ne possède ni l’intelligence verbale ni la capacité d’initiative indépendante requise pour planifier un meurtre » selon les dires d’un psychologue américain cité par AIUSA.

De même des experts psychologues légistes américains ont témoigné que Lewis avaient une « personnalité pathologiquement dépendante » la rendant incapable de remplir des tâches aussi simples que celle de faire elle-même une liste de courses.

En 2003, Shallenberger, l’un des deux tueurs à gage, avait écrit à l’un de ses compagnons de prison lui disant qu’il avait manipulé Lewis pour commettre le crime afin d’utiliser l’argent pour démarrer une affaire de trafic de drogue dans la ville de New York. Shallenberger s’est suicidé en prison et les avocats défendant Lewis n’ont pu utiliser cette lettre comme preuve pour l’innocenter.

Malgré toutes ces informations le procureur général de l’état de Virginie où doit être exécutée Lewis, Ken Cuccinelli, reste convaincu que Lewis mérite la peine de mort à cause selon lui : « du caractère brutal des crimes commis de même que de son attitude sans cœur, manipulatrice, adultère, cupide, scandaleuse ».

Teresa Lewis doit être exécutée le 23 Septembre prochain.

Mais aux USA on est plus " civilisé "qu’en Iran on tue par injection létale même si parfois les bourreaux s’y reprennent à plusieurs reprises pour pratiquer l’injection comme cela est déjà arrivé et que la mort n’est pas instantanée.

Lewis sera la première femme à être exécutée en Virginie depuis pratiquement un siècle. Les Etats Unis fait partie des pays où le nombre de condamnations à mort est l’un des plus élevés avec pour la seule année 2009, 52 personnes condamnées à la peine capitale.

Amnesty International USA s’est adressée à plusieurs responsables américains pour que la condamnation soit revue. Dans une lettre adressée au gouverneur de Virginie, Robert McDonnell, le directeur exécutif de AIUSA, Larry Cox, a écrit :

« procéder à l’exécution ce serait s’approcher dangereusement d’une violation de la Constitution US qui interdit toute peine capitale pour ceux qui sont retardés mentaux ».

Pour toute action sérieuse de soutien contre cette exécution il faut s’adresser à Amnesty International qui a des années d’expérience honnête dans ce genre de combat.

En France indignation sélective de la clique des manipulateurs d’opinion

En France, l’exécution prochaine de Teresa Lewis ne fait ni la une du quotidien sioniste, Libération, ni de la « revue » feuille de propagande de BHL, « La Règle Du Jeu », ni du magazine Elle, reconverti dans les causes humanitaires, cela fait vendre. De même les CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit n’en ont rien à faire.

Pourtant les deux affaires Sakineh et Lewis se ressemblent : les deux femmes sont toutes deux accusées du meurtre de leurs époux respectifs. L’une en Iran, l’autre aux USA. Toutes deux ont été condamnées à mort : l’une par lapidation l’autre par injection létale. Dans les deux cas l’exécution est assimilable à un acte de torture entraînant la mort.

Il est vrai qu’actuellement, BHL, Libération, et SOS Racisme se sont découverts une vibrante fibre patriotique, et sont très occupés à défendre la Nation. Dans Libération, appartenant à Edouard de Rothschild récemment installé à Tel Aviv pour mettre en pratique son Sionisme vient d’éclore une nouvelle pétition : « Touche Pas A Ma Nation ».

Ce type d’opération n’est qu’une grossière manipulation - dans un environnement socio politique désespérément vide de tout mouvement unitaire contestataire sérieux impliqué dans des actions concrètes - visant principalement

 1.A s’acheter à bon compte une réputation ou plutôt une image médiatique de contestataire

 2.Saboter toute opposition sérieuse à la Sarkochienlit en détournant les sujets politiques qui fâchent les français et en donnant l’illusion médiatique d’une « opposition ».

 3.Neutraliser ceux qui pourraient s’impliquer sérieusement dans une opposition réelle au démantèlement de la France état nation ce que fait tout simplement Sarkozy.

 4.Au final collaborer au démantèlement de la France état nation par la Sarkochienlit tout en donnant l’impression médiatique de faire le contraire.

Actualisation 20/09/2010

Une soirée était organisée au theâtre du Chatelet à Paris hier soir sous la houlette de SOS racisme, Liberation et BHL sous le mot d’ordre "Touche Pas à Ma Nation". Il est déplorable de constater que mêmes des "élites" politiques et du monde associatif, tels Jean Luc Mélanchon et le président du MRAP, Mouloud Aounit, se laissent embobiner par cette clique de manipulateurs d’opinion.

Comment peut-on se montrer en public avec un BHL par exemple qui revendique haut et fort son Américano Sionisme et qui vient sur le devant de la scène publique nous la jouer Nation, Egalité, Tolérance. On ne peut pas honnêtement défendre ces valeurs et en même temps soutenir Israël qui les viole quotidiennement en Palestine.

L’intégrité face au cynisme extrême pathologique qui foule au pied l’Humain qui est en chacun de nous ici et là bas c’est ce que doivent défendre ces "opposants" à la Sarkochienlit.

Faire scène commune avec les BHL Liberation et consorts c’est tout simplement abandonner son intégrité pour quelques miettes "d’image médiatique".

Mireille Delamarre

Source : http://www.planetenonviolence.org

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Merci à Viva Palestina 5 :

 Paris, Bagnolet, Lyon et Vaulx en Velin ont aimé ! (VIDEO)

Publié le 21-09-2010


Ne cherchez pas dans les "médias" de révérence, vous ne trouverez pas trace des deux étapes de la Caravane de Galloway en France, malgré le caractère spectaculaire de leur passage dans la capitale et à Lyon (les seuls journalistes présents étaient ceux de Al-Jazeera et de press TV). En attendant les vidéos, quelques photos de leur traversée de Paris (avec un arrêt particulièrement remarqué par la foule Place de la Bastille), de leur réception par la municipalité de Bagnolet (jumelée avec les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, au Liban), et de leur occupation de la Place Belcour, en plein centre de Lyon, avant la réception généreuse de la mairie de Vaulx en Velin (celle qui a accroché un drapeau palestinien à son fronton).



A noter que deux députées (Vertes) ont participé à l’accueil de ce convoi humanitaire en direction de Gaza : La sénatrice Alima Boumediene-Thierry à Bagnolet, et Malika Menrab-Attou, député européenne, à Vaulx en velin.

Et aussi qu’un véhicule français de ISM (International Solidarity Mouvement), conduit par notamment par Claude et Mohammed (ci-dessous) s’est ajouté au convoi à partir de Lyon.

CAPJPO-EuroPalestine


 

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Appel pour les enfants palestiniens dans les prisons israéliennes

publié le mardi 21 septembre 2010

ACAT

 

L’ACAT ( Action des Chrétiens contre la Torture) consacre son appel du mois aux enfants palestiniens prisonniers

voir le site http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php

 


Le quartet va appeler Israël à prolonger le moratoire sur les colonies

publié le mardi 21 septembre 2010

Reuters

 
Le communiqué du quartet sera publié à l’issue d’une réunion en marge de l’assemblée générale de l’ONU. Il devrait accroître la pression sur Netanyahou, que Washington et Le Caire ont déjà pressé de prolonger le moratoire [1].

Le quartet des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient va demander mardi à Israël de prolonger le moratoire sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie [2]pour sauvegarder les pourparlers de paix, selon un projet de communiqué. "Le quartet (composé des États-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations unies) a constaté que le louable moratoire d’Israël sur les colonies institué en novembre dernier a eu un impact positif, et a préconisé sa prolongation", lit-on dans ce document.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé la semaine dernière qu’il ne prolongerait pas ce moratoire de dix mois qui s’achève le 30 septembre mais suggéré qu’il pourrait limiter l’ampleur des nouvelles constructions. Les Palestiniens ont menacé de se retirer des pourparlers directs, entamés le 2 septembre, si le moratoire n’est pas prolongé. Certains membres du cabinet israélien ont évoqué la possibilité d’un gel officieux dans le cadre duquel le ministre de la Défense Ehoud Barak pourrait suspendre l’approbation de certains projets. On ignore si ce geste serait accepté par Abbas, qui n’a accepté des négociations directes que sous de fortes pressions des États-Unis.

Netanyahou sous pression

Le communiqué du quartet sera publié à l’issue d’une réunion en marge de l’assemblée générale de l’ONU. Il devrait accroître la pression sur Netanyahou, que Washington et Le Caire ont déjà pressé de prolonger le moratoire.

Le projet de communiqué condamne par ailleurs la violence dans les deux camps, citant l’attentat ayant tué quatre Israéliens en Cisjordanie et revendiqué par le Hamas, qui rejette les négociations. Le quartet appelle également Israël à assouplir le blocus imposé aux Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Les négociateurs demandent aussi aux capitales arabes de donner davantage à l’Autorité palestinienne, qui a besoin de fonds pour assumer ses pouvoirs régaliens dans l’éventualité où un accord pour un état palestinien serait trouvé. Le quartet souhaite l’organisation d’une conférence internationale sur la paix à Moscou mais ne précise pas de date. Aucune date n’a été fixée pour la reprise des négociations entre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Netanyahou.

[1] de même que les Nations unies et l’Union européenne

[2] voir la carte interactive de Peace now, association israélienne qui surveille la progression de la colonisation en Palestine occupée :http://www.peacenow.org/map.php

relayé par le Point

http://www.lepoint.fr/monde/proche-...

ajout de note : CL, Afps

 


Palestine : la drogue de l’aide internationale

publié le mardi 21 septembre 2010

Gilles Paris

 
Il y a deux manière de voir la situation de l’Autorité palestinienne pour ce qui relève de l’économie. La première consiste à mettre en avant la croissance retrouvée en Cisjordanie, source mécanique de revenus. La seconde revient à centrer la focale sur la question de l’aide internationale, dont cette Autorité reste cruellement dépendante.

En dépit de l’optimisme de façade ou de commande qui accompagne la reprise de négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne, cette aide semble pourtant en voie de se tarir comme le montrent ces chiffres tirés du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI). Si les donateurs ne mettent pas une nouvelle fois la main à la sébile, l’Autorité sera très proche, une nouvelle fois, de la faillite. [1]

publié sur le blog du Monde "Guerre ou paix"

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/

ajout de note : CL, Afps

 


Barak Ravid | 20 septembre 2010

CL et Afps 63 | 20 septembre 2010

Afp | 19 septembre 2010

L’Orient le Jour avec Afp | 19 septembre 2010

 


Merci au Centre Culturel Français de Gaza de défendre le patrimoine de Gaza
20-09-2010
Face aux destructions israéliennes qui visent à Rayer les Palestiniens de la carte, à nier leur histoire, leur identité, leur patrimoine, cette conférence, organisée hier par le CCF de Gaza, est aussi une forme de résistance que nous saluons. (lire...)


Il n’y a pas de "nation" israélienne, rappelle Alain Gresh
20-09-2010

Il n'y a pas de "nation israélienne", cela n'existe pas, souligne Alain Gresh, rédacteur en chef adjoint du Monde Diplomatique. Dans son excellent ouvrage "De quoi la Palestine est-elle le nom ?", qui vient de paraître, et que l'auteur présentera le samedi 2 octobre à la Librairie Résistances, tout comme sur son blog du Monde Diplo, ce spécialiste du Proche-Orient souligne que la nationalité israélienne n'existe pas, et que ceci a même fait l'objet d'un jugement de la Cour Suprême en 1970.
(lire...)

Alerte générale : ils ne nous feront pas taire ! Rassemblement à Marseille mercredi !
20-09-2010

Ils croient qu'ils vont nous faire peur, nous terroriser, nous dissuader de poursuivre la campagne de boycott de l'occupant israélien, en multipliant les plaintes et le procès ? Il se trompent. Ils vont au contraire amener un nombre de plus en plus grand de femmes et d'hommes à protester contre la politique criminelle d'Israël, contre la complicité du gouvernement français, contre ses attaques de la liberté d'expression. La mobilisation va s'amplifier dans tout le pays et à l'étranger. Ghozlan annonce 80 plaintes. Eh bien il y aura deux fois, 5 fois, dix fois plus de gens dans la rue pour s'exprimer. A MARSEILLE, RASSEMBLEMENT CE MERCREDI SUR LE VIEUX PORT !
(lire...)

Boycott : une grosse claque nééerlandaise à Israël
20-09-2010

Le ministre hollandais des affaires étrangères vient d'annuler une tournée de maires israéliens aux Pays-Bas, en apprenant que la liste de cette délégation israélienne comprenait des représentants des colonies.
(lire...)

Dimanche, rejoignez la parade de Viva Palestina à Paris !
17-09-2010

La caravane Viva Palestina, en provenance de grande-Bretagne et en route pour Gaza, traversera la capitale ce dimanche 19 septembre, avec son cortège de véhicules. Si vous souhaitez les encourager sur leur passage, voici le trajet.
(lire...)

Boycott : Anne Stoler, éminente universitaire américaine, soutient le mouvement BDS
17-09-2010

Lire sa lettre ci-dessous.
(lire...)

Boycott : Solidarité à Marseille avec Sakina et les autres militants poursuivis
17-09-2010

Mobilisation à Marseille avec rassemblement sur les marches du Palais de Justice, pour s'élever contre les poursuites engagées, avec l'appui du gouvernement, contre Sakina Arnaud à Bordeaux et contre tous les autres militants appelés à comparaître pour avoir défendu le droit international et les droits de l'homme.
(lire...)

Boycott : 3 militants de Perpignan appelés à comparaître le 11 octobre. Mobilisation !
17-09-2010

Yamina Tadjeur, Jeanne Rousseau et Bernard Cholet du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine ont appris hier qu'ils sont convoqués à l'audience du Tribunal Correctionnel le lundi 11 octobre 2010 à 14 heures pour avoir appelé au boycott des produits israéliens. La solidarité doit s'exercer sans faille !
(lire...)

Egypte : une mobilisation exemplaire contre la violence policière
17-09-2010
Nous sommes tous Khaled Said : la plus grande campagne d'activisme en ligne du monde arabe, contre la violence policière et le mensonge en Egypte. Où l'on voit comment la mobilisation peut commencer sur internet et se développer de manière multiforme sur le terrain, y compris dans des régimes dictatoriaux. (lire...)

 


Procès du meurtre de Rachel Corrie : « En temps de guerre, il n’y a pas de civils »

publié le samedi 18 septembre 2010

Nora Barrows-Friedman

 
« En temps de guerre, il n’y a pas de civils », c’est ce qu’a déclaré le plus simplement du monde « Yossi », un militaire israélien responsable d’une unité d’entraînement, interrogé au jour deux du procès de la mort de Rachel Corrie, qui se déroulait à la Cour de Justice de Haïfa au début de la semaine.

« Un manuel, ça sert à la guerre, c’est pour ça qu’il a été écrit, » a-t-il ajouté.

Les militants des droits de l’homme, les amis et la famille de Rachel Corrie présents dans la salle de palais de justice ont été saisis d’effroi par la formulation brutale de ce soutien sans faille à la politique de discrimination d’Israël envers les civils - Palestiniens ou étrangers.

Cependant, replacée en situation, cette politique n’est pas une nouveauté. La feuille de route de l’armée israélienne en matière d’indifférence concernant les exécutions de Palestiniens, du massacre de Deir Yassine à Jérusalem en 48 aux bombardements de Gaza de 2008-2009 qui ont tué plus de 1400 hommes, femmes et enfants, montre que non seulement il s’agit là d’un cadre opérationnel bien ancré mais que jusqu’à maintenant cette orientation n’a été que rarement remise en question.

Rachel Corrie, la jeune militante pour la paix américaine d’Olympia à Washington, a été écrasée par le bulldozer Caterpillar D9-R, alors qu’elle essayait, ainsi que d’autres membres du mouvement non violent de solidarité internationale, d’empêcher la démolition imminente d’une maison palestinienne le 16 mars 2003 à Rafah dans la bande de Gaza. Depuis, Corrie, dont la famille continue à lutter en son nom pour la justice, constitue un symbole de solidarité.

Ses parents, Cindy et Craig Corrie, poursuivent en justice l’Etat d’Israël pour l’homicide hors la loi de Rachel - selon eux intentionnel - et cette série de témoignages demandés par les avocats de la défense de l’Etat fait suite aux dépositions des Corries de mars dernier. Les chefs d’accusation avancés par les Corries contre l’Etat sont d’une part, l’imprudence, d’autre part l’absence des mesures appropriées attendues dans un tel cas pour protéger la vie humaine. Un comportement qui viole à la fois le droit israélien et le droit international.

Les témoins ont maintenu que le chauffeur du bulldozer ne pouvait pas voir Corrie de sa cabine. Les avocats de l’Etat ont appelé trois témoins à la barre dimanche et lundi afin qu’ils prouvent que l’homicide n’était pas intentionnel et qu’il a eu lieu en un endroit décrété par l’Etat de « zone militaire interdite ». Leur argumentation s’appuyant sur la nomenclature « d’acte de guerre », avait pour but de décharger les soldats de toute culpabilité en vertu du droit israélien.

Le procès de Rachel Corrie focalise l’attention sur un seul évènement, un moment, un décès, le chagrin d’une famille. Mais il est important de rappeler le contexte dans lequel l’armée israélienne opérait ce jour de mars 2003, afin de bien comprendre l’importance du procès et ses répercutions médiatiques sept ans et demi plus tard. Yossi, l’instructeur militaire en chef, a décrit la zone où Corrie a été tuée comme « zone de guerre ». La défense nommée par l’Etat avance le même argument.

Mais avant toute chose, que se passait-il donc de si important à Rafah pour que Rachel Corrie s’interpose devant un bulldozer armé de 4 mètres de haut ?

D’après les statistiques de Human Rights Watch, Israël a étendu sa prétendue « zone tampon » à la frontière sud de Gaza après l’éclatement de la deuxième Intifada palestinienne fin 2000. « Vers la fin de 2002 » rapporte HRW, « après avoir démoli plusieurs centaines de maisons à Rafah, les forces militaires israéliennes ont commencé à construire une barrière de métal de huit mètres de haut le long de la frontière ».

La zone ainsi désignée par Israël comme zone tampon, inclut maintenant presque 35% de terre agricole, d’après une étude d’août 2010 publiée par le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA). D’après OCHA, cette politique affecte 113000 Palestiniens à l’intérieur de la bande de Gaza depuis ces dix dernières années, les fermes, maisons et villages étant intentionnellement rayés de la carte.

L’action non violente de Rachel Corrie - qui s’est interposée devant un bulldozer pour dénoncer cette politique de démolition, lui aura coûté la vie.

La maison pour laquelle Rachel Corrie est morte en essayant de la sauver, a été détruite ainsi que des centaines d’autres. La bande de Gaza est toujours un ghetto dont on ne peut sortir. Et d’innombrables familles palestiniennes n’ont vu aucune mesure de justice prise concernant la mort de leurs proches.

En 2005, un mandat d’arrêt a été émis contre le major général Doron Almog - supérieur responsable de la région Sud d’Israël - par une Cour de Justice britannique à propos de la démolition de 59 maisons à Rafah sous son commandement.

Il a été averti avant d’embarquer sur un vol pour le Royaume Uni, qu’il risquait d’être arrêté à son arrivée, aussi a-t-il annulé son voyage.

En ce qui concerne l’affaire Rachel Corrie, d’après les documents de l’armée israélienne obtenus par le quotidien israélien Haaretz, le Major Almog aurait donné l’ordre à l’équipe de détectives de l’Etat de mettre un terme à leurs recherches.

Un fait qui démontre que l’impunité des soldats israéliens et des hommes politiques peut - et sera - remise en cause en Cour de Justice. Et quand le procès reprendra le mois prochain, les Corries seront de nouveau au tribunal pour qu’enfin justice soit rendue à leur fille. presse française, étonnant non ?

publié le 8 septembre 2010 par Al Jazeera et en français par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/Proces-...

 


Juifs ou Israéliens ?

publié le samedi 18 septembre 2010

Alain Gresh

 
« Une majorité d’Israéliens pour la reprise de la colonisation en Cisjordanie », tel est le titre d’une dépêche en provenance de Jérusalem et datée du 14 septembre. On y lit que plus de la moitié des personnes interrogées (51%) « estime que le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit ordonner la reprise de la construction à l’issue de ce moratoire le 26 septembre. 39% sont favorables à la poursuite du gel partiel de la colonisation et 10% sont sans opinion ». Ce sondage a été réalisé par le quotidien israélien Yediot Aharonot.

Le petit problème, c’est que les personnes interrogées sont les seuls Israéliens juifs, ce qui veut dire qu’on n’a pas demandé leur avis aux quelque 1,5 million de Palestiniens citoyens de l’Etat d’Israël, soit environ 20 % de la population. Le titre de la dépêche de l’AFP est donc factuellement faux, mais il illustre bien ce que veut dire le terme « Etat juif », un Etat dans lequel les citoyens non juifs n’ont pas voix au chapitre.

Durant le processus d’Oslo, un certain nombre de députés de droite avaient exigé du gouvernement Rabin que toute décision importante sur l’avenir des territoires occupés, pour être adoptée, doive disposer au parlement d’une « majorité juive », c’est-à-dire ne prenant pas en compte les députés palestiniens.

Il est vrai qu’il n’existe pas, pour Israël, de nationaux israéliens, mais seulement des citoyens juifs ou des citoyens non juifs.

Né à Varsovie, ayant passé deux années dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, Israël Shahak avait émigré en Palestine en 1945. Professeur de chimie à l’Université hébraïque de Jérusalem, il devint président de la Ligue des droits de l’homme et du citoyen en 1970. Dans un livre courageux publié en français en 1975 et intitulé Le Racisme de l’Etat d’Israël, ouvrage dont on peut se demander s’il trouverait un éditeur aujourd’hui, il posait la question : « Qu’est-ce qu’un “Etat juif” ? » (Guy Authier, 1975) et esquissait la réponse suivante :

« La majorité des écrits concernant Israël et l’essentiel de ce qui se dit à son propos hors de ses frontières souffrent d’une lacune fondamentale : ils ignorent le fait que l’Etat d’Israël n’est – ni en principe ni en fait – un Etat israélien, ni un Etat des Israéliens ; c’est un Etat juif. »

Aucune statistique, poursuivait-il, ne concerne les Israéliens :

« Non seulement il n’existe pas d’Israéliens en Israël, mais les animaux et les plantes elles-mêmes sont divisés en juifs et non-juifs. Officiellement, l’Etat d’Israël recense et classifie les vaches et les moutons, les tomates ou le blé en produits “juifs” et “non-juifs”. »

Il fallait toute l’ignorance de Bernard Kouchner pour parler de « peuple israélien » auquel l’Europe devait garantir « sa sécurité et son identité juive » (« A quand l’Etat palestinien ? », Le Monde, 23 février 2010).

Israël est la seule démocratie qui opère une distinction entre citoyenneté et nationalité : tous les titulaires de la citoyenneté (ezrahut) ont, en principe, des droits égaux, mais seuls certains, les juifs, bénéficient de la nationalité (le’um). En 1970, Shimon Agranat, président de la Cour suprême, a confirmé que l’on ne pouvait pas parler de « nationalité israélienne », car il n’existait pas de nation israélienne séparée de la nation juive et qu’Israël n’était même pas l’Etat de ses citoyens juifs, mais celui des juifs du monde. Uzi Ornan, professeur de linguistique, a intenté une action en 2000 pour inverser ce jugement, mais les chances d’aboutir sont faibles.

On comprend mieux pourquoi les Palestiniens ne peuvent reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël, qui entérinerait le statut de seconde zone accordé aux Palestiniens de cet Etat. Et on peut s’étonner que les dirigeants américains ou européens, ainsi que de nombreux intellectuels, exigent de l’Autorité palestinienne qu’elle se plie aux injonctions israéliennes.

publié sur le blog du Monde diplomatique "Nouvelles d’Orient"

http://blog.mondediplo.net/2010-09-...

 


Le procureur réclame une peine sévère pour Abdallah Abu Rahmah

publié le vendredi 17 septembre 2010

PNN

 
Le procès d’Abdallah Abu Rahmah, un des organisateurs du Comité Populaire de Bil’in Contre le Mur et les Colonies, a repris mercredi à la Cour Militaire de Ofer, dans le centre de la Cisjordanie. Le mois dernier, le tribunal avait retenu les charges suivantes, organisation de manifestations illégales et incitation à y participer, mais avait annulé les condamnations pour violence (lancé de cailloux) et possession d’armes (cartouches de gaz lacrymogène usagées).

Le procureur militaire a demandé une peine de plus de deux ans de prisons pour Abu Rahman, au motif que, en tant qu’organisateur, sa punition devait être sévère, pour le dissuader lui, ainsi que tous ceux qui voudraient suivre son exemple. Cette déclaration du procureur met en avant les motivations politiques liées à la mise en accusation d’Abu Rahman, et confirme les propos tenus par Mme Ashton, directrice des affaires étrangères européennes, le mois dernier. Elle avait déclaré que emprisonner M Abu Rahman serait "une pression exercée sur lui et sur les autres palestiniens pour les empêcher d’exercer leur droit légitime à manifester de manière non-violente contre le mur."

Pour justifier cette sanction qu’il veut sévère et dissuasive, le procureur a mis en avant les répercussions et le coût causés par les manifestations contre le mur, en citant un rapport écrit par un prétendu "expert" qui est en fait un officier israélien, le major Igor Mussayev.

Le rapport, truffé d’erreurs semble-t-il, essaye de prouver notamment que les militaires israéliens n’ont aucune supériorité sur les manifestants. Le rapport ajoute que les balles en caoutchouc utilisées par l’armée ont une portée inférieure à celle des frondes utilisées parfois par quelques militants palestiniens. Selon le rapport, les balles en caoutchouc auraient une portée inférieures à 50 mètres, la limite légale pour tirer sur les manifestants.A u cours de l’audience, la major Mussayev a déclaré que toutes les armes mentionnées dans son rapport étaient non létales et adaptées aux mesures anti-manifestations. Interrogé au sujet des balles de calibre 22mm, qui sont classées dans les armes mortelles et bannies des arsenaux anti-émeutes, le major a soutenu qu’elles n’étaient qu’une mesure anti-manifestations. Une telle réponse, venant de l’officier chargé des manifestations dans toute la Cisjordanie, montre le manque total de respect pour la légalité quand il s’agit de réprimer la lutte palestinienne.

Enfin, le rapport a également présenté à la Cour les coûts liés aux munitions utilisées durant les manifestations, qui s’élèverait à 6.5 millions de NIS (New Israeli Shekel), soit 1.35 millions d’euros environ, entre août 2008 et décembre 2009. Il mentionne également le coût nécessaire pour monter un vrai mur à Nil’in, 8.5 millions de NIS (à peu près 1.77 millions d’euros), le mur n’étant actuellement qu’un grillage. Étrangement, le rapport ne mentionne rien concernant le coût pour changer la trajectoire actuelle du mur, et rien également à propos de la décision prise il y a maintenant trois ans par la Cour Suprême concernant ce changement de tracé du mur.

 


Négociations au Proche-Orient : « Un substitut à la paix »

publié le vendredi 17 septembre 2010

Pierre Haski

 
L’optimisme de façade plane sur les négociations israélo-palestiniennes après les rencontres de Charm El-Cheikh et de Jérusalem, entre Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, avec Hillary Clinton comme « marraine ». Mais pour Haneen Zoabi, députée arabe israélienne, il n’y a pas de raison de se réjouir : la négociation est devenue une fin en soi, un substitut à la paix.

Haneen Zoabi a fait irruption dans l’actualité en juin dernier, lorsque cette native de Nazareth, dans le nord d’Israël, a fait son retour à la Knesset, le parlement israélien, après avoir participé à la flottille pour Gaza prise d’assaut par l’armée israélienne dans les eaux internationales. L’élue arabe fut prise à partie par certains de ses « collègues », dont l’un, Miki Regev, membre du Likoud de Netanyahou, qui lui a lancé, en arabe : « Va à Gaza, espèce de traître. »

« Femme, laïque, palestinienne, citoyenne israélienne »

De passage à Paris [1], l’élue de l’Assemblée nationale démocratique, l’un des trois partis arabes représentés à la Knesset, est plus combattive que jamais défendant, dans une interview à Rue89, une identité complexe et potentiellement conflictuelle : « femme, laïque, palestinienne, citoyenne israélienne ».

Depuis cet épisode de la flottille, Haneen Zoabi est la cible d’une véritable offensive. La Knesset lui a déjà imposé trois restrictions à son statut de parlementaire :

* plus de passeport diplomatique ; * plus d’aide judiciaire ; * refus de permission spéciale pour les voyages « sensibles » à l’étranger.

Possible déchéance de nationalité

De plus, le procureur de la République a ouvert une enquête sur la possibilité de déchoir Haneen Zoabi de sa nationalité israélienne, ce qui fait bondir la jeune femme, issue de cette communauté d’environ 1 million de « Palestiniens de l’intérieur », Arabes nés dans l’Israël d’avant 1967. Elle ironise :

« En tant qu’Arabe née à Nazareth, nous n’avons pas émigré en Israël, c’est Israël qui a immigré chez nous. »

A ses yeux, toutes ces mesures sont d’abord de l’intimidation afin de délégitimer les élus arabes israéliens, au nombre de onze sur 120 membres de la Knesset, représentant trois partis : communiste, islamique, et nationaliste.

Cette jeune femme qui n’a pas froid aux yeux ne demande pas la disparition de l’Etat d’Israël mais quelque chose d’hérétique aux yeux de la majorité des Israéliens : elle estime qu’un Etat ne peut être « juif et démocratique ».

« Ça n’est pas possible, c’est contradictoire. Chaque fois qu’il faut choisir entre les deux, l’Etat choisit d’être un peu plus juif plutôt que plus démocratique. Avec Netanyahou, c’est devenu pire. »

Ce qu’elle demande : le droit à l’identité nationale et à la citoyenneté complète, au sein d’un Etat d’Israël « normal et démocratique » qui ne distinguerait pas entre les juifs et ses autres composantes. Assurément une utopie dans le contexte actuel puisque, reconnaît-elle, c’est une remise en cause des fondements du sionisme. Les négociations remplacent la paix

Sans surprise, Haneen Zoabi ne croit pas aux négociations de paix qui ont repris sous l’égide américaine :

« Les négociations sont une stratégie pour remplacer la paix. Israël n’est pas prêt à la paix. »

La députée nationaliste arabe estime qu’Israël est gagnant sur toute la ligne dans la reprise de négociations sans fin. L’Etat hébreu obtient cinq résultats immédiats :

1. poursuite de la coordination sécuritaire avec l’Autorité palestinienne ; 2. rupture de l’isolement international ; 3. reprise de l’investissement international ; 4. poursuite du blocus de Gaza ; 5. chantage aux pays occidentaux pour reconnaître Israël comme un « Etat juif ».

Et Benyamin Netanyahou ne perd pas sur les trois « fronts » qui lui importent :

1. poursuite de la colonisation ; 2. poursuite de l’annexion de Jérusalem ; 3. poursuite du siège de Gaza.

Haneen Zoabi est particulièrement sévère à l’encontre du Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui, selon elle, « a cessé de représenter le peuple palestinien ».

L’élue de Nazareth, une ville à majorité arabe dans le nord d’Israël, estime que la priorité actuelle des Palestiniens devrait être de surmonter les divisions entre les différents courants, incarnés par le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, et celui du Fatah en Cisjordanie. Et qu’il ne devrait pas y avoir de négociations sans une claire acceptation par Israël des droits des Palestiniens, avec tout ce que ça implique pour les colonies, les frontières, Jérusalem… La voix peu audible des « Arabes israéliens »

La jeune femme n’a pas de sympathie pour les islamistes du Hamas, dont elle se sent « à 100% à l’opposé des valeurs sociales » :

« Je suis une femme laïque et libérale, je crois en la démocratie et dans la place de l’individu, le rôle de la femme.

Mais -et c’est un grand mais- ils ont été élus par le peuple palestinien, et personne ne peut leur dire pour qui voter. Ils font donc partie de la lutte et de la recherche d’une fin à l’occupation. »

Haneen Zoabi se trouve à l’étranger pour faire entendre cette voix particulière des « Arabes israéliens » ou Palestiniens d’Israël, difficilement audible, y compris en Israël même. Une voix singulière, différente de celle qui vient de Ramallah ou de Gaza et, de ce fait, peut-être plus libre de dire des vérités qui dérangent.

[1] elle était l’invitée d’honneur de la Fête de l’Humanité les 10, 11 et 12 septembre

publié par Rue89

http://www.rue89.com/2010/09/16/neg...

note : CL, Afps

 


L’éternel recommencement du processus de paix au Proche-Orient

publié le jeudi 16 septembre 2010

Claude Guibal

 
A la vue du passage éclair des vans blindés aux vitres fumées, les habitants de Charm el-Cheikh n’ont même pas levé la tête. Depuis onze ans qu’elle accueille avec plus ou moins de régularité de multiples sommets censés relancer la paix au Proche-Orient, la station balnéaire du Sud-Sinaï, désabusée, en a vu d’autres. A Yasser Arafat, Ehud Barak, Bill Clinton ou Kofi Annan ont succédé hier Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou.

Le président palestinien et le Premier ministre israélien se sont rencontrés sous l’égide de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et en présence de l’hôte égyptien.

Quant aux négociations, entamées le 2 septembre en grande pompe à Washington, elles n’en finissent pas de commencer, à en croire les délégations qui, hier encore, assuraient travailler à créer un climat favorable pour débattre des sujets de fond.

« Discrétion ». L’échéance du 26 septembre, qui marque la fin du moratoire israélien sur la construction de nouveaux logements dans les colonies juives, pèse toujours comme une épée de Damoclès sur l’ensemble du processus. Nétanyahou, qui veut ménager l’aile dure de sa coalition gouvernementale, a jusqu’à présent affirmé qu’il ne prolongerait pas ce moratoire, tout en laissant entendre qu’Israël pourrait limiter le lancement de nouveaux chantiers. Mais les Palestiniens, soutenus par l’Egypte et la Ligue arabe, ne l’entendent pas de cette oreille et ont menacé de quitter la table des négociations si la construction devait reprendre.

« La question de la colonisation représente pour nous un véritable obstacle au lancement des négociations », a répété hier Yasser Abed Rabbo, un des principaux négociateurs palestiniens, tout en se disant prêt « à des pourparlers intenses pour parvenir à un règlement des questions concernant le statut final ».

L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, ne s’est pas montré plus disert devant la presse, les « questions de fond » devant selon lui faire l’objet de « la plus grande discrétion ».« Les discussions sérieuses ont commencé. Nous essayons d’avancer dans la bonne direction sur la question des colonies », a-t-il déclaré, renouvelant l’appel de Barack Obama en faveur d’une prolongation du gel de la construction, annoncé en décembre 2008, et appelant les deux camps à faire des concessions pour préserver la dynamique des discussions. Celles-ci doivent se poursuivre aujourd’hui à Jérusalem.

Or, pour Barack Obama, le temps presse. Le président américain ne peut en effet se permettre de voir le processus s’enliser. Un échec prématuré, exploité par ses adversaires républicains, pourrait lui coûter cher alors qu’approchent les élections parlementaires de mi-mandat, prévues début novembre.

« Réfugiés ». Mais la question des colonies n’est pas le seul obstacle qui entrave le démarrage des négociations. Benyamin Nétanyahou continue, selon son entourage, de demander que les Palestiniens reconnaissent au préalable Israël comme « Etat-nation du peuple juif ». Mahmoud Abbas, soutenu par les pays arabes, réclame de son côté des garanties sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. « Parler d’un Etat juif, c’est parler d’un Etat fondé sur une base ethnique et cel